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Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, «la queue» d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil «Soirées de Médan» auquel il avait contribué avec sa nouvelle «La saignée». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

Le 23/08/2020 à 09:00 par Les ensablés

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23/08/2020 à 09:00

Les ensablés

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Par Hervé BEL

L’époque du club des cinq (Maupassant, Huysmans, Hennique, Alexis et Céard) 

Henry Céard est né à Bercy d’une famille d’origine champenoise. Il se destine d’abord à la médecine avant d’y renoncer pour devenir fonctionnaire au ministère de la guerre, métier qui laisse plus de loisirs pour l’écriture. Vers 1876, il rencontre un autre fonctionnaire, tout aussi féru de littérature que lui, un certain Joris-Karl Huysmans avec qui il se lie d’amitié. Découvrant Les Rougon-Macquart, Henry Céard, un dimanche, se présente chez Emile Zola qui le prend d’abord pour un représentant en vin, avant de comprendre qu’il s’agit là d’un jeune écrivain éperdu d’admiration.

Erreur qui ne dure qu’un instant, mais qui deviendra une espèce de légende pour le petit groupe qui va se constituer par capillarisation (Hennique, Alexis, Maupassant, Huysmans) et qu’on appellera «l’école» du naturalisme... À tort, car rien n’était moins homogène que ces écrivains qui prirent tous par la suite des directions différentes, notamment Hennique dont nous avons parlé, et bien sûr Maupassant et Huysmans. En attendant, les six compères écrivent ensemble le recueil Les soirées de Médan (1880).

En vérité, ce qui liait tous ces gens, et même Zola, était avant tout Gustave Flaubert et les Goncourt qu’ils allaient régulièrement visiter, à l’occasion de «leur jour», car à l’époque, on se recevait à jour fixe. Les maîtres attendaient les disciples et l’on passait ensemble de bons moments. Céard adorait se rendre à Médan. Zola l’appréciait beaucoup, notamment en raison de son esprit scientifique, et lui demandait conseil. Ainsi, en 1879, pour la rédaction de Nana, Zola le prie-t-il de lui fournir «la description exacte, scientifique, très détaillée, du masque d’une femme morte de la petite vérole ordinaire (1).»

Qui était Céard? Un pessimiste assurément, plutôt réservé, marqué à jamais par une histoire d’amour... Si l’on en croit Léon Daudet dans Sauveteur et incendiaires qui déclare : «J’ai retrouvé Céard, marié à une femme corpulente et sourde, de laquelle il disait, pour l’excuser : “Elle vient d’Amiens.Il avait eu, dans sa vie, une histoire de femme, compliquée et qui avait abouti à son asservissement par une mégère imbécile, sans beauté. Sa fin fut la démonstration parfaite du stupide “à quoi bon?».» Ainsi Céard était un «aquaboniste».

Daudet n’explique pas autrement l’attachement littéraire de Céard pour l’œuvre de Flaubert où gît justement, dit-il, cet «à quoi bon?» désolant, et que l’on retrouve effectivement, en filigrane, dans Une belle journée. Paul Genistry (Souvenirs de théâtre) décrit Céard: «monocle à l’œil», «un sourire ironique sur les lèvres, mais d’une ironie un peu sèche».

À la suite de l’affaire Dreyfus, tout comme Léon Hennique, Céard se sépare de Zola. Il entre en 1918 à l’académie Goncourt en reprenant le fauteuil de Huysmans (auquel avaient succédé entretemps Jules Renard puis Judith Gautier) et meurt en 1924 dans la situation maritale que l’on sait.

Henry Céard a peu écrit. Il a commis des poèmes (Sonnets de guerre), quelques pièces de théâtre (notamment des adaptations de textes de Zola), écrit pas mal d’articles dont Gustave Geffroy, dans les Cahiers naturalistes, vante l’extrême qualité : «(…) articles de critique d’une tenue de style et d’une hauteur de compréhension inusitées-publiés çà et là, dans des journaux presque ignorés de Paris, en Russie, en Amérique. Dans ces études, dans des préfaces telles que la préface de la Correspondance de Jules de Goncourt, que les pages sur Mme Alphonse Daudet, l’analyste des cervelles (Céard) se montrait dans toute sa supériorité, très compréhensif et très impartial, très explicatif et très ferme, un vrai historien littéraire.»

Il n’a produit que trois romans : Mal éclos (inédit), Terrains à vendre au bord de la mer (1906) et ce roman Une belle journée (1881) que l’on lit d’une traite, assez impressionné par la richesse du style, le soin du détail cru (qui rappelle le Huysmans d’En ménage écrit d’ailleurs la même année), et la fascination pour le sordide de la condition humaine.

Un roman fait de petits riens

L’histoire de Une belle journée tient en quelque sorte le pari de Flaubert d’écrire un roman sur rien : l’épouse d’un architecte, Madame Duhamain, trop souvent seule a remarqué lors d’un bal (le bal du salon des familles) leur voisin du dessus, un représentant de commerce en vins, monsieur Trudon, célibataire et coureur invétéré. La scène du bal n’est pas sans rappeler celle figurant dans Madame Bovary. Madame Duhamain, enfin, a le sentiment de vivre pleinement. «Elle, s’amusait prodigieusement. Depuis le soir lointain de sa noce, jamais elle ne s’était trouvée à pareille fête. Cette grande salle lui paraissait admirable avec ses glaces au tain piqueté, ses tentures de velours bilieux (...) Avec délices, elle respirait l’air poussiéreux qui montait du parquet tapé par d’incessants piétinements, elle humait cette odeur aigre à faire tousser, ce relent d’encre de Chine que dégagent les élégances secrètes d’une foule échauffée. (...) Alors, tout en multipliant ses pirouettes, Trudon devint très tendre. D’un ton respectueux et passionné, il lui débita toutes les fadaises de l’amour, toutes les niaiseries de déclarations (...). Madame Duhamaim l’écoutait sans colère, chatouillée dans sa vanité, caressée dans sa chair. Elle s’éveillait à des coquetteries soudaines.»

Le procédé littéraire est clair : le lecteur voit ce qu’il en est vraiment de cette salle que Madame Duhamain trouve «admirable». Il en est ainsi de tout le roman où, longtemps, avant la désillusion inévitable, la réalité vue par le seul lecteur est confrontée à ce que Madame Duhamain en perçoit. La joie ne naît que sa propre mystification. La chair est triste, certes, mais c’est le monde entier qui l’est aussi.

Désireuse de vivre enfin une aventure, elle profite de l’absence de son mari pour accepter de passer un dimanche avec cet homme qui espère bien «conclure», en l’emmenant dans un restaurant de la banlieue de Paris «Les Marronniers». On assiste, admiratif, à la description du voyage qui les mène du pont de Bercy à ce restaurant déserté. Là aussi, le monde est hideux : à sa droite, des magasins s’étendaient, une rangée de masures basses avec des murs salpêtreux mouillés par endroits de coulées d’urine. Et les deux comparses marchent. Madame Duhamain a des remords, refuse de donner son bras et donne ses raisons : son mari parti surveillé des travaux. Puis elle laisse son bras, rendue gaie par le soleil et la nature...

Mais la partie n’est pas gagnée pour Trudon qui sent la femme «faible et indécise». S’en suivent des dialogues d’une platitude extrême et qui ont, dans ce roman, le parfum et le comique de ceux des lieux communs collectionnés par Flaubert. C’est cela aussi faire de la littérature sur du rien..

Puis ils arrivent au restaurant qui «alignait les grosses lettres d’or fané de son enseigne, étalait la banale mélancolie de sa façade». Lieu peu romantique en vérité, mais fréquenté par le «haut commerce» où se rencontrent chaque semaine les entrepositaires d’eaux de vie. Où les gens échangent des vues sur la politique «tout en riant de leurs calembours...» Le restaurant est désert. La caissière ne sourit pas. Non loin d’elle, un garçon désœuvré bâille sur un divan. Déjà Madame Duhamain n’est plus si sûre. Mais trop tard, il faut monter rejoindre un cabinet particulier.

Dès lors, c’est le face-à-face, l’obligation de parler, et de devoir accepter ou refuser les avances de Trudon. C’est tout le talent de Céard de montrer comment l’héroïne change d’attitude et de pensée. Ils n’ont rien à se dire dans le «grand silence troublé de temps en temps par le cahot d’un omnibus, le crépitement des roues d’un haquet, le pas des chevaux d’un officier et de son ordonnance». Il est trop tard pour quitter la table, mais Madame Duhamain ne cédera plus, malgré les efforts comiques de Trudon dont on suit la pensée, tout comme celle de son interlocutrice. Quand il voit que ses tentatives sont vaines, il se prend à la mépriser.

Il faudrait partir, mais voilà qu’une pluie d’orage s’en mêle, transformant le monde ensoleillé vu à travers la fenêtre en un désolant spectacle… «La journée ne finirait donc pas!» Pour passer le temps, les deux héros se mettent à lire le journal chacun de leur côté. Ils repartiront sans que rien ne se soit passé.

Mais déjà, dans la voiture qui la ramène, Madame Duhamain se met à regretter quand Trudon lui dit : «Ainsi, nous allons nous quitter? (...) ce mot “quitter” éveillait dans son cœur des tristesses illimitées. Par cela même qu’elle allait finir, cette désillusionnante journée prenait soudainement pour elle un intérêt imprévu (...) elle se sentait maintenant pour Trudon elle ne savait quelle inerte sympathie. Elle ne souhaitait plus qu’il s’en allât. Certes, elle ne l’aimait pas, elle persistait à le trouver sot, stupide.»

Les vies sont minuscules. On attend l’extraordinaire que l’on croit approcher dans des moments d’ivresse, et tout finit dans le regret qu’il ne soit pas venu. Cela, tous nous le savons, mais Céard en fait ici une démonstration éclatante, remarquable, avec une ironie qui n’est jamais lointaine, avec de brusques envolées lyriques qui sont belles, et qu’il tranche d’un coup par des mots impitoyables sur les odeurs corporelles, la fatigue des yeux, des haleines... Et par la farce. À la fin du roman, de retour à la maison, elle entend de sa chambre où dort son mari les pas de Monsieur Trudon qui a ramené chez lui une petite femme.

Un accueil mitigé

Dans le Figaro du 11 avril 1881, Emile Zola, dans un grand article consacré à Huysmans (qui vient de publier En Ménage) et Céard, écrit à propos de Une belle journée : Céard a débuté par une œuvre qui marquera, je le dis sans crainte de me tromper; car cette œuvre est d’une philosophie nette et d’un accent personnel. Elle arrive comme une note extrême, ce qui la met à part, très en vue.

La presse du 21 août 1924, informant ses lecteurs de la mort de Céard, n’hésite pas à qualifier Une belle journée comme le plus curieux qu’est produit l’époque naturaliste.

Dans Gil Blas (14 juin 1881), Jean d’Arques, soulignant la quasi-inexistence de l’histoire, concluait ironiquement : Mais il faut signaler une étude sérieuse et approfondie des lieux d’aisance qui fera pâlir de jalousie l’auteur de En ménage (Huysmans). Dans sa notice nécrologique d’août 1924, l’Œuvre, reprochant à Céard son pessimisme aristocratique, le qualifie de disciple médiocre de Flaubert et de Goncourt, ce qui nous paraît, après la lecture d’Une belle journée beaucoup trop sévère. Et même Rémy de Gourmont, dans ses promenades, écrit : «Une belle journée», de M. Céard, livre très curieux et peu connu, représente à merveille l’idéal littéraire qui fut celui de toute une génération, il y a vingt-cinq ans. Idéal, en effet, car nul écrivain n’a peut-être jamais atteint ce degré de nullité systématique. Le terme «nullité» est certes à prendre dans le sens du «rien», et non pas comme une appréciation, mais il n’en demeure pas moins que le mot est rude et ambigu.

Laissons les derniers mots à Céard lui-même qui, fort lucide, s’exclamait : Des livres de désenchantement spéculatif, des romans sans la moindre intrigue apparente, n’ont aucune chance de succès. Malheureusement, il n’y a que ceux-là qui m’amusent à écrire! Je continue donc! (Mercure de France, numéro de mai 1918).

Note 1) Voir Zola, le saut dans les étoiles, 2002, Colette Becker

Note 2) : Pour en savoir plus sur l’accueil de la critique actuelle de l’œuvre de Céard, on consultera sur la toile l’article de Roderick Cooke «Le Schopenhaueur de Huysmans et de Céard» dans lequel on peut lire :

À partir des années 1950, dans les universités anglophones, des chercheurs tels que Ronald Frazee, Murray Sachs et surtout C.A. Burns ont commencé à faire sortir l’œuvre de Céard de l’ombre; Burns la réédita chez Slatkine en 1970. Chez les critiques francophones, on peut citer d’abord Pierre Cogny, plus tard René-Pierre Colin, Éléonore Roy-Reverzy et, plus récemment, Carine Goutaland parmi ceux qui ont donné des analyses du roman. La revalorisation critique d’Une belle journée est typiquement passée par l’accent mis sur son proto-modernisme (Goutaland suggère que le roman «annon [ce] l’absurde beckettien et le Nouveau Roman»11), ou bien sur sa réalisation du rêve flaubertien du «livre sur rien». William W. Thomas fond ces deux camps en un : d’une part, il soutient que «the modern reader will recognize in Une belle journée many characteristics of the contemporary novel, particularly the nouveau roman [...] the technique of portraying the characters through a fairly elaborate process of stimulus-thought-response calls to mind especially the process of conversation and sous-conversation used by Nathalie Sarraute»12, mais de l’autre son étude trace les intertextes et les réductions opérées par Céard par rapport à Madame Bovary.

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les contraceptés : des spermatozoïdes et des hommes

La contraception masculine est un sujet quasiment tabou : depuis l’apparition de la pilule, le poids de la contraception et de ses effets secondaires repose presque exclusivement sur les épaules des femmes. Elles ont eu beau réclamer un partage des tâches dans ce secteur comme dans bien d’autres, peu d’hommes répondent à l’appel. Et l’industrie pharmaceutique ne suit pas. Deux journalistes, l’un moustachu, l’autre barbu, se plongent à la première personne du pluriel dans ce dossier qui met encore bien des virilités mal à l’aise. Où sont donc les contraceptés ?

22/10/2021, 16:08

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Les Romantiques, pour un voyage dans l’érotisme des grands classiques  

Soixante grandes références de la littérature, en commençant tout naturellement par L’Odyssée de Homère, avant de s’échouer sur les membres entrelacés de Tristan, Yseult, Héloïse, Abélard, Paul et Virginie, soit une belle troupe d’amants. Et tous se donnent à corps perdus. Les Romantiques, c’est un petit voyage pour redécouvrir l’amour, comme dans les livres mais aussi dans la vraie vie, avec une pointe d’humour et un érotisme charmant — ou devrait-on plutôt dire charmeur ?

22/10/2021, 16:04

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Attaque des titans, Demon slayer, Rowling : les 200 meilleures ventes (semaine 41)

PALMARÈS – Grosse semaine pour le monde du manga, puisque le tome 34 de L’Attaque des titans d’Hajime Isayama balaye tout sur son passage. Et deux fois plutôt qu’une puisque l’édition limitée et la version classique publiées chez Pika, prennent la tête des ventes (trad. Sylvain Chollet, adaptateur Olivier Marcel). Et plus largement, le manga se paye une belle tranche de réussite, plaçant le tome 19 de Demon slayer dans les 5 meilleures ventes — et bien entendu, le nouveau livre de JK Rowling fait son apparition.

22/10/2021, 11:03

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Trafalgar - 21 octobre 1805 : Nelson 1 – Napoléon 0

À l’occasion du bicentenaire de la mort de l’Empereur Napoléon, les éditions Passés Composées sortent une nouvelle édition du livre du contre-amiral et historien Rémi Monaque, Trafalgar. Ce tableau extrêmement complet des tenants et aboutissants de la célèbre bataille avait d’ailleurs reçu le Grand Prix de la Fondation Napoléon en 2005. J’entends déjà grincer les dents des « aficionados » de l’Empereur. C’est un peu comme parler d’Alésia à Abraracourcix.

21/10/2021, 11:11

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Maikan : quand le Canada décidait d'apprendre “à lire et à écrire” aux Autochtones

Montréal, de nos jours. La jeune avocate Audrey Duval, pour répondre aux sollicitations du barreau qui incite ses membres à accepter de plaider, une fois par an, une cause sans honoraires, a décidé de ne pas faire le choix d’une cause trop semblable à ses interventions habituelles en droit des affaires. Non !

20/10/2021, 14:33

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Totale Résistance : Helge Reumann, un monde en (mal)formation

Massacres de branches de bois partiellement anthropomorphes sadiquement exécutées par des bûcherons burinés, larve miraculée assassinant ses congénères à l’aveugle une fois une kalachnikov en main, affrontements âpres virant à plusieurs exterminations de masse... Voici une partie du programme qui attend le lecteur de ces planches hypnotiques de Helge Reumann. 

20/10/2021, 12:55

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Festin d’Anne Brugni et McCloud Zicmuse : ma vie de miche

De la naissance d’un champ de blé à une dégustation collective autour d’une table, Festin nous présente différentes étapes de la « vie » d’une miche de pain. Après Bonjour (qui suivait le cycle d’une journée) et Chemin (qui nous entrainait dans une balade bucolique), Anne Brugni et McCloud Zicmuse concluent ici une trilogie originale.

19/10/2021, 10:29

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Meurtres à Tautavel : un pendu qui aura donné sa langue au chat

Entre Corbières et Pyrénées, c’est dans le Fenouillèdes que se niche le petit village de Tautavel dont la notoriété est aujourd’hui plus associée à la découverte, à la Caune de l’Arago, de morceaux du squelette du plus ancien humain identifié dans toute l’Europe (0,5 million d’années !!!), qu’aux ruines du château médiéval qui dominent les maisons du village !

18/10/2021, 15:24

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Milwaukee Blues : vision douloureusement réaliste des États-Unis

« Je n’aurais jamais dû composer ce foutu numéro. » Une première phrase, qui ouvre ce roman de Louis-Philippe Dalembert, et happe. Pas question de s’arrêter de lire, lorsque l’écriture, incisive et exacte en tout point, nous invite à dévorer chaque page. S’offre alors au lecteur une histoire fictive, qui sonne pourtant si terriblement vrai. 

15/10/2021, 12:20

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Avec Mater, Stanislas Moussé poursuit “son improbable tapisserie de Bayeux”

BONNES FEUILLES – Un mal étrange et profond ronge le château familial et s’attaque aux héritiers de la dynastie du roi. Alors que le royaume est en danger, c’est une femme, une mère, une magicienne, qui va entamer un combat avec les forces obscures pour la survie de son enfant et de sa lignée. 

15/10/2021, 11:26

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Ascension fulgurante de Patrick Modiano : les 200 meilleures ventes de la semaine (40)

Pas de grands mouvements cette semaine, l’hydre Musso/Zemmour continue de monopoliser l’attention des lecteurs. En termes de chiffre d’affaires, le premier représente 3,36 millions € et le second 4,05 millions €. Non négligeable. Mais voici qu’une lueur surgit : Chevreuse de Patrick Modiano. Plus de 11.600 exemplaires en l’espace d’une semaine.

15/10/2021, 10:29

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Avec Liberty, Simon Liberati inclassable et caractéristique

BONNES FEUILLES – Les Éditions Séguier, connues pour leur catalogue de « curiosités », publieront un récit d’une nature à la fois inclassable et néanmoins caractéristique du style Liberati. Auteur de onze ouvrages, Simon Liberati fut lauréat du Prix de Flore pour L’Hyper Justine ainsi que du Prix Femina pour Jayne Mansfield 1967. Son livre Eva a été unanimement salué par la critique. 

15/10/2021, 10:07

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Kukum : le lac, les rivières et le couple

Années 18... et quelques, sur les bords du lac Saint Jean, au fond du fjord du Saguenay au Québec. Almanda est une jeune orpheline qui vit avec un couple d’agriculteurs, qu’elle appelle « mon oncle » et « ma tante », qui triment chaque jour pour arracher à leur lopin de terre des bords du lac une maigre subsistance. Du haut de ses quinze ans, Almanda leur donne un coup de main à la petite ferme — elle adore traire les vaches — quand elle n’est pas à l’école où ses résultats sont prometteurs. Mais face à ce lac grandiose, Almanda rêve.

14/10/2021, 11:43

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Moi, Calife... Iznogoud et c'est comme cela qu'on l'aime

Six années depuis le dernier tome qu’avaient cosigné Laurent Vassilian et Nicolas Tabary — et qui très personnellement, ne m’avait pas emballé. « Moi président », clamait voilà peu encore un heureux candidat à l’Élysée, dont on se gardera bien de dire que les promesses n’engagent que ceux qui les croient (ah, tiens, non…) ! Eh bien, ô Grand Vizir, qu’en est-il de votre débordante ambition : vous, Calife, que gagnerait le bon peuple de Bagdad ?  

13/10/2021, 13:08

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Mashle : invasion de choux à la crème et de coups de poing à Poudlard

Mash est né sans magie dans un monde où les non-magiciens sont tués à la naissance. Mais son papa d’adoption l’a protégé au fin fond d’une forêt. Mash a donc grandi à l’écart du monde, en ne faisant que… de la musculation. Désormais menacé, notre héros va devoir intégrer l’académie de magie la plus prestigieuse du pays. Ses muscles suffiront-ils à sa survie ? Un manga hilarant qui brise tous ses propres codes. 

13/10/2021, 11:28

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Mathieu Lindon : seul contre tous

Après Hervelino paru en début d’année, où Mathieu Lindon évoquait son compagnonnage avec l’écrivain Hervé Guibert, l’auteur revient cette même année avec un texte tout d’un bloc. Un bloc de haine, contre les « autres ». Une centaine de pages d’éructations qui prennent sens dans l’intégralité du texte, même si cette haine sans objet autre que ces autres confine à la répétition. 

 

13/10/2021, 10:34

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Andrée Viollis : Criquet. “Être une femme, c'est être empêchée”

Dans les premières années du XXe siècle, la famille Dayrolles a l’habitude de passer l’été dans une vieille maison sur une île de la côte vendéenne. C’est là que, jeune fille de presque quatorze ans, Camille, que tout le monde surnomme Criquet, retrouve, avec un bonheur à chaque fois renouvelé, ses vêtements élimés de garçonne pour courir, sauter, parcourir les plages, les rochers, la campagne en compagnie de son cousin Michel, chasser avec son arc les poulpes dans les creux d’eau, profiter de ces moments privilégiés de liberté et de vacances.

12/10/2021, 14:38

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Les vivants et les morts en quatre livres

De la poésie de Bukowski à la folie cyberpunk de Philip K. Dick, du prophétisme d'un génie russe inconnu à la biographie d'un des plus grands représentants du spectacle vivant, une question : où est la vie et où est la mort ? Quatre livres de poche posent la question, chacun à sa manière.

 

 

12/10/2021, 14:06

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Troisième tome : le dernier Atlas tire en pleine cible

Dire qu’on attendait le troisième et ultime tome du Dernier Atlas est un euphémisme. Les deux premiers volets avaient prouvé à quel point Vehlmann et Bonnneval ont peaufiné leur scénario et leur univers d’anticipation pour aboutir à un des projets les plus solides et novateurs de la décennie. Ce dernier tome, plus sombre, plus fort, démontre que les scénaristes avaient gardé des atouts dans leur manche pour transformer ce récit d’anticipation en fable morale et politique, mais toujours aussi palpitante et bourrée d’action.

11/10/2021, 10:23

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Blacksad, Cyril Lignac et Star Wars : les 200 meilleures ventes de la semaine (39)

Le duo de la rentrée, Guillaume Musso et Éric Zemmour, continue de truster les deux meilleures places du classement. Si Blacksad — la première partie du tome 6 de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido –, entre à la troisième place, Cyril Lignac occupe la quatrième. Et la science-fiction fait soudainement son apparition… Avec une bande dessinée Star Wars. Eh oui, les goûts et les couleurs, comme chaque semaine…

09/10/2021, 16:07

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La Princesse rebelle : déconstruire les conceptions traditionnelles du genre

Pour amorcer la rentrée littéraire 2021, les éditions du Rouergue ont dévoilé un nouveau album jeunesse : La Princesse rebelle se dévoile, scénarisé par Guillaume Guéraud et illustré par Henri Meunier. À travers l'incarnation de cette princesse fougueuse, les parents sont invités à amener leurs enfants - filles et garçons, bien entendu - à déconstruire pas à pas les constructions traditionnelles autour du genre. Loin de vouloir se positionner explicitement et uniquement comme un livre politique, les auteurs cherchent avant tout à donner la force à leurs jeunes lecteurs de devenir les maîtres de leur destin. 

07/10/2021, 17:08

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Se perdre dans Blizzard, pour mieux se retrouver

Alaska. Une tempête effroyable – et un garçon égaré. Il n’a fallu qu’une minute, le temps pour Bess de refaire son lacet, et le voilà disparu au cœur de ce blizzard impétueux. L’espoir de le retrouver est infime. Pourtant, elle n’hésite pas et se lance à sa recherche, désespérée, suivie de près, sans le savoir, par les autres protagonistes de ce roman tissé avec justesse par Marie Vingtras.

07/10/2021, 15:58

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Jacques Schiffrin, ou l’édition hissée au rang des beaux-arts

Alors que sort ce 7 octobre, L'Espèce humaine et autres écrits des camps dans la plus prestigieuse des collections française, la Pléiade, Amos Reichman publie au Seuil le même jour, une biographie du créateur de la collection, Jacques Schiffrin. Ce juif russe adopté par la France sera lui-même victime de cette époque tragique. Sacrifié par une France défaite et pour beaucoup, antisémite, il restera un éternel apatride et un éditeur qui tenta de hisser son métier au sommet.

 

07/10/2021, 08:10

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Je connais peu de mots : Elisa Sartori interroge plus que le langage

Une femme exprime les difficultés d’apprentissage d’une langue étrangère. Mais à travers ces confidences d’une gêne de communication, il nous semble qu’Élisa Sartori raconte autre chose, qu’un récit enchâssé se love dans ces images, un drame ineffable, beau, profondément intime et éminemment visuel.

06/10/2021, 15:13

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Le dessinateur Vincent Mallié s'empare des aventures d'Arsène Lupin

BONNES FEUILLES – Découvrez les aventures d’Arsène Lupin, le plus téméraire des cambrioleurs, dont les seules armes sont l’esprit et l’audace ! Dans ces neuf nouvelles, il réalise d’incroyables tours de passe-passe pour voler les bourgeois. Jamais vraiment le même, toujours différent, Arsène Lupin est insaisissable ! 

05/10/2021, 11:34

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Banana Fish, les mots qui tuent

Banana Fish. C’est la dernière chose qu’a dite ce soldat américain au Vietnam, après avoir disjoncté et tué trois de ses camarades, et juste avant qu’on perde sa trace. 12 ans plus tard, ces mots refont surface. Le jeune chef de gang Ash Lynx les entend d’un homme qu’on assassine dans une ruelle. Et plus Ash cherchera à comprendre, plus le mystère s’épaissira. Dans le même temps, l’étau de la mafia se resserre sur lui… 

05/10/2021, 10:16

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Vertèbres : ne pas confondre philanthropie et lycanthropie 

« Vous qui venez ici dans une humble posture », chantait le poète. Oui, n’en déplaise aux commentateurs chafouins, j’aime bien Musset... Le poète chantait, donc, mais n’avait pas conscience ce que sa fulgurance poétique aboutirait, deux cents ans et quelques brindilles plus tard, au roman de Morgane Caussarieu. Et comme l’époque est à l’injonction de « faire ses propres recherches », les miennes m’ont conduit en ces territoires…

05/10/2021, 09:18

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Les ombres du passé de Gabriel Zallas  

Une heure du matin, un coup de téléphone mystérieux sur le portable de Bernard sonne et le réveille. Un bref échange de phrases avec son interlocutrice, une attitude inhabituelle qui l’intrigue mais, demain, finies les vacances, il est prévu qu’il parte prendre son avion tôt le matin. Sa nuit sera courte… et agitée. 

04/10/2021, 15:48

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La maison des Kalonoros de Gabriel Zallas 

Dans le nord de Madagascar, dans la région Diana, une petite municipalité en plein développement, où l’on y trouve de l’or, des pierres précieuses et surtout, on y cultive la vanille, cet « or vert ». Ses richesses naturelles attirent bon nombre d’aventuriers, y compris des astrologues, guérisseurs, marabouts, etc., surtout à Sengolaka, à quelques kilomètres avant l’entrée de la ville.

04/10/2021, 15:48

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Cet Autre Moi de Denise Périgault

Ce moi que j’ai construit depuis ma naissance pourrait-il être autre ? Ou, suis-je destiné(e) à être le MOI que je suis, que je l’estime être bon ou mauvais ?

04/10/2021, 15:20

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Chaud, de Victoire Loup : une co-édition par Hachette Cuisine et Human Humans 

Hachette Cuisine & Human Humans lancent en commun une collection capsule de livres de recettes de chefs. Chaud, le nouveau titre de Victoire Loup, journaliste gastronomique et consultante culinaire entre autres, inaugurera la collection et réunira 60 recettes de chefs « pour séduire ». Le livre paraîtra le 3 novembre prochain. 

04/10/2021, 12:01

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Fabien Vinçon raconte le “tabou de l’inceste féminin” dans La Cul-Singe 

BONNES FEUILLES – La Cul-singe, c'est le surnom que lui donnaient ses petits-fils. Gabriel, son préféré, est aspiré depuis toujours dans le huis clos incestueux qu'a construit cette grand-mère hors norme. Deux obsessions la hantent : le sexe et son gendre. Racontée à travers un regard d'enfant, cette autre Folcoche incarne les femmes d'une certaine époque. Épouse au foyer, elle n'a pas le permis de conduire, ni la permission de signer ses chèques.

04/10/2021, 11:10

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Comme une Déesse : Roxane Malone s'occupe des coeurs brisés

Nina, pétillante trentenaire, est à la tête des Déesses, une agence conçue pour aider les femmes à tourner la page après une rupture... Soutenue par Marie-Jeanne, une septuagénaire bikeuse et bricoleuse, et par Jade, son assistante administrative, elle a réussi à créer un lieu cosy, qui offre aux femmes tout ce qu’il leur faut pour retrouver confiance en elles et démarrer une nouvelle vie. Spa, relooking, shopping, cours de pole dance, gogo dancers, il y en a pour tous les goûts !

 

04/10/2021, 10:30

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Des hommes sans femmes : Murakami, au rythme de la musique

Au sortir de la lecture de Birthday Girl (trad. Hélène Morita) avec laquelle Haruki Murakami m’avait ravi, j’ai voulu poursuivre ma découverte de ses autres écrits. Sur les conseils de mon libraire, je suis donc reparti avec, dans ma poche, Des Hommes Sans Femmes, un recueil de nouvelles (trad. Hélène Morita) de cet auteur dont j’avais tant apprécié les talents de narrateur.

04/10/2021, 09:49

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Alexandre Najjar : 20 années d'un territoire, Le syndrôme de Beyrouth

Embrasser et saisir Beyrouth par le biais du regard d’une femme et le déploiement d’une fresque déroulée sur trente ans, c’est le pari osé et réussi que relève Alexandre Najjar dans son nouveau roman Le syndrome de Beyrouth. Par Denis Gombert.

03/10/2021, 15:49

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 Alice Guy de Catel & Bocquet : première réalisatrice que l'histoire a enterrée

Alice Guy n’est pas n’importe qui : cette Française fut la première réalisatrice de l’histoire du cinéma, créant pour Gaumont plusieurs centaines de films, depuis les premiers courts métrages muets jusqu’à d’impressionnants films à (très) gros budgets. De succès en flops, de découvertes techniques en explorations artistiques, la vie d’Alice Guy se confond avec l’histoire du septième art, alors balbutiante. La voici à présent immortalisée en bande dessinée, grâce à l’impressionnant duo de biographes de Casterman : José-Louis Bocquet au scénario et Catel Muller au dessin.

01/10/2021, 16:23