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Les Ensablés - "Raphaël" (1926) de Henri Focillon (1881-1943)

L’œuvre d’art en tant que forme

Le 14/04/2019 à 09:00 par Les ensablés

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14/04/2019 à 09:00

Les ensablés

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J’ai mis longtemps à aimer Henri Focillon. Ses œuvres de jeunesse me montrait un écrivain doué, mais abusant de ses dons ; sa correspondance un homme d’une valeur morale décevante et souvent, un historien resté trop «  artiste ». Je ne pouvais me forcer à admirer les deux volumes et les mille pages de l’Histoire de la peinture au XIXème siècle, les formules  de la Vie des formes ou même son Piranesi qui était gâché par des digressions que je ne trouvais pas indispensables.

Je le lisais, mais sans bienveillance, dans l’esprit de le trouver médiocre ou suffisant, de surprendre ici une facilité, là une approximation, et n’appréhendais rien comme d’y trouver un raisonnement qui fusse bon ou une de ces images si justement placée qu’elle semble aussi suffisante que la plus serrée des explications. 

Seul un livre de lui, bref et charmant, captait et intriguait mon imagination, me transportait au-delà des mots qui en composait la trame matérielle, et m’intéressa enfin à un auteur sensible et profond, sachant parler du monde qu’invente un artiste, de cette profondeur où se tordent d’étranges et d’inquiétants reflets, des miroitements de son œuvre et de l’élan de sa pensée : ce livre, c’est le Raphaël publié en 1926.

Par Antoine Cardinale

Son père, Victor Focillon est un graveur estimé, président de la Société des aquafortistes français, ami de Clémenceau, auquel d’ailleurs il ne demanda jamais que son amitié ; Rodin, Monet, Carrière ou Geffroy fréquentent à son atelier. C’est dire si les arts visuels lui furent familiers et il en conservera à jamais une vision proche de celle d’un artisan-graveur –de Meryon à Daniel Vierge, il ne manqua jamais de rendre justice aux graveurs oubliés. Les procédés manuels, la pratique matérielle de l’art furent au cœur de sa théorie ; cette vision qui est entré dans l’arsenal de l’analyse historique n’était pas si courante alors et lui fallut un courage certain, pour lequel il puisait dans l’orgueil de famille et dans sa fierté de classe.

Matérialiste et athée, il a rudement attaqué l’esthétique idéaliste, et en bon élève du matérialisme, toujours mis en avant l’outil, l’homme et la matière, dans lesquels il vit toujours la sainte trinité de l’art. L’ouvrier qui est dans l’artiste, la valeur de la succession et de l’apprentissage sont au cœur de sa réflexion et il se recommandera toujours de cette aristocratie du geste : « dans l’atelier de mon père, j’ai appris à toucher les instruments, à les reconnaître, à les nommer, à les manier » et il sera toujours passionné de ces « secrets d’ouvrier » qu’il cherchait à surprendre chez Vinci lui-même 1.

Dans le même esprit, non content d’affirmer la matérialité de l’œuvre d’art il fut le premier à en affirmer dans la Vie des Formes le relativisme : l’œuvre d’art n’existe qu’en tant que forme, et que, même dans une époque donnée, ni le théologien qui en a fait le programme, ni l’artiste qui crée l’objet, ni le fidèle qui l’admire ne voient la même chose. On lui doit enfin une théorie de l’évolution des styles sous la forme de trois périodes : expérimentale, classique et baroque, théorie qui est passé longtemps dans l’histoire de l’art comme la clef ultime.

Lui qui dénonça le déterminisme de Taine, il fut tellement l’homme de son milieu ! Littéraire en diable, défenseur de la classe laborieuse dont il sort et socialiste revendiqué ; romantique, mais d’un romantisme comme sorti des ultimes métamorphoses de Victor Hugo ; car si la génération d’Emile Mâle vécut dans l’admiration du grand poète romantique, du prince de la jeunesse, celui du poète des Orientales, celle de Henri Focillon vénéra la figure terrible du patriarche républicain, du prophète de Hauteville House, celui du prosateur de Choses vues.

Le jeune Focillon entre à l’Ecole Normale en 1906, et après l’agrégation de lettres, il publie en 1918 sa thèse sur Giovanni Battista Piranesi. Comme cette thèse, qui est devenu un classique, le dépeint tout entier ! Les pages les meilleures sont celles où il demande aux lieux où vécut le graveur génial, de Venise à Rome, l’explication de son génie, parmi les meilleures aussi celles où il montre, en fin connaisseur, la compréhension la plus pénétrante de l’univers du graveur ; mais aussi les pages les plus confuses lorsqu’il veut nous faire connaître des milieux intellectuels de l’Italie des Lumières, des passages qui sentent trop le morceau de bravoure, le tour de force littéraire.

Mais pourtant, que de pages somptueuses, cadencées comme des vers, lavées comme une aquarelle romantique ! laissons-le évoquer l’Aventin où repose Piranesi, dans l’église Sainte-Marie du Prieuré : « Au coin de la place, exhaussé par un podium, robuste et vénérable, le temple de la Fortune Virile est un édifice de la cité républicaine…La maison de Rienzi, engagée dans des murailles plus récentes qui ont déjà pris l’aspect et le ton de la ruine, a l’air d’une demeure interdite, rendue sacrée par l’horreur publique, après quelque grand crime. Une vaste baie pleine d’ombre s’ouvre aux tentatives du vent. A présent, face à face, la maison du révolutionnaire et le temple antique paraissent contemporains l’un de l’autre ; l’écoulement du temps, l’usure de la pierre, le nivellement des traditions et des souvenirs s’unissent pour les reculer à la même date.»

Une photo, vers 1901 nous le montre : la posture un peu crâne, la chevelure puissante et le regard froid, une évidente présence physique : c’est l’image d’une figure rebelle qui nous saute aux yeux, confiant à l’orgueil la direction entière de sa pensée et mettant l’esprit à la remorque d’un caractère impossible. Ce n’est ni honte ni faute d’être ambitieux à vingt ans, mais il ne faut pas l’être aux dépens du bon goût et de la politesse, ce qu’il n’évite pas toujours.

Et en effet sa correspondance de jeunesse ne le montre pas toujours à son avantage. Prétendant à Geffroy, sans rire, et le temps d’un été, de refaire comme à l’improvisade le Cicerone de Burckhardt - il y a des fanfarons d’art comme il y a des fanfarons du vice - ; se vantant de rosser les chefs de gare qui dérangeraient son voyage ; ne voyant que des « pantins » dans les personnalités qui passent au Palais Farnèse ; qui se fâche avec ce même Geffroy pour un acompte de cinq cent francs qui tarde trop ; accumulant sur ses compagnons boursiers en Italie les jugements dédaigneux ou condescendants 2.

Qu’une telle personnalité ait choisi pour sa première œuvre d’historien l’irascible Piranesi qui sut unir avec emportement l’art, l’érudition et l’ambition dans le songe romantique d’une vie pleine et tourmentée, ne doit bien entendu rien au hasard !

Il semble donc être fait tout d’une pièce, et tel qu’on ne puisse l’aimer ou le détester à demi. Cependant le destin avait aposté le malheur sur son chemin : une myopie extrême, qui avait accablé son père avant lui, et un accident oculaire l’affligeront dès la trentaine d’une quasi-cécité. Il en fut empêché de servir dans la guerre de 1914, qu’il passera à enseigner l’Histoire de l’art à l’Université de Lyon. Une autre photo nous le montre alors et c’est un homme différent qui surgit devant nous : le corps s’est épaissi et a perdu cet impact de vitalité qui nous frappait tant. Les yeux ont été emportés laissant en dessous d’un front resté beau deux enfoncements de chair : un mufle de bête prisonnière dans lequel se lit l’appel d’une immense bonté surpris par le malheur.

Il prendra alors jusqu’en 1924 la direction du Musée des Beaux-Arts de Lyon, qu’il enrichit d’œuvres de Gustave Moreau, de Vuillard et de Boudin, et  succèdera à Emile Mâle à la chaire d’archéologie et d’histoire de l’art du Moyen-Age.

Son métier de professeur, les responsabilités d’un homme qui fonde une famille ne vont pas être sans effet sur sa réflexion comme sur son style ; mais c’est surtout cette vue qui s’en va et qui lui déroba l’apparence des choses, qui par une sorte de  phénomène de compensation va rendre simple sa prose, trier naturellement les beautés de son style et charger sa pensée d’une fantastique complexité.

Ecoutons un extrait de son adresse toute romaine à ses élèves, à un moment où le mal gagne lentement, adresse dans laquelle le mot de nuit prend la valeur d’une sinistre prémonition : « Croyez à la vertu de l’intelligence et à la nécessité de la culture. Dans ce court passage de la nuit à la nuit, proposez-vous de voir, de connaître, de sentir le plus que vous pourrez ; refusez- vous à la résignation et à l’inertie. Vous serez ainsi j’en suis sûr, des hommes libres. »

Il est peu d’intérêt de montrer la transformation d’un rebelle à l’ambition immense en un professeur de vertu. La question véritable, qui vaut pour chacun d’entre nous, et dont la portée morale est immense, est : que vais-je faire de ma souffrance ? Focillon décida de lui donner les belles couleurs de l’humanisme et celle d’un patriotisme sans concession 3 .

Cette épreuve, que l’on sent dans son œuvre et qu’André Chastel nomme « le tournant de 1921 », va aboutir en 1926 dans son Raphaël, d’autant plus précieux pour nous que nous savons dans quelles angoisses il naquit, dédié à celui qui donna à l’art d’Occident son heure la plus lumineuse.

Raffaello Sanzio

S’ils veulent connaître Raphaël j’encourage les lecteurs à aller aux vieux auteurs : à Vasari et Félibien d’abord ; aux romantiques qui ont vu en lui un frère ; à la sérieuse école allemande des Passavant et Wölfflin ; à son compatriote Venturi. Mais faites une place au Raphaël de Focillon : « Les maîtres de la Renaissance italienne ont été fidèles au songe de l’âge d’or, ils ont été les romantiques de l’antiquité perdue. Raphaël semble, non pas aller à elle, mais en venir. »

On a tout dit de Raphaël, de cette jeunesse heureuse au cours de laquelle les chefs d’œuvre sont comme d’heureuses floraisons et sur lequel ni le malheur ni les convulsions du destin ne trouvent prise.

Mais que de contraires à réconcilier ! comment cette figure féminine que nous offre l’auto- portrait de l’Ashmolean Museum peut-elle être douée d’un trait si puissant et cursif ; comment est-il parvenu, sans qu’on lui connut jamais de répétiteur, à cette compréhension large et comme instinctive de l’art antique ; par quel miracle cette distinction charmante d’élégant dilettante ne quitte-t-elle jamais ce travailleur acharné, produisant les chefs d’œuvre accumulés aux murs du Vatican et aux cimaises des musées de la planète ? Focillon nous donne les clés de ce mystère et réussit à rapprocher la candeur charmante de ce portrait à la grave majesté de l’Ecole d’Athènes et le suave créateur de Madones à la monumentalité du cycle des Chambres.

Focillon nous en dit l’itinéraire : de l’Ombrie, « toute matinale et recluse dans la lumière » à Florence, patrie de géants, jusqu’à Rome enfin, en ce temps « possédée par des songes d’empire », où Jules II est devenu le maître et il veut prendre où ils se trouvent les meilleurs ouvriers et les artistes les plus distingués. Pour la première fois depuis les Césars, Rome va devenir pour les arts l’école du monde et ce projet, « deux grandes forces la fomentent et la combinent : la papauté et l’antiquité". Le Lacoon est exhumé en 1506, et Raphael l’admira ; nommé préfet des antiquités et des fouilles par le pape ; guidé par les plus savants humanistes de la cour pontificale, il va épouser avec une vérité qui ne se retrouvera plus l’idéal de la Grèce au point que, Focillon nous le dit, le carton de l’Ecole d’Athènes qui est conservé à l’Ambrosienne, paraît le témoignage d’un artiste de l’entourage de Phidias. C’est grâce à Raphaël que « Rome installe définitivement l’humanisme sur le socle de ses ruines ».

Son talent à peindre des Madones semble l’avoir recommandé, mais c’est Bramante qui le devine et le portera au premier rang de cet étroit conclave qui entoure le nouveau pape. Focillon nous en brosse à grands traits le climat intellectuel et politique : « Jules II exècre son prédécesseur. Il a hâte de l’effacer, de l’annuler, de substituer à son Vatican gothique et petit un palais digne de la majesté du vicaire de Jésus-Christ et de l’héritier des empereurs. Pas de contraste plus saisissant que de passer des appartements Borgia aux chambres de Jules II ; c’est mesurer l’écart de deux âges et de deux politiques. Avec leurs fenestrages anciens qui répandent un demi-jour, leur pavement de faïence, leur agréable décoration pittoresque, gaufrée d’or et nourrie de vives couleurs par Pinturrichio, les salles où vécut Alexandre VI sont celles d’un vieux palais féodal où la Renaissance a passé en répandant quelques-unes de ses plus subtils prestiges, sans rien modifier au fond… »

Après sa mort, au mois d’avril 1520, tomba sur son atelier le tyrannique empire de Michel-Ange. Cette captation, Raphael ne l’eût pas désavoué : et son sens artistique, son attention à ses compagnons de travail l’eût même peut-être recommandé. Mais enfin une page se tournait. Rome s’était grandie des malheurs de Florence ; le sac de 1527 allait lui faire verser une rançon de génies, et ce qu’on appela l’école romaine enseigna alors à toute l’Italie.
Focillon évoque avec justesse l’influence de Michel-Ange, de son faire énergique et de son inspiration tragique. Tandis que Raphaël, travaille aux Chambres, Michel-Ange s’est enfermé dans la Sixtine. L’admiration du jeune peintre se voyait déjà avec bonheur dans la Mise au tombeau de la galerie Borghese, qui est de son époque florentine ; à Rome, maître de son style, les dieux marins de Galatée ou les études pour la Bataille d’Ostie trahissent une admiration encore vivante.

Et nulle part aussi manifestement que dans l’Incendie du Borgo, ce sujet d’hagiographie peint sur les murailles austères du Vatican : regardez cet ourlet d’incendie au bord de la nuit qui soulève la lumière d’un autre monde, regardez ces femmes qui portent l’eau sur des épaules fortement dessinées, elles sont les soeurs terrestres des Sybilles de la Sixtine ; l’une dont la courte jupe se soulève et bouillonne au souffle de l’incendie, l’autre au contraire dont la fine tunique épouse les formes voluptueuses : ce n’est pas seulement l’accent romanesque posé dans une peinture religieuse, c’est la vie même, surprise et capturée, c’est une scène de la rue romaine cité par un génie.

Quelle justesse encore dans la description du portrait du comte Balthazar Castiglione, qu’il peint la même année en 1514, quelle leçon dans l’art situer un artefact  : « L’effigie harmonieuse et velouté nous montre déjà le parti du portrait moderne, celui de l’âge classique du moins, avec ses caractères de mise en page, l’étoffé pittoresque du buste, son apparat de caprice. L’homme qui est ici, moelleusement enveloppé dans sa chaude gamme de gris, et dont la belle figure est celle du plus aimable et du plus fin des sages, touche encore de près à l’humanité héroïque dressée par Raphael aux murs du Vatican : il est l’artisan d’une vie morale qui reflète toutes les valeurs de l’humanisme. »

A la fin, la lumière

Dans ce petit livre, tous les dons de Henri Focillon trouvent leur aboutissement ; rien n’y vient gêner notre admiration. Pour nous livrer cette minute merveilleuse de l’art d’Occident, Focillon a su rouler la pierre de la sagesse sur le tombeau de ses ambitions littéraires et trouver dans son esprit la partie solide, positive que le métier d’historien pouvait lui donner.

Il fallut qu’il revienne sur bien des ironies et sur bien des traits que la jeunesse lance étourdiment -celui qui citait en 1910 avec ironie Fronton et son Eloge de la fumée, pour illustrer la futilité littéraire, rédigea à la fin de sa vie un Eloge de la main !

Il fallut qu’il assagisse un éclectisme qui le conduisit de Piranesi à Hokusaï et des sculpteurs romans aux graveurs romantiques, cette «compétence si vaste qu’elle est déconcertante », qui crée un sentiment de dispersion tout en contraste avec le sillon profond, rectiligne que traça avec obstination, pour la génération précédente, Emile Mâle.

Enfin désintéressé du matérialisme de sa jeunesse, je vois dans quelques lignes qu’il écrivit sur Piero della Francesca, une forme de testament, sa définition de l’art et l’aveu d’un homme lavé de l’âpre goût du tragique : « L’ordre dans la lumière, lucidus ordo, défini par la lumière de l’esprit, un ordre calculé de toutes parts, mais qui n’a pas son propre calcul pour objet et qui tend à l’homme même, l’homme comme figure exemplaire du monde, vidé de son tumulte, apaisé de ses convulsions, possesseur rayonnant du jardin de la terre. L’homme est du côté du bonheur. »4

Comme ils ont du charme les édifices exécutés par plusieurs maîtres à diverses époques, écrivit un grand architecte : et Raphaël est bien dans l’oeuvre de Focillon le plus charmant et le plus profond de ces édifices, celui dont la visite est aussi une leçon de sagesse.

1.Vision qu’il systématisa dans une formule : « Chaque technique est un milieu dont la valeur est égale ou supérieure à celle des milieux historiques »
2. « …le bon Jérôme » laisse-t-il tomber en parlant de Jérôme Carcopino ; de Abel Bonnard : « il est solide et me donne bon espoir » (lequel devenu à Vichy ministre de l’Education le radiera du Collège de France…).
3.  En mission au moment de la guerre, il rejoint la France Libre en 1941, ce qui entraîna la déchéance de tous ses titres par le gouvernement de Vichy.
4.  Cours à l’Institut d’art et d’archéologie de l’Université de Paris (1934-35)

1 Commentaires

 

Christine Belcikowski

18/04/2019 à 08:51

J'ai lu l'article. Du coup, j'ai acheté le livre, je l'ai lu, et j'ai pu vérifier que « Raphaël est bien dans l’oeuvre de Focillon le plus charmant et le plus profond……… »
Merci Antoine Cardinale

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac : "La dernière harde" de Maurice Genevoix

En ce début novembre où la campagne automnale résonne des aboiements des chiens et des coups de fusil, la lecture de la Dernière Harde de Maurice Genevoix se savoure comme une gourmandise de saison. Nul besoin d’être passionné de chasse ou féru de vénerie pour partager la vie mouvementée et captivante de la harde des Orfosses.

15/12/2019, 09:00

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Les Ensablés – "Miroir du temps" d'André Suarès (1868-1948)

Paru aux éditions Bartillat, Miroir du temps est un recueil d’articles d’André Suarès - certains inédits - de préfaces, de fragments de correspondance, voire de documents plus intimes encore, comme le testament de l’écrivain : peu de livres permettront de saisir aussi complètement un auteur qui sort lentement d’un oubli et dont les plus connaisseurs parmi les lecteurs ne pouvaient citer que le Voyage du Condottiere.
Ce recueil de textes parvient à restituer, en marquant la chronologie, les thèmes qui habitent son oeuvre. Des thèmes dont l’actualité permet de rendre cet auteur à son temps tout en le ramenant au nôtre. André Suarès écrivit toute sa vie le manifeste d’un art nouveau, qu’il souhaitait tout à la fois classique et régénérateur ; à l’imitation aussi de ce Speculum majus, ce Miroir dans lequel Vincent de Beauvais mit toutes les certitudes du Moyen-Age et qui voulut, selon Louis Gillet, « lier en système tout l’héritage des connaissances venues de l’Antiquité, le legs intellectuel de la Grèce, avec les vérités de la Révélation ».             
Après avoir lu avec attention l’érudite préface de M.Barsacq, les amateurs feront de Miroir du temps l’avant-propos nécessaire aux œuvres de ce grand écrivain : toute la diversité, toutes les contradictions de l’écrivain, et l’essence de son style, sont là.

01/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Le joug" de Marion Gilbert, roman de la maternité martyrisée

Originaire de Montivilliers, en Seine Maritime, la romancière Marion Gilbert (pseudonyme d’Odette Maurel) a fait paraître une bonne vingtaine de titres entre Du sang sur la falaise (1913) et Les Scandalisés (1950), des romans psychologiques qui ont souvent la Haute-Normandie pour décor. Journaliste, elle a mené des enquêtes pour Le Matin, Le Petit Journal, Illustrations et d’autres. Traductrice avec Madeleine Duvivier, pseudonyme que s’était choisie sa sœur, elle a donné à lire en français Charles Dickens, P. G. Wodehouse et Charlotte Brontë. Féministe, elle prononça une conférence, en 1925, qu’on peut consulter en ligne.

17/11/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Journal de travail (1929-1943)" de Jean Prévost

L'éditeur Emmanuel Bluteau a des auteurs qu'il chérit particulièrement: l'un d'eux est Jean Prévost, écrivain et résistant, mort les armes à la main dans le Vercors en 1944 à l'âge de 43 ans. Après avoir publié "L'affaire Berthet" que nous avons chroniqué, La Thébaïde fait paraître aujourd'hui Le journal de travail (1929-1943) de ce même Jean Prévost avec une préface de Jérôme Garcin (à qui l'on doit un "Pour Jean Prévost", biographie parue en 1994).  "J'ai toujours pensé, écrit ce dernier (...) que Jean Prévost s'apprêtait à donner, après la guerre, son grand roman, son oeuvre majeure." Le destin ne l'a pas voulu. Et on lira donc ce journal de travail, cette "arrière-boutique" de l'écrivain, avec un sentiment mêlé d'admiration et de tristesse pour cette promesse qui s'annonçait déjà et ne fut pas tenue.

03/11/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Jours de colère" (1989) de Sylvie Germain

Sylvie Germain est née en 1954 à Châteauroux. Formée à la philosophie, notamment auprès d’Emmanuel Levinas et de Daniel Charles, elle a été documentaliste puis professeur de français et de philosophie au lycée français de Prague, avant de se consacrer à sa seule activité littéraire. Elle obtient le prix Femina en 1989 pour son roman Jours de colère. Elle n'est pas un ensablée, mais on ne parle pas assez d'elle.

20/10/2019, 09:00

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Les Ensablés – "L’Altana ou la vie vénitienne" (1928) de Henri de Régnier (1864-1936)

Si l’on n’avait pas rêvé d’être heureux, la vie serait sans cruauté. (Marcel Proust)
Avec trois chroniques sous la plume de Hervé Bel, l’une sur Histoires incertaines, l’autre sur son entourage, le Club des longues moustaches, la dernière enfin, sur son fils, Pierre de Régnier qui écrivit Chroniques d’un patachon, Henri de Régnier est l’auteur dont l’univers est le plus relancé parmi les Ensablés, et il en est devenu au fil du temps à la fois le champion et l’emblème. Il y a donc quelque chose d’intimidant à rajouter quelques pages et un quatrième opus à cette œuvre de réhabilitation ; on redoute de déplaire ; on soupçonne que clandestinement, quelque part entre Paris et Venise, se réunit encore ce Club des Longues moustaches, que M.Bulteau (1) a admirablement décrit, redoutable cénacle agissant qui peut faire réussir ou échouer une carrière littéraire !

06/10/2019, 09:00

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Dernier tour lancé d'Antonin Varenne : à n'importe quel prix

Julien Perrault a tout perdu en percutant deux de ses concurrents sur le circuit du Mans. Lui qui avait été le prodige du Grand Prix Moto est devenu le paria, « l’assassin ». Mais un sponsor sulfureux propose au jeune homme de revenir sur le devant de la scène. Courir de nouveau. Pour son retour à la manufacture de livres, Antonin Varenne signe avec Dernier tour lancé un roman plein de fureur. 

26/02/2021, 14:58

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Peintres femmes : exceptions en marche 

BEAUX ARTS - Les carnets d’expo de la collection Découvertes Gallimard sont toujours un réel plaisir ! Ils le sont d’autant plus en ce moment puisque les musées restent fermés aux publics. Le dernier en date, Peintres femmes – 1780 -1830, à paraître ce 25 février et signé de la docteure en histoire et théorie de l’art, Martine Lacas, sort à l’occasion de l’exposition Peintres femmes -1780-1830 – Naissance d’un combat qui doit se tenir au musée du Luxembourg du 3 mars au 4 juillet. S’il semble exclu que nous puissions y aller dès le 3 mars peut-être nous est-il permis d’espérer de nous y rendre d’ici le 4 juillet. 

26/02/2021, 09:00

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Gianrico Carofiglio : L’Été froid, une nouvelle saison en enfer

AVANT-PREMIÈRE – Nous sommes en 1992, entre mai et juillet. À Bari, comme ailleurs, tirs en embuscade et meurtres sont monnaie courante. Quand la nouvelle arrive qu’un enfant, fils d’un chef de clan, a été enlevé, le maréchal Pietro Fenoglio se rend compte que le point de non-retour a été atteint. Maintenant tout peut arriver.

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Mon livre à malaxer Le chemin du lapin, pour stimuler la motricité

Un livre-tissu original pour stimuler la motricité fine des plus petits, avec un lapin à guider à travers le tissu pour rejoindre le potager.  L'enfant doit aider un petit lapin à rejoindre un tas de carottes, en manipulant un galet en bois (représentant l'animal) à travers un labyrinthe en tissu. 

25/02/2021, 14:08

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J'aime mon corps : apprendre aux enfants que leur corps leur appartient

« J’aime mon corps, je le protège. Il est à moi, personne n’a le droit d’y toucher si je ne veux pas », affirme une petite fille. Il n'est jamais trop tôt pour apprendre aux enfants que leur corps leur appartient. Un livre coup de coeur. 

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La série frisson de Marie-Hélène Delval ressort avec de nouvelles couvertures ! Quatre copains découvrent le moyen d’entrer dans les cauchemars pour en délivrer leurs amis et forment l’équipe des Traqueurs de cauchemars. Bienvenue dans La forêt qui chuchote, premier tome de l'aventure.

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Patagonie route 203 : un road trip comme un tango

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Diplomates et espions français, héros oubliés : les ombres des Balkans

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Shy : 14 ans et timide à en mourir, pourra-t-elle sauver le monde ?

MANGA SHONEN - Au milieu du 21e siècle, des héros sont apparus sur Terre, et y maintiennent la paix depuis. Chaque pays a le sien, sauvant les citoyens des dangers du quotidien. Mais l’héroïne du Japon est plutôt mal taillée pour son rôle : réservée et solitaire, elle est surtout bien frêle du haut de ses 14 ans. Quand une mystérieuse menace surgit de l’ombre, sera-t-elle à la hauteur ?

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Permafrost : au final, apprendre ce qui compte

RÉCIT ÉTRANGER - Permafrost, un mot avec lequel se définit Eva Baltasar. Comme gelée à l’extérieur, elle s’est construit une carapace et plus rien ne l’atteint. Elle fait pourtant preuve d’une grande sensibilité dans ce récit intimiste écrit à la première personne.

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Eliete, la vie normale, et bousculer les contours du monde 

ROMAN ETRANGER - Dulce Maria Cardoso m’était inconnue avant que Valério Romão (écrivain portugais magistral, également publié chez Chandeigne) me glisse son nom alors qu’il regardait le rayon lusophone de la librairie. Du genre : « Ah ? Vous n’avez pas Dulce Maria Cardoso en rayon ? » Il n’en fallait pas beaucoup plus pour que le libraire (un peu vexé) que je suis se jette sur Eliete, la vie normale, de cette romancière mystérieuse et adulée.

24/02/2021, 08:57

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Les Déraisonnables, d'Olivier Auroy : désapprendre à raison garder

AVANT-PREMIÈRE – Ce qu’il faut d’audace pour changer le cours de son existence ! Comment Madeleine, paisible sexagénaire brutalement licenciée, et Camille, une jeune geek un peu paumée, un peu rebelle, vont-elles nouer une amitié improbable et s’offrir un nouvel élan ? Jusqu’où Pietro, retraité, est-il prêt à aller pour ranimer la mémoire défaillante de sa femme ? Ce voyage sur les traces d’un fantôme dans le sud de l’Italie ne risque-t-il pas de lui faire perdre son grand amour s’il parvient à ses fins ? 

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23/02/2021, 14:56

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Sexuellement vôtre, de Murielle Lévêque

Sexuellement Vôtre est un ensemble de petites histoires pornographiques que j'écrivais chaque jour à mon ex-compagnon. Au départ il s'agissait d'un petit jeu pour pimenter notre relation à distance. Pour tout avouer, il n'était pas dédié à être publié, mais les aléas de la vie ont fait que nous nous sommes séparés et après avoir mûrement réfléchis et en avoir parlé à ma famille, j'ai pris la décision de le publier.

23/02/2021, 14:49

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Quid du stress ? Quid du bien-être ?,  Denise Perigault    

Le stress est un concept à la mode : tout le monde en parle car chacun peut en ressentir les effets, plutôt négatifs d'ailleurs. En effet, nous n'entendons pas ou peu les gens parler de stress lorsqu'il est question de bon stress.
Qu'est-ce en fait que le stress ? Pourquoi le stress ? Comment réagir au stress ? Comment éviter un très mauvais stress ? Autant de questions auxquelles on ne prend pas le temps de réfléchir.

 

23/02/2021, 12:38

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Un timbre pour célébrer les 200 ans de l'École nationale des Chartes

Le 23 février 2021, La Poste émetra un timbre représentant la célèbre institution. Au cours de ses deux cents ans d’existence, l’École a participé à tous les mouvements politiques, sociaux et culturels de l’histoire de France. Au service des archives, des bibliothèques, des musées, de la recherche et de l’université, des entreprises, ses anciens élèves et étudiants ont accompagné le développement d’une prise de conscience patrimoniale, en France et hors des frontières.

22/02/2021, 10:30

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Les Ensablés - Vache tachetée et concombre fugitif d'Octave Mirbeau

Octave Mirbeau (1848-1917) n'est pas un ensablé, ne serait-ce que par le film tiré de son roman, Journal d'une femme de chambre, avec Jeanne Moreau et Michel Piccoli, et sa pièce célèbre Les Affaires sont les affaires. Mais c'est peu au regard de la masse d'écrits qu'il a laissée à la postérité. Et notamment, trop oubliés, ses contes publiés dans la presse, et qu'il considérait comme alimentaires... À tort. Je puis l'affirmer après avoir lu la réédition d'une partie d'entre eux par l'Arbre Vengeur dans sa collection "L'exhumérante". Par Hervé Bel.

21/02/2021, 07:31

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Drogue, sexe, vie en marge : L'histoire du Velvet Underground

AVANT-PREMIÈRE – Long Island, années 1960. Le jeune Lewis Alan Reed en a marre de vivre chez ses parents. Il ne supporte plus les séances d’électrochocs censés le guérir de ses « tendances ». Il veut aussi qu’on l’appelle « Lou ». Bref, il décide de partir pour New York. C’est là qu’il rencontre John Cale, un Gallois venu aux États-Unis pour jouer de la musique concrète. Ensemble, ils vont former un groupe, TheVelvet Underground, et imaginer un rock « radicalement différent »...

20/02/2021, 10:47

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La Casa de Papel : la série Netflix arrive en bande dessinée

Depuis ses premiers pas sur le site de streaming en 2017, La Casa de Papel, réalisée par Alex Pina a conquis les spectateurs. Pour preuve de ce succès, les chiffres remontés par Netlflix — ou encore l’International Emmy Award de 2018 pour la meilleure série dramatique. Avant de découvrir les 10 épisodes qui composeront la saison 5, les éditions Robinson proposeront une adaptation en BD, signée José Fonollosa, en mai prochain. Una mattina… mi son’ svegliato… O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao….

19/02/2021, 17:00

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Voyelles, certes et consonnes aussi : le Dictionnaire Rimbaud 

Arthur Rimbaud (1854-1891) fut ce « météore » littéraire, devenu le symbole de toutes les révoltes. Au-delà de l’itinéraire personnel, il reste une œuvre à tout jamais exceptionnelle, dont l’ombre portée sur tous les poètes à venir est immense.

18/02/2021, 15:47

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La Villa du Temps retrouvé : un musée-maison de Marcel Proust, à Cabourg

Musée de collections multiples, machine à remonter le temps, maison d'œuvres en villégiature... À Cabourg, le 14 avril prochain, le public découvrira un nouveau lieu culturel inédit dédié à l'épopée de la Belle Époque sur la Côte Fleurie, racontée par Marcel Proust. Véritable expérience immersive, cet espace muséal érigé dans une villa historique convoquera tous les sens des visiteurs et les transportera dans un monde de beauté et de grande créativité.

18/02/2021, 15:12

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Quand la mémoire flanche, le combat de Clémence contre Alzheimer

ROMAN GRAPHIQUE - Premier roman graphique d’Alix Garin, Ne m’oublie pas aux éditions Le Lombard, aborde avec douceur un sujet lourd, la maladie d’Alzheimer et ses retentissements. Envers et contre tout Clémence emmènera Marie-Louise, atteinte d’Alzheimer, réaliser la dernière volonté de sa propre mère : aller embrasser la mer. Courir après le passé pour rattraper sa mémoire, voilà le projet de la jeune femme pour sa grand-mère, seulement tout ne passera pas comme prévu.

17/02/2021, 16:48

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Le Chien noir : les princesses ne s'en laissent plus conter 

ROMAN FRANCOPHONE - Il était une fois une jeune autrice, très inspirée par Angela Carter, par les écrits des Précieuses, par la littérature en général et féminine en particulier. Après avoir réalisé divers ouvrages en microédition, elle se mit en quête d’une maison qui pourrait accueillir son premier roman, un conte gothique intitulé Le Chien noir. Et c’est ainsi qu’elle rencontra les singulières éditions du Typhon, qui publièrent grâce à ce texte leur première autrice « vivante »… Vous aimez cette histoire ? Elle ne fait que commencer.

17/02/2021, 16:47