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Petites et moyennes maisons d'édition : de fragiles fondations

À partir de plusieurs sources, dont des bases de données et des entretiens avec quelques éditeurs, le ministère de la Culture s'est lancé dans une étude consacrée aux petites et moyennes maisons d'édition. Si la dynamique de création des structures ne faiblit pas depuis les années 1970, celles-ci restent fragiles, en particulier dans un contexte de concentration du secteur. 

Le 13/03/2024 à 12:59 par Antoine Oury

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13/03/2024 à 12:59

Antoine Oury

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Pour pallier un manque de données persistant, le ministère de la Culture s'est penché, en 2023, sur la situation des petites et moyennes maisons d'édition. Les données du Syndicat national de l'édition, établies à partir des informations communiquées par ses membres et généralement présentées sous la forme de moyennes, peuvent en effet niveler la situation réelle des éditeurs.

Les pouvoirs publics avaient pour objectifs de mieux caractériser ces structures, de les dénombrer et d'évaluer leur poids économique. Mais aussi de dégager des points de vigilance et des inquiétudes de ces éditeurs, par un questionnaire diffusé en début d'année 2023, auquel 486 maisons d'édition ont bien voulu répondre. Une démarche complétée par des entretiens plus ciblés, auprès de 16 éditeurs.

Environ 4000 acteurs

Pour dénombrer et recenser, l'Observatoire de l'économie du livre du ministère de la Culture s'est appuyé, pour commencer, sur l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et sa Nomenclature d'activités françaises (NAF). Le code d'activité 58.11Z désigne l'« édition de livres », utile à la définition du périmètre. L'OEL a ajouté d'autres critères (classification PME, nombre de salariés inférieur à 9, chiffre d'affaires...).

Le nombre obtenu, autour de 7000 structures, est encore imparfait, car il comprend des entreprises à la taille trop importante, à l'activité assimilable à la « micro édition », ou dont l'activité réelle n'est pas l'édition de livres. L'OEL situe plutôt le nombre réel de petites et moyennes maisons d'édition à 4722 entreprises. À titre de comparaison, rappelons que le SNE compte environ 760 adhérents...

31 % de ces structures s'établissent à Paris, quand le Rhône, les Hauts-de-Seine et les Bouches-du-Rhône, les trois départements les plus peuplés en maisons, plafonnent à 3 à 4 % du total... En matière de villes, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes, Lille, Strasbourg, Montpellier, Marseille et Lyon sont particulièrement accueillantes.

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L'OEL note une inégale répartition sur le territoire, qui ne correspond qu'en partie à celle de la population française.

Des données parcellaires

La plupart de ces structures (les 3/4) ont été créées il y a moins de 23 ans, la moitié n'a pas plus de 11 ans d'ancienneté. 41 % des maisons sont des sociétés à responsabilité limitée (SARL), 30 % des sociétés par actions simplifiées (SAS) et 27 % des associations.

Plus de 3/4 de ces 4700 acteurs ne comptent pas de salariés : sans trop de surprise, les structures qui en emploient sont généralement les plus anciennes, et commerciales.

L'OEL se heurte à l'imprécision des bases qu'il utilise, rendant les résultats extraits assez peu représentatifs sur certains points. Par exemple, celui du chiffre d'affaires : il n'est disponible, annualisé pour 2018, que pour 333 entreprises. Le CA net des petits et moyens éditeurs sous forme commerciale serait ainsi de 200.000 €, avec des ventes ne dépassant pas 96.000 € pour la moitié. Et, pour un quart des entreprises, le CA s'établit entre 20.000 et 47.000 €.

L'étude du ministère de la Culture établit trois types de modèles économiques. Le premier est celui de plus petites maisons, qui publient moins de 3 titres par an, sont gérées par une seule personne, souvent non rémunérée, qui assurent elles-mêmes la diffusion et la distribution, avec un fort accent mis sur les ventes à distance. Le deuxième modèle voit les gérants rémunérés, parfois des salariés, une délégation de la diffusion-distribution à une filiale d'un groupe d'édition et une part des ventes plus importantes chez les détaillants. Enfin, le troisième, moins bien défini faute de données, délègue sa diffusion-distribution à un acteur qui n'appartient pas à un groupe éditorial.

Quelle production ?

En s'appuyant à présent sur les données du dépôt légal de la Bibliothèque nationale de France, l'Observatoire de l'économie du livre établit la fréquence de publication moyenne à moins de quatre titres, en 2018 et en 2019. La moitié des éditeurs n'ont publié qu'un seul titre par an, et les 3/4 moins de trois. Parmi les petites et moyennes maisons, peu sont celles qui publient plus de 10 titres par an : la surproduction n'est donc clairement pas de leur côté.

Le pays d'impression du premier tirage, indiqué dans 89 % des cas, est instructif : la France y apparait largement en tête, avec 80 % des impressions, une proportion bien plus élevée que lorsque l'ensemble du dépôt légal est pris en compte (63 %). Pour le reste, Belgique, Espagne et Italie suivent, ou un autre pays de l'Union européenne. La production des petites et moyennes structures est donc locale, quand l'édition s'interroge sur son impact écologique...

La littérature représente plus de la moitié de la production des structures, devant l'histoire, la géographie et les biographies d'une part, les arts, les jeux et les sports d'autre part. Le prix moyen des livres atteint 19 € en moyenne, un peu inférieur à l'ensemble du dépôt légal (23 €).

13 % des ventes en valeur

À l'aide des informations du panéliste GfK, l'Observatoire de l'économie du livre estime que les ventes des petites et moyennes maisons d'édition représentent, en valeur, 13 % des ventes totales de l'édition (soit 9 %, en volume). Pour obtenir ce résultat, une tranche arbitraire a été définie, pour conserver les données des maisons dont les ventes ont été supérieures à 40.000 € et inférieures à 2 millions € (soit 1506 éditeurs en 2019).

Les librairies restent les meilleures alliées de ces structures, puisque ces dernières réalisent plus du quart de leurs ventes (en valeur) dans les librairies de premier niveau. Les grandes surfaces spécialisées ne sont pas pour autant négligeables, avec près d'un autre quart des ventes : sans surprise, les grandes surfaces alimentaires ne pèsent que pour 5 % d'entre elles.

40 % des ventes, la part la plus importante, reste toutefois le fait des librairies de taille plus petite, les ventes par internet et les autres canaux.

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Quel traitement des auteurs ?

Segment particulièrement attendu après l'étude du Syndicat national de l'édition sur le partage de la valeur, la relation aux auteurs a été abordée par le questionnaire du ministère de la Culture. Rappelons que 486 éditeurs y ont répondu — un volume qui fluctue par ailleurs d'une question à une autre : les informations ne sont donc pas représentatives, mais néanmoins intéressantes.

93 % des structures répondantes publient à compte d'éditeur, mais, pour 6 éditeurs sur 10, l'à-valoir n'est pas une pratique systématique ou quasi systématique. Chez 20 % d'entre eux, l'à-valoir est supérieur à 900 €, compris entre 300 et 900 € pour 15 % et inférieur à 300 € pour 6 %. 2/3 des éditeurs pris en compte ne proposent donc pas d'à-valoir, ou de manière très modeste.

374 éditeurs ont répondu à la question sur les droits proportionnels versés aux auteurs sur les ventes : le taux est compris entre 6 et 10 % pour 70 % d'entre eux, inférieur à 6 % pour 14 % des répondants, compris entre 11 et 15 % pour 10 % des maisons environ. Seuls 6 % d'entre elles proposent un taux supérieur à 15 %. L'OEL observe que les maisons les plus récentes ont tendance à offrir des droits plus élevés, et que les ventes de livres semblent moins élevées chez celles proposant les taux les plus hauts.

Une rentabilité négative

À partir des réponses de 344 éditeurs — en limitant les données prises en compte aux structures ayant eu une activité en 2019 — l'OEL a observé la rentabilité d'exploitation des petites et moyennes maisons d'édition. Pour un tiers d'entre elles, la rentabilité est basse, entre 0 et 5 %. Mais pour un quart des structures, elle est très négative, inférieure à -20 %. 14 % seulement de ces entreprises jouissent d’une rentabilité supérieure à 10 %.

Après agrégation des réponses, l'OEL indique que 6 maisons sur 10 présentent une rentabilité d'exploitation positive, et 4 une rentabilité négative. Les maisons à l'activité la plus importante sont, assez logiquement, les plus rentables. 

Il reste compliqué de relier cette rentabilité avec tel ou tel comportement ou choix : aucune corrélation n'est ainsi observée entre degré de diversification, délégation ou non de la distribution-diffusion, canal de vente ou obtention d'aides publiques et la rentabilité d'une maison.

Des problématiques, anciennes ou nouvelles

Enfin, les entretiens avec plusieurs éditeurs ont permis d'affiner ce panorama de tout un pan de l'édition française. Invitées à s'exprimer librement sur leurs difficultés, les personnes interrogées évoquent leur fort attachement aux libraires, même si certaines — souvent issues des plus petites structures — pointent un rapport distendu avec ces professionnels, qui portent trop peu d'attention à leur production selon eux.

De la même manière, les médias sont considérés comme des alliés par certains, avec une belle fidélité, mais d'autres jugent qu'ils portent trop d'attention aux livres des grands groupes. 

À LIRE - En difficulté, la maison d'édition Ici Même émet un SOS

Le système d'aides publiques est plus généralement perçu comme opaque et peu favorable aux petites et moyennes structures, quand celles qui en bénéficient déjà aimeraient un élargissement à d'autres segments éditoriaux. 

L'étude relève des préoccupations partagées par toutes les structures : la concurrence et la concentration des grands groupes, les difficultés induites par l'inflation et la hausse des coûts des matières premières, et enfin la demande, encore et toujours, pour la mise en place d'un tarif postal préférentiel pour les envois de livres en France.

L'étude complète est accessible à cette adresse.

Photographie : illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Par Antoine Oury
Contact : ao@actualitte.com

14 Commentaires

 

Nanbe

14/03/2024 à 07:25

Merci pour cet excellent article; les informations données sont indispensables pour mieux appréhender les difficultés des éditeurs à quoi s'joute la lecture sur tablette qui se généralise

ESTELAS EDITIONS

14/03/2024 à 09:53

Chez nous on fait du Poche. Quand on paie 4.20€ à La Poste pour envoyer un livre à 9.90€ ça représente 42% du prix. On perd de l'argent, tout simplement. Alors qu'en vendant à l'étranger, en Europe, ça coûte 1.11€ soit 9% . Si on avait le même prix pour les envois en France que pour les envois à l'étranger, on pourrait investir sur d'autres postes et à terme, pourquoi pas, créer des emplois dans le secteur.

Thierry Reboud

14/03/2024 à 12:07

Le poche, c'est le plus difficile à rentabiliser parce que le point mort est plus élevé (j'imagine que je ne vous apprends rien). Si en plus vous rajoutez les frais postaux...
La question que je me pose en lisant votre commentaire (et après avoir parcouru votre site) est la suivante : êtes-vous certain de votre modèle économique ? Pourquoi continuez-vous à éditer en format (et prix) poche ?
Je suppose que vous avez déjà réfléchi à la question, c'est simplement que je ne comprends pas quelles sont vos raisons.

ESTELAS EDITIONS

14/03/2024 à 15:37

Avant j'éditais en A5 et brusquement les ventes se sont effondrées. Je suis passé immédiatement au Poche et je n'ai jamais vendu autant de livres. J'ai sillonné la France et différents types de points de vente pendant 10 ans pour présenter mes livres au public. J'ai beaucoup appris à leur contact. Au début, je pensais que les gens avaient une préférence pour le Poche à cause de son prix. Il y en a, certes, mais ce n'est pas la majorité des gens que j'ai rencontrés. A mon grand étonnement, beaucoup sont ceux qui ont une préférence pour le Poche pour sont côté pratique. Comme vous avez pu le voir sur notre site, on est dans le haut de la fourchette du prix du Poche. Eh bien, je me souviendrai toujours de cette dame qui s'était arrêtée devant mon stand et qui avait interpellé son mari qui était dans le rayon d'en face:
- Chéri, viens voir! Pour une fois ce ne sont pas des livres à 20 balles!
Et ils m'en ont pris 3.
Cette anecdote illustre asse bien le marché en lui même, du moins comme je l'ai perçu. Aujourd'hui, il est très rare que je rencontre des gens qui se plaignent du prix de nos livres. J'en décompte environ 3 à 4 dans l'année, ce qui est totalement insignifiant.
Autre raison de faire du Poche: Nos auteurs font beaucoup de dédicaces pour la plupart. Et quand on envoie un carton de 13kg de livres, il y a 2 fois plus de livres en Poche qu'en A5 ce qui divise le coût du transport par livre par 2.

Ariane

14/03/2024 à 11:19

Merci pour avoir publié cette synthèse intéressante, même si les données concernant le nombre des structures sont à parfaire. Les éditions OLNI, maison d’édition associative créée en février 2023 et que j’ai l’honneur de présider sont passées à l'as de cette étude, mais se reconnaissent cependant parmi les constats :
. les librairies indépendantes sont accueillantes et bienveillantes, à condition de faire du porte-à-porte (les courriels ne sont pratiquement jamais lus ) et qu'elles ne soient pas submergées par la production intensive des grosses machines de l'édition qui laissent peu de place sur les tables ;
. la revendication d’un tarif postal particulier pour les envois de livre en France, alors qu'il existe pour l'Europe et le reste du monde ;
. le désintérêt des médias pour les petites structures, hormis la PQR (et Actualitté, je tiens à le préciser), malgré les sollicitudes ;
. le peu d’aides de l’État, mais il est vrai que la culture n’est pas vraiment son cheval de bataille...
Bref, il faut vraiment avoir la foi pour se lancer dans l’aventure de l’édition indépendante, autodistribuée et autodiffusée. Jusqu’ici, pour OLNI, ça va...
Jusqu'ici...

Agnes Beghin

15/03/2024 à 17:56

Que conclure de tour ça, j'ai été éditée par le Lys Bleu Paris. Mais les ventes ne suivent pas.,les livres ne sont pas distribués en librairie, ils figurent seulement sur des listes ,comme mis à disposition

R.Raynal

15/03/2024 à 23:23

Qu'en conclure ?
1) Le lys bleu est un éditeur "participatif" : en bref vous payez l'édition de votre livre en achetant n exemplaires. Ce n'est donc pas un "vrai" éditeur à compte d'auteur. Normalement, l'auteur ne doit RIEN payer, et je dirais même ne s'engager à rien (parcourir la France à ses frais et passer ses week end dans des salons, à donner son temps à l'éditeur pour 5%M de droits, par exemple).
2) Les petits éditeurs, pour peu que vous sachiez écrire, ne vous apporteront rien de plus que l'auto-édition (mais vous priverons de vos droits contre une obole ridicule). Pas par mauvaise volonté, mais par manque de temps, ou d'argent, ou des deux.
3) Malgré leurs dénégations, les "grands" éditeurs ne vous éditeront jamais, trop occupés à publier des traductions, des copains, des peuples, des recommandés et autres "amis" du milieu des lettres germanopratines.
4) L'édition est restée encalminée au XIXe siècle, à l'époque d'une paye annuelle et d'avances symboliques. Elle refuse d'évoluer.
5) "Édites-toi toi même, et tu connaîtras l'univers et les dieux".
6) "Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles, si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !" , comme disait Edmond Rostand...

D. L.

18/03/2024 à 09:54

2) Les petits éditeurs, pour peu que vous sachiez écrire, ne vous apporteront rien de plus que l'auto-édition (mais vous priverons de vos droits contre une obole ridicule). Pas par mauvaise volonté, mais par manque de temps, ou d'argent, ou des deux.
Monsieur (ou madame) Raynal, ne dites pas n'importe quoi. Des éditeurs accompagnent leurs auteurs dans le travail du manuscrit et font leur métier, car c'est de ça qu'il s'agit : quel le manuscrit se transforme en texte abouti et corrigé. Si vous ne savez pas cela, je comprends que vous confondiez tout.
L'auto-édition avec ses romans remplis de tics d'écriture que l'auteur qualifie de style pour mieux justifier son orgueil à refuser une remise en question…

5) "Édites-toi toi même, et tu connaîtras l'univers et les dieux".
Vous vous contredisez. S'auto-éditer… le faux rêve. Ils sont des milliers chaque dimanche à passer leur temps à prendre en photo leur table de livres dans une salle municipale moche, vide et déserte, à se conforter qu'ils sont au bon endroit, comme la semaine d'avant et celle d'après, dans laquelle ne passeront que quelques amis et le maire, bien sur, au moment des photographes.

R. Raynal

19/03/2024 à 18:45

Cher D.L. (Monsieur, Madame, Iel ?)

« Des éditeurs accompagnent leurs auteurs dans le travail du manuscrit et font leur métier, car c'est de ça qu'il s'agit : quel le manuscrit se transforme en texte abouti et corrigé. »

Rions un peu. Les petits éditeurs n’ont ni le temps, ni l’argent, ni les compétences pour ce faire. Il existe encore des auteurs capables d’écrire en français sans avoir besoin de correcteurs et autres manieurs de ciseaux (qui a dit « sensitivity readers » ?). Et même si cela était, cela ne justifierait pas de laisser à l’auteur un rogaton de 5 à 8 % de droits payés quand on y pense.

« L'auto-édition avec ses romans remplis de tics d'écriture que l'auteur qualifie de style pour mieux justifier son orgueil à refuser une remise en question… » J’en viendrais à me demander si vous m’avez lu ;-). Vous pourriez dans ce cas comparer livres édités et auto-édités d’un même auteur, vous auriez des surprises !

On trouve, il est vrai, beaucoup d’horreurs dans l’auto-édition, mais pas plus, l’orthographe mise à part (bien sûr ;-), que sur les linéaires des libraires encombrés du dernier « roman » de la starlette à la mode.

« Vous vous contredisez. » Je ne vois pas en quoi…

«  S'auto-éditer… le faux rêve. Ils sont des milliers chaque dimanche à passer leur temps à prendre en photo leur table de livres dans une salle municipale moche, vide et déserte, à se conforter qu'ils sont au bon endroit, comme la semaine d'avant et celle d'après, dans laquelle ne passeront que quelques amis et le maire, bien sur, au moment des photographes. » : vous venez de décrire avec justesse les salons du livre réservés (je vous l’apprends, si vous l’ignoriez) aux auteurs édités (oui, édités) par de petits éditeurs. Les auto-édités n’y sont pas admis (le libraire organisateur ne pourrait pas facilement prélever sa dîme de 30 % sur les ventes sur des livres qu’il ne se donne pas la peine de commander). Cela m’arrange, car je déteste les salons.

Comme l’a écrit quelqu’un, qui doit s’y connaître : « Si vous ne savez pas cela, je comprends que vous confondiez tout. »

Thierry Reboud

21/03/2024 à 19:35

C'est tout de même stupéfiant de lire dans votre commentaire une somme aussi complète des clichés qui constituent le recours ordinaire des écrivain.es plus ou moins raté.es.
Vous ne connaissez manifestement rien au travail fourni par les maisons d'édition, qu'elles soient petites ou grosses, et vous n'avez à l'évidence aucune idée des frais engagés pour publier un livre digne de ce nom.
Il ne vous vient pas à l'esprit, par exemple, qu'une maison qui accepterait [c'est bien un conditionnel] de publier un de vos livres et pour lequel elle ne vous a rien demandé a fort peu de chances de simplement rentrer dans ses frais, même en ne vous accordant qu'un pourcentage de 5 à 8%.
Dans le même ordre d'idées, il semble que vous n'avez pas mis les pieds dans une librairie depuis longtemps, ou alors que vous ignorez qu'il existe une grande variété de librairies qui ne se bornent pas toutes (et il s'en faut de beaucoup !) à proposer le "dernier « roman » de la starlette à la mode".
Notez bien que rien de tout cela n'est très grave. Ce qui est plus ennuyeux (mais pas grave non plus, je vous rassure si besoin), c'est qu'avec si peu de connaissances vous vous permettiez d'infliger des sentences aussi creuses que définitives.

Roger Raynal

21/03/2024 à 23:16

Ce qui est "stupéfiant", c'est de voir que quelqu'un qui use du point médian de cette ridicule écriture "inclusive" puisse penser pouvoir juger du caractère "plus ou moins" raté d'un "écrivain" dont il ignore tout...
Alors quelques informations:
- je ne suis pas écrivain, ce n'est pas mon métier, et cela ne m'intéresse pas de le devenir.
- je suis auteur, j'écris pour mon plaisir (heureusement).
- Je suis (en édition scientifique) et j'ai été (pour les fictions) édité avant de choisir (car c'est un choix, mes éditeurs voulaient continuer) l'auto-édition. Donc l'édition, je connais, merci. Vos arguments tombent d'eux même. Mais il est vrai que vous êtes, du côté du bien, pétris de certitudes.

Par contre, votre formulation me laisse entendre que vous confirmez mes "sentence creuses" :
"une maison qui accepterait [c'est bien un conditionnel] de publier un de vos livres et pour lequel elle ne vous a rien demandé ". Ce qui signifie bien que, pour vous, il faut être "demandé" par son excellence l'éditeur.trice (je Trissotine comme vous), seul arbitre du beau, du bien, du bon. 5 % de droits ? Fi, l'auteur c'est trop. Son excellence l'éditeur a des "frais". Risible.

L'adepte des sentences creuses et définitives vous dit ceci : Vos cris d'orfraie à l'idée que ces gueux d'auteurs puissent exiger des droits de 5% ne sont que le symptôme que l'époque des éditeurs de droit divin est révolue. Nombre d'auteurs se passent désormais des salons où l'on cause, des prix de l'entre-soi et des rayonnages des librairies. Ce qui fait vivre les libraires, ce sont les délais de paiement et la rotation des titres. Le boulot des libraires, c'est surtout de pousser des cartons et de gérer des invendus. Les reste est accessoire. D'ailleurs, l'essentiel des ventes de livres ne se font plus chez eux. Et c'est tant mieux : les petits éditeurs, justement, en auraient beaucoup à raconter sur l'amabilité et l'accueil des libraires... mais leur dépendance envers eux les retient.

Thierry Reboud

22/03/2024 à 20:22

Allons bon, j'ai de la chance : en plus il a fallu que je tombe sur un esprit simple qui a ses vapeurs dès qu'il croise un point médian ! Eh bien roulons jeunesse !
J'utilise le substantif "écrivain" parce que cela désigne plus précisément l'activité, rémunérée ou non, d'une personne (masculine) qui écrit. J'évite autant que possible (c'est-à-dire toujours dans les faits) le substantif "auteur" que je tiens pour pompeux et qui me paraît de plus relever du même mythe romantique et faisandé que la notion d'inspiration.
Je constate que vous semblez avoir quelques difficultés de lecture : je n'ai pas dit que vous ne connaissez pas pas l'édition, j'ai écrit (et rien dans votre réponse ne me dément) que vous ne connaissez rien au travail des maisons d'édition, c'est-à-dire pour parler précisément en quoi elles apportent une valeur ajoutée aux manuscrits qu'elles reçoivent.
Quant au fait que vous proposez quelque chose qu'on ne vous a pas demandé, je ne l'ai mentionné que pour souligner que vous vous placez donc en position de demandeur et que si la réponse (et les conditions) qu'on vous propose ne vous agréent pas, rien ne vous oblige à les accepter.
Pour ce qui est de la maison d'édition, oui, elle a des frais (parfois conséquents) et, la plupart du temps, plus de questions que de réponses sur ce que lui rapportera l'édition de tel ou tel titre. Il lui appartient donc d'évaluer quelle rémunération elle peut proposer à l'auteur pour, autant que possible, équilibrer ses comptes. Si 5 ou 8% ne vous conviennent pas, eh bien refusez-les et basta !
Je ne sais pas où vous êtes allé cherché cette idée (creuse, elle aussi) qu'il aurait existé des éditeurs et des éditrices de droit divin. La réalité est beaucoup plus simple et bien moins divine : ils et elles font un métier (comme vous) dans lequel ils ou elles excellent (ou pas, mais dans ce cas l'histoire se finit assez vite). Ce métier a des contraintes, et notamment des contraintes de marché. Leur souci premier est de faire en sorte que leurs maisons tiennent sur la durée et constituent un catalogue cohérent. Pour cela, ils et elles ont besoin de chiffre d'affaire.
Et c'est là que ça devient amusant : si une maison d'édition, à tort ou à raison, considère que votre manuscrit recèle de véritables possibilités commerciales, ne vous inquiétez surtout pas, elle l'acceptera.
De très nombreuses maisons d'édition publient en outre des écrivain.es pour la seule raison qu'il leur semblerait dommage que ces voix ne soient pas disponibles à la lecture.
Lâchez un peu de votre boursouflure et intéressez-vous donc au nombre de premiers romans publiés chaque année, intéressez-vous aussi aux ventes réalisées sur ces premiers romans. Parce que pour un En attendant Bojangles, vous aurez une flopée de titres qui n'arriveront pas à percer.
Alors s'il faut en plus s'intéresser aux écrits de dilettantes dans votre genre qui, sous prétexte qu'ils se trouvent supérieurement intelligents, se figurent qu'ils sauront faire le travail de quatre ou cinq métiers différents, merci bien. On a mieux à lire.
(Ah, j'oubliais : jusqu'à ma très récente retraite, j'ai travaillé plus de 30 ans pour un diffuseur-distributeur dont la spécialité était précisément les petites et moyennes maisons d'édition indépendantes. J'ai toujours été très bien reçu par les libraires qui ont toujours prêté attention à leurs publications.)

R Raynal

23/03/2024 à 14:14

L'esprit simple n'en est pas pour autant simple d'esprit, du moins pas au point d'avoir la prétention de réformer la grammaire française selon la mode "inclusive" du temps. Le point médian est toujours, ne vous déplaise, une erreur. Et ce jusqu'à réforme de la grammaire par l'académie française.

Ainsi donc le loup sort du bois : vous fûtes diffuseur-distributeur, donc votre intérêt est clair, et rejoint celui des éditeurs : "que rien ne change !" Et surtout pas un système qui maintient l'auteur (ou l'écrivain) dans la précarité (dans le meilleur des cas). Pis que des difficultés de lecture, vous ma semblez avoir, ô bel esprit du temps, des difficultés de compréhension : vos laborieuses explications détaillées sont inutiles, puisque si vous saviez lire, vous auriez compris que j'ai précisément suivis vos conseils éclairés, refusant des droits minables pour travailler seul. Catastrophe ! Des auteurs capables d'écrire, de mettre en page, de publier et, horresco referens, de vendre leurs ouvrages (détestables et tous mauvais) sans en passer par un diffuseur-distributeur ! J'imagine ce que vous devez penser de l'impression à la demande, utilisée par nombre de petits éditeurs...

Bref, j'ai compris pourquoi nos deux visions sont inconciliables : vous avez (forcément) raison, ô moderne Pangloss, et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes (éditoriaux) possibles. Fort heureusement, vous êtes à la retraite. Vous ne verrez donc pas s'essouffler ce modèle qui, je le répète et vous persisterez toujours à trouver cela normal, fait qu'un auteur reçoit une fois l'an 66 centimes sur un livre vendu 14 €.

En tant qu'écrivain "raté" (le "réussi" étant celui qui acceptait benoîtement de vous faire vivre), je n'en continuerai pas moins à être publié par mes soins propres, à percevoir mes droits mensuellement, à pouvoir suivre mes ventes au jour le jour et à être distribué dans le monde entier. Le tout avec 30 à 70 % de droits. "Lors qu'on n'est pas pas le chêne ou le tilleul, ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !"

L'éditeur masqué

16/03/2024 à 10:04

Pourquoi se ruiner alors qu'on peut publier et éditer en ligne ? imprimer seulement à la demande. Le reste c'est juste de la pub sur les réseaux. Il y a de quoi faire je vous note pas la liste. On édite à tour de bras et tout ça termine dans la benne. La faute du mépris de l'édition pour le web en général. À part y faire leur réclame, ils ne s'en servent pas ou peu. Le vieux monde Gallimardien se meurt. On y publie que du consensuel et pas toujours de bonne qualité. Pompe à fric sans éclat. Mais surtout, fuyez le compte d'auteur, pure arnaque. Publiez-vous vous-même.

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Les éditions Pika annoncent la nomination de Manon Cousin et Elsa Duvignacq en tant que nouvelles responsables éditoriales, en remplacement de Mehdi Benrabah. Les deux éditrices, déjà présentes au sein de la maison, prennent désormais la tête de l’éditorial avec l’ambition d’accompagner le développement du catalogue manga.

12/03/2026, 16:08

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Boualem Sansal quitte Antoine Gallimard pour Vincent Bolloré, une décision peu surprenante

Après 27 ans chez Gallimard, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal s’apprête à changer d’éditeur. Selon La Lettre, le jeune académicien a informé Antoine Gallimard de son intention de publier son prochain livre chez Hachette Livre, groupe contrôlé par Vivendi, propriété de Vincent Bolloré.

12/03/2026, 13:02

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Flammarion recrute une nouvelle éditrice

La maison d’édition Flammarion accueille une nouvelle éditrice dans ses équipes. Guillemette Magnin a rejoint l’éditeur parisien en mars 2026, après plusieurs expériences dans l’édition publique, la presse et le secteur éducatif.

11/03/2026, 18:33

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Stanislas Nordey dévoile les nouvelles orientations éditoriales d’Espaces 34

À la tête des éditions Espaces 34 depuis juillet 2025, Stanislas Nordey présente les premières orientations éditoriales de la maison fondée à Montpellier par Sabine Chevallier. Le projet s’inscrit dans la continuité du catalogue consacré aux écritures dramatiques contemporaines, tout en annonçant de nouvelles collections et un développement du théâtre jeunesse.

11/03/2026, 10:40

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Panini mise (aussi) sur Disney : une stratégie de licence, de calendrier et de nostalgie

Les éditions Panini annoncent la publication en France de plusieurs séries de comics inédites issues des univers Disney, produites aux États-Unis par Dynamite Entertainment en partenariat avec le géant du divertissement. Ce programme éditorial, qui a débuté à l’automne 2025, illustre une mécanique désormais bien rodée dans l’industrie culturelle : l’exploitation transmédia des licences.

10/03/2026, 17:48

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Après près de 20 ans chez Bragelonne, Claire Renault Deslandes ouvre un nouveau chapitre

Après près de deux décennies au sein du groupe Bragelonne, Claire Renault Deslandes annonce son départ de la maison d’édition. Une décision qui marque la fin d’un long chapitre professionnel, mais pas celle de son engagement dans le monde du livre : l’éditrice indique vouloir se consacrer à de nouveaux projets, tout en confirmant qu’elle poursuivra son parcours dans l’édition.

10/03/2026, 13:07

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Original Watts, éditeur spécialisé dans les comics et la BD, en liquidation

La maison d'édition Original Watts, créée en 2013 par David Barnier, Fabrice Tellier et Violaine Perreux, longtemps installée à Lyon, tire sa révérence. Le tribunal des activités économiques de Lyon, par un jugement rendu fin février, a prononcé sa liquidation judiciaire. La structure se consacrait notamment à la réédition de comics, en particulier ceux portés par les éditions Lug dans les années 1980.

10/03/2026, 13:05

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Marc Jammet, éditeur scientifique et pédagogue engagé, est décédé

Le monde de l’édition scientifique et technique est en deuil. Marc Jammet, ancien responsable éditorial chez Eyrolles et figure reconnue de l’édition universitaire, est décédé. Au fil de plusieurs décennies de carrière, il aura marqué à la fois l’édition spécialisée et la formation de nombreuses générations d’étudiants aux métiers du livre.

10/03/2026, 10:18

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Hors-fiction : Gallimard lance une nouvelle collection de "narrative nonfiction"

Les éditions Gallimard annoncent le lancement, en avril 2026, d’une nouvelle collection intitulée Hors-fiction, consacrée à la narrative nonfiction, ou littérature du réel. Cette collection ambitionne d’explorer le monde contemporain en mêlant exigence littéraire et regard documentaire.

09/03/2026, 18:06

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JC Lattès recrute une nouvelle éditrice pour sa collection Nouveaux Jours


Les éditions JC Lattès (Hachette) recrute Morgan Eschler comme éditrice au sein de la collection Nouveaux Jours, un label consacré notamment aux essais et aux documents.

09/03/2026, 17:18

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Rhône : les Éditions du Poutan mises en liquidation

En redressement judiciaire depuis le mois de décembre 2024, les Éditions du Poutan, installées à Villefranche-sur-Saône (Rhône), ont été liquidées. Créée en 2010, la maison compte environ 300 titres à son catalogue, dont des ouvrages historiques et centrés sur le patrimoine, mais aussi des romans et des livres jeunesse.

06/03/2026, 11:01

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Science-fiction, humour noir et esprit contestataire : bienvenue “En Pleine Goule”

Deux auteurs normands lancent En Pleine Goule, une structure associative consacrée aux littératures de l’imaginaire. Derrière ce « manoir d’édition », Rodolphe Guerra, professeur de français, et Thierry Mulot, médecin généraliste et gériatre, veulent publier romans, nouvelles et illustrations d’auteurs amateurs mais passionnés. Leur projet : défendre une ligne éditoriale mêlant science-fiction, fantastique et humour noir, tout en proposant des livres accessibles et un fonctionnement associatif où chaque euro est réinvesti dans de nouvelles publications.

05/03/2026, 12:03

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Fanny Salomon rejoint AC Media comme directrice de la fabrication

AC Media annonce l’arrivée de Fanny Salomon au poste de directrice de la fabrication. Elle rejoint ainsi le groupe qui réunit les maisons Ki-oon, Lumen et Mana Books, et évoque un nouveau rôle qui prolonge un parcours construit au fil des années dans les métiers de la production éditoriale et graphique.

05/03/2026, 11:25

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Philippe Blécon nommé directeur administratif et financier du Groupe Lefebvre

Le Groupe Lefebvre annonce la nomination de Philippe Blécon en qualité de directeur administratif et financier Groupe et membre du comité exécutif, à compter du 2 mars 2026. Il reporte directement à Julien Tanguy, directeur général du Groupe Lefebvre, qui opère en France sous la marque Lefebvre Dalloz.

03/03/2026, 11:58

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Hélène George-Deschanel nouvelle directrice commerciale du Seuil

Les Éditions du Seuil annoncent l’arrivée d’Hélène George-Deschanel en tant que directrice commerciale, à compter du 30 mars 2026.

03/03/2026, 11:23

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Figure majeure de l’édition québécoise, André Vanasse est mort

Le monde des lettres québécoises perd l’un de ses artisans majeurs. L’éditeur, professeur et écrivain André Vanasse est décédé le 26 février 2026 à l’âge de 83 ans, des suites de la maladie d’Alzheimer. Figure centrale du paysage littéraire depuis les années 1960, il aura consacré sa vie à défendre, structurer et faire rayonner la littérature québécoise.

27/02/2026, 17:44

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Lancement des éditions La Belle Ouvrage. Des classiques à lire, à exposer et à transmettre.

La Belle Ouvrage est une nouvelle maison d’edition indépendante fondée par Julie Alinquant, ancienne directrice de production des éditions Bragelonne et Ynnis, et César Bastos, responsable de l’agence de communication RED5. Leur volonté est de créer un pont entre les grands classiques de la littérature et des artistes contemporains en pleine ascension, dans des éditions d’exception, de véritables objets d’art et de décoration, dont les étuis s’exposent comme des tableaux. Projet porté par La Belle ouvrage

27/02/2026, 09:40

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Un double roman lumineux pour interroger notre relation aux écrans

Ça a commencé comme ça L’écriture chez moi, ça remonte à l’enfance. Des poèmes d’abord, et puis, au début de ma vie d’adulte, deux romans. Mais cela faisait plusieurs années que ça m’avait quitté. J’en avais profité pour faire grandir mes deux petits garçons et continuer à enseigner la littérature à mes élèves. Ça me donnait déjà largement de quoi m’occuper, je vous assure... Projet porté par Isabelle Soulard.

27/02/2026, 09:35

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Larousse nomme un nouveau responsable éditorial aux Beaux Livres

Nicolas Rabeau rejoint les éditions Larousse, au poste de responsable éditorial au sein de leur département Beaux Livres. Il a officialisé sa nomination en remerciant Carine Girac-Marinier pour sa confiance ainsi que l’équipe qui l’accueille, évoquant déjà « plein de beaux projets en cours ».

25/02/2026, 18:02

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Les propos censurés dans Livres Hebdo “ont toute leur place dans d'autres médias”

La suppression d'une réponse donnée par l'auteur et universitaire Jean-Yves Mollier à la question du journaliste Éric Dupuy, dans un entretien accordé à Livres Hebdo, a agité les professions de la presse et du livre. Les propos de l'historien évoquaient la gouvernance de Lagardère, propriété de Vincent Bolloré, et les cas d'ingérences au sein de maisons du groupe. Michel Lanneau, direction de la publication, assure que la réponse a été escamotée pour des raisons éditoriales, et en aucun cas suite à des pressions.

25/02/2026, 15:35

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Le groupe Libella recrute chez Grasset une nouvelle attachée de presse

Corinne Toullec rejoint le groupe Libella en tant qu’attachée de presse. Elle s’occupe désormais des romans chez Phébus et de la non-fiction chez Buchet-Chastel, deux maisons du groupe.

25/02/2026, 15:10

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Décès de Claude Wilson, figure majeure de l’édition juridique québécoise

Claude Wilson est décédé le samedi 21 février, à l’âge de 78 ans, des suites d’un arrêt cardiaque. Entré chez Wilson & Lafleur en 1965, il en avait assumé la présidence-direction générale au cours des quarante dernières années, marquant durablement l’histoire de la maison d’édition juridique.

25/02/2026, 12:19

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De la poésie pour tous avec les éditions Rue du monde

Du 9 au 31 mars 2026, le Printemps des Poètes déploie sa 28e édition autour du thème « Liberté. Force vive, déployée ». À cette occasion, la manifestation s'associe à Rue du monde pour publier une anthologie jeunesse Mes premiers poèmes pour la liberté, l’égalité et la fraternité. En parallèle, elle propose également l’album J’ai droit à la poésie !, deux ouvrages qui s’inscrivent dans la dynamique éducative et thématique de cette édition consacrée à la liberté.

24/02/2026, 16:43

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Préserver Bolloré ? La direction de Livres Hebdo censure un entretien sur Hachette

On connaissait Désarmer Bolloré, Stop Bolloré ou encore Déborder Bolloré, mais la direction de la revue professionnelle Livres Hebdo semble plutôt adhérer à Ménager Bolloré. Un entretien avec l'auteur et professeur émérite d'histoire contemporaine Jean-Yves Mollier, consacré à l'histoire du groupe Hachette Livre, a été amputé, après mise en ligne, d'une réponse évoquant les interventions de Nicolas Sarkozy dans la ligne éditoriale de Fayard. La direction du titre n'a pas fourni d'explications.

24/02/2026, 16:21

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“Publier autrement” : les éditions zOleVara, un pari éditorial engagé

À Ottawa (Odàwàg), une nouvelle maison d’édition s’apprête à entrer en librairie. zOleVara (éditions du ré·elle), fondée le 7 avril 2025, lancera ses premières publications en mars 2026, en collaboration avec Harmonia Mundi. La structure, bilingue français-anglais, revendique une orientation généraliste structurée autour de trois axes : le vivant, le réel et les femmes.

24/02/2026, 10:18

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Crise de la quarantaine ? Le Rouergue accusé d'abandonner ses albums jeunesse

Fondées en 1986 par Danielle Dastugue, les éditions du Rouergue fêtent donc en 2026 leurs quatre décennies d'existence. Un anniversaire quelque peu terni, pour l'instant, par des perspectives incertaines pour la très marquante collection d'albums jeunesse de la maison, suspendue depuis quelques mois. Un collectif d'auteurs et d'autrices, accompagnés de professionnels du livre et de l'édition, tente d'obtenir des garanties quant à la pérennité du catalogue historique.

23/02/2026, 15:32

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Albin Michel restructure Humensis : naissance de Terre Neuve, dirigé par Muriel Beyer

David Strepenne rejoint le groupe Terre Neuve en tant que directeur commercial et marketing, nouvelle entité issue de la restructuration de l’ancien groupe Humensis, après son rachat par Albin Michel. 

20/02/2026, 13:19

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Kazé version 2026 : un nouveau directeur éditorial pour relancer la marque

Pegasus Manga France, société de HarperCollins Publishers, annonce la nomination de Mehdi Benrabah au poste de directeur éditorial. Cette décision s’inscrit dans une stratégie de développement à long terme visant à structurer l’activité éditoriale du groupe et à accompagner le renouveau de la marque Kazé sur le marché français.

20/02/2026, 12:32

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BD : Petit à Petit, en redressement judiciaire, racheté par Hachette Livre

Placée en redressement judiciaire en décembre 2025, la maison d'édition Petit à Petit sera finalement reprise par le groupe Hachette Livre (Lagardère Publishing, Louis Hachette Group). Une conclusion qui incarne la fragilité de l'édition indépendante et la prédation des mastodontes du secteur, en capacité de s'endetter pour absorber et ainsi asseoir un peu plus leur domination.

20/02/2026, 11:01

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Skira dévoile une collection immersive consacrée aux grands artistes vivants

La maison d’édition Skira annonce la création d'une nouvelle collection intitulée Milestones. L'éditeur centenaire consacre cette série aux artistes vivants majeurs de notre temps. Les trois premiers volumes sont dédiés à Alex Katz, William Kentridge et Georg Baselitz.

19/02/2026, 12:27

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“Publier à dessein ce qu’on trouve au hasard” : promesse d’une jeune maison qui remet la fiction au centre

Née à Paris, les éditions au hasard s’installent dans le paysage éditorial comme une maison de fiction portée par Amaury Joubert et Paul Giraud-Hanin. La création, annoncée le 27 janvier 2026, pose un principe simple et lisible : publier à dessein ce que l’on découvre... au hasard. L’éditeur revendique d’emblée une sélection littéraire exigeante, construite autour d’une relation forte avec les lecteurs.

18/02/2026, 16:29

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Un ultime numéro pour Charlotte mensuel, et pas mal de questions

« Le magazine de BD qui va bientôt se téléporter », annonce Charlotte mensuel sur la couverture de son numéro 13, le dernier prévu pour cette revue consacrée au 9e art. Au lendemain de l'annonce de la liquidation judiciaire de la société éditrice, Les Bons Pères de famille, un message a été envoyé aux contributeurs et contributrices des projets de financement participatif associés, promettant un nouveau titre « à l'étude ».

18/02/2026, 11:51

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Thomas Massin (Albin Michel) rejoint le collège Livres du CFC

Le Centre français d'exploitation du droit de copie (CFC) accueille, au sein du collège des éditeurs de livres de son conseil d’administration, le directeur général adjoint du Pôle Éducation du groupe Albin Michel, Thomas Massin. Celui-ci remplace Guillaume Montégudet, qui fut par ailleurs président du CFC entre juillet 2024 et décembre 2025.

18/02/2026, 09:23

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Les Belles Personnes : une nouvelle maison d’édition au sein du groupe Combo

Une nouvelle maison d’édition fait son entrée dans le paysage littéraire : Les Belles Personnes, fondée par Florence Lécuyer au sein du groupe Combo Éditions. Avec ce label dédié aux textes inspirants et aux récits de transformation, l’éditrice revendique une ligne tournée vers la quête intérieure et la dimension spirituelle de l’existence.

17/02/2026, 15:22

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Décès de Jürgen Habermas : disparaît un géant de la pensée européenne

On croyait l’Europe condamnée au brouhaha des plateaux, aux slogans sans syntaxe, aux colères prêtes-à-poster. Puis revenait, quelque part entre Francfort, Bruxelles et les ruines du XXe siècle, cette vieille obstination : discuter encore, argument contre argument, comme si la démocratie méritait mieux que le réflexe. Avec Jürgen Habermas, c’est une certaine idée du désaccord civilisé qui vacille dans le vacarme contemporain.

14/03/2026, 20:07

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États-Unis : pourquoi les livres pour adolescents disparaissent de certaines bibliothèques

Aux États-Unis, les bibliothèques sont devenues un champ de bataille culturel. Les disputes autour de quelques titres controversés débordent désormais les étagères : elles redessinent les collections, les budgets et même les métiers. Au cœur de cette secousse, un public fragile : les adolescents. Entre politiques locales, pressions militantes et prudence institutionnelle, les rayons qui leur étaient dédiés s’effacent parfois en silence.

14/03/2026, 09:53

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Comics : le fondateur de Dark Horse, bastion de l'indépendance, est évincé

Dans les industries culturelles, les anniversaires servent parfois de couperet. On souffle les bougies d’une maison, puis l’actionnaire change la serrure. Chez Dark Horse, la sortie de Mike Richardson ne relève pas seulement d’un jeu de chaises musicales : elle révèle un monde où l’imaginaire circule sous surveillance, où le mot création s’efface derrière celui de franchise, et où chaque fondateur découvre, un jour, que sa propre œuvre a changé de propriétaire. 

14/03/2026, 09:19

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À Forbach, l'ouverture potentielle de Cultura devient un sujet de campagne

Des commerces de Forbach, en Moselle, dont la Librairie-Pâtisserie Autonome, ouverte en 2025, s'inquiètent de l'implantation prochaine de l'enseigne Cultura et des conséquences pour leurs chiffres d'affaires. Plusieurs candidats aux élections municipales ont réagi, tandis que le maire sortant, Alexandre Cassaro, investi par le parti Les Républicains, se réjouit de l'arrivée de l'enseigne.

13/03/2026, 16:18

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Boualem Sansal : chez Hachette, “je peux me reconstruire plus facilement“

Présent aux côtés des équipes d’Hachette Livre lors de la soirée d’inauguration de l’événement littéraire organisé par le groupe, Boualem Sansal a évoqué sa nouvelle étape éditoriale et personnelle. Son départ de Gallimard marque aussi son arrivée chez Grasset, maison du même Hachette Livre, lui-même contrôlé par Vivendi, propriété de Vincent Bolloré.

13/03/2026, 13:45

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Un an après sa scission, Vivendi affiche un résultat en hausse

Le groupe Vivendi a fait état, ce jeudi 12 mars, d'un chiffre d'affaires en progression de 4,3 %, pour atteindre 307 millions €, pour un résultat net de 20 millions €. L'entité a par ailleurs considérablement réduit sa dette, qui s'élève à 1,5 milliard €, contre 2,6 milliards € un an plus tôt.

13/03/2026, 11:27

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Agnès Desarthe candidate pour entrer à l'Académie française

L'autrice et traductrice Agnès Desarthe s'est portée candidate pour la prochaine élection, au fauteuil 18, de la prestigieuse Académie française. Elle succéderait, à cette place, à Mario Vargas Llosa, mort en avril 2025. L'élection aura lieu le 7 mai prochain.

13/03/2026, 10:25

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Grandir entre Witkacy, Gombrowicz et Schulz : fragments d’une formation polonaise

Charles Garatynski raconte une filiation accidentelle : une enfance française traversée par les ombres de la Pologne, des livres, des peintres et des histoires familiales disloquées par le XXᵉ siècle. Entre atelier maternel, cambriolage fondateur et bibliothèque polonaise improvisée, se forme une mémoire littéraire. Witkacy, Gombrowicz, Schulz : autant de figures qui structurent une identité sans territoire stable. Écrire devient alors moins un choix qu’une dette à honorer.

12/03/2026, 17:51

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Alfredo Bryce Echenique, figure majeure de la littérature péruvienne, est mort

L’écrivain péruvien Alfredo Bryce Echenique est mort le 10 mars 2026 à Lima, à l’âge de 87 ans. Auteur d’une œuvre abondante mêlant roman, nouvelles, chroniques et mémoires, il reste particulièrement associé à son livre Un monde pour Julius (trad. Albert Bensoussan), publié en 1970, considéré comme l’un des grands romans de la littérature latino-américaine contemporaine.

12/03/2026, 15:13

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Anne-Charlotte Mariette : la blogueuse SF qui refuse les chroniques complaisantes

Dans l’écosystème foisonnant des chroniques littéraires en ligne, certaines voix avancent à contre-courant. Entre passion irrépressible de lecture, héritage journalistique et immersion dans les littératures de l’imaginaire, Anne-Charlotte Mariette construit, avec Les mots délivrent et désormais La Toile Cosmique, un espace critique où la science-fiction devient laboratoire d’idées, terrain d’analyse et conversation permanente avec les livres. Et désormais, son blog sera à retrouver sur ActuaLitté !

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La Cour de Justice de l'Union européenne torpillera-t-elle le prix unique du livre ?

La Cour suprême autrichienne a sollicité la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) afin d'obtenir son avis sur plusieurs dispositions encadrant le prix de vente des livres et déterminer si ces dernières sont conformes avec le droit communautaire. La directive de 2000 sur le commerce électronique et l'article 34 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne seront notamment examinés par l'institution.

12/03/2026, 13:15

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Carlo Feltrinelli : pourquoi les éditeurs ont un rôle politique en Europe

À force de parler du livre comme d’un marché, l’Europe a parfois oublié qu’il fut aussi une ligne de front. Non celle des canons, mais celle des idées, des fidélités, des refus. Chez Feltrinelli, cette mémoire ne dort pas en vitrine : elle travaille encore le présent. Quand le vacarme politique monte et que la culture se voit sommée de distraire, certains éditeurs rappellent qu’un catalogue peut aussi tenir lieu de colonne vertébrale. 

12/03/2026, 11:27

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DG Diffusion poursuit sa dynamique de developpement et renforce son equipe commerciale

Avec quatre nouveaux commerciaux déployés sur le territoire, DG Diffusion accompagne l’évolution de son catalogue vers des univers éditoriaux plus transversaux.

12/03/2026, 11:20

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Pierre Mainguy, nouveau directeur général délégué du pass Culture

Entré en tant que directeur de projet au sein de la SAS pass Culture, Pierre Mainguy a été nommé directeur général délégué. Il devient ainsi le numéro deux de la structure et travaillera en étroite collaboration avec sa présidente exécutive, Laurence Tison-Vuillaume.

12/03/2026, 09:50

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Leïla Slimani rejoint Andrew Wylie, le redouté “chacal” de l’édition

Leïla Slimani rejoint l’agent le plus redouté de l’édition mondiale, apprend ActuaLitté. Après Christine Angot, Édouard Louis ou Yasmina Reza, l’autrice du Goncourt intègre la structure d’Andrew Wylie afin d’accompagner le développement international de son œuvre.

11/03/2026, 19:01

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Allemagne : la stigmatisation de trois librairies de gauche vire à l'affaire d'État

De l'autre côté du Rhin, une récompense saluant chaque année le travail des libraires indépendants, dotée par le ministère de la Culture, suscite un intérêt peu commun. La liste des lauréats publiée en février 2026 aurait en effet été expurgée des noms de trois commerces engagés à gauche. La lutte contre « l'extrémisme » aurait motivé l'action du ministère, qui aurait par ailleurs dissimulé son intervention aux gérants des librairies.

11/03/2026, 16:36

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Perpignan : fermé par la justice, le magasin Cultura rouvre avant l’appel

Fermé depuis le 11 février 2026 à la suite d’une décision du tribunal judiciaire de Perpignan, le magasin Cultura situé dans la zone de la Porte d’Espagne a rouvert ses portes mardi 10 mars, avant même que la cour d’appel ne se prononce sur le recours de l’enseigne. Cultura affirme avoir trouvé une solution juridique avec son bailleur afin de préserver l’activité du site et les 25 emplois concernés. Les commerçants du centre-ville à l’origine de la procédure dénoncent pour leur part un contournement de la décision de justice.

11/03/2026, 12:17

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Fleur d'Harcourt reste conseillère livre et lecture au ministère de la Culture

Deux semaines après sa nomination au ministère de la Culture, Catherine Pégard constitue un cabinet qui renouvelle un certain nombre de personnalités à leur poste. C'est le cas de la conseillère livre, lecture, langue française et langues de France, Fleur d'Harcourt, arrivée rue de Valois en février 2025.

11/03/2026, 09:41

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Julio Iglesias : de nouvelles accusations ruinent une biographie

Les biographies aiment les vies déjà rangées, classées, vernies, prêtes à entrer en rayon comme des destins stabilisés. Quelques frasques, mais point trop n'en faut. Puis un fait surgit, et le vernis craque. En Espagne, le cas Julio Iglesias rappelle qu’un livre n’échappe pas au présent, surtout quand le présent revient avec des accusations lourdes et un bruit public impossible à contourner. Ce n’est plus seulement une affaire de chanson, d’image ou de célébrité…

10/03/2026, 18:13

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Foire du Livre de Londres : un livre vide pour pointer les “vols” de l'IA

La Foire du Livre de Londres, important rendez-vous professionnel de l'édition mondiale, a ouvert ses portes ce mardi 10 mars, et les refermera ce jeudi 12 au soir. Éditeurs et auteurs mènent une campagne pour interpeler le gouvernement sur l'encadrement des technologies liées à l'intelligence artificielle générative. Transparence et compensation quant à l'utilisation des œuvres sont au cœur des revendications.

10/03/2026, 15:54

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Le groupe Fnac Darty déroule le tapis rouge à Daniel Křetínský

Le projet de prise de contrôle de Fnac Darty par l’homme d’affaires tchèque Daniel Křetínský franchit une nouvelle étape. Le conseil d’administration du groupe français de distribution de produits culturels et électroniques a rendu un avis « favorable et unanime » à l’offre publique d’achat lancée en début d’année par EP Group, la société contrôlée par le milliardaire. La transaction doit désormais être examinée par l’Autorité des marchés financiers (AMF). 

10/03/2026, 11:07

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Amazon accusé de verrouiller les prix : la Californie tente le coup de force avant le procès

Dans l’empire Amazon, le prix n’apparaît jamais seul : il traîne avec lui le rapport de force, la peur du déclassement et la mécanique opaque des plateformes tentaculaires. En Californie, le décor change : derrière les écrans, la guerre porte moins sur quelques centimes que sur la main invisible qui les place. Cette fois, le contentieux ne discute plus seulement un abus possible ; il ausculte une souveraineté privée sur l’ordre du marché.

10/03/2026, 10:55

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Québec : une bibliothèque ferme après la découverte de punaises de lit

La Ville de Westmount, dans l’agglomération de Montréal, a annoncé la mesure dans une publication diffusée sur ses réseaux sociaux. À la suite d’une inspection de suivi réalisée le 8 mars, des signes supplémentaires de présence de punaises de lit ont été repérés dans l’établissement, au-delà de la zone des ordinateurs destinés aux adultes.

09/03/2026, 16:39

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Les secrets d’une famille bourgeoise, dans la Zurich des années 80

Début mars paraît aux éditions Zoé L’appartement de marbre, premier roman de l’écrivaine et traductrice Anna Ruchat. L’autrice y déploie un récit choral où se croisent les regards d’une famille bourgeoise zurichoise et d’une jeune fille au pair venue du Piémont, dans un jeu de perspectives où les vérités se fragmentent.

09/03/2026, 16:24

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La protection du patrimoine culturel déclarée conforme à la Constitution

Le Conseil constitutionnel s'est penché sur le code du patrimoine, et plus particulièrement sur la protection des biens culturels, afin de trancher quant à la constitutionnalité d'une de ses dispositions. Cette dernière habilite en effet les fonctionnaires, agents et gardiens de biens relevant des collections publiques « à procéder à toutes constatations » en cas de destruction, dégradation ou détérioration.

09/03/2026, 16:12

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Chine : records d'affluence en bibliothèques malgré un marché du livre ralenti

Il y a des pays qui commentent la lecture, et d’autres qui la bétonnent. La Chine choisit la seconde méthode : un règlement national d’un côté, des bibliothèques prises d’assaut de l’autre. Dans la lumière blanche des grandes salles shanghaïennes, on voit surgir une scène étrange : le marché tousse, mais les lecteurs affluent. Comme si, au cœur du vacarme numérique, la culture était redevenu un bien public.

09/03/2026, 14:17

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Invisible d’Eloy Moreno au théâtre : nouvelle étape pour le roman phénomène sur le harcèlement scolaire

Les livres pour adolescents finissent parfois en rayon scolaire, parfois en prescription morale. Et puis il y a ceux qui débordent. Invisible d’Eloy Moreno appartient à cette catégorie dangereuse : celle des récits qui arrachent le confort, traversent les classes, contaminent les familles, envahissent les écrans et, désormais, montent sur scène. Quand la littérature jeunesse cesse de rassurer, elle commence enfin à mordre.

09/03/2026, 11:53

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Dan Brown chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres : la France honore l’auteur du Da Vinci Code

L’écrivain américain Dan Brown sera décoré de la médaille de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres le 14 mars 2026 à Paris. L’information a été révélée par RTL. Cette distinction, remise par le ministère de la Culture, salue l’ensemble de la carrière de l’auteur, dont les romans ont rencontré un succès mondial.

09/03/2026, 11:23

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De nouveaux salaires minima pour la branche de la librairie

Le 25 novembre 2025, le Syndicat de la Librairie française et la Confédération française démocratique du travail (CFDT) signaient un nouvel accord relatif aux salaires minima et à la prime d'ancienneté dans la branche de la librairie. Le ministère du Travail et des Solidarités a étendu ce texte à tous les employeurs et salariés du secteur, entérinant un nouveau barème des rémunérations minimum garanties.

09/03/2026, 10:26

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Livre au Québec : pourquoi 2024 marque un sommet historique

Le livre n’avance jamais seul : il chemine avec les prix, les politiques publiques, les rayons qui rétrécissent ici et les bibliothèques qui respirent là. Au Québec, les chiffres de 2024 dessinent moins une fête qu’un rapport de force. Derrière le record, il y a un territoire qui protège encore ses librairies, ses éditeurs, ses circuits. Et cette vieille vérité économique : un marché culturel tient d’abord par l’architecture qui l’entoure.

08/03/2026, 15:23

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Trois librairies exclues d’un prix : l’État allemand au cœur d’un scandale culturel

Dans le monde policé des prix littéraires, les tempêtes restent rares. Mais en outre-Rhin, trois librairies rayées d’un palmarès auront suffi à fissurer une façade bien proprette. Derrière l’épisode administratif affleure une question bien plus vaste : jusqu’où un État peut-il surveiller ceux qui vendent des livres, sans finir par inquiéter la liberté même qu’il prétend défendre ?

06/03/2026, 16:12

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Loyers des librairies : des parlementaires au secours des commerces de proximité

Une initiative parlementaire en provenance des groupes socialistes, à l'Assemblée nationale et au Sénat, souhaite apporter un nouveau soutien aux commerces de proximité. Les propositions de loi de Laurent Lhardit et Audrey Linkenheld entendent encadrer les loyers commerciaux, notamment dans les zones urbaines. Une demande formulée de longue date par le secteur de la librairie.

06/03/2026, 15:59

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Scandale dans l’édition manga : Shogakukan suspend plusieurs séries

L’éditeur japonais Shogakukan fait face à une vive polémique après avoir recruté, pour sa plateforme Manga One, un auteur condamné au civil pour agression sexuelle sur une ancienne élève, en lui permettant de publier une nouvelle œuvre sous un pseudonyme différent. L’affaire a ensuite pris de l'ampleur lorsque l’entreprise a reconnu avoir également confié une série à un autre auteur déjà condamné pour attentat à la pudeur, là encore sous un nom d’emprunt...

06/03/2026, 12:51

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À Fécamp, la librairie Le Chat Pitre change de mains

La librairie indépendante Le Chat Pitre, installée à Fécamp depuis 1999, a été reprise le 1er mars 2026 par Cécile Allanic et Laurent Menez. Les deux nouveaux libraires succèdent à Claire Lamotte, fondatrice du lieu, qui accompagne la transition jusqu’en juin. Une transmission progressive pour cet établissement bien ancré dans la vie culturelle locale.

06/03/2026, 11:58

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En Chine, célébrer l'héritage de Liu Xiaobo conduit en prison

L'écrivain et journaliste chinois Zan Aizong a été condamné, par un tribunal de Hangzhou (Chine), à une peine de trois années de prison pour « avoir cherché à provoquer des conflits et troublé l'ordre public ». Avec le militant pro-démocratie Zou Wei et d'autres personnes, Zan Aizong avait rendu hommage à l'œuvre et à l'engagement de l'écrivain et militant des droits humains Liu Xiaobo (1955-2017), en juillet 2024.

06/03/2026, 11:50

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À Strasbourg, la Librairie Gutenberg reprise par ses employées

Marie Marchal et Agathe Freyburger, respectivement employées de la Librairie Gutenberg depuis 2018 et 2021, reprendront l'établissement à travers une société dédiée, Gut, ouverte fin février. Elles succèdent à Françoise Laot, propriétaire depuis 2011, et entendent bien prolonger et s'inscrire dans l'histoire de cette librairie emblématique de Strasbourg.

06/03/2026, 10:49