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Chaque traduction est une nouvelle traduction“, Nathalie Bauer

Assise à un ancien bureau en bois, une série de gravures raffinées derrière elle, une femme élégante répond avec affabilité et calme à nos questions. Il s'agit de Nathalie Bauer, l'une des plus célèbres traductrices de l'italien vers le français, avec plus de cent cinquante ouvrages à son actif. Sa passion pour la langue italienne est née à l'âge de quinze ans et s’est développée en autodidacte à l’aide d’un livre, L’italien en 90 leçons. Son travail a commencé par hasard, à une époque plus facile, où l’on pouvait encore faire de la traduction littéraire son seul métier.  Par Thea Rimini.

Le 09/03/2021 à 08:57 par Auteur invité

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09/03/2021 à 08:57

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ActuaLitté

Dans le cadre de l'échange entre ActuaLitté et la plateforme New Italian Books, voici son interview, traduite en français par Federica Malinverno.

New Italian Books / ActuaLitté : La première question ne peut que concerner votre traduction la plus récente, M. Il figlio del secolo (M, l’Enfant du siècle), lauréat du prix Strega, d’Antonio Scurati, qui est devenu un cas littéraire en France également. Comment la traduction de M. a-t-elle été réalisée ?

Nathalie Bauer : Lorsqu’on m’a demandé de traduire M., je dois avouer que j’ai été très surprise. C’est un livre qui a eu du mal à trouver un éditeur en France. Les Français connaissent très peu l’histoire italienne et surtout la période dont traite le livre. L’image qu’ils ont de Mussolini est celle d’un personnage grotesque, presque comique, ce qui ne correspond évidemment pas à la vérité. Je n’aurais donc jamais pensé que le livre obtiendrait un tel succès en France, tant au niveau de la critique que des ventes. J’ai été stupéfaite.

Comment expliquez-vous alors ce succès inattendu ?

Nathalie Bauer : Je pense que la clé réside dans la forme que Scurati a donnée à son livre. Ce n’est pas une biographie traditionnelle, mais un docu-fiction, où la forme romanesque est accompagnée d’une série de documents qui, à la fin de chaque chapitre, attestent de ce qui a été dit. C’est une idée captivante qui a fasciné les lecteurs francophones, y compris ceux qui ne connaissent pas l’histoire italienne.

En ce qui concerne la traduction elle-même, quels ont été les plus grands défis que vous avez dû relever ?

Nathalie Bauer : La plus grande difficulté n’était pas vraiment de nature historique. Bien sûr, j’ai dû tout vérifier, mais j’ai une formation d’historienne et j’avais déjà travaillé sur cette période lorsque j’ai traduit Canal Mussolini de Pennacchi. Le plus gros problème résidait dans le style, comme toujours. Ainsi, la langue italienne est très « élastique », alors que la langue française est beaucoup plus rigide ; de plus, elle n’admet ni les répétitions ni les longues séries d’adjectifs qu’on trouve souvent en italien.

L’expérience du traducteur sert justement à éviter ces pièges. Pour M., je ressentais aussi une certaine « pression », car je savais que ce livre avait suscité des discussions en Italie, divisant les critiques et les lecteurs. Je n’avais jamais rien traduit de Scurati et l’écriture du deuxième volume de sa tétralogie sur Mussolini le rendait peu disponible pour m’apporter des éclaircissements. Mais finalement, je crois que j’ai réussi restituer sa voix ; aujourd’hui j’achève la traduction du deuxième tome, qui sera publié en France (toujours aux Arènes) en septembre.

Connaissant bien le français, Scurati voulait-il vérifier la traduction ?

Nathalie Bauer : Non, et c’est en fait une « bonne chose » pour le traducteur. En effet, les auteurs ont tendance à chercher leur texte dans la traduction et ont l’impression de ne pas le trouver, parce qu’il est formulé différemment. Même si vous restez très proche de l’original, la façon de rendre les phrases, les mots, d’une langue à l’autre sera toujours différente, car la syntaxe est différente. Pour le traducteur, c’est à la fois gênant et normal. Je n’ai pas pu moi-même m’empêcher de ressentir cette forme d’« anxiété », d’« inquiétude, » lorsqu’un de mes romans a été traduit en italien. Je crois que c’est inévitable.

Vous avez dit que M. vous a été proposé, mais j’imagine qu’il vous arrive aussi de proposer un livre à un éditeur. Pouvez-vous nous expliquer ce mécanisme ?

Nathalie Bauer : Je reçois des propositions de traduction de la part des éditeurs français, mais je travaille aussi avec des agences littéraires et des éditeurs italiens qui m’envoient des ouvrages. Des auteurs italiens m’adressent également leurs textes. Si un livre me séduit, j’essaie de lui trouver un éditeur en France.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vos débuts ? Comment est né votre travail de traduction ?

Nathalie Bauer : En fait, tout a commencé par hasard. Je faisais une thèse d’histoire médiévale sur la cour des Este à Ferrare, et peu à peu j’ai commencé à m’intéresser à la littérature italienne. Pendant mes années de recherches, en 1988, je suis devenue lectrice de littérature italienne pour Plon. Deux ans plus tard, on m’a proposé des traductions. J’ai immédiatement compris que c’était un métier qui convenait mieux à ma nature réservée, solitaire, que la carrière universitaire.

Vous avez traduit des auteurs du passé, tels que Primo Levi ou Natalia Ginzburg, et des auteurs contemporains. L’approche est-elle différente lorsque vous devez traduire un auteur classique ou un auteur contemporain ?

Nathalie Bauer : Pour moi, chaque traduction est une nouvelle traduction. Quand je commence à traduire un livre, j’ai l’impression de n’avoir jamais traduit auparavant. Vous ne pouvez pas vous fier uniquement à l’expérience que vous avez accumulée au fil des ans, même s’il est vrai que plus vous traduisez, mieux vous traduisez. Car chaque livre pose de nouvelles difficultés, lance des défis différents. J’aime beaucoup traduire les classiques et j’ai eu la chance de traduire De Roberto, Levi, Arpino, Ginzburg et Soldati.

Plus les auteurs ont de l’expérience, plus il est facile (et agréable) de les traduire. Avec les contemporains, eh bien, chaque auteur est différent, chaque livre est différent, et les difficultés ne manquent pas. Mais un bon traducteur doit être capable de tout traduire, des classiques à la littérature de genre.

Vous avez traduit des auteurs masculins et féminins. Y a-t-il une différence d’après vous entre la traduction d’un homme ou d’une femme ? Une « traduction femme » existe-t-elle, comme certains le prétendent ?

Nathalie Bauer : Pour moi, l’écriture n’a pas de genre, il n’y a pas d’écriture féminine et d’écriture masculine, il n’y a que de la bonne ou de la mauvaise écriture. De même, il n’y a qu’une bonne ou une mauvaise traduction.

Quel est le secret d’une bonne traduction ? Meschonnic a dit que ce qui fait la différence entre les traductions n’est pas l’interprétation, mais le rythme de l’écriture. Êtes-vous d’accord ?

Nathalie Bauer : On devrait juger une bonne traduction au fait que le lecteur a l’impression que le livre a été écrit dans sa propre langue. Le travail du traducteur est comme un échafaudage qu’on démonte à la fin d’un chantier : il devient invisible. Bien sûr, chaque auteur a ses propres exigences. Par exemple, Marcello Fois, dont j’ai traduit plusieurs livres, m’a toujours demandé de conserver le rythme, les couleurs de son écriture, y compris au détriment du sens. Je pense qu’il a raison. La langue doit être fluide et reproduire toutes les particularités de l’original. Cela ne signifie pas qu’il faut être infidèle au texte, mais il faut maintenir cette sorte de petite « marge » qui permet à la traduction d’offrir un équivalent de l’original.

Il s’agit toujours d’un équilibre difficile entre le texte source et sa traduction...

Nathalie Bauer : Plus qu’un équilibre, c’est une question de « sensibilité » à la langue. Quand on parle deux langues quotidiennement, on se rend vite compte qu’on ne peut pas dire la même chose de la même façon. Par exemple, en ce moment je suis en train de traduire un roman policier qui se déroule à Naples et je me suis aperçue que si je restais trop proche de l’original dans les dialogues, en français ils sonneraient faux, ils seraient invraisemblables. Il faut les reformuler pour les rendre crédibles dans une autre langue. C’est un peu comme une équation mathématique : vous devez obtenir le même résultat, mais avec des moyens différents.

Le dialecte est-il utilisé dans ce roman napolitain que vous êtes en train de traduire ?

Nathalie Bauer : Non, pas dans celui-ci, mais en général je trouve stimulant de traduire un dialecte.

Et comment le traduisez-vous ? Le dialecte constitue certainement l’un des plus grands défis pour les traducteurs de la littérature italienne.

Nathalie Bauer : Il n’existe pas de solution unique. Chaque traducteur a sa propre façon de traiter le dialecte. En France, nous n’avons pas la même situation qu’en Italie. Dans certaines régions, le dialecte est encore parlé, mais seulement par certaines classes sociales. Dans votre pays, au contraire, il est encore très vivant. Il faut donc trouver un moyen de créer une sorte de surprise chez le lecteur français. Lorsqu’un Italien lit des expressions en dialecte, même s’il ne les comprend pas, il peut toujours en deviner le sens.

Dans la traduction, il faut reproduire cet effet de surprise. J’ai récemment traduit la deuxième partie de Canal Mussolini, où il y a trois dialectes différents : celui de la région de Ferrare, d’où viennent les personnages, celui du Latium, le dialecte de la plaine Pontine, où se déroule l’histoire, et un peu de napolitain. Comment reproduire cette variété ? Pour le premier, j’ai inventé quelques mots, j’en ai allongé certains, j’en ai raccourci d’autres. Bref, j’ai essayé de créer un langage à la fois étrange et compréhensible. Pour le dialecte du Latium, j’ai plutôt inséré des interjections, comme des tics linguistiques.

Enfin, pour le napolitain, j’ai ajouté quelques terminaisons différentes. J’essaie toujours de privilégier le côté « poétique » du dialecte. Le choix de traduction que je ne fais jamais est celui de rendre votre dialecte avec un dialecte français, car il y a un aspect socioculturel qui est différent et j’aurais peur d’introduire dans un contexte italien des éléments étrangers.

Les ressources disponibles aujourd’hui sur le net ont-elles facilité le travail du traducteur littéraire ?

Nathalie Bauer : Internet a énormément aidé notre profession. Surtout pour ce qui est du repérage des citations. Aujourd’hui, par exemple, je peux facilement trouver un vers de la Divine Comédie sans avoir à relire tout l’ouvrage. Même les dictionnaires de dialectes en ligne ont accéléré mon travail, car auparavant j’étais obligée de consulter l’auteur en permanence pour avoir des précisions.

Tout à l’heure vous avez mentionné votre travail d’écrivain. Nathalie Bauer est également l’auteur de cinq romans, dont l’un, Des garçons d’avenir (Philippe Rey, 2011) a été traduit en italien (Ragazzi di belle speranze, Cavallo di Ferro, 2013). La traduction a-t-elle une influence sur votre écriture ?

Nathalie Bauer : La traduction et l’écriture sont deux métiers différents. Le traducteur doit toujours rester dans l’ombre, il doit s’annuler derrière l’auteur, sa présence ne doit pas être ressentie.

L’invisibilité du traducteur, bref...

Nathalie Bauer : Eh bien, oui. Par contre, dans l’écriture, il faut tout créer, il faut partir de zéro et construire sa propre voie. Mais ce qui m’aide, entre un roman et un autre, c’est justement mon travail de traducteur. Dans un certain sens, c’est comme si je continuais à écrire à travers l’écriture des autres. La traduction devient alors une sorte de terrain d’entraînement pour l’écriture. Ce n’est pas un hasard si Stefan Zweig répondait, à ceux qui lui demandaient ce qu’il fallait faire pour devenir écrivain, qu’il fallait traduire, car en traduisant, on apprend différentes façons de s’exprimer, d’autres syntaxes, et cela donne un souffle différent à sa propre écriture.

Vous êtes en train d’écrire quelque chose en ce moment ?

Nathalie Bauer : J’ai commencé un roman il y a deux ans. L’année dernière, on m’a commandé de nombreuses traductions en prévision du Salon du livre, où l’Italie devait être le pays invité en 2021 (mais il a finalement été décidé de reporter la participation italienne à 2022). Cette année, j’aurai peut-être plus de temps...

Suivez-vous une méthode précise de traduction ?

Nathalie Bauer : Le travail de traduction est très long. Quand on commence, on pense avoir beaucoup de temps devant soi, mais ensuite il faut continuellement relire le texte, même une cinquantaine de fois, et à un moment donné il faut se fixer un certain nombre de pages à traduire chaque jour. Mais la traduction n’est pas une science exacte : il y a des jours où le travail semble plus facile et d’autres où il l’est moins. Ce que je trouve agréable dans ce métier, c’est justement le fait qu’il y a toujours une certaine dose d’incertitude. On ne sait jamais quel problème n’apparaîtra, à quelles difficultés on sera confronté. Un défi permanent et imprévisible.

 

crédit photo : Richard Overstreet 

 
 
 
 

1 Commentaires

 

Jujube

10/03/2021 à 06:16

Excellentes réponses de Madame Bauer aux questions posées. On est loin du bavardage où ont été évoquées des idées assez fantaisistes (genre, "race", couleur de peau, professionnalisme, expérience oui ou non patentée, polyglottisme ou pas, etc.) comme critères absolus pour la traduction de textes.

Est rappelée ici la position quasi schizophrène du traducteur en action qui passe d'une différence à l'autre quant aux langues interchangeables, la syntaxe, le choix du mot "juste", le rythme du discours, la musicalité de l'ensemble et j'en passe.
Est épinglé aussi ce contraste entre l'autorité, la compétence du traducteur et l'incertitude cependant, le doute qui l'envahit durant tout le processus de la traduction - mutable en création littéraire neuve.
Traduire est presque recycler des mots, donner feu vert à la sensibilité créatrice et user d'une liberté vraie, régie malgré tout par la dictature des mots - d'au moins deux langues.

La traduction est une affaire de mots, ceux de l'un puis d'un autre. La traduction demeure et se lit, le traducteur glisse entre parenthèses.

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Prévenir les catastrophes patrimoniales : “Le temps et l'argent se font rares”

Plusieurs catastrophes patrimoniales de grande envergure, notamment l'incendie de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, ont dernièrement attiré l'attention médiatique et suscité l'émotion populaire. Mais ces événements sont malheureusement assez fréquents : le Groupe d'Aide en cas de Sinistre Patrimonial (GASP), en Normandie, apporte ressources et aides pour prévenir ou limiter ces catastrophes. Anthony Zurawski, chargé de mission au sein de La Fabrique de patrimoines, revient sur les activités du GASP.

03/09/2020, 11:57

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De la plantation à la fabrication de papier : ouverture d’une ferme papetière

Papetiers d’art depuis plus de cinq ans, Laurence et Bruno Pasdeloup se sont lancés dans une nouvelle aventure : ouvrir leur papeterie paysanne. Située dans le hameau de Puyberaud (Creuse), la propriété de près d’un hectare leur permettra de cultiver leurs propres matières premières et d’accueillir collaborateurs et curieux, souhaitant mettre « la main à la pâte ». 

26/08/2020, 14:18

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Île Maurice : la crise Covid a multiplié les “entraves à la liberté d’expression”

Éditrice et fondatrice de la maison Atelier des nomades, à l’ile Maurice, Corinne Fleury raconte l’incidence de la crise sanitaire sur son métier. Après 10 années de parutions, avec son conjoint Anthony Vallet, la réalité devient complexe. Et comme on le constate, l’un des enjeux actuels est celui des atteintes aux libertés d’éditer... qui sont malmenées. 

19/08/2020, 11:19

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La Gazette du Sorcier, deux décennies avec Harry Potter

Animer un site web consacré à une seule œuvre témoigne d'une certaine constance, et le faire pendant vingt ans, d'une passion dévorante. La Gazette du Sorcier, un des principaux sites francophones consacrés à Harry Potter, célèbre en 2020 deux décennies d'informations et de créations autour de l'univers créé par J.K. Rowling. 

17/08/2020, 10:33

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“La valeur des bibliothèques ne se mesure pas uniquement sur du quantitatif”

Baisse de la fréquentation et, surtout des inscriptions : la dernière édition de l'enquête « Pratiques culturelles des Français », assurée par le ministère de la Culture, apportait des chiffres assez peu réjouissants pour les bibliothécaires. L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) appelle toutefois à relativiser ces données, par la voix de sa présidente Alice Bernard.

03/08/2020, 12:15

Autres articles de la rubrique À la loupe

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La loi Climat et résilience briderait inutilement “l’activité de l’industrie papetière”

La « Convention citoyenne pour le climat » est, depuis sa création, présentée comme un moyen pour accélérer la lutte contre le changement climatique. LObjectif premier : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, partout en France. Bien qu’engagée dans cet effort vers une industrie plus « verte », l’Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses a exprimé ses inquiétudes. Nous publions ici leur réaction dans son intégralité.

22/07/2021, 13:17

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Un procès insensé : “L’Internet Archive a un cœur, et sait s’en servir”

Lorsque j'ai entendu parler des poursuites judiciaires pour non-respect du droit d’auteur intentées le 1er juin 2020 aux États-Unis par quatre grands éditeurs (Hachette, Penguin Random House, Wiley, HarperCollins) à l’Internet Archive pour son Open Library, et ce en pleine pandémie, je n’arrivais pas à y croire. Et ce mauvais rêve se transforme en cauchemar puisqu'un procès retentissant doit débuter le 12 novembre 2021.

22/07/2021, 10:42

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Maroc : le procès Radi et Stitou dévoile “une gouvernance par la terreur”

Reporters Sans Frontières parlent d’un « procès de la honte » après que le verdict ait été rendu : la justice marocaine condamne Omar Radi et Imad Stitou au terme d’une « procédure entachée d’irrégularité ». Accusés de viol, d’espionnage ou encore de non-dénonciation d’un crime, la cour de Casablanca n’a pas fait dans la demi-mesure. Jean-Philippe Domecq, Président au PEN Club français du Comité des écrivains persécutés livre ici un texte pétri d’indignation.

21/07/2021, 14:53

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Aux auteurs biélorusses, “nous redisons notre admiration” (Pen Club français)

Les citoyens, militants de la démocratie et auteurs biélorusses viennent de subir une nouvelle vague répressive, en Biélorussie. Sur ordre du président Alexandre Loukachenko, plusieurs centaines d'organisations non gouvernementales ont été visées par des perquisitions, le 14 juillet dernier. Parmi celles-ci, l'Union des écrivains biélorusses et le Pen Club local. Le Pen Club français exprime sa solidarité, dans nos colonnes.

19/07/2021, 09:47

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Les auteurs existent-ils vraiment ?

Avons-nous réellement progressé depuis le bureau de législation dramatique par Beaumarchais, précurseur de la Sacd ou de la Sacem ? Nous en sommes toujours à « Compose Le Boléro ou Born to be alive… scénarise un block-buster… Sois téléchargé un million de fois ou tais-toi ! » ! par Olivier Cohen, membre du conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels.

15/07/2021, 12:23

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Brewster Kahle, archiviste ultra

PORTRAIT – Bientôt au cœur d'un tonitruant procès intenté par quatre grands groupes d'édition américains, la plateforme Internet Archive célèbre, en 2021, ses 25 ans. Depuis 1996, elle abrite des sauvegardes du web mondial, mais aussi des exemplaires numériques de films, enregistrements audio, jeux vidéo, journaux ou encore livres. Portrait du bâtisseur de cette bibliothèque d'Alexandrie, Brewster Kahle.

14/07/2021, 14:53

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“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

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“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut securiser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

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“En réalité, Milan Kundera écrivait déjà en français dans ses romans tchèques”

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

06/07/2021, 13:50

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La littérature, cet outil de connaissance

Le PEN Club, au carrefour international des cultures, est de ce fait bien placé pour constater que la littérature est au croisement de la création et de la connaissance. Ayant pour mission fondatrice la défense de la liberté d’expression et celle-ci n’étant pas divisible, le réseau solidaire des PEN Clubs nationaux a à connaître et faire connaître toute forme d’expression qui est opprimée parce qu’elle porte l’émancipation, la pensée mobile, donc critique, et les mutations de la sensibilité — autant dire : la littérature. Par Jean-Philippe Domecq.

06/07/2021, 10:07

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Le livre numérique, 50 ans d'existence et de lectures

Il fut le compagnon des lecteurs, au cours de cette année pandémique 2020, certains en ont découvert les vertus, par l’offre gratuite et libre de droit, d’autres le coût avec des titres plus récents. Mais le livre numérique, ou ebook, n’est pas ce jeune premier que la presse présente depuis quelques années. Voilà désormais 50 ans que ce format se construit, évolue, à travers les progrès technologiques et les investissements d’entreprises. Bon anniversaire, petit cinquantenaire.

03/07/2021, 11:35

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Des éditions collector de mangas victimes de la spéculation

Depuis le début de l'année 2021, le manga bat tous les records de vente dans les librairies françaises. Pour entretenir l'engouement et s'assurer la fidélité d'un public qui pourrait se contenter de versions numériques, voire de scans illégaux, les éditeurs n'hésitent pas à publier des versions collector, en quantité limitée. Maisons d'édition et libraires ne peuvent toutefois que constater le développement d'un marché parallèle, où la revente se fait au prix d'une intense spéculation.

02/07/2021, 13:23

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Histoire de l’ebook #17 - Les grandes dates du Projet Gutenberg

« Nous considérons le texte électronique comme un nouveau médium, sans véritable relation avec le papier. Le seul point commun est que nous diffusons les mêmes œuvres, mais je ne vois pas comment le papier peut concurrencer le texte électronique une fois que les gens y sont habitués, particulièrement dans les établissements d’enseignement. » (Michael Hart, fondateur du Projet Gutenberg et père de l’ebook)

02/07/2021, 09:21

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Feel good books ? “Est-ce que Sagan, Duras, écrivaient pour faire du bien ?”

Écrire ne m'a jamais fait manger.J'ai fait ce que l'on appelle délicatement des "succès d'estime", ce qui veut dire que je n'ai eu aucune critique négative - quelle chance !-  mais que mes livres se sont vendus au mieux à 2000 ex. Tout cela en étant publiée par de belles maisons. Par Cathy Galliegue.

01/07/2021, 09:09

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Histoire de l’ebook #15 - Un hommage aux bibliothécaires

Le/la bibliothécaire a toujours eu un rôle charnière dans le monde du livre, y compris numérique. Les bibliothèques sont largement couvertes par les médias, mais qu’en est-il de ceux et celles qui les font fonctionner ? Une première version de ce texte fut publiée dans ActuaLitté en 2016. Voici aujourd'hui une version revue et actualisée pour inclure les ultimes développements de la profession. L’auteure fut elle-même bibliothécaire avant d’être traductrice.

30/06/2021, 10:29

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Histoire de l’ebook #14 - L’ebook vu par quelques pionniers

Voici le sentiment de plusieurs pionniers du livre numérique interviewés par courriel au fil des ans pour mes articles et livres sur le sujet: Michael Hart (Projet Gutenberg), John Mark Ockerbloom (The Online Book Page), Robert Beard (A Web of Online Dictionaries), Jean-Paul (Cotres.net), Nicolas Pewny (Le Choucas), Marc Autret (Indiscripts), Pierre Schweitzer (@folio), Denis Zwirn (Numilog) et Henri “Henk” Slettenhaar (Silicon Valley Association).

29/06/2021, 09:23

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Amis auteurs, “ne nous trompons pas de combat”

Avant même le rapport Racine, remis en janvier 2020 au ministre de la Culture, qui reconnaissait la paupérisation des artistes-auteurs, ces derniers alertaient sur une baisse de leurs revenus et une dégradation de leurs conditions de travail et de vie. Selon Paola Appelius, traductrice littéraire et présidente de l'Association des traducteurs littéraires de France, les préoccupations ont été entendues, et le travail d'amélioration a bel et bien commencé. Nous reproduisons ci-dessous sa lettre ouverte aux auteurs.

29/06/2021, 09:04

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Histoire de l’ebook #13 - L'Internet Archive, une bibliothèque planétaire

L’Internet Archive est fondée en avril 1996 par Brewster Kahle à San Francisco (Californie) pour préserver un historique de l’internet. D'abord « bibliothèque de l’internet » avec la Wayback Machine, qui permet de voir l’évolution d’un site web depuis 1996, elle devient ensuite « une bibliothèque numérique à but non lucratif destinée à procurer un accès universel au savoir humain ». Elle propose deux millions de livres numérisés en mars 2010. Dix ans plus tard, elle est la plus grande bibliothèque numérique publique mondiale.

28/06/2021, 09:32

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Rentrée littéraire : la critique, le lecteur, le libraire et le quatre-quart

Encore deux mois de patience avant de trouver sur les tables de librairies, dans les dossiers ventrus de la presse, les titres de la prochaine rentrée littéraire. Alors parleront auteurs, éditeurs, journalistes, parfois quelques lecteurs dont la notoriété médiatique fera croire à une influence réelle sur les envies mouvantes des lecteurs. Qui mieux qu'un libraire, artisan besogneux de cette grand'messe dont il ne retirera lui-même ni lauriers ni couronne, pour poser un regard distancié, frondeur, amusé, bienveillant sur ce rituel que d'aucuns conspuent à loisir, avant que de s'y sacrifier ?

27/06/2021, 11:04

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Histoire de l’ebook #12 - De Google Print à Google Books

Google lance Google Print en mai 2005 en partenariat avec des éditeurs et des bibliothèques, puis le suspend trois mois plus tard suite à un conflit avec les associations américaines d'auteurs et d'éditeurs. Le programme reprend en août 2006 sous le nom de Google Books (Google Livres) et numérise les milliers de livres de bibliothèques partenaires. Mais Google continue de numériser des livres sous droits sans l'autorisation préalable des ayants droit, et le conflit se poursuit. Après une longue saga judiciaire de près de dix ans, la justice américaine tranche en octobre 2015 en faveur de Google.

27/06/2021, 10:34

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Histoire de l’ebook #11 - La licence Creative Commons

Créée en 2001 à l'initiative de Lawrence “Larry” Lessig, la licence Creative Commons a pour but de favoriser la diffusion et la réutilisation d'œuvres numériques tout en protégeant le droit d'auteur. De nombreux auteurs et autres créateurs souhaitent en effet utiliser le réseau de diffusion qu’offre l’internet tout en contrôlant les droits sur leurs œuvres, mais le copyright traditionnel leur semble trop restrictif. Creative Commons fête ses 20 ans en juin 2021 avec 2 milliards d’œuvres sous licence Creative Commons.

25/06/2021, 09:58

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Histoire de l'ebook #10 - Wikipédia, une encyclopédie planétaire

Lancée en janvier 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia est une encyclopédie gratuite en ligne écrite collectivement et dont le contenu est librement réutilisable. Rédigés par des milliers de volontaires dans des dizaines de langues, les articles et les illustrations restent la propriété de leurs auteurs. Leur libre utilisation est régie par la licence GFDL puis par la licence Creative Commons. Wikipédia comprend 17 millions d’articles dans 270 langues en 2011, avec 400 millions de visiteurs par mois. D'autres encyclopédies collaboratives suivent, par exemple l’Encyclopedia of Life.

24/06/2021, 09:42

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Chris Ware : “Aux États-Unis, la BD n'est même pas considérée comme un art”

Grand Prix de la ville d'Angoulême 2021, l'auteur américain Chris Ware rejoint un panthéon qui réunit déjà Emmanuel Guibert, Rumiko Takahashi, Katsuhiro Ōtomo, Art Spiegelman ou encore François Schuiten. Dans une lettre reproduite ci-dessous, il salue l'affection et la déférence que la France consacre au 9e art.

23/06/2021, 10:28

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Histoire de l’ebook #9 - L’EPUB devient le format standard

Le format EPUB succède au format OeB (Open eBook) en avril 2005 en tant que standard du livre numérique et supplante peu à peu le format pionnier PDF. « Totalement différent du PDF, le format EPUB permet d’afficher un texte ajusté au tout dernier moment en fonction de l’écran et des choix du lecteur au moment précis de la lecture. Plusieurs applications permettent de créer un fichier EPUB directement, dont des logiciels libres. La plupart des liseuses sont compatibles avec le format EPUB. » (Nicolas Pewny, consultant en édition électronique)

23/06/2021, 09:27

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Histoire de l’ebook #8 - Premières expériences d’auteurs de best-sellers

Le maître du suspense américain Stephen King est le premier auteur de best-sellers à se lancer dans l’aventure numérique en 2000, malgré les risques commerciaux encourus. Il autopublie un roman épistolaire inédit en plusieurs épisodes sur un site web créé à cet effet, avec un résultat mitigé, avant de nouvelles expériences avec son éditeur. D'autres auteurs de best-sellers tentent eux aussi l’aventure numérique avec leurs éditeurs, par exemple Frederick Forsyth en Grande-Bretagne, Arturo Pérez-Reverte en Espagne et Paulo Coelho au Brésil.

22/06/2021, 10:05

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Queenie, histoire d'une gangster venue de Martinique, pour conquérir Harlem

Stephanie Saint-Clair. Avec un nom pareil, elle aurait pu faire du music-hall. Et d’une certaine manière, elle fut la reine de la nuit. Au cœur de Harlem, elle devint Queenie, cheffe de gang respectée au sein de Harlem : protectrice d’une communauté noire contre les policiers — déjà ! —, elle mena tambour battant une carrière dans la loterie clandestine. Nous sommes en 1933, la prohibition a pris fin, et cette Martiniquaise, ayant migré une vingtaine d’années plus tôt à New York affronte la mafia italienne, regardant les hommes droit dans les yeux. Queenie, plus qu’une gangster généreuse : un symbole.

22/06/2021, 08:05

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Histoire de l’ebook #7 - Premiers dictionnaires et encyclopédies en ligne

Disponibles en ligne au tournant du millénaire, les premiers dictionnaires et encyclopédies de référence émanent de versions imprimées, par exemple le Dictionnaire universel francophone (Hachette), WebEncyclo (Atlas) ou encore le site de l’Encyclopaedia Universalis. Suivent des outils de référence conçus directement pour le web, par exemple le Grand dictionnaire terminologique (GDT) du Québec et WordReference.com. Wikipédia fera l’objet d’un article spécifique.

21/06/2021, 09:28

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Italie et France : le livre en partage

Les liens qui rattachent la France et l’Italie se mesurent autant à la passion dévorante dont témoignait Stendhal qu’aux centaines de lecteurs venus à Turin, en 2017, assister à une rencontre avec Daniel Pennac. Dans les allées du Salon du livre, une file d’attente colossale, impatiente, témoignait d’une authentique ferveur.

21/06/2021, 09:00

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Histoire de l’ebook #6  - E Ink, une technologie d'encre électronique

Les recherches sur l’encre électronique débutent à la fin des années 1990 au sein de la société E Ink pour offrir un meilleur écran aux liseuses en attendant le papier électronique. E Ink présente le prototype de son écran en 2002 et le commercialise en 2004. Un projet un peu différent est la technologie Gyricon développée par Xerox. Radicalement novateur lui aussi dans un domaine connexe, le projet @folio voit le jour en France dès 1996 mais reste malheureusement à l’état de prototype faute de soutien financier.

19/06/2021, 11:19

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La lecture dans les établissements de santé, “espace d’intimité, d’évasion, de liberté”

La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) s'engage dans une vaste opération de rapprochement entre les professionnels de la santé et ceux de la lecture publique, pour multiplier les projets culturels autour du livre et de la lecture dans les établissements de santé. Nous reproduisons ci-dessous le plaidoyer de la fédération, destiné à convaincre de l'importance cruciale de la lecture dans le parcours de soins.

18/06/2021, 15:06

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Histoire de l'ebook #5 - Les premières liseuses    

Sans surprise, les premières liseuses voient le jour dans la Silicon Valley, terre des projets technologiques les plus fous, avec les fonds nécessaires pour les développer. Ces liseuses sont le Rocket eBook (de NuvoMedia) et le SoftBook Reader (de SoftBook Press), qui virent le jour en 1998. D'autres modèles suivent, par exemple le Gemstar eBook (de Gemstar) en 2000, le LIBRIe (de Sony) en 2004, le Cybook Gen2 (de Bookeen) à la même date, le Sony Reader (de Sony) en 2006, le Kindle (d'Amazon) en 2007, le Nook (de Barnes & Noble) en 2009 et l'iPad (d'Apple) en 2010. 

 

18/06/2021, 11:31

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Histoire de l'ebook #4 - Du PDA au smartphone

En 2001, la liseuse n’a pas encore gagné son pari. On compte 17 millions de PDA (Personal Digital Assistants) dans le monde pour seulement 100.000 liseuses, d'après un Seybold Report publié en avril 2001. 13,2 millions de PDA sont vendus en 2001, dont le Palm Pilot (lancé en mars 1996) et le Pocket PC de Microsoft (lancé en mars 2000). En 2005, le PDA laisse progressivement la place au smartphone. L’iPhone d’Apple (lancé en juin 2007) devient le produit phare de toute une génération.

17/06/2021, 09:43

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Histoire de l’ebook #3 - Les débuts de Gallica, bibliothèque numérique de la BnF

Gallica est inauguré en octobre 1997 avec des textes et des images du XIXe siècle francophone, « siècle de l’édition et de la presse moderne, siècle du roman mais aussi des grandes synthèses historiques et philosophiques, siècle scientifique et technique ». Gallica élargit ensuite son champ d’action et devient rapidement l’une des grandes bibliothèques numériques mondiales.

16/06/2021, 13:19

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Histoire de l’ebook #2 - Gabriel, portail des bibliothèques nationales européennes

Mis en ligne en janvier 1997, Gabriel est un portail trilingue (anglais, allemand, français) offrant un point d’accès unique aux services internet des bibliothèques nationales européennes. Sans les patients efforts de Gabriel (et de l’European Library), la bibliothèque numérique européenne Europeana n’aurait peut-être jamais vu le jour dix ans plus tard.

15/06/2021, 09:29

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Librairie Les mots à la bouche : transmettre culture et héritage LGBT+, inlassablement

Nouvellement installée dans le XIe arrondissement de Paris, la librairie LGBT+ Les mots à la bouche lançait ce 31 mai un crowdfunding pour changer son modèle économique et devenir une société coopérative. Avec 40.000 euros réunis en à peine trois jours, les membres de la SCOP sont aujourd’hui assurés de pouvoir reprendre l'entreprise. Une façon pour le lieu de continuer à vivre dans les mains d’une nouvelle génération de libraires engagés, ayant à cœur de prolonger l’héritage LBGT. Mais aussi de proposer une littérature qui raconte ses luttes et son histoire.

14/06/2021, 18:01

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Histoire de l’ebook #1 - Le PDF, format pionnier lancé par Adobe

L’ebook aura bientôt 50 ans. Non, il ne fait pas son âge. Mais pour mieux contextualiser son existence, ActuaLitté vous propose de retrouver une série d’articles, rédigés par Marie Lebert, pour bien mener les célébrations. Peu après les débuts du web en 1990, la société Adobe lance en juin 1993 le format PDF (Portable Document Format), tout comme l’Acrobat Reader (gratuit, pour lire les PDF) et l’Adobe Acrobat (payant, pour créer les PDF).

14/06/2021, 09:51