#Rencontres / dédicaces

Payer les dédicaces, “je trouve cela presque contre nature” (Jacques Glénat)

RNL19 — Aux Rencontres nationales de la librairie, à Marseille, Jacques Glénat, fondateur et PDG des éditions Glénat, est intervenu à l'occasion du demi-siècle de sa maison d'édition de bandes dessinées. Un secteur particulièrement important pour la librairie, mais qui n'échappe pas à de nombreuses interrogations, comme le reste du marché du livre.

Le 03/07/2019 à 16:50 par Antoine Oury

37 Réactions | 0 Partages

Publié le :

03/07/2019 à 16:50

Antoine Oury

37

Commentaires

0

Partages

linkedin mail print
ActuaLitté
Jacques Glénat (photo d'illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

Face aux libraires réunis à l'occasion des Rencontres nationales de la librairie, Jacques Glénat est revenu sur un monde de la bande dessinée qu'il avait vu radicalement se transformer en 50 ans de métier, entre des lettres de noblesse acquises avec difficulté par ce mode d'expression et l'émergence de nouveaux publics, attirés par d'autres formats récents comme le manga.

L'éditeur se devait aussi de saluer les libraires, dont certains se sont engagés rapidement pour défendre la bande dessinée : aujourd'hui encore, le format profite aux libraires, et ces derniers le lui rendent bien. La librairie réunit 34 % des acheteurs de BD, soit 2,2 millions de lecteurs, dont le panier annuel atteint 57 €. On compte d'ailleurs parmi ces acheteurs 45 % de moins de 40 ans avec, parmi eux, 24 % de 15-29 ans, une tranche d'âge souvent absente des librairies.

Malgré des chiffres de vente impressionnants, avec 24,1 millions d'exemplaires vendus en 2018 pour un total de 337 millions € (en hausse de 9 % par rapport à 2016) pour la seule BD franco-belge, le secteur de la bande dessinée traverse une crise profonde, pointée du doigt par les auteurs depuis plusieurs années. 

La surproduction d'albums, au risque de noyer tous les albums au démarrage pas assez spectaculaire, fait notamment partie des explications données aux difficultés des auteurs contemporains. Interrogé, Jacques Glénat nous explique qu'il voit « le côté positif : avant, il n'y avait pas d'auteurs de BD. À présent, il y en a beaucoup, et cela représente une créativité extraordinaire. Que tout le monde n'arrive pas à en vivre, c'est un peu comme si un sculpteur ou un peintre expliquait qu'il arrêtait parce qu'il n'arrive pas à vendre ses œuvres. Oui, c'est embêtant, mais malheureusement, c'est le succès qui fait la différence. »

Il reconnait cependant que la surproduction représente un problème, pour tous les éditeurs, « qui sont tous d'accord pour baisser les volumes... chez leurs concurrents », s'amuse-t-il. « Nous, nous avons réduit la voilure : au total, il y en a un peu plus chaque année, avec les catégories en croissance comme le manga, générateur de nombreuses parutions régulières et rapprochées. Mais, en BD, nous avons dû baisser d'une quinzaine de nouveautés par an environ, parallèlement à la baisse des tirages », souligne Jacques Glénat.

Rémunérer les dédicaces, vers un « rapport un peu bizarre »

L'une des pistes évoquées par les auteurs de bandes dessinées pour améliorer leurs conditions de vie porte sur la rémunération des dédicaces, étant donné que la réalisation d'un dessin original et personnalisé est monnaie courante lors de ces rendez-vous très prisés des lecteurs.

Le rapport de Pierre Lungheretti sur le monde de la BD le soulignait, d'ailleurs : « La notion de “dédicaces” est très différente selon qu’il s’agit d’auteurs de littérature ou de bande dessinée, la dédicace réalisée par un auteur de BD s’assimile à un travail de création puisqu’il s’agit la plupart du temps d’un dessin personnalisé offert par l’auteur à son lecteur. » 

Et les auteurs eux-mêmes l'ont récemment souligné lors d'une discussion qui évoquait notamment l'année de la BD, en 2020 : « Mais de la même manière qu’on prévoit les frais de transport et d’assurance pour déplacer des planches originales dans le cadre d’une exposition, de même l’intervention d’un auteur devrait être financée », indiquait ainsi Denis Bajram.

Une hypothèse de travail qui laisse Jacques Glénat dubitatif : « Comme l'a montré une étude présentée ce matin, un des freins des libraires à faire venir les auteurs, ce sont les coûts », rappelle l'éditeur, qui évoque aussi le cas des salons, y compris ceux dont l'entrée est payante. « Ces événements invitent déjà les auteurs : le budget invitations d'Angoulême, pour l'organisation et pour les éditeurs est déjà gigantesque. Si ces salons doivent en plus payer les auteurs pour leur temps de présence, je ne sais pas comment ils vont réussi à équilibrer leurs comptes. Finalement, c'est l'État qui va se retrouver à payer. »

Sauf que l'État, par l'intermédiaire des aides que peut octroyer le Centre national du livre, apporte d'ores et déjà des subsides publiques aux manifestations, aux librairies, aux maisons d'édition.

L'éditeur estime que « l'auteur qui fait une conférence, cela me parait normal qu'il soit rémunéré, mais celui qui vient faire la promotion de son livre, rencontrer des gens, je ne vois pas pourquoi on le payerait, c'est déjà une opportunité. Qu'on soit payé pour signer un livre, je trouve cela presque contre nature, car l'auteur est content de partager son travail avec les gens, d'entendre des questions, des commentaires... Ce serait un rapport un peu bizarre », conclut-il.

37 Commentaires

 

Laure Bertrand

03/07/2019 à 18:12

À propos de la rémunération des auteurs en dédicace : Heureusement que M Glénat est là pour nous dire ce qu’est au juste le travail d’un auteur / dessinateur. Je pensais jusqu’à présent que leur boulot c’était juste de créer le bouquin. Grâce à M Glénat, on sait maintenant que la promotion gratuite fait aussi partie de leur taf. Rassurez-moi : les auteurs en dédicace doivent aussi alimenter le buffet ?

Eurg

03/07/2019 à 22:27

Si les auteurs ne veulent pas soutenir leurs livres, rien ne les y oblige hein... C'est pas comme si éditeurs libraires et salons leur payaient déplacements, gîte et couvert...

JH

04/07/2019 à 11:13

"Les auteurs quant à eux, viennent tous frais payés : transport (en première et en taxi s'il vous plait)"
Haha.
Mais bien sûr. Et même en Concorde, parfois, avec massage durant le trajet et petits fours au caviar.

Cati baur

04/07/2019 à 11:27

Je dois en déduire que vous, quand vous partez en déplacement pour le boulot (admettons: vous êtes professeur des écoles, vous animez une classe verte/ Vous êtes commercial, vous avez un salon à 500 km de chez vous.) vous refusez d’être payé sous prétexte qu’on vous paye/rembourse le trajet, le gîte et le couvert?
Personnellement si je pars bosser tout un week-end j’exige d’etre rémunérée, et je trouve ça bien normal, « petits miquets» ou pas.

Madame Eléphant

05/07/2019 à 08:56

Et oui, incroyable, les personnes qui travaillent espèrent avoir un salaire. C'est fou ce que les gens sont exigeants aujourd'hui.

Fishdrake

27/08/2019 à 15:51

"Si les auteurs ne veulent pas soutenir leurs livres, rien ne les y oblige hein..."

Propos d'un simplisme affligeant.

"C'est pas comme si éditeurs libraires et salons leur payaient déplacements, gîte et couvert..."

Parce que vous croyez vraiment que les salons payent les déplacement de TOUS les auteurs ??? redescendez un peu sur terre.

Samantha Bailly

03/07/2019 à 19:26

J'ai hâte qu'une décennie passe, et qu'on relise les déclarations publiques d'un certain nombre d'individus qui auront essayé d'empêcher les auteurs et autrices d'acquérir des droits fondamentaux - par exemple, en l'occurence ici, le droit de faire reconnaître son travail. C'est peut-être d'ailleurs sur le Code du travail qu'on devrait aller.

Bref, Jacques Glénat, éditeur français de la maison du même nom, s'oppose à la rémunération des auteurs et autrices de BD à la présence. Il dit trouver ça "bizarre".

Au.
Secours.

On dirait Livre Paris 2018 bis, avec les mêmes arguments : les auteurs et autrices ont de la "visibilité", ils font "leur promotion", ou encore "ils aiment leur public". L'histoire a montré que le public est choqué d'apprendre les auteurs et autrices travaillent bénévolement dans un cadre lucratif. Car oui, les livres sont vendus dans ces événements. Et eux voient rarement un centime sur ces ventes, comme je l'ai expliqué.

Dans un cadre non lucratif, par exemple, une médiathèque, il ne vient pas à l'esprit des équipes de demander aux auteurs et autrices de travailler gratuitement !

Vous savez quelle BD jeunesse j'adore ? "Lou !", de Julien Neel. Un summum de poésie et de justesse. Parce que je suis dans le milieu du livre, je connais l'éditeur qui publie la série, mais la grande majorité des lecteurs et lectrices ignorent les noms des maisons d'édition qui publient telle ou telle œuvre.

On aime un auteur et on aime son œuvre.

Il se trouve que l'éditeur de Julien Neel est Glénat.

Vous savez quoi ?

Quand je vais en festival BD, et que je vois mes pairs dessiner non stop plusieurs jours d'affiliée, que je sais pour connaître l'envers du décor qu'ils ne sont pas payés, je me demande qui fait la promotion de qui/quoi. En festival, je viens voir un AUTEUR ou une AUTRICE d'un livre que J'AIME. Souvent, d'ailleurs, d'un livre qui a bouleversé ma vie. En festival, le public vient pour les auteurs et autrices, pour la rencontre, le dialogue, la découverte, le supplément d'âme qu'apporte une signature, parfois carrément une œuvre sur la page de garde...

Bref, auteurs et autrices, durant ces moments, nous TRAVAILLONS. Oui. C'est un temps de présence que nous ne passons pas à créer, c'est de la représentation, c'est de l'échange, c'est aussi parfois un acte de création à part entière.

Signer un contrat de cession de droit avec un éditeur, cela n'engage en rien à devenir corvéable à merci au nom de la "visibilité" et de la "promotion".

Rappelons les rôles de chacun : nous, nous créons.

Ensuite, le reste de la chaîne du livre vend nos créations.

Pour le reste, notre temps à une valeur.

Je le disais, ce sont les éditions Glénat qui ont publié "Lou !", de Julien Neel.

Eh bien, si je savais que l'auteur d'une série qui a bouleversé ma vie était rémunéré à sa juste valeur, pour sa création et pour tout le temps et l'énergie engagés en parallèle, je trouverais ça tout simplement... normal.

Thierry MARTINET

03/07/2019 à 22:18

Navrant... Quel mépris. Pendant ce temps là Mr Glénat investit dans des tableaux de maîtres grâce aux auteurs...

koinsky

04/07/2019 à 06:28

D'accord monsieur Glénat, mais dans ce cas, que l'auteur et/ou dessinateur touche un pourcentage double ou triple lors de ses dédicaces..

Piepla

04/07/2019 à 09:46

Les éditions Glénat sont mes éditions préférées: j'ai toujours admiré leur originalité et leur diversité, surtout dans leurs publications jeunesse. J'ai été élevée à grand coup de Tchô, bref, je soutient cette maison depuis toujours.

Mais je suis véritablement choquée des propos de M. Glénat ! Il me semble évident qu'un auteur ait le droit à une rémunération pour tout travail qu'il accomplit. Les arguments qu'il avance me font un peu penser à ceux qui essaient d'exploiter les illustrateurs, surtout dans le milieu de la publicité: "oui, mais ça te fera de la pub..."

C'est navrant qu'un si grand nom, derrière une des maisons d'édition françaises les plus intéressantes à mes yeux, n'ait même pas d'ampathie à l'égard de ceux qui ont fait son succès. A quoi bon changer une recette qui marche, hein, si le profit est là...

marie

04/07/2019 à 10:24

Sans connaître particulièrement les contrats auteurs / éditeurs, je note simplement que sans les 1ers, les seconds n'existeraient pas. Il est normal de payer le travail réalisé ! Je suis curieuse de savoir si les éditeurs enclins à considérer que les dédicaces sont du temps de promotion qui permet aux auteurs de se faire connaître, d'échanger avec leurs lecteurs chéris, auraient le même discours sur eux-mêmes. Après tout, ces dédicaces font connaître leur ligne éditoriale, leurs collections... : pourquoi dans ce cas ne pas reverser leur marge sur chaque vente lors des séances de dédicaces (aux auteurs par exemple, soyons fous ! après tout ce sont eux qui y passent leurs week-ends) ?

Eurg

04/07/2019 à 11:01

Mais oui, bien sûr, que les éditeurs reversent aux auteurs leur marge sur les salons ! ça ira très vite puisque... quasiment aucun stand n'est bénéficiaire sur un salon. Et les ventes des auteurs en dédicace ne compensent pas ne seraient-ce que que les frais engendrés par leurs auteurs.

Ceux qui passent le plus de temps sur les salons, ce sont les employés des éditeurs, qui ne sont généralement pas compensés pour les heures supplémentaires effectuées (debout toute la journée, bien sûr), faute d'argent. Donc oui, Marie, pas d'inquiétude, ils ont bien le même discours pour eux-mêmes.

Les auteurs quant à eux, viennent tous frais payés : transport (en première et en taxi s'il vous plait), logement et nourriture. Si ce n'est pas une compensation suffisante pour venir rencontrer leurs lecteurs, ils n'ont aucune obligation contractuelle à venir, et peuvent parfaitement rester chez eux. C'est le choix, tout à fait respectable, de certains. Ou alors il faut traiter les auteurs comme les employés sur les salons : d'accord ils seront payés pour leurs 2h de dédicaces, mais ils se déplacent, se logent, et mangent à leurs frais.

Je pense que personne ici n'est conscient des sommes colossales que les éditeurs doivent verser pour les salons, entre le prix (généralement très élevé) du stand, la commande et son transport (et le pilonnage ou le triage des retours), les badges, le matériel et son installation, la main d'oeuvre, et bien sûr tous les frais auteurs mentionnés précédemment. Il y a un moment, il faut peut-être arrêter de leur demander de payer pour tout.

Jean-pierre

04/07/2019 à 11:33

Dans quel dimension vous vivez ou lorsque un employé est en déplacement professionnel son entreprise ne paie pas (en partie ou totalement) son logement/transports/repas? Vous dites vraiment n'importe quoi.

Quant aux employés des maisons d’éditions non rémunérés pour leur heures sup, c'est tout aussi abject. Mais ça ne diminue en rien les revendications des auteurs, au contraire, ça montre d'autant plus que le système est pourri.

marie

04/07/2019 à 12:26

je reprendrai votre phrase : "ils n'ont aucune obligation contractuelle à venir, et peuvent parfaitement rester chez eux. C'est le choix, tout à fait respectable, de certains" pour l'appliquer aux éditeurs qui font le choix de se rendre sur les salons...
Je suis bibliothécaire et n'envisage pas de faire venir un auteur sans le rémunérer pour le trajet et le travail fourni. je ne demande rien à l'éditeur dans ce cas. Et je demande à mon libraire de venir vendre les ouvrages : tout bénef pour l'éditeur qui récupère sa marge ! Je ne sais pas comment monsieur Glénat paie "ses" auteurs, mais critiquer le fait que les auteurs soient rémunérés lors des dédicaces est totalement déplacé de sa part, lorsqu'on sait que c'est souvent la ressource principale des auteurs qui tentent de vivre de leur travail.
quand les éditeurs font travailler "leurs" auteurs sur des salons il est normal qu'ils les paient. et qu'il paient leurs employés. y compris le défraiement. dans quelle autre profession imagine t'on que la satisfaction intellectuelle suffise comme rémunération ?
Quant aux 1eres classes, taxis, logements et nourriture, je n'ai jamais croisé d'auteurs qui avaient ce genre d'exigences... j'ai plutôt eu des retours du type "je peux loger chez l'habitant, et sinon, une bouteille d'eau me suffira"...

Geo

05/07/2019 à 10:52

2 heures de dédicace? Il faut se renseigner mon gars. C'est 6 heures sur un festival, et ça deux jours d'affilée. Quand ce n'est pas plus. Et honnêtement, le public est souvent un public déjà acquis. Peu de "découvreurs". Quand ces festivals se passent plus de 3mois après la sortie de l'album, on fait surtout la promo de la ville ou de l'association.tout est payé, y compris les chapiteaux... Et pourquoi pas les auteurs? Les frais de déplacement ne sont pas des rémunérations, et le "personnel" qui paierait son hôtel, ses repas... Être serait pas rémunéré, mon œil!

Fishdrake

27/08/2019 à 16:00

"Les auteurs quant à eux, viennent tous frais payés : transport (en première et en taxi s'il vous plait), logement et nourriture."

Non mais faut arrêter avec votre délire. Seuls les auteurs les plus célèbres, les plus populaire et les plus vendeurs bénéficient d'un tel traitement. Et ils ne représentent pas la majorité. Les autres, ils viennent à leur frais !

Eurg

04/07/2019 à 12:00

Dans la dimension du monde réel où les éditeurs gagnent à peine 20% du prix misérable des livres, malgré les frais et investissements énormes qu'ils doivent supporter, et ne peuvent donc pas assurer à eux seuls la rémunération de toute la chaîne du livre.

Si les auteurs veulent une rémunération de leurs dédicaces, le plus logique serait de facturer la dédicace au lecteur (puisque c'est lui qui "gagne" quelque chose en plus dans l'histoire).

koinsky

04/07/2019 à 13:52

Êtes-vous rémunéré 10% du travail que vous fournissez ?

wiwi

07/07/2019 à 10:11

Je vous invite à vérifier les revenus/fortunes de quelques uns des grands éditeurs BD, vous verrez que ce ne sont pas eux qui se serrent la ceinture, malgré leurs pauvres " 20%"

Luc

17/07/2019 à 13:57

Dans la dimension du monde réel où les éditeurs ont un budget destiné à la promotion, il ne tient qu'à eux d'en dédier une partie aux auteurs en dédicace plutôt qu'à l'impression de 3000 flyers qui finiront dans les poubelles du salon.

Fishdrake

27/08/2019 à 15:58

"Dans la dimension du monde réel où les éditeurs gagnent à peine 20% du prix misérable des livres"

20 euros le livres, vous trouvez ça misérable ? Les livres en un tome ailleurs découpé en trois dans l’Hexagone (Le Trone de Fer par exemple)


Ces 20 % constituent pourtant la part du lion.

"malgré les frais et investissements énormes qu'ils doivent supporter"

Si ces 20 % ne suffisaient pas pour faire tourner la boutique, croyez bien qu'ils auraient tous mis la clé sous la porte, ou auraient augmenté cette part. Est-ce le cas ?

"et ne peuvent donc pas assurer à eux seuls la rémunération de toute la chaîne du livre."

Ce n'est pas ce qu'on leur demande. Ne mélangez pas tout.

Giemsi

04/07/2019 à 12:17

C'est devenu une vieille habitude : le dessin est juste un plaisir. Pas question de rémunérer les auteurs qui passent leurs WE loin de leur famille puisqu'ils sont heureux de travailler bénévolement à la promotion de leurs livres. Le gîte et le couvert (quand ils sont assurés et ce n'est même parfois pas le cas !) devrait les contenter...
J'aimerais savoir si Monsieur le PDG n'est pas rémunéré lorsqu'il fait la promotion de ses auteurs. Si ! Car c'est son taf. Et lui l'est sûrement grassement.

Seb

04/07/2019 à 13:31

Il est bien de préciser que dédicace n'est pas synonyme d'autographe.
Un auteur de livre, un romancier va apposer sa signature sur le bouquin que vous achetez. L'auteur Bd va réaliser quant à lui un dessin original. Il faut compter ce temps de labeur et le matériel nécessaire (vous avez vu le prix des copic?)
Certes lorsqu'on débute ou qu'on s'autofinance, le déplacement et l'exercice des dédicaces à ses propres frais semble inévitable.
Même si je trouve qu'un autographe n'a pas grand intérêt à part de marquer la rencontre avec son auteur, une rémunération par dédicace devrait être normalisée sans que qui que ce soit n'y prenne sa marge.

Ismaël

04/07/2019 à 15:09

Mme Bailly. Il y a quelque chose qui m'étonne dans votre argumentation. Vous écrivez :

« On dirait Livre Paris 2018 bis, avec les mêmes arguments : les auteurs et autrices ont de la "visibilité", ils font "leur promotion", ou encore "ils aiment leur public". L'histoire a montré que le public est choqué d'apprendre les auteurs et autrices travaillent bénévolement dans un cadre lucratif. Car oui, les livres sont vendus dans ces événements. Et eux voient rarement un centime sur ces ventes, comme je l'ai expliqué. Dans un cadre non lucratif, par exemple, une médiathèque, il ne vient pas à l'esprit des équipes de demander aux auteurs et autrices de travailler gratuitement ! »

La question d'une rémunération des auteurs et autrices n'est pas à remettre en cause. Cependant, pour connaître le monde des médiathécaires, lorsque les artistes auteurs/autrices vont dans une médiathèque, en général ils ne dédicacent pas d'ouvrages vendus sur place (sauf si un libraire est présent pour cela). Ils sont rémunérés pour une présence-prestation si je puis dire (le plus souvent une rencontre-débat). Quand ils effectuent une dédicace à la suite de cette rencontre-débat, ce qui est loin d'être toujours le cas, il est très très rare qu'ils/elles soient rémunéré(e)s pour cette dédicace en plus de la rémunération pour leur rencontre-débat. Il me semble que c'est aujourd'hui ce qui se passe aussi dans de très nombreux salons, où les auteurs/autrices en rencontre ou en atelier ou en animation ou en spectacle, sont bien sûr rémunéré(e)s pour cela.

Mais comme dans les médiathèques, rarement pour les dédicaces en plus des rencontres. Votre exemple me paraît donc assez mal choisi, d'autant que vous dites qu'ils/elles sont payé(e)s « dans un cadre non lucratif » en médiathèque mais pas dans un cadre lucratif en salon. Or 90 % salons où j'ai pu aller sont ouverts gratuitement au public et sont donc eux aussi des lieux non-lucratifs pour leurs organisateurs (Livre Paris, avec une entrée payante, étant un des quelques contre-exemples absolus qui confirment cette règle générale), les ventes et le chiffre d'affaire généré dans un salon allant aux libraires et/ou aux éditeurs exposants, mais pas aux salons eux-mêmes. Seuls les quelques salons (et ce ne sont pas les plus fréquents, la plupart des manifestations en France sont organisées par des association loi 1901 à but non lucratif justement, parfois par des mairies) organisés par des libraires directement pourraient être considérés comme de véritables « cadres lucratifs ». Et justement, vous n'en faites pas mention, mais les auteurs/autrices qui vont en dédicaces promotionnelle dans des librairies, sont bien dans un pur cadre lucratif (une librairie est un commerce, qui génère un chiffre d'affaires), mais ils/elles n'y sont pas rémunérés ou sans doute très rarement, ni pour une rencontre-débat, et encore moins pour des dédicaces, sinon par le faible % droits qu'ils/elles vont toucher pour ces ventes. Alors pourquoi ils/elles seraient considéré(e)s « en promotion » en librairies, mais « en travail » en salons ? Quelque chose m'échappe dans cette illogisme. Ne faudrait-il pas plutôt instaurer dans ce cas une grille de rémunération des artistes auteurs/autrices qui, en tout lieu, tiendrait compte de leur travail effectif, du temps pris sur leur création, et comme vous dites de « l'énergie engagée en parallèle de leur oeuvre » ?

Dès lors, il faudrait tout simplement annuler le terme de « promotion » dans tous ces cadres (salons, médiathèques, librairies etc.) et ne le réserver qu'à l'espace médiatique et uniquement à lui, où un artiste, sur un plateau télé, au micro d'un journaliste, fait effectivement la promotion de son ouvrage.

Aloes

04/07/2019 à 21:22

On parle depuis le début ici de dédicace de bande dessinée. Une œuvre visuelle qui prend parfois jusqu'à vingt minutes de réalisation, à l'encre, à l'aquarelle etc. Donc en fait si vous ne comprenez qu'il s'agit d'offrir contre aucune rémunération une œuvre originale signée, ça ne vous choque pas vous ? OK. reprenez le contexte d'origine stp. On ne par que de dédicace de BD.

Ismaël

05/07/2019 à 10:16

Aloes : Je crois que vous n'avez pas tout saisi du débat. Si au départ le questionnement de la rémunération s'est posée à partir des dédicaces plus spécifiquement de BD (et il y a déjà quelques années de cela), il a depuis largement dépassé ce cadre. Pour plusieurs raisons :
1- la question ne se pose pas seulement pour les dessinateurs de BD, mais aussi pour les illustrateurs jeunesse qui eux-aussi effectuent une « œuvre originale » lors d'une dédicace.
2- les syndicats d'auteurs ne demandent pas ou plus une rémunération des dédicaces (selon les tarifs de la charte des auteurs par exemple), mais « à la présence » ce qui implique évidemment tous les genres d'invités dans une manifestation soit dessinateurs BD, mais aussi illustrateurs jeunesse et autres, et encore les scénaristes et écrivains.
3- A partir du moment où l'on s'engage vers une rémunération à la présence, il est inenvisageable d'effectuer une sorte de sélection, incluant quelques-uns (dessinateurs/illustrateurs) et pas les autres (auteurs/scénaristes). Je vois mal comment un scénariste de BD puisse gentiment se retrouver assis à côté de son compère dessinateur à dédicacer, l'un étant payé et pas l'autre... !
4- Voir les multiples tribunes d'auteurs/autrices à droite et à gauche, sur ce site ou ailleurs, notamment tout récemment celui de Silène Edgar (ici : https://www.actualitte.com/article/tribunes/dedicaces-remunerees-que-gagne-un-editeur-a-denigrer-ainsi-notre-travail/95663), laquelle est autrice et explique bien que les mêmes problématiques se posent pour les écrivains ou scénaristes. A savoir paupérisation généralisée des créateurs, coût personnel et professionnel des déplacements en salons, etc.
5- La demande de rémunération « à la présence », implique un revenu accessoire supplémentaire pour tous les artistes auteurs qu'ils soient écrivains ou dessinateurs BD, ce n'est plus tant la seule question de la création d'une œuvre originale à « offrir » par le biais de la dédicace et qui devrait être payée comme telle qui est débattue aujourd'hui que le soutien aux auteurs/autrices en grande difficulté dans le cadre d'un marché du livre qui va mal, d'une surproduction éditoriale, d'une baisse des ventes moyennes, d'un taux de droits souvent réduit, de droits sociaux en berne, etc etc...

Inbor

04/07/2019 à 16:00

Il me semble que tout le monde est d'accord pour dire qu'un travail doit, en toute logique, être rémunéré. Mais la question centrale reste : qui paie la dédicace ?

L'éditeur ? Comme il a été dit plus haut, quand il se déplace en festival, l'éditeur investit déjà énormément (entre la location de l'emplacement pour un salon, la main d'oeuvre, les frais pour déplacer, loger et nourrir les auteurs...) et ne rentre quasiment jamais dans ses frais. On peut donc se dire que sa part dans la promotion de l'oeuvre est remplie. Si on lui ajoute des frais supplémentaires, il invitera tout simplement moins d'auteurs ou ne viendra plus du tout.
Donc pas sûr que les auteurs s'y retrouvent.

Le lecteur ? Quelque part, lui aussi paie de sa personne et de son temps en attendant parfois des heures dans des conditions difficiles. Ajoutez à cela le prix de l'ouvrage et, éventuellement, l'entrée du salon qui est souvent payante elle aussi. Pas sûr qu'il voudra encore ajouter un coût supplémentaire, ou alors que pour un nombre restreint d'auteurs, qu'il estimera suffisamment "cotés". Mathématiquement, les gros vendeurs en bénéficieront et les petits auront encore moins de monde.
Donc pas sûr que les auteurs s'y retrouvent.

L'organisateur de l'événement ? C'est une économie que je maîtrise moins, mais j'imagine que lui-aussi a des frais considérables, et que les conséquences de frais supplémentaires seront de le forcer : pour un salon, à augmenter le prix de ses entrées, à réduire sa voilure (donc moins d'auteurs invités), voire disparaître ; pour une librairie, de se concentrer sur les auteurs qui vendent beaucoup et qui leur permettront un meilleur retour sur investissement. Et une fois encore, ce sont les "petits" qui trinqueront.
Donc pas sûr que les auteurs s'y retrouvent.

Personnellement, je ne serais pas contre le fait de répartir le "coût" de cette dédicace sur les différents acteurs (lecteurs compris) qui profitent tous de la venue des auteurs et de leur travail sur place. Mais cela demande une véritable réflexion de fond qui risque d'apporter son lot de nouvelles problématiques. Genre la loi du prix unique du livre par exemple...

Eurg

04/07/2019 à 16:27

Très bon récapitulatif de la situation

Fich

04/07/2019 à 16:59

Je suis consterné par ces propos. C'est mal connaître ou ne pas vouloir voir que les conditions dans lesquelles vivent la plupartdes auteurs aujourd'hui sont déplorables, sauf pour ceux qui ont du succès. A tout travail mérite salaire, dit-on ! Cela mériterait d'y réfléchir car on est loin du compte. Faire payer les dédicaces serait une façon pour un auteur de vivre un peu mieux de son art, sans vraiment résoudre le problème de fond. Si on fait des dédicaces, c'est pour le plaisir du lecteur. Mais 0.40 centimes de droits d'auteur par bouquin pour 15 ou 30 minutes de dédicace, qui peut dire qu'il s'agit là d'un réel privilège ? On fait certes la promo de son bouquin, mais au final, qui en retire le plus de bénéfices de cette promos ? Sûrement pas les auteurs. Aujourd'hui, j'en arrive à me demander si je continue ce métier ou pas, tellement les conditions sont devenues difficiles. Et je sais que de nombreux auteurs se posent la même question. S'il y avait un peu plus d'équité dans le partage des royalties, les auteurs n'auraient pas à se demander quelles astuces trouver pour boucler leurs fins de mois difficiles. Si on veut tuer un métier qui est censé faire rêver, c'est sûr, on est sur le bon chemin.

Neril

04/07/2019 à 17:36

Quand on regarde la répartition du prix d'un livre, on a (dans les grandes largeurs) :
10% pour l'auteur, 30% éditeur + imprimeur, 10% diffuseur, 10 % distributeur, 40% point de ventes.

Le problème est que sur un salon, ca devrait être autrement :
Le Diffuseur : il est hors de coup. Il ne fait rien sur le salon puisque justement, le but de la dédicace est de se montrer en direct sans son intermédiaire.
De la même façon, le salon est souvent adossé à une librairie. Maintenant la dite libraire est un des grands gagnants : un CA énorme par rapport à un jour normal, moins de frais de stock, batiment, etc. Dans d'autres cas, c'est l'éditeur qui vend directement (mais dans ce cas, il paye son stand, et ce n'est pas forcément donné).

Si on ne veut pas rémunérer l'auteur à l'heure pour sa présence, la moindre des choses serait de revoir les % pour les ventes en salon.

1- l'auteur assure lui-même sa diffusion. C'est lui qui est visité par le lecteur, c'est lui qui va "vendre". On peut donc déjà lui reverser les 10%.
Ensuite sur la part commerciale (les 40%), ce n'est pas choquant que l'auteur en prenne une partie, même faible pour lui.

Au total, si l'auteur touchait 25 à 30% du prix de vente, ça n'aurait rien de choquant et ne remettrai pas en cause la répartition. Evidemment, ça rognerait sur la part d'autres. Mais justement, c'est cette part qui est problématique. Ces 15 à 20% du prix de vente qui vont dans la poche de personnes qui n'ont pas de légitimité à toucher cette somme parce que c'est l'auteur qui fait leur part de boulot sur un salon

koinsky

04/07/2019 à 17:40

S'ils continuent à se foutre ouvertement de nous, on va finir par trouver comment se passer d'eux.

BAD

05/07/2019 à 00:11

Je viens de parcourir de nombreux avis et je suis moi-même auteur de BD. Je vais donc parler de ce que je vis dans le métier, ce qui pourra peut-être éclairé un peu le sujet de la rémunération des dédicaces.
J'ai travaillé pendant plus de 12 mois sur un album très technique, de par son sujet, mais aussi, de par mon graphisme puisque je suis un dessinateur réaliste ; dans la veine "Largo Winch", "XIII", "Michel Vaillant", pour vous situer mon coup de crayon...
J'attaquais mon travaille vers 7h00 du matin, pour finir, grosso-modo, vers 22h30, voir 23h00. Du lundi au vendredi, car le samedi et dimanche y compris les jours fériés, je levais un peu le pied mais pas trop, pour ne pas prendre de retard sur le délai de réalisation imposé par l'éditeur. Une vie de dingue, où les amis et la famille y ont une toute petite place. Tout cela, pour le formidable salaire de 600 euros environ, par mois. En effet, avec le dessin réaliste, qui est une école de travail exigeante, complexe à mettre en place, plus, toute la doc à ingurgiter pour être efficace et qui devient vite chronophage, je tournais à 3 planches par mois. Arriva donc ce qui devait arriver : 10 mois pour boucler l'album, délai trop court pour ce type de boulot, j'ai pris du retard sur le délai. Je m'en suis expliqué avec moult déférence et humilité, le directeur de collection m'a fait un peu la gueule, mais sans plus... Sauf qu'au bout de quelques temps, lorsque je me suis aperçu que la personne nommé à la colorisation faisait tout et n'importe quoi, j'ai commencé à m'insurger. Normal, lorsque l'on passe autant de temps devant sa planche à dessin et que quelqu'un de la boîte vous fusille le travail, ça à le mérite de vous crisper quelque peu. Pas de panique me suis-je dit, j'ai un contrat d'auteur, qui m'autorise en plus à changer de coloriste, autant le faire puisque je ne suis pas satisfait du travail. Résultat, l'éditeur m'a dit "pas de problème, t'es en retard sur le délai, la personne à la colorisation reste, mais c'est toi qui saute" !
On m'a donc viré, l'album a été finit (à 10% restant...) par un autre dessinateur, je me suis retrouvé du jour au lendemain au RMI et j'ai même failli finir à la rue. Mon contrat d'édition n'a pas été respecté, le pot de fer gagne toujours contre le pot de terre. Bref, si on veut continuer à créer dans ce pays, on la met en veilleuse, on produit comme un malade même si c'est pour faire de la bonne grosse daube et tout le monde est content ! C'est pas formidable la démocratie ? Alors forcément, en passant par tout ça, je me dis qu'avant la rémunération pour des dédicaces, il serait déjà pas mal que les droits des auteurs sur les contrats, leur avis professionnel, soit respectés par les éditeurs. On ne brise pas les reins de quelqu'un ou sa vie, juste parce-qu'il est en désaccord avec les désidérata du staff éditorial ! C'est ubuesque...
Ha oui, j'allais oublier, qui est l'éditeur ?... roulement de tambour... les éditions Glénat !!!

Em

06/07/2019 à 10:06

Eurg, vous portez fort bien votre pseudo.
« Les éditeurs gagnent à peine 20% du prix misérable du livre »
Hahahhahaha!!! Et l’auteur standard lui, 8%
Connaissez-vous les prix proposés aux auteurs pour un album? Savez vous ce que « rapporte » à un auteur un an de sa vie à créer une bd qui ne rapportera que 20% du prix misérable du livre??

Vous me répondrez sans aucun doute qu’on a cas trouver un vrai métier.
Et à vous lire, c’est presque à souhaiter.

Mcb

07/07/2019 à 00:01

Mr Glénat, vous ne manquez pas d'air ! "C'est contre nature de payer les auteurs qui dédicacent ?"
Mr Glénat, ça s'appelle comment de faire travailler des gens gratuitement et de ramasser le fruit de leur labeur ?
Mr Glénat, vous ne voulez pas un fouet pour obtenir plus de rendement ?

BAD

07/07/2019 à 01:24

Le problème dans ce métier, c'est qu'il n'y a pas de véritable solidarité entre auteurs. C'est un job d'individualiste. Tout le monde à peur de ne plus trouver de contrat chez les éditeurs. Lorsqu'un auteur est accablé par les évènements, tous les autres se disent "Oh, le pauvre ! Il n'a pas de chance...", mais ça ne va pas plus loin, chacun priant pour que ça ne lui arrive pas un jour. Les conditions de contrat se durcissent de plus en plus, contrairement à ce que l'on entend dans les médias il y a de moins en moins de lecteur, surtout chez les plus jeunes, même si depuis quelques années la gente féminine est beaucoup plus présente dans les rayons BD. Les années qui viennent vont être terribles ; au mieux, tu as un autre boulot indépendamment de la BD et ça roule, au pire, tu ne trouve plus d'éditeur et tu abandonnes le métier. L’hécatombe que ça va être… l’hécatombe ! Car s'en sortir juste en faisant de la BD, c'est impossible, sauf si on aime les nouilles à tous les repas, rester reclus chez soi pour ne pas trop dépenser et vivre en dehors de la marche de la société. Quant à l'auto-édition, cet espèce d'eldorado fantasmé, c'est pire. Tout au plus on peut espérer gagner entre 200 et 400 euros par mois, si tout va bien sur les festivals BD en terme de vente. Ce n’est pas du pessimisme, c’est juste la réalité, certes, ça n’est pas très glamour, mais ça fait bien longtemps que la BD n’est plus un métier. De toute façon, en tant qu’auteur, vous êtes soumis aux lois du marché et on vous fait vite comprendre que si vous n’êtes pas content, il y en a 50 qui attendent derrière la porte...

BAD

07/07/2019 à 01:40

Dernier point et non des moindres ; si vous voulez toucher des droits d'auteur (un pourcentage sur chaque album) sur les ventes, il vaut mieux atteindre les 50.000 exemplaires écoulés. Ce qui, avec la surproduction actuelle, est quasiment impossible. Sauf, énorme coup de bol, le public vous découvre et fait votre succès. Autant jouer au Loto, on a plus de chance de gagner le "gros lot"... Bref, en plus de dix ans de métier, je n'ai jamais touché un seul centimes d'euros de droit d'auteur ! Et je ne suis pas un cas isolé dans la profession. Pourtant, mes ventes d'albums sont très honorables, mais c'est le système qui veut ça. D'ailleurs, peu importe vos ventes ; si vous êtes un auteur dont les albums partent bien auprès du public mais que vous n'en faites qu'un tous les deux ans, l'éditeur préfèrera garder l'auteur dont les ventes seront peut-être médiocres, mais capable de pondre deux albums par an !

Captain Kérosène.

13/07/2019 à 05:05

Les artistes devraient faire payer la dédicace, tout simplement. Comme le font les dessinateurs américains qui les mettent aussi parfois aux enchères.
Surtout que les festivals sont aussi visités par "des pros" qui revendent immédiatement la dédicace sur ebay ou sont organisés pour empêcher les autres d'en avoir (sacs posés dans les files d'attente).
Et puis, enfin, un dessin c'est quelque chose, quoi ! Ce n'est pas anodin. Si les auteurs eux-mêmes considèrent que cela n'a aucune valeur, pourquoi les éditeurs ne feraient pas de même à plus vaste échelle ?
Faire payer les dédicaces serait une manière de récupérer une partie de la plus-value que prend le livre orné d'un dessin inédit et une compensation au fait de devoir rester assis à une table pendant des heures à dessiner pour des gens qui souvent ne vous adressent même pas la parole et estiment qu'une dédicace est un droit.

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

10 bonnes raisons de se plonger dans la lecture de Nora Roberts

Célèbre romancière américaine ayant déjà vendu près de 4,5 millions d’exemplaires aux éditions J’ai lu, Nora Roberts est de retour avec une nouvelle aventure du lieutenant Eve Dallas à paraître. Crimes en lettres d’or, 50e tome de la série, est prévu pour le 26 mai prochain.

14/04/2021, 16:08

ActuaLitté

Un nouveau roman jeunesse de J.K. Rowling, The Christmas Pig, annoncé

L'autrice britannique J.K. Rowling, connue pour la saga Harry Potter, publiera au mois d'octobre prochain The Christmas Pig, un nouvel ouvrage pour la jeunesse. En France, la maison d'édition Gallimard Jeunesse annonce la parution pour le mardi 12 octobre 2021, en sortie mondiale simultanée.

13/04/2021, 16:33

ActuaLitté

Edistart’up : programme d'aide aux start-up du monde du Livre

Edinovo et le Labo de l’édition lancent Edistart'up, un programme d’accompagnement de 5 mois destiné à la création d’entreprises autour du livre. Maison d’édition, mais aussi application, plateforme ou service dédiés à l’écrit ou à la lecture, création de contenus numériques et imprimés... Pour ce nouveau programme, dont la première promotion démarrera en septembre 2021, un appel à candidatures est lancé, du 15 avril au 30 juin.

13/04/2021, 14:57

ActuaLitté

Une émission littéraire hebdomadaire prend place sur Twitch

Twitch avait surtout conquis les amateurs de sports et de jeux vidéo, par des diffusions d’émissions en direct. Depuis quelque temps, les personnalités politiques s’emparent de cet outil – propriété d’Amazon et lancé en juin 2011. Du streaming en live, certes, mais qui intéresse également l’industrie du livre. Pascal Cottin, nearly adopter de 60 ans, amorce ainsi une émission hébdomadaire.

13/04/2021, 14:20

ActuaLitté

Les Iconiques : une collection d'ouvrages qui “ont marqué leur époque”

L’inceste, de Christine Angot, 37°2 le matin de Philippe Djian, et plus récemment, Le Maître du Haut château de Philip K. Dick (trad. Michelle Charrier)… Prévue en mars 2020, mais logiquement reportée pour les raisons que l’on imagine, la collection Les Iconiques de J’ai lu s’enrichira de quatre nouvelles parutions. Des titres qui évoqueront forcément quelque chose au lecteur, tant ces ouvrages ont pu marquer les esprits.

13/04/2021, 12:13

ActuaLitté

Hachette Livre procède à une réorganisation 

À la suite de la nomination de Fabrice Bakhouche, secrétaire général et directeur financier, en qualité de directeur général délégué de Hachette Livre le 29 mars dernier, le groupe Hachette Livre procède à plusieurs nominations : Nathalie Houël est nommée directrice financière groupe, Arnaud Robert est nommé secrétaire général groupe et Juliane Chevallier est nommée directrice de l’audit Interne et du contrôle Interne. Kévin Lopez remplace Nathalie Houël comme directeur du contrôle de gestion groupe. 

13/04/2021, 10:00

ActuaLitté

Un nouvel inédit d'Alan Moore chez Komics Initiative

Quelques mois après Visions, un recueil d'histoires inédites signées Alan Moore, la maison d'édition Komics Initiative récidive avec une traduction inédite de The Bojeffries Saga, qui réunit Moore et Steve Parkhouse. Publiés entre 1983 et 1991, les épisodes seront présentés réunis, dans une édition enrichie.

13/04/2021, 09:48

ActuaLitté

Civilisation, de Kenneth Clark : 1000 années d'histoire de l'art en Europe

Dans les années 70, une série télévisée en 13 épisodes faisait son apparition sur la BBC, avant d’apparaître sur FR3, en septembre de la même année. Le maître d’œuvre de ce projet, Sir Kenneth Clark, n’aura pas renâclé à la tâche : deux années de travail, plus de 100.000 km de voyages pour aller à la rencontre de l’histoire de l’art. Une œuvre-fleuve, qui sortira en livre prochainement, pour la première fois en français.

12/04/2021, 17:36

ActuaLitté

Les éditions Cambourakis inaugurent une collection polar

La maison d'édition indépendante Cambourakis annonce l'ouverture d'une collection polar, intitulée « Agonia ». Deux ou trois parutions par an permettront de présenter d'autres facettes du polar, avec des interprétations du genre venues du monde entier. Avec, pour commencer, Psychiko, de Paul Nirvanas, traduit par Loïc Marcou.

12/04/2021, 12:39

ActuaLitté

Dave Grohl, pilier des Foo Fighters, annonce la parution de ses Mémoires

L'histoire du groupe Foo Fighters démarre avec une disparition, celle de Kurt Cobain, figure adulée de Nirvana. Les membres de ce dernier groupe se retrouveront alors autour de Dave Grohl, batteur à l'origine, qui mène les Foo Fighters depuis près de trente ans. Le musicien annonce la parution prochaine de ses Mémoires, The Storyteller.

12/04/2021, 11:41

ActuaLitté

Une collection jeunesse bilingue, langue des signes et français

La palette de couleurs est le premier tome de la collection Arthur et Zazou. Des histoires bilingues en français et langue des signes française, imaginées par Marina Guittois et illustrées par Lucie Gautier. Elles mettent en scène Arthur, un jeune garçon sourd et Zazou, sa sœur jumelle qui entend. Complices et pleins de malice, les jumeaux communiquent en LSF. Ces histoires abordent la relation entre un frère et sa sœur, différents et complémentaires. La langue des signes étant la clé du ”vivre ensemble“. 

10/04/2021, 10:22

ActuaLitté

Une journée pour cerner les enjeux de l'écologie du livre

Depuis bientôt un an, Normandie Livre et Lecture travaille, en lien avec de nombreux professionnels du livre de la région, à imaginer un écosystème du livre plus écologique, c’est-à-dire plus social, plus durable et plus solidaire. Fin mars l'association mettait en place un questionnaire pour cerner les préoccupations des lecteurs à cet égard. Aujourd'hui, c'est une journée professionnelle sur l’écologie du livre qui est proposée le 20 mai prochain. 

09/04/2021, 17:54

ActuaLitté

France : Le Monte-Charge culturel, l'agence littéraire de Brigitte Bouchard

On l’a rencontrée quand elle dirigeait Les Allusifs, extension française de la maison québécoise. Puis, on l’a retrouvée avec la collection Notabilia : depuis une vingtaine d’années, Brigitte Bouchard traverse l’édition en France « dans un rôle de passeur exaltant, les littératures étrangères », assure-t-elle. Aujourd’hui centrée sur la littérature française, elle poursuit sur sa lancée, comme elle le dit.

06/04/2021, 18:00

ActuaLitté

Les Sisters débarquent en magazine 

Pétillant et plein d’humour, ce nouveau magazine est le nouveau rendez-vous pour tous ceux qui aiment Les Sisters. Marine et Wendy leur réservent de très nombreuses surprises : des histoires inédites, des infos exclusives, des activités originales… 52 pages pour rire et s’amuser et plein d’idées pour passer des moments complices avec ses héroïnes préférées.

31/03/2021, 17:01

ActuaLitté

Écologie du livre : les lecteurs et lectrices invités à s'exprimer

L'agence régionale du livre Normandie Livre et Lecture a décidé, depuis l'année dernière, de prendre à bras-le-corps la question écologique dans le domaine du livre. En effet, entre les impressions à l'étranger et les opérations de transport, le bilan carbone du livre n'est pas forcément à l'équilibre. Pour cerner les préoccupations (ou non) des lecteurs à cet égard, un questionnaire est mis en place.

31/03/2021, 16:04

ActuaLitté

Lefebvre Dalloz, une marque pour gouverner le groupe Lefebvre Sarrut

« L’objectif de cette identité commune est de valoriser cette synergie et de gagner en lisibilité pour nos clients sur la valeur ajoutée de notre groupe en France, en parlant d’une seule et même voix », commente Olivier Campenon, président du Directoire de Lefebvre Sarrut.

30/03/2021, 11:25

ActuaLitté

Miffy, le lapin de Dick Bruna, arrive chez La Martinière jeunesse

Attention à ne pas se tromper : Miffy se prononce en néerlandais « neintjeu », pour Nijntje, abréviation dérivée de konjin, désignant… un lapin. Le personnage de Dick Bruna, créé en 1955, va ainsi atterrir dans le catalogue de La Martinière jeunesse, à compter de la fin mai. Des albums jeunesse qui se sont vendus à plus de 90 millions d’exemplaires dans le monde… 

29/03/2021, 16:36

ActuaLitté

Astérix et le griffon : un nouvel album et une “quête épique et parsemée d’embûches”

Voilà qui arrondira la fin d’année du groupe Hachette Livre : la sortie d’un nouvel Astérix représente toujours une manne économique d’envergure. Annoncée début janvier, la bande dessinée a désormais un titre, Astérix et le griffon, avec Didier Conrad et Jean-Yves Ferri aux commandes.

29/03/2021, 09:45

ActuaLitté

L'avenir de Tintin est assuré, avec de nouveaux projets

En toute discrétion, les éditions Moulinsart et la maison Casterman ont renouvelé leurs voeux de bonheur et de longue coopération. Le premier dispose des droits sur l’ensemble de l’oeuvre de Hergé, quand le second en publie les ouvrages historiquement depuis quelques années. Mais au milieu, la rivière qui coule n’est pas toujours paisible…

28/03/2021, 11:41

ActuaLitté

Le groupe Lefebvre Sarrut investit dans la prévention des risques professionnels

Le groupe Lefebvre Sarrut annonce ce 23 mars l'acquisition de Previsoft, éditeur de logiciels dans le domaine de la prévention des risques professionnels. Opérée auprès de Addactis Group, le groupe  souhaite renforcer sa gamme d’offres sur le marché HSE (hygiène, sécurité, environnement).

23/03/2021, 13:30

ActuaLitté

Deux femmes chez Flammarion pour relier éditeurs et libraires

La maison vient de nommer Sophie Raue et Victoire Le Mat au Service relations éditeurs-libraires, une attente répondant à l’année 2020 et son lot de complexités. La maison souligne combien l’année particulière qui s’est écoulée a « mis en exergue la nécessité pour Flammarion de renforcer toujours plus ses liens avec la librairie ».

22/03/2021, 19:38

ActuaLitté

Edition : un accord de branche pour protéger les petites entreprises

Pour protéger les entreprises de petite taille, un premier accord de la nouvelle branche professionnelle a été conclu. Il porte sur l’activité partielle de longue durée, et concerne les éditeurs de livres, de phonogrammes et de musique. Une mobilisation « pour préserver l’emploi et apporter un soutien circonstancié ». Et ce, afin de protéger les structures les plus exposées à une baisse d’activité.

22/03/2021, 13:22

ActuaLitté

Les éditions Anne Carrière renforcent leur pôle imaginaire

Forte d’un catalogue dont certains ouvrages ont été primés, les éditions Anne Carrière décident d’accélérer dans le domaine des littératures de l’imaginaire. Pour ce faire, elles recrutent Élisa Thévenet, en charge désormais de trouver de nouveaux talents.

20/03/2021, 11:28

ActuaLitté

Badaboum !, des livres pour les moins de 3 ans sans clichés

La maison d'édition Talents hauts annonce le lancement d'une nouvelle collection, intitulée « Badaboum ! », qui rassemble des livres destinés aux lecteurs de moins de 3 ans. Tout en carton, avec des coins ronds, les quatre premiers livres annoncés, à paraître en mai et août 2021, sont garantis sans clichés.

19/03/2021, 12:14

ActuaLitté

La librairie et les éditions La Musardine deviennent une société coopérative 

Depuis juillet 2020, le créateur de la maison, Claude Bard, mène avec ses salariés une réflexion de transmission de la société sous forme de SCOP (société coopérative et participative). Ces dernières années, il s’est attaché à autonomiser son équipe rassemblée autour de sa directrice générale, Anne Hautecœur. Une partie des salariés a décidé de s’associer dans ce but, avec la volonté d’élargir le sociétariat à l’ensemble de l’équipe à court terme. 

19/03/2021, 10:46

ActuaLitté

Zozoï GRR, une revue antiraciste et anticapitaliste pour les enfants

Revue trimestrielle pour les enfants, Zozoï GRR porte sur ses ailes un projet éditorial ambitieux : développer l'esprit critique, l'ouverture d'esprit, l'accessibilité, l'écologie et défendre la liberté en matière d'identités de genre et d'orientations sexuelles. Un projet de financement participatif, sur Ulule, doit lui permettre de prendre son envol.

17/03/2021, 15:50

ActuaLitté

Des revues scientifiques demandent la démission de Frédérique Vidal

Depuis ses déclarations sur l'islamogauchisme qui gangrènerait les universités, les appels à la démission de la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal se multiplient. Et pour cause, tant la polémique ressemble à un écran de fumée pour masquer la détresse des étudiants et la faiblesse des budgets universitaires. Des comités de rédaction de revues de sciences sociales se joignent désormais à la fronde contre Frédérique Vidal.

17/03/2021, 11:06

ActuaLitté

Le Bruit du monde, une maison ”ouverte sur le monde” chez Editis

Le Bruit du monde, une nouvelle maison d’édition basée à Marseille, ouverte sur le monde et rattachée à Editis. À l’origine de ce projet qui verra le jour avant l’été : Marie-Pierre Gracedieu et Adrien Servières. Il s'agit ni plus ni moins de la cinquantième maison du groupe.

16/03/2021, 11:31

ActuaLitté

Ami d'Umberto Eco et Garcia Marquez, l'éditeur Jean-Claude Fasquelle est décédé

Petit-fils d'Eugène, le fondateur, fils de Charles, qui reprit la maison éponyme, Jean-Claude Fasquelle est décédé, apprend ActuaLitté de sources concordantes. Né en novembre 1930, l’ancien PDG de la maison Grasset & Fasquelle, fruit de la fusion opérée en 1959, avait quitté ses fonctions — après avoir été nommé président du Conseil de surveillance — en 2000. 

13/03/2021, 16:23

ActuaLitté

DC Pride, une anthologie de personnages et créateurs LGBTQIA+

Pour la première fois, l'éditeur DC Comics participera à la Pride Month américaine, célébration des différentes orientations et identités sexuelles et de genre, en publiant un contenu spécialement pensé pour l'occasion. DC Pride se présente ainsi comme une anthologie qui réunira des personnages et des créateurs et créatrices de la communauté LGBTQIA+.

11/03/2021, 17:12

ActuaLitté

Le 24 avril, la filière réunionnaise invite à “lire un livre péi”

L’association La Réunion des Livres annonce la 5e édition de l'opération Je lis un livre péi !, qui valorise le livre réunionnais ainsi que toute la filière du livre, des librairies aux bibliothèques, en passant par les maisons d'édition. Rendez-vous le 24 avril prochain pour démontrer son amour des livres et de la lecture.

11/03/2021, 15:39

ActuaLitté

Parodies et détournements de Tintin : Moulinsart n'a pas fini de s'étrangler

Jouissant d’une notoriété des jeunes de 7 ans aux moins jeunes de 77 ans, Tintin inspire, tandis que Moulinsart soupire, à pierre fendre. Renaud Nattiez, grand connaisseur du petit reporter, va porter aux éditions Sépia, une collection déjà ancrée : Zoom sur Hergé. Repensée, la collection veut élargir son spectre, avec de nouveaux profils d’auteurs, et ce, afin « d’exprimer des idées neuves et de nouvelles pistes de réflexion collective ». 

11/03/2021, 12:35

ActuaLitté

Oser le risque : leçons de jazz à l'usage des managers

MANAGEMENT - Dans cet essai percutant, qui réenchante les vertus heuristiques du risque, l’auteur refuse d’emblée la posture du leader omniscient qu’adoptent trop souvent les dirigeants qui s’aventurent sur les sentiers ultra balisés de la littérature managériale. Prolongeant l’intuition d’Henry Mintzberg, qui prenait le contrepied de Peter Drucker et de sa métaphore du chef d’orchestre[1], Xavier Durand s’inspire des enseignements du jazz pour délivrer des leçons de management utiles en cette période de crise.

11/03/2021, 10:21

ActuaLitté

N, la collection sans concession chez Miss Ska

Une collection qui déménage, avec pour nom une consonne, N. Miss Ska amorce la parution, au rythme mensuel, comme à l’ancienne, d’un titre qui « va casser la baraque, dézinguer la pourriture, exploser les tenants d’un monde fini ». Des nouvelles, avec du beau linge, assure la maison, le tout « en forme de coups de poing dans le ventre mou de la société ».

10/03/2021, 09:33

ActuaLitté

Éditions d'Avallon : un an désormais au service des auteurs

« Construit sur un modèle non lucratif, les éditions d’Avallon ont réussi à publier, à compte d’éditeur, 11 romans en un an. Certains se sont vendus à plus de 1 000 exemplaires en quelques mois », indique Nicolas-Raphaël Fouque, le directeur éditorial. Une année passée pour Avallon, qui célèbre son premier anniversaire sans bouder son plaisir.

08/03/2021, 12:19

ActuaLitté

Niala, une BD érotique chez Glénat taxée de racisme 

Encore un coup de la Cinquième colonne ? Les éditions Glénat ont dû affronter une tornade, doublée — ô misère ! — d’une pétition, alors que s’avançait la publication de Niala. Cette bande dessinée érotique devait sortir le 10 mars. Mais, revirement, l’éditeur s'est retrouvé au milieu d'une vilaine polémique. Selon ses détracteurs, elle reprendrait « les principes des bandes dessinées racistes des années 50 ».

03/03/2021, 18:02

Autres articles de la rubrique Métiers

ActuaLitté

Turquie : Ahmet Altan sorti de prison, toutes charges abandonnées

L’écrivain et journaliste Ahmet Altan a finalement obtenu gain de cause : un haut tribunal turc vient de mettre un terme à son emprisonnement, récemment qualifié d’abusif par la Cour européenne des Droits de l’Homme. Difficile de ne pas opérer une corrélation immédiate, mais pour l’heure, place aux réjouissances.

14/04/2021, 21:35

ActuaLitté

Pour réenchanter les gares, la SCNF propose des consignes Amazon

Les Amazon Lockers, ou consignes Amazon, permettent de retirer des commandes passées au préalable sur le site du cybermarchand. La semaine dernière, un de ses casiers était installé au sein de la gare Poligny (Jura) dans le cadre d’un accord avec la SNCF. Seul problème, ni le conseil municipal ni les habitants n’ont été tenus au courant de son arrivée.

 

14/04/2021, 18:29

ActuaLitté

Un sculpteur poursuivi par la société Moulinsart pour ses bustes de Tintin

Installé à Aix-en-Provence, Christophe Tixier, alias Peppone, est un sculpteur spécialisé dans la représentation de personnage de la Pop culture. Parmi sa galerie de création, on trouve notamment près d’une centaine de bustes de Tintin. L’artiste s’est attiré les foudres de la société Moulinsart, garant des ayants droit d’Hergé, qui demande 200.000 euros de dommages et intérêts et la restitution de ses sculptures.

 

14/04/2021, 17:12

ActuaLitté

La Team AlexandriZ, célèbre pirate de livres numériques, devant la justice

En 2012, ActuaLitté apprenait par mégarde la plainte déposée par six éditeurs et le Syndicat national de l’édition contre le site Team Alexandriz. Cette équipe de contrefacteurs de livres s’était fait connaître pour la qualité de ses relectures d’ouvrages, et la large diffusion de versions numériques. C’est à Nanterre, devant le tribunal correctionnel, que l’affaire est portée, ce 14 avril.

14/04/2021, 15:05

ActuaLitté

Une immense avancée dans le prêt numérique pour les bibliothèques

Voici une première dans l’histoire des établissements de prêts aux États-Unis. Le gouverneur du Maryland, Larry Hogan, s’apprête à signer un texte de loi inédit. Il garantirait aux bibliothèques de pouvoir concéder des licences pour du contenu numérique, à destination des usagers. Et donc, simplifier la question du prêt d’ebooks ou d’audiolivres.

14/04/2021, 09:45

ActuaLitté

Paloma Hidalgo, lauréate de la bourse de création de poésie Gina Chenouard

Grâce au legs de la poétesse Gina Chenouard (1924-2010), la SGDL soutient la création poétique contemporaine en décernant une bourse qui porte son nom. Dotée de 3 000€, cette bourse est destinée à encourager un projet d'écriture.  

13/04/2021, 18:01

ActuaLitté

CEDH : la Turquie coupable de “violation des droits” d'Ahmet Altan

Accusé d’avoir tenté de renverser le gouvernement turc lors du putsch de 2016, Ahmet Altan comptait parmi les victimes du pouvoir. Incarcéré, il avait été condamné en novembre 2019 à plus de dix années de prison, en tant que complice de groupe terroriste. Presque une manne, alors qu’en septembre 2016, il se voyait condamné à perpétuité. Mais la Turquie est lourdement pointée du doigt par la Cour européenne des Droits de l’Homme.

13/04/2021, 12:47

ActuaLitté

Les Vies de Brian : le chanteur d'AC/DC publie ses Mémoires

Les tournées annulées, les musiciens et auteurs-compositeurs se tournent vers l'écriture. Après l'annonce de Dave Grohl (Foo Fighters), Brian Johnson, chanteur du groupe australo-britannique AC/DC, fera lire ses Mémoires à partir du mois d'octobre 2021. L'ouvrage s'intitule The Lives of Brian, un hommage du Britannique aux Monty Python.

13/04/2021, 10:54

ActuaLitté

Interdire la vente de livres sur un marché, à l'heure des librairies essentielles ?

Un vilain article qui pèse sur le commerce du livre : alors que les librairies ont obtenu la qualification administrative d’essentielles, toutes ne sont pas logées à la même enseigne. C’est ainsi que le marché du livre ancien et d’occasion, qui se déroule dans le XVe arrondissement de Paris, se voit interdit. Installés au marché Brassens, les libraires deviennent personae non gratae… 

12/04/2021, 13:22

ActuaLitté

Une aide de 1,25 million de dollars pour les bibliothèques américaines

L'American Library Association (ALA), association professionnelle américaine, annonce l'ouverture des candidatures pour l'attribution d'aides aux établissements, afin d'atténuer les effets de la crise sanitaire. Une enveloppe de 1,25 million $, au total, est disponible.

12/04/2021, 12:27

ActuaLitté

“Dante, terzine from the world” : une vidéo-lecture multilingue de La Divine Comédie

L’initiative, née d’une idée de la présidente de la Casa della Poesia de Côme, Laura Garavaglia, prévoit la participation de vingt poètes du monde entier. Elle a été présentée le 25 mars dans le cadre de la journée consacrée à Dante, le Dantedì. Les terzine, ou Terza rima, sont une structure poétique propre à l’œuvre de Dante, qui fut le premier à s’en servir pour La Divine Comédie. Elle bascule d’un tercet où se trouve une rime, reprise dans le tercet suivant.

12/04/2021, 10:53

ActuaLitté

Myanmar : arrestation de l'écrivain et comédien Zarganar

L'écrivain et comédien birman Zarganar a été interpelé par les autorités le 6 avril dernier, à son domicile, puis conduit dans un lieu inconnu par la junte militaire au pouvoir. Cette arrestation vient s'ajouter à une longue liste, ouverte depuis le coup d'État militaire de février dernier. Réputé proche d'Aung San Suu Kyi, elle-même arrêtée par la junte, le populaire comédien avait déjà été inquiété par l'armée il y a quelques années.

12/04/2021, 10:00

ActuaLitté

La grande foire contre Amazon du Taslu reportée au 29 mai

Suite aux récentes annonces de confinement et au contexte se prêtant plus difficilement au déploiement d’une foire - le collectif STOP-Amazon reporte son action initialement prévue le 17 avril – journée nationale d’actions contre la réintoxication du monde - sur Montbert au 29 mai.

12/04/2021, 09:23

ActuaLitté

Refusé pour ses “dessins hideux”, L'Attaque des Titans a conquis le monde

Les fans le savent, L’Attaque des Titans achèvera son histoire en 2022. Pourtant, Hajime Isayama a diffusé tout fraîchement le dernier chapitre de son aventure. De quoi provoquer les réactions les plus extrêmes, les spoilers les plus insidieux et, bien sûr, des crises de larmes. Ce chapitre 139 bouleverse, chamboule… mais aurait pu ne jamais voir le jour. De fait, les premiers éditeurs avaient rejeté le mangaka, considérant que ses dessins « étaient hideux ». Depuis, plus de 100 millions d'exemplaires ont été vendus... 

10/04/2021, 13:12

ActuaLitté

Alabama : Amazon débarrassé d'une menace syndicale historique

Au terme d’une élection très surveillée, les travailleurs d’Amazon ont donc rejeté la création d’un syndicat. Une victoire définitive pour l’entreprise, qui coupe court à toutes les possibilités de revendications portées. Le géant du commerce en ligne sort de plusieurs mois d’une campagne agressive, menée des deux côtés, avec une large expression défavorable à la syndicalisation.

10/04/2021, 12:20

ActuaLitté

5 auteurs pour des résidences d’écritures cinématographiques

Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image ont créé ensemble une résidence inédite, tournée vers les auteurs de bande dessinée. Consacrée à l'écriture cinématographique, elle se donne pour vocation de favoriser le dialogue de la bande dessinée avec d'autres expressions artistiques.

09/04/2021, 16:58

ActuaLitté

39,8 millions € d'aides distribuées par le CNL en 2020, annus horribilis

Fidèle au poste, le Centre national du Livre présente ses données 2020, dans un rapport d’activité. Les occasions de se réjouir sont finalement plus nombreuses qu’on ne le redoutait un an plus tôt. Si l’industrie a, plus que jamais, vécu à l’ère numérique, le Centre rappelle quelques chiffres : plus de 21 millions € distribués à travers le Plan de relance, outre les 18,5 millions alloués par ses habituels dispositifs.

09/04/2021, 16:53

ActuaLitté

Malgré Amazon et la Covid, Paris compte encore 643 librairies en 2020

L’année Covid, implacable, laisse actuellement les traces de son passage : les devantures placardées d’affiches proposant un bail commercial ou la mise en vente de locaux ponctuent les rues. De fait, le nouveau recensement des commerces parisiens fait état de 61.541 commerces et services commerciaux, recensés par l’APUR. Forte densité, certes, mais légère diminution — en recul de 1,9 % entre 2017 et 2020…

09/04/2021, 16:26

ActuaLitté

Jouets en librairies  : “Comment peut-on dire que jouer n’est pas essentiel pour un enfant ?”

Devenues administrativement essentielles, les librairies ont l'autorisation d’accueillir du public. Or, si l’on vient avant tout y chercher des livres, nombre d’établissements ont opté pour la vente de jouets — produits dont les marges sont plus intéressantes. Avec le troisième confinement, les commerces de jouets sont de nouveau fermés. Qu’en est-il de ce qui apparaîtrait comme une concurrence opérée par les librairies ? 

09/04/2021, 16:02

ActuaLitté

L'écrivain Emmanuel Ruben entre au conseil d'administration de l'Institut français

Par un arrêté en date du 23 mars 2021, l'écrivain Emmanuel Ruben, auteur, entre autres, de Sabre (éditions Stock), est nommé membre du conseil d'administration de l'Institut français au titre des personnalités choisies en raison de leurs compétences ou de leurs fonctions.

09/04/2021, 10:49

ActuaLitté

Turquie : l'écrivain et opposant Selahattin Demirtaş risque 142 ans de prison

Arrêté en novembre 2016 dans un contexte répressif intense mené par le président de la République Recep Tayyip Erdoğan, l'opposant et écrivain Selahattin Demirtaş est maintenu en détention depuis cette date. Alors que son procès doit s'ouvrir à nouveau le 14 avril prochain, l'organisation PEN International exige sa libération et le respect par la Turquie des mesures ordonnées par la Cour européenne des droits de l'homme.

08/04/2021, 17:04

ActuaLitté

Mike Pence signe un contrat à 3 voire 4 millions de dollars pour ses Mémoires

L’ex-vice-président vient de conclure un contrat entre 3 et 4 millions de dollars avec la maison d’édition Simon & Schuster. Pence fait partie des premiers proches de Trump à écrire ses Mémoires. L’ouvrage, qui promet de secouer le jeu politique, devrait être publié en 2023, un an avant la présidentielle américaine.

08/04/2021, 16:05

ActuaLitté

Allemagne : bientôt, une loi sur le prêt de livres numériques en bibliothèque ?

Outre-Rhin, l'édition est en ébullition. Le Bundesrat, qui représente les 16 Länder allemands, souhaite profiter de la transposition de la directive européenne sur le droit d'auteur pour introduire une loi sur le prêt de livres numériques dans les bibliothèques. Les éditeurs seraient alors obligés de mettre à disposition leurs ouvrages, moyennant un droit de prêt régi par la loi.

08/04/2021, 15:19

ActuaLitté

Frais postaux : les éditeurs, ingrats, ont pourtant bénéficié des aides aux librairies

En décembre dernier, le député Fabien Lainé (MoDem, Landes) a dû recevoir un livre par La Poste qu’il avait soigneusement acheté auprès d’un éditeur indépendant. Et il s’est rendu compte du montant colossal de frais de port appliqués à l’envoi dudit ouvrage. Saisi au cœur, il a interpellé le ministère de la Culture, ne comprenant pas comment la rue de Valois permettait une telle sanction économique…

08/04/2021, 13:12

ActuaLitté

Boris Johnson, un “bouffon qui dérange”, dans le livre d'un ancien collaborateur

Ces derniers jours, le cabinet de Boris Johnson est secoué par la publication des Mémoires politiques d’un ancien député conservateur. Écrit par un proche de Boris Johnson, le livre couvre les 4 années politiques mouvementées qui ont conduit au Brexit. Faisant grand cas des bruits de couloirs, l’ouvrage n’épargne personne et enfonce tout particulièrement l’actuel Premier ministre, dépeint comme un opportuniste ignorant.

08/04/2021, 12:53

ActuaLitté

Jeunes Pousses, une librairie en ligne réservée aux livres autoédités

Depuis juin 2020, il existe une librairie en ligne dédiée aux publications autoéditées par leurs auteurs. Jeunes Pousses, dirigée par Lou Ledrut, souhaite faciliter la découverte des textes « qui le méritent » par les lecteurs. Un financement participatif permettra également à certains auteurs de se rendre dans des salons, mais aussi de créer des librairies éphémères, pour faciliter les rencontres.

08/04/2021, 11:37

ActuaLitté

Un important don en cryptomonnaie pour Internet Archive

La Filecoin Foundation se présente comme un « réseau décentralisé pour le stockage en ligne des informations les plus précieuses de la planète ». Lancée en août 2017, l'organisation indépendante dispose de sa propre cryptomonnaie, le Filecoin, qui permet de louer des espaces de stockage pour créer ce réseau décentralisé. La plateforme Internet Archive accepte un don de l'association, à hauteur de 50.000 Filecoins (FIL).

08/04/2021, 09:46

ActuaLitté

Harmonia Mundi signe trois nouveaux éditeurs

Un Mook féministe, une maison BD des plus outre-tombiennes et un éditeur d’imaginaire : trois structures viennent de rejoindre la diffusion/distribution d’Harmonia Mundi Livre, apprend ActuaLitté. Un nouvel exemple de la diversification que l’entreprise a mise en place.

08/04/2021, 09:31

ActuaLitté

Avant de mourir de la Covid, il donne tous ses livres à une librairie communautaire

Durant toute sa vie, Tom Burgess a collectionné livres et disques, presque compulsivement. Il avait également VHS, DVD, K7, disques et bandes dessinées, ainsi que des revues académiques. Son idée était qu’un jour, tout ce qu’il avait amassé intéresserait quelqu’un, un curieux, un marginal, un poète : qu’importe. Il fallait garder, dans l’espoir de mettre en relation ces objets avec celui qui les demanderait…

07/04/2021, 18:16

ActuaLitté

Une journée d'étude consacrée à la figure féminine dans la littérature policière

L'Association des Bibliothécaires de France (ABF), groupe Rhône-Alpes, organise une journée d'étude en distanciel, jeudi 29 avril 2021, sur le thème : « No woman no crime : la figure féminine dans la littérature policière ». 

07/04/2021, 16:06

ActuaLitté

Appel à candidatures : à Vitrolles, une librairie vide attend son repreneur    

En septembre dernier, l’unique libraire de la commune de Vitrolles, située dans les Bouches-du-Rhône, fermait ses portes. La boutique de 170 mètres carrés avait accompagné les habitants depuis 2014. Pour faire renaître ce symbole culturel de la ville, la mairie a lancé fin mars un appel à candidatures pour reprendre le local.

 

07/04/2021, 11:36

ActuaLitté

Luxembourg : Amazon, loyer, Covid... La Librairie française ferme

Elle était pourtant confortablement installée dans le Duché, dans le centre-ville de Luxembourg. Mais elle n’aura pas résisté à la crise sanitaire, et la gérante se retrouve donc à brader son stock. L’établissement aligne les promotions, avec une résolution inéluctable : la fermeture des portes pour la Librairie française

07/04/2021, 11:35

ActuaLitté

Une édition inédite du Seigneur des Anneaux, illustrée par Tolkien

Le groupe éditorial Houghton Mifflin Harcourt changera prochainement de propriétaire, tout en préservant ses forces. Pour preuve, la publication d’un titre attendu : Le Seigneur des Anneaux, certes, mais enrichi des illustrations que le romancier avait produites. Et qui accompagneront pour la première fois l’ensemble du texte. De quoi piaffer d’impatience.

07/04/2021, 11:08

ActuaLitté

Matt Kindt a vendu aux enchères une “suite” de Mind MGMT

L'auteur américain Matt Kindt, connu pour Mind MGMT, série récemment traduite en français par Thomas de Chateaubourg pour les éditions Toussaint Louverture, s'est essayé à une opération caritative d'un nouveau genre. Il a vendu un épisode inédit de Mind MGMT aux enchères grâce à la chaîne de blocs, technologie d'échange sécurisée, pour en reverser une partie des bénéfices à une association.

07/04/2021, 11:03

ActuaLitté

Un album de Dav Pilkey, jugé raciste, retiré des librairies par son auteur

L'auteur américain Dav Pilkey, créateur du Capitaine Slip, et son éditeur, Scholastic, ont annoncé le retrait de la vente d'une bande dessinée The Adventures of Ook and Gluk: Kung-Fu Cavemen from the Future, parue en 2010. « D'un commun accord, nous reconnaissons que cette bande dessinée perpétue une forme de racisme passif », indique un communiqué de l'éditeur.

07/04/2021, 10:24

ActuaLitté

Amazon reconnu coupable de licenciement illégal

Il ne suffisait pas d’avoir quelques problèmes de toilettes avec ses employés : encore faut-il les renvoyer dès lors qu’ils expriment des positions que la firme réprouve. Les autorités du travail aux États-Unis accusent Amazon d’avoir renvoyé illégalement deux salariés. Ces derniers critiquaient ouvertement les positions sur le climat et les pratiques managériales d’Amazon.

06/04/2021, 17:26