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Les Ensablés – "L’Altana ou la vie vénitienne" (1928) de Henri de Régnier (1864-1936)

« Si l’on n’avait pas rêvé d’être heureux, la vie serait sans cruauté. » (Marcel Proust) Avec trois chroniques sous la plume de Hervé Bel, l’une sur Histoires incertaines, l’autre sur son entourage, le Club des longues moustaches, la dernière enfin, sur son fils, Pierre de Régnier qui écrivit Chroniques d’un patachon, Henri de Régnier est l’auteur dont l’univers est le plus relancé parmi les Ensablés, et il en est devenu au fil du temps à la fois le champion et l’emblème. Par Antoine Cardinale

Le 06/10/2019 à 09:00 par Les ensablés

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Publié le :

06/10/2019 à 09:00

Les ensablés

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Il y a donc quelque chose d’intimidant à rajouter quelques pages et un quatrième opus à cette œuvre de réhabilitation ; on redoute de déplaire ; on soupçonne que clandestinement, quelque part entre Paris et Venise, se réunit encore ce Club des Longues moustaches, que M.Bulteau (1) a admirablement décrit, redoutable cénacle agissant qui peut faire réussir ou échouer une carrière littéraire !

« Mon Dieu, que les hommes sont bêtes ! »

Il faut commencer par la part sombre. C’est avec le triomphe de sa Messe des morts qu’Hector Berlioz enterra sa vocation de médecin ; c’est par son prestigieux mariage avec Marie de Heredia, en 1895, qu’Henri de Régnier débuta une longue vie de célibat. Ce fut une union marquée de l’encre de l’orgueil littéraire : il triomphait de Pierre Louys, rival amoureux et espoir naissant de la littérature, et il entrait dans la famille du prince des Lettres françaises, Jose Maria de Heredia. Henri de Régnier paya bien cher ce mariage, et pas seulement parce qu’une grande partie de sa fortune servit à écoper le naufrage d’un Heredia qui se ruina au baccarat.

Marie était belle, et Edmond de Goncourt nous la décrit d’ailleurs au jour de son mariage : des yeux diablement noirs, une mignonesse de traits rares chez une brune, et cette forêt de cheveux qui lui fait comme la visière d’un casque d’ébène. Et elle est aussi affranchie des conventions qu’elle est belle : sa famille avait préféré Henri de Régnier, c’est donc à Pierre Louys qu’elle donnerait sa nuit de noces, au cours d’une nuit mystérieuse, dont elle donna le récit impudique dans son premier roman, L’inconstante.

Le poète des Chansons de Bilitis aima à photographier Marie, et ces photos, qui sont aujourd’hui dans le public, laissent peu de place  à l’imagination. Les liaisons qui se multipliaient, que Marie s’ingéniait à trouver dans le cercle le plus proche, sans en excepter les femmes, mirent rapidement l’amour propre de Henri de Régnier en lambeaux. S’il ne renonça pas de facto à ses droits conjugaux, comme André Gide en fit courir la méchante rumeur, la distance entre eux se marqua rapidement et il dut alors craindre les caresses de Marie comme on craint des arrières pensées et être plus épouvanté encore de ses aveux que de ses mensonges.

En 1898, il lui naît un fils qui sera Pierre de Régnier pour l’état-civil mais pour l’état civil seulement : l’enfant est le portrait craché de Pierre Louys. Le chagrin mettra son âme en croix, mais tout dans son œuvre fait silence sur cette douleur. Il roula sur elle le rocher du travail et de la dignité : Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse. Mais comme pour le monde il était moral que dans le mariage on épousât aussi les fureurs de la jalousie, il était fatal qu’on fît de sa passivité un reproche de faiblesse qui glissa, le temps aidant, vers des griefs d’immoralité qui touchaient à son œuvre.

Albert de Mun qui fit à l’entrée de Henri de Régnier à l’Académie française ce qu’on n’ose nommer un éloge, asséna que chaque vers de lui était un assassinat de la prosodie et chacun de ses romans un attentat aux mœurs. Il est vrai que Marie - Gérard d’Houville à la librairie, car elle fut écrivain -  alla, en se donnant la publicité qu’il fallait, aussi loin qu’il est possible dans l’extravagance et la noirceur.

Six nuances de noir

A l’imitation de ces peintres qui sont capables d’inventer six différents sortes de noir, elle donna à son infidélité des formes ténébreuses toujours nouvelles et plus perfectionnées. Marie était mondaine en diable, et elle fut pour le Goncourt de Marcel Proust un soutien très efficace : en lisant les aventures d’Albertine, un signal rouge s’alluma-t-il dans l’esprit dépravé de Marie, en découvrant des dissimulations, des demi-vérités, des mensonges à double-fond dont elle connaissait tout et dont elle jouait sans remords, elle dont une des exclamations la plus fréquente, et au fond le dernier mot de sa philosophie, était « Mon Dieu, que les hommes sont bêtes » ?

Ce signal s’alluma-t-il ? Je n’en suis pas certain : tendez un miroir à un assassin, il y verra une victime de l’Injustice. Dans quelle catégorie Honoré de Balzac, qui classa en romantiques ou classiques les névroses conjugales, eût-il placé le dossier de celle qu’on préfère nommer Marie de Heredia tant elle fut amante de tous et si peu épouse de Régnier ?

La mémoire et l’oubli

Si Henri de Régnier sut extraire à Venise la substance la plus précieuse de son œuvre, il le dut probablement au répit que daignait lui offrir Marie pendant ces séjours (3), non sans que la morsure disparusse tout à fait : Venise offrait au poète un exact dosage de mémoire et d’oubli (4) dont il prit la pleine mesure dans L’altana.

Observez ce Nous qui raconte ses séjours, c’est un Nous auquel on ne prête guère attention au début ; puis comme son insistance intrigue sans qu’aucune substance lui soit donné, on déduit alors paresseusement qu’il est un Nous de majesté. On finit pas comprendre qu’il est en réalité un Nous de convenance, puisque Marie y est incluse, mais sans que jamais, dans ce Nous de vengeance grammaticale, elle apparaisse, aussi invisible dans ce récit qu’elle le fut dans la vraie vie de l’auteur.

Je ne débattrai point sur la place à donner à Henri de Régnier parmi les historiens d’art. Disons-le, c’est un club dont il a dédaigné de faire partie. Imaginons plutôt qu’il est le vieil ami qui nous attend au café tandis que nous sortons d’un cours d’esthétique : celui qui, lorsque nous aborderons Albrecht Dürer, en récitant une leçon mal apprise, nous interrompt doucement en posant sa main sur notre bras et d’un regard, nous désigne à une table proche un beau profil de femme qui se dessine sur les frondaisons du printemps, de ces femmes aux chevelures dorées mordues par le velouté des verts posés en touches lourdes sur le fond du tableau et que Dürer sut peindre après qu’il eut compris les façons des peintres de Venise. Il dirait la chose avec simplicité, sans en faire une pesante leçon, en soulignant juste ce qu’il importe de retenir de ce qui ne serait qu’une illustration au naturel d’un fait d’art.

Car l’art, qui nous emmène si loin au-dessus de la vie, prend cependant son appui sur elle, et sur elle seulement. Cette transformation que l’esprit fait subir aux choses et aux impressions et qui, dans certaines natures, devient littérature, ou peinture, ou architecture, c’est cela qui nous importe. Le chemin des sentiments, la contemplation, aussi connaissante, aussi pénétrante soient-elles, ne peuvent réaliser à elles seules cette transmutation : ce privilège si chèrement payé par Henri de Régnier, n’est arraché qu’au prix de ce ressouvenir, de cet accouchement  de douleur : l’œuvre littéraire.

La critique d’art n’ajoute rien à notre savoir et à notre connaissance de la vie mais ce qu’elle dit explique, documente et justifie quelque chose de supérieur qui est dans l’esprit de l’homme.

« …et que je suis heureux. »

Pourtant, comme l’envoi de ce livre, qui nous raconte sa première nuit de Venise, est tendre comme une confidence, doux comme une caresse promise !

Je n’ai pas envie de dormir. Où peut bien conduire le petit escalier dont j’ai aperçu sur le palier, en entrant dans ma chambre, les premières marches ? Il s’arrête à une porte qui n’est fermé que par un loquet. Je l’ouvre et je me trouve en plein air sur une plate-forme en bois entourée d’une rampe à hauteur d’appui. Cette terrasse, ce belvédère est posé sur le toit du palais. De là je domine ses vieilles tuiles en pente et je voisine avec ses hautes cheminées. Que vois-je encore ? un coin luisant du Grand Canal, le dôme arrondi d’une église, puis d’autres toits, d’autres cheminées, tout cela baigné dans la clarté d’une lune éblouissante enveloppé d’un silence profond…Ce soir, je ne sais qu’une chose, en cette belle nuit de septembre 1899, c’est que ce silence, ce clair de lune, ce palais, cette terrasse aérienne que je n’appelle pas encore une altana, tout cela c’est Venise et que je suis heureux.

Henri de Régnier a trente-cinq ans : c’est à cinquante ans qu’il dira à Venise un adieu tendre et aimant. Le dernier chapitre de l’Altana date de 1924 et s’intitule Venise retrouvée. Ces deux dates, 1899 et 1924, qui marquent son parcours vénitien, il a voulu qu’elles figurassent en sous-titre de son ouvrage.

Qu’était la Venise de 1899 ? Avec un plan de 1792, on pouvait s’y guider encore. Quelques jardins, à la Giudecca, ont disparu et la vieille église San Geminiano a été rasée pour faire place à une aile des Procuraties qui ferment maintenant la place Saint Marc. La gare a mis au bout de la ville comme une vilaine escarbille.

Mais enfin elle est presqu’intacte, à l’image de cette cité idéale qui selon Aristote doit pouvoir être embrassée d’un seul regard : ses sestiere mordus comme dans une eau-forte par l’acide des canaux et des rios, ses places aux vieux puits gothiques, et sur ses murs se trouvent encore de merveilleux hasards de couleur : la fraîcheur d’un réséda jaune juché on ne sait comment sur un mur, dont le ciment gris devient comme le fonds guilloché d’une nature morte.

Dans la douceur balsamique de Venise, ses souffrances sont non pas envolées mais suspendues, telles ces blessures qu’on ne ressent plus, qui ont laissé leurs marques sur notre chair mais qu’on ne  comprend pas davantage qu’on ne comprend la souffrance d’autrui. Cette paix profonde qu’à peine nos rêves peuvent former et que notre raison énervée ne peut concevoir, il l’atteignit sans doute. Il lui fallut combattre seulement une grande activité de rêverie et une grande paresse d’esprit. Car il arrive qu’on emporte ses démons avec soi : cette humeur de flânerie, cette façon amusée d’assister au manège pittoresque et aux spectacles intéressants qu’offrent une ville et des milieux étrangers, cette conviction tranquille et vraie qu’il n’est rien au-dessus du plaisir de voir une belle chose avec une personne que l’on aime.

Il évita toujours la saison, celle du Lido et de ses baigneurs. Il aime à venir aux derniers feux de l’été, quand la lagune remue mélancoliquement des orages de l’automne : Venise chatoyante d’or vrai, telle qu’enfin son coeur la demande : la tendre et molle atmosphère qui monterait d’un jardin clos de hauts murs derrière lesquels s’entend le brassage des flots. Henri de Régnier veut nous donner le mode d’emploi de Venise : être soi-même et dans cette ville des masques, retrouver de soi le véritable visage.

La fin de l’enchantement

Car celui qui à Venise veut autre chose que la beauté, ne sait pas ce qu’il veut ; celui qui à Venise veut autre chose que la beauté, ne sait pas même pas ce qu’il demande à la vie. Qu’est-ce qui est ancien ici ? Les humiliations du mariage lui semblent plus reculées dans le passé, quoiqu’aussi désolées, que les murs ruinés de Torcello.

Chose de beauté ? certainement, mais Henri de Régnier sait aussi que Venise fut cette île au Trésor que léguèrent aux dilapidations des dogaresses et de leurs sigisbées, à ce XVIII éme siècle qu’il adora, les Vénitiens des siècles de fer ; la race la plus conquérante de l’Italie, qui mit en tutelle l’empereur byzantin, bastionna l’Orient de Zante à Famagouste, en fit le boulevard militaire de la chrétienté, et qui n’oublia pas au passage d’enrôler Dieu, ne doutant pas que l’observance catholique pût jamais contredire à la vigilance la plus serrée de l’intérêt du commerce, « quoique dans cette ville où tout respire l’opulence, un tas d’infortunés, près d’expirer de froid et de misère, couchent à demi-nus sous les portiques ».

En 1899 la Tempête de Giorgione n’est pas encore entrée au musée de l’Accademia mais ses propriétaires ouvrent volontiers les portes de leur palais aux connaisseurs de passage. Au café Florian, là-même où Théophile Gautier pensa tomber à la lecture du Journal des Débats lui apprenant la mort de Balzac, on se rencontre avec les Parisiens de Venise. Paul Morand, dans Venises a mieux que personne évoqué ce cosmopolitisme savant, cet automne 1913, le dernier automne avant que la guerre soit déclarée, avant la catastrophe qui allait sonner la fin de l’enchantement.

Mais il faut retenir que loin d’y rechercher seulement les agréments de la société et son remuement de vanité, loin de vouloir tremper sa plume dans l’encre tiède des théories, Henri de Régnier chercha à Venise, plus que tout, à surprendre le secret d’une vie heureuse.

Suivons-le lorsqu’il décrit une fresque de Tiepolo. On cherchera en vain une leçon d’histoire de la peinture : on trouvera en revanche une posture pleine de simplicité, confiant au hasard de la flânerie les impressions les plus personnelles et recevant de cette peinture vénitienne une leçon profonde que les manuels d’histoire de l’art sont bien impuissants à donner : leçon de lumière et d’une sensualité pleine d’intelligence.

C’est une des plus belles décorations de Tiepolo que le plafond qu’il peignit pour cette scuola et je vais souvent l’admirer. En flânant par les calli, je gagne le campo San Barnaba et le campo di Santa Margherita. La Scuola dei Carmini est tout à côté, non loin de l’église Santa maria dei Carminati. Après un regard donné à la façade, j’entre. Je monte un grand escalier décoré de stucs baroques et me voici dans une vaste salle. La composition principale nous montre la Vierge dans sa gloire. Elle monte dans un ciel délicieux, tenant entre ses bras l’Enfant, entourée d’anges. Elle monte d’un vol bienheureux, miraculeux et facile. Elle monte lumineuse dans la lumière tandis qu’aux quatre angles du plafond d’exquises figures féminines personnifient les Vertus : la Foi, l’Espérance, mais c’est vous que j’aime entre toutes, vous l’Humilité et vous la Mansuétude si mollement étendue et serrant contre vous un agneau innocent. Comme j’aime votre doux visage, votre corps paresseux et cette jambe un peu grasse qui sort nue des lâches draperies qui vous couvrent et où vous vous allongez si vivante et si tiède.

Foi, Espérance, Humilité et Mansuétude : ces Vertus, comme elles font écho à son calvaire sentimental ! Les séjours à Venise furent ainsi : comme la rémission d’une maladie dont il a renoncé à la guérir ; ne refusant à Marie aucune tendresse, et lui partageant bien plus que sa part d’amour conjugal. Il enterra si profondément sa fierté que Dieu lui-même, je crois, ne la retrouverait pas au Jugement dernier.

De retour à Paris, privé de tout bonheur domestique, il s’isole dans sa bibliothèque qu’il décrivit dans Venise chez soi. C’est pour lui comme l’amorce du voyage de l’automne suivant : faïences de Bassano, miroirs anciens aux dorures fanées, meubles peints et décorés en manières de laques où s’étagent des personnages à longues nattes et à chapeaux pointus entre pagodes, kiosques et ponts courbes. Là, il écrit par bribes, ces Mémoires des choses, reflets de ce passé dont les images vivantes survivent à la cendre des années mortes et il fait la recension des heures immobiles, celles qui ne nous demandaient rien, et dans lesquelles il reconnaissait, avec la confiance du pèlerin, le signe du bonheur.

 « Ainsi cela existe réellement ! »

Son œuvre fut un hymne permanent au rêve du bonheur et la matérialité de cet enchantement, ce furent les automnes à Venise, dans la surprise incrédule d’un Ainsi cela existe réellement ! (5)

Il existe une association des Amis d’Henri de Régnier : celui qui - premier président des Amis de Marcel Proust-  avait demandé sur son lit de mort qu’on ne formât jamais une Société de ses amis ne fut pas écouté : mais heureusement il est encore lu.

Henri de Régnier s’éteignit le 23 mai 1936. Il portait depuis longtemps le deuil mélancolique du bonheur et, au jour de vérité, dans le ciel blanchi qui s’ouvrait à lui, les étoiles une à une s’étaient éteintes : le bonheur conjugal, la confiance, la fausse brillance de la gloire… Je veux imaginer que, fermant les yeux, âme languissante, sur un jour dont il ne connaitraît jamais le terme, il répéta la belle et triste plainte qu’il signa dans ses Esquisses vénitiennes : Le ciel seul ce soir va s’habiller en Scaramouche .

1  Michel Bulteau, Le Club des Longues moustaches , Paris, Quai Voltaire, 1988
2  La liste de ses œuvres commence par L’inconstante, suivi de L’esclave, pour se terminer par Les rêves de Rikiki et Proprette et Cochonnet qui est, rassurons les lecteurs, un livre illustré pour enfants.
3 Lors du voyage de 1913, alors que Marie sort à peine de la plus tapageuse, de la plus tumultueuse de ses liaisons avec Henri Bernstein, dont l’emprise la conduisit à demander le divorce à un Henri de Régnier qui ne daigna pas donner de réponse, les Régnier retrouve à Venise Jean-Louis Vaudoyer, Edmond Jaloux et Emile Henriot qui ont tous eu une brève, tendre mais concrète liaison pour Marie ! Et le séjour ne se passa pas sans que Marie fasse la connaissance et prisse date avec Gabriele d’Annunzio qui sera un de ses prochains amants…On trouvera dans la biographie de M.Robert Fleury, Marie de Régnier (Texto, 1990) une biographie complète et bien documentée.
4  Marcel Proust, La fugitive.
5  Sigmund Freud, dans une lettre à Romain Rolland, décrit par ces mots son émerveillement de voir, pour la première fois de sa vie, l’Acropole d’Athènes

 

Par Les ensablés
Contact : contact@actualitte.com

1 Commentaire

 

Bertrand Vibert

08/10/2019 à 22:30

Qu’Antoine Cardinale se rassure : Il n’existe pas de Société des amis d’Henri de Régnier, mais bien une Société des lecteurs d’Henri de Régnier. Or la lecture critique est d’abord une affaire d’exactitude. C’est en tout cas ce à quoi s’essaie Tel qu’en Songe, la revue annuelle de la Société (https://slhdr.hypotheses.org/).
Bertrand Vibert, président de la SLHDR

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11/05/2025, 09:00

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Les Ensablés - L'Impassible de Frédéric Berthet (1954-2003)

Lorsque la critique d’un livre est aussi intéressante, voire plus, que le livre dont elle parle, lorsqu’on se régale de son style, de son ironie, de sa drôlerie, et si transparaît à travers ses mots l’originalité de l’homme lui-même, alors on peut se dire qu’elle est elle-même œuvre littéraire, et que son auteur est un sacré bonhomme. Voilà la réflexion que je me suis faite après la lecture de ce recueil d’articles de Frédéric Berthet, récemment paru chez La Table Ronde sous le titre L’Impassible. Par Hervé BEL

27/04/2025, 09:00

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Les Ensablés - Happe-Chair de Camille Lemonnier (1844-1913)

Happe-Chair, un titre qui a tout de suite attiré mon attention. Je me trouvais alors dans une des dernières librairies anciennes de la rue Saint-Sulpice (pour combien de temps encore sera-t-elle là ?), dans la bonne odeur des vieux livres, lorsque je suis tombé sur la réédition de 1908 de ce roman de Camille Lemonnier publié une première fois en 1886 chez Kiestmaeckers…  par Hervé Bel. 

13/04/2025, 12:28

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Les Ensablés - Jacques Rivière, Sentiments et critique

À l’occasion du centenaire de sa mort, la collection Bouquins consacre un volume à Jacques Rivière, critique et essayiste, véritable cheville ouvrière de la Nouvelle revue française dont il assura la direction durant plus de 10 ans. Mort prématurément en 1925 à l’âge de 39 ans, celui qui fut à la fois le grand ami et le beau-frère d’Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, révèle par la quantité d’articles qu’il donna à la revue une perspicacité critique étonnante. Sensuelle et inspirée. Par Denis Gombert

30/03/2025, 09:00

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Les Ensablés - Lire sous l'occupation de Jacques Cantier

Le monde des livres sous l’Occupation a déjà été étudié par l’historien Jacques Cantier qui s’était intéressé à la trajectoire de l’une des figures maudites des lettres françaises avec sa biographie de Pierre Drieu La Rochelle (Perrin, 2011). Cette fois, avec Lire sous l’Occupation, publié en 2019 et en poche en 2024 aux Éditions CNRS, il nous présente un panorama global de la lecture entre 1939 et 1945. , par Nicolas Acker.

16/03/2025, 16:50

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Les Ensablés - La femme qui boit de Colette Andris, par Marie Coat

En mars 2023, Gallimard publiait dans sa collection L’imaginaire un grand succès de son catalogue paru en 1929, réédité à huit reprises puis repris en 1934 dans sa collection de poche : La femme qui boit », première oeuvre d’une jeune femme de 29 ans, Pauline Toutey. Par Marie  Coat

02/03/2025, 19:56

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Les Ensablés - Le gaffeur de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais - quitta la Pologne  à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Cette période de sa vie fut marquée par une grande précarité et  par la volonté farouche de vivre de sa plume. Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier, il s'évada et émigra vers le continent américain. Par Isabelle Luciat

16/02/2025, 10:09

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Les Ensablés - Le Boucher des Hurlus de Jean Meckert

Jean Meckert (alias Jean Amila, 1910-1995) est mort il y a trente ans… Pas tout à fait mort, car ses romans ont continué d’être réédités et nous n’avons pas manqué d'en parler dans nos colonnes (1). Cette fois, c’est la courageuse Ronces éditions (2) qui republie Le boucher des hurlus paru chez Gallimard en 1982 et signé du nom Jean Amila qu’il avait adopté pour ses romans publiés dans la Série Noire. Par Hervé BEL

02/02/2025, 19:38

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Les Ensablés - L'inconstante de Marie de Régnier

Fille de José Marie de Heredia, épouse du poète Henri de Régnier, Marie de Régnier n’eût peut-être d’autre choix que de devenir une femme de lettres. Mais en adoptant un nom d’homme tout de même, société corsetée oblige ! C’est ainsi que Marie de Régnier entama très tôt une carrière littéraire au confluent de deux siècles, à la période de la Belle Epoque, sous le nom de de Gérard d’Houville, puis de Gérardine (la renommée de Caroline Rémy, dite Séverine, étant peut-être passée par là). Par Denis Gombert.

19/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Autour des trônes que j’ai vus tomber (1921), de la princesse Louise de Belgique

L’Avenue Louise est l’une des plus importantes artères de Bruxelles. On oublie souvent qu’elle fut dédiée à la princesse Louise (1858-1924), fille aînée de Léopold II, le roi bâtisseur qui rénova la ville. Et l’on a tout autant perdu le souvenir de l’histoire rocambolesque et tragique de sa déchéance au sein des cours européennes de son temps... Ces mémoires romancés offrent au lecteur les confessions rares d’une princesse égarée par le destin. Par Louis Morès.

05/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Mes amis d'Emmanuel Bove, centenaire d'un chef-d'oeuvre

On ne pouvait pas laisser s’achever cette année 2024 sans célébrer les cent ans d’un des chefs-d’œuvre romanesques du XXe siècle. Des chefs-d’œuvre, la littérature française en a produit son lot, et les centenaires à venir ne manqueront pas : en 2026, ce sera Les Faux-monnayeurs, en 2032, Voyage au bout de la nuit, en 2038, La Nausée, etc. Mais les auteurs ensablés aussi ont leurs grands et petits chefs-d’œuvre, dont certains ont été chroniqués ici même : L’Enfant à la balustrade, Les Javanais, par exemple. Et maintenant Mes Amis d’Emmanuel Bove : avis à ceux qui ne l’auraient pas encore lu. Par François Ouellet.

15/12/2024, 16:14

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Les Ensablés - Le Poil de la bête de René-Jean Clot

Un peu avant l'excellent Elisabeth que nous avons chroniqué , les éditions Le Passeur avaient réédité en 2023 le roman Le poil de la bête  de René-Jean Clot (1913-1997). Une fois de plus, soyons reconnaissants à cet éditeur d’oser ainsi remettre au goût du jour des auteurs injustement oubliés. René-Jean Clot l’est inexplicablement. Par Hervé Bel

01/12/2024, 09:00

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Les Ensablés - Jabadao (1951) de Anne de Tourville

Lorsqu’il y a tout juste vingt ans, Anne de Tourville  (1910-2004) décéda à 94 ans, elle était bien oubliée du monde littéraire et l’est encore à ce jour. Elle avait pourtant remporté le Prix Femina en 1951 avec son roman «Jabadao» devançant entre autres, dès le deuxième tour, Louise de Vilmorin et Michel de Saint Pierre. Par Marie Coat

11/11/2024, 09:40

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Les Ensablés - L'invitation chez les Stirl, de Paul Gadenne

La vie de Paul Gadenne (1907-1956) a été marquée par l'épreuve de la maladie qui le contraint à abandonner une prometteuse carrière de professeur de lettres classiques et à séjourner périodiquement au sanatorium de Praz-Coutant, en Savoie (cadre de son premier roman « Siloé », objet d'un précédent article). Paul Gadenne termina ses jours à Cambo-Les-Bains, station thermale du pays basque reconvertie dans les années 30 en centre de cure pour les tuberculeux. Par Isabelle Luciat.

27/10/2024, 09:00

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Les Ensablés - La Conspiration de Paul Nizan (1905-1940), par Nicolas Acker

Non, Paul Nizan (1905-1940) ne fut pas seulement l’auteur d’un incipit resté célèbre et redécouvert par la jeunesse étudiante de mai 1968. « J’avais 20 ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie ». Cette « accroche » solennelle cache hélas un peu trop une oeuvre hybride passionnante. Mort en soldat à 35 ans en 1940, il fut jeté aux oubliettes de l’Histoire, répudié par ses camarades communistes. 

Par Nicolas Acker

13/10/2024, 18:34

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Les Ensablés - Octave Feuillet (1821-1890), un parfum de province

On ne lit plus Octave Feuillet (1821-1890), auteur à très grand succès du Second Empire et favori de lˊImpératrice Eugénie ; seul son nom sur la plaque bleue dˊune rue tranquille et banale du XVIème arrondissement, où habitaient de bons amis, m’a un jour rendu curieux de le connaître.
Les titres de ses romans ont l’odeur des armoires à linge bourgeoises, encaustique et lavande : « La Petite Comtesse » (1856), « Histoire de Sybille » (1862), « Julia de Trécoeur » (1872), voire réminiscents de la Comtesse de Ségur « Le Roman dˊun jeune homme pauvre » (1858)… Par Herbert Dune.

29/09/2024, 09:00

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Les Ensablés - La Revanche (1925) d'André Thérive

Paru en 1925, puis réédité dans une édition illustrée en 1930, La Revanche d’André Thérive (de son vrai nom Roger Puthoste) est un livre qui parle de la vieillesse, de la sénilité, de la mort, et surtout de la mesquinerie des vivants… Rien qui puisse a priori attirer le lecteur « feel good » Mais le style est magnifique, avec, l’air de rien, une musique enchanteresse. Quant à la fin du roman, autant le dire, elle est sublime. Soudain, après le crépuscule, c’est la lumière qui surgit, d’autant plus incandescente qu’elle est environnée d’ombres..
 
Par Hervé BEL. 

15/09/2024, 09:00

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Les Ensablés – André Beucler, Vu d’Allemagne

Romancier, auteur d’une quinzaine d’ouvrages dont La Fleur qui chante, chroniqué pour Les Ensablés par François Ouellet, André Beucler est un homme aux multiples talents. Il s’intéresse ainsi au cinéma, pour lequel il écrit plusieurs scénarios et même réalise quelques films. Mais Beucler brille aussi dans un tout autre exercice, le journalisme. De par ses contraintes notamment en termes de longueur et de style, l’article de journal s’apparente à l’art de la nouvelle ou du découpage en scènes du cinéma, un art dans lequel Beucler s’épanouit avec une aisance et un brio remarquables. Par Carl Aderhold.

25/08/2024, 09:00

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Les Ensablés – Elisabeth de Raymonde Vincent (1908-1985)

Après la réédition du chef-d’œuvre Campagne (prix Femina 1937) dont même Le Monde s’est fait largement l’écho en 2023, les éditions Le Passeur republient aujourd’hui Élisabeth, troisième roman de Raymonde Vincent. Comme Marguerite Audoux (voir notre article sur Marie-Claire), elle fut un phénomène littéraire, s’avérant capable d’écrire un grand livre aussitôt remarqué et publié, alors qu’elle avait été illettrée pendant toute son enfance. Par Hervé BEL.

04/08/2024, 09:29

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Les Ensablés - Rafales, de Roger Vercel (1894-1957)

Encore connu des cinéphiles pour les adaptations au cinéma de ses romans  Remorques (adapté par Jean Grémillon) et Capitaine Conan (prix Goncourt 1934, adapté par Bertrand Tavernier), Roger Vercel est un remarquable écrivain de récits maritimes, inspirés de témoignages  de marins, recueillis à Dinan, ville où il vécut et exerça le métier de professeur de lettres. Par Isabelle Luciat

14/07/2024, 09:00

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Vins d'Orient. 4000 ans d'ivresse

13/01/2026, 18:09

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Nicolas Le Clerc, chirurgien des âmes rurales dans Aurore

Il suffit de quelques pages à Aurore pour installer un climat de tension sourde, presque organique. Un appel nocturne, un réveil brutal : « Le téléphone laisse échapper deux courtes sonneries et Mélanie l’a déjà saisi, par réflexe. » En quelques lignes, le lecteur est plongé dans une mécanique d’urgence, rythmée par l’épuisement et la responsabilité. Le roman s’ouvre sur cette cadence heurtée, qui ne cessera plus de structurer le récit. À paraître le 6 février.

 

13/01/2026, 15:29

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Beyrouth Paradise : le polar du black-out

Avant même le premier corps, il y a une panne. Et quelle panne… « Soixante-treize heures d’affilée, ça fait tout de même un peu long pour une seule et même coupure de courant. » Le ton est donné : sec, drôle, lucide. À Beyrouth, l’électricité n’est pas un confort ; c’est une humeur nationale. « Routine absurde qui rythme leurs journées, à lui comme aux deux millions d’habitants de la capitale. » À paraître le 5 février.

13/01/2026, 11:28

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“il était une fois une fille qui devint invisible afin que ses mots ne le soient pas.“

En ce début d’année, difficile de passer à côté de ce roman à double temporalité qui traite de la place de la femme dans le monde des lettres et du théâtre en particulier.

13/01/2026, 09:00

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Brasileiras, voix de femmes sous la dictature brésilienne

Devant le magnétophone de Maryvonne Lapouge et Clélia Pisa, ces femmes nous plongent au cœur de la condition féminine dans un Brésil où les inégalités sociales, le racisme structurel, la violence de genre et la colonisation des femmes à l’intérieur du pays marquent profondément le quotidien.

13/01/2026, 08:00

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Croire un auteur pour sa notoriété : déconstruire les figures d'autorité

Partant du constat que nous accordons spontanément du crédit au nom posé en haut d’une couverture ou en bas d’un tableau, Samah Karaki analyse comment certaines figures d’autorité constituent une fiction cognitive, un mécanisme mental auquel notre cerveau est spontanément enclin. 

13/01/2026, 07:00

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Histoire du Maghreb de la fin du XVIIIe siècle aux Printemps arabes

12/01/2026, 18:22

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Neuf clés, une maison, un secret : Philip Gray piège son lecteur, non sans une certaine jubilation

De bons personnages, une bonne histoire, dans ce roman policier à énigme déguisé en romance à l'eau de rose : Philip Gray joue les faux-monnayeurs et nous offre une lecture facile et 100% plaisir qui devrait plaire au plus grand nombre. La maison aux neuf serrures, traduit par Elodie Leplat, se déguste, tout bonnement.

12/01/2026, 17:18

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Endormir l'orage de Natacha Wolinski : conjurer le sort du destin.

Le devoir des vivants est de penser aux morts pour qu’ils ne disparaissent pas tout à fait. C’est ce que fait admirablement Natacha Wolinski dans un texte mémoire sur son père et sa famille. Chaque jour, elle va au Palais de Justice, « un Etna » difficile à gravir, mais nécessaire, afin de suivre le procès des assassins de Charlie Hebdo. 

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Nettle

12/01/2026, 17:00

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“Personne n’a intérêt à ce que les femmes prennent leur liberté”

Il y a des romans qui commencent par une scène, et d’autres par une obsession. Dans Leurs désirs immenses, Léa Lhermet ouvre directement la vanne : « Au départ, il y a les femmes. » Et tout suit, comme une marée. « Les femmes m’envahissent, prennent possession, me gavent, m’étourdissent. » On est happé : une voix vive, parfois mordante, qui explore sans faux-semblants ce que les lignées transmettent — et ce qu’elles étouffent.

12/01/2026, 10:49

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L’Enfant du vent des Féroé : un roman où la nature parle plus fort que les hommes

Dès les premières pages, L’Enfant du vent des Féroé impose un territoire, une voix, une respiration. Le roman ne commence pas par une action, mais par un lieu qui parle. « Et puis il y a moi, Gjógv. Un village de carte postale au toponyme imprononçable. » Le décor devient narrateur, conscience diffuse, mémoire minérale. Le lecteur comprend vite qu’ici, l’histoire humaine sera indissociable des éléments.

12/01/2026, 10:45

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Un destin hors normes : Simona Kossak dans Le Souffle de la forêt

Il est des livres qui ne racontent pas une vie : ils l’approchent à pas feutrés, comme on entre dans une clairière en retenant son souffle. Le Souffle de la forêt relève de cette catégorie rare. Simonetta Greggio n’écrit pas sur Simona Kossak ; elle marche à ses côtés, dans une prose habitée, charnelle, attentive au moindre frémissement. Dès les premières pages, le ton est donné : « Elle n’a que la peau, les os et un nom de famille. » Tout est là : la nudité, la résistance, l’essentiel. À paraître le 21 janvier.

12/01/2026, 09:34

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Ambition politique dans un territoire contrôlé

Dans un Mexique ravagé par la violence et les cartels, un homme honnête croit pouvoir devenir maire. Mais, dans le même temps, il va découvrir l’amour de sa vie, un amour scandaleux. Humour ravageur, suspense, un roman de passion pure sur la morale des apparences. 

12/01/2026, 07:00

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Cynique, film noir et merdification du net : ce que les livres disent du monde d’aujourd’hui

Du film noir classique aux dérives du capitalisme numérique, de la philosophie antique aux figures spirituelles du XXᵉ siècle, la Booksletter de la semaine explore les grandes tensions de notre modernité à la lumière des livres. Au sommaire : Assurance sur la mort, archétype du film noir hollywoodien ; l’« enshittification » d’Internet selon Cory Doctorow ; Diogène, cynique radical ; Edith Stein, philosophe et martyre ; et une plongée dans l’économie criminelle contemporaine. 

10/01/2026, 10:06

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Daniel Mendelsohn face aux crises du monde contemporain dans Entrelacs

Entrelacs. Entretiens réunit Daniel Mendelsohn, Adrien Zirah et Déborah Bucchi dans un volume publié aux éditions Seuil et attendu en librairie le 6 février, qui donne à lire une série d’échanges approfondis autour de l’œuvre et de la pensée de l’écrivain américain, entre héritages antiques et juifs, récits personnels et lectures des grands textes, dessinant le portrait d’un auteur pour qui l’intime dialogue sans cesse avec l’histoire et la littérature. Traduit de l'anglais par Adrien Zirah.

10/01/2026, 08:00

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La Sage-Femme et la Rivière : une narration aussi captivante que déstabilisante

La Sage-Femme et la Rivière, roman d’Ariel Lawhon traduit par Sarah Tardy, paraîtra le 11 février 2026 aux éditions HarperCollins. Dans ce nouveau récit historique, l’autrice explore un passé instable, traversé de secrets, de mensonges et de vérités dissimulées, où l’histoire elle-même semble se dérober sous les pas du lecteur.

10/01/2026, 07:03

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Bernie Gunther en cases et en bulles : La Trilogie berlinoise renaît en BD

Voici une relecture en images de la fameuse Trilogie Berlinoise, quand Philip Kerr nous entraînait aux côtés du détective Bernie visiter les sombres coulisses du Berlin nazi. Avec fidélité au texte original, ces deux premiers albums de Pierre Boisserie et François Warzala redonnent une nouvelle jeunesse à ces polars devenus légendes.

09/01/2026, 15:58

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La Sphère, ou le vertige d’une justice sans pardon et d’une morale sous algorithme

En 2039, la prison n’existe plus. Les criminels sont désormais condamnés à la Sphère, un purgatoire psychique piloté par une intelligence artificielle, où ils doivent affronter leurs fautes jusqu’à obtenir une possible rédemption. Ange Barol, analyste brillante et conceptrice du système, croit avoir inventé une justice plus humaine que l’enfermement. 

09/01/2026, 12:44

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Sophie Avon raconte l’enfance sans fard dans Les filles

Il y a des romans qui ne cherchent pas à faire événement, mais qui avancent à pas feutrés, comme on entre dans une mémoire qu’on croyait close. Les filles s’ouvre ainsi, sans fracas, sur une rentrée scolaire au début des années 1970, lorsque deux enfants franchissent un portail noir, « serrées l’une contre l’autre ». Rien d’extraordinaire, en apparence. Pourtant, dès ces premières lignes, quelque chose se noue. Une intensité discrète, mais tenace. 

09/01/2026, 12:27

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Meilleures ventes : qui a volé la potion magique d’Astérix ?

Pour démarrer 2026, La Femme de ménage ne se contente pas de dominer : elle écrase tout sur son passage. Ou plutôt, elle balaie le classement (du 29 décembre au 4 janvier). Les trois marches du podium sont occupées par une seule et même autrice, infatigable depuis plus d’un an : Freida McFadden.

 

09/01/2026, 12:25

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La maison du bonheur

09/01/2026, 11:18

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J’t’aime encore : avec Roxane Bouchard quand l’amour ordinaire devient extraordinaire

Il suffit parfois de quelques mots, répétés comme un mantra fragile, pour faire vaciller toutes les certitudes. J’t’aime encore part de là. D’un aveu simple, presque banal, mais chargé d’un vertige immense. Dès l’ouverture, le lecteur est happé par cette voix qui s’adresse à un « vous » complice, embarqué dans une traversée intime du couple, du temps qui passe et des rêves qu’on réaménage plutôt qu’on n’abandonne. À paraître le 6 février.

09/01/2026, 10:47

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Nicole Caligaris interroge le chaos du temps dans Le gogol

Avec Le gogol, roman à paraître le 19 février aux éditions Verticales, Nicole Caligaris met en scène la rencontre improbable entre un homme débordant de paroles et une femme silencieuse, dans un bar parisien où un manteau devient le réceptacle d’histoires entremêlées et de temporalités disloquées, dessinant le portrait de deux existences suspendues au bord du présent.

 

09/01/2026, 08:43

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De la France à Hong Kong, les fantasmes et les contradictions de l’exil

Avec Les Nouveaux Territoires, roman de Grace Ly publié aux éditions HarperCollins et paru le 11 février, l’autrice plonge le lecteur dans un Hong Kong en ébullition, théâtre d’un parcours intime et politique, où une jeune femme en rupture cherche à se réapproprier son histoire, son identité et sa liberté.

 

09/01/2026, 07:00

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Le tour de la Grande Bourgogne. Sur les traces des Téméraires

08/01/2026, 15:09

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Pierre le Gris de Matthias Zschokke : histoire peu banale d’un homme ordinaire

Matthias Zschokke aime les personnages qui trainent derrière eux une vie banale faite de tâches ingrates et répétitives dans une administration quelconque, des personnages qui semblent ne pas exister, ne pas avoir d’emprise avec le réel. Et pourtant, dans les insignifiantes vies de ces personnages-là, existent une multitude de détails, de petits incidents qui en disent long sur un univers lunaire, poétique, à la limite de l’imaginaire. Une traduction de Isabelle Rüf. Parution le 16 janvier aux éditions Seuil.

08/01/2026, 12:02

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Brûler grand

08/01/2026, 10:51

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Un roman noir face au suicide des enfants : Toussaint Noël

Dès l’ouverture, Toussaint Noël frappe sans ménagement. Pas de montée progressive, pas de décor aimablement planté : une adolescente morte, une cabane sordide, un flic à bout. « Debout au-dessus du cadavre sans tête de la petite Tsvetana, treize ans… la nausée m’a submergé ». Tout est là : la violence du monde, l’usure morale, et cette ligne de fracture à partir de laquelle plus rien ne sera réparable. À paraître le 18 février.

08/01/2026, 10:20

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Avec Aurore, Nicolas Leclerc explore les dérives de la dépendance

Aurore, roman de Nicolas Leclerc, parution le 6 février aux éditions Seuil, met en scène la rencontre troublante entre une vieille femme diminuée par un AVC et une jeune aide-soignante dont le dévouement apparent dissimule une présence de plus en plus envahissante, jusqu’à faire vaciller l’équilibre déjà fragile d’une relation mère-fille.

 

08/01/2026, 08:08

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L’enfance, l’alcool et la célébrité : Anthony Hopkins raconté par lui-même

On s’en est pas trop mal sorti, petit, d’Anthony Hopkins, est un livre de mémoires dans lequel l’acteur britannique revient sur son parcours personnel et artistique, de son enfance galloise marquée par la pauvreté et le doute à une carrière exceptionnelle au théâtre et au cinéma, en passant par un long combat contre l’alcoolisme, dans une édition traduite de l’anglais par Paul Matthieu.

 

08/01/2026, 07:00

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“Le climat est brusque, les gens aussi”

L'écrivain en exil profite d'un roman noir entre farce philosophique et conte macabre pour disséquer la société provinciale russe. Comme il le dit lui-même, là-bas, « le climat est brusque, les gens aussi ». Accrochez-vous car son ironie est plutôt grinçante et si on rit souvent, on rit jaune.

07/01/2026, 12:50

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Fauves : Mélissa Da Costa signe un roman brut sur la violence héritée

Il y a des romans qui s’ouvrent dans le fracas. Fauves commence dans la nuit, sous la pluie, au bord d’un port industriel, avec un adolescent cabossé qui crache sa rage sur le bitume. « La porte du bar s’ouvre à la volée. Un instant, la nuit se trouble. » Tout est là : la violence latente, l’errance, l’impression d’un basculement irréversible. Mélissa Da Costa installe d’emblée un récit d’arrachement, où l’enfance se termine sans cérémonie. Par Lucy L.

07/01/2026, 11:34

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Clown !

07/01/2026, 11:28

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Anthony Hopkins se raconte avant la légende : On s’en est pas trop mal sorti, petit

Il y a parfois une photographie d’enfance qui suffit à contenir toute une vie. Pour Anthony Hopkins, ce cliché pris sur une plage galloise en 1941 devient le point d’ancrage d’une autobiographie construite comme un long retour vers l’enfant inquiet qu’il fut. « Aujourd’hui, à l’âge de quatre-vingt-sept ans, il m’arrive parfois de regarder cette photo, et j’ai alors envie de dire à ce petit garçon perdu : “On s’en est pas trop mal sorti, petit.” » L’incipit donne le ton : ni triomphe, ni règlement de comptes, mais une tentative de compréhension  

07/01/2026, 11:20

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Quand l’attention d’un chien bouleverse une vie humaine

Dans Un chien arrive, Camille Ruiz raconte l’irruption d’un chien dans une vie et le bouleversement durable qui en découle. Publié aux éditions Corti, le livre suit, depuis Brasilia, la rencontre avec Ziggy, un grand golden retriever aux longs poils « couleur plage », et explore ce que signifie être mise face à une attention animale, étrangère, qui déplace les habitudes et transforme la manière d’habiter le monde.

07/01/2026, 09:00