#Droit / Justice

Les Ensablés – “Temples grecs, maisons des Dieux” d'André Suarès

En 1873, dans sa leçon inaugurale à l’université de Vienne, le professeur Thausing exigeait qu’on bannît le mot « beau » et récusait toute Histoire de l’art où cet adjectif figurât ; depuis, d’autres savants ont surenchéri en prétendant afficher à l’entrée des amphithéâtres : « Ici il est défendu d’admirer ». En obéissant à ces critères, on ne voit pas qu’André Suarès et  son Temples grecs, maisons des Dieux, dont L’Eveilleur nous donne une passionnante réédition, documentée et remarquablement illustrée, puisse trouver sa place sur les bancs. La preuve : en ne le mentionnant pas dans son Histoire de l’histoire de l’Art, qui est pour les Français comme le Gotha des historiens de l’art, Germain Bazin le condamne à un oubli certain. Mais chassez le génie par la porte, il revient par la fenêtre : les étudiants qui consultent à l’Institut National de l’Histoire de l’art le fonds Doucet, dont André Suarès constitua la partie la plus ancienne, puisent à pleines mains dans les trésors que le Condottiere leur a constitué.

Le 16/06/2019 à 09:00 par Les ensablés

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16/06/2019 à 09:00

Les ensablés

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Par Antoine Cardinale

Le Condottiere
Au demeurant, André Suarès nous en fait l’aveu : L’art et l’histoire de l’art font deux et ne sont pas du même ordre. Tout l’effort des savants ne prête pas un atome de beauté ou d’harmonie à une œuvre. Ainsi la lecture pour Proust, qui est capable de nous porter au seuil de la vie spirituelle, sans la constituer pour autant ; pour Suarès la vision savante de l’art nous amène au seuil de l’expérience esthétique, mais pas au-delà. Je n’évoquerais pas cet auteur englouti dans une immense solitude dont Denis Gombert (ici) a parfaitement décrit les éléments biographiques et le drame personnel ici même, dans les Ensablés. Il n’est pas inutile cependant de préciser à nouveau qu’il fut admiré par Gide et Romain Rolland, défendu par Brunetière, ce qui est un brevet d’honneur ; collaborateur régulier de la Nouvelle Revue Française, ami de Gabriel Cognacq, de Maurice Pottecher, et choisi par Jacques Doucet pour construire sa bibliothèque littéraire ; que Pierre Benoît lui dédie l’Atlantide, pour le remercier d’avoir poussé Koenigsmark en 1918 vers le prix Goncourt (1) ; enfin échangeant avec Bourdelle ou Claudel des correspondances qui ont été publiées.
Temples grecs est comme la conclusion du Voyage du Condottiere, et ne se peut comprendre sans nous intéresser au magnum opus d’André Suarès.
Le Voyage du Condottiere, fleuve de points d’exclamation, charriant jugements catégoriques et hallucinations d’artiste ! En trois volumes, publiés en 1910 et en 1932 pour les deux derniers, André Suarès écrivit un chef d’oeuvre étrange et exigeant, qui fit de lui un écrivain pour écrivain, mais dont la forme lyrique et la morale aristocratique tint le grand public à l’écart.
En 1895 il fit le premier de ses cinq voyages : Lors de ma première visite, j’avais vingt ans et j’étais dénué de tout. J’ai dormi à la belle étoile, sous le portail de Sainte Marie des Grâces. Son fourniment devait être bien simplifié et sa bourse légère : il nous confesse qu’une fois, il ne mangea pas de trente heures. De toute la largeur du pied, il prend possession de cette terre d’Italie, allant à son pas sur des chemins que l’on n’empierre plus. Imaginons-le marchant sous un ciel bistré par l’orage ou courbé sous le feu de juillet et se rafraîchissant à l’herbe de la rive. Les gamins des rues ne durent pas être bien charitables et il lui fallut plus d’une fois je pense, jouer du bâton pour se défendre des chiens de ferme et gagner dans les villes, par des rues fangeuses, un logis douteux en craignant toujours que le pied ne lui glisse dans l’ordure.
C‘est peu dire qu’il ne voyage pas dans les meilleures conditions de confort : s’il tombe dans la ville à midi, à l’heure où les églises ferment leurs portes, il lui faut attendre dans la chaleur et la poussière de la rue, assis sur une borne de carrefour ; le soir subir les moustiques ; dîner de rien sur les places au milieu d’un peuple de statues. Il est pauvre à double titre : selon la définition qu’en donne les bureaux de pauvreté ; et selon le sens de ce mot tout évangélique que Léonard de Vinci glisse quelque part dans sa correspondance : il est pauvre celui qui désire beaucoup de choses, comme de vouloir posséder la Terre et la lumière juste, ainsi que Suarès nous le confie ingénument. Manteau de roulier, une silhouette d’un seul jet, un air de sac et de corde, il semble chercher un pays où la douleur ne l’atteindra pas, apatrié seulement à l’horizon qui fuit : Pourvu que j’aie le ciel et le soleil écrit-il à Bourdelle. Tantôt folâtre comme un jeune veau qu’on vient de mettre à l’herbe, tantôt l’âme noire et des tremblements de prophète, il est un vieil enfant en somme, une âme forte qu’une jolie contadine eût pu faire revenir en son âge ! Il est vrai, jamais le vent de la Fortune ne souffla bien fort pour lui, et l’amitié lui manqua. Pour l’amour –car dans ma simplicité je ne m’explique pas André Suarès autrement- d’autres que moi, un biographe patient, découvriront celle qu’il aima sans mesure et qui peut-être ne le sut jamais, celle qui chargea son âme vagabonde d’un amour inexprimé, celle dont il voulut baiser les gestes qu’elle faisait, celle qui inspire les mots chers et doux, celle qu’on invoque au moment d’entrer chez Dieu.
Pour finir, rien en lui n’est classique : il est romantique, avec fureur, Sturm und Drang, du côté de Gaspard de la Nuit ou de Hölderlin. Victor Hugo est pour lui « le premier des énergumènes » et s’il voit en Stendhal un modèle, il faut admettre qu’admiration ne vaut pas ressemblance. L’ascétisme ne lui est pas un renoncement, le plaisir lui est un droit de nature, et la littérature un chemin vers le bonheur. Ecce homo ! Voilà cet homme de trente ans, avec ses colères d’enfant et ses tristesses de vieillard, tournant en rugissant comme dans une cage dans l’Europe aux anciens parapets. Beau Conquérant ! un de ces hommes qui n’auront jamais d’adresse et qui commence tôt une vie d’espérances trompées, saevas paupertas.
Les façades sévères lui cachent les palais secrets et ces heureux jardins derrière les hautes murailles qui sont comme l’essence de la civilisation italienne. Il ne demande presque rien pourtant, seulement de se retrouver comme un chant sous les clairs ombrages, et de nous faire partager ses enchantements.

L’Italie heureuse
Vous savez faire la part des choses, vous avez pénétré son caractère et senti l’ombre froide de ses secrets. Vous pouvez maintenant suivre André Suarès : il est un guide enchanteur.
A Venise, d’abord : les parfums qui brûlent à Saint-Marc lui portent à la tête, étourdissent un homme engourdi par la tristesse, une âme gercée par la solitude : ici, il se sent passer du monde haï au monde désiré, délié de toutes les valeurs morales. L’argent, qu’il méprise partout ailleurs, a perdu ici son poids de pêché ; les odeurs un peu fortes ailleurs, avec l’aide des embruns, deviennent les odeurs d’une race forte et joyeuse. La religion, ridicule ailleurs, retrouve ici son parfum de mystère ; ailleurs les tombeaux des puissants ne lui inspirent que de sifflants sarcasmes : à Venise, ils deviennent une méditation sur la rectitude de vie donnée au bien commun, à Dieu et à la gloire de la Cité et si à Padoue, Gattamelata est un soudard qui a réussi, à Venise, le Colleone est la force juste .  Il lui vient des images à la Lautréamont : le campanile dès l’aube, rive la flottante Venise au matin bleu, et le soir, il est le mât de brocard rose et d’or à la barque amarrée pour Vénus, et devant le Colleone la place roule dans la gueule de la nuit.
Des images à la José Maria de Heredia aussi : quel Othello, quels prétoriens barbares étouffent donc là-haut ce malade impérial ?  et parfois la sobre, cynique et discursive manière du moralisme français : La grandeur de tuer est un peu moins rare en Italie qu’ailleurs ; mais cet art n’y compte pas que des chefs-d’œuvres.
Après avoir dessiné à Ravenne les contours ouatés d’une Bruges symboliste et d’un monde comme tombé en faiblesse, il revient à Venise, par la voie de mer : c’est une page qu’il faut lire, parmi les plus sensibles que Venise ait inspiré –et Dieu sait combien de pages, hélas, elle a inspiré- : il surprend Venise dans le silence de la nuit qui pâlit et il y débarque comme on rentre dans le lit d’une femme : c’est une étreinte muette dans une harmonie de bleu et de rose : la Piazzetta s’offre au baiser de l’aube, étalée sur le quai trempé d’ombre, comme les princesses de Babylone dans la nuit sacrée .
Et comme on sent la justesse de ce résumé de Venise : La joie de la vie antique dans l’or du songe chrétien, comme il dévoile en un mot le secret de cette distinction qu’on sent en Italie plus souvent et plus vivement qu’ailleurs, une distinction de ton, de couleur, de forme qui tient tout uniment à  l’habitude de la beauté.
Au Bargello, aux Offices c’est un guide passionné, dont il faudrait citer des pages. Accompagnons-le plutôt au petit musée d’Urbin, logé dans le palais ducal : laissons-le nous instruire devant la Flagellation de Piero de la Francesca : Non seulement ce tableau est le plus beau de Piero : il est un des quatre ou cinq chefs d’œuvres qui dominent sur toute la peinture en Italie. Ce panneau en bois, qui a beaucoup souffert du temps, est plus rare encore par la nouveauté de l’expression. Parut-il extraordinaire en 1470 ? Il l’est toujours, et neuf aujourd’hui même. La scène est établie sur une double échelle ;  il est d’abord prodigieux par l’invention ; la hardiesse de l’ordonnance, le goût incomparable de l’architecte, la beauté de la nature morte, le dallage, les plafonds ; les notes bleues qui font l’harmonie générale de l’œuvre, sur des accords aériens ou puissants de rouge assourdi. On a deux pages d’une ekphrasis, d’une description d’image la plus vivante, comme on en trouve peu dans la littérature et qu’on doit donner pour modèle, partant de la matérialité de l’œuvre, traçant le cercle de ses qualités formelles ensuite, et enfin animant l’image pour en révéler le sens.
Comme il a aimé ce pays de Toscane ! Marchons à ses côtés : c’est la fin d’un beau jour, le vent pousse des nuages noirs au- dessus de la vallée et les accrochent aux vieilles tours de villes sans âge, cuirassées dans leurs murailles, méditant un coup de lance derrière la visière baissée de leurs créneaux noircis, gardant à l’arrière un palais encapuchonné de ses poivrières comme une dame sous son hennin. Pérouse, aux ombres noires et rouges qui cache des meurtres sous son manteau ; Gubbio, tyran de pierre, Volterra l’Etrusque, et le noir sourcil de ses murailles, sa Porte de l’Arc aux trois têtes fichées comme celles des rebelles d’Etat aux rostres du Senat. Et Urbin qui lui fut comme un idéal !
Le palais dont on doit les dessins à Luciano Laurana qui le construisit, en un tour de force qui ne paraît pas, sur deux ravins et une double colline ; ce duc, Federico da Montefeltre, dont Piero a immortalisé le profil d’oiseau de proie : laid au dernier degré, nez cassé, l’œil en bouchon de carafe, bouche fine, une expression nulle, inquiétant  autant qu’il est possible ; au reste, le plus brave capitaine de son temps, dont les historiens nous ont fait connaître la parfaite dignité, la familiarité sincère avec le peuple de sa petite patrie, d’une religion ferme et sincère, épris des Anciens : Sa vie de soixante ans est pleine de victoires et d’œuvres. Pas une cour du temps n’égale la sienne ; elle a le charme et la gravité des vrais plaisirs qui sont les plus honnêtes ; elle est élégante et polie, savante et sage. Le duc réunit à Urbin les plus beaux artistes et les plus admirables livres. Quel beau palais que le sien ! La première Renaissance n’a rien de plus achevé. L’escalier, les vastes salles, les chambres privées, les corniches, les frises de marbres, l’ornement au-dehors et au-dedans, tout ce style est proche de la perfection. La finesse et la grandeur s’entendent. Les belles proportions font oublier le luxe et la mesure s’impose même au faste. Et que dire du studio du Prince qui dit tout la vénération pour l’étude, le recueillement !

Le bout du Voyage
Le Voyage du Condottiere devait comporter trois livres : le premier sur l’Italie du Nord, le troisième sur la Toscane . Au milieu devait s’insérer le second livre ; Suarès nous annonçait en effet qu’il le prépare et que pour cela il court sur Naples et la Sicile. Par son caractère singulier Temples grecs, maisons des Dieux ne pouvait cependant trouver sa place dans l’épopée du Condottiere dans l’Italie heureuse. Publié en 1937, sans qu’il ne cherchât jamais à le relier ouvertement au Voyage, il n’est plus le volume intermédiaire mais le codicille de ce testament spirituel, et il ne serait pas injuste que désormais on les publiât ensemble. Si on ressent dans les deux premiers volumes une immense culture, cette « solidité des dessous » dont Flaubert fait la condition de la littérature, Temples grecs, maisons des Dieux est au contraire un essai poétique et triste. Qu’on ne compte pas sur Suarès, érudit et amoureux de la Grèce antique pourtant, pour un cours magistral : Je ne puis décrire un temple ; que les archéologues s’en chargent ; qu’ils comptent les pierres, les mesurent et les pèsent. Pour ma part, je ne sais rien du temple.
Paestum marque la frontière spirituelle du Voyage : ici dans l’ivresse amoureuse du couchant, le soleil s’en va tout en feu au rendez-vous de la mer. L’abandon y règne mais la majesté aussi, et le silence à l’égal d’un récit lyrique. Car après avoir parcouru l’Italie à travers les siècles pendant vingt-cinq ans, il touche enfin à la Sicile tourné contre l’Afrique obtuse. C’est le bout de l’Europe et le terme d’une expérience.
En Sicile, il est comme au désert, et il subit là les tentations d’un anachorète : Je vais et viens, avec nausée, et le dégoût aiguise ma tristesse. Jamais le désordre n’a jeté sur moi un tel harpon d’épouvante. Dans ces lieux où, selon son expression, la nature a tué l’esprit, il est gagné par un découragement et par ce nihilisme qui est le fonds de son caractère. Mais que revienne la lumière du jour et sa jeunesse renaît : Toute la grâce du jour dans la fleur du matin ! L’aube est divine au temple de la Concorde. La pierre palpite. Poreuse, elle ne boit pas l’eau : ce ciel de saphir n’en possède pas une goutte ; mais elle dévore la lumière et la garde passionnément. Ce miel d’or est sa nourriture. Par un calcul exquis, l’entre-colonne de la façade se fait plus étroite du centre aux angles. De la sorte, la respiration du temple est, à tout instant de la clarté, celle d’un torse. La déesse, qui baigne encore dans les sourires su sommeil, ouvre les yeux. Et la mer, plus loin, sort des langes de l’aube…
Sur cette terre hautaine qui ne se livre pas facilement et qu’il choisit de parcourir dans la fournaise de l’été, il se perd, à l’imitation de sa raison qui s’égare : mauvaise chère, mauvais chemin ! Il rencontre un pâtre, berger de pierres, et sa femme : J’ai passé la nuit chez eux. Ils n’ont rien. A peine une miche épaisse, dur et sans sel. …ils m’ont donné de leur vin, lourd et dense, d’un sucre où l’on sent une vapeur de soufre.
La vision de ce qui reste de la civilisation de la Grande Grèce n’est ni une vision historique, ni une interprétation littéraire. C’est celle du Temps qui ramène au Chaos ce que l’homme dans un moment de folle illusion, a cru extirper du Chaos. La carrière de pierre s’assimile aux colonnes et aux chapiteaux roulés dans la millénaire poussière de l’abandon. Le voyage aux vingt-cinq siècles d’Histoire devait s’achever dans une vision de fin du monde et le pèlerinage aux sources de la beauté finir dans une prière au Néant.

Ci-gît
Il y a dans ce grand écrivain d’un accès difficile il est vrai, un peu de Cyrano de Bergerac : après tout la pièce de Rostand est de 1897, les premières notes du Condottiere datent de 1895. Cette fureur triste, cette humeur querelleuse : c’est bien lui ! Il tomba dans la Belle Epoque comme chu d’un autre siècle, cascadant d’un astre à l’atmosphère rare jusqu’à notre monde sublunaire, sa cape de vagabond humide encore d’une rosée céleste et brillante de la poudre ramassée aux étoiles ; celui dont ses amis avaient tout prédit : l’abandon, la misère, ayant attaqué les faux écrivains, les plagiaires, les faux voyageurs. Celui dont de Guiche, à la fin de la pièce nous confie -et ce serait une belle épitaphe pour sa pierre tombale qui je crois n’en a pas (2) -  Ne le plaignez pas trop, il a vécu sans pactes / Libre dans sa pensée autant que dans ses actes.

Antoine Cardinale - juin 2019.

1 L’ échec de Koenigsmark au prix Goncourt de 1918, battu sur le fil par Civilisation de Georges Duhamel par quatre voix contre six, témoigne néanmoins de la discrète et efficace influence de André Suarès.
2  Selon Robert Pariente, son biographe (André Suarès, L’insurgé, Laffont, 1999) André Suarès renonça à faire graver l’épitaphe qu’il avait pourtant écrit : Laissez-moi loin de toute route / Si seul que j’ai toujours vécu/ Que le ciel et le vent écoutent / Mon silence de grand vaincu.

 

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Au milieu des années 1990 paraît ce détonnant roman à clefs, une politique-fiction imaginant la fin de la Belgique par la prise d’indépendance de la Flandre et le déclenchement d’une guerre civile dans la capitale. Soulevés par une atmosphère décliniste, violente et baroque, des personnages symboliques hauts en couleur discourent et agissent au nom de passions diverses, confrontés aux mystères du sens du hasard et de l’Histoire. Racontés a posteriori sous forme de mémoires, ces événements sont censés s’être déroulés en l’an 2007. Par Louis Morès. 

27/02/2022, 09:00

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Les Ensablés - La psychanalyse de Freud de Pierre Janet, par Armel Job

Quand on parle de maladies mentales, s’il est un nom qui accourt spontanément sur toutes les lèvres, c’est bien celui de Sigmund Freud (1856-1939). Freud a été élevé au rang des grands génies de l’humanité pour avoir exploré un véritable continent, terra incognita avant lui, à savoir le monde de l’inconscient. La méthode psychanalytique qu’il mit au point s’est frayé un chemin dans cet univers ténébreux afin d’en révéler les mystères. De nos jours, le public cultivé pourra citer quelques noms supplémentaires des explorateurs de ce monde parmi les disciples ou les épigones du maître viennois, tels Jung, Adler, ou Lacan. Mais qui se souvient de Pierre Janet ? Par Armel Job, écrivain

06/02/2022, 09:00

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Les Ensablés – Hélène ou la solitude, de Jean Gaulmier

Roman fleuve, roman monde, Hélène ou la solitude de Jean Gaulmier avait il y a quelques années déclenché l’enthousiasme de notre ami et fondateur des Ensablés, Hervé Bel. Son engouement a suscité l’envie d’un éditeur, en l’occurrence les éditions de la Belle Étoile, de republier cet ouvrage. Que cet éditeur soit ici remercié d’avoir fait confiance au goût d’un lecteur pour prendre un tel pari. Doublement remercié même, car ce roman mérite assurément de sortir du petit cercle des amateurs éclairés auxquels il était jusqu’alors confiné pour être désormais disponible auprès d’un public plus large. Par Carl Aderhold, écrivain.

23/01/2022, 10:17

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Les Ensablés - On ne revient pas, le roman exupérien d'Hélène Froment

Hélène Froment (1908-2003), auteure d’un excellent premier roman paru chez Gallimard en 1941, On ne revient pas, est le pseudonyme d’Hélène Jaunez, qui a épousé l’aristocrate Jean de Vogüé (futur chef de la Résistance) en 1927. Dite Nelly de Vogüé, elle est surtout connue pour avoir été la maîtresse de Saint-Exupéry à partir de leur rencontre chez Louise de Vilmorin en 1929, deux ans avant le mariage de l’écrivain avec Consuelo. En 1949, cette fois-ci sous le pseudonyme de Pierre Chevrier, Nelly va lui consacrer un ouvrage, Antoine de Saint-Exupéry (Gallimard, 1949), et sera responsable de l’édition posthume de Citadelle (1948) et des Carnets (1953) de l’écrivain. par François Ouellet.

02/01/2022, 09:00

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Les Ensablés - Batouala (1921) de René Maran (1887-1960)

Les Ensablés ont le plaisir d'accueillir aujourd'hui dans leur rubrique Marie Coat, grande lectrice, qui nous fera partager au fil du temps ses découvertes. Merci à elle. Il y a tout juste un siècle, le 14 décembre 1921, le prix Goncourt fut attribué à René Maran, administrateur des colonies, pour son roman Batouala, proposé au jury par Henri de Régnier. Par Marie Coat

19/12/2021, 09:00

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Les Ensablés - Amour étrusque (1898) de JH Rosny aîné (1856-1940)

La littérature française est riche d’innombrables récits tirés de l’Antiquité grecque ou romaine. Sans remonter aux Aventures de Télémaque, nous avons tous lu La Venus d’Ille de Mérimée et son cruel dénouement, Gautier et Arria Marcella, Dumas et sa sulfureuse Acté et bien entendu Salammbô dans lequel Flaubert, de son aveu même, voulut appliquerà l’Antiquité les règles du roman moderne. L’Antiquité comme décor fabuleux et comme recueild’exemples politiques, mais aussi l’Antiquité onirique, féroce et sensuelle dont les jeunes latinistes découvraient avec ébahissement qu’elle reposait, au sens chrétien, sur une immoralité sans limite. Par Antoine Cardinale.

05/12/2021, 09:00

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Les Ensablés - Quinze rounds de Henri Decoin

Henri Decoin a connu plusieurs vies. Il fut tour à tour sportif de haut niveau – et le livre du jour fera montre de la science qu’il avait du noble art, la boxe -, héros de guerre, journaliste et cinéaste. Il fut aussi romancier. L’arbre vengeur a la bonne idée de rééditerune petite pépite, Quinze rounds, récit retraçant l’histoire d’une rencontre de boxe commentée par un boxeur sur le ring en temps réel. L’expérience littéraire y croise étonnamment les gants avec l’expérience sportive. Par Denis Gombert

21/11/2021, 09:19

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Les Ensablés – Les Maîtres du vertige, six romans de “merveilleux scientifique”

L’Arbre Vengeur, jamais en reste pour nous surprendre, nous offre aujourd’hui un très beau livre (sur la forme et le fond), Maîtres du Vertige, qui regroupe six romans de science-fiction — ou plutôt de « merveilleux scientifique », ayant été écrit par des auteurs de langue française du début du vingtième siècle… L’occasion, pour tous les curieux, épris de bonne littérature, de découvrir, non plus un seul auteur oublié, mais toute une littérature « ensablée », un continent, aurais-je envie de dire, dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Par Hervé Bel.

08/11/2021, 16:26

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Les Ensablés – La Cité ardente d’Henry Carton de Wiart (1869-1951)  

La ville de Liège doit son célèbre surnom au titre de ce roman historique publié en 1905 (Paris, Perrin) par le comte Henry Carton de Wiart, le premier d’une série de cinq livres constituant le « cycle de la Destinée nationale ». L’ambition de l’auteur, qui s’apprête à occuper d’importantes fonctions gouvernementales au seuil de la guerre, est de renforcer le sentiment national belge en illustrant littérairement des épisodes de vaillance, de courage et de résistance puisés dans l’Histoire. Par Louis Mores

24/10/2021, 16:00

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Les Ensablés - La grande peur dans la montagne (1925) de Charles-Ferdinand Ramuz

L’œuvre de Ramuz comprend une vingtaine de romans. La grande peur dans la montagne est un texte de 1925 qui fait montre d’une grande maturité d’un auteur qui a entamé une carrière littéraire à Paris en 1900, à l’âge de vingt ans. Cependant, à Paris, là où son éditeur Bernard Grasset lui demandera toute sa vie de « se montrer », Charles Ferdinand Ramuz aura à cœur de toujours se mettre en retrait des mondanités. Par pudeur ainsi que par méfiance de la corruption urbaine, Ramuz est avant tout un homme de la terre. Par Denis Gombert

11/10/2021, 16:51

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Les Ensablés - L’univers sévère et lumineux de Maria Borrély (1890-1963)

Maria Borrély, le nom n’est pas connu. Pourtant, il devrait !...Il est toujours émouvant de découvrir des auteurs du passé. Je ne parle pas d’auteurs renommés qu’on lit pour la première fois, mais de ces auteurs complètement oubliés, que plus personne ne lit depuis longtemps, si tant est qu’ils ont déjà été lus. Par François Ouellet. 

27/09/2021, 09:39

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Les Ensablés - Les quatre éléments (1935) d'André Chamson (1900-1983)

« Mort sont les beaux diseurs/Mais le livre est écrit/Morts sont les bâtisseurs/mais le temple est bâti » (F.Mistral) André Chamson fit un voyage au Japon qu’il relate dans ses souvenirs. Nous avons été naturellement chez les geishas qui ne sont pas ce que l’on peut croire. La fille qui était venue sur le tatami pour allumer ma cigarette m’a dit « Monsieur, j’ai lu votre livre les Quatre éléments ». Les quatre éléments étaient devenus « le soleil, la rivière, la montagne » et je ne sais plus quoi… Par Antoine Cardinale

12/09/2021, 14:02

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Les Ensablés – La Rédemption de Mars de Pierre Nothomb (1887-1966)

Au sortir de la Première Guerre mondiale, durant laquelle il a travaillé pour le Gouvernement belge en exil au Havre (Sainte-Adresse) et publié des essais défendant et illustrant les positions de son pays, Pierre Nothomb (1887-1966) mène une vie littéraire entre la Belgique et la France et fait notamment paraître à Paris le roman La Rédemption de Mars (Paris, Plon, 1922). Par Louis Morès.

18/07/2021, 10:00

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Les Ensablés - Prétextat, de Pierre Bost (1901-1975)

Nos fidèles lecteurs n'ignorent pas que nous aimons Pierre Bost (1), écrivain d'avant-guerre devenu scénariste célèbre après 1945, et que nous aimons aussi les Editions de la Thébaïde qui, il y a deux ans, ont publié un recueil de nos articles sur les écrivains oubliés (Lectures en stock). Il était donc évident et naturel que nous parlions aujourd'hui de la réédition de Prétextat (1925) de Pierre Bost, d'autant plus que la préface a pour auteur François Ouellet, chroniqueur des "Ensablés", et par ailleurs grand spécialiste de l'écrivain. Par Hervé Bel.

27/06/2021, 13:22

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Les Ensablés – La Maison Camille, (1935) de Henri Duvernois

Les fidèles de notre rubrique se rappelleront que nous avons déjà chroniqué deux romans de cet auteur prolixe (Edgar, L’homme qui s’est retrouvé) mort en 1937, juste avant la guerre ; ce qui lui fut peut-être fatal, car, en 1945, on était passé à un autre monde, pas forcément meilleur. À côté de Camus, Sartre, et tant d’autres, Duvernois ne faisait plus très sérieux, d’autant que l’homme, dans sa vie comme dans ses écrits, avait toujours imité la légèreté. Je dis « imité » à dessein, car l’œuvre de Duvernois, sous des apparences d’ironie et de comique, dissimule une profonde mélancolie, une réflexion désabusée sur l’homme. Par Hervé Bel.

06/06/2021, 19:41

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Les Ensablés - Voyage d’un livre à travers la Bibliothèque Nationale de  Henri Beraldi

Exhumé de l’oubli, ce petit texte écrit par un bibliophile passionné raconte et s’inquiète de la croissance des arrivées des livres en masse à la Bibliothèque Nationale. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et la noble institution enregistre déjà 500.000 références disponibles (14 millions aujourd’hui !). « La vérité, annonce l’auteur, est que, de ces espaces, aujourd’hui, il n’y en a plus. La Bibliothèque est pleine, archipleine, bondée, bourrée jusqu’à refus. » Voyage au cœur de la Bibliothèque, ogre-machine qui tourne à plein régime. 

23/05/2021, 20:41

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Les Ensablés - Hiver 1814, de Bernard Michel, la Campagne de France

Les Ensablés ont plusieurs fois évoqué Napoléon pour rappeler que dans sa jeunesse, il avait écrit des nouvelles, et qu’à Sainte-Hélène, il avait retrouvé son désir d’écrire et pu assouvir sa passion pour la lecture. Il faut lire Le Mémorial pour mesurer l’étendue de sa culture littéraire. Il profita de son inactivité pour écrire quelques ouvrages, dont une étude sur « La guerre des Gaules », et une espèce de fiction sur son exil à Sainte-Hélène. Par Hervé Bel

 

09/05/2021, 10:22

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Les Ensablés - Black (1858) d’Alexandre Dumas (1802-1870)

« Pas de mystère, pas de souterrain, pas de ténèbres dans cette œuvre ; partout le rayonnement, partout le plein midi », disait Victor Hugo. L’œuvre d’Alexandre Dumas n’intéresse pas l’Histoire de l’art. En 1840 certes, résidant à Florence, il lui fut commandé, pour la somme considérable de dix mille francs, un ouvrage sur la galerie des Offices. La description des trois cent cinquante portraits de peintres qui sont dans ce fameux musée devait former L’histoire biographique et anecdotique de la peinture depuis huit siècles. Par Antoine Cardinale.

25/04/2021, 10:12

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Christine Orban redonne à la soeur de Blaise Pascal sa vraie place

BONNES FEUILLES - Jacqueline Pascal est la sœur cadette de Blaise Pascal : la petite ombre à côté d’un grand soleil. Elle était prodigieusement douée, mais née femme dans un siècle fait pour les hommes. 

08/12/2022, 09:30

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Flagrant déni, les violences de la maternité non désirée

BONNES FEUILLES - Un soir d’été, Juliette accouche, sidérée, d’un enfant qu’elle n’attendait pas. L’adolescente n’est pas une menteuse, jamais elle n’a consciemment caché quoi que ce soit aux yeux du monde. D’ailleurs, l’enfant n’apparaît pas, fruit lentement mûri, il fait irruption, s’impose dans l’instant, tapi qu’il était, insoupçonné, quelque part dans l’ombre des vertèbres, à l’affût dans un repli du ventre. 

08/12/2022, 09:00

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Brian Evenson : les choses se sont passés sans vous

BONNES FEUILLES - Errance d'un homme amnésique et handicapé à travers un monde dévasté par un mystérieux « Kollaps ». Un univers qui mélange, l'horreur, la science-fiction et la philosophie, dans un style minimaliste teinté d'humour noir.

08/12/2022, 08:00

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La dernière reine, voyage dans le Vercors

Après Ailefroide, que j’avais tant adoré, Jean-Marc Rochette remet son talent sur le métier et nous entraîne dans une merveilleuse histoire aux fins fonds du Vercors. En fait, c’est une histoire multimillénaire où s’entrecroisent les destins des humains de l’âge de pierre et celui d’Édouard Roux, le fils d’une femme seule que les esprits médiocres de la campagne environnante ont affublé du qualificatif de sorcière.

07/12/2022, 14:42

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Justine Augier et les pouvoirs de la littérature

BONNES FEUILLES - Lorsque Justine Augier s’ouvre à sa mère de son projet d’écrire sur les pouvoirs de la littérature et sur l’écriture comme lieu de l’engagement, celle-ci est à l’hôpital, elle-même engagée contre la maladie comme elle l’a toujours été en politique, absolument. Sa manière de « passer commande » de ce livre à sa fille lui donne une charge de pacte symbolique et ouvre comme une voie nouvelle dans leur relation. Laquelle, par la force des choses, pénètre le tissu du livre qui s’écrit.

07/12/2022, 09:30

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Mansoura Ez-Eldin : L'Irak d'hier et d'aujourd'hui

BONNES FEUILLES - Hishâm est marchand de livres anciens au Caire. Jeune homme solitaire et fragile, il est habité par des manuscrits et des personnages d’autres temps.

07/12/2022, 09:00

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Borgo Sud, où les hommes forment une famille autour de la mer

BONNES FEUILLES - C'est l'heure la plus sombre de la nuit. Adriana, un bébé dans les bras, martèle la porte de sa sœur. Qui fuit-elle ? Quelle vérité gênante porte-t-elle en elle ? Comme un tourbillon, Adriana bouleverse la vie de sa sœur, provoquant chaos et révélations cataclysmiques. 

07/12/2022, 08:00

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Mordew : dans les bas-fonds, la magie

« Émergeant des ombres, un enfant né-de-ventre, Nathan Treeves, avançait péniblement dans la brume épaisse. Les chaussures de son père étaient trop grandes pour lui, et ses épaisses chaussettes de laine étaient trempées jusqu’aux genoux. » Né dans les quartiers défavorisés de la cité de Mordew, Nathan est tout juste âgé de douze ans. Son père souffre d’une terrible maladie ; incapable de supporter l’accablement de sa mère, le garçon se lance à la recherche d’un remède.

06/12/2022, 16:20

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Lalalangue ou se libérer de la matriarche, terrible ogresse

Tout commence avec une montagne, merveilleux lieu de liberté et de nature dans les calanques de Marseille. Un jeune couple de grimpeurs décide de gravir une des parois. La mère, tout juste âgée de 22 ans, porte en elle leurs futurs jumeaux, deux petits garçons déjà nommés, finalement déjà nés pour elle, déjà là, bien vivants. Jusqu’à ce terrible accident : une mauvaise prise, la chute, et une cruelle conclusion. Le jeune homme se blesse au bras ; sa femme, elle, perd ses enfants et, à son réveil après un coma de plusieurs jours, elle découvre qu’elle a été amputée d’une jambe. 

06/12/2022, 15:55

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Christian Bobin : adieu à la terre  

Disparu le 24 novembre dernier, « l’ermite du Creusot » a eu le temps d’inaugurer un nouveau chapitre de la collection Quarto de Gallimard, destiné « aux voix contemporaines ». Restera-t-elle cette parole singulière, comme tous les auteurs toujours audibles bien après leur mort, le temps nous le dira. 17 textes du poète, dont un inédit de 1980, L’eau des miroirs, et en parallèle, une ultime parution, Le muguet rouge, symbole de cet indicible, cet essentiel.

06/12/2022, 14:52

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Corine Pelluchon face à l’écoanxiété

BONNES FEUILLES - Comment dépasser le désespoir et l’abattement de l’écoanxiété ? Les risques écologiques et politiques actuels expliquent le climat d’anxiété dans lequel nous vivons. Tout en soulignant la dynamique destructrice du désespoir, Corine Pelluchon montre que la confrontation à la possibilité d’un effondrement de notre civilisation est l’occasion d’un changement ouvrant un horizon d’espérance. 

06/12/2022, 09:30

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Céline Laurens : bienvenue sur la ligne 6

BONNES FEUILLES - Bienvenue sur la ligne 6 du métropolitain. Sous les yeux de Jacques, conducteur, les stations défilent avec leurs personnages, mi princes mi voyous. 

06/12/2022, 09:00

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Thomas Mullen : un loup dans la bergerie

BONNES FEUILLES - Durant l'épidémie de grippe espagnole, une petite ville industrielle du nord-ouest pacifique décide de se mettre en quarantaine, mais l'arrivée d'un soldat affamé aura des répercussions terribles sur la communauté. Le premier roman de Thomas Mullen traduit en France.

06/12/2022, 08:00

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Way Inn : au fond de l’hôtel, le cauchemar

Qui donc est Neil Double ? Personne, dirait-on – quoiqu’il représente aussi une échappatoire. Celle qui nous évite d’assister à un énième congrès, et aux dizaines de conférences et de réunions, aux interminables conversations qu’un tel évènement implique. Cette profession, qui ferait fuir le premier venu, est parfaite pour Neil : car, à chaque nouvelle mission, vient la promesse d’une chambre d’hôtel. Anonyme, impersonnelle, aseptisée – le bonheur. 

05/12/2022, 16:02

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Tu mérites un pays : le récit de « la jeune femme la plus heureuse du monde »

« Même une allumette peut provoquer un incendie. » Début énigmatique à ce nouveau roman de Leïla Bouherrafa, avant de découvrir notre protagoniste : une jeune femme qui ne cesse de faire le même rêve, nuit après nuit — un rêve dans lequel elle se transforme en anguille. Et elle ne saisit pas tout à fait le sens de cette métaphore : « Parfois, quand j’étais lasse de réfléchir, je me disais simplement : “Peut-être que les anguilles n’ont besoin que de la mer, et pas d’un pays”, mais je me le disais comme les hommes font leurs promesses, c’est-à-dire sans grande conviction ».

05/12/2022, 16:01

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Léo Henry en quête d'un scénariste culte de la SF argentine

BONNES FEUILLES - Léo Henry explore ici un Buenos Aires entre fiction et réalité à partir de la figure d'Héctor German Oesterheld, scénariste culte de la bande dessinée de science-fiction argentine.

05/12/2022, 09:30

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Mes désirs futiles, une fable entre philosophie et aventure

BONNES FEUILLES - Archy naît dans une tanière au milieu de la forêt, au sein d’une portée de fouines. Son père a été tué par l’homme dans un champ, et sa mère se démène pour nourrir ses petits au cœur de l’hiver.

05/12/2022, 09:00

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Camille Brunel pousse l'engagement dans ses retranchements avec Ecatepec

BONNES FEUILLES - Une plongée inattendue dans les paradoxes du Mexique contemporain avec une héroïne moderne, animaliste et féministe, confrontée aux problématiques de son engagement.

04/12/2022, 09:00

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Christophe Bourseiller réhabilite L'homme qui voulait faire de sa vie une oeuvre d'art

BONNES FEUILLES - Il fut admiré, fustigé, moqué parfois. Alexander Trocchi (1925-1984) a connu son heure de gloire puis a disparu des mémoires à jamais.

04/12/2022, 08:00

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Yasha : complot scientifique et humains génétiquement modifiés  

Sei a toujours été particulièrement intelligent, et avec une ouïe surdéveloppée par rapport à ses congénères. Il vivait bien tranquillement avec sa mère, en essayant de ne pas se faire remarquer. Jusqu’au jour où des scientifiques américains ont débarqué chez lui… Mystérieux et finement orchestré, Yasha est la quête de deux frères pour éclaircir leurs origines et élucider un complot scientifique.

03/12/2022, 12:33

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Une chance amère ou le souvenir d'un exil par Alice Dumas Kol

BONNES FEUILLES - Fragments d’une histoire française qui s’ouvre sur le récit peu connu d’une communauté cambodgienne traumatisée par l’exil forcé en 1975.

03/12/2022, 09:00

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Abdlekrim Saifi se livre dans une autofiction familiale

BONNES FEUILLES - L’hommage à des parents immigrés d’Algérie condamnés à l’héroïsme pour favoriser l’intégration et la réussite de leurs enfants.

03/12/2022, 08:00

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Même si je dois y laisser ma culotte, un roman feel-good qui tombe à plat

Le premier roman de Daphné Woodfight, publié le 15 septembre 2022 aux Hey Éditions, interpelle par son titre et déçoit par son contenu. La couverture et l’histoire de Même si je dois y laisser ma culotte, sont attrayantes, car elles se détachent de manière assumée du registre dramatique. Mais l’écriture lourde et l’humour à répétition font de la lecture de ce roman, un moment qui est loin d’être une partie de plaisir.

02/12/2022, 15:31

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Riad Sattouf et la BD sur le toit des meilleures ventes

Difficile de faire entrée plus spectaculaire. Tout juste sorti, le tome 6 de L’Arabe du futur, qui conclut la série de Riad Sattouf, remporte la première place du classement des meilleures ventes de la semaine avec 51 300 exemplaires. Autre nouvelle sortie et autre bande dessinée, le tome 29 de Blake et Mortimer, intitulé Huit heures à Berlin, peut se vanter d’une seconde place avec 29 155 éditions vendues. 

 

02/12/2022, 12:20

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Les Éphémérides de Patrice Franceschi, la vie en poésie

BONNES FEUILLES - Modestement, mais avec certitude, Patrice Franceschi a fait de sa vie une poésie en acte. Sous sa plume, aventure et poésie nous offrent la possibilité fragile, mais sans cesse présente, de vivre doublement.

02/12/2022, 09:00

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Quelques moments sans gravité pour le plus grand des secrets

BONNES FEUILLES - L’univers original de Karin Serres nous enchante une nouvelle fois dans ce roman plein de subtilité et d’audace, où l’étrange se mêle avec grâce au poétique.

02/12/2022, 08:00

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Le livre audio, une solution quand on ne peut plus lire ?

Avec l’âge, les différentes facultés de perception s’amenuisent, parfois considérablement, à tel point qu’il peut devenir très pénible de lire. Après les lunettes, on va utiliser une loupe. Mais, avec une main tremblante, l’exercice est rapidement fastidieux et rend compliquée une lecture quelque peu étendue.

01/12/2022, 16:25

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La Furieuse, rives et dérives par Michèle Lesbre

BONNES FEUILLES - « Rives et dérives » est un parfait sous-titre pour ce nouveau texte de Michèle Lesbre. Elle y emprunte des chemins de traverse afin de rejoindre une rivière, la Furieuse, dont le nom – sans qu’elle la connaisse – a résonné en elle de manière particulière. 

01/12/2022, 09:00

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Par la fenêtre, entre mémoire et Histoire par Allain Glyko

BONNES FEUILLES - Aujourd’hui disparu, Philippe était un brillant étudiant en philosophie, disciple de Gilles Deleuze. Bébé, il avait réchappé à la mort de justesse, une photo a immortalisé son départ pour l’hôpital. 

01/12/2022, 08:00

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Stéphanie Garzanti interroge l'acte d'écrire dans Petite Nature

BONNES FEUILLES - Après Les Orageuses de Marcia Burnier et La Vie têtue de Juliette Rousseau, la
collection Sorcières propose un nouveau premier roman, celui de l'artiste plasticienne Stéphanie Garzanti.

 

01/12/2022, 07:30

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Jerry Stahl en compagnie des "touristes des camps de la mort"

BONNES FEUILLES - Comment survivre à un voyage organisé dans les camps de la mort quand on est juif et dépressif ? C'est le défi que s'est lancé Jerry Stahl, dans une enquête délirante et grinçante, monument d'humour noir et d'autodérision, sur fond de satire de l'amérique trumpiste.

30/11/2022, 09:30

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La plus grande catastrophe écologique du XXe

BONNES FEUILLES - Une histoire d’amour entre un ingénieur soviétique et une chamane sur fond de la plus grande catastrophe écologique du XXe siècle.

30/11/2022, 09:00

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La découverte d'un autre Rimbaud avec Henri Guyonnet

BONNES FEUILLES - Une exofiction qui retrace la découverte, par Rodolphe Darzens, de l’œuvre poétique d’Arthur Rimbaud, dans un chassé-croisé haletant.

30/11/2022, 08:00

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L’indépendance des États-Unis ou le jeu de dupes des nations 

Quel livre déroutant que voila. Signé par Joel Richard Paul, professeur de droit à l’université de Californie, l'ouvrage est intitulé Unlikely Allies - How a Merchant, a Playwright, and a Spy Saved the American Revolution (littéralement Improbables alliés - Comment un marchand, un dramaturge et un espion ont sauvé la révolution américaine) dans sa version originale. Traduit chez Perrin par Espions en révolution – Beaumarchais, le chevalier d’Éon, Silas Deane & les secrets de l’indépendance américaine, ce titre aurait peut-être dû s’arrêter au marchand et au dramaturge. Passé une certaine déception, il devient fort intéressant à lire. Voici pourquoi. 

29/11/2022, 12:40

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Grégory Rateau et ses Imprécations Nocturnes…

Dans son nouveau recueil élégamment intitulé Imprécations Nocturnes, préfacé par Jean-Louis Kuffer, l’auteur poursuit sa quête inlassable ou plutôt sa « hantise insondable », amplement signifiée dès son premier recueil, Conspiration du Réel, dont j’avais dans un article précédent vanté les qualités littéraires. Mais également le contenu singulier, dont les thèmes récurrents qui n’ont rien d’une argumentation passive ou poussive, c’est selon, convoquent une fois de plus les affres de la vie et plus encore ses pernicieux revers.

29/11/2022, 11:29

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Les trompettes de la mort : un premier album puissant

C'est toujours un bonheur de tomber sur un album qui happe les lecteurs comme le tuyau d'un aspirateur emporte la poussière. Les trompettes de la mort a la puissance des grands livres, à savoir celle qui efface le monde environnant et nous plonge de la tête aux pieds dans le pur espace de la fiction. Et plus particulièrement dans les décors d'une campagne nostalgique qui évoque à peu près tout sauf le bonheur et l'insouciance.

29/11/2022, 11:24