#Bibliothèque

Raphaël Glucksmann : “La politique souffre d’abord d’une absence de littérature

ÉVÉNEMENT – Au fil des éditions, les Bibliothèques idéales de Strasbourg voient de plus en plus grand. Cette année, malgré les complications épidémiques, « les Livres ont pris le pouvoir », bel et bien : 200 écrivains, intellectuels, acteurs et musiciens ont investi la capitale alsacienne pendant 10 jours pour faire de ces rencontres un rendez-vous incontournable de la vie culturelle d’abord strasbourgeoise, ensuite alsacienne, bientôt française. Retour d’expérience. 

Le 15/09/2021 à 17:33 par Maxime DesGranges

2 Réactions | 45 Partages

Publié le :

15/09/2021 à 17:33

Maxime DesGranges

2

Commentaires

45

Partages

linkedin mail print
ActuaLitté

« Vous ne vous rendez pas compte de la chance que vous avez ici à Strasbourg d’avoir la librairie Kleber. Tous les écrivains ont envie d’être reçus par la librairie Kleber », avoue en préambule de son intervention Raphaël Glucksmann. En effet, parti de la fameuse « Salle blanche » de ladite librairie, le festival des Bibliothèques idéales continue son expansion sous l’impulsion de son créateur François Wolfermann. Après un passage par l’Opéra national du Rhin, c’est de nouveau la Cité de la Musique et de la Danse qui accueille la plupart des rencontres, secondée par les libraires et médiathèques de la ville.

Dialogues à distance

Il aurait été nécessaire de se dédoubler pour pouvoir assister à toutes les rencontres d’une programmation foisonnante. Dans cet ensemble hétérogène, chacun a donné au public ce qu’on attendait de lui.

Monique Pinçon-Charlot, accompagnée pour l’occasion d’un jeune disciple, Paul Pasquali, a présenté ses Mémoires, condensé de « six décennies d’engagement ! » selon l’animateur. La sociologue le coupe : « Cinq, cinq, c’est bien suffisant ! » Très vite, elle s’empresse de dénoncer, comme à son habitude, les privilèges des classes dominantes.

Elle est relayée en cela par Pasquali dont le sujet d’étude a donné « Héritocratie », un essai sur l’institutionnalisation de l’héritage qui s’inscrit dans la filiation de Bourdieu. Ce dernier à qui tous deux rendront comme il se doit un hommage appuyé. En réponse à la « captation des richesses et des pouvoirs », le chercheur au CNRS propose sans trop y croire « un vrai débat démocratique et contradictoire, qui soit contraignant pour le pouvoir », en plus de « repenser l’idée de mérite ».

On aurait aimé voir Raphaël Glucksmann participer à cet échange. Le lendemain, dans un auditorium bondé, il commence son propos en affirmant que « la politique souffre d’abord d’une absence de littérature » et que « tous les grands politiques étaient aussi de grands écrivains ». Puis le parlementaire européen avance que les classes dirigeantes ont accepté leur résignation et « se sont habituées à ne pas pouvoir ». Il n’hésite pas à parler d’« élites démissionnaires », et vante la jeunesse qui se mobilise « parce qu’elle joue sa vie ».

Sensible à la cause des Ouïghours comme son père l’était à celle des Tchétchènes, il explique avec précision et enthousiasme comment, par la seule force des réseaux sociaux, il a réussi à faire plier les 81 entreprises européennes (Adidas, Zara...) profitant du travail d’esclaves dans les camps chinois. Succès indéniable pour Glucksmann dont témoigne l’interminable file d’attente devant la table des dédicaces.

Une phrase en particulier de Glucksmann aurait plu à Michel Onfray : « Comme Bernanos ou Camus, je place la vérité au-dessus des appartenances idéologiques. » C’est presque mot pour mot ce que l’historien de la philosophie expliquera sur la même scène quelques jours plus tard, en présentant son livre L’art d’être Français devant un auditorium encore plein. « Être Français, indique-t-il, c’est être rabelaisien pour le rapport au corps, c’est aussi se réclamer de Montaigne pour le rapport à la pensée, Voltaire pour la philosophie libre et virevoltante, Hugo pour la gauche non doctrinaire, et Marivaux pour le rapport à la séduction, notamment par la parole. »

Il n’en fallait pas davantage pour lancer le père de l’Université populaire sur une longue et volubile attaque contre « l’idéologie woke », qui ne « s’embarrasse pas de vérité, mais de morale » voire de « moraline », pour reprendre un terme nietzschéen. Remonté, Onfray s’écarte assez vite de son propre livre pour moquer les travers et les excès de cette partie de la gauche dans laquelle il ne se reconnaît plus, avant de terminer comme une dernière bravade par un éloge d’Alain de Benoist, figure de la Nouvelle droite.

Changer l'avis

À vrai dire, cette gauche « woke » revient en fil rouge dans un certain nombre d’interventions, surtout chez ceux qui la combattent. Le terme apparaît chez Onfray qui se gausse, chez Bégaudeau qui l’évacue pour lui préférer les rapports de classe, chez Alain Finkielkraut enfin, lui qui, par sa faconde et sa mine désabusée, et à la faveur d’une anecdote au sujet de la maire de Strasbourg préférant rendre « femmage » et non « hommage » à Gisèle Halimi, arrive à faire plier la salle de rire et provoquer une salve d’applaudissements spontanés.

Se désolant de « l’ordre moral tombé sur l’art et la culture » dans un livre au titre richardmilletien, L’après littérature, l’animateur de « Répliques » rend, pour le coup, un nouvel hommage à ses gars sûrs : Philip Roth, Milan Kundera, Soljenitsyne et surtout Proust, à l’évocation duquel on voit le visage du philosophe s’éclaircir, s’illuminer même. Puis il se met à feuilleter frénétiquement, le nez collé aux pages et les mains tremblantes, un livre pour retrouver tel passage marquant de la Recherche qu’il tient à nous relire.

L’ambiance sera moins légère dans la petite salle baignée de soleil qui accueille l’un des seuls véritables débats du festival entre François Bégaudeau et Sébastien Le Fol, directeur du Point (photo ci-dessous). À dire vrai, personne ne sait vraiment si la rencontre était prévue comme un débat, mais Bégaudeau en a décidé ainsi.

Véritable animateur de la rencontre, l’ennemi déclaré des classes bourgeoises est venu présenter son dernier ouvrage, Notre joie, retranscription d’une longue discussion informelle avec un jeune militant soralien lyonnais. De ce livre il sera trop peu question, car Bégaudeau, avec le talent oratoire et la verve qu’on lui connaît, attaque Le Fol de front sur le contenu de son livre à lui, Reste à ta place !.

Le Fol, accusé par l’auteur de Histoire de ta bêtise d’être un « contrebandier libéral », se retrouve sur la défensive : « Merci, François, de m’expliquer ce que j’ai dit dans mon propre livre ! » Quelques jeunes fidèles, alignés en rang d’oignons comme sur les bancs d’un amphi, iront en fin de rencontre saluer la performance de leur mentor.

Parmi les invités classés comme intellectuels, Étienne Klein fait partie de ceux qui ont su captiver leur public de bout en bout. Malheureusement délaissé à la dernière minute par le célèbre bédéiste Enki Bilal qu’une partie du public était venue voir, Klein a délivré un fervent (ou vibrant ?) plaidoyer pour la méthode scientifique, mise à mal en ces temps de pandémie où chacun se découvre une expertise en virologie, en immunologie, en pharmacie.

Klein saisit l’occasion d’exprimer ses colères, de partager ses fulminations, et surtout de lister, à sa façon pédagogique qui a fait sa renommée, quelques biais cognitifs qui nous aveuglent tous : « ultracrépidarianisme » (tendance à parler de ce qu’on ne connaît pas en étant persuadé de savoir), « ipsedixitisme » (équivalent à l’argument d’autorité) et autre « effet Dunning-Kruger » (l’arrogance d’une personne sur un sujet est d’autant plus grande que la personne est ignorante).

Les écrivains : démo et promo

Moins de complications, s’il vous plaît, pour la romancière Catherine Cusset, venue présenter sa Définition du bonheur. En réponse à la première question de son interlocutrice sur le rapport du bonheur au temps, la Normalienne et agrégée de Lettres classiques lâche en soupirant : « Je ne suis pas venu pour faire de la philo, moi ! J’ai l’impression de passer le Bac. » Et c’est vrai : personne dans le public n’est venu faire de la philo avec Catherine Cusset, qui agrémente tout de même son discours de quelques fulgurances : « L’humanité, c’est beau », « C’est un roman qui ressemble à mes romans », ou encore : « Chaque vie a son lot de drames, de malheurs et de bonheurs. »

La venue des écrivains tourne trop souvent à l’exercice promotionnel : on vient expliquer « ce que raconte le roman », sans toutefois pouvoir « tout vous dévoiler ». Dans une petite salle plus intimiste que l’auditorium, Cécile Coulon nous fait la lecture de quelques poèmes tirés de son dernier recueil, Noir Volcan, un titre « trouvé par mon ex ». Elle ne parlera pas des critiques négatives à son encontre « pour ne pas les faire exister, c’est ma psy qui m’a dit de faire ça ». Pour une fois, la parole est donnée au public pour quelques questions amicales qui donneront à Coulon, à l’aise dans l’échange, l’occasion d’expliquer plus en détail son rapport à la poésie et à l’écriture, qui doivent avant tout être « accessibles ». (en photo)

Une heure plus tard, Adeline Dieudonné se joint à Cécile Coulon dans l’auditorium pour présenter son nouveau roman, Kérosène, trois ans après avoir signé La vraie vie. Entre amies, on en profite pour échanger amabilités et sourires complices. L’animatrice enthousiaste, sans doute libraire, admet au sujet de Kérosène ce qui semble désormais faire figure de compliment en littérature : « Il n’y a pas d’effort à faire, on lit d’une traite. » Dieudonné à qui l’on dit que son écriture serait « cinématographique », a une réponse immédiate : « Si on lit Zola aussi, c’est super cinématographique, quoi. »

Une programmation en contraste

L’expérimenté Eric-Emmanuel Schmitt est venu présenter dans une salle comble et comblée le premier tome de sa « Traversée des temps », grande fresque sur l’histoire de l’Humanité. « En tant qu’intellectuel... » commence-t-il avec le sourire émerveillé qu’on lui connaît, alors que le lendemain doit quand même lui succéder l’anthropologue mondialement reconnu Philippe Descola.

Quand l’animatrice le présente en « philosophe », il opine d’un air sérieux, lance à la volée quelques références à Platon et Descartes, puis revient vite à sa prédilection pour les anecdotes sur les célébrités avec qui il a travaillé : Adjani (« elle est sublime, mais son visage ne raconte aucune histoire »), Delon (« il m’a appelé »), Belmondo (« que j’ai bien connu »), etc. Il sera aussi question de son dernier roman, comme par inadvertance, mais peu importe le contenu du flacon, seule compte l’ivresse du public, perceptible sur les visages satisfaits.

Une salle deux ambiances, pourrait-on dire, quand vient le tour de Christine Angot de parler de son Voyage dans l’est, récit de sa rencontre à Strasbourg avec son père incestueux quand elle était enfant. Dans une ambiance solennelle que certains jugeront pesante, elle commence par une lecture des premières pages du roman. Lecture édifiante qui met au jour le style de l’écrivain : des phrases brèves, sans variation de rythme, un texte saccadé, haché menu. Angot ponctue son intervention de longs silences, le regard perdu, l’esprit ailleurs. « Je ne peux pas continuer cette interview comme si de rien n’était, parce qu’il s’est passé quelque chose cet après-midi, ici même à Strasbourg », finit-elle par dire au public interloqué.

De là, et de son propre aveu, il ne sera plus question de littérature. Angot se met à développer le récit sur son histoire familiale confuse, et sur la visite qu’elle rend dans l’après-midi à la femme de son père défunt. Dispute, gifle, vieilles rancœurs : le public est alors pris malgré lui dans une histoire familiale sordide dont il ne sait trop que faire. On tousse, on regarde le plafond, on époussette le revers de sa manche. La lecture d’un deuxième extrait de son roman est plus vive, plus théâtrale que la première. Une bonne surprise vite déçue puisque, d’un coup, Angot s’arrête, laisse passer un silence et dit : « Vous savez ce qu’elle [sa belle-mère] a eu le culot de me dire ? » Et nous voilà repartis.

À chacun son idéale

Ces quelques « choses vues » n’ont pas pour vocation d’être représentatives de l’ensemble du festival. Impossible ici de résumer une centaine de rencontres qui chacune renferme un petit événement. Un article entier aurait par exemple été nécessaire pour rendre compte des performances musicales et théâtrales sur la scène d’un auditorium souvent encombré d’instruments de toutes sortes.

Par la volonté de François Wolfermann, qu’on sait mélomane, la musique a une place prépondérante dans le festival. Cette année, elle a accompagné la lecture des textes de Rilke, Marina Tsvétaïeva, Aragon, a rendu hommage à Gainsbourg, Brassens, John Lennon et bien d’autres. Cette pluralité d’approches artistiques et cette diversité dans les choix d’une programmation ambitieuse hissent indéniablement, année après année, les Bibliothèques idéales au rang des événements culturels de premier plan. En attendant déjà l’année prochaine.

Crédits photos : Raphaël Glucksmann © Bibliothèques idéales ; Maxime Desgranges, CC BY SA 2.0

 
 
 
 
 
 
 
 
 

2 Commentaires

 

Pic

17/09/2021 à 06:45

« « ultracrépidarianisme » (tendance à parler de ce qu’on ne connaît pas en étant persuadé de savoir), « ipsedixitisme » (équivalent à l’argument d’autorité) et autre « effet Dunning-Kruger » (l’arrogance d’une personne sur un sujet est d’autant plus grande que la personne est ignorante). »

Qu'est-ce que cela définit bien nos gouvernants actuels... Des spécialistes d'autres sujets qui assènent des vérités sans débat sur d'autres sujets et regardent de haut le peuple !

NAUWELAERS

17/09/2021 à 23:55

Curieux personnage que ce penseur Alain de Benoist, auteur d'une centaine de livres paraît-il qui ne trouvent généralement pas le chemin des critiques...
Je me souviens avoir été saisi et interloqué, même estomaqué par une déclaration qu'il émit dans une interview de lui parue dans un magazine absolument pas de droite et modérément conservateur (de temps à autre selon les sujets): «Le Un» d'Éric Fottorino.
Je n'ai plus la date hélas: c'était en septembre (j'étais en vacances), peut-être 2018.
Le penseur bibliophile y a déclaré textuellement: «Je suis plus à gauche que Mélenchon.»
Et ci-dessous un extrait (entre guillemets) d'un article sur lui censé être à charge et qui le fut étonnamment peu, le 28 novembre 2019 dans «Libération» !
Une véritable anomalie, une curiosité éminemment intéressante...
Au passage, dans cet article, on tape avec sa petite règle sur ceux qui n'approuvent pas «le libéralisme culturel» (hou les réacs, pour solde de tout compte, c'est évident et on se dispense d'argumenter et expliquer quoi que ce soit: les catéchumènes approuvent et c'est tout): voilà le genre de notion totalement floue qui ne parle à personne ou presque et qui ne correspond en rien à ce que les gens lambda attendent de la vie politique et donc socio-économique de leur pays, passons...
Le syndrome des scripteurs qui font des bulles dans leur bulle mais sans faire avancer le schmilblic (ex -«La Chose» suivi du «Tirlipot» !).
Moi cela ne me parle pas, le libéralisme culturel...
C'est quoi ?
Une sorte de blob indéfinissable, bizarre, pas engageant et incompréhensible...
Quant au libéralisme et surtout l'ultralibéralisme, c'est en succombant à ces sirènes-là, venues d'Amérique et d'Angleterre, qu'un Mitterrand a commencé à désespérer le peuple de gauche dès 1983 avec le tournant de la rigueur, passons...
Je précise que je ne suis pas un communiste éloigné du réel non plus.
Donc de Benoist dans «Libé», novembre 2019.
Il met quelques points sur des i ci-dessous, le texte entre guillemets.

«Sa sagesse apparente détonne avec sa réputation d'intellectuel "sulfureux". Il réfute le qualificatif et préfère dire "homme aux valeurs de droite mais aux idées de gauche". Formule qu'il rabâche pour désamorcer toute tentative de catalogage. "Les étiquettes, c'est pour les bocaux de confiture", répète-il, se voulant "inclassable", voire indéchiffrable, au risque de paraître "infréquentable". "Ceux qui disent que je suis d'extrême droite ne m'ont jamais lu. J'ai écrit trois livres contre le racisme !" A choisir, il se considère "socialiste conservateur" à la Jean-Claude Michéa, philosophe anticapitaliste idolâtré par les réacs pour sa dénonciation du libéralisme culturel. Posture qui lui vaut d'être encensé par le magazine Causeur.»

Voilà donc ci-dessus un autre éclairage sur lui, un échantillon donc et certains voudront peut-être aller plus loin.
Un cas à part, ce de Benoist, si prolifique et si discret...ostracisé peut-être ?
Eh bien, je n'en sais rien.
Remarque encore pour Alain de Benoist: il semble pour le moment totalement absent des débats qui commencent à se multiplier comme des algues et des tristes masques dans un océan malade, au sujet de la situation politique et évidemment des présidentielles qui approchent !
Gravitera-t-il autour de Zemmour, Le Pen ou bien alors...Mélenchon ?
Mystère !
Son écologie (une grande cause pour lui depuis très longtemps et sur ce point on peut certes le rejoindre, la planète n'étant ni de droite ni de gauche ni réac ni woke ni surtout libérale, sa maladie mortelle...) est en tout cas largement incompatible avec celle des Sandrine Rousseau et consorts...


Sinon Maxime DesGranges nous livre un excellent reportage sur ces rencontres et débats des Bibliothèques idéales de Strasbourg qui pratiquent un oecuménisme de bon aloi voire de haute volée !
Ce chroniqueur effectue pour nous un petit tri pas méchant mais assez clair entre le solide, l'important et le durable et puis l'anodin, si pas parfois l'insignifiant, les départs en vrille et certains egos satisfaits et candidement exposés qui font penser à de gros chats ronronnants, comblés et pas exceptionnellement futés.
Finkielkraut fait du Finkie: cela fait plaisir à celles (ni néoféministe ni misogyne, notre auteur exalté et endolori depuis des lustres; dès «La Défaite de la Pensée» au moins, 1987 - pas de rap encourant ses foudres alors, mais le rock) et ceux qui attendent cela de lui alors que cela ennuie ceux qu'il indispose mais je ne me fie en ce moment qu'à certains articles et certaines interviews de lui, en attendant de lire son essai avec un esprit toujours nécessairement et impérativement critique mais avec un amour profond de la littérature et de la recherche de la justesse, au-delà des modes et doxas prescriptrices de tout ordre.
Vraiment passionnant d'entendre deux interviews radiophoniques toutes récentes de Finkielkraut: il a oublié son gilet pare-balles face à Salamé et Demorand (France Inter), et il rencontre beaucoup plus de compréhension -l'une ou l'autre distance critique ici ou là, si pique il y eut, ce fut à fleuret très moucheté -face à Sonia Mabrouk sur Europe 1.
On sent les tropismes sans surprises des uns et des autres, comme une pièce de théâtre bien huilée sans créativité ni excentricité; Finkielkraut égal à lui-même dans ces deux studios de radio -le bonhomme sait y faire, et il sait décocher de belles citations pas du tout éculées comme un...Jupiter qui tonnerait de suave façon, excusez-moi si je savoure... -et bien entendu, tout le monde (si intérêt...) émettra son propre verdict !
Glucksmann, à Strasbourg, offre un beau visage, sans sectarisme aucun ni manipulations intellectuelles tordues, du progressisme authentique et donc absolument pas dévoyé.
Ce dernier -celui qui perd les pédales et s'enfonce dans les brumes toxiques d'une sorte de totalitarisme déconnecté d'un réel qu'il recrée d'orwellienne façon à travers un prisme totalement déformant - existe hélas vraiment, et non pas «prétendument».
Avec de possibles effets contre-productifs graves...
Glucksmann (très juste constat quant au déficit de littérature en politique: et Finkielkraut ne peut que le rejoindre sur ce point, pas sur tout certes), Finkie, Onfray pour les nourritures intellectuelles (que l'on choisit et préfère à son gré mais elles sont présentes), voire Begaudeau à Strasbourg...
Schmidt, pour les amuse-gueules: un peu de légèreté et de comique involontaire, parfois plus drôle que l'humour pro.
Des livres qui ne prennent pas la tête: cela ne fait pas de mal, sans plus.
Parfois cela se vend par camions entiers...
On a le droit de placer la barre de ses envies à la hauteur qu'on veut et puis on peut même souhaiter lire une histoire supposément «cinématographique», sans prise de tête, un soir de spleen et sans envie de fournir le moindre effort de concentration.
Comme on peut vouloir faire un footing aujourd'hui, mais marcher en lambinant pour se détendre, demain, comme un flâneur se contentant d'arpenter un chemin sans feux rouges en prenant le temps d'écouter les oiseaux...
Sans aller loin mais tel n'est pas le but à ce moment-là.
Enfin à part cela...
Une vraie fulgurance, au contraire de celles (d'une autrice enfileuse de perles) que brocarde ironiquement Maxime DesGranges !
Ci-dessous entre guillemets.

«Comme Bernanos ou Camus, je place la vérité au-dessus des appartenances idéologiques»: MERCI à Maxime DesGranges pour nous avoir rapporté cette déclaration voire proclamation de Michel Onfray !
Tout ce qui tend vers la liberté, y compris de penser, et l'intelligence va dans le bon sens.
Vers la droite ou vers la gauche ?
Vers le haut !
Comme l'écrivit un jour Chateaubriand dans une lettre à son fils: «Soyons fous de hauteur»...
Cette injonction est-elle élitiste ?
Elle est plutôt élitaire, au sens spécifique ancien de cet adjectif: élitiste...pour tous !
Élitiste sans exclure...mais tout le monde a le droit d'y adhérer ou pas.
Et de préférer la qualité à la quantité, ou le contraire -sans exclure les cas pas très courants et réjouissants où ces deux soeurs ennemies se réconcilient (très provisoirement, cela va de soi -si !).
CHRISTIAN NAUWELAERS

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 7. XXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette septième partie est consacrée aux traducteurs du XXe siècle, qui prônent une traduction non littérale pour les œuvres de fiction et qui créent une nouvelle discipline dénommée traductologie. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

20/08/2021, 10:03

ActuaLitté

Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 6. XIXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette sixième partie est consacrée aux traducteurs du XIXe siècle, qui affinent leurs méthodes et tentent de nouvelles approches dans leur art. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

19/08/2021, 10:24

ActuaLitté

Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 5. XVIIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette cinquième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIIe siècle, qui prennent pour habitude de traduire d’une langue étrangère vers leur langue maternelle, et non le contraire. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

18/08/2021, 11:07

ActuaLitté

Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 4. XVIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette quatrième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIe siècle, dont les traductions tentent d’être plus fidèles et transparentes que celles de leurs collègues des siècles passés. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

17/08/2021, 10:36

ActuaLitté

Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 3. XVIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette troisième partie est consacrée aux traducteurs du XVIe siècle, qui traduisent les auteurs classiques et la Bible dans des langues modernes (anglais, allemand, français, etc.). Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

16/08/2021, 10:46

ActuaLitté

Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 2. Moyen Âge

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette deuxième partie est consacrée aux traducteurs du Moyen Âge, qui favorisent le développement des langues et cultures vernaculaires. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

14/08/2021, 10:48

ActuaLitté

Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 1. Antiquité

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette première partie est consacrée aux traducteurs de l’Antiquité et à leur rôle de passerelle entre plusieurs langues, cultures et civilisations. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

13/08/2021, 13:35

ActuaLitté

“Je voudrais que l’oral fasse suer l’écrit”, Gilles Defacque

Voilà maintenant un mois que le ministère de la Culture a annoncé le départ de Gilles Defacque de la direction du Prato, pôle national du cirque de Lille. Remplacé par Célia Deliau, directrice du Cirque Jules Verne, pôle national du cirque d’Amiens, depuis 2016, c’est une page qui se tourne. Départ dans cette bibliothèque peu commune, celle du metteur en scène, clown, poète, Gilles Defacque.

26/07/2021, 12:18

ActuaLitté

Brewster Kahle, archiviste ultra

PORTRAIT – Bientôt au cœur d'un tonitruant procès intenté par quatre grands groupes d'édition américains, la plateforme Internet Archive célèbre, en 2021, ses 25 ans. Depuis 1996, elle abrite des sauvegardes du web mondial, mais aussi des exemplaires numériques de films, enregistrements audio, jeux vidéo, journaux ou encore livres. Portrait du bâtisseur de cette bibliothèque d'Alexandrie, Brewster Kahle.

14/07/2021, 14:53

ActuaLitté

Le livre numérique, 50 ans d'existence et de lectures

Il fut le compagnon des lecteurs, au cours de cette année pandémique 2020, certains en ont découvert les vertus, par l’offre gratuite et libre de droit, d’autres le coût avec des titres plus récents. Mais le livre numérique, ou ebook, n’est pas ce jeune premier que la presse présente depuis quelques années. Voilà désormais 50 ans que ce format se construit, évolue, à travers les progrès technologiques et les investissements d’entreprises. Bon anniversaire, petit cinquantenaire.

03/07/2021, 11:35

ActuaLitté

Des éditions collector de mangas victimes de la spéculation

Depuis le début de l'année 2021, le manga bat tous les records de vente dans les librairies françaises. Pour entretenir l'engouement et s'assurer la fidélité d'un public qui pourrait se contenter de versions numériques, voire de scans illégaux, les éditeurs n'hésitent pas à publier des versions collector, en quantité limitée. Maisons d'édition et libraires ne peuvent toutefois que constater le développement d'un marché parallèle, où la revente se fait au prix d'une intense spéculation.

02/07/2021, 13:23

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #17 - Les grandes dates du Projet Gutenberg

« Nous considérons le texte électronique comme un nouveau médium, sans véritable relation avec le papier. Le seul point commun est que nous diffusons les mêmes œuvres, mais je ne vois pas comment le papier peut concurrencer le texte électronique une fois que les gens y sont habitués, particulièrement dans les établissements d’enseignement. » (Michael Hart, fondateur du Projet Gutenberg et père de l’ebook)

02/07/2021, 09:21

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #15 - Un hommage aux bibliothécaires

Le/la bibliothécaire a toujours eu un rôle charnière dans le monde du livre, y compris numérique. Les bibliothèques sont largement couvertes par les médias, mais qu’en est-il de ceux et celles qui les font fonctionner ? Une première version de ce texte fut publiée dans ActuaLitté en 2016. Voici aujourd'hui une version revue et actualisée pour inclure les ultimes développements de la profession. L’auteure fut elle-même bibliothécaire avant d’être traductrice.

30/06/2021, 10:29

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #14 - L’ebook vu par quelques pionniers

Voici le sentiment de plusieurs pionniers du livre numérique interviewés par courriel au fil des ans pour mes articles et livres sur le sujet: Michael Hart (Projet Gutenberg), John Mark Ockerbloom (The Online Book Page), Robert Beard (A Web of Online Dictionaries), Jean-Paul (Cotres.net), Nicolas Pewny (Le Choucas), Marc Autret (Indiscripts), Pierre Schweitzer (@folio), Denis Zwirn (Numilog) et Henri “Henk” Slettenhaar (Silicon Valley Association).

29/06/2021, 09:23

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #13 - L'Internet Archive, une bibliothèque planétaire

L’Internet Archive est fondée en avril 1996 par Brewster Kahle à San Francisco (Californie) pour préserver un historique de l’internet. D'abord « bibliothèque de l’internet » avec la Wayback Machine, qui permet de voir l’évolution d’un site web depuis 1996, elle devient ensuite « une bibliothèque numérique à but non lucratif destinée à procurer un accès universel au savoir humain ». Elle propose deux millions de livres numérisés en mars 2010. Dix ans plus tard, elle est la plus grande bibliothèque numérique publique mondiale.

28/06/2021, 09:32

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #12 - De Google Print à Google Books

Google lance Google Print en mai 2005 en partenariat avec des éditeurs et des bibliothèques, puis le suspend trois mois plus tard suite à un conflit avec les associations américaines d'auteurs et d'éditeurs. Le programme reprend en août 2006 sous le nom de Google Books (Google Livres) et numérise les milliers de livres de bibliothèques partenaires. Mais Google continue de numériser des livres sous droits sans l'autorisation préalable des ayants droit, et le conflit se poursuit. Après une longue saga judiciaire de près de dix ans, la justice américaine tranche en octobre 2015 en faveur de Google.

27/06/2021, 10:34

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #11 - La licence Creative Commons

Créée en 2001 à l'initiative de Lawrence “Larry” Lessig, la licence Creative Commons a pour but de favoriser la diffusion et la réutilisation d'œuvres numériques tout en protégeant le droit d'auteur. De nombreux auteurs et autres créateurs souhaitent en effet utiliser le réseau de diffusion qu’offre l’internet tout en contrôlant les droits sur leurs œuvres, mais le copyright traditionnel leur semble trop restrictif. Creative Commons fête ses 20 ans en juin 2021 avec 2 milliards d’œuvres sous licence Creative Commons.

25/06/2021, 09:58

ActuaLitté

Histoire de l'ebook #10 - Wikipédia, une encyclopédie planétaire

Lancée en janvier 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia est une encyclopédie gratuite en ligne écrite collectivement et dont le contenu est librement réutilisable. Rédigés par des milliers de volontaires dans des dizaines de langues, les articles et les illustrations restent la propriété de leurs auteurs. Leur libre utilisation est régie par la licence GFDL puis par la licence Creative Commons. Wikipédia comprend 17 millions d’articles dans 270 langues en 2011, avec 400 millions de visiteurs par mois. D'autres encyclopédies collaboratives suivent, par exemple l’Encyclopedia of Life.

24/06/2021, 09:42

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #9 - L’EPUB devient le format standard

Le format EPUB succède au format OeB (Open eBook) en avril 2005 en tant que standard du livre numérique et supplante peu à peu le format pionnier PDF. « Totalement différent du PDF, le format EPUB permet d’afficher un texte ajusté au tout dernier moment en fonction de l’écran et des choix du lecteur au moment précis de la lecture. Plusieurs applications permettent de créer un fichier EPUB directement, dont des logiciels libres. La plupart des liseuses sont compatibles avec le format EPUB. » (Nicolas Pewny, consultant en édition électronique)

23/06/2021, 09:27

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #8 - Premières expériences d’auteurs de best-sellers

Le maître du suspense américain Stephen King est le premier auteur de best-sellers à se lancer dans l’aventure numérique en 2000, malgré les risques commerciaux encourus. Il autopublie un roman épistolaire inédit en plusieurs épisodes sur un site web créé à cet effet, avec un résultat mitigé, avant de nouvelles expériences avec son éditeur. D'autres auteurs de best-sellers tentent eux aussi l’aventure numérique avec leurs éditeurs, par exemple Frederick Forsyth en Grande-Bretagne, Arturo Pérez-Reverte en Espagne et Paulo Coelho au Brésil.

22/06/2021, 10:05

ActuaLitté

Queenie, histoire d'une gangster venue de Martinique, pour conquérir Harlem

Stephanie Saint-Clair. Avec un nom pareil, elle aurait pu faire du music-hall. Et d’une certaine manière, elle fut la reine de la nuit. Au cœur de Harlem, elle devint Queenie, cheffe de gang respectée au sein de Harlem : protectrice d’une communauté noire contre les policiers — déjà ! —, elle mena tambour battant une carrière dans la loterie clandestine. Nous sommes en 1933, la prohibition a pris fin, et cette Martiniquaise, ayant migré une vingtaine d’années plus tôt à New York affronte la mafia italienne, regardant les hommes droit dans les yeux. Queenie, plus qu’une gangster généreuse : un symbole.

22/06/2021, 08:05

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #7 - Premiers dictionnaires et encyclopédies en ligne

Disponibles en ligne au tournant du millénaire, les premiers dictionnaires et encyclopédies de référence émanent de versions imprimées, par exemple le Dictionnaire universel francophone (Hachette), WebEncyclo (Atlas) ou encore le site de l’Encyclopaedia Universalis. Suivent des outils de référence conçus directement pour le web, par exemple le Grand dictionnaire terminologique (GDT) du Québec et WordReference.com. Wikipédia fera l’objet d’un article spécifique.

21/06/2021, 09:28

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #6  - E Ink, une technologie d'encre électronique

Les recherches sur l’encre électronique débutent à la fin des années 1990 au sein de la société E Ink pour offrir un meilleur écran aux liseuses en attendant le papier électronique. E Ink présente le prototype de son écran en 2002 et le commercialise en 2004. Un projet un peu différent est la technologie Gyricon développée par Xerox. Radicalement novateur lui aussi dans un domaine connexe, le projet @folio voit le jour en France dès 1996 mais reste malheureusement à l’état de prototype faute de soutien financier.

19/06/2021, 11:19

ActuaLitté

Histoire de l'ebook #5 - Les premières liseuses    

Sans surprise, les premières liseuses voient le jour dans la Silicon Valley, terre des projets technologiques les plus fous, avec les fonds nécessaires pour les développer. Ces liseuses sont le Rocket eBook (de NuvoMedia) et le SoftBook Reader (de SoftBook Press), qui virent le jour en 1998. D'autres modèles suivent, par exemple le Gemstar eBook (de Gemstar) en 2000, le LIBRIe (de Sony) en 2004, le Cybook Gen2 (de Bookeen) à la même date, le Sony Reader (de Sony) en 2006, le Kindle (d'Amazon) en 2007, le Nook (de Barnes & Noble) en 2009 et l'iPad (d'Apple) en 2010. 

 

18/06/2021, 11:31

ActuaLitté

Histoire de l'ebook #4 - Du PDA au smartphone

En 2001, la liseuse n’a pas encore gagné son pari. On compte 17 millions de PDA (Personal Digital Assistants) dans le monde pour seulement 100.000 liseuses, d'après un Seybold Report publié en avril 2001. 13,2 millions de PDA sont vendus en 2001, dont le Palm Pilot (lancé en mars 1996) et le Pocket PC de Microsoft (lancé en mars 2000). En 2005, le PDA laisse progressivement la place au smartphone. L’iPhone d’Apple (lancé en juin 2007) devient le produit phare de toute une génération.

17/06/2021, 09:43

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #3 - Les débuts de Gallica, bibliothèque numérique de la BnF

Gallica est inauguré en octobre 1997 avec des textes et des images du XIXe siècle francophone, « siècle de l’édition et de la presse moderne, siècle du roman mais aussi des grandes synthèses historiques et philosophiques, siècle scientifique et technique ». Gallica élargit ensuite son champ d’action et devient rapidement l’une des grandes bibliothèques numériques mondiales.

16/06/2021, 13:19

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #2 - Gabriel, portail des bibliothèques nationales européennes

Mis en ligne en janvier 1997, Gabriel est un portail trilingue (anglais, allemand, français) offrant un point d’accès unique aux services internet des bibliothèques nationales européennes. Sans les patients efforts de Gabriel (et de l’European Library), la bibliothèque numérique européenne Europeana n’aurait peut-être jamais vu le jour dix ans plus tard.

15/06/2021, 09:29

ActuaLitté

Librairie Les mots à la bouche : transmettre culture et héritage LGBT+, inlassablement

Nouvellement installée dans le XIe arrondissement de Paris, la librairie LGBT+ Les mots à la bouche lançait ce 31 mai un crowdfunding pour changer son modèle économique et devenir une société coopérative. Avec 40.000 euros réunis en à peine trois jours, les membres de la SCOP sont aujourd’hui assurés de pouvoir reprendre l'entreprise. Une façon pour le lieu de continuer à vivre dans les mains d’une nouvelle génération de libraires engagés, ayant à cœur de prolonger l’héritage LBGT. Mais aussi de proposer une littérature qui raconte ses luttes et son histoire.

14/06/2021, 18:01

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #1 - Le PDF, format pionnier lancé par Adobe

L’ebook aura bientôt 50 ans. Non, il ne fait pas son âge. Mais pour mieux contextualiser son existence, ActuaLitté vous propose de retrouver une série d’articles, rédigés par Marie Lebert, pour bien mener les célébrations. Peu après les débuts du web en 1990, la société Adobe lance en juin 1993 le format PDF (Portable Document Format), tout comme l’Acrobat Reader (gratuit, pour lire les PDF) et l’Adobe Acrobat (payant, pour créer les PDF).

14/06/2021, 09:51

ActuaLitté

Des dessins inédits de Milan Kundera exposés à Paris

« Par mes expériences et mes goûts je suis centre-européen […], mais au milieu de ma vie, ma femme et moi avons émigré en France. Cet événement est le plus décisif de toute mon existence : il est la clef de ma vie et de mon travail », écrivait Milan Kundera. Français, Tchèque, et Centre-européen, l’écrivain est au cœur d’une exposition organisée par le Centre tchèque de Paris, offrant un regard inédit sur les dessins de l’auteur.

21/05/2021, 10:25

ActuaLitté

Marcel Proust devenu auteur de science-fiction

Chercher, Pierre-Carl Langlais adore : il s’est lancé dans des études en histoire de la presse, mobilisant les ressources de l’Intelligence Artificielle pour analyser des corpus entiers. Et au fil des morceaux de code, s’est intéressé à l’outil GPT-2 – logiciel de traitement automatique du langage, produit par OpenAI (société de Elon Musk). « À partir d’un corpus, on propose à la machine un début de phrase, et elle génère le texte qui suit. On peut ainsi croiser deux types de textes, pour emprunter un style à l’un et un univers à l’autre », nous explique le post-doctorant.

13/05/2021, 16:24

ActuaLitté

Covid : fatigue et inquiétude gagnent des bibliothèques

Depuis le 28 novembre, les bibliothèques, aux côtés des services d'archives et centres de documentation, font partie des seuls lieux culturels de proximité à être ouverts au public, malgré le contexte sanitaire. Ce sort réservé aux établissements de lecture publique, qui reconnaît leur caractère essentiel, en vient toutefois à peser sur certains professionnels des bibliothèques, qui craignent pour leur santé et soulignent une fatigue générale. À ce contexte viennent souvent s'ajouter des revendications plus larges, sur les conditions de travail.

09/04/2021, 16:32

ActuaLitté

Avec ou sans pandémie, le difficile accès aux livres des détenus français

La pandémie de Covid-19 aura fait vivre à l'ensemble de la population l'expérience du confinement, de la privation de liberté et des difficultés qui les accompagnent. Parmi ces dernières, l'accès aux livres et à la lecture. Pour les détenus des prisons françaises, ce droit reste très difficile à faire appliquer, les progrès sont timides et le statu quo souvent de mise. La crise sanitaire, évidemment, n'améliore pas les conditions.

02/04/2021, 11:53

ActuaLitté

Antonio Tabucchi, “le plus italien des écrivains portugais”

Écrivain, certes, mais aussi traducteur de Fernando Pessoa en italien, Antonio Tabucchi a lié avec le Portugal une relation particulière. Enseignant tout à la fois la langue et la littérature lusophone, à Sienne, il est décédé à Lisbonne en mars 2012. Comme si quelque chose devait s’écrire ainsi. Clelia Bettini, de l’université de Coimbra, faculté de Lettres, nous en offre un portrait inédit.

01/04/2021, 16:33

ActuaLitté

Québec : dix ans après, revient l'idée d'un prix unique du livre

La sortie de la députée Ruba Ghazal (Québec solidaire) a pris de court bien des observateurs et acteurs de l’industrie québécoise du livre. Pour autant, sa demande, « est pleinement pertinente », assure Katherine Fafard, directrice générale de l’Association des Libraires du Québec. Et pour cause, un prix réglementé sur la vente de livres intéresse. Et le Québec, de par sa position au sein du Canada, aurait toutes les armes pour se lancer dans la procédure législative.

02/03/2021, 09:12

ActuaLitté

Le Pass Culture et la lecture : et si ça fonctionnait ?

Toujours en phase d'expérimentation, le Pass Culture doit prochainement révéler les conditions de sa généralisation à tous les jeunes Français et Françaises de 18 ans, doté de 300 € et non 500 € comme prévu. Dans les librairies, les niveaux des réservations sont généralement très bons, malgré certaines réserves sur les effets concrets du Pass dans la promotion de la lecture.

26/02/2021, 13:00

Autres articles de la rubrique À la loupe

ActuaLitté

“Un libraire doit-il vendre le livre d’Eric Zemmour ?”

Voilà une semaine maintenant que La France n’a pas dit son dernier mot est disponible dans les différents points de vente et en ligne. Un succès revendiqué par l’auteur du Destin français, dont la mise en place dépassait les 150.000 exemplaires. Avec un cas de conscience qui se pose chez les libraires : vendre ou ne pas vendre Éric Zemmour. Marc Georges, qui dirige La Demeure du livre, à La Perrière (Orne), intervient dans nos colonnes avec quelques réflexions à partager.

20/09/2021, 09:04

ActuaLitté

Babel, Sisyphe et Tantale dans un bateau : mettre le Horla à la rentrée littéraire

Outre le raccourcissement désormais flagrant des journées, les aléas météorologiques qui contraignent à troquer bermudas et t-shirts pour jeans et chemises, tout va bien madame la Marquise. Alors d’où me vient cette langueur que Verlaine n’aurait pas boudée ? Une anémie qui ne doit rien à mes globules rouges, merci pour eux, et pourtant sévit, jour après jour… La réponse était dans l’énoncé. Ou plutôt, sur le bureau d’en face…

18/09/2021, 13:01

ActuaLitté

Pourquoi le journaliste littéraire redouterait l'internaute critique ? 

Auteur Gallimard, juré Prix Goncourt, auteur d'une étude sur les traducteurs pour le CNL, journaliste, bloggueur et despote éclairé de la République des livres : Pierre Assouline est multi-casquette, solidement implanté dans l'industrie. Dans La revue des médias, il dénigre avec ardeur les réseaux de lecteurs, des « plateformes [qui] sont des sites marchands ». Et finalement, déplore une médiocrité propre à l'époque. Pierre Fremaux, cofondateur de Babelio, apporte les nuances impératives.

15/09/2021, 07:42

ActuaLitté

La Peste d'après Albert Camus inaugure Kazoku, label manga chez Michel Lafon

En 2016, Ki&Hi devint le premier manga des éditions Michel Lafon : 6 tomes et un agenda plus tard, le succès dépasse 1,03 million d’exemplaires (donnée Edistat) sur cinq années. 2021 amorce alors une nouvelle voie : Kazoku, le label manga de la maison. Et pour l’inaugurer, c’est le roman d’Albert Camus, La Peste, adapté par Ryota Kurumado. Une aventure éditoriale peu banale, dont les deux premiers tomes sortiront d’ici 10 jours.

14/09/2021, 11:33

ActuaLitté

Dicker, Zemmour et Sattouf : comment l'indépendance des auteurs effraie l'édition

Dicker, Zemmour, Sattouf : trois noms significatifs dans l’édition puisqu’ils pèsent à eux seuls plusieurs millions d'euros de chiffre d’affaires. Ils ont tous opté pour un changement de paradigme, mais réellement en rupture avec l’industrie du livre jusqu’à lors connue ? Pour point commun, un outil de diffusion et distribution qui leur ouvrira les portes des libraires, grandes surfaces culturelles et autres enseignes… Bref, les points de vente du livre. Un schéma disruptif, supposément, qui provoque des sueurs froides dans l’ensemble du milieu. Panique à Saint-Germain ?

10/09/2021, 11:52

ActuaLitté

Patrick Imbert (Le Sommet des Dieux) : “Chez Taniguchi, je sens toujours une tonalité humaine”

En salles le 22 septembre prochain, Le Sommet des Dieux adapte le récit homonyme de Jirō Taniguchi, en 5 tomes (parus aux éditions Kana dans une traduction de Sylvain Chollet). L'histoire d'une passion vertigineuse pour l'alpinisme, où chaque sommet vaincu n'est qu'un seuil devant le prochain... Entretien avec Patrick Imbert, le réalisateur du long-métrage.

08/09/2021, 16:21

ActuaLitté

Seghers : une rentrée à la recherche du lien entre tradition et modernité

La réorganisation des maisons décidée en octobre 2020 aura conduit Antoine Caro à la tête de Seghers. Une première rentrée littéraire, donc, qui amorce les trois axes de développement — tout en renouant avec l’histoire même de la maison. Poésie, beaux livres, littérature, la transition s’inscrit dans la tradition, celle d’une époque où Pierre Seghers conjuguait les genres et les talents. 

07/09/2021, 11:01

ActuaLitté

Issues de la collection de Stefan Zweig, deux partitions inédites de Schumann retrouvées

Il est des vieux papiers que l’on exhume, avec une odeur d’antan, mais dont on ne soupçonne pas que leur histoire nous emportera loin, bien loin. Au sein de la Fondation Martin Bodmer (Cologny, canton de Genève), quatre pièces inédites ont été retrouvées. Muriel Brandt, chargée de mission pour la mise en valeur des partitions autographes en aurait dansé au son des lieder de Robert Schumann, ainsi que deux autres pièces, de Georges Bizet et Charles Gounod. 

03/09/2021, 13:17

ActuaLitté

Masque sous le nez, Plume dans le postérieur : Saint-Germain des Près a encore frappé

Depuis 1955 que l’émission littéraire hebdomadaire critique les univers culturels — cinéma, théâtre ou livres — on pourrait s’attendre à un minimum de connaissances économiques sur ces secteurs. Pourtant, Le Masque et la plume, que Jérôme Garcin présente depuis plus de 30 ans, démontre que le germanopratisme a de beaux jours devant lui. Comprendre : quand les chroniqueurs s’en prennent sévèrement à Virginie Grimaldi, on touche le fond du fond radiophonique. 

01/09/2021, 12:50

ActuaLitté

Vente d'épreuves non corrigées : collectionneur illuminé ou attrape-nigaud ?

Le marché du livre d’occasion fait pousser des soupirs désabusés aux organisations d’auteurs depuis bien longtemps. C’est pourtant en toute légalité que l’acheteur de livre papier peut revendre on exemplaire. Il existerait en revanche un autre marché, navigant dans une zone grise nettement plus contestable, installé sur le net français : celui des épreuves non corrigées. Des textes et des ouvrages non-commercialisables, mais qui servent aux éditeurs à faire connaître leurs publications très en amont…

31/08/2021, 13:04

ActuaLitté

Eric Zemmour : “Comment je suis devenu auteur-éditeur”

ENTRETIEN EXCLUSIF – La France n'a pas dit son dernier mot sera le prochain livre d'Éric Zemmour. Une aventure éditoriale qui commence avec une rupture à l’initiative de son ancien éditeur, Albin Michel. Sans maison pour son prochain livre, le polémiste a choisi de monter sa propre société d’édition — Rubempré. Et de confier à Interforum la distribution de ses livres sur le territoire, et dans la francophonie. Il revient avec nous sur cette démarche, plutôt inédite pour un auteur de best-sellers.

25/08/2021, 17:32

ActuaLitté

Crise du papier en France : pourra-t-on imprimer le prix Goncourt ?

En 2019, l’industrie papetière représentait 5,4 milliards €, incluant papiers et cartons, selon Copacel, organisation patronale. En somme, un douzième de ce que pèse la filière forêt-bois, matière première essentielle. Or, depuis fin 2019, plusieurs facteurs distincts provoquent une pénurie de papier. Et si les usages graphiques — incluant la production de livres — ne représentaient que 1,6 million de tonnes sur les 7,3 millions globales, la situation va en s’aggravant depuis la pandémie. 

 

24/08/2021, 14:47

ActuaLitté

En Afghanistan, “les créateurs sont pourchassés, risquent la torture et la mort”

La progression et le retour des talibans au pouvoir, à la faveur du retrait des forces internationales de l'Afghanistan, inquiètent le monde entier. Le devenir des libertés individuelles semble plus que jamais menacé dans le pays, et le Pen club français, qui défend la liberté d'expression, appelle le gouvernement français à prendre des mesures d'accueil fortes.

24/08/2021, 09:31

ActuaLitté

Biélorussie : la France doit “déclencher une initiative internationale” contre Loukachenko

L'anniversaire de la réélection contestée d'Alexandre Loukachenko à la présidence de la Biélorussie d'août 2020 fut marqué par la dissolution du Centre PEN national, qui lutte pour la liberté d'expression des écrivains. Le triste symbole d'un régime autoritaire qui s'installe et perdure : le Club PEN français, dans un courrier à Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, exhorte celui-ci à l'action. Nous reproduisons ci-dessous le texte envoyé, en intégralité.

16/08/2021, 10:44

ActuaLitté

“Connaître et comprendre : les traducteurs ont toujours eu ce rôle d’explorateurs”

Docteure en littérature française et comparée, Lise Chapuis s’est un beau jour passionnée pour l’italien. Au point de faire métier de traduction. Elle dirige également la collection Selva selvaggia, des éditions L’Arbre vengeur, où, là aussi, elle offre aux lecteurs français de découvrir de nombreuses oeuvres du Bel paese – classiques et contemporaines. Entretien, tout en nuances.

11/08/2021, 10:46

ActuaLitté

Finalement, Éric Zemmour a trouvé presque mieux qu'un éditeur

Secret de polichinelle, peut-être, mais bien conservé tout de même. Et surtout coup de maître, quand on pense aux ramifications, de la part d’Editis. Eric Zemmour, auteur esseulé, qu’Albin Michel avait dégagé de son catalogue de rentrée, n’avait d’autres options que l’autopublication pour maintenir la sortie de son livre. Il a donc ajouté une société d’édition aux cordes de sa propre entreprise, Rubempré. Et tant qu'à faire, autant se trouver une structure de diffusion, pour assurer la présence dans les points de vente, non ?

09/08/2021, 11:20

ActuaLitté

BD 20-21 : “La bande dessinée vit une crise de croissance particulièrement aiguë”

L'année de la bande dessinée, imaginée pour l'année 2020 et finalement étendue sur une partie de 2021 en raison de la crise sanitaire, s'est terminée en juin dernier. Voulue par le ministère de la Culture, organisée par le Centre national du livre et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, l'opération s'organisait parallèlement à la remise du rapport Racine, très attendue par les auteurs et autrices. Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité de la BD, estime que l'année de la BD a permis de mettre en avant la situation des créateurs et de lancer le processus de réformes.

05/08/2021, 17:16

ActuaLitté

Alessio Forgione : un dialecte napolitain qui “s’étend bien au-delà des mots”

Le dernier livre d’Alessio Forgione, Napoli mon amour, est paru en début d’année chez Denoël. Traduit par Lise Caillat, ce roman parcourt une ville où désespoir et solitude s’entremêlent, pour Amoresano. Jusqu’à l’arrivée de Nina. Et soudainement, les rues napolitaines n’ont plus la même saveur. Entretien avec la traductrice.

05/08/2021, 11:54

ActuaLitté

Bob Morane, ou l'ombre jaune de Roselyne Bachelot

Une nouvelle fois, le cabinet de la ministre fait grincer des dents. Ou bien faut-il considérer que l’année de la BD étant close, tout ce qui touche au 9e art se relaie à l’arrière-plan ? Henri Vernes ne méritait pas même un tweet, service de communication ministérielle a minima ? Non, manifestement non. Parce qu’en effet, Bob Morane n’a pas vraiment l’ampleur ni la présence justifiant que l’on se fende d’un hommage, même concis. Et puis, ce sont les vacances, pas question de faire du zèle ?

28/07/2021, 12:27

ActuaLitté

Le Pass sanitaire : “Bombe à fragmentation pour la lecture publique”

Déjà préoccupés depuis la publication du décret d’application, les établissements de lecture publique s’inquiètent plus encore de voir la législation poindre. L’accord trouvé par la Commission mixte paritaire sur le projet de loi sanitaire laisse planer plus d’inquiétudes encore. L’interassociation des bibliothèques et bibliothécaires diffuse un message d’alerte, ici reproduit dans son intégralité.

26/07/2021, 18:44

ActuaLitté

La loi Climat et résilience briderait inutilement “l’activité de l’industrie papetière”

La « Convention citoyenne pour le climat » est, depuis sa création, présentée comme un moyen pour accélérer la lutte contre le changement climatique. LObjectif premier : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, partout en France. Bien qu’engagée dans cet effort vers une industrie plus « verte », l’Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses a exprimé ses inquiétudes. Nous publions ici leur réaction dans son intégralité.

22/07/2021, 13:17

ActuaLitté

Un procès insensé : “L’Internet Archive a un cœur, et sait s’en servir”

Lorsque j'ai entendu parler des poursuites judiciaires pour non-respect du droit d’auteur intentées le 1er juin 2020 aux États-Unis par quatre grands éditeurs (Hachette, Penguin Random House, Wiley, HarperCollins) à l’Internet Archive pour son Open Library, et ce en pleine pandémie, je n’arrivais pas à y croire. Et ce mauvais rêve se transforme en cauchemar puisqu'un procès retentissant doit débuter le 12 novembre 2021.

22/07/2021, 10:42

ActuaLitté

Maroc : le procès Radi et Stitou dévoile “une gouvernance par la terreur”

Reporters Sans Frontières parlent d’un « procès de la honte » après que le verdict ait été rendu : la justice marocaine condamne Omar Radi et Imad Stitou au terme d’une « procédure entachée d’irrégularité ». Accusés de viol, d’espionnage ou encore de non-dénonciation d’un crime, la cour de Casablanca n’a pas fait dans la demi-mesure. Jean-Philippe Domecq, Président au PEN Club français du Comité des écrivains persécutés livre ici un texte pétri d’indignation.

21/07/2021, 14:53

ActuaLitté

Aux auteurs biélorusses, “nous redisons notre admiration” (Pen Club français)

Les citoyens, militants de la démocratie et auteurs biélorusses viennent de subir une nouvelle vague répressive, en Biélorussie. Sur ordre du président Alexandre Loukachenko, plusieurs centaines d'organisations non gouvernementales ont été visées par des perquisitions, le 14 juillet dernier. Parmi celles-ci, l'Union des écrivains biélorusses et le Pen Club local. Le Pen Club français exprime sa solidarité, dans nos colonnes.

19/07/2021, 09:47

ActuaLitté

Luca di Fulvio : “Mes personnages veulent suivre leur propre chemin”

Son sourire enjôleur et lutin fascine : rencontrer Luca Di Fulvio, c’est plonger dans le charme d’une autre langue, et dans une littérature d’un autre monde. Les lecteurs qui l’ont découvert avec Le Gang des rêves auront le bonheur de le retrouver dans un roman plus italien cette fois. Conversation avec un dilettante particulièrement attaché à son art…

15/07/2021, 16:46

ActuaLitté

Les auteurs existent-ils vraiment ?

Avons-nous réellement progressé depuis le bureau de législation dramatique par Beaumarchais, précurseur de la Sacd ou de la Sacem ? Nous en sommes toujours à « Compose Le Boléro ou Born to be alive… scénarise un block-buster… Sois téléchargé un million de fois ou tais-toi ! » ! par Olivier Cohen, membre du conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels.

15/07/2021, 12:23

ActuaLitté

“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

ActuaLitté

“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut sécuriser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

ActuaLitté

“En réalité, Milan Kundera écrivait déjà en français dans ses romans tchèques”

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

06/07/2021, 13:50

ActuaLitté

La littérature, cet outil de connaissance

Le PEN Club, au carrefour international des cultures, est de ce fait bien placé pour constater que la littérature est au croisement de la création et de la connaissance. Ayant pour mission fondatrice la défense de la liberté d’expression et celle-ci n’étant pas divisible, le réseau solidaire des PEN Clubs nationaux a à connaître et faire connaître toute forme d’expression qui est opprimée parce qu’elle porte l’émancipation, la pensée mobile, donc critique, et les mutations de la sensibilité — autant dire : la littérature. Par Jean-Philippe Domecq.

06/07/2021, 10:07

ActuaLitté

Philipp Weiss : “Nous n’avons pas de langue pour décrire le temps présent”

Pour la rentrée littéraire, certains se satisfont d’un roman. Avec Le grand rire des hommes assis au bord du monde, dans une traduction de l'allemand par Olivier Mannoni, Philipp Weiss s'aventure dans une oeuvre totale : cinq livres, dont un manga, à travers les 1200 pages d'une épopée rare. Rencontre avec cet auteur à l'oeuvre hors norme. 

05/07/2021, 10:38

ActuaLitté

Feel good books ? “Est-ce que Sagan, Duras, écrivaient pour faire du bien ?”

Écrire ne m'a jamais fait manger.J'ai fait ce que l'on appelle délicatement des "succès d'estime", ce qui veut dire que je n'ai eu aucune critique négative - quelle chance !-  mais que mes livres se sont vendus au mieux à 2000 ex. Tout cela en étant publiée par de belles maisons. Par Cathy Galliegue.

01/07/2021, 09:09

ActuaLitté

Amis auteurs, “ne nous trompons pas de combat”

Avant même le rapport Racine, remis en janvier 2020 au ministre de la Culture, qui reconnaissait la paupérisation des artistes-auteurs, ces derniers alertaient sur une baisse de leurs revenus et une dégradation de leurs conditions de travail et de vie. Selon Paola Appelius, traductrice littéraire et présidente de l'Association des traducteurs littéraires de France, les préoccupations ont été entendues, et le travail d'amélioration a bel et bien commencé. Nous reproduisons ci-dessous sa lettre ouverte aux auteurs.

29/06/2021, 09:04

ActuaLitté

Rentrée littéraire : la critique, le lecteur, le libraire et le quatre-quart

Encore deux mois de patience avant de trouver sur les tables de librairies, dans les dossiers ventrus de la presse, les titres de la prochaine rentrée littéraire. Alors parleront auteurs, éditeurs, journalistes, parfois quelques lecteurs dont la notoriété médiatique fera croire à une influence réelle sur les envies mouvantes des lecteurs. Qui mieux qu'un libraire, artisan besogneux de cette grand'messe dont il ne retirera lui-même ni lauriers ni couronne, pour poser un regard distancié, frondeur, amusé, bienveillant sur ce rituel que d'aucuns conspuent à loisir, avant que de s'y sacrifier ?

27/06/2021, 11:04

ActuaLitté

Le livre, bien essentiel : “L’une des plus importantes victoires” de 2020

Près de soixante-dix maisons françaises et italiennes auront pris part aux journées d’échanges organisées à l’initiative de l’Association des éditeurs italiens. Engagé à la tête de cette organisation depuis 2017, Ricardo Franco Levi intervient régulièrement dans nos colonnes, apportant éclairages et interventions sur le marché italien. Depuis Milan, il revient sur ces trois jours, manifestement riches.

24/06/2021, 15:36

ActuaLitté

Chris Ware : “Aux États-Unis, la BD n'est même pas considérée comme un art”

Grand Prix de la ville d'Angoulême 2021, l'auteur américain Chris Ware rejoint un panthéon qui réunit déjà Emmanuel Guibert, Rumiko Takahashi, Katsuhiro Ōtomo, Art Spiegelman ou encore François Schuiten. Dans une lettre reproduite ci-dessous, il salue l'affection et la déférence que la France consacre au 9e art.

23/06/2021, 10:28