#Auteurs

Olivier Mannoni : comment historiciser Mein Kampf ?

Le 2 juin 2021 sortait Historiciser le Mal, une édition critique de Mein Kampf, portée par une équipe de chercheurs, et ce durant une décennie. C’est Olivier Mannoni qui s’est attelé à l’exigeante tâche de traduire le tristement célèbre ouvrage. Un an après la parution de l’édition qui fit couler beaucoup d’encre, le traducteur fait le bilan de 9 années plongé dans ce texte anathématisé, offrant une synthèse des réflexions qui ont jonché une aventure aussi éprouvante que riche en enseignements.

Le 21/10/2022 à 10:12 par Hocine Bouhadjera

1 Réactions | 439 Partages

Publié le :

21/10/2022 à 10:12

Hocine Bouhadjera

1

Commentaires

439

Partages

Partager cet article sur Bluesky Partager cet article sur Mastodon Partager cet article sur Linkedin Partager cet article par mail Imprimer cet article
ActuaLitté

« La langue est la mère, non la fille de la pensée », disait le journaliste et écrivain autrichien, Karl Kraus, avant que Georges Orwell n'établisse un lien direct entre totalitarisme et manipulation d’un idiome perverti et réduit. Dans ce même mouvement, Hannah Arendt relia totalitarisme à l'abolition du vrai et du faux – la préfiguration des fake news. Traduire Hitler, disponible en librairie depuis le 13 octobre, est né d’un double désir : celui des éditions Héloïse d’Ormesson de proposer à Olivier Mannoni de raconter ses 9 ans de sombre compagnonnage avec Mein Kampf, et du traducteur, qui avait en tête un tel récit, dès la fin de sa traduction.

Le fondateur de l’école de traduction littéraire nous le détaille : « Quand on travaille sur un texte de cette nature, il est difficile de ne pas porter une réflexion sur ce que l’on fait. J’avais vraiment besoin de l’écrire, et par là même, mettre une sorte de point final. » Deux jours après la proposition des éditions Héloïse d’Ormesson, le plan de l’ouvrage était couché sur le papier.

Un smog linguistique”

Olivier Mannoni en était conscient dès le départ : « Je n’allais pas traduire un livre, mais un symbole, un “grimoire” », reprenant l’expression de la journaliste, Florence Aubenas. C’est en 2011 que l’historien Fabrice d’Almeida contacte le traducteur installé en Touraine pour exposer le grand projet de Fayard : soumettre une nouvelle traduction du brûlot d’Adolf Hitler, logorrhée de plus de 600 pages écrite en prison entre 1924 et 1925. L'ensemble en vue d'une édition scientifique et critique de l’oeuvre, loin de toute polémique. Une intention de la maison d’édition et de son directeur de l’époque, Olivier Nora, avant l'arrivée de Sophie de Closets en 2015, qui répondait, entre autres, à l’actualité.

En 2016, l’ouvrage maudit entrerait dans le domaine public. Jusqu’à cette année, les droits étaient, comme tous les textes des hauts dignitaires nazis condamnés à Nuremberg ou disparus après la guerre, gérés par le Land de Bavière, qui ne les accordait qu'au compte-gouttes. Pour Mein Kampf, la cession des droits était systématiquement refusée, et la région allemande avait toute liberté de bloquer les parutions et d'intenter un procès si le texte en question était republié. En France, il était toujours en vente libre aux Nouvelles Éditions latines depuis 1934, dans une traduction d’André Calmette. La seule période d’interruption a été du fait d’Hitler lui-même, qui avait fait interdire son livre en France, pour des raisons financières…

Mein Kampf. Mon Combat. Nouvelles Éditions latines, Paris, 1934. 

Deux ans après avoir entamé ce labeur, Olivier Mannoni rend une première version, d'abord acceptée,  avant qu'il lui soit demandé de reprendre le travail sous une autre perspective : Florent Brayard, arrivé à la tête du projet en 2015, accepte la traduction avant de lui demander un reboot complet…

Le traducteur  explique cette nécessité : « Très concrètement, la langue d’Hitler est extraordinairement chargée, comme un fleuve qui charrierait des débris de tous les côtés, jusqu’à rendre invisible le fleuve lui-même. Dans ma première traduction, j’ai réalisé un travail de traducteur standard : générer un texte le plus lisible possible à un lecteur classique, corrigeant notamment les incorrections de langage. » L’historien lui propose « de revenir au plus près du texte », afin de restituer sa réalité, non pas mot à mot, mais avec la totalité des défauts « qui précisément rendait la lecture confuse et difficile. »

Olivier Mannoni remet l'ouvrage sur le métier : il enlevait par exemple deux ou trois adverbes « inutiles » sur les six que contenait une simple phrase, afin de s’approcher d’une certaine vérité du texte. Un travail « très long, minutieux, pénible, pointilleux », et au bout une révélation : Hitler n’était pas (seulement) un écrivain brouillon, confus, « en résumé mauvais ». Il portait surtout une volonté, plus ou moins consciente, de noyer le propos dans un brouillard épais. Les mécanismes s’exhibent.

Avant ce projet de Fayard, très peu de réelles études sur la prose d’Hitler et la structure du texte avaient été entreprises. Le philologue Victor Klemperer, dans son Lingua Tertii Imperii édité en 1947, avait défini la langue nazie, comme destinée à produire  de la croyance. Hitler et ses affiliés s’adressaient au lecteur d’une manière tout à fait nouvelle, basée sur la confusion.

« C’est révélateur, parce que découlant d'une technique de communication : d’une certaine manière, vous hypnotisez les gens à qui vous vous adressez. Il faisait la même chose dans ses discours publics. » Et de développer : « Vous bloquez la pensée, et au terme de ces longues tirades, une idée très simple s’expose, comme, “les socio-démocrates sont responsables de la faillite de l’Allemagne”, “les communistes ont poignardé l’armée allemande dans le dos”, ou “les juifs sont coupables de notre malheur et contrôlent tout”… Toute une phraséologie qu’on connait bien maintenant, nimbée d’un smog linguistique. »

Rassemblement du parti nazi à Nuremberg, 1936. Bundesarchiv, Bild 183-1987-0410-503 (CC-BY-SA 3.0).

De la confusion du langage à celle de l'esprit

Pourquoi avoir choisi une telle forme ? Selon le traducteur, d’abord parce qu’un texte plus lisible aurait par trop clarifié le langage opaque d'un personnage dangereux, mais plus profondément, car cela participe d’une communication opérative – à base de travestissement des termes et de production d’incompréhension : « Qui dit confusion du langage, dit confusion mentale. » Pour preuve, les autres écrits des cadres de la NSDAP, également traduits par Olivier Mannoni, comme ceux du « théoricien du nazisme », Alfred Rosenberg, tout aussi « fumeux et ésotérique, comme rédigé dans une grande lourdeur ».

En parallèle, l’appareil politique suivait la même ligne, avec un Goebbels qui se montrait bien plus « direct et violent » dans son approche, à base de « coups de poing ». Si Mein Kampf ne se vend pas beaucoup au début, le parti essaime massivement les idées du livre. Il est tout de même diffusé à 12 millions d'exemplaires en Allemagne, et à partir de 1934, inclus dans la note de mariage des jeunes époux… En vérité, l’ouvrage élabore un échafaudage théorique qui prépare la suite, bien que, précise Olivier Mannoni, ni en 1924-1925 ni en 1933 quand Adolf Hitler est élu, la Shoah n’était exprimée ou théorisée de la manière dont elle a eu lieu.

La France serait historiquement une construction politique, l’Angleterre forgée par son caractère insulaire de thalassocratie... Et l'on prête à l’Allemagne de reposer sur le concept d’un sang germanique. Olivier Mannoni, qui travaille actuellement sur Bismarck, s’inscrit en faux. Selon le traducteur d’une nouvelle édition du Zéro et l’infini d’Arthur Koestler (chez Calmann-Levy), l’unité façonnée par Bismarck est avant tout politique : « Il n’y a pas chez lui l’idée d’un sang allemand à défendre. Cette pensée vient après, avec cette Révolution conservatrice née à la suite de la défaite subie durant la 1ere Guerre mondiale. »

Hitler avec des membres du parti nazi en 1930. Bundesarchiv, Bild 119-0289 (CC-BY-SA 3.0).

« S’il avait avancé un tel projet, les circonstances de cette époque l’auraient vraisemblablement empêché d’accéder au pouvoir », avance le traducteur. Les Allemands savaient en revanche ce qu'il adviendrait en votant Hitler  : il avait largement fait état de ses intentions belliqueuses, promu son antisémitisme virulent, ou déballé ses griefs contre la culture ou la démocratie. Olivier Mannoni questionne : « Les gens y ont adhéré, alors que l’Allemagne était certes secouée, mais dotée d’une civilisation et d’une culture exceptionnelle. »

Il faut en effet remonter aux courants de pensée de la Révolution conservatrice allemande, portée par des figures comme Carl Schmitt, Ernst Jünger, Ernst Niekisch, Oswald Spengler, ou plus tard, Armin Mohler, tous plus ou moins proches du mouvement völkisch. Ces mouvements apparus au sortir de la Première Guerre mondiale ont « sciemment tout fait pour rompre des tabous qui pesaient en Allemagne. J’exhume par exemple des textes de Jünger de 1930 qui sont d’un antisémitisme effrayant, aussi violent que théorisé ». Selon Carl Schmitt, la politique, c’est désigner l’ennemi.

À partir de 1919, la gauche allemande prend de l’ampleur, notamment en Bavière où le climat est révolutionnaire. Afin d’empêcher cette « République des conseils », ou « République soviétique de Bavière », ou d’arrêter certaines forces du pays, comme les spartakistes de Rosa Luxembourg, d’anciens militaires réunis dans des corps francs (lire Les Réprouvés d’Ernst Von Salomon), épaulent l’armée allemande dans la répression sanglante des forces de gauche. Ce sont ces anciens combattants et leurs élans de vengeances contre l’Europe entière qui alimenteront les forces vives du nazisme en germe. Ce ressentiment se tournera vers des cibles : les juifs, les communistes… et ce dès 1919.

« Ces textes des penseurs de la Révolution conservatrice, abominables, virilistes, ont servi de bulldozer pour ouvrir la voie à ce que va porter le nazisme, quoiqu'en 1930, le NSDAP est déjà devenu très puissant », explique Olivier Mannoni.

La polémique

Ainsi, on le comprend, éditer Mein Kampf est tout sauf anodin, ce dont l’équipe autour du directeur de l’édition, Florent Brayard a pu faire l'expérience, même si ses membres auraient apprécié s’en passer. Fin 2015, à l’approche des élections régionales, Jean-Luc Mélenchon s’empare d’une dépêche erronée annonçant une nouvelle édition de Mein Kampf à paraître prochainement. La polémique est lancée par l’entremise d’un article partagé sur son blog.

En parallèle, il envoie un courrier à son éditrice chez Fayard, Sophie Hogg, lui demandant de renoncer à cette publication. Son message en substance : pas Mein Kampf quand il y a déjà Marine Le Pen. « Formulé tel quel, c’est un sophisme, car ce n’est pas la question », réagit Olivier Mannoni. S’en suivra un débat par médias interposés durant plus de six mois. Le traducteur constate : « La polémique a tourné à vide, d’une part parce qu’on nous a fait des procès d’intention qui n’avaient aucun sens, et de l’autre, car on était très loin d’avoir achevé le travail. »

Dans son essai, Olivier Mannoni synthétise certaines critiques à l’endroit du projet  : « À quoi bon ressortir ce texte de haine de l’oubli où il a sombré ? À quoi bon retraduire un texte illisible dont certains, comme Johann Chapoutot, affirment qu’il n’a pas joué un rôle central dans l’histoire du nazisme et qu’il ramène Hitler à son statut de pilier d’un régime qui, comme l’ont amplement démontré aujourd’hui les historiens — entre autres, justement, Florent Brayard dans son livre sur Auschwitz, enquête sur un complot nazi —, était avant tout le produit des rapports de force entre des sous-pouvoirs rivaux ? »

Cette querelle a permis de poser le débat sur l’intérêt ou non d’une traduction de ce type, comme de mettre en évidence les précautions nécessaires à établir pour la sortie future, « avec des remarques tout à fait justifiées sur notre démarche et les risques qu’il y avait à publier un livre comme ça ». Une des craintes de l’époque était notamment celle du best-seller. « Toutes les dispositions ont été prises du côté de Sophie de Closets et Florent Brayard pour que ce livre soit véritablement ce qu’il voulait être : un ouvrage scientifique, utilisable par des chercheurs, des historiens, des étudiants, qui ne pourrait en aucune façon être mis en valeur pour en faire un succès commercial dans les librairies et autres points de vente. »

Concrètement, le nom d’Hitler n’est pas sur cette couverture blanche dépourvue de toute recherche esthétique. Le titre original de l’ouvrage est en sous-titre d’Historiciser le mal, « qui résume tout à fait la démarche des historiens, et la mienne : donner des éléments historiques sur le langage qui est utilisé ». En outre, il est seulement disponible sur commande sur les sites de ventes par correspondance, comme Amazon, qui ajoute systématiquement un avertissement exceptionnel sur la page du livre.

Difficile à transporter à cause de ses 4 kilos et ses quasi 1000 pages, il enserre le texte d’Adolf Hitler de notes explicatives et contextualisées d’une cinquantaine de chercheurs mobilisés, donnant un texte « quasi aussi long » que la traduction elle-même. Les bénéfices de la vente sont reversés à la Fondation Auschwitz-Birkenau. « La notion de travail de mémoire est donc respectée jusqu’au bout. »

Ce format a été inspiré de l’Allemagne, où l’ouvrage était interdit depuis 1945. Une équipe de scientifiques de l’Institut für Zeitgeschichte (l’institut d’histoire contemporaine) ont sorti en 2016 une édition en deux « énormes » volumes, avec un très large appareil critique.

Un format qui ne favorise pas l'accessibilité de l’édition, outre la nécessité de débourser pas moins de 100 euros pour se la procurer, la condamnant à se destiner à une certaine élite ? « L’ouvrage a été donné aux bibliothèques qui le demandaient », répond le traducteur, et ajoute avec honnêteté : « Il s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à l’Histoire et qui ont un contact soutenu avec les livres. Je ne pense que le niveau d’érudition des notes rebuterait ceux qui iraient voir le texte par simple curiosité. » 

Il continue : « Ceux qui s’y intéressent vraiment y trouveront des arguments scientifiques éprouvés, vérifiés, étayés, mais également contre la biographie que dépeint Hitler de lui-même, qui est en grande partie mensongère. Par exemple son pseudo-héroïsme pendant la guerre. Tout est passé au crible. » Et conclut sur la question : « Donc oui, tout le monde ne va pas lire ce livre imposant, mais les gens qui l’auront lu pourront répondre. C’est une manière de donner des phares antibrouillards pour ceux qui savent conduire. » 

Que nous dit Mein Kampf des temps présents ?

Si le traducteur a vu dans la charge de Jean-Luc Mélenchon une occasion de « conflictualiser », selon la propre terminologie de l’homme politique, Olivier Mannoni ne s’extrait pas des problématiques actuelles, souvent soulevées par le politicien.

Toute la quatrième partie de Traduire Hitler est consacrée au lien entre les conclusions tirées de sa traduction et les conditions du temps présent : « Quand on m’a proposé de réaliser ce texte, on était en pleine campagne électorale en France. Si je ne fais pas de parallèle strict, car la période historique n’est pas la même et que les idées ne sont pas exactement les mêmes, je me méfie de la résurgence de certains thèmes, d’un certain vocabulaire, qui apparaissent avec de nouveaux habits. Ils sont, à mon avis, tout aussi, voire plus dangereux qu’il y a 30 ans, parce qu’une mémoire de ce langage a disparu. » 

Olivier Mannoni est formel : Il y a une sape intellectuelle qui a été menée pour banaliser des notions tout sauf banales. « Ce que j’ai entendu, notamment durant la dernière campagne, et même avant, m’a profondément effrayé », nous confie-t-il. Afin d’étayer son propos dans l’essai, il s’attelle à une histoire de la résurgence des pratiques linguistiques, sur lesquelles s'est appuyé le nazisme.

Il remonte pour la France aux années 1980, où un travail a été entrepris pour briser les barrières, que ce soit par Jean-Marie Le Pen et son parti, ou La Nouvelle Droite d’Alain de Benoist, très inspirés des penseurs de la Révolution conservatrice allemande. À partir de sa grille de lecture linguistique, il analyse comment le langage entrouvre la porte aux idées.

La victoire de Giorgia Meloni et son parti néo-fasciste, Fratelli d’Italia, aux élections italiennes dans une coalition de droite, en est un exemple caractéristique selon le germaniste : « Quand on souligne qu’une candidate se revendique de Mussolini, une dizaine de personnes vous répondent que vous êtes passéiste. Non, si on se réclame de Mussolini, on est dans la lignée du fascisme tout simplement. »

Olivier Mannoni ose les comparaisons, appuyé sur 30 ans de traduction de textes sur le nazisme et faisant fi du fameux « Point Godwin », et dresse un parallèle entre le langage d’Adolf Hitler et celui de Donald Trump : « C’est évidemment très exagéré de faire un lien politique ou historique entre Trump et Hitler, même s’il y a quelques petites comparaisons à faire, comme la tentative de putsch raté de 9 novembre 1923 et l’assaut du Capitole du 6 janvier 2021. Trump n’a rien d’un exterminationniste et ses volontés belliqueuses n’existent pas ; c’est simplement un populiste, qui lui aussi s’exprime souvent de manière incompréhensible, cafouilleuse. Or c’est un homme de marketing, un patron d’entreprise. On ne peut pas penser que sa communication ne soit pas réfléchie. Les parallèles peuvent donc se faire au niveau du langage utilisé. »

Celui qui est également critique littéraire et biographe s’est appuyé sur l’ouvrage de la traductrice de presse, Bérengère Viennot, La Langue de Trump, paru aux Arènes en 2019. Elle s’est penchée sur les discours de Donald Trump, à base de mots génériques tels que sad, great, bad… « C’est impressionnant 3/4 des phrases qu’il prononce sont incompréhensibles, parce qu’elles sont comme chez Hitler, absurdes, surchargées, avec des sophismes qui passent par des incorrections de langage. » 

On cherche à parler aux tripes directement, à quoi s’accompagne un mélange de victimisation et d’autosatisfaction de celui qui a le courage d'être, dans la posture, seul contre tous. Dans les deux dynamiques, Olivier Mannoni expose une rhétorique « anti-intellectuelle », qui caractérise d’ailleurs ce qu’on désigne aujourd’hui par le vocable de « populiste ». Un « parler-vrai ». On retrouve aussi ce même discours de la « nation blessée ».

Olivier Mannoni résume : « Je fais bonnement un rapprochement entre la langue de Mein Kampf et la langue complotiste, qui reprend véritablement des attributs extrêmement similaires à celle du texte d’Adolf Hitler ou de Rosenberg, soit avant tout, une accumulation d’arguments indémontrables. Il y a la volonté de rameuter ce qu’ils appellent le peuple autour d’idées simples et brumeuses qui empêchent toute réflexion réelle. »

« À l’époque », écrit Hitler en 1924, repris par Olivier Mannoni dans son essai, « j’ai adopté ce point de vue : peu importe qu’ils se moquent de nous ou qu’ils nous injurient, qu’ils nous accusent d’être des pitres ou des criminels ; l’essentiel est qu’ils parlent de nous, qu’ils n’arrêtent pas de s’occuper de nous et que nous apparaissions peu à peu aux yeux des ouvriers eux-mêmes, réellement, comme la seule puissance avec laquelle se déroule aujourd’hui encore une confrontation. »

Eric Zemmour et Le grand remplacement

Si l’ambition de Donald Trump a été de conquérir le pouvoir, d’autres semblent chercher à casser des tabous forgés par l’Histoire. Certes, Éric Zemmour s’est présenté aux présidentielles Françaises et sa participation au Second tour a longtemps été envisagée au vu des sondages, mais dans les faits, son travail a consisté à imposer un discours : « Quand vous poussez loin le langage, ce qui était considéré comme radical, devient modéré. Comme pour le hors-jeu au football : vous allez tellement près des buts que le hors-jeu s’amenuise. »

Cette ambition de faire sauter ce qui est pointé sous le terme de « bien-pensance », ce qu’Hitler appelait déjà ça « gutdenken », est assumée par l’extrême droite depuis 30 ans, constate le traducteur. Dans Mein Kampf, les ennemis désignés le sont à tout point de vue : économique, « ils nous pillent et nous dominent » ; sécuritaire, « les juifs sont dangereux, la population immigrée qui viennent nous voler, nous tuer… » ; même médicale, avec l’idée que les juifs apporteraient des maladies… « Une téléologie nationaliste qui s’exprime dans la volonté de reprendre les armes idéologiques pour lutter contre une invasion supposée. »

Sur les questions raciales, Olivier Mannoni est formel : « Il y a un parallèle évident entre le chapitre sur la race (Le 11e du 1er livre) de Mein Kampf et certaines théories de l’extrême droite aujourd’hui. » Selon ce dernier, la notion de « grand remplacement » est une vieille idée déjà présente dans le nazisme, même si elle ne portait pas ce nom. Elle fit ensuite florès dans l’après-Seconde guerre mondiale en Allemagne, aux États-Unis…

Le traducteur condense le concept, comme « l’idée paranoïaque qu’il y a une volonté de l’extérieur (l’Union européenne, manipulateurs mondiaux…) d’imposer à une population européenne, comme si le peuple français était un peuple de sang pur, des politiques globales, comme celle du métissage généralisé. » 

Le concept de grand remplacement est passé d’une théorie paranoïaque de « certaines individualités », à repris par les grands partis institutionnels, comme Valérie Pécresse, candidate des Républicains durant la dernière présidentielle. « Le terme est à présent appliqué à tout bout de champ, faisant totalement abstraction de la problématique sociale », résume Olivier Mannoni, qui ajoute : « En refaisant des ghettos sociaux, avec 45 % de chômage et s’étonner que ça ne fonctionne pas, alors on va gloser sur la race, qui fait l’économie de la répartition des richesses dans un pays. La simplification permet de désigner un ennemi. » « Nous assistons à la remontée des égouts de l’histoire. Et nous nous y accoutumons. » 

À LIRE:Hitler, entre propagande et haine

Dans son essai, Traduire Hitler, le traducteur de Freud et de Goethe conclut : « Dans ces conditions, à quoi pouvait bien servir de rééditer ce livre et d’en refaire une traduction ? Sur le plan politique, sans doute pas à grand-chose. Mais ce n’était pas son but. Le travail des historiens n’est pas destiné à rééduquer les esprits. Il est là pour étudier les faits, les exposer, les commenter en les replaçant dans leur contexte. C’est un travail scientifique qui pose les fondations d’un savoir, donne aux lecteurs les moyens d’élaborer une pensée à partir d’éléments vérifiés. Historiciser le mal répond à ces exigences. »                 

Crédits visuel : Philippe Matsas / éditions Héloïse d’Ormesson

 
 
 

Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com

1 Commentaire

 

D. L.

22/10/2022 à 10:07

Ce livre révèle, si c'était encore utile, l'importance du traducteur dans la chaîne du livre. Son adaptation au texte, sa finesse de lecture pour restituer l'âme de l'auteur.
Le problème ici, c'est l'auteur et la diarrhée contenue dans ce livre. Quand l'auteur dit que cette traduction est pire que celles des livres sur les manipulations médicales, chirurgicales et psychologiques pendant la guerre, on imagine à peine ce que cela a été de passer des années avec ce texte !
Il révèle aussi, et là, c'est l'analyse du traducteur, les processus de communication des dictateurs, et nous rappelle leurs intemporalité.
Parler simplement, à phrases courtes, en réduisant le vocabulaire à peu de mots, tels des mantras à psalmodier sans cesse. N'est-ce pas la façon de procéder de nos partis d'extrême droite actuels, en France comme partout dans le monde ?

Traduire Hitler

Olivier Mannoni

Paru le 13/10/2022

128 pages

Editions Héloïse d'Ormesson

15,00 €

Historiciser le mal

Florent Brayard, Andreas Wirsching trad. Olivier Mannoni

Paru le 26/05/2021

849 pages

Fayard

100,00 €

Le Zéro et l'infini

Arthur Koestler trad. Olivier Mannoni

Paru le 07/09/2022

350 pages

Calmann-Lévy

22,90 €

La langue de Trump

Bérengère Viennot

Paru le 23/01/2019

160 pages

Editions Les Arènes

14,90 €

Les réprouvés

Ernst von Salomon trad. Andhrée Vaillant, Jean Kuckenburg

Paru le 14/04/2016

425 pages

Bartillat

14,00 €

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Freida McFadden prévoit des titres jusqu’en 2028 : le ménage n'est pas fini

Freida McFadden, autrice américaine de thrillers à succès, dont notamment La femme de ménage, prolonge son partenariat avec l’éditeur américain Sourcebooks jusqu’en 2028. L’accord, annoncé après une année record en librairie et au cinéma, porte sur trois nouveaux romans à paraître entre 2027 et 2028, tandis que plusieurs adaptations audiovisuelles de son œuvre sont en cours.

13/01/2026, 11:18

ActuaLitté

François Bétremieux rejoint les éditions du Sonneur pour les relations libraires

Les éditions du Sonneur renforcent leur équipe commerciale avec l’arrivée de François Bétremieux, qui prend en charge les relations libraires, à Paris comme en région, aux côtés de Jean-Luc Remaud. 

12/01/2026, 18:11

ActuaLitté

La collection philosophique “La Relève“ reprend vie chez l’Observatoire

Créée en 2018 à l’initiative d’Adèle Van Reeth, aujourd’hui directrice de France Inter, et désormais dirigée par Géraldine Mosna-Savoye, animatrice du Souffle de la pensée sur France Culture, la collection de philosophie « La Relève » est relancée par les Éditions de l’Observatoire. 

12/01/2026, 17:44

ActuaLitté

Paul Watson ouvre une nouvelle aventure éditoriale chez Glénat

Les éditions Glénat inaugurent en janvier 2026 une nouvelle collection de non-fiction narrative, Latitude Aventure, pensée comme un vaste territoire éditorial consacré à l’aventure humaine sous toutes ses formes. À travers ce projet, l’éditeur entend rassembler et renouveler des récits longtemps cantonnés à des rayons spécialisés – montagne, mer, exploration – pour leur offrir une visibilité élargie et un nouveau souffle littéraire.

09/01/2026, 18:18

ActuaLitté

Une nouvelle éditrice chez Casterman Jeunesse

Casterman Jeunesse (Madrigall) renforce son pôle Romans français avec l’arrivée de Mathilde Gaudant au poste d’éditrice junior. 

09/01/2026, 13:30

ActuaLitté

Âme animale : une collection pour apprendre à se mettre à la place des bêtes

Et si la rencontre avec un animal suffisait à infléchir une trajectoire de vie ? C’est le pari d’Âme animale, une nouvelle collection de courts essais personnels des éditions Tana, qui entend placer l’expérience sensible au cœur du récit. À chaque volume, un auteur ou une autrice raconte la rencontre avec une espèce - parfois redoutée, parfois idéalisée -, qui a profondément modifié son regard sur le vivant.

08/01/2026, 18:06

ActuaLitté

Clap de fin pour Trilogie Éditions, qui proposait des séries littéraires par abonnement

La maison Trilogie Éditions a été placée en liquidation judiciaire, en fin d'année 2025, par le tribunal de commerce de Toulouse, a appris ActuaLitté. Créée en 2024, la structure avait adapté le modèle de l'abonnement à des séries littéraires, mais n'a pas réussi à transformer l'essai. L'intérêt du public était là, mais l'exposition médiatique et le soutien des libraires sont restés insuffisants, estime le fondateur, Aurélien Verdun.

08/01/2026, 12:35

ActuaLitté

True Crime : la mère de Kay Scarpetta publie ses mémoires en mai 2026

Après des décennies passées à disséquer le crime dans la fiction, Patricia Cornwell s’apprête à retourner son regard vers sa propre histoire. La romancière américaine, figure majeure du thriller contemporain, publiera True Crime, son tout premier livre autobiographique.

07/01/2026, 17:53

ActuaLitté

Notre livre de cuisine anti-gaspi à dévorer, avec Olivier Chaput

À l’heure où les écrans s’imposent dans le quotidien des enfants, le chef Olivier Chaput lance Souvenirs de Cuisine, un projet éditorial porté avec la Team Chabada. Pensé comme un ouvrage de transmission plus que comme un simple livre de recettes, il défend la cuisine comme acte éducatif et culturel dès le plus jeune âge. 

07/01/2026, 11:34

ActuaLitté

L'AMAEL, instance de dialogue auteurs-éditeurs, en pleine discorde ?

Présentée au début du mois de novembre dernier, l’Association de Médiation des Auteurs et des Éditeurs de Livres (AMAEL) vient concrétiser un projet interprofessionnel évoqué en... 2014. Une longue, très longue création qui n'empêche pas, à l'arrivée, un certain nombre de frustrations. Des organisations d'auteurs et de traducteurs désavouent ainsi la structure, estimant que certaines voix n'ont pas été entendues lors des travaux préparatoires ou contestant sa légitimité.

07/01/2026, 11:30

ActuaLitté

Prise dans le marasme Humanoids, La Boîte à Bulles renommée Pictavita

Par des messages envoyés aux auteurs et aux journalistes, la maison d'édition La Boîte à Bulles officialise un changement de nom, pour devenir Pictavita. Derrière la « réorganisation » annoncée se profile surtout la méthode de Fabrice Giger, dirigeant et propriétaire de la structure, habitué des manœuvres financières et administratives. Le fondateur et ancien dirigeant, Vincent Henry, licencié en 2024, assure que le groupe Humanoids, également lié à Giger, lui doit plus de 500.000 €.

07/01/2026, 10:11

ActuaLitté

Rivages recrute un nouvel attaché de presse

Les Éditions Rivages (Actes Sud) ont nommé Alexandre Blomme au poste d’attaché de presse, aux côtés de Marie Trang et Marie Wodrascka. Il occupait jusqu’ici des fonctions de communication et relations presse au sein de l’agence littéraire Trames.

05/01/2026, 10:27

ActuaLitté

Fontaine O Livres annonce les participants du Tour d’Europe de l’édition indépendante 2026

Fontaine O Livres a annoncé la liste des maisons d’édition sélectionnées pour l’édition 2026 du Tour d’Europe de l’édition indépendante, un programme annuel destiné à accompagner des éditeurs francophones dans leur développement international. 

05/01/2026, 09:00

ActuaLitté

Ces maisons d’édition qui se sont lancées en 2025 

Nouvelles structures indépendantes, lignes éditoriales affirmées, formats audacieux ou ancrages territoriaux revendiqués : malgré un contexte fragile pour le livre, plusieurs maisons d’édition ont vu le jour en 2025 aux quatre coins de la France et en Belgique. Du polar à la jeunesse, de l’essai politique au manga, ces initiatives témoignent d’une volonté de reprendre la main sur les formes, les récits et les conditions mêmes de publication, en assumant des choix éditoriaux tranchés et des modèles souvent hors normes.

30/12/2025, 13:23

ActuaLitté

Intelligence artificielle et édition : la révolution silencieuse qui secoue les éditeurs chinois

Dans la sphère éditoriale chinoise, l’année 2025 s’inscrit comme une période charnière, un moment où l’intelligence artificielle (IA) ne se contente plus d’être un outil auxiliaire, mais devient un acteur à part entière de la chaîne du livre. Un récent article du Beijing News propose de poser une question simple et pourtant difficile : lirez-vous un livre entièrement traduit par une IA ?

30/12/2025, 12:16

ActuaLitté

Quand Simone de Beauvoir décryptait “le phénomène Bardot, légende créée par les autres”

Publié en août 1959 dans le magazine américain Esquire, Brigitte Bardot and the Lolita Syndrome n’est pas un livre au sens strict, mais d'un essai incisif de Simone de Beauvoir consacré au « phénomène Bardot ». L’autrice y propose moins une notice biographique qu’une lecture sociale : Bardot, décédée ce 28 décembre 2025, devient un révélateur des tensions de la France d’après-guerre, prise entre morale bourgeoise, culture de masse et reconfiguration des désirs.

28/12/2025, 16:42

ActuaLitté

Avec Marc Kopylov, une certaine idée du livre s’éteint

Fondateur, avec son épouse Christiane, des Éditions des Cendres, Marc Kopylov est décédé le 14 décembre dernier, à l’issue d’un long combat contre la maladie, à l'âge de 70 ans. Depuis 1984, la maison indépendante qu’il dirigeait avait construit un catalogue exigeant, attentif aux textes et à leur forme.

 

23/12/2025, 12:48

ActuaLitté

Média-Participations s’allie à la plateforme africaine Gara pour diffuser son catalogue

Le Groupe Média-Participations annonce la signature d’un accord de distribution avec la plateforme numérique africaine Gara. Ce partenariat porte sur la diffusion de son catalogue d’édition francophone sur le continent africain, via une plateforme conçue pour les usages numériques locaux. Il s’inscrit dans une stratégie de développement engagée par le groupe en Afrique, fondée sur le numérique et des partenariats avec des acteurs implantés sur le territoire.

23/12/2025, 10:35

ActuaLitté

Édition indépendante : après ActuSF, Pollen Diffusion entre au capital de Tom Pousse

Avec cinq autres partenaires, le diffuseur-distributeur indépendant Pollen Diffusion devient actionnaire de Tom Pousse, une maison d’édition spécialisée dans l’accompagnement des enfants et des adultes en difficulté d’apprentissage et/ou en situation de handicap. L’opération s’inscrit dans une reprise collective, tandis que le fondateur, Alain Royer, conserve la direction éditoriale.

18/12/2025, 18:26

ActuaLitté

La Quête du Coeur de diamant, un roman illustré pour allumer la lumière intérieure des jeunes lecteurs

Dans les années 2050, Stella, une jeune fille différente et courageuse, découvre le début d'Une légende oubliée : celle du Cœur de diamant, un symbole d’espoir capable de sauver la Terre. Guidée par la sagesse toltèque, une louve blanche et sa propre lumière intérieure, elle part en quête de cette légende sans se douter que c'est en quête d’elle-même qu'elle se lance. Un projet Ulule porté par Charlotte Hiroux Sırkıntı.

18/12/2025, 13:02

ActuaLitté

Michèle Pedinielli dirige “L’affaire qui…“, nouvelle série en coédition avec la BnF

Aux éditions de l’Aube, la collection L’Aube noire ouvre un nouveau rendez-vous : « L’affaire qui… », une série créée et dirigée par Michèle Pedinielli, en coédition avec la Bibliothèque nationale de France (BNF).

 

17/12/2025, 18:23

ActuaLitté

Black Book Éditions, spécialisées dans le jeu de rôle, en redressement

La maison d'édition lyonnaise Black Book, spécialisée dans les jeux de rôle et jeux de société, a annoncé son placement en redressement judiciaire, validé par le tribunal des activités économiques de Lyon mi-novembre. L'entreprise est fragilisée en raison du coût lié au bail d'un important dépôt, a expliqué David Burckle, fondateur et dirigeant.

17/12/2025, 11:25

ActuaLitté

Sur l'écologie du livre, l'éditeur “a une responsabilité particulière” (Wildproject)

Cette fin d'année sera cruciale pour le secteur du livre, miné par des résultats jugés décevants et une certaine morosité ambiante. L'impératif économique masquera sans doute des réflexions sur l'industrialisation et la commercialisation des ouvrages, alors que certains acteurs s'interrogent sur l'impact environnemental de leurs pratiques. La maison d'édition Wildproject, qui consacrait dès 2019 un titre à l'écologie du livre, poursuit cette réflexion.

15/12/2025, 15:38

ActuaLitté

Fondées en 1988, les éditions møtus en liquidation judiciaire

L'éditeur de livres jeunesse møtus, fondé par François David en 1988 sous un statut associatif, a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Caen, le 10 décembre 2025. La structure, rachetée en 2019 par Pierre Lenganey, alors propriétaire de la librairie alençonnaise Le Passage, a publié ses derniers livres en fin d'année 2024.

15/12/2025, 15:34

ActuaLitté

Premier tome d'une collection de romans éco-conscients pour les 9-12 ans

Dans les Pyrénées, Elena, Lise et Tom voient leurs vacances bouleversées par une série étrange d’attaques de troupeaux. Quand un loup se profile, la peur s’installe. En enquêtant auprès des éleveurs et des protecteurs de la nature, les jeunes héros découvrent un territoire où émotions et idées s’affrontent. Premier tome de la collection Crimes contre Nature, ce polar vert écrit par mère et fille, invite les 9-12 ans à explorer la biodiversité et à cultiver leur esprit critique. Projet porté par Claire Marine Alemany.

15/12/2025, 12:11

ActuaLitté

Au Québec, les éditions Abduco reprennent le catalogue des Intouchables

Les éditions Abduco annoncent l'acquisition des catalogues des Éditions des Intouchables et des maisons associées (Lanctôt Éditeur et les Éditions Cornac), dans le cadre d'un accord avec la famille de Michel Brûlé, fondateur de la maison Les Intouchables décédé le 31 mai 2021.

11/12/2025, 15:27

ActuaLitté

Tibert Éditions ouvre une campagne pour “sauver la maison”

À l'aube de leur dixième anniversaire, Tibert Éditions ont ouvert, ce 9 décembre, une « vente solidaire », avec comme objectif de « remettre la maison d'édition à flots pour naviguer vers 2026 ». François Andrieux, fondateur de la structure, espère atteindre un objectif de 20.000 € récoltés par cette initiative afin de compenser, notamment, de « nombreux impayés de la part de librairies ».

11/12/2025, 12:06

ActuaLitté

Groupe Bayard : Pauline Alvado nommée directrice commerciale du pôle jeunesse

Le Groupe Bayard annonce l’arrivée de Pauline Alvado au sein de son pôle jeunesse, où elle occupera les fonctions de directrice commerciale. Elle exercera sous la responsabilité d’Emmanuelle Marie, directrice adjointe du pôle jeunesse.

11/12/2025, 11:31

ActuaLitté

Crunchyroll Manga (re)devient Kazé et promet “un label fort”

Pegasus Manga, une société de HarperCollins Publishers, annonce aujourd’hui qu’après trois ans, la marque Crunchyroll Manga reprend son nom d’origine : Kazé. Ce nom a façonné l’histoire de l’édition manga en France et en Allemagne pendant plus de 30 ans et demeure une référence culturelle, reconnue par les lecteurs et respectée par l’ensemble du secteur. 

10/12/2025, 12:01

ActuaLitté

Le monde arabe cartographié, pour mieux comprendre les politiques du livre

Les éditeurs et éditrices indépendant·es du monde arabe dévoilent une cartographie des politiques publiques du livre couvrant 11 pays de la région. Cette nouvelle ressource propose une lecture comparative des dispositifs législatifs, économiques et culturels qui structurent le secteur du livre et témoigne d’un travail mené malgré un contexte souvent fragile et instable.

 

10/12/2025, 11:15

ActuaLitté

Terre à terres : la nouvelle maison qui veut penser les transitions

Les éditions de l’Aube lancent Terre à terres, une nouvelle maison pour penser les transitions écologiques, sociales et technologiques. Née de la restructuration de plusieurs collections existantes, cette nouvelle entité entend rendre plus lisible un travail éditorial déjà engagé de longue date sur les questions de soutenabilité, de territoires et de transformations du monde contemporain.

09/12/2025, 16:38

ActuaLitté

La maison d'édition Petit à Petit placée en redressement judiciaire

Fondées en 1997, les éditions Petit à Petit ont été placées en procédure de redressement judiciaire, a appris ActuaLitté. Olivier Petit, créateur et dirigeant de la maison, nous explique avoir voulu « anticiper et prendre les mesures nécessaires pour assurer les paiements des auteurs et le financement des ouvrages en cours de réalisation ».

09/12/2025, 15:19

ActuaLitté

Mort d’Irène Lindon, figure discrète des Éditions de Minuit

Figure discrète des Éditions de Minuit qu’elle dirigeait depuis la disparition de son père Jérôme Lindon, Irène Lindon s’est éteinte ce dimanche 7 décembre à l'âge de 76 ans, d'après Libération. À la tête d’une maison née dans la clandestinité pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a prolongé jusqu’à la cession à Madrigall une politique d’auteur exigeante, au service des textes et d’un catalogue marqué par le Nouveau Roman.

09/12/2025, 13:02

ActuaLitté

Isabelle Darthy prend la présidence de la commission internationale du SNE

Isabelle Darthy, directrice des droits étrangers à l’école des loisirs et Rue de Sèvres, a été élue présidente de la commission Internationale du Syndicat national de l’édition (SNE). Sa nomination est intervenue le lundi 8 décembre 2025.

09/12/2025, 11:10

ActuaLitté

Asad Haider, penseur de l’émancipation, s'en est allé

Théoricien marxiste, universitaire et éditeur militant, l'Américain Asad Haider est décédé. Il s’était imposé, en quelques années, comme l’une des voix les plus aiguës de la gauche radicale anglophone. À la croisée de la philosophie politique, de l’histoire des mouvements révolutionnaires et des luttes antiracistes, son travail n’a cessé d’interroger un même nœud : comment penser l’émancipation sans réduire la politique à la simple gestion des identités ?

08/12/2025, 18:18

ActuaLitté

Flammarion recrute une nouvelle assistante commerciale pour la BD et la Jeunesse

Flammarion Diffusion accueille une nouvelle recrue au sein de son équipe commerciale. Depuis décembre 2025, Alice Colin a rejoint la maison en tant qu’assistante commerciale pour les secteurs Bande dessinée et Jeunesse. Elle assure la coordination commerciale, le suivi des ventes et l’accompagnement des équipes diffusion sur ces catalogues.

08/12/2025, 13:55

Autres articles de la rubrique Métiers

ActuaLitté

Animation : Média-Participations prend 25 % de Miyu Productions

Miyu Productions, société de production audiovisuelle spécialisée en animation, annonce l'entrée au capital du groupe Média-Participations à hauteur de 25 %. Une prise de participation présentée comme « une alliance née d’une vision commune de la création, au service des artistes, des projets et d’une ambition internationale partagée ».

13/01/2026, 13:27

ActuaLitté

Rémunération des auteurs : ce que change le nouveau règlement du CNL

Le conseil d’administration du Centre national du livre (CNL), réuni le 9 décembre 2025, a approuvé une évolution de son règlement des aides à la publication des ouvrages francophones. 

13/01/2026, 13:07

ActuaLitté

Union internationale des éditeurs : Jessica Sänger à la tête du comité Liberté de publier

Jessica Sänger, responsable des affaires européennes et internationales au sein de l'Association des éditeurs et libraires allemands, prend la tête du comité Liberté de publier de l'Union internationale des éditeurs (UIE).

13/01/2026, 12:26

ActuaLitté

L'auteur Craig Silvey inculpé pour possession de contenus pédopornographiques

L'écrivain australien Craig Silvey, auteur particulièrement en vue dans son pays, a été interpelé ce lundi 12 janvier à son domicile de Fremantle, sur la côte ouest de l'Australie. Inculpé pour possession et distribution de contenus pédopornographiques, il aurait été pris sur le fait en train d'« échanger avec d'autres pédocriminels en ligne », selon les enquêteurs.

13/01/2026, 11:06

ActuaLitté

Trois arrivées au cabinet de la ministre Rachida Dati

Trois nouvelles personnalités ont été nommées au sein du cabinet de la ministre de la Culture Rachida Dati. Parmi elles, un certain Hugues Ghenassia-de Ferran, qui fut notamment sous-directeur des affaires juridiques au sein du secrétariat général de la rue de Valois, avant de devenir directeur général délégué de l'Institut français.

13/01/2026, 09:18

ActuaLitté

Un Conseil national de protection sociale des artistes-auteurs en juin 2026

La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, promulguée le 30 décembre 2025, a introduit plusieurs dispositions relatives à la protection sociale des artistes auteurs. Parmi celles-ci, la création d'un Conseil national de la protection sociale des artistes auteurs, qui revoit considérablement la gouvernance du régime.

13/01/2026, 09:16

ActuaLitté

Zéno Bianu, poète des seuils et des traversées, est mort

Le poète, dramaturge et essayiste Zéno Bianu est mort le 9 janvier 2026 à Paris, à l’âge de 75 ans. Figure singulière de la poésie contemporaine française, il laisse une œuvre abondante et multiforme, située à la croisée de la poésie, du théâtre, du jazz et des spiritualités orientales.

12/01/2026, 17:33

ActuaLitté

L'auteur d'Histoire de Jérusalem interdit d’entrée en Israël

L’historien français Vincent Lemire s’est vu notifier une interdiction d’entrée sur le territoire israélien, à quelques jours d’un déplacement universitaire prévu à Jérusalem et Tel-Aviv. Spécialiste reconnu du conflit israélo-palestinien, l’universitaire évoque une décision politique ciblant des voix critiques et dénonce une atteinte directe à la liberté académique.

12/01/2026, 17:10

ActuaLitté

La Propagandiste, un roman inspiré d'un vécu familial au tribunal

Paru au Seuil en août 2023, le premier roman de Cécile Desprairies, La Propagandiste, est au cœur d'une action en justice porté par le frère et un cousin de l'autrice. Ils lui reprochent une « atteinte à la mémoire des morts » par la présentation de plusieurs membres de leur famille comme des collaborateurs avec l'occupant nazi, pendant la Seconde Guerre mondiale.

12/01/2026, 15:28

ActuaLitté

En Australie, un festival boycotté après l’éviction d’une écrivaine pro-palestinienne

La déprogrammation de l’autrice et universitaire palestino-australienne Randa Abdel-Fattah par l’Adelaide Festival (Australie) a provoqué une vive contestation dans le monde littéraire. À quelques semaines de l’édition 2026 de l’Adelaide Writers’ Week, programmée du 28 février au 5 mars, plusieurs dizaines d’auteurs ont annoncé leur retrait de l’événement.

12/01/2026, 14:52

ActuaLitté

Rachat de Mondadori : les faits de corruption du camp Berlusconi examinés par la CEDH

Arnoldo Mondadori Editore, un des plus importants groupes éditoriaux italiens, appartient aujourd'hui à la Finanziaria di Investimento Fininvest S.p.A. — ou Fininvest —, holding de la famille Berlusconi, qui en a fait l'acquisition en 1991. Ce rachat avait toutefois été entaché de faits de corruption de magistrats, afin d'obtenir une décision favorable face à un concurrent, le groupe CIR de Carlo De Benedetti. Les héritiers Berlusconi ont contesté, auprès de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), la condamnation de Fininvest en 2011, sans succès.

12/01/2026, 12:11

ActuaLitté

Un nouveau centre dédié aux cultures francophones ouvre à La Nouvelle-Orléans

La fondation à but non lucratif « Nous », The New Orleans Foundation for Francophone Cultures, a inauguré un nouveau centre culturel au 602 Toulouse Street, dans le quartier français de La Nouvelle-Orléans. Le lieu, ouvert après plusieurs mois de rénovation, regroupe une galerie d’exposition, une librairie francophone et un studio de production. Il est en collaboration avec The Historic New Orleans Collection et vise à structurer un pôle dédié aux cultures francophones de Louisiane.

12/01/2026, 11:01

ActuaLitté

Les petites librairies françaises fragilisées par l'année 2025

Les résultats de l'édition française pour 2025 ne sont pas encore connus, mais risquent d'être modestes, et les meilleures ventes de l'année écoulée révèlent déjà une concentration — l'effet McFadden — qui interroge. Du côté des librairies, les plus petites enseignes, dont le chiffre d'affaires est inférieur à 300.000 €, sortent fragilisées, tandis que le reste de la profession garde tout juste la tête hors de l'eau.

12/01/2026, 10:06

ActuaLitté

Lucie Hazemann nommée directrice générale des services de l’INHA

L'Institut national d'histoire de l'art (INHA) annonce la nomination de Lucie Hazemann au poste de directrice générale des services de l'établissement d'enseignement supérieur et de recherche. Parmi ses premiers chantiers, la définition du nouveau projet stratégique de l'institution.

12/01/2026, 08:34

ActuaLitté

Écriture inclusive et langue française : le Conseil d’État tranche, l’Académie peste

La querelle autour de l’écriture inclusive a franchi, fin 2023, un seuil supplémentaire. En rejetant un recours dirigé contre l’usage du point médian sur deux plaques commémoratives apposées à l’Hôtel de Ville de Paris, le Conseil d’État a clos un contentieux apparemment mineur, mais lourd de portée symbolique. 

11/01/2026, 16:57

ActuaLitté

Droit d’auteur vs IA : 2026, l’année de tous les verdicts aux Etats-Unis (1/2)

Les systèmes d’intelligence artificielle peuvent-ils utiliser librement des œuvres protégées sans rémunérer leurs auteurs ? L’épineuse question de ce bras de fer juridique mondial entrera dans une phase décisive en 2026. Après une salve de procès retentissants et un accord historique en 2025, la nouvelle année apportera des décisions majeures, susceptibles de redéfinir l’application du droit d’auteur à l’ère de l’IA.

11/01/2026, 16:12

ActuaLitté

Pourquoi des autrices ont été exclues d’une distribution massive de livres au Mexique

Le Fondo de Cultura Económica (FCE) du Mexique, en collaboration avec plusieurs pays latino-américains, a lancé en décembre 2025 une initiative exceptionnelle : la distribution gratuite de 2,5 millions de livres auprès des jeunes de 15 à 30 ans à travers le continent. Présenté comme un moment de rassemblement culturel et d’ouverture à la lecture, ce projet — baptisé 25 for the Twenty-Five — se heurte cependant à une vive polémique sur les critères de sélection des titres choisis. 

10/01/2026, 17:26

ActuaLitté

Adobe accusé de pillage d'ebooks : le gardien du droit d’auteur devient suspect

Adobe occupe depuis des décennies une place centrale dans l’écosystème logiciel : Photoshop, Illustrator ou InDesign sont devenus des standards professionnels, voire des extensions naturelles. Mais depuis quelques mois, ce statut d’allié des auteurs et des éditeurs se fissure. En cause : des poursuites judiciaires intentées aux États-Unis, accusant le groupe d’avoir entraîné ses modèles d’intelligence artificielle sur des livres protégés par le droit d’auteur, sans autorisation ni compensation.

10/01/2026, 11:20

ActuaLitté

Pourquoi le Japon mise tout sur l’Inde pour conquérir les lecteurs de manga

À l’aube de 2026, se profilait en effet une offensive culturelle sans précédent. En janvier, un nom emblématique de la BD japonaise traverserait une nouvelle frontière : Yoshitoki Ōima, autrice de A Silent Voice et To Your Eternity. Elle allait se rendre pour la première fois en Inde dans le cadre d’une tournée soigneusement pensée par l’industrie du manga… Un événement ? A plus d’un titre oui.

10/01/2026, 09:37

ActuaLitté

Romance en Suède : le genre qui pèse des milliards mais reste méprisé

La Suède est un marché du livre où les chiffres racontent une histoire contrastée. Derrière les files de volumes de romance qui s’écoulent à vitesse grand V — chiffres d’affaires records, classements de vente dominés sans équivoque — se cache une énigme : pourquoi ce genre littéraire, puissant économiquement, demeure-t-il si souvent ignoré ou dénigré par les voix critiques institutionnelles et les pages culturelles établies ?

10/01/2026, 09:13

ActuaLitté

À Lyon, les bibliothèques changent de rôle et deviennent aussi des lieux refuges

Longtemps perçues comme des havres de silence et de savoir, les bibliothèques publiques élargissent aujourd’hui leur champ d’action. À Lyon, elles s’inscrivent désormais dans une démarche plus large de protection et d’inclusion, assumant un rôle social renforcé au cœur de la cité. Depuis plusieurs années, la Bibliothèque municipale de Lyon (BmL) affirme une vision de l’accueil qui dépasse la seule médiation culturelle : garantir à chacune et chacun un espace sûr, respectueux, accessible. Une ambition qui trouve un prolongement concret dans l’intégration au dispositif Angela.

09/01/2026, 17:23

ActuaLitté

Pub pour le livre sur la TNT : captée par les grands groupes, et un effet peu significatif

À compter du mois d'avril 2024, le ministère de la Culture a voulu ouvrir plus largement la télévision aux publicités pour les livres, en conduisant une expérimentation autour des chaines de la TNT. L'objectif affiché, une plus grande promotion en faveur de la lecture de livres, n'avait pas été du goût de l'ensemble du secteur, qui craignait une mise en avant des mastodontes. Ce qu'une étude d'impact confirme en partie : les grands groupes sont les seuls à recourir à la pub télévisuelle, mais l'impact de cette dernière sur les ventes reste, a priori, peu significatif.

09/01/2026, 15:07

ActuaLitté

Après la libération, l’immortalité ? La deuxième vie de Boualem Sansal

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est officiellement candidat à l’Académie française. L’institution a enregistré sa candidature lors de sa séance du jeudi 8 janvier 2026, soit deux mois après sa libération de prison en Algérie.

09/01/2026, 12:17

ActuaLitté

“Dévastée”, l'autrice Chimamanda Ngozi Adichie annonce le décès de son jeune fils

L'autrice nigériane Chimamanda Ngozi Adichie et son époux, le docteur Ivara Esege, ont fait part du décès de l'un de leurs jumeaux, Nkanu Nnamdi, à l'âge de 1 an, des suites d'une maladie. « La famille est dévastée par cette perte incommensurable et nous demandons au respect de leur vie privée tout au long de cet épisode douloureux », précise le message.

09/01/2026, 11:17

ActuaLitté

États-Unis : la police de l'immigration abat Renee Nicole Good, poétesse

À Minneapolis (Minnesota), un agent de la police de l'immigration (Immigration and Customs Enforcement, ICE) a abattu, ce mercredi 7 janvier au matin, une femme de 37 ans, Renee Nicole Good. Au moins deux coups de feu ont été tirés, blessant la victime à la tête et provoquant rapidement sa mort. Des manifestations réclamant le départ des agents de l'ICE et honorant la mémoire de Renee Nicole Good, poétesse, se déroulent depuis dans la ville.

09/01/2026, 09:41

ActuaLitté

Anticipant son décès, Robert Munsch prévoit la publication posthume de 50 livres

L'auteur américano-canadien Robert Munsch, âgé de 80 ans, a pris ses dispositions : diagnostiqué d'une affection chronique neurodégénérative en 2021, il a depuis largement planifié ce que deviendrait son œuvre après sa disparition. Dans un entretien accordé à CBC, il explique qu'une cinquantaine d'ouvrages paraitront de manière posthume, à un rythme régulier.

08/01/2026, 11:42

ActuaLitté

Bustes de Tintin : la justice tranche définitivement en faveur des ayants droit

La justice française a définitivement refermé un dossier emblématique des tensions persistantes entre création contemporaine et protection du droit d’auteur. Par un arrêt récemment confirmé, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a validé la décision rendue en première instance dans l’affaire dite des « bustes de Tintin », reconnaissant la contrefaçon d’œuvres issues de l’univers imaginé par Tintin et la violation des droits patrimoniaux et moraux des ayants droit d’Hergé.

08/01/2026, 10:46

ActuaLitté

Jean-Pierre Raffarin nommé président du Conseil supérieur des archives

L'ancien Premier ministre (de 2002 à 2005) Jean-Pierre Raffarin a été nommé par Rachida Dati à la présidence du Conseil supérieur des archives, d'après un arrêté publié au Journal officiel de ce 8 janvier. Il succède à Jean-Louis Debré, mort le 4 mars 2025 à l'âge de 80 ans.

08/01/2026, 10:09

ActuaLitté

Une nouvelle charte des rémunérations des autrices et auteurs dramatiques

La Charte des rémunérations des autrices et auteurs dramatiques, qui porte sur les émoluments liés aux différentes activités qu'ils peuvent exercer, bénéficie d'une nouvelle version, pour 2026. Conçue et réalisée dans le cadre des États Généraux des Écrivaines et des Écrivains de Théâtre, elle est diffusée par les Écrivaines et Écrivains Associés du Théâtre.

08/01/2026, 10:08

ActuaLitté

L'extrême droite pointe la “haine” d'un livre islamique, mais néglige Bible et Torah

Péchés et Guérison, un ouvrage de l'imam et théologien sunnite Ibn Qayyim al-Jawziyya (1292-1350) publié par les éditions Tawbah dans une traduction de Nabil Aliouane, a été retiré de la vente par la Fnac et Amazon. Affichant des formules haineuses à l'égard des homosexuels, mais aussi des personnes juives et chrétiennes, le livre a été repéré par des groupes et députés d'extrême droite. Qui, curieusement, ont oublié que la Bible et la Torah colportent des propos du même ordre...

07/01/2026, 15:50

ActuaLitté

Anne Grégoire nommée directrice générale adjointe chez Harmonia Mundi

Anne Grégoire occupe désormais le poste de Directrice générale adjointe chez Harmonia Mundi Livre. Elle indique avoir pris ces fonctions en janvier 2026, à Arles.

07/01/2026, 11:38

ActuaLitté

Emma Buttin quitte le cabinet de Rachida Dati, sur fond de polémique

En ce début d'année, le cabinet de la ministre de la Culture Rachida Dati perd une conseillère, en la personne d'Emma Buttin. Elle travaillait auprès de la locataire de la rue de Valois depuis la nomination de cette dernière par Gabriel Attal, début 2024.

07/01/2026, 09:35

ActuaLitté

La maison de Michel Butor à Lucinges obtient le label Maisons des illustres

La maison de l’écrivain Michel Butor, située à Lucinges en Haute-Savoie, a obtenu en novembre 2025 le label « Maisons des illustres », attribué par le ministère de la Culture, révèle ce 6 janvier L'Archipel Butor. Cette distinction vient reconnaître la valeur patrimoniale, littéraire et symbolique de ce lieu étroitement lié à la vie et à l’œuvre de l’un des grands noms de la littérature française contemporaine.

06/01/2026, 16:20

ActuaLitté

Bientôt, un cadre officiel à la déontologie des bibliothécaires ?

Si la déontologie des bibliothécaires est au cœur de plusieurs textes interprofessionnels, il n'existe pas de cadre officiel à la déontologie des métiers des bibliothèques, constate un rapport de l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR). Il propose d'y remédier par un document spécifique, interministériel, renforcé par des actions de formation et un vade-mecum.

06/01/2026, 15:14

ActuaLitté

Lyon : le maire veut transformer la Part-Dieu en “bibliothèque la plus créative d’Europe”

À deux mois des municipales, le maire écologiste sortant Grégory Doucet annonce une transformation complète de la bibliothèque municipale de la Part-Dieu, avec l’ambition affichée d’en faire « la bibliothèque la plus créative d’Europe ». Un chantier chiffré à 140 millions €, au cœur d'une campagne face, entre autres, à l'ancien président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas.

06/01/2026, 14:26

ActuaLitté

Bibliothèque de Genève : le programme culturel de janvier à juin 2026

Concerts, expositions, rencontres, conférences et visites guidées rythmeront cette nouvelle saison, pensée comme une invitation à sortir, apprendre et partager des moments collectifs. L’ensemble des événements est gratuit, ouvert à toutes et tous, et se déploie sur les différents sites de l’institution.

06/01/2026, 12:19