#Economie

L’avenir du livre : payer encore moins les auteurs pour produire encore plus ?

Depuis la diffusion du rapport de Bruno Racine, une certaine crispation règne dans l’industrie du livre. À ce titre, les tensions vécues lors du festival de la BD d’Angoulême sont particulièrement évocatrices. Au-delà du constat posé sur la situation des artistes-auteurs, ses recommandations font grincer des dents. Avec même un esprit corporatiste qui surgit — renvoyant notamment les parties à une étude d’impact.

Le 06/02/2020 à 10:44 par Nicolas Gary

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06/02/2020 à 10:44

Nicolas Gary

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ActuaLitté

La vice-présidente de la Ligue des auteurs professionnels, Samantha Bailly, s’était lancée dans un exercice d’explication méthodique. Nous revenons avec elle sur certains éléments.

© Benjamin Chaud

ActuaLitté : Le rapport Racine fait l’unanimité chez les artistes-auteurs. Mais le Syndicat national de l'Édition fait montre de plus de réserves. De même que les organismes de gestion collective, qui ne l’accueillent que du bout des lèvres. Pourquoi, selon vous ?

Mais comme le souligne le rapport, le droit d’auteur s’intéresse uniquement à l’exploitation des œuvres, pas à ce qui préexiste : nos conditions de création. Plus encore, le rapport pointe la question des « irrépartissables », c’est-à-dire l’argent non réclamé par les auteurs et autrices, qui au bout de plusieurs années alimente la trésorerie des OGC et/ou des dispositifs d’action culturelle. Le rapport met en exergue ce paradoxe : l’argent généré au nom du droit d’auteur finance finalement très peu… les auteurs et autrices eux-mêmes.

© Roland Garrigue
Le rapport recommande de renforcer la défense collective par leurs syndicats, les seuls à même de représenter les intérêts moraux et matériels d’une profession. Nous sommes aujourd’hui dans une situation où les syndicats de tous les métiers créatifs survivent sur le bénévolat de quelques bonnes âmes, parvenant parfois à recruter des salariés en multipliant des subventions et des projets culturels… qui les éloignent de leur but premier. Ces subventions ne vont pas sans poser des questions de dépendance.

Or, en France, la représentation professionnelle se base sur des critères clairs, l’indépendance étant l’un d’entre eux.

Samantha Bailly : Oui. Ainsi, la brillante solution proposée par le rapport Racine est de réorienter une partie des irrépartissables vers le financement pérenne de syndicats élus via des élections professionnelles, et ce sans condition, assurant ainsi moyens et indépendance. Concrètement, cela signifie donc rerouter une partie de l’argent du droit d’auteur perçu par les sociétés de gestion collectives vers les organisations professionnelles élues par les artistes-auteurs eux-mêmes. L’argent des auteurs et autrices qui retourne à la défense des intérêts de la profession.

Aucun OGC n’a montré à ce jour son soutien à ce dispositif, les communiqués allant plutôt dans le sens inverse. Cela dévoile une simple réalité : une société de gestion collective doit défendre les intérêts de sa société. C’est normal. Mais, en attendant, il ne faudrait pas que les auteurs et autrices voient d’un côté les OGC avec de somptueux hôtels particuliers et la gestion de millions d’euros, et de l’autre des syndicats exsangues avec une population d’auteurs et d’autrices dont 41 %, vivent avec moins que le SMIC.


Est-ce qu’un OGC montrera bientôt son soutien à ce mécanisme visant à soutenir la défense collective des artistes-auteurs ? Ou y verront-ils une opposition à l’idée de financer enfin la défense de leurs professions, avec une approche leur permettant d’améliorer leurs conditions de vie ? L’avenir nous le dira rapidement.

En fait, le rapport Bruno Racine agit comme un révélateur qui permet à tous les auteurs et autrices de voir de façon très lucide les forces en jeu. Et une question doit se poser : qui aujourd’hui défend non pas « le droit d’auteur » au sens large, mais les « droits des auteurs ». Autrement dit, qui défend les conditions de création des artistes-auteurs, et avec quels moyens ? La réponse : les syndicats, et sans moyens. Ce qui explique aussi notre faiblesse dans les négociations et la dégradation si rapide de nos conditions.

Le Syndicat national de l'Édition regrette qu’il n’y ait pas d’étude d’impact. Qu’est-ce que cela apporterait ? 

Samantha Bailly : Il y a un dessin très drôle de Sylvain Frécon à ce sujet, qui résume sans doute bien la situation… Les études sont une façon de gagner du temps. Exemple : en 2017, on a proposé de répondre à nos inquiétudes sur la rémunération en littérature jeunesse par une étude de secteur jeunesse. Nous sommes en 2020, l’étude n’est toujours pas sortie. Honnêtement, des chiffres, des études, des constats, nous en avons déjà assez. D’ailleurs, nous avons joué le jeu, et au final, le temps s’écoule et rien ne change.

Le rapport Racine ne traite pas de la chaîne du livre, sa mission était bien d’enfin mettre le projecteur sur les artistes-auteurs et de trouver des solutions pour les remettre au centre et des politiques culturelles, et des industries créatives. C’est chose faite. Si évidemment certains sujets méritent un véritable dialogue social et une structuration interprofessionnelle, comme le contrat de commande, le ministre a été très clair. Ce rapport est fait pour être mis en œuvre.

Quelle menace pèserait sur la chaîne du livre, si la rémunération des auteurs était réévaluée ?

Samantha Bailly : J’aimerais bien d’abord qu’on cible le sujet : les auteurs et autrices français. Car de fait, ces derniers ne représentent finalement qu’une portion des auteurs et autrices publiés sur le territoire français, quand on voit le nombre important d’importations via les traductions. Le SNE donne le chiffre de droits d’auteur générés dans le livre, mais le résultat de ces calculs est biaisé : dans ces droits d’auteur, combien sont reversés à des auteurs et autrices français, combien à l’étranger ?

Nous savons que, de fait, les cessions étrangères représentent des montants faramineux en comparaison de nos maigres à-valoir. Et combien parmi ces droits d’auteur sont reversés aux directeurs de collection de façon légale... ou illégale ?

En fait, quand des groupes éditoriaux font des acquisitions de droits à l’étranger, il n’y a aucun problème pour verser des montants d’à-valoir à cinq chiffres, voire plus, des pourcentages à 10-12-14 % – cela uniquement pour les droits d’exploitation France, sur une durée limitée et en plus d’importants frais de traduction [Ndlr : le Centre national du livre a apporté en 2018 plus de 3,3 millions € d’aides à la traduction pour les éditeurs]. De l’autre côté, nous avons les auteurs et autrices français, avec des à-valoir moindres, des pourcentages moindres, qui n’engendrent aucun frais de traduction, qui cèdent la totalité de leurs droits patrimoniaux sur le périmètre de l’édition, et plus encore (audiovisuel, produits dérivés, droits étranger, etc.) et ceci pour 70 ans après leur mort.

Je ne vois pas en quoi revaloriser les rémunérations des auteurs et autrices français « menacerait » la chaîne du livre : la chaîne du livre est tout à fait capable de s’adapter à une rémunération des auteurs et autrices plus importante, comme elle le fait avec ses acquisitions de droits étrangers. D’ailleurs, notez que ce sont ces titres qui ont été acquis pour d’importantes sommes qui sont les plus visibles et défendus. Logique : les groupes éditoriaux ont investi, donc le tirage va avec, le plan de communication, la mise en place, et donc les ventes.


© Xavier Collette

En quoi accorder une rémunération minimale – les fameux 10 % de droits d’auteurs demandés – aurait pour conséquence de publier moins ?


© Paul Bona

Cependant, dans une récente interview aux Échos, le président du SNE parle bien de “métier” pour les auteurs : n’est-ce pas une avancée ?

Dessin de Morvandiau (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)
Nous l’avons vu lors des États Généraux du livre, cela illustrait bien finalement ces négociations : on demande 10 %, on nous répond non. Nous voilà bien avancés. Je l’ai dit lors des États Généraux publiquement, et je le pense toujours : notre seul recours désormais est l’intervention de l’État, pour rebattre les cartes et créer un cadre plus favorable à des avancées majeures. La crise est trop grande pour nous contenter de petites avancées, il faut bien plus d’ambition et une vision plus transversale.

En peu de temps, nous nous sommes rapprochés d’autres syndicats de métiers créatifs (scénaristes, vidéastes, peintres, plasticiens, etc.). Nous construisons actuellement, et c’est inédit, notre culture artistes-auteurs. Peu importe le secteur économique, nous avons les mêmes problèmes structurels avec les exploitants des œuvres. Les organisations professionnelles sont trop faibles dans le rapport de force.

D’où la nécessité de revoir la représentativité professionnelle de façon claire et démocratique, avec des critères objectifs, tout en équipant et finançant enfin les syndicats pour que ces derniers puissent peser dans les négociations, selon leurs secteurs bien sûr, mais avec cette vision transversale qui manque tant. Cela veut dire reconstruire un cadre de négociation beaucoup plus encadré, sous l’égide de l’Etat, avec un calendrier de résultats, une obligation de négociation et dans un état d’esprit plus transversal.

Nous sommes artistes-auteurs parce que nous créons, pas en fonction de notre secteur économique. C’est dans ce sens que va la proposition du Conseil des Artistes-Auteurs du rapport Racine, que de nombreux syndicats estiment être l’une des mesures prioritaires, pour nous redonner une chance de peser dans les négociations.

Le rapport de Bruno Racine porte absolument toutes les clefs dont nous avons besoin pour enfin sortir de cette triple crise : économique, sociale et administrative. Nous espérons vivement que le ministre de la Culture s’emparera de ces 23 propositions pour les entériner à la fois rapidement pour celles qui le permettent, mais aussi de façon très construite. De fait, on le voit, c’est un véritable chantier. Nous devons rebâtir. 

Dossier - De l'auteur à la création : le rapport Racine, une nouvelle politique publique

22 Commentaires

 

Toto

06/02/2020 à 11:33

La solution : dans un gâteau, on coupe à part égale. C'est le minimum quand on est honnête.
Tout le reste est du vent...
Ça fait donc 20% pour les auteurs. C'est donc un... minimum.

koinsky

22/02/2020 à 22:36

Eh oui, bien évidement ! Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement.

Pedro Mota

06/02/2020 à 13:20

Je suis libraire depuis 25 ans et indépendant depuis 2003.
J'ai vu mon métier évolué, en mal: surproduction éditoriale, difficulté à faire un véritable travail de valorisation du fond, l’impression de faire du remplissage de rayons plutôt que de valoriser les livres.
Je lis et j'entends toutes les remarques amplement fondées sur les difficultés des auteurs, leur paupérisation croissante.
Je suis le premier à le déplorer car quand je propose un livre à un lecteur, je propose le travail d'un auteur et/ou illustrateur, je propose quelque chose qui m'a plu en tant que lecteur et que j'ai envie de partager, de transmettre.
Je suis le premier à dire qu'il faudrait améliorer les rémunérations des auteurs.
Petite anecdote; récemment je reçois un représentant d'un grand groupe de distribution. On m'annonce que les CGV consenties vont évoluer, que mon CA BD a baissé de 1000€ sur l'année 2019. Je lui réponds que je comprends, et que si la baisse de ma remise venait à permettre l'augmentation de celles des auteurs, je trouverai cela normal. Non, je n'y était pas du tout, ce groupe de distribution avait plutôt comme objectif de réorganiser les remises consenties entre les différents circuits de distribution...
L'article évoque aussi un aspect qui trop souvent échappe au radar : la question des groupes qui possèdent également leur propre structure de diffusion/distribution.
Pour rappel, Vincent Bolloré a racheté Editis en fin d'année 2018. Et ce n'est certainement pas par philanthropie ou par amour de l'art...

Geoffrey Finance

08/02/2020 à 21:10

Libraire et indépendant également, je ne peux qu'appuyer ce commentaire.

Personnellement, je ne cesse de me poser la question de savoir qui, parmi les acteurs du monde du livre, tire réellement son épingle du jeu? Pas les auteurs, on est d'accord, pas les libraires non plus (CA en hausse légère ici, mais taux de retours explosé avec repercussion sur les frais de transport correlés en plus à des achats/mises en place galopantes quand bien même on essaye de faire le contraire...), pas les éditeurs si on en croit leurs déclarations...
Je me pose sérieusement la question quant aux diffuseurs (et distributeurs) qui semble t'il dégagent des marges assez honorables et qui se permettent encore le luxe de réorganiser leurs équipes de diffusion de façon incompréhensible en leur demandant toujours plus, toujours mieux à l'encontre parfois du bon sens.

Tout ça est très nébuleux.

Fantöm

06/02/2020 à 13:34

Je suis très engagé dans le combat des auteurs, mais 20%, c'est méconnaitre totalement le milieu. Avec notre maison d'édition, beaucoup de nos contrats montent à 15 % droits d'auteur, c'est extrêmement rare. Nos contrats sont parmi les plus protecteurs que j'ai pu voir en 11 ans de carrière. On a la chance d'avoir aussi des crowdfundings, une grosse communauté, de faire des salons deux fois par mois, donc on a pas mal de ventes en direct et pourtant, ça fait deux ans que notre société est en négatif de 30 000 euros. Les choses ne fonctionnent pas ainsi. La revendication des 20%, je veux bien, mais il faut que tu complètes ton message en précisant que le diffuseur, le distributeur et le libraire ainsi que la TVA se délectent d'une partie des 60 à 70% qu'ils ponctionnent sur chaque livre, sans parler de l'imprimeur, du maquettiste, etc... Avec 20% pour l'auteur, il resterait moins de 10% pour l'éditeur, donc je ne vois pas comment il pourrait rembourser ses 25 000 euros d'investissement sur une BD à moins d'en vendre minimum 40 000, choque que TRES PEU d'auteurs arrivent à faire. Donc oui, il faut un minimum de 10% c'est indispensable, mais pour 20%, il faudrait que l'auteur en question offre une garantie de vendre au moins 40 000 bouquin, ce qui ne concerne même pas 5 % auteurs en activité. Bref, c'est un vaste sujet. ^^

Black Bullet

07/02/2020 à 03:34

Bonjour, comment ça se passe entre un éditeur / un auteur et un crowdfunding, je sais que l'argent au delà du minimum requis par Aerinn était pour elle (pour prendre un exemple), cela remplace l'acompte ? ou cet argent est "bonus" pour l'auteur ?

koinsky

07/02/2020 à 10:15

Absolument ! Vous oubliez juste le distributeur.

Toto

07/02/2020 à 07:34

Je pense que je me suis mal fait comprendre...
20%, ce n'est pas la galette de l'auteur sur la part de l'éditeur : c'est la répartition juste du coût final de l'œuvre réparti entre les cinq acteurs majeurs : auteur, éditeur, imprimeur, diffuseur et libraire.
Il est sûr que ça va en faire grincer des dents, mais réparti ainsi, l'éditeur et l'auteur ont un combat COMMUN à mener...
En tout cas, ravi que vous ayez cette politique envers les auteurs : c'est quand même très rare aujourd'hui.

koinsky

23/02/2020 à 06:30

"20%, le minimum des 100 !".

Vous l'avez dit, c'est pas politiquement correct mais c'est ça : "(...) pour 20%, il faudrait que l'auteur en question offre une garantie de vendre au moins 40 000 bouquin, ce qui ne concerne même pas 5 % auteurs en activité." Il faut donc une sélection des manuscrits bien plus rigoureuse, beaucoup moins de livres édités, un bien meilleur accompagnement pour chacun, bref sortir de la logique productiviste industrielle pour entrer dans une logique de qualité, de rareté...".

"20%, le minimum des 100".

WizardSpike

06/02/2020 à 17:10

Bonjour à tous.

Je n'y connais rien du tout, je me positionne en toute fin de chaine : consommateur.


OU va l'argent d'une oeuvre ?
Si l'on réduit la chaine de création d'une oeuvre papier (une BD par exemple) à sa plus simple [removed]de manière théorique), on arrive à ça:

Auteur => Imprimeur => Libraire

Alors certes, les auteurs ne peuvent pas se diffuser seuls, s'ajoute alors l'éditeur:

Auteur => Editeur => Imprimeur => Libraire

On a 4 parts:
Sur le prix final de l'oeuvre en librairie, on retire :
- le prix de la matière première utilisée par l'imprimeur (papier/encre),
- La TVA
- ainsi que le prix de la livraison (que je ne fait délibérément pas apparaitre dans les acteurs d'une oeuvre)

Il serait intéressant de savoir à combien se chiffrent ces 3 dépenses incompressibles. Si ça représente déjà la moitié du prix du bouquin, alors il est évident que la partie 'auteur' ne pourra pas toucher les 20 pourcents proposés par Toto, mais seulement 12.5. (on s'approche de ce qu'explique Fantöm).


Le reste, qui est donc la marge (non nette d'impot), serait alors divisé par 4, chacun sa part. Et chacun paierait ses impots sur son quart (ce qui diminue encore le pourcentage...).

Les différentes parties (Auteur/Editeur/Imprimeur/Libraire) seront souvent composées de plusieurs personnes ou entitées (prestataires...), qui devront se partager le quartier respectif.

Que l'une des parties considère qu'elle investit plus que les autres, qu'elle est plus méritante ou autre, apparait irrecevable. Chacun se doit d'être rentable à son niveau, car tous profiterons, à part égale, du succès potentiel de l'oeuvre en question. C'est un travail collectif.


Ce raisonnement purement théorique me met le doute sur un point:

Si on parle en terme de projet dans sa globalité:
Auteur (création) => Editeur (Diffusion) => Imprimeur (Contruction) => Libraire (Mise à Disposition)

La partie 'Auteur' doit vivre sur ses propres créations, sur les seuls projets qu'il créé.
En revanche, les 3 autres parties vont avoir facilement accès à plusieurs projets, et constituer un chiffre d'affaire basé sur la quantité de projets qui leur passera dans les mains. Mais il faut aussi comprendre qu'ils ont beaucoup plus de dépense et d'investissement (locaux, multiple salariés, machines etc...).


Mais c'est un vaste sujet comme le dit Fantöm...


Comme rien n'est quantifiable humainement, j'aurais tendance à penser qu'il faut rester sur cette simple division par 4 de la marge de la vente.

... mais qui pour piloter tout ça ???

FrancoisBegnez

06/02/2020 à 20:56

@WizardSpike : il manque le distributeur dans l'équation.
Si l'investissement financier est plutôt facile à mesurer pour l'éditeur (maquette, impression, distribution...) qu'en est-il de l'investissement l'auteur ? Il passe entre 6 mois et 10 ans pour créer sa BD (je fais large, mais c'est ça) pour ne gagner que 5 à 10% du prix de vente du livre, rarement plus.

WizardSpike

07/02/2020 à 10:38

C'est pas l'Editeur qui distribue ?

Parce qu'il sert à quoi sinon ? Pour moi l'éditeur fait le lien entre l'auteur, l'imprimeur et les libraires.
Sinon à quoi sert-il ? certes, il peut avoir également quelque expérience du métier, apporter éventuellement quelques conseils aux auteurs (surtout pour ceux qui débutent), mais pour moi son rôle est surtout administratif et relationnel, donc il devrait remplir la fonction du distributeur.
Et c'est la raison pour laquelle, dans mon raisonnement précédent, j'ai pris en compte la livraison dans le prix final du livre. (lorsque je parlais de livraison, je parlais de la livraison en librairie, et non de la livraison chez le consommateur qui est forcément un coût supplémentaire ajouté après la vente)

FrancoisBegnez

07/02/2020 à 11:07

J'ai écrit "distributeur", mais le terme exact est diffuseur.
C'est-à-dire celui qui s'occupe de la livraison. Il est choisi par l'éditeur, comme l'imprimeur. En tout cas, cela représente une partie du coût d'un livre.

Raz

07/02/2020 à 11:35

Pensez à rajouter les postes suivants dans la chaîne de création du livre : compositeur, maquettiste, relecteur, fabricant, photograveur et papetier.

Avec tous les acteurs de la chaîne, vous verrez que c'est bien plus compliqué que ça. Et j'en ai forcément oublié.

Hervé

07/02/2020 à 12:13

Alors en fait c'est en 6 qu'il faut diviser le gâteau:
Auteur(création) => Editeur(pilotage global et apport financier de démarrage) => Diffuseur(commercial et vente) => Distributeur(stockage et livraison aux librairies) => Libraire(Mise à dispo lecteurs) + TVA & taxes diverses

Les coûts de l'imprimeur sont apportés par l'éditeur, tout comme l'avance sur droit de l'auteur.

WizardSpike

07/02/2020 à 15:55

Bah le problème c'est que si pour vendre une pomme, il faut considérer avoir le propriétaire du terrain, le planteur de pommier, le soigneur de pommier, l'épandeur (pour les fertilisants), le vérificateur, le récolteur, le transporteur, le trieur, l'higiène, le stockeur, le négociant, le commercial, le publicitaire (publiciste ?), l'organisateur de panier.... Enfin on ne s'en sort plus... :)

Hervé

07/02/2020 à 16:49

Eh oui!! :-)
C'est justement le souci de toute cette histoire, hélas...
Maintenant, de plus en plus d'éditeurs ont aussi leur propre diffuseur et leur propre distributeur.
Donc ça limite les acteurs (Auteur=>Editeur(Imprimeur+Diffuseur+Distributeur)=>Libraire)
Mais le souci, c'est que l'éditeur dans ce cas, ne réduits pas les prix cumulés...

koinsky

07/02/2020 à 06:25

Ce rapport aura au moins eu le mérite, s'il est mis en oeuvre, de briser l'omettra sur les conditions de vie de l'auteur dont aucun autre acteur de la chaîne du livre ne voudrait pour lui-même. Il porte un coup de projecteur sur un déni de réalité et sur la mauvaise foi de ceux-ci pour tenter de justifier leurs gains indus et scandaleux obtenus sur le dos des auteurs.

JB

07/02/2020 à 08:23

Je suis chez un éditeur qui m'a tout de suite proposé 10% au minimum, et une avance. L'idée selon laquelle ce minimum, ou le versement d'avances, serait un coût insupportable pour l'industrie, est absolument ridicule. Un mensonge absolument éhonté propagé en général, si vous regardez bien, par des messieurs d'un certains âge pour qui tout changement est douloureux, à cause de leur arthrose.

Lily

07/02/2020 à 10:37

L'auteur est et restera le mouton de la farce! Financièrement parlant. Le papier ruine l'économie
du livre et la couche d'ozone... sans oublier la TVA. La littérature, une peau de chagrin dans le domaine éditorial. Qui s'en soucie ? Que les gros salaires lèvent le doigt. Mister, plume! Revenons à la craie et écrivons sur les trottoirs, oeuvre éphémère, ça leur coûtera pas un rond!

Jujube

08/02/2020 à 05:29

Dialogue sur un trottoir:

- La craie, ça existe encore?
- M'enfin, c'est quoi, à ton avis, une craie-ation!

Lily

08/02/2020 à 10:48

(Jujube) ... craie-action. Très joli! Merci pour ce bon mot, bitumé!

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Arkham, 1941. Le corps déchiqueté du détective Mike Danjer est retrouvé au milieu d'un monceau de papiers. Il pourrait s'agir à première vue d'un banal meurtre en chambre close. L'examen des feuillets souillés, un dossier qu'il avait constitué au fil d'une très longue enquête, démontre qu'il avait mis au jour un indicible complot. Dans le Dossier Arkham, Alex Nikolavitch nous embarque dans une aventure lovecraftienne passionnante. Et nous en dévoile ici les arcanes.

28/12/2020, 09:41

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L'Iconopop, pour plus de poésie : “Nous sommes l’allumette”

L’Iconopop est la nouvelle collection de L’Iconoclaste. Plus que de poésie, il y est question d’une parole qui vibre, qu’on lit et qui se vit à la scène, dans la rue, dans un pré, sur la toile... qu’importe ! Juste des mots sans tabou à déguster, à crier, à partager. Partout et surtout pas dans les sages cercles d’initiés. Un duo éditorial de choc se charge de coucher sur papier l’électricité contenue dans ces rumeurs éclatantes : Cécile Coulon, romancière, poète, et Alexandre Bord, ancien camarade libraire.

22/12/2020, 08:00

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Michèle Benbunan : avec Vivendi, Editis “est présent dans tous les univers médias”

« Voilà un an, Editis était place d’Italie, avec une fin d’année marquée en France par de nombreux évènements, très perturbants pour l’activité... » Michèle Benbunan, directrice générale du groupe aux 49 maisons d’édition, boucle une première année dense. Elle revient avec nous sur ces 12 mois passés.

07/12/2020, 11:27

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Les libraires des Pays de la Loire prennent le virage de la vente en ligne

ENTRETIEN – Les librairies des Pays de la Loire opèrent une transition numérique majeure, avec ce second confinement. L’association au service des librairies indépendantes des Pays de la Loire, ALIP, a observé un envol des chiffres de vente liés au click and collect.

17/11/2020, 16:32

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“L'univers de Pagnol représente la vie normale, celle qu'on ne peut avoir en ce moment”

Après avoir adapté en bandes dessinées les quatre ouvrages du cycle des Souvenirs d’enfance, les éditions Grand Angle poursuivent leur entreprise : en tout, 15 bandes dessinées sont déjà sorties dans la collection. C'est à présent avec la pièce Marius que la maison poursuit son travail autour de l'oeuvre de l’écrivain provençal. À l’occasion de la sortie du second volume de la série, nous nous sommes entretenus avec Nicolas Pagnol, petit-fils de Marcel, et garant des ayants droit de l’œuvre familiale. 

05/11/2020, 16:02

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“Les prix littéraires sont des éléments-clés de la vie du livre” (Olivier Bessard-Banquy)

Des prix, pour tous, et presque tout. Les jurys des grandes récompenses d’automne ont décidé de reporter leurs annonces, pour soutenir la librairie. Derrière cette décision, une stratégie économique est à l’oeuvre. L’universitaire français, Olivier Bessard-Banquy, spécialiste des lettres et de l'édition contemporaine décrypte avec nous cette position.

31/10/2020, 09:11

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L'agence littéraire britannique Curtis Brown se tourne vers les auteurs français

EXCLUSIF – Curtis Brown est l’une des plus anciennes agences littéraires britanniques, fondée en 1899 par Albert Curtis Brown. Depuis, la structure a amplement dépassé le cadre de la représentation d’auteurs, pour déborder sur d’autres secteurs culturels. Francophones toutes deux, Roxane Edouard et Claire Nozieres, vont lancer un pont entre la perfide Albion et l’Hexagone. 

07/10/2020, 10:06

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Marc Levy : “Avec Facebook, Mark Zuckerberg est un Goebbels moderne”

ENTRETIEN – C’est arrivé la nuit, le dernier roman de Marc Levy, traite tout à la fois de manipulation des masses par l’extrême droite, de montée des populismes, de l’infox dispersée abondamment sur les réseaux sociaux… et du scandale de l’insuline. Un nouveau genre, qu’explore le romancier ? Pas tant que cela.

30/09/2020, 17:37

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Liban : regards croisés d'éditeurs, “l'édition est le secteur le plus affecté”

Sept éditeurs indépendants au Liban témoignent, dans une série d’interviews réalisées en partenariat avec l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, qui en assure également la traduction. Ces regards croisés permettent de mieux mesurer la situation où chacun se trouve. ActuaLitté propose ce document inédit en exclusivité.

29/09/2020, 14:42

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Stéphane Bern : “Je me ferai toujours le défenseur des bibliothèques ”

Il n’est pas homme à polémiques, pas plus que politicien. Mais attaqué sur « une regrettable maladresse », Stéphane Bern sort de sa réserve. « Je me ferai toujours le défenseur des bibliothèques », indique-t-il à ActuaLitté. Qu’on se le tienne pour dit.

21/09/2020, 07:15

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Et si la librairie de demain était coopérative, mutualiste, écocitoyenne ?

Deux années pour que le projet voie finalement le jour en 2021. La librairie Gibert Joseph du IIe arrondissement de Paris changera bientôt de mains, autant que de perspective. Un projet de Scop se met en place avec pour nom la coopérative des idées, porté par Renny Aupetit.

16/09/2020, 18:30

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Prévenir les catastrophes patrimoniales : “Le temps et l'argent se font rares”

Plusieurs catastrophes patrimoniales de grande envergure, notamment l'incendie de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, ont dernièrement attiré l'attention médiatique et suscité l'émotion populaire. Mais ces événements sont malheureusement assez fréquents : le Groupe d'Aide en cas de Sinistre Patrimonial (GASP), en Normandie, apporte ressources et aides pour prévenir ou limiter ces catastrophes. Anthony Zurawski, chargé de mission au sein de La Fabrique de patrimoines, revient sur les activités du GASP.

03/09/2020, 11:57

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De la plantation à la fabrication de papier : ouverture d’une ferme papetière

Papetiers d’art depuis plus de cinq ans, Laurence et Bruno Pasdeloup se sont lancés dans une nouvelle aventure : ouvrir leur papeterie paysanne. Située dans le hameau de Puyberaud (Creuse), la propriété de près d’un hectare leur permettra de cultiver leurs propres matières premières et d’accueillir collaborateurs et curieux, souhaitant mettre « la main à la pâte ». 

26/08/2020, 14:18

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Île Maurice : la crise Covid a multiplié les “entraves à la liberté d’expression”

Éditrice et fondatrice de la maison Atelier des nomades, à l’ile Maurice, Corinne Fleury raconte l’incidence de la crise sanitaire sur son métier. Après 10 années de parutions, avec son conjoint Anthony Vallet, la réalité devient complexe. Et comme on le constate, l’un des enjeux actuels est celui des atteintes aux libertés d’éditer... qui sont malmenées. 

19/08/2020, 11:19

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La Gazette du Sorcier, deux décennies avec Harry Potter

Animer un site web consacré à une seule œuvre témoigne d'une certaine constance, et le faire pendant vingt ans, d'une passion dévorante. La Gazette du Sorcier, un des principaux sites francophones consacrés à Harry Potter, célèbre en 2020 deux décennies d'informations et de créations autour de l'univers créé par J.K. Rowling. 

17/08/2020, 10:33

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“La valeur des bibliothèques ne se mesure pas uniquement sur du quantitatif”

Baisse de la fréquentation et, surtout des inscriptions : la dernière édition de l'enquête « Pratiques culturelles des Français », assurée par le ministère de la Culture, apportait des chiffres assez peu réjouissants pour les bibliothécaires. L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) appelle toutefois à relativiser ces données, par la voix de sa présidente Alice Bernard.

03/08/2020, 12:15

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Leha rachète Lynks : “L’imaginaire et la jeunesse vont très bien ensemble”

EXCLUSIF – Le monde de la jeunesse et de l’imaginaire se croisent souvent, et s’apprécient désormais un peu plus. Quelques semaines avant la rentrée littéraire, les Editions Leha – qui publient Pierre Bordage, Steven Erikson ou encore Philippe Tessier – vont reprendre les Editions Lynks. Une nouvelle corde pour l’arc de la jeune Leha.

31/07/2020, 19:00

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Mélanie Leblanc inscrit sa poésie dans les pages, sur les murs et les corps

Mélanie Leblanc aime à disséminer. En dehors des luminaires, des vitrines et des potirons ou, récemment, lors de l’exposition Relier au musée Mallarmé, sur le corps des visiteurs, elle écrit sur papier et publie. Disons qu’elle est une variété de liseron qui fait feu de tous supports. Dès qu’ils sont à sa portée, ses tiges volubiles s’y enroulent. Sa poésie est le liseron bleu, variété cultivée qui ne renie pas ses origines sauvages, le volubilis. Une forme certaine de liberté ne renonçant à explorer aucune direction.

30/07/2020, 11:36

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“Internet ne change pas la poésie, mais en modifie l’accès et la diffusion”

Président du Pen Club français entre 2005 et 2012, et désormais président d’honneur, Sylvestre Clancier aime les mots comme tout poète. Impliqué dans la vie poétique sur le territoire, mais également dans la philosophie — qu’il a enseignée au Québec — il répond à ActuaLitté. Littérature, poésie et bien d’autres au menu.

27/07/2020, 11:46

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La Compagnie Pyramid fait danser les livres au son du hip-hop

Depuis 2015, la compagnie de danse Pyramid sillonne les routes de France et d’Europe pour présenter son spectacle « Index ». Sur scène, les danseurs s’emparent d’ouvrages, devenant alors partie intégrante de la scénographie en tant qu’éléments plastiques et sonores. Outre une recherche d’interaction entre corps et décors, il s’agit également de rendre hommage au livre et d’interroger notre rapport à cet objet. 

24/07/2020, 16:57

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La Bourse aux Livres, nouvel acteur dans la vente de livres d’occasion

Jeune start-up française, La Bourse aux Livres se présente comme une alternative écologique et économique à l’achat de livres neufs. D’abord, à travers une application qui permet à tout un chacun de vendre ses livres d’occasion sous le modèle du dépôt-vente. Puis prochainement, avec sa boutique en ligne. Annoncée pour le 1er juillet 2020, cette initiative marque l'entrée de la société dans le secteur de la vente de livres. L’objectif : revaloriser le plus grand nombre possible d’ouvrages d’occasion en proposant un service simple et transparent.

24/06/2020, 11:37

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Aurélie Filippetti : “La politique culturelle est encore entravée par le fait du Prince”

ENTRETIEN – Députée de la Moselle et ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti évoque les deux mois de confinement et la situation de l’industrie du livre. Libraires, éditeurs, auteurs, mais également plateforme américaine : panorama d’une crise sociale et économique de la filière livre.

18/05/2020, 11:41

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Laurent Beccaria : “Le pilon est un indicateur d’un marché qui dysfonctionne.”

Dans une double tribune, libraires et éditeurs posaient plusieurs constats, au sortir du confinement. La filière livre sort à peine d’une période douloureuse, occasionnant de multiples réflexions sur l’avenir. Laurent Beccaria, directeur des éditions Les Arènes, revient avec nous sur les futurs du livre.

15/05/2020, 12:22

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“Être très créatifs pour protéger la culture, faire vivre, livres et librairies”

Gaëlle Nohant a passé le confinement à Lyon. Et justement, on assimile facilement et hâtivement cette réclusion au travail même de l’auteur. Invitée de notre podcast Les mots en boîte, la romancière répond à nos questions.

12/05/2020, 16:31

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Maxence Fermine : " Dès qu’une menace disparaît, tout le monde oublie l’essentiel. "

« Le bonheur est parfois une petite porte ouverte sur l’intranquillité », et qui détermine consciemment ou inconsciemment la nature d’une quête ou tout bonnement d’un cheminement. Alors que s’il existe une science du doute, celle-ci ne s’abreuve qu’aux confins d’un questionnement initialement irrésolu en arguant sur différents principes souvent contradictoires ; entre soudaine apparition et fulgurante disparition. Ainsi le bonheur devient-il presque logiquement et, inévitablement ombrageux quand bien même, il aspirerait en retour à quelques naïfs espoirs. « L’âme reste un poids pour l’homme ».

28/04/2020, 16:43

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Covid : fatigue et inquiétude gagnent des bibliothèques

Depuis le 28 novembre, les bibliothèques, aux côtés des services d'archives et centres de documentation, font partie des seuls lieux culturels de proximité à être ouverts au public, malgré le contexte sanitaire. Ce sort réservé aux établissements de lecture publique, qui reconnaît leur caractère essentiel, en vient toutefois à peser sur certains professionnels des bibliothèques, qui craignent pour leur santé et soulignent une fatigue générale. À ce contexte viennent souvent s'ajouter des revendications plus larges, sur les conditions de travail.

09/04/2021, 16:32

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Roselyne Bachelot et l'Observatoire des métiers : “Un problème de méthode”

ActuaLitté reproduit ici une lettre ouverte de l’intersyndicale signée par 20 organisations professionnelles d’artistes-auteurs. Datée du 8 avril, elle concerne l’une des rares promesses de la ministre Roselyne Bachelot sur un Observatoire des métiers. Une annonce qui semble déjà fortement compromise compte tenu de la méthodologie du ministère, analysent-elles.

08/04/2021, 10:19

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“L'émotion suscitée par les événements les plus minuscules” : hommage à Gil Jouanard

Gil Jouanard est mort le 25 mars dernier à l'âge de 83 ans. Directeur de la Maison du Livre et des Écrivains pendant deux décennies, à l'origine de nombreux événements littéraires, le poète s'investissait considérablement dans la vie de l'écrit. L'écrivain Antoine Spire, président du PEN Club français, lui rend hommage dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

07/04/2021, 14:37

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“Le poids parfaitement illégitime de la commandite” d'Arnaud Lagardère

En tant qu’actionnaires minoritaires des Éditions Calmann-Lévy aux côtés de Hachette Livre, Éliane et Christopher Calmann-Lévy ont pris acte du départ d’Arnaud Nourry qui présidait aux destinées de Hachette Livre depuis 18 années. Dans un message communiqué à ActuaLitté, ils évoquent cette rupture, pour l’ex-PDG passé de « l’homme fort » au « maillon faible ».

03/04/2021, 17:24

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Ouverture des bibliothèques : “Aucune solution unique ne saurait être imposée”

Après les annonces présidentielles de ce mercredi 31 mars, les mêmes questions reviennent, du côté des professionnels des bibliothèques. Encore une fois, les associations interprofessionnelles apporteront des réponses, mais l'Association des Bibliothécaires de France (ABF) tient à avertir les autorités de la situation et des difficultés actuelles. Nous reproduisons ci-dessous le message de l'organisation.

02/04/2021, 14:47

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Avec ou sans pandémie, le difficile accès aux livres des détenus français

La pandémie de Covid-19 aura fait vivre à l'ensemble de la population l'expérience du confinement, de la privation de liberté et des difficultés qui les accompagnent. Parmi ces dernières, l'accès aux livres et à la lecture. Pour les détenus des prisons françaises, ce droit reste très difficile à faire appliquer, les progrès sont timides et le statu quo souvent de mise. La crise sanitaire, évidemment, n'améliore pas les conditions.

02/04/2021, 11:53

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Antonio Tabucchi, “le plus italien des écrivains portugais”

Écrivain, certes, mais aussi traducteur de Fernando Pessoa en italien, Antonio Tabucchi a lié avec le Portugal une relation particulière. Enseignant tout à la fois la langue et la littérature lusophone, à Sienne, il est décédé à Lisbonne en mars 2012. Comme si quelque chose devait s’écrire ainsi. Clelia Bettini, de l’université de Coimbra, faculté de Lettres, nous en offre un portrait inédit.

01/04/2021, 16:33

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“Opacité, manipulation et atteinte aux droits syndicaux des artistes-auteurs”

L'intersyndicale des artistes-auteurs apprend aujourd'hui, le 29 mars, que la Direction générale de la création artistique du ministère de la Culture (DGCA) a convié les organismes de gestion collective et diffuseurs à des « groupes de travail utilisateurs, en visioconférence, sur la nomenclature de revenus d’artistes auteurs à laquelle travaille le ministère de la Culture et qui servira de base à la nouvelle interface informatique de déclaration des revenus d’artistes auteurs ». Nous reproduisons ici l'intégralité de leur texte.  

29/03/2021, 16:58

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Mahomet supprimé de La Divine Comédie : Dante victime du “politiquement correct”

Une traduction de La Divine Comédie de Dante expurgée de Mahomet « pour ne pas blesser » : le choix d'un éditeur néerlandais fait couler beaucoup d'encre, avec des accusations de censure qui se multiplient. Le PEN Club français s'inquiète lui aussi de précautions qui finissent par porter atteinte à l'œuvre et à la « dimension transculturelle » de Dante. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, le texte de l'organisation.

29/03/2021, 16:44

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Auteurs professionnels : un statut non essentiel ?

Je ne suis pas le premier, je ne serai sûrement pas le dernier, mais je souhaitais m’exprimer sur la situation alarmante des artistes-auteurs dont je fais partie. Parce que pour parler net, il semblerait qu’on ait décidé en hauts lieux de nous laisser crever la bouche ouverte. Par Guilhem Meric.

25/03/2021, 10:01

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"La Maison des écrivains est menacée parce que la littérature est menacée"

La Maison des écrivains est en proie à des difficultés persistantes, clame l’association, qui diffuse un manifeste. Ce dernier, que signe l’ensemble de son conseil d’administration et de direction, dévoile la réalité de cette situation. Une structure qui n’est pas « entendue à la hauteur de ses ambitions », et a recours actuellement à un appel aux dons pour se sortir de l’embarras. Leur plaidoyer est ici diffusé en intégralité.

23/03/2021, 16:18

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L’appropriation culturelle et les Sensitivity readers

Ou la question du T’es-qui-toi-à-la-base-pour-causer-de-ça ? Suite à notre entretien avec l'éditeur Stephen Carrière, autour de la censure d'ouvrages, nous avons souhaité prolonger la réflexion posée sur l'avenir de l'édition. Et ce, à travers deux thématiques très contemporaines : le rôle du trigger warning, détaillé la semaine passée. Il évoque cette fois-ci les sensitivity readers et la notion d'appropriation culturelle autre enjeu pour l'industrie du livre.

22/03/2021, 08:11

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La lutte pour l’organisation d’élections professionnelles n’est pas un détail

L'écrivain Frédéric Maupomé vient de signer une tribune évoquant la question des élections professionnelles pour les artistes auteurs. Il nous propose ici un texte mettant à plat toutes les problématiques de ce sujet. Son plaidoyer est proposé en intégralité.

22/03/2021, 07:57

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Le ministère de la Culture donne “le coup de grâce au rapport Racine”

La semaine dernière, le ministère de la Culture a dévoilé, d'une manière assez discrète, 15 premières mesures qui doivent « améliorer les conditions de création des auteurs ». Les principaux intéressés ne cachent pas leur déception : la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse y voit ainsi « le coup de grâce au rapport Racine ». Nous reproduisons ci-dessous le message diffusé par l'organisation.

15/03/2021, 16:09

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Hongrie : l'autrice Krisztina Tóth accusée de cancel culture par le gouvernement Orbán

De quoi l'expression cancel culture est-elle le nom ? Selon les contextes, elle est adaptée : quand le gouvernement de Viktor Orbán l'utilise, en Hongrie, c'est pour remettre en question la parole d'une autrice, Krisztina Tóth, vis-à-vis de l'histoire littéraire telle qu'elle a été écrite par la postérité. Le PEN Club français, dans une tribune, défend Tóth, accusée de « censure féministe » et menacée sur les réseaux sociaux. Nous reproduisons ce texte ci-dessous, en intégralité.

15/03/2021, 09:35

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Trigger warning en littérature : du danger d'avertir du danger

La censure de six ouvrages du Dr Seuss nous avait donné l’opportunité d’interviewer le traducteur français de certains titres. Stephen Carrière est avant tout éditeur, et posait les bases de réflexions plus profondes sur ce qu’il identifiait comme des menaces pour l’industrie du livre. Devant l'enthousiasme suscité par ce premier entretien, nous lui avons demandé de développer plus largement ses intuitions et de revenir sur la question du trigger warning. Un principe d’avertissement pas forcément charitable.

15/03/2021, 07:05

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Maroc : Maâti Monjib et les détenus politiques en besoin “urgent” de solidarité

Condamné le jeudi 28 janvier dernier à un an d'emprisonnement, jugé coupable de « fraude » et d'« atteinte à la sécurité de l'État », l'historien Maâti Monjib a entamé il y a quelques jours une grève de la faim pour protester contre une peine qu'il juge arbitraire. Le PEN Club français appelle à la solidarité envers l'écrivain et les autres détenus politiques au Maroc dans un texte que nous reproduisons en intégralité ci-dessous.

11/03/2021, 12:51

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Développement rural et de sécurité alimentaire : La dernière mission

Auteur de l’essai La Faim du monde (Balland 2019), Nasser Brahimi travaille auprès d’agences internationales et pour des programmes liés aux Nations Unies. Le consultant, fils de parents algériens, a vécu à Paris, avant de retourner à Alger et de s’installer finalement à Rome. Expert en communication, il travaille au développement de deux agences, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture et le Fonds international de développement agricole. Son texte raconte un moment de ces expériences.

07/03/2021, 17:31

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Objet : atteinte aux droits sociaux des artistes-auteurs et autrices

Il n’y aura pas de confinement du week-end, ainsi l’a voulu Emmanuel Macron. Voilà qui laissera plus de temps encore aux ministres interpellés par une vingtaine d’organisations professionnelles, sur la question des cotisations sociales. Un courrier enlevé et senti, qui remet l’église au centre du village. Leur texte est ici relayé dans son intégralité.

04/03/2021, 14:31

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#AdopteUnLibraire : “Il n’y a pas d’écrivain sans librairie”

Les librairies ont été hissées au rang de commerces essentiels dans le décret n° 2021-217. Ou plus précisément « les commerces de détail de livres ». Contraint et forcé, comme tant d'autres, non plus d'imaginer, mais de vivre dans un pays aux librairies fermées, le romancier Gilles Marchand, auteur entre autres d’un Funambule sur le sable, adresse à ActuaLitté un texte passionné. 

03/03/2021, 11:10

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La Commission européenne en conflit avec les éditeurs et auteurs belges 

Depuis 2019, La Commission européenne refuse de verser une rémunération aux éditeurs belges pour la photocopie de leurs œuvres par des entreprises et des institutions publiques. L'organisme de gestion collective des ayants droit belges Reprobel publie aujourd'hui un communiqué pour protester contre cette décision. Selon eux, la Commission prétendrait à tort que cette rémunération constituerait une "taxe" dont elle-même et les institutions européennes qu'elle représente en sont exonérées. Nous publions ici leur texte dans son intégralité. 

 

 

03/03/2021, 11:09

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Rapport Racine : “Un an plus tard, nous n’oublions pas”

« Un an après la remise du rapport Bruno Racine, rien ne bouge plus. Notre situation économique et sociale n’a jamais même été aussi catastrophique ! Vous êtes donc nombreux et nombreuses à vouloir agir. Des actions sont nées spontanément de toutes parts (BD, audiovisuel, etc.), et ont été plus ou moins bien médiatisées. Mais, malgré des problèmes communs, rien n’avait encore été rédigé pour l’ensemble des créateurs et créatrices, qui sont pourtant unis par un même statut social et fiscal », indique la Ligue des Auteurs Professionnels.

02/03/2021, 15:43

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France : Amazon assigné en justice pour concurrence déloyale

EXCLUSIF – Le confinement a révélé, à son insu, quelques secrets de fabrication et autres télescopages douteux chez Amazon France. Un différend juridique entre une éditrice et son prestataire a mis en lumière de manière flagrante les arrangements de la firme, aboutissant à une distorsion de concurrence. Tout à la fois revendeur et fournisseur de services, elle aura rendez-vous avec la justice française pour en répondre.

02/03/2021, 15:10

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Les bibliothèques, “des biens communs au service de tous” (ABF)

L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et d'autres organisations rappellent, dans un communiqué, la politique documentaire qui constitue le cadre du travail des bibliothécaires, garants des « équilibres de toutes sortes, à l’indispensable pluralisme des goûts, genres et orientations, sans jamais faire prévaloir leurs propres opinions ». Cette piqûre fait suite à deux événements récents qui illustrent une possible ingérence d'une hiérarchie administrative dans ce cadre et ces missions... Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité du texte communiqué.

02/03/2021, 14:45

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Québec : dix ans après, revient l'idée d'un prix unique du livre

La sortie de la députée Ruba Ghazal (Québec solidaire) a pris de court bien des observateurs et acteurs de l’industrie québécoise du livre. Pour autant, sa demande, « est pleinement pertinente », assure Katherine Fafard, directrice générale de l’Association des Libraires du Québec. Et pour cause, un prix réglementé sur la vente de livres intéresse. Et le Québec, de par sa position au sein du Canada, aurait toutes les armes pour se lancer dans la procédure législative.

02/03/2021, 09:12

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Vivants à l'unisson : à la défense du spectacle et des artistes

Ne pas laisser mourir les artistes et le spectacle : voici en quelques mots le sens du texte écrit et diffusé par le chanteur Cali, la thérapeute Anne-Laure Buffet et le poète Éric Poindron. Plus qu’un mouvement d’humeur, un appel à l’aide, parti à la défense (et illustration ?) du spectacle vivant. Un manifeste que ActuaLitté diffuse dans son intégralité.

28/02/2021, 10:35

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Édition : M. le ministre, “les procédures bâillons menacent l’information”

La liberté d'information, mais aussi la liberté de publier, sont toutes deux menacées par un processus judiciaire vieux de cent quarante ans, dénonce l'éditeur Florent Massot dans un courrier envoyé au Garde des Sceaux, ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. D'après Florent Massot, le coût pour l'accusé de la citation directe, dans le cadre d'une plainte en diffamation, est dangereux pour la liberté d'informer. Nous reproduisons ci-dessous le courrier envoyé par l'éditeur au ministre de la Justice, en intégralité.

26/02/2021, 15:11

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La “censure politique et idéologique” menace en Pologne

Le PEN Club polonais vient de communiquer à ActuaLitté une déclaration officielle sur la situation juridique du pays. Au cœur de cette intervention, un exercice de censure « politique et idéologique ». Une situation d’autant plus délicate qu’elle découle d’une destruction méthodique du travail universitaire, autant que d’une réécriture de l’Histoire. Le texte est ici présenté dans son intégralité.

26/02/2021, 14:16

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Le Pass Culture et la lecture : et si ça fonctionnait ?

Toujours en phase d'expérimentation, le Pass Culture doit prochainement révéler les conditions de sa généralisation à tous les jeunes Français et Françaises de 18 ans, doté de 300 € et non 500 € comme prévu. Dans les librairies, les niveaux des réservations sont généralement très bons, malgré certaines réserves sur les effets concrets du Pass dans la promotion de la lecture.

26/02/2021, 13:00

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“La responsabilité sociale et environnementale est au cœur de notre projet”, Éditions Leduc

Les éditions Leduc viennent de communiquer un détail, non exhaustif, de leurs engagements écoresponsables, « mis en pratique depuis des années maintenant ». Et d’ajouter : « Comme toujours, ce sont tous nos services et chacun de nos salariés qui portent individuellement et collectivement ces engagements. » Le texte est proposé dans son intégralité.

25/02/2021, 09:54

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Recherche universitaire : une “police de la pensée” bientôt à l'oeuvre ?

Quand les situations économiques et sociales des étudiants et des universités frisent la catastrophe, les responsables politiques évoquent l'« islamo-gauchisme » qui orienterait de nos jours la recherche universitaire. Un concept aux contours flous, adopté par Jean-Michel Blanquer, Gérald Darmanin et désormais Frédérique Vidal, dont la Ligue des Droits de l'Homme pointe la dangerosité. Nous reproduisons ci-dessous le texte que nous a fait parvenir l'organisation.

23/02/2021, 15:01

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Étudier la Shoah en Pologne et risquer un procès en diffamation...

Pour défendre la liberté d’expression et exprimer sa solidarité avec les professeurs et historiens Barbara Engelking et Jan Grabowski, le Centre PEN suisse romand interpelle le président de la République de Pologne. L’organisation fait part d’une grave inquiétude au sujet du procès en diffamation contre ces deux chercheurs de renommée internationale et co-auteurs d’une publication intitulée Night without End (Plus loin, c’est encore la Nuit) et publiée en 2018.

23/02/2021, 10:04

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Le PEN Club français condamne les violations évidentes des droits humains par le Maroc

Le jeudi 28 janvier dernier, l'historien et intellectuel Maâti Monjib a été condamné à un an d'emprisonnement, jugé coupable de « fraude » et d'« atteinte à la sécurité de l'État ». Un verdict qui survient plusieurs années après le début du procès en question, ouvert en 2015, et qui évoque une « mesure arbitraire » au PEN Club français. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, le texte diffusé par l'organisation.

22/02/2021, 16:44

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Portrait des bibliothèques en ”sociétés d'émulation“, ou laboratoires d'idées

Les bibliothèques auraient l'environnement nécessaire pour devenir des think tank modernes – quoique le terme soit désormais connoté. L'auteur Jean Behue le suggère : il présente une invitation à réinventer les bibliothèques en sociétés d'émulation, ces cercles d'amateurs et de passionnés qui ont fleuri dès le XVIIIe siècle, et se sont prolongés par la suite dans un bel élan de libération individuelle et collective. Un billet à savourer.

22/02/2021, 09:36

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Biélorussie : créateurs, artistes, auteurs “particulièrement visés par la répression“

Depuis plusieurs mois, la Biélorussie traverse une forte période d'instabilité politique : si le président Alexandre Loukachenko a été réélu en août 2020, une partie de la population conteste les résultats de cette élection. Et, plus largement, dénonce le climat liberticide dans le pays. Le PEN Club français témoigne de sa solidarité avec les manifestants, et en particulier les créateurs et artistes, dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

19/02/2021, 11:19

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Éditeur indépendant : passion ou profession ?

« En avril 2021, cela fera 10 ans que je fais officiellement des livres, au sein de ma petite maison d’édition indépendante de livres d’art : les Éditions Hartpon. Si cette date anniversaire est une bonne occasion de constater que la “passion“ reste intacte, je me dis qu’elle pourrait l’être également pour faire un premier bilan de ma manière de considérer cette “profession“, aujourd’hui. » Par Caroline Perreau, fondatrice des Éditions Hartpon.

18/02/2021, 12:56