#Droit / Justice

Les Ensablés – “Temples grecs, maisons des Dieux” d'André Suarès

En 1873, dans sa leçon inaugurale à l’université de Vienne, le professeur Thausing exigeait qu’on bannît le mot « beau » et récusait toute Histoire de l’art où cet adjectif figurât ; depuis, d’autres savants ont surenchéri en prétendant afficher à l’entrée des amphithéâtres : « Ici il est défendu d’admirer ». En obéissant à ces critères, on ne voit pas qu’André Suarès et  son Temples grecs, maisons des Dieux, dont L’Eveilleur nous donne une passionnante réédition, documentée et remarquablement illustrée, puisse trouver sa place sur les bancs. La preuve : en ne le mentionnant pas dans son Histoire de l’histoire de l’Art, qui est pour les Français comme le Gotha des historiens de l’art, Germain Bazin le condamne à un oubli certain. Mais chassez le génie par la porte, il revient par la fenêtre : les étudiants qui consultent à l’Institut National de l’Histoire de l’art le fonds Doucet, dont André Suarès constitua la partie la plus ancienne, puisent à pleines mains dans les trésors que le Condottiere leur a constitué.

Le 16/06/2019 à 09:00 par Les ensablés

0 Réactions |

Publié le :

16/06/2019 à 09:00

Les ensablés

linkedin mail print
Par Antoine Cardinale

Le Condottiere
Au demeurant, André Suarès nous en fait l’aveu : L’art et l’histoire de l’art font deux et ne sont pas du même ordre. Tout l’effort des savants ne prête pas un atome de beauté ou d’harmonie à une œuvre. Ainsi la lecture pour Proust, qui est capable de nous porter au seuil de la vie spirituelle, sans la constituer pour autant ; pour Suarès la vision savante de l’art nous amène au seuil de l’expérience esthétique, mais pas au-delà. Je n’évoquerais pas cet auteur englouti dans une immense solitude dont Denis Gombert (ici) a parfaitement décrit les éléments biographiques et le drame personnel ici même, dans les Ensablés. Il n’est pas inutile cependant de préciser à nouveau qu’il fut admiré par Gide et Romain Rolland, défendu par Brunetière, ce qui est un brevet d’honneur ; collaborateur régulier de la Nouvelle Revue Française, ami de Gabriel Cognacq, de Maurice Pottecher, et choisi par Jacques Doucet pour construire sa bibliothèque littéraire ; que Pierre Benoît lui dédie l’Atlantide, pour le remercier d’avoir poussé Koenigsmark en 1918 vers le prix Goncourt (1) ; enfin échangeant avec Bourdelle ou Claudel des correspondances qui ont été publiées.
Temples grecs est comme la conclusion du Voyage du Condottiere, et ne se peut comprendre sans nous intéresser au magnum opus d’André Suarès.
Le Voyage du Condottiere, fleuve de points d’exclamation, charriant jugements catégoriques et hallucinations d’artiste ! En trois volumes, publiés en 1910 et en 1932 pour les deux derniers, André Suarès écrivit un chef d’oeuvre étrange et exigeant, qui fit de lui un écrivain pour écrivain, mais dont la forme lyrique et la morale aristocratique tint le grand public à l’écart.
En 1895 il fit le premier de ses cinq voyages : Lors de ma première visite, j’avais vingt ans et j’étais dénué de tout. J’ai dormi à la belle étoile, sous le portail de Sainte Marie des Grâces. Son fourniment devait être bien simplifié et sa bourse légère : il nous confesse qu’une fois, il ne mangea pas de trente heures. De toute la largeur du pied, il prend possession de cette terre d’Italie, allant à son pas sur des chemins que l’on n’empierre plus. Imaginons-le marchant sous un ciel bistré par l’orage ou courbé sous le feu de juillet et se rafraîchissant à l’herbe de la rive. Les gamins des rues ne durent pas être bien charitables et il lui fallut plus d’une fois je pense, jouer du bâton pour se défendre des chiens de ferme et gagner dans les villes, par des rues fangeuses, un logis douteux en craignant toujours que le pied ne lui glisse dans l’ordure.
C‘est peu dire qu’il ne voyage pas dans les meilleures conditions de confort : s’il tombe dans la ville à midi, à l’heure où les églises ferment leurs portes, il lui faut attendre dans la chaleur et la poussière de la rue, assis sur une borne de carrefour ; le soir subir les moustiques ; dîner de rien sur les places au milieu d’un peuple de statues. Il est pauvre à double titre : selon la définition qu’en donne les bureaux de pauvreté ; et selon le sens de ce mot tout évangélique que Léonard de Vinci glisse quelque part dans sa correspondance : il est pauvre celui qui désire beaucoup de choses, comme de vouloir posséder la Terre et la lumière juste, ainsi que Suarès nous le confie ingénument. Manteau de roulier, une silhouette d’un seul jet, un air de sac et de corde, il semble chercher un pays où la douleur ne l’atteindra pas, apatrié seulement à l’horizon qui fuit : Pourvu que j’aie le ciel et le soleil écrit-il à Bourdelle. Tantôt folâtre comme un jeune veau qu’on vient de mettre à l’herbe, tantôt l’âme noire et des tremblements de prophète, il est un vieil enfant en somme, une âme forte qu’une jolie contadine eût pu faire revenir en son âge ! Il est vrai, jamais le vent de la Fortune ne souffla bien fort pour lui, et l’amitié lui manqua. Pour l’amour –car dans ma simplicité je ne m’explique pas André Suarès autrement- d’autres que moi, un biographe patient, découvriront celle qu’il aima sans mesure et qui peut-être ne le sut jamais, celle qui chargea son âme vagabonde d’un amour inexprimé, celle dont il voulut baiser les gestes qu’elle faisait, celle qui inspire les mots chers et doux, celle qu’on invoque au moment d’entrer chez Dieu.
Pour finir, rien en lui n’est classique : il est romantique, avec fureur, Sturm und Drang, du côté de Gaspard de la Nuit ou de Hölderlin. Victor Hugo est pour lui « le premier des énergumènes » et s’il voit en Stendhal un modèle, il faut admettre qu’admiration ne vaut pas ressemblance. L’ascétisme ne lui est pas un renoncement, le plaisir lui est un droit de nature, et la littérature un chemin vers le bonheur. Ecce homo ! Voilà cet homme de trente ans, avec ses colères d’enfant et ses tristesses de vieillard, tournant en rugissant comme dans une cage dans l’Europe aux anciens parapets. Beau Conquérant ! un de ces hommes qui n’auront jamais d’adresse et qui commence tôt une vie d’espérances trompées, saevas paupertas.
Les façades sévères lui cachent les palais secrets et ces heureux jardins derrière les hautes murailles qui sont comme l’essence de la civilisation italienne. Il ne demande presque rien pourtant, seulement de se retrouver comme un chant sous les clairs ombrages, et de nous faire partager ses enchantements.

L’Italie heureuse
Vous savez faire la part des choses, vous avez pénétré son caractère et senti l’ombre froide de ses secrets. Vous pouvez maintenant suivre André Suarès : il est un guide enchanteur.
A Venise, d’abord : les parfums qui brûlent à Saint-Marc lui portent à la tête, étourdissent un homme engourdi par la tristesse, une âme gercée par la solitude : ici, il se sent passer du monde haï au monde désiré, délié de toutes les valeurs morales. L’argent, qu’il méprise partout ailleurs, a perdu ici son poids de pêché ; les odeurs un peu fortes ailleurs, avec l’aide des embruns, deviennent les odeurs d’une race forte et joyeuse. La religion, ridicule ailleurs, retrouve ici son parfum de mystère ; ailleurs les tombeaux des puissants ne lui inspirent que de sifflants sarcasmes : à Venise, ils deviennent une méditation sur la rectitude de vie donnée au bien commun, à Dieu et à la gloire de la Cité et si à Padoue, Gattamelata est un soudard qui a réussi, à Venise, le Colleone est la force juste .  Il lui vient des images à la Lautréamont : le campanile dès l’aube, rive la flottante Venise au matin bleu, et le soir, il est le mât de brocard rose et d’or à la barque amarrée pour Vénus, et devant le Colleone la place roule dans la gueule de la nuit.
Des images à la José Maria de Heredia aussi : quel Othello, quels prétoriens barbares étouffent donc là-haut ce malade impérial ?  et parfois la sobre, cynique et discursive manière du moralisme français : La grandeur de tuer est un peu moins rare en Italie qu’ailleurs ; mais cet art n’y compte pas que des chefs-d’œuvres.
Après avoir dessiné à Ravenne les contours ouatés d’une Bruges symboliste et d’un monde comme tombé en faiblesse, il revient à Venise, par la voie de mer : c’est une page qu’il faut lire, parmi les plus sensibles que Venise ait inspiré –et Dieu sait combien de pages, hélas, elle a inspiré- : il surprend Venise dans le silence de la nuit qui pâlit et il y débarque comme on rentre dans le lit d’une femme : c’est une étreinte muette dans une harmonie de bleu et de rose : la Piazzetta s’offre au baiser de l’aube, étalée sur le quai trempé d’ombre, comme les princesses de Babylone dans la nuit sacrée .
Et comme on sent la justesse de ce résumé de Venise : La joie de la vie antique dans l’or du songe chrétien, comme il dévoile en un mot le secret de cette distinction qu’on sent en Italie plus souvent et plus vivement qu’ailleurs, une distinction de ton, de couleur, de forme qui tient tout uniment à  l’habitude de la beauté.
Au Bargello, aux Offices c’est un guide passionné, dont il faudrait citer des pages. Accompagnons-le plutôt au petit musée d’Urbin, logé dans le palais ducal : laissons-le nous instruire devant la Flagellation de Piero de la Francesca : Non seulement ce tableau est le plus beau de Piero : il est un des quatre ou cinq chefs d’œuvres qui dominent sur toute la peinture en Italie. Ce panneau en bois, qui a beaucoup souffert du temps, est plus rare encore par la nouveauté de l’expression. Parut-il extraordinaire en 1470 ? Il l’est toujours, et neuf aujourd’hui même. La scène est établie sur une double échelle ;  il est d’abord prodigieux par l’invention ; la hardiesse de l’ordonnance, le goût incomparable de l’architecte, la beauté de la nature morte, le dallage, les plafonds ; les notes bleues qui font l’harmonie générale de l’œuvre, sur des accords aériens ou puissants de rouge assourdi. On a deux pages d’une ekphrasis, d’une description d’image la plus vivante, comme on en trouve peu dans la littérature et qu’on doit donner pour modèle, partant de la matérialité de l’œuvre, traçant le cercle de ses qualités formelles ensuite, et enfin animant l’image pour en révéler le sens.
Comme il a aimé ce pays de Toscane ! Marchons à ses côtés : c’est la fin d’un beau jour, le vent pousse des nuages noirs au- dessus de la vallée et les accrochent aux vieilles tours de villes sans âge, cuirassées dans leurs murailles, méditant un coup de lance derrière la visière baissée de leurs créneaux noircis, gardant à l’arrière un palais encapuchonné de ses poivrières comme une dame sous son hennin. Pérouse, aux ombres noires et rouges qui cache des meurtres sous son manteau ; Gubbio, tyran de pierre, Volterra l’Etrusque, et le noir sourcil de ses murailles, sa Porte de l’Arc aux trois têtes fichées comme celles des rebelles d’Etat aux rostres du Senat. Et Urbin qui lui fut comme un idéal !
Le palais dont on doit les dessins à Luciano Laurana qui le construisit, en un tour de force qui ne paraît pas, sur deux ravins et une double colline ; ce duc, Federico da Montefeltre, dont Piero a immortalisé le profil d’oiseau de proie : laid au dernier degré, nez cassé, l’œil en bouchon de carafe, bouche fine, une expression nulle, inquiétant  autant qu’il est possible ; au reste, le plus brave capitaine de son temps, dont les historiens nous ont fait connaître la parfaite dignité, la familiarité sincère avec le peuple de sa petite patrie, d’une religion ferme et sincère, épris des Anciens : Sa vie de soixante ans est pleine de victoires et d’œuvres. Pas une cour du temps n’égale la sienne ; elle a le charme et la gravité des vrais plaisirs qui sont les plus honnêtes ; elle est élégante et polie, savante et sage. Le duc réunit à Urbin les plus beaux artistes et les plus admirables livres. Quel beau palais que le sien ! La première Renaissance n’a rien de plus achevé. L’escalier, les vastes salles, les chambres privées, les corniches, les frises de marbres, l’ornement au-dehors et au-dedans, tout ce style est proche de la perfection. La finesse et la grandeur s’entendent. Les belles proportions font oublier le luxe et la mesure s’impose même au faste. Et que dire du studio du Prince qui dit tout la vénération pour l’étude, le recueillement !

Le bout du Voyage
Le Voyage du Condottiere devait comporter trois livres : le premier sur l’Italie du Nord, le troisième sur la Toscane . Au milieu devait s’insérer le second livre ; Suarès nous annonçait en effet qu’il le prépare et que pour cela il court sur Naples et la Sicile. Par son caractère singulier Temples grecs, maisons des Dieux ne pouvait cependant trouver sa place dans l’épopée du Condottiere dans l’Italie heureuse. Publié en 1937, sans qu’il ne cherchât jamais à le relier ouvertement au Voyage, il n’est plus le volume intermédiaire mais le codicille de ce testament spirituel, et il ne serait pas injuste que désormais on les publiât ensemble. Si on ressent dans les deux premiers volumes une immense culture, cette « solidité des dessous » dont Flaubert fait la condition de la littérature, Temples grecs, maisons des Dieux est au contraire un essai poétique et triste. Qu’on ne compte pas sur Suarès, érudit et amoureux de la Grèce antique pourtant, pour un cours magistral : Je ne puis décrire un temple ; que les archéologues s’en chargent ; qu’ils comptent les pierres, les mesurent et les pèsent. Pour ma part, je ne sais rien du temple.
Paestum marque la frontière spirituelle du Voyage : ici dans l’ivresse amoureuse du couchant, le soleil s’en va tout en feu au rendez-vous de la mer. L’abandon y règne mais la majesté aussi, et le silence à l’égal d’un récit lyrique. Car après avoir parcouru l’Italie à travers les siècles pendant vingt-cinq ans, il touche enfin à la Sicile tourné contre l’Afrique obtuse. C’est le bout de l’Europe et le terme d’une expérience.
En Sicile, il est comme au désert, et il subit là les tentations d’un anachorète : Je vais et viens, avec nausée, et le dégoût aiguise ma tristesse. Jamais le désordre n’a jeté sur moi un tel harpon d’épouvante. Dans ces lieux où, selon son expression, la nature a tué l’esprit, il est gagné par un découragement et par ce nihilisme qui est le fonds de son caractère. Mais que revienne la lumière du jour et sa jeunesse renaît : Toute la grâce du jour dans la fleur du matin ! L’aube est divine au temple de la Concorde. La pierre palpite. Poreuse, elle ne boit pas l’eau : ce ciel de saphir n’en possède pas une goutte ; mais elle dévore la lumière et la garde passionnément. Ce miel d’or est sa nourriture. Par un calcul exquis, l’entre-colonne de la façade se fait plus étroite du centre aux angles. De la sorte, la respiration du temple est, à tout instant de la clarté, celle d’un torse. La déesse, qui baigne encore dans les sourires su sommeil, ouvre les yeux. Et la mer, plus loin, sort des langes de l’aube…
Sur cette terre hautaine qui ne se livre pas facilement et qu’il choisit de parcourir dans la fournaise de l’été, il se perd, à l’imitation de sa raison qui s’égare : mauvaise chère, mauvais chemin ! Il rencontre un pâtre, berger de pierres, et sa femme : J’ai passé la nuit chez eux. Ils n’ont rien. A peine une miche épaisse, dur et sans sel. …ils m’ont donné de leur vin, lourd et dense, d’un sucre où l’on sent une vapeur de soufre.
La vision de ce qui reste de la civilisation de la Grande Grèce n’est ni une vision historique, ni une interprétation littéraire. C’est celle du Temps qui ramène au Chaos ce que l’homme dans un moment de folle illusion, a cru extirper du Chaos. La carrière de pierre s’assimile aux colonnes et aux chapiteaux roulés dans la millénaire poussière de l’abandon. Le voyage aux vingt-cinq siècles d’Histoire devait s’achever dans une vision de fin du monde et le pèlerinage aux sources de la beauté finir dans une prière au Néant.

Ci-gît
Il y a dans ce grand écrivain d’un accès difficile il est vrai, un peu de Cyrano de Bergerac : après tout la pièce de Rostand est de 1897, les premières notes du Condottiere datent de 1895. Cette fureur triste, cette humeur querelleuse : c’est bien lui ! Il tomba dans la Belle Epoque comme chu d’un autre siècle, cascadant d’un astre à l’atmosphère rare jusqu’à notre monde sublunaire, sa cape de vagabond humide encore d’une rosée céleste et brillante de la poudre ramassée aux étoiles ; celui dont ses amis avaient tout prédit : l’abandon, la misère, ayant attaqué les faux écrivains, les plagiaires, les faux voyageurs. Celui dont de Guiche, à la fin de la pièce nous confie -et ce serait une belle épitaphe pour sa pierre tombale qui je crois n’en a pas (2) -  Ne le plaignez pas trop, il a vécu sans pactes / Libre dans sa pensée autant que dans ses actes.

Antoine Cardinale - juin 2019.

1 L’ échec de Koenigsmark au prix Goncourt de 1918, battu sur le fil par Civilisation de Georges Duhamel par quatre voix contre six, témoigne néanmoins de la discrète et efficace influence de André Suarès.
2  Selon Robert Pariente, son biographe (André Suarès, L’insurgé, Laffont, 1999) André Suarès renonça à faire graver l’épitaphe qu’il avait pourtant écrit : Laissez-moi loin de toute route / Si seul que j’ai toujours vécu/ Que le ciel et le vent écoutent / Mon silence de grand vaincu.

 

0 Commentaires

 

Aucun commentaire.

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Les Ensablés - Les quatre éléments (1935) d'André Chamson (1900-1983)

« Mort sont les beaux diseurs/Mais le livre est écrit/Morts sont les bâtisseurs/mais le temple est bâti » (F.Mistral) André Chamson fit un voyage au Japon qu’il relate dans ses souvenirs. Nous avons été naturellement chez les geishas qui ne sont pas ce que l’on peut croire. La fille qui était venue sur le tatami pour allumer ma cigarette m’a dit « Monsieur, j’ai lu votre livre les Quatre éléments ». Les quatre éléments étaient devenus « le soleil, la rivière, la montagne » et je ne sais plus quoi… Par Antoine Cardinale

12/09/2021, 14:02

ActuaLitté

Les Ensablés – La Rédemption de Mars de Pierre Nothomb (1887-1966)

Au sortir de la Première Guerre mondiale, durant laquelle il a travaillé pour le Gouvernement belge en exil au Havre (Sainte-Adresse) et publié des essais défendant et illustrant les positions de son pays, Pierre Nothomb (1887-1966) mène une vie littéraire entre la Belgique et la France et fait notamment paraître à Paris le roman La Rédemption de Mars (Paris, Plon, 1922). Par Louis Morès.

18/07/2021, 10:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Prétextat, de Pierre Bost (1901-1975)

Nos fidèles lecteurs n'ignorent pas que nous aimons Pierre Bost (1), écrivain d'avant-guerre devenu scénariste célèbre après 1945, et que nous aimons aussi les Editions de la Thébaïde qui, il y a deux ans, ont publié un recueil de nos articles sur les écrivains oubliés (Lectures en stock). Il était donc évident et naturel que nous parlions aujourd'hui de la réédition de Prétextat (1925) de Pierre Bost, d'autant plus que la préface a pour auteur François Ouellet, chroniqueur des "Ensablés", et par ailleurs grand spécialiste de l'écrivain. Par Hervé Bel.

27/06/2021, 13:22

ActuaLitté

Les Ensablés – La Maison Camille, (1935) de Henri Duvernois

Les fidèles de notre rubrique se rappelleront que nous avons déjà chroniqué deux romans de cet auteur prolixe (Edgar, L’homme qui s’est retrouvé) mort en 1937, juste avant la guerre ; ce qui lui fut peut-être fatal, car, en 1945, on était passé à un autre monde, pas forcément meilleur. À côté de Camus, Sartre, et tant d’autres, Duvernois ne faisait plus très sérieux, d’autant que l’homme, dans sa vie comme dans ses écrits, avait toujours imité la légèreté. Je dis « imité » à dessein, car l’œuvre de Duvernois, sous des apparences d’ironie et de comique, dissimule une profonde mélancolie, une réflexion désabusée sur l’homme. Par Hervé Bel.

06/06/2021, 19:41

ActuaLitté

Les Ensablés - Voyage d’un livre à travers la Bibliothèque Nationale de  Henri Beraldi

Exhumé de l’oubli, ce petit texte écrit par un bibliophile passionné raconte et s’inquiète de la croissance des arrivées des livres en masse à la Bibliothèque Nationale. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et la noble institution enregistre déjà 500.000 références disponibles (14 millions aujourd’hui !). « La vérité, annonce l’auteur, est que, de ces espaces, aujourd’hui, il n’y en a plus. La Bibliothèque est pleine, archipleine, bondée, bourrée jusqu’à refus. » Voyage au cœur de la Bibliothèque, ogre-machine qui tourne à plein régime. 

23/05/2021, 20:41

ActuaLitté

Les Ensablés - Hiver 1814, de Bernard Michel, la Campagne de France

Les Ensablés ont plusieurs fois évoqué Napoléon pour rappeler que dans sa jeunesse, il avait écrit des nouvelles, et qu’à Sainte-Hélène, il avait retrouvé son désir d’écrire et pu assouvir sa passion pour la lecture. Il faut lire Le Mémorial pour mesurer l’étendue de sa culture littéraire. Il profita de son inactivité pour écrire quelques ouvrages, dont une étude sur « La guerre des Gaules », et une espèce de fiction sur son exil à Sainte-Hélène. Par Hervé Bel

 

09/05/2021, 10:22

ActuaLitté

Les Ensablés - Black (1858) d’Alexandre Dumas (1802-1870)

« Pas de mystère, pas de souterrain, pas de ténèbres dans cette œuvre ; partout le rayonnement, partout le plein midi », disait Victor Hugo. L’œuvre d’Alexandre Dumas n’intéresse pas l’Histoire de l’art. En 1840 certes, résidant à Florence, il lui fut commandé, pour la somme considérable de dix mille francs, un ouvrage sur la galerie des Offices. La description des trois cent cinquante portraits de peintres qui sont dans ce fameux musée devait former L’histoire biographique et anecdotique de la peinture depuis huit siècles. Par Antoine Cardinale.

25/04/2021, 10:12

ActuaLitté

Les Ensablés - Le grand coucher, de Guy Dupré (1981)

Guy Dupré (1925-2018) ne fut un écrivain ni prolixe ni facile. Son œuvre littéraire ne comporte que trois ouvrages, si l’on met de côté des chroniques diverses : Les Fiancées sont Froides (paru en 1953 et salué par Gracq et par Breton), Le Grand Coucher (1981) et Les Mamantes (1986). par Henri-Jean Coudy

04/04/2021, 09:08

ActuaLitté

Les Ensablés - L’œil et la connaissance de Jean-François Revel

« Philosopher n’est pas régner sur les connaissances du reste du genre humain comme un lointain propriétaire terrien sur des domaines qu’il administre nonchalamment et ne visite jamais. » (Revel, La connaissance inutile) Visitons ensemble le domaine de Jean-François Revel. Son nom est familier à ceux qu’intéressent les joutes politiques qui eurent lieu entre les années soixante-dix et le début du vingt et unième siècle. C’est un nom aimé ou détesté selon le bord duquel on considère ces choses. Par Antoine Cardinale.

21/03/2021, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Marthe Femme seule, d’Antonine Coullet-Tessier

Pour le moins précoce, Antonine Coullet-Tessier (1892-1983) publie son premier recueil de poésie à l’âge de 11 ans. Intitulé Poésies d’une enfant, il paraît aux éditions Lemerre et est préfacé par le poète François Coppée. Suivront deux autres recueils de poèmes, L’Envolée, en 1911, puis Un Visage à la fenêtre, en 1930, peu de temps après la parution de son premier roman, Marthe Femme seule à la fin de 1929 à La Renaissance du livre. Dorénavant, le roman est le genre qu’elle va privilégier et qui, pendant les années 1930, en fera une des meilleures représentantes du roman populiste. Par François Ouellet

07/03/2021, 08:43

ActuaLitté

Les Ensablés - Vache tachetée et concombre fugitif d'Octave Mirbeau

Octave Mirbeau (1848-1917) n'est pas un ensablé, ne serait-ce que par le film tiré de son roman, Journal d'une femme de chambre, avec Jeanne Moreau et Michel Piccoli, et sa pièce célèbre Les Affaires sont les affaires. Mais c'est peu au regard de la masse d'écrits qu'il a laissée à la postérité. Et notamment, trop oubliés, ses contes publiés dans la presse, et qu'il considérait comme alimentaires... À tort. Je puis l'affirmer après avoir lu la réédition d'une partie d'entre eux par l'Arbre Vengeur dans sa collection "L'exhumérante". Par Hervé Bel.

21/02/2021, 07:31

ActuaLitté

Les Ensablés – Le pain quotidien d'Henri Poulaille

Henri Poulaille, Henry Poulaille en littérature (1896-1980), est souvent considéré comme le créateur du courant de la littérature prolétarienne. Directeur de presse chez Grasset, il fonde également une dizaine de revues libertaires dans lesquelles il promeut la littérature d’expression populaire et les utopies sociales : Nouvel Âge, Prolétariat ou encore À Contre-courant. Il publie ou fait publier de nombreux auteurs français et étrangers, parmi lesquels Henri Barbusse, Lucien Bourgeois, Blaise Cendrars, Eugène Dabit, John Dos Passos, Jean Giono, Panaït Istrati, Charles Ferdinand Ramuz... Le Pain quotidien a obtenu en 1954 le prix des bouquinistes. Par Pascal Malbrunot

31/01/2021, 14:03

ActuaLitté

Les Ensablés – Le crime de l'omnibus, de Fortuné de Boisgobey

Aujourd’hui, un roman de Fortuné de Boisgobey (1821-1891), Le crime de l’omnibus (1881) ; une curiosité assurément, mais dont la lecture reste un plaisir... peut-être parce que, comme le nom de son auteur, elle évoque un temps suranné. Avec ce texte, c’est tout un monde qui ressuscite, une ambiance qui annonce les enquêtes de Gaston Leroux ou de Maurice Leblanc. Plongeons-nous donc, ensemble dans le Paris de la fin du dix-neuvième siècle.

Par Hervé Bel

17/01/2021, 10:55

ActuaLitté

Les Ensablés – Confession de minuit, de Georges Duhamel, un inconnu au pays des anti-héros

L’écrivain et académicien Georges Duhamel (prix Goncourt 1918 pour son roman Civilisation) entamait en 1920 avec Confession de minuit un cycle romanesque Vie et aventures de Salavin tout entier consacré à un personnage de parfait antihéros : Louis Salavin. Les éditions de la Belle Étoile ont la bonne idée de ressusciter en format poche ce texte oublié et pourtant majeur par bien des aspects. Ce titre, la Confession de minuit, a été classé par Le Figaro littéraire comme un des douze meilleurs romans de la première partie du XXe siècle. Inconnu, levez-vous ! 

03/01/2021, 10:07

ActuaLitté

Les Ensablés – Les origines de la Renaissance d'Émile Gebhart (1839-1908)

Elle raisonnait facilement sur la peinture italienne ou flamande, sur le moyen âge ou la renaissance. Le bal de Sceaux est une nouvelle publiée en 1830, dans laquelle Balzac nous donne la peinture admirable d’une époque, nouvelle dont la profonde leçon morale qui frappe Emilie de Fontaine a été méditée par tous ceux qui furent tentés de soumettre l’amour à un calcul social.

20/12/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "La vie d'un simple" d'Emile Guillaumin (1873-1951)

Le prix Renaudot 2020 attribué à Marie-Hélène Lafon pour Histoire du fils nous rappelle que les romans paysans ont souvent recueilli le suffrage des prix littéraires. Récemment, nous évoquions Campagne de Raymonde Vincent récompensée en 1937 par le prix Femina. Cette même année, Jean Rogissart avec son roman Mervale obtenait le Renaudot... Aujourd'hui, nous parlerons de l'admirable Vie d'un simple de Emile Guillaumin qui, par sa facture, fait aussitôt penser à Marie-Claire (Prix Femina 1910) de Marguerite Audoux.

06/12/2020, 00:00

ActuaLitté

Les Ensablés - « L’axel littéraire de Jeanine Garanger » par François Ouellet

Voici un cas inattendu : Jeanine Garanger, née Hagnauer, étudiante en droit et championne de patin artistique qui devait publier deux ou trois choses assez délicates dans les années 1930, avant de disparaître complètement de la scène littéraire.

22/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - À l'ombre de Maurice Genevoix, par Elisabeth Guichard-Roche

Le 6 novembre 2018, le Président de la République était dans la Meuse, aux Eparges, lieu d’une terrible boucherie durant la première guerre mondiale. Recueilli devant la statue de Genevoix, il annonçait son entrée au Panthéon pour le 11 novembre 2020. Il y aura deux panthéonisations : celle du romancier et celle à titre collectif de ceux de quatorze annonçant la Nation combattante.

Depuis 10 années, les Ensablés explorent la littérature du XXème siècle, et il nous est venu l’idée de répertorier les écrivains qui ont connu la Grande Guerre et dont nous avons abordé les œuvres. Cela constitue en quelque sorte notre Monument aux morts, pour ne jamais oublier…

11/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Il nous est arrivé d'être jeunes" de François Bott

Une fois de plus, on en revient à cette collection de poche dirigée par Alice Déon, "La petite Vermillon" qui m'enchante depuis plusieurs années. Indifférente à la mode, La Table Ronde ose rééditer des textes qui ne feront certes pas la une des journaux littéraires de plus en plus conformistes, mais ravissent ceux pour qui la littérature est l'affaire de leur vie.

Aujourd'hui, il me faut parler d'un livre qui m'a ravi "Il nous est arrivé d'être jeune" de François Bott.

01/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Captain Cap" d'Alphonse Allais

« Jetons par-dessus bord paperasses et registres, et avec les ronds de cuir de ces incapables, faisons des bouées de sauvetage. »
Tel est l’un des principaux points de la profession de foi d’Albert Caperon, dit Captain Cap, candidat aux élections législatives de 1893. « Anti bureaucrate » et anti européen » il se présente comme un aventurier qui a passé « les trois quarts de sa vie sur mer et les deux tiers de son existence sur les terres vierges. »

18/10/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) par le comte de Fels

Le temps des vacances s'approche, ou s'éloigne : souvenez-vous, nous avions passé l’été à travers la Provence, en compagnie de Jean-Louis Vaudoyer. Cette fois, nous n’irons pas si loin, à peine pousserons-nous aux limites du département de la Seine-et-Oise ! Car nous sommes en 1927 et Jean-Louis Vaudoyer m’a demandé d’interviewer le comte de Fels, pour sa biographie d’Ange-Jacques Gabriel [1]. Le moyen de refuser ?

04/10/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - L’incertitude amoureuse de René Laporte (1905-1954)

René Laporte est né à Toulouse dans une famille bourgeoise de magistrats et d’universitaires. Il fait des études de droit, mais lance, à dix-neuf ans, une revue bi-mestrielle, Les Cahiers libres, artistiques et littéraires, puis fonde les éditions du même nom qui, entre 1925 et 1934, publieront environ 150 ouvrages.

20/09/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Chroniques du Lac: “Le vélo” de René Fallet

L’actualité récente a mis le vélo sous les feux de la rampe. La grève des transports de Décembre et Janvier derniers incite des milliers de cyclistes à enfourcher leur bécane pour se rendre au travail, au mépris de la pluie et des frimas hivernaux. Les programmes des candidats aux élections municipales font la part belle au vélo dans les grandes métropoles françaises.

06/09/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

Autres articles de la rubrique Livres

ActuaLitté

Annie Muktuk : attention ! Humour inuk noir et féroce !

Du sexe, de la tendresse, de l’humour – noir −et de la violence, c’est tout un concentré d’humanité que l’auteure inuk Norma Dunning nous offre dans ce recueil de nouvelles. Par Laurence Baulande.

21/09/2021, 11:49

ActuaLitté

La Petite boutique aux poisons, de Sarah Penner : doux parfums londoniens

BONNES FEUILLES – Règle 1 : le poison ne doit jamais être utilisé pour blesser ou tuer une autre femme. Règle 2 : le nom de la meurtrière et celui de sa victime doivent être notés dans les registres de l’apothicairesse..

20/09/2021, 15:55

ActuaLitté

Roberto Saviano : De Tobrouk, en taxi

Après s’être essayé au roman et aux essais-documentaires, Roberto Saviano revient à ses premiers amours : l’enquête. Photos à l’appui, quatre photoreporters et une infirmière acceptent de témoigner, à partir de leur expérience de terrain, sur la réalité des migrations vers l’Europe d’hommes et de femmes en quête d’un destin plus favorable. À travers ces entretiens, le livre, richement illustré, propose une réflexion plus globale sur l’accueil, la migration et les enjeux du témoignage photographique.

20/09/2021, 09:44

ActuaLitté

Va au diable, Charles Bukowski ! (ou peut-être y es-tu déjà ?)

La formidable maison d’édition Au Diable Vauvert nous a encore gâtés : « Un uppercut illustré. » Deux grands artistes subversifs à la manœuvre : l’illustrateur Crumb et ce diable de Charles Bukowski...

18/09/2021, 10:56

ActuaLitté

Grangé, Nothomb et My Hero Academie : les 200 meilleures ventes de la semaine

La 36e semaine de l’année, s’étale du 6 au 12 septembre 2021, montre bien que la rentrée littéraire s’installe. Quelques noms du moment percent – notamment chez Albin Michel (Amélie Nothomb et Jean-Christophe Grangé) et le 30e tome de My Hero Academia…. 

17/09/2021, 12:56

ActuaLitté

Paula Hawkins : Celle qui brûle et celles qui se consument...

Londres. Par un matin banal, est retrouvé mort sur sa péniche, Daniel, un jeune homme. Sa voisine le découvre poignardé. Et autour de lui, plusieurs figures féminines gravitent, inquiétantes. Ce nouveau roman de Paula Hawkins poursuit la veine de La fille du train et Au fond de l’eau. Parce qu’un mort, pour trois femmes, cela fait toujours beaucoup…

15/09/2021, 16:26

ActuaLitté

Mohican : Éric Fottorino et la paysannerie du Jura

Éric Fottorino a choisi de se confronter au monde rural français pour son 14e roman. Entrepris dès 2015, celui qui fut un jeune journaliste agricole au Monde, raconte le destin d’une terre agricole du Jura et de la famille qui s’y consacre depuis des générations. Une lignée, les Danthôme : des aïeux convoqués par le souvenir, un vieux paysan empoisonné, son frère muet, et un fils, Mo, sacrifié d’une terre familiale qu’il chérit.

15/09/2021, 11:57

ActuaLitté

Juliana Léveillé-Trudel, Catherine Meurisse et Coralie Bickford-Smith : Books By Women

Début septembre, la newsletter Books By Women prenait fin. Mais en accord avec sa créatrice, ActuaLitté propose de retrouver les archives de ces chroniques, dans un exercice de remontée dans le temps. « Nous n’aurons plus rien d’autre à faire, plus rien que pleurer le jour défunt. Du temps passera. Du temps seulement. Et du temps va venir. Du temps viendra. Où nous ne saurons plus du tout nommer ce qui nous unira. Le nom s’en effacera peu à peu de notre mémoire. Puis, il disparaîtra tout à fait. » (Marguerite Duras, Hiroshima mon amour)

15/09/2021, 10:21

ActuaLitté

Les 200 meilleures ventes en librairie : rentrée scolaire ou littéraire ? (semaine 36)

La semaine 36 — qui prenait ses quartiers le 6 pour s’achever le 12 septembre 2021 — dévoile enfin ses résultats. Notre partenaire Edistat nous a ainsi fait parvenir les 200 livres qui se sont le plus vendus au cours de cette période en librairies, strictement. Et la rentrée littéraire le dispute à la rentrée scolaire — notamment parce que Jean-Luc Lagarce est au programme du bac de français de 1ère. Et dépasse donc Amélie Nothomb : étonnant, non ?

14/09/2021, 14:03

ActuaLitté

Hanako-kun : pactiserez-vous avec l’espiègle esprit des toilettes ?

L’école Kamome grouille de rumeurs — elle serait hantée par sept esprits différents. Nene Yashiro, élève en seconde là-bas, est encore tombée amoureuse d’un garçon. Puisqu’il paraît que l’esprit qui hante les toilettes des filles exauce les vœux, elle tente sa chance. Mais l’esprit des toilettes a une sacrée personnalité, et un vœu exaucé exige toujours des contreparties ! Voilà Nene embarquée dans un monde qui la dépasse. 

14/09/2021, 10:28

ActuaLitté

Du cunéiforme aux émojis : la grande histoire de l'écriture

Attention, petite splendeur, en grand format : Vitali Konstantinov (dans une traduction de l’allemand par Hélène Boisson), réalise un album de noir, de blanc et de rouge, pour raconter l’histoire de l’écrit. Somme scientifique vulgarisée avec patience, l’ouvrage se résume assez facilement avec ce dessin de Thoto, dieu égyptien à tête d’ibis, qui manipule (à l’envers) un smartphone. Tout est là : des origines des signes, à la nécessité d’un langage, en passant par la métamorphose des sons… Une merveille. 

14/09/2021, 10:15

ActuaLitté

Le Loup, l'Épée et les Etoiles : les années Lola Lafon

L’auteure de la petite communiste qui ne souriait jamais retrouve les librairies en septembre avec un recueil de textes. Parus pour la majorité dans l’hebdomadaire le 1 et la revue trimestriel Zadig, beaucoup de thèmes passent pour des textes parfois cinglants, parfois tendres, jamais dogmatiques, toujours radicaux, toujours humbles, et colorés d’une profonde nostalgie.

 

13/09/2021, 14:56

ActuaLitté

Enfant de Salaud, de Sorj Chalandon : Klaus Barbie, père inexemplaire

C’est certainement l’un des ouvrages les plus dérangeants et déconcertants de cette rentrée littéraire, Enfant de salaud du journaliste Sorj Chalandon. Il officia durant plus de trente-quatre ans auprès du quotidien Libération, avec une plume souvent acerbe. Il contribue aujourd’hui au Canard enchaîné, toujours avec la même fougue et la même persuasion intentionnelle. 

13/09/2021, 11:08

ActuaLitté

Mangas, dictionnaires : les 200 meilleures ventes de livres de la semaine 

Sur la semaine dite 35, allant du 30 août au 5 septembre 2021, notre partenaire Edistat annonce la liste des 200 meilleures ventes de livres. Et, paradoxe des plus séduisants, la rentrée littéraire bat son plein, mais le manga demeure le genre le plus prisé — occupant cinq des dix premières places. Seule Amélie Nothomb parvient à tirer son épingle du jeu, en prenant la troisième place du top. Et sans trop d’étonnement, le classement fait la part belle aux ouvrages scolaires de référence…

11/09/2021, 12:50

ActuaLitté

Nuuk : dans la blancheur du Groenland, avec Mo Malø

Nuuk. Capitale du Groenland. En plein cœur du mois de décembre, le jour ne dure que quelques heures seulement. Après des problèmes personnels importants, le commandant Qaanaaq Adriensen a été ré-intégré par Arne Jacobsen, son supérieur de Copenhague qui, pour valider son aptitude à reprendre du service, lui a mis deux bâtons de taille dans les pieds !

10/09/2021, 12:52

ActuaLitté

Explorateur d'océans de Jean-Louis Étienne : préserver la Terre...

BONNES FEUILLES – Le XXIe siècle sera maritime. Tous s’accordent à le dire. Jean-Louis Étienne revient sur son parcours d’exploration des pôles et des océans. Un livre très personnel dans lequel il rappelle à quel point l’océan mondial, l’autre poumon de la planète, est au coeur de l’avenir du climat de la Terre et des ressources pour l’humanité.

09/09/2021, 11:31

ActuaLitté

Pauline Delabroy-Allard, Marianna Coppo, Kabi Nagata : Books By Women, les archives

Début septembre, la newsletter Books By Women annonçait la fin de son aventure éditoriale : conçue pour proposer deux à trois ouvrages, romans, bande dessinée, littérature jeunesse, écrits par des femmes, la lettre était suivie par plus de 2000 personnes. Afin de préserver les archives, ActuaLitté vous proposera désormais de remonter dans le temps, pour (re)découvrir les œuvres présentées. 

 

09/09/2021, 09:36

ActuaLitté

Orsenna réconcilie chauve-souris et humains dans Marcel le Petit Rhinolophe

La mission de Noé n’est pas mince : mettre fin à la guerre qui oppose les Chauves-souris et les Hommes... Au-delà du fantasque de son conte, qui fait bien sûr écho à l’actualité – des accusations de transmission du SARS-1 et du SARS-2 par les chauves-souris à l’Homme –, Érik ORsenna emmène le lecteur dans une histoire d’entraide et de partage, propre à démontrer l’incroyable unicité du vivant et l’importance de la coévolution.

09/09/2021, 07:21

ActuaLitté

Les chiens de Pasvik : incident diplomatique à la frontière russe

Le fleuve Pasvik coule vers le Nord, vers la mer de Barents. Au nord du bout du nord de la Norvège. Sur près d’une centaine de kilomètres, il marque la frontière entre Norvège et Russie. Une zone chahutée lors de la Seconde Guerre mondiale. Une région qui garde la mémoire du fascisme et du communisme, des relations conflictuelles, de la Guerre froide, des antagonismes est-ouest et qui reste encore l’un des premiers points de friction entre les deux blocs…

08/09/2021, 13:53

ActuaLitté

Jonathan de Cosey : La piste de Yéshé met un terme à la série

BONNES FEUILLES – C’est une lettre, reçue poste restante à Delhi la veille de son retour en Europe, qui entraîne Jonathan sur La Piste de Yéshé. Là, alors que les « libérateurs » venus de Beijing cherchent à anéantir l’identité tibétaine, Jonathan, installé dans un monastère perdu au cœur de l’Himalaya, retrouve après de longues années celle qui donnera une réponse à ses questions.

08/09/2021, 13:06

ActuaLitté

Adaptée en BD, La Commode d'Olivia Ruiz révèle de nouvelles couleurs

Après l’adaptation en BD du roman Jukebox Motel de Tom Graffin, assurée par Marie Duvoisin parue en avril dernier, les éditions JC Lattès, en partenariat avec les éditions Bamboo/Grand Angle, renouvellent l'expérience en choisissant d’adapter le roman à succès d’Olivia Ruiz au plus de 300.000 lecteurs, La Commode aux tiroirs de couleurs. Le roman, reposant sur un faisceau d'émotions, rejoint ainsi la ligne éditoriale de la maison d'édition.

07/09/2021, 12:25

ActuaLitté

Bons baisers de Limón creuser les racines sous le soleil

Quoi de plus intime qu'une histoire de famille ? Quoi de plus banal, sans doute, que les anecdotes qui passent de génération en génération ? Mais quoi de plus universel, surtout ? Avec Bons baisers de Limón, Edo Bernes, jeune dessinateur costaricien signe un premier album inoubliable, tissé dans le plus fragile des fils, celui des histoires intimes, qui recoud et détricote les familles et leurs drames.

07/09/2021, 09:19

ActuaLitté

Comme ce monde est joli : et si c'est Karen Joy Fowler qui le dit...

BONNES FEUILLES – Comme ce monde est joli rassemble des nouvelles souvent primées, issues de différents ouvrages de l’autrice. Il rend compte de la variété des registres littéraires de Karen Joy Fowler (weird, fantastique, intimiste, réaliste décalé, fantasy, science-fiction) et rassemble des textes à forte charge psychologique, où l’inquiétante étrangeté imprègne des scènes du quotidien (scènes de famille, de bar, de camping, petit-déjeuner, etc...). 

07/09/2021, 08:11

ActuaLitté

L'écologie pour sauver nos vies : tout sur Mamère

Les saisons pré-électorales sont régulièrement l’occasion de voir fleurir des ouvrages de futurs candidats, voire de candidats à la candidature. Noël Mamère n’est cependant rien de tout cela puisqu’il ne brigue plus de mandats. Aurait-il donc sorti son livre longtemps avant l’échéance nationale de 2022 pour se démarquer du flot de ces parutions qui ne vont pas manquer de couvrir les étalages des librairies ?

06/09/2021, 11:49

ActuaLitté

Nijigahara Holograph : un one-shot de destins croisés oppressant et magique

Harcèlement, amours secrets, rumeurs paranormales : l’enfance de cette petite classe d’école primaire était pleine de tensions qui se cachaient aux adultes. Jusqu’à ce que cette fille soit poussée dans un puits près de la plaine de Nijigahara. Treize ans plus tard, sous la forme d’étranges papillons, le passé revient hanter les anciens élèves… 

06/09/2021, 11:05

ActuaLitté

La bête en elles : Camille Lysière traque celle qui est tapie au fond de l'âme

L’histoire commence après que Marie ait obtenu son bac. Cet été sera unique : elle part pour Paris, où elle a trouvé un petit job de serveuse. Le début de sa vie d’adulte. Gentiment hébergée par Olivier, l’ami de son père, et sa femme, tout semble sourire à cette jeune fille… Puis, une nuit, après avoir été d’une froideur déstabilisante avec Marie depuis son arrivée, Olivier s’invite dans sa chambre et commet un acte irréparable, irréversible. 

06/09/2021, 10:23

ActuaLitté

Seize lacs et une seule mer : Sébastien Berlendis vers la Baltique

BONNES FEUILLES – Le récit d’un été passé à découvrir les multiples lacs qui quadrillent et entourent Berlin, en suivant le tracé imprévu d’une femme de lac en lac. Il y en a seize à explorer et, au bout du voyage, la mer Baltique. Les images défilent comme une rétrospective d’un Berlin bucolique, loin des axes urbains et des lieux communs. 

02/09/2021, 14:52

ActuaLitté

Cynthia Murphy : The Last One to Die, légendes urbaines et frissons

BONNES FEUILLES – Elle pensait vivre le meilleur été de sa vie... ce sera peut-être le dernier. Niamh, 17 ans, a travaillé comme une dingue pour pouvoir se payer des cours d'été dans la plus grande école d'art dramatique de Londres. Elle s'imagine découvrir une ville accueillante mais se heurte à une ambiance glaçante : de nombreuses jeunes filles, dont ses nouvelles amies, se font violemment agresser. Toutes ont le même profil, celui de Niamh... qui va se retrouver au coeur du plus effrayant des films d'horreur ! Un thriller haletant sur fond de légendes urbaines.

02/09/2021, 11:19

ActuaLitté

Cobrastar : imaginaire débridé pour un space opera d'enfer

Sa couverture aux couleurs acidulées, parsemée de monstres futuristes inspirés des yôkai japonais, avait de quoi attirer l’attention. La quatrième de couverture, qui décrit cette histoire comme l’enfant caché des Gardiens de la galaxie et des Tontons flingueurs, a réussi à intriguer. C’est finalement dès le premier paragraphe que l'on s'embarque dans la lecture de ce premier roman, signé Thomas Bois – lequel, saugrenu, décrit une mouche festoyant sur une crotte de coyote, rien que ça. 

01/09/2021, 17:03

ActuaLitté

Burning Boy - Vie et oeuvre de Stephen Crane, prochain roman de Paul Auster 

BONNES FEUILLES – Fasciné par la trajectoire de Stephen Crane (1871-1900), comète rimbaldienne de la littérature américaine, mort de la tuberculose à 28 ans, Paul Auster remet en lumière sa vie et son œuvre, lui rendant ainsi un hommage éclatant, celui d’un « vieil écrivain empli d’admiration pour le génie d’un jeune écrivain ». 

01/09/2021, 08:00

ActuaLitté

De la violence coloniale dans l’espace public

Ce guide décolonial nous emmène du côté de la Porte Dorée, à Paris, visiter un « triangle colonial » composé de trois monuments qui offrent un condensé de l’histoire coloniale, culturelle, économique, raciale et politique de la France. On y croisera une immense fresque mettant en scène, « l’air de rien », l’économie extractiviste basée sur l’esclavage et le travail forcé dans les colonies, un monument qui fait régulièrement l’objet d’actions anti-colonialistes, et une statue d’Athéna représentant « La France apportant la paix et la prospérité aux colonies ». 

31/08/2021, 18:28

ActuaLitté

Melmoth Furieux : palimpseste et renaissances à Disneyland

Vous aimez Disneyland ? Des attractions où que l’œil se perde, la nourriture farfelue et délicieusement chère, les personnages qui se baladent, vous sourient et vous aiment, la magie entêtante de ces histoires qui nous ont bercés ? Comme c’est dommage… Des gosses vont tout faire brûler. 

31/08/2021, 11:14

ActuaLitté

Christiane Taubira signe son premier recueil de nouvelles

EXCLUSIF BONNES FEUILLES – Christiane Taubira, ancienne ministre de la Justice et garde des Sceaux, a déjà publié de nombreux ouvrages qui ont remporté un vif succès, dont Gran Balan et Nuit d’épine (respectivement 31.503 et 55.955 exemplaires, données Edistat). Ce 16 septembre, elle publiera chez Robert Laffont un recueil de nouvelles intitulé Ces morceaux de vie… comme carreaux cassés. Dont ActuaLitté vous propose en avant-première un extrait. 

31/08/2021, 10:00

ActuaLitté

Patrick Besson signe un Petit éloge amoureux de la librairie

BONNES FEUILLES — À l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Privat vous proposent de découvrir le premier livre d’une nouvelle collection, avec ce Petit éloge amoureux de la librairie par Patrick Besson. En fin d’ouvrage, un récapitulatif de toutes les librairies de France et de Belgique, comme une liste à la Prévert en petits caractères…

30/08/2021, 15:18

ActuaLitté

La Maison Chapelier, de Tamzin Merchant : magie et espièglerie !

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée littéraire, les éditions Gallimard vous invite à découvrir l’univers magique imaginé par Tamzin Merchant. Entre Miyazaki et Mary Poppins, une enquête palpitante et colorée dans un univers merveilleusement loufoque ! 

30/08/2021, 07:45

ActuaLitté

Bang ! Bang ! Planquez-vous, Baladi prend sa « Revanche »

Devinette, qu'est-ce qui est gros, tout jaune et tout frais, qui arbore un cavalier masqué sur sa couverture toilée et un marque-page à l'intérieur ? C'est « Revanche », le nouveau titre de Baladi publié par The Hoochie Coochie, l'éditeur phénix qui renaît de ses cendres en cette rentrée de septembre. Sous sa présentation soigneuse et luxueuse, avec ses six coups qui tonnent et ses explosions qui détonent, « Revanche » va faire du bruit en librairie.

30/08/2021, 07:38