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Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, «la queue» d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil «Soirées de Médan» auquel il avait contribué avec sa nouvelle «La saignée». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

Le 23/08/2020 à 09:00 par Les ensablés

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23/08/2020 à 09:00

Les ensablés

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Par Hervé BEL

L’époque du club des cinq (Maupassant, Huysmans, Hennique, Alexis et Céard) 

Henry Céard est né à Bercy d’une famille d’origine champenoise. Il se destine d’abord à la médecine avant d’y renoncer pour devenir fonctionnaire au ministère de la guerre, métier qui laisse plus de loisirs pour l’écriture. Vers 1876, il rencontre un autre fonctionnaire, tout aussi féru de littérature que lui, un certain Joris-Karl Huysmans avec qui il se lie d’amitié. Découvrant Les Rougon-Macquart, Henry Céard, un dimanche, se présente chez Emile Zola qui le prend d’abord pour un représentant en vin, avant de comprendre qu’il s’agit là d’un jeune écrivain éperdu d’admiration.

Erreur qui ne dure qu’un instant, mais qui deviendra une espèce de légende pour le petit groupe qui va se constituer par capillarisation (Hennique, Alexis, Maupassant, Huysmans) et qu’on appellera «l’école» du naturalisme... À tort, car rien n’était moins homogène que ces écrivains qui prirent tous par la suite des directions différentes, notamment Hennique dont nous avons parlé, et bien sûr Maupassant et Huysmans. En attendant, les six compères écrivent ensemble le recueil Les soirées de Médan (1880).

En vérité, ce qui liait tous ces gens, et même Zola, était avant tout Gustave Flaubert et les Goncourt qu’ils allaient régulièrement visiter, à l’occasion de «leur jour», car à l’époque, on se recevait à jour fixe. Les maîtres attendaient les disciples et l’on passait ensemble de bons moments. Céard adorait se rendre à Médan. Zola l’appréciait beaucoup, notamment en raison de son esprit scientifique, et lui demandait conseil. Ainsi, en 1879, pour la rédaction de Nana, Zola le prie-t-il de lui fournir «la description exacte, scientifique, très détaillée, du masque d’une femme morte de la petite vérole ordinaire (1).»

Qui était Céard? Un pessimiste assurément, plutôt réservé, marqué à jamais par une histoire d’amour... Si l’on en croit Léon Daudet dans Sauveteur et incendiaires qui déclare : «J’ai retrouvé Céard, marié à une femme corpulente et sourde, de laquelle il disait, pour l’excuser : “Elle vient d’Amiens.Il avait eu, dans sa vie, une histoire de femme, compliquée et qui avait abouti à son asservissement par une mégère imbécile, sans beauté. Sa fin fut la démonstration parfaite du stupide “à quoi bon?».» Ainsi Céard était un «aquaboniste».

Daudet n’explique pas autrement l’attachement littéraire de Céard pour l’œuvre de Flaubert où gît justement, dit-il, cet «à quoi bon?» désolant, et que l’on retrouve effectivement, en filigrane, dans Une belle journée. Paul Genistry (Souvenirs de théâtre) décrit Céard: «monocle à l’œil», «un sourire ironique sur les lèvres, mais d’une ironie un peu sèche».

À la suite de l’affaire Dreyfus, tout comme Léon Hennique, Céard se sépare de Zola. Il entre en 1918 à l’académie Goncourt en reprenant le fauteuil de Huysmans (auquel avaient succédé entretemps Jules Renard puis Judith Gautier) et meurt en 1924 dans la situation maritale que l’on sait.

Henry Céard a peu écrit. Il a commis des poèmes (Sonnets de guerre), quelques pièces de théâtre (notamment des adaptations de textes de Zola), écrit pas mal d’articles dont Gustave Geffroy, dans les Cahiers naturalistes, vante l’extrême qualité : «(…) articles de critique d’une tenue de style et d’une hauteur de compréhension inusitées-publiés çà et là, dans des journaux presque ignorés de Paris, en Russie, en Amérique. Dans ces études, dans des préfaces telles que la préface de la Correspondance de Jules de Goncourt, que les pages sur Mme Alphonse Daudet, l’analyste des cervelles (Céard) se montrait dans toute sa supériorité, très compréhensif et très impartial, très explicatif et très ferme, un vrai historien littéraire.»

Il n’a produit que trois romans : Mal éclos (inédit), Terrains à vendre au bord de la mer (1906) et ce roman Une belle journée (1881) que l’on lit d’une traite, assez impressionné par la richesse du style, le soin du détail cru (qui rappelle le Huysmans d’En ménage écrit d’ailleurs la même année), et la fascination pour le sordide de la condition humaine.

Un roman fait de petits riens

L’histoire de Une belle journée tient en quelque sorte le pari de Flaubert d’écrire un roman sur rien : l’épouse d’un architecte, Madame Duhamain, trop souvent seule a remarqué lors d’un bal (le bal du salon des familles) leur voisin du dessus, un représentant de commerce en vins, monsieur Trudon, célibataire et coureur invétéré. La scène du bal n’est pas sans rappeler celle figurant dans Madame Bovary. Madame Duhamain, enfin, a le sentiment de vivre pleinement. «Elle, s’amusait prodigieusement. Depuis le soir lointain de sa noce, jamais elle ne s’était trouvée à pareille fête. Cette grande salle lui paraissait admirable avec ses glaces au tain piqueté, ses tentures de velours bilieux (...) Avec délices, elle respirait l’air poussiéreux qui montait du parquet tapé par d’incessants piétinements, elle humait cette odeur aigre à faire tousser, ce relent d’encre de Chine que dégagent les élégances secrètes d’une foule échauffée. (...) Alors, tout en multipliant ses pirouettes, Trudon devint très tendre. D’un ton respectueux et passionné, il lui débita toutes les fadaises de l’amour, toutes les niaiseries de déclarations (...). Madame Duhamaim l’écoutait sans colère, chatouillée dans sa vanité, caressée dans sa chair. Elle s’éveillait à des coquetteries soudaines.»

Le procédé littéraire est clair : le lecteur voit ce qu’il en est vraiment de cette salle que Madame Duhamain trouve «admirable». Il en est ainsi de tout le roman où, longtemps, avant la désillusion inévitable, la réalité vue par le seul lecteur est confrontée à ce que Madame Duhamain en perçoit. La joie ne naît que sa propre mystification. La chair est triste, certes, mais c’est le monde entier qui l’est aussi.

Désireuse de vivre enfin une aventure, elle profite de l’absence de son mari pour accepter de passer un dimanche avec cet homme qui espère bien «conclure», en l’emmenant dans un restaurant de la banlieue de Paris «Les Marronniers». On assiste, admiratif, à la description du voyage qui les mène du pont de Bercy à ce restaurant déserté. Là aussi, le monde est hideux : à sa droite, des magasins s’étendaient, une rangée de masures basses avec des murs salpêtreux mouillés par endroits de coulées d’urine. Et les deux comparses marchent. Madame Duhamain a des remords, refuse de donner son bras et donne ses raisons : son mari parti surveillé des travaux. Puis elle laisse son bras, rendue gaie par le soleil et la nature...

Mais la partie n’est pas gagnée pour Trudon qui sent la femme «faible et indécise». S’en suivent des dialogues d’une platitude extrême et qui ont, dans ce roman, le parfum et le comique de ceux des lieux communs collectionnés par Flaubert. C’est cela aussi faire de la littérature sur du rien..

Puis ils arrivent au restaurant qui «alignait les grosses lettres d’or fané de son enseigne, étalait la banale mélancolie de sa façade». Lieu peu romantique en vérité, mais fréquenté par le «haut commerce» où se rencontrent chaque semaine les entrepositaires d’eaux de vie. Où les gens échangent des vues sur la politique «tout en riant de leurs calembours...» Le restaurant est désert. La caissière ne sourit pas. Non loin d’elle, un garçon désœuvré bâille sur un divan. Déjà Madame Duhamain n’est plus si sûre. Mais trop tard, il faut monter rejoindre un cabinet particulier.

Dès lors, c’est le face-à-face, l’obligation de parler, et de devoir accepter ou refuser les avances de Trudon. C’est tout le talent de Céard de montrer comment l’héroïne change d’attitude et de pensée. Ils n’ont rien à se dire dans le «grand silence troublé de temps en temps par le cahot d’un omnibus, le crépitement des roues d’un haquet, le pas des chevaux d’un officier et de son ordonnance». Il est trop tard pour quitter la table, mais Madame Duhamain ne cédera plus, malgré les efforts comiques de Trudon dont on suit la pensée, tout comme celle de son interlocutrice. Quand il voit que ses tentatives sont vaines, il se prend à la mépriser.

Il faudrait partir, mais voilà qu’une pluie d’orage s’en mêle, transformant le monde ensoleillé vu à travers la fenêtre en un désolant spectacle… «La journée ne finirait donc pas!» Pour passer le temps, les deux héros se mettent à lire le journal chacun de leur côté. Ils repartiront sans que rien ne se soit passé.

Mais déjà, dans la voiture qui la ramène, Madame Duhamain se met à regretter quand Trudon lui dit : «Ainsi, nous allons nous quitter? (...) ce mot “quitter” éveillait dans son cœur des tristesses illimitées. Par cela même qu’elle allait finir, cette désillusionnante journée prenait soudainement pour elle un intérêt imprévu (...) elle se sentait maintenant pour Trudon elle ne savait quelle inerte sympathie. Elle ne souhaitait plus qu’il s’en allât. Certes, elle ne l’aimait pas, elle persistait à le trouver sot, stupide.»

Les vies sont minuscules. On attend l’extraordinaire que l’on croit approcher dans des moments d’ivresse, et tout finit dans le regret qu’il ne soit pas venu. Cela, tous nous le savons, mais Céard en fait ici une démonstration éclatante, remarquable, avec une ironie qui n’est jamais lointaine, avec de brusques envolées lyriques qui sont belles, et qu’il tranche d’un coup par des mots impitoyables sur les odeurs corporelles, la fatigue des yeux, des haleines... Et par la farce. À la fin du roman, de retour à la maison, elle entend de sa chambre où dort son mari les pas de Monsieur Trudon qui a ramené chez lui une petite femme.

Un accueil mitigé

Dans le Figaro du 11 avril 1881, Emile Zola, dans un grand article consacré à Huysmans (qui vient de publier En Ménage) et Céard, écrit à propos de Une belle journée : Céard a débuté par une œuvre qui marquera, je le dis sans crainte de me tromper; car cette œuvre est d’une philosophie nette et d’un accent personnel. Elle arrive comme une note extrême, ce qui la met à part, très en vue.

La presse du 21 août 1924, informant ses lecteurs de la mort de Céard, n’hésite pas à qualifier Une belle journée comme le plus curieux qu’est produit l’époque naturaliste.

Dans Gil Blas (14 juin 1881), Jean d’Arques, soulignant la quasi-inexistence de l’histoire, concluait ironiquement : Mais il faut signaler une étude sérieuse et approfondie des lieux d’aisance qui fera pâlir de jalousie l’auteur de En ménage (Huysmans). Dans sa notice nécrologique d’août 1924, l’Œuvre, reprochant à Céard son pessimisme aristocratique, le qualifie de disciple médiocre de Flaubert et de Goncourt, ce qui nous paraît, après la lecture d’Une belle journée beaucoup trop sévère. Et même Rémy de Gourmont, dans ses promenades, écrit : «Une belle journée», de M. Céard, livre très curieux et peu connu, représente à merveille l’idéal littéraire qui fut celui de toute une génération, il y a vingt-cinq ans. Idéal, en effet, car nul écrivain n’a peut-être jamais atteint ce degré de nullité systématique. Le terme «nullité» est certes à prendre dans le sens du «rien», et non pas comme une appréciation, mais il n’en demeure pas moins que le mot est rude et ambigu.

Laissons les derniers mots à Céard lui-même qui, fort lucide, s’exclamait : Des livres de désenchantement spéculatif, des romans sans la moindre intrigue apparente, n’ont aucune chance de succès. Malheureusement, il n’y a que ceux-là qui m’amusent à écrire! Je continue donc! (Mercure de France, numéro de mai 1918).

Note 1) Voir Zola, le saut dans les étoiles, 2002, Colette Becker

Note 2) : Pour en savoir plus sur l’accueil de la critique actuelle de l’œuvre de Céard, on consultera sur la toile l’article de Roderick Cooke «Le Schopenhaueur de Huysmans et de Céard» dans lequel on peut lire :

À partir des années 1950, dans les universités anglophones, des chercheurs tels que Ronald Frazee, Murray Sachs et surtout C.A. Burns ont commencé à faire sortir l’œuvre de Céard de l’ombre; Burns la réédita chez Slatkine en 1970. Chez les critiques francophones, on peut citer d’abord Pierre Cogny, plus tard René-Pierre Colin, Éléonore Roy-Reverzy et, plus récemment, Carine Goutaland parmi ceux qui ont donné des analyses du roman. La revalorisation critique d’Une belle journée est typiquement passée par l’accent mis sur son proto-modernisme (Goutaland suggère que le roman «annon [ce] l’absurde beckettien et le Nouveau Roman»11), ou bien sur sa réalisation du rêve flaubertien du «livre sur rien». William W. Thomas fond ces deux camps en un : d’une part, il soutient que «the modern reader will recognize in Une belle journée many characteristics of the contemporary novel, particularly the nouveau roman [...] the technique of portraying the characters through a fairly elaborate process of stimulus-thought-response calls to mind especially the process of conversation and sous-conversation used by Nathalie Sarraute»12, mais de l’autre son étude trace les intertextes et les réductions opérées par Céard par rapport à Madame Bovary.

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Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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La grande vie, de Jean-Pierre Martinet, “Feel bad book de chevet !”

Grâce au buzz international autour de la table « feel bad books » montée par Maldoror. books et Electron_livre au Furet du nord de Lille, il est peut-être temps de parler du plus feel bad de tous les feel bad, du livre. Voici celui qui fera tourner les corbeaux au-dessus de vos têtes, bouffant chacun de vos cheveux blancs en guise de mise en bouche. Vous allez crever, c’est une certitude, mais sans avoir lu La grande vie de Jean-Pierre Martinet, ce serait pire que tout. Pas le temps ? 48 pages. Pas les sous ? 9 euros. OK c’est parti.

30/07/2021, 09:41

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L'Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, par Antoine Brea : entre rimes et rires 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier rend hommage à Dante à travers une « révision » de son oeuvre : l’Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, signée par Antoine Brea. « Le livre propose une adaptation souriante de l’Enfer de Dante où l’invention langagière la plus débridée puise dans l’argot populaire et les archaïsmes français. »

30/07/2021, 09:04

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Ultramarins, de Mariette Navarro : voyage dans la désorientation

BONNES FEUILLES – « Il y a les vivants occupés à construire et les morts calmes au creux des tombes. Et il y a les marins. » Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Quidam publient le premier roman de Mariette Navarro, Ultramarins. A bord d’un cargo qui traverse l’Atlantique, l’équipage décide un jour, après l’accord inattendu de la Commandante de bord, de s’offrir une baignade en pleine mer, totalement gratuite et clandestine. De cette baignade, à laquelle seule la Commandante ne participe pas, naît un vertige qui contamine toute la suite du voyage.

30/07/2021, 08:51

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Téké, de Mika Biermann : kaléidoscopique cosmique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Anacharsis publient le prochain livre de Mika Biermann. Téké se fait roman métaphysique, alternativement bouffon, terrifiant et splendide, par lequel l’auteur parvient à l’impossible : dire l’indicible.

30/07/2021, 08:43

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Les Aquatiques, de Osvalde Lewat : Africaine, au présent 

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée littéraire, les éditions Les Escales publient le premier roman de l’autrice franco-camerounaise Osvalde Lewat. Dans une écriture ciselée, Les Aquatiques porte un regard éclairé sur les enjeux des sociétés d'Afrique francophone d’aujourd'hui. La révélation d’une nouvelle voix…

30/07/2021, 08:40

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Le saut d’Aaron, de Magdaléna Platzová : une fresque politique et artistique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Agullo publient le prochain livre de l’autrice tchèque Magdaléna Platzová, traduit du tchèque par Barbora Faure. Le destin tragique d'une artiste fauchée par l'Histoire, assassinée à Auschwitz en 1944.

29/07/2021, 08:53

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Les Bourgeois de Calais, de Michel Bernard : découvrir Rodin, passionnément

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions de la Table Ronde publient le prochain roman de Michel Bernard. Le monument des Bourgeois de Calais – hommage à l’héroïsme de six riches habitants qui se livrèrent au roi d’Angleterre à l’issue d’un long siège, au début de la guerre de Cent Ans, pour que soient épargnés leurs concitoyens – exerce une fascination universelle.

29/07/2021, 08:35

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Six pieds sur terre, de Antoine Dole : et l’amour ?

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Robert Laffont publient le premier roman de Antoine Dole, alias Mr Tan, auteur de la série jeunesse Mortelle Adèle. Sans le savoir, Camille et Jérémy marchent l'un vers l'autre depuis leur naissance…

29/07/2021, 08:11

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La maison des solitudes de Constance Rivière : lorsque la ritournelle accélère 

BONNES FEUILLES - « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand-père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » La maison des solitudes de Constance Rivière, à paraître lors de la prochaine rentrée littéraire chez Stock, se lit d’une traite, et porte avec délicatesse les questions de la transmission, du secret et de la réconciliation dans un style d’une grande maturité.

28/07/2021, 15:57

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Madame, de Gisèle Berman : entre folie et émancipation

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons arléa vous proposent de découvrir le premier roman de Gisèle Berkman, Madame. L’autrice donne ici un premier roman vertigineux. Le style, la maîtrise de l’écriture et de l’émotion, la gravité du sujet changée en grâce, tout cela fait de Madame un grand texte.

28/07/2021, 14:38

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La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine, de Jean de Boishue : traque politique, littéraire et historique 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Bartillat publie le premier roman de Jean de Boishue : La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine. Ce dernier retrace l’enquête, menée par l’officier du KGB, Alexis Kars, sur les circonstances de la mort de l’un des plus grands poètes russes. 

28/07/2021, 14:38

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Les oracles de Teresa, de Arianna Cecconi : secrets de famille

BONNES FEUILLES – « Grand-mère rêvait tout en nous écoutant, elle dormait tout en veillant sur nous. Ses paupières étaient closes, mais dessous, ses yeux étaient grands ouverts. » A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons la Belle étoile vous proposent de découvrir le premier roman de Arianna Cecconi, Les oracles de Teresa., traduit de l’italien par Marianne Faurobert.

28/07/2021, 14:37

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Sous le ciel immense selon O'Keeffe, de Catherine Guennec : histoire d'un chef d'oeuvre

Pour la rentrée littéraire, les éditions Ateliers Henry Dougier publient le nouveau roman de Catherine Guennec : Sous le ciel immense selon O’Keeffe. Basé sur la vie de la peintre américaine, l’histoire raconte celle d’un tableau de manière romancée et historique. Un livre à découvrir en parallèle de l’exposition sur O’Keeffe à Pompidou.

28/07/2021, 14:37

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Jeu-concours 2022 : entre écologie et territoires 

Les éditions Terre Urbaine, qui sensibilisent aux questions écologiques et territoriales, proposent aux jeunes de 18 à 36 ans de participer à leur jeu-concours. Celui-ci consistera à la rédaction d’un manuscrit sur le thème imposé par la maison. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2021 pour participer !

28/07/2021, 10:14

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34 centimes la minute, de Sophie Boursat : avenir, que seras-tu ?

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions du Canoë vous proposent de découvrir le prochain roman de Sophie Boursat. Un récit qui suit le quotidien d'Olivia...

28/07/2021, 08:55

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L'étonnante facilité de Louise Erdrich

Seize nouvelles composent ce recueil qui fait suite à un premier tome,  La Décapotable Rouge (paru aux mêmes éditions, mais que, fidèle à mon habitude, je n’ai pas encore lu), et présente des textes déjà parus (certains, mais pas tous, loin de là) dans des revues littéraires et des magazines américains. Il eût été dommage que, sans l’intervention de proches de l’auteure, cette dernière ne les fasse pas paraître sous la forme de ces recueils comme elle laisse entendre qu’elle en avait bien l’intention : les garder dans ses cahiers semblait la satisfaire en les considérant comme des « textes embryonnaires » qui étaient terminés, mais qui auraient pu recevoir retouches et modifications. Voire, parfois, devenir de véritables romans.

27/07/2021, 13:11

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René Crevel, à la recherche de Paul Klee

Les éditions de la variation publient dans leur collection « regard(s) » des petits carnets contenant de grands écrits. Vient ainsi de paraître une critique d’art sur Paul Klee signée René Crevel et publiée pour la première fois en 1930 à la NRF ; un essai poétique qui s’inspire du parcours des sœurs Brontë et de leur frère Patrick Branwell, toujours signé René Crevel, et enfin un texte d’Antonin Artaud qui déplore l’arrivée du cinéma parlant. Des petits délices. 

27/07/2021, 10:20

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La femme qui n'aimait plus les hommes, d'Isabelle Le Nouvel : vivre, envers et contre tout

BONNES FEUILLES – Quand la violence du présent convoque celle du passé : Jeanne, harcelée et frappée par son mari, va devoir affronter, pour pouvoir revivre, le bourreau de son enfance… A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Michel Lafon vous proposent de découvrir le premier roman d’Isabelle Le Nouvel. « On ne guérit pas d’être morte. »

27/07/2021, 09:51

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Grande Couronne, de Salomé Kiner : entre rêves et contradictions 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Christian Bourgois publient le premier roman de Salomé Kiner, Grande Couronne. Décrit comme un roman « de banlieue », il se distingue de la production actuelle : ni banlieue HLM (Faïza Guène), ni France périphérique (Nicolas Mathieu, David Lopez). Il n’est ni politiquement correct, ni naïf. En somme, un roman de formation qui ravira les nostalgiques des années 1990, tout en décrivant avec justesse la relation mère/fille. Il s’inscrit dans la lignée du roman Il est des hommes qui se perdront toujours de Rebecca Lighieri.

27/07/2021, 09:43

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Hadès, Argentine, de Daniel Loedel : entre violence, trahison et aveuglement 

Pour la rentrée littéraire, les éditions La Croisée publie le premier roman de Daniel Loedel, traduit par David Fauquemberg. Il fait partie de la sélection Fnac 2021. « Ce n’est donc que ça, l’enfer ? Rien que notre vie à nouveau ? »

27/07/2021, 09:40

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Le chat, le général et la corneille, de Nino Haratischwili : entre histoire et fiction

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Belfond vous propose de découvrir le roman de l’autrice Nino Haratichwili. Un récit de violence, de passion et de culpabilité inextricablement lié à l’histoire de l’Europe contemporaine…

26/07/2021, 10:53

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Murnau des ténèbres, de Nicolas Chemla : une expédition mystérieuse

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Le Cherche Midi vous proposent de découvrir le roman de l’auteur Nicolas Chemla, Murnau des ténèbres. L’histoire d’un homme, à la frontière du rêve et de la réalité, de la vérité et de la fiction…

26/07/2021, 09:35

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  La Mala Vida : six petites histoires qui déstabilisent l’Argentine

Que s'est-il passé en Argentine en juillet 1930, un an après la terrible crise de 1929 ? Des mouvements au sommet de l'état, des manifestations dans la rue et... un parcours formidable pour l'équipe nationale de football à l'occasion de la toute première coupe du monde. Un contexte de poudrière qui menace d'exploser à tout instant. Et au cœur de ces événements collectifs, la trajectoire de six personnages qui, en coulisse, vont avoir une influence majeure sur la situation. 

26/07/2021, 08:54

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La fille qu'on appelle, de Tanguy Viel 

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les Editions de Minuit publient le prochain roman de Tanguy Viel, La fille qu'on appelle

23/07/2021, 08:33

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Traverser la foule de Dorothée Caratini : un appel à vivre

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions Bouquins donnent la parole à Dorothée Caratini à travers son premier roman Traverser la foule. Un livre qui souligne la force des émotions et la vivacité d’un besoin de vivre. Traverser la foule comme on traverse la vie, avec un but, un horizon ; traverser, au plus vite, pour ne pas se perdre ou perdre des morceaux de soi.

22/07/2021, 11:29

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Bébé, d'Olivier Rasimi : privilèges de l'étrange 

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée littéraire, les éditions Arléa publient le prochain livre de Olivier Rasimi. À dix-sept ans, Bébé mesure tout juste soixante-dix centimètres et a conservé son apparence enfantine dont il possède l’esprit, l’inconstance, l’indolence, la bouffonnerie… Guidé par une sorte de sixième sens qui lui fait considérer les choses sous un angle étrange, inapproprié, qu’il exprime alors d’une façon qu’on pourrait juger poétique si elle n’était involontaire.

22/07/2021, 11:00

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Une folie de rêves, de Jean-Daniel Baltassat : écouter battre le coeur

BONNES FEUILLES — « Depuis qu'il menait la plus grande partie de sa vie ici dans le Dessous, dans sa Chapelle, des rencontres, il en avait fait de tous les acabits. Mais ceux-là, c'était autre chose. » Pour cette rentrée littéraire, les Editions Calmann Lévy publient le prochain roman de l’auteur et scénariste Jean-Daniel Baltassat. 

22/07/2021, 09:18

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Gabriel : en week-end, loin de la ville 

ALBUM JEUNESSE – Ce vendredi, après l'école, la maman de Gabriel l'accompagne chez ses grand-parents. Nous accompagnons l'enfant dans ce moment de vie, découvrant ce qu'il révèle de plus banal et précieux à la fois. Maylis Daufresne et Juliette Lagrange racontent une histoire pleine de douceur qui s'intéresse moins à la péripétie qu'à l'évocation de sensations.

22/07/2021, 09:00

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A un détail près de François Cérésa : dans les miroirs, la diablesse 

BONNES FEUILLES - Voyage sentimental à travers la France et l’italie, le nouveau roman de François Cérésa, A un détail près, nous plonge au coeur d’une histoire entre deux amants, rencontre hasardeuse qui les plonge dans un jeu passionnel.

21/07/2021, 17:30

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Spécimens : virtuels fantasmatiques 

BANDES DESSINEES – Alors que l’on pensait le programme Immersion passé au « broyeur », Monica X, cadre en vue de l’« Agence », y envoie ses deux fils afin d’en explorer les décombres. Ils découvrent alors que cet univers virtuel est loin d’être anéanti et que ses différents protagonistes, Esperen et ses clones en tête, continuent d’y vivre.

21/07/2021, 16:37

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Choco-Boys : Lucky Luke convoyeur de chocolat suisse dans le Far West

BONNES FEUILLES – Décédé en 2001, le dessinateur Morris a laissé derrière lui le renommé cow-boy Lucky Luke, capable de tirer plus vite que son ombre. L’auteur des plus célèbres bandes dessinées allemandes, Ralf König, et les éditions Dargaud rendent hommage à l’auteur belge dans la bande dessinée Choco-Boys. Cette dernière met en scène notre cow-boy préféré dans un cadre tout nouveau, loin des stéréotypes du Far West traditionnel.

21/07/2021, 15:52

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Mort d'Henri Deluy, directeur d'Action poétique

Fondée en 1950, Action poétique est une des plus anciennes revues de poésie française publiées. Elle a également publié des recueils. Pendant plus de cinquante ans, Henri Deluy dirigea cette revue qu’il ouvrit à tous les débats et à toutes les formes de poésies. Il s’est éteint le 20 juillet, à l’âge de 90 ans.

20/07/2021, 19:52

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La pratique de la divine présence avec le divin verbe créateur - L’Ascension, unique véritable But

Bien que, entre les lignes du livre de l’Apocalypse, le leitmotiv soit « la victoire », ce qui doit être vaincu n’est pas explicitement évoqué. Et Saint Paul, dans ses épîtres, emploie maintes fois « homme intérieur », une manière sans doute de désigner la partie spirituelle en chacun de nous. 

20/07/2021, 14:43

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Thanatos - Le retour des dieux, de Gabriel Zallas

Gien, petite ville provinciale célèbre pour sa faïencerie et son musée de la chasse ; sa cathédrale eut l’honneur de recevoir Jeanne d’Arc à deux reprises au XVe siècle après la libération d’Orléans ; sa plage de sable sur le fleuve pendant la période estivale, la première cité partant d’un circuit de la visite des châteaux de la Loire dans une région où il n’en compte pas moins de quarante-cinq, tous plus magnifiques les uns que les autres ; mais c’est aussi la porte de la Sologne pour les amateurs de pure nature sauvage.

20/07/2021, 14:38

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La danse de l’eau, de Ta-Nehesi Coates : le pouvoir de l'homme libre 

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions Fayard nous font découvrir le premier roman de l’auteur américain Ta-Nehesi Coates. Il livre ici un récit profondément habité, plein de fougue et d’exaltation, qui rend leur humanité à tous ceux dont l’existence fut confisquée, leurs familles brisées, et qui trouvèrent le courage de se soulever au nom de la liberté.

20/07/2021, 13:16

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Émotions, tolérance et cacas carrés : 6 albums jeunesse à découvrir

ALBUM JEUNESSE – Six albums pour accompagner les vacances, voilà six bonnes raisons d’ouvrir un livre avec ses enfants, neveux, nièces, petits-cousins et cousines, ou tout autre forme de progéniture de votre entourage. Au menu, tolérance, documentaire et d’autres choses. Même si tous n’ont pas également plu aux jeunes lecteurs que nous avons sollicités. Des livres à partir de 3 ans, et jusqu'à un peu plus...

20/07/2021, 09:15