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Les Ensablés - L’incertitude amoureuse de René Laporte (1905-1954)

René Laporte est né à Toulouse dans une famille bourgeoise de magistrats et d’universitaires. Il fait des études de droit, mais lance, à dix-neuf ans, une revue bi-mestrielle, Les Cahiers libres, artistiques et littéraires, puis fonde les éditions du même nom qui, entre 1925 et 1934, publieront environ 150 ouvrages.

Le 20/09/2020 à 09:00 par Les ensablés

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20/09/2020 à 09:00

Les ensablés

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Par François Ouellet

En 1931, Laporte se marie et s’installe à Paris. Lui-même poète d’avant-garde, il publie les surréalistes, qu’il admire profondément. Au milieu des années 1930, tout en étant secrétaire de rédaction de la La Revue de Paris (1934-1936), il est attaché au Service de la presse du Ministère de l’intérieur. On le retrouve ensuite chef du Service de la presse à la Résidence générale de Tunisie jusqu’à sa révocation par le gouvernement de Vichy en 1940. Il travaille quelque temps auprès de Jean Giraudoux au Commissariat de l’information. Mais l’Occupation l’amène à se réfugier à Antibes, où il héberge les résistants de passage. Au moment de la Libération, il est commissaire de l’Information à Toulouse et préside à la reconstitution de Radio-Toulouse. En 1945, la guerre terminée, ayant rendu ses devoirs à la République, Laporte choisit de se consacrer désormais à son œuvre, partageant son temps entre son appartement parisien et sa maison antiboise.

Malgré toute ces occupations, Laporte n’a jamais cessé d’écrire et de publier. D’abord de la poésie, puis de la poésie et du roman, enfin, après la guerre, surtout du roman. Cela donne une production équilibrée, en gros une quinzaine de titres dans chacun des genres. Pourtant, et c’est profondément injuste (mais l’histoire littéraire n’est pas à une injustice près), cet écrivain très fertile, brillamment doué, a complètement sombré dans l’oubli. Le temps d’une saison littéraire, la réédition d’un bref roman, Hôtel de la solitude (1944), aux éditions Le Dilettante en 2012, a rappelé l’élégant et émouvant écrivain qu’il pouvait être.

Laporte est décédé à 48 ans, bêtement renversé par une voiture. Sa mort prématurée aura-t-elle oblitéré les possibles de la postérité ? Sans doute en partie, comme cela s’est produit pour Emmanuel Bove, Jean Prévost ou Paul Nizan. Mais l’argument a ses limites : Saint-Exupéry est encore une référence, on lit toujours Radiguet et Le Grand Meaulnes vient d’entrer dans la Pléiade. Des ces questions difficiles, nous pourrions discuter longtemps.

Pour découvrir le poète, on lira pour commencer Poésie choisie, anthologie composée par Laporte lui-même très peu de temps avant sa mort en mars 1954. Quant au romancier, on peut le découvrir par cet Hôtel de la solitude, mais aussi en lisant à peu près tout le reste, car il n’y a presque seulement que du bon, chez Laporte.

Mis à part Le Cheval volant, portrait d’une génération, et le cycle des « Membres de la famille » (quatre romans entre 1948 et 1951), l’essentiel de la production romanesque de Laporte se place sous le signe du rêve et du jeu, lesquels sont moins une attitude que la révélation d’une personnalité complexe, lucide et anxieuse, ironique et inquiète ; le personnage se trouve engagé dans une quête inévitablement malheureuse de vérité, de pureté et d’idéal, qui le divise avec lui-même et le fait osciller entre la connaissance et le mensonge, la réalité et la disposition onirique.

Pour ma part, j’ai toujours eu un faible pour ses deux premiers romans, Le Dîner chez Olga (Grasset, 1927) et Joyce (Calmann- Lévy, 1930), que caractérisent une écriture poétique marquée à l’évidence par le surréalisme, la sensibilité poétique de Cocteau et les jeux de langage de Giraudoux. C’est vraiment très beau, assez abstrait (comme il se doit), où le personnage est un « incertain » comme il y en a tant eus dans le roman des années 1920, dont les valeurs et les sentiments sont mal adaptés aux conventions de la vie moderne. L’Incertain (1925), c’était aussi le titre d’un roman de Maurice Betz. Laporte donnait du roman une définition à laquelle il faisait honneur : le roman est « une explication du temps », c’est-à-dire de l’époque à laquelle nous vivons. Dans le tourbillon des Années folles, le personnage tourmenté par une instabilité morale, impuissant à agir, soumis aux aléas de sa conscience, a le vent dans les voiles.

Le Dîner chez Olga est explicitement un roman d’éducation sentimentale. Michel Amiot, jeune étudiant à la faculté de droit, est amoureux d’une consoeur très différente de lui, Olga ; pendant qu’il fait son apprentissage dans le lit d’autres femmes, son amour (platonique) pour Olga se développe. Michel est un être sensible et sentimental, il adhère à une vision de l’amour comme absolu, ce que représente Olga pour lui. Mais Michel manque d’assurance, il est en quête de certitudes, et le tâtonnement intellectuel dans lequel il se meut ne lui permet pas tout de suite de comprendre que son amour pour Olga est incompatible avec sa propre sensibilité. L’amour qu’il voudrait lui offrir ? « Un bouquet, des fleurs aux pétales fanés, mais dont la parfum est resté aussi frais, aussi voluptueux, aussi prenant qu’autrefois. » Contrairement à Michel, Olga, en jeune fille moderne, est terre-à-terre : « Je suis une femme construite selon la loi humaine, sans une arrière-pensée d’infini et d’éternel, et cette femme va droit devant elle, toujours le jour, dans le plus de lumière possible », lui dit-elle magnifiquement. Pour sortir enfin du dilemme amoureux dans lequel il se trouve, Michel pousse celle qu’il aime dans les bras d’un ami. C’est une façon comme une autre de vouloir y voir clair et de marquer une sorte de progrès dans la compréhension de soi-même.

Joyce est de la même encre, mais avec un côté facétieux plus marqué et une intrigue légère mais ingénieuse. Olivier est un jeune rêveur inhabile à entrer dans « l’âge d’homme », qui refuse le modèle bourgeois d’une vie tracée d’avance. Il s’ennuie, il aimerait apprendre à mieux se connaître. Il a alors une idée : faire passer dans le courrier du cœur du journal une petite annonce mais en se faisant passer pour une jeune fille (qu’il signe Joyce) en quête d’un jeune homme.

Un tel quiproquo entre les mains d’un romancier comme René Laporte, c’est de l’or en barre. On imagine sans peine les variations sur la méditation amoureuse auquel peut donner lieu cette Joyce, qui n’est que le reflet d’Olivier mais dont un correspondant (Valentin), au fil de leur correpondance, tombera amoureux ; au point de rendre jaloux Olivier lui-même, qui en vient à s’éprendre de Joyce… de sorte que ce qui est d’abord une plaisanterie devient une confession. Nous sommes ici dans un imaginaire spéculaire, où le rêve est roi et l’amour pureté. Joyce semble avoir pris pour gageure de donner forme au Discours sur le passions de l’amour de Pascal donné en épigraphe du roman : « L’homme n’aime pas demeurer avec soi ; cependant il aime : il faut donc qu’il cherche ailleurs de quoi aimer. Il ne le peut trouver que dans la beauté ; mais comme il est lui-même la plus belle créature que Dieu ait jamais formée, il faut qu’il trouve en soi-même le modèle qu’il cherche au dehors. »

L’œuvre de Laporte suit la courbe capricieuse de l’enfant gâté, encore engoncé dans ses rêves, qui prend difficilement pied dans le monde réel. C’est ce que, en 1939, l’écrivain appellera « l’époque somnambule », dont il fera le procès dans un très beau roman écrit en 1941, Le Cheval volant (Fayard, 1943), mené par un narrateur qui pour la première fois prend ancrage dans le monde. Néanmoins, et Hôtel de la solitude écrit dès l’année suivante suffirait seul à le montrer, Laporte ne se départira jamais vraiment de cette figure du rêveur, comme si l’écrivain n’avait cessé, sa vie durant, de s’attarder sur le seuil de la vie adulte. Il en reste une œuvre au sens fort du terme, c’est-à-dire quelque chose qui est de l’ordre de la recherche du sens d’une vie et de la cohérence formelle.

L’inconvenance de l’histoire littéraire, ce n’est pas que, dans l’absolu, on ne lise plus tel ou tel écrivain méritoire mais ensablé ; c’est plutôt que, à leur détriment, on se souvienne parfois d’autres écrivains moins estimables.

François Ouellet
Septembre 2020

 

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Mariève a vingt-trois ans lorsqu’elle épouse Gilles, de dix ans son aîné. Ce mariage la conduit à s’installer chez lui, dans un domaine forestier des Hautes Fagnes, à l’est de la Belgique. Le manoir du Rondbuisson, situé à l’orée du bois, est la résidence de quelques personnages rustiques et gentiment intrigants. Tout semble en place pour assurer le confort de Mariève, dans un cocon où l’on ressent plus qu’ailleurs le rythme envoûtant des saisons. Mais pourquoi n’y semble-t-elle pas heureuse ? C’est l’histoire de la lente dégradation d’un amour s’abîmant au grattage de l’écorce. Par Louis Morès. 

10/04/2023, 09:47

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Les Ensablés - Jeunes femmes en uniforme, de Terreska Torrès

« Elles sont les premières. Cinq filles. Jeunes, timides, heureuses, excités, cœurs battants et prêtes à mourir pour la France. » Nous sommes en 1940. La France vient de perdre la guerre. À Londres, la France libre sous l’impulsion du général de Gaulle fait ses premiers pas. Pour la première fois, les femmes prennent part au conflit sous l’uniforme français. Un Corps féminin de Volontaires de la France libre est créé, dans lequel s’enrôlent les héroïnes de ce roman, ainsi que son autrice, Tereska Torrès. Par Carl Aderhold.

26/03/2023, 17:17

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Les Ensablés - Kikou Yamata (1897-1975), la Japolyonnaise

Qui se souvient aujourd’hui de Kikou Yamata, une écrivaine née à Lyon en 1897 d’un père japonais et d’une mère française et décédée en 1975 à Genève ? Étonnante et attachante figure, auteure d’une œuvre importante. Par François Ouellet

12/03/2023, 10:00

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Les Ensablés - Génération hussards, de Marc Dambre

En septembre 2022, Marc Dambre, spécialiste de Roger Nimier, a publié chez Perrin une somme passionnante (je pèse mes mots) intitulée Génération hussards, en référence à une mouvance littéraire des années 50. L’occasion d’aborder avec lui non seulement la vie et la production littéraire des « hussards » les plus connus, mais aussi d’en (re)découvrir d’autres, dont Stephen Hecquet, objet d’un récent article des Ensablés, et de revisiter trente années de vie culturelle française. Par Hervé Bel

20/02/2023, 09:56

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Les Ensablés - Henry Thoreau sauvage, de Léon Bazalgette

Emmanuel Bluteau m’a envoyé ce livre, Henri Thoreau sauvage, qu’il vient de rééditer dans sa maison d’édition, la Thébaïde, avec ce petit mot : « Voilà un vrai ensablé ! ». Par Hervé Bel.

05/02/2023, 09:00

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Les Ensablés - Deutschland de René Trintzius (1898-1953)

Quiconque vous demanderait ce qu’évoque pour vous le nom de Trinztius, vous resteriez coi ou chercheriez en vain du côté des érudits anversois de la Renaissance. Bien oublié aujourd’hui, René Trintzius fut très connu dans le monde des lettres de la première moitié du siècle dernier. Né en 1898 dans une famille bourgeoise de Rouen -son père était un architecte renommé- il abandonna très en amont une carrière de magistrat pour se consacrer dans un premier temps au journalisme, puis rapidement à l’écriture de pièces de théâtre et de romans. Par Marie Coat

22/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - Malpertuis (1943) de Jean Ray (1887-1964)

Au carrefour de ruelles obscures se dresse Malpertuis. Quentin Moretus Cassave, le maître de cette grande maison, s’éteint sur son lit de mort et fait lire à sa famille réunie les articles de son testament. Pour recevoir l’héritage, les héritiers doivent s’engager à venir vivre au sein de ce lieu rempli de mystères et seul le dernier d’entre eux recevra la fortune. Le dernier ? Dans cette demeure hantée peuplée d’une faune étrange et où le temps s’étire à la croisée des mondes, les périls sont immenses. Jean-Jacques Grandsire, un jeune neveu de Cassave, nous confie avec effroi les heurts et malheurs de Malpertuis. Un chef-d’œuvre du fantastique belge à redécouvrir. Par Louis Morès. 

08/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - une biographie de Marie Borrély (1890-1963)

J’ai parlé, il y a quelques mois dans cette chronique, de Maria Borrély (1890-1963), une romancière d’exception de la Haute-Provence. Voici qu’une belle biographie vient de lui être consacrée par Danièle Henky aux éditions Le Papillon rouge, Maria Borrély. La Vie d’une femme éblouie. La biographe, qui a commencé à s’intéresser à Maria Borrély au début des années 2000, a pu avoir accès aux archives de l’écrivaine, se nourrir des souvenirs de Pierre Borrély, le cadet des deux fils de l’écrivaine, qu’elle a maintes fois rencontré, travailler aux premières rééditions avec Paulette Borrély, la femme de Pierre. Par François Ouellet

25/12/2022, 09:00

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Sur les traces de “Didi”, chauffeur routier du Brésil

Dans Ce qui m’appartient (traduction de Keylla Barbosa et Pierre Marlière, Grasset, 2024), premier roman autobiographique de l'auteur, José Henrique Bortoluci nous raconte son père, camionneur sur les routes sans fin du Brésil. Par Bruno Ménétrier.

13/06/2024, 12:51

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Le karaoké : une tendance décryptée par les livres

S’il devient de plus en plus branché de s’adonner aux joies du karaoké, il n’en a pas toujours été ainsi en Europe occidentale, et plus particulièrement en France. 

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Les somptueuses planches d’Aurélie Wilmet

Aurélie Wilmet est une autrice de bande dessinée qui, dès son premier album, s’est imposée comme une des artistes contemporaines à suivre. Elle revient avec un second album tout aussi marquant, toujours chez Super Loto Éditions, l’occasion pour nous de vous les présenter.

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Mortelle Adèle tome 21 : RécréAction Générale !

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Épreuves mortelles, légendes anciennes : une nouvelle série fantasy 

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Alex Toth, le génie du noir et blanc

Décédé en 2006, Alex Toth ne figure pas dans le panthéon que le public établit immédiatement quand on parle de dessinateurs : Will Eisner et Jack Kirby. Mais il aura marqué l’industrie du comics, débutant sa carrière dès l’âge de 15 ans. Le spécialiste français Jean Depelley le hisse d’ailleurs au rang de « maître de la narration, l’égale d’un Hugo Pratt ou d’un Joe Kubert ». 

11/06/2024, 10:18

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Quand Jean de La Fontaine raconte Emmanuel Macron

BONNES FEUILLES – Que dirait Jean de la Fontaine de la France d’Emmanuel Macron ? Dans son nouvel ouvrage, Dominique Folscheid se place en véritable chroniqueur de la vie politique, s’inspirant de l'illustre fabuliste Jean de la Fontaine. Avec style, et un peu de malice, il convoque, en vingt-deux actes, son éternel bestiaire pour peindre, comme jamais, l'époque que nous vivons. 

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Monday Ryan, la Pyrate Queen : une seule mer, l'océan

Nul sur les sept mers ne l’ignore : une femme à bord d’un navire, c’est pire que le cousin à grandes oreilles pour vous attirer le mauvais œil. Mais Monday Ryan — née un dimanche… ne cherchez pas… — n’a connu que l’écume en guise de lait maternel et les embruns pour changer ses langes. Alors, devenir Reine des pirates, quoi de plus naturel ?

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Phoebe Hadjimarkos Clarke et Aliène : feu de tout bois en forêt

Le jury du cinquantième prix du Livre Inter, présidé par Isabelle Huppert vient de couronner Phoebe Hadjimarkos Clarke pour son second roman Aliène. De quoi redonner un nouvel éclairage à ce formidable roman, puissant et dérangeant, qui était paru en janvier 2024. Par Bruno Ménétrier.

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Nocterra : la lumière après les ténèbres... Mais quand ?

Quand Scott Snyder se lance dans une série personnelle, pour laisser de côté les traditionnels encapés, « ça a un côté effrayant », confie-t-il. Pour le lecteur, c’est l’inconnu, tant attendu, d’un des actuels maîtres du scénario dans le monde du comics. Nocterra, donc : la planète est subitement plongée dans les ténèbres. Et avec elles, son lot de créatures monstrueuses…

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Briar. La Rebelle au bois dormant

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Le château, le roi, et moi, et moi, et moi...

La collection D’après Perrault mais pas trop, que proposera L'Élan vert, s'ouvrira sur une réécriture de La Belle au bois dormant, par Sophie Dieuaide. Le Fils du roi, c'est moi, un conte qui met les pleins feux sur le Prince du conte ! Un roman hilarant qui joue sur les codes du conte en les transposant au XIXIe siècle dans le quotidien d’un garçon de 10 ans. 

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Appelez-moi Maître Chat : une joyeuse bande de félins

Pleins feux sur Le Chat botté ! Une aventure désopilante menée par un chat domestique du XXIe siècle qui veut donner une leçon à son maître, un ado ingrat. Dans la collection D'après Perrault, mais pas trop, chez L'Élan vert.

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Nexus : la science-fiction visionnaire des années 80

Dans l'univers du comic, rares sont les auteurs qui auront marqué la création autant que Nexus : de visionnaire, l'oeuvre du scénariste Mike Baron et l'artiste Steve Rude se poursuit de manière totalement farfelue. Publiée pour la première fois en 1981 par Capital Comics, cette série est proposée par Delirium en France (trad. Alex Nikolavitch), qui sort un second omnibus de ces aventures hors norme.

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L’Alger fantastique de Samir Kacimi

Ce ne sont pas des hommes qui gouvernent, mais des archétypes. Leur fonction reste la même : fabriquer un « réel alternatif », nourrir le peuple d’illusions de liberté. C’est en tout cas le destin de Djamel Hamidi. Par Faris Lounis.

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Killer Peter : un libraire prend sa retraite pour (re)devenir tueur

BONNES FEUILLES - Peter, un ancien tueur légendaire, décide de prendre sa retraite et de laisser derrière lui son passé tumultueux. Désormais propriétaire d'une petite librairie d'occasion, il mène une vie paisible jusqu'au jour où une embuscade tendue par son ancienne organisation criminelle le ramène à ses instincts meurtriers. 

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Mortelle Adèle explose les meilleures ventes 

Mélissa Da Costa hors jeu, Virginie Grimaldi sort du podium... Ça bouge du côté des meilleures ventes en cette 22e semaine (27 mai au 2 juin). Une chose se maintient : Mortelle Adèle, l'héroïne de Mr Tan et Diane Le Feyer, continue de séduire le public, avec 28.775 exemplaires vendus, et conserve une première place pas déméritée.

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Kometa 3 - Fabriquer l'oubli

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Dialogues intérieurs à la périphérie

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Jean Echenoz : un acte manqué sublime

Publié en 2016 aux éditions de Minuit, Envoyée spéciale signe le retour à un haut degré de fiction de Jean Echenoz après ses trois monographies inspirées. Outre la qualité des dialogues, à l’agencement virtuose, une scène m’a frappé : celle du suicide de Pélestor, au dix-septième chapitre de cette œuvre politique, empreinte d’une subtile cruauté.

06/06/2024, 17:27

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6 juin 1944, D-day, le jour le plus long

Il y a 80 ans, les plages de Normandie allaient se teinter de rouge sang. Il y a 80 ans, les jeunes de nombreux pays allaient périr pour libérer la France et empêcher la progression du mal, la progression du nazisme. Américains, parmi lesquels « bon nombre de juifs qui savaient parfaitement pourquoi ils venaient se battre en France », Britanniques, Français, Canadiens, Polonais et bien d’autres ont fait, il y a 80 ans, le sacrifice de leur vie, pour venir libérer la France et faire tomber le IIIe Reich.

06/06/2024, 17:19

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Igor Stravinsky : “La technique, c’est l’homme tout entier”  

Parmi les géants de la musique dite classique au XXe siècle, Igor Stravinsky est titulaire dans une dream team aux côtés de la trinité, Schönberg, Alban Berg et Anton Webern, ou des Pierre Boulez et autres Karl-Heinz Stockhausen. Clint Eastwood a néanmoins bien écorné l’image du compositeur russe, en reprenant dans son film Bird l’épisode où un autre génie du dernier siècle, Charlie Parker, sonna à la porte du maître installé à Los Angeles, sans succès… 

05/06/2024, 18:22

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Charles Baudelaire, premier auteur de la Pléiade

Il y a peu, La Pléiade publiait enfin en son sein… La Pléiade. Cette fois, elle retrouve sa toute première signature : le poète du vin, des lumières de la ville, des amants, du haschich, du spleen et de l’idéal, Charles Baudelaire. C’est en 1931 que le père de la plus belle des collections des Lettres françaises, le Juif russe Jacques Schiffrin, inaugurait sa Bibliothèque avec l’auteur de Bénédiction. Deux ans avant l'intégration de la collection dans la maison à Gaston Gallimard.

05/06/2024, 18:20

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Jon Fosse : le Prix Nobel n'est pas un autre

Jon Fosse est un dramaturge, romancier et essayiste norvégien, Prix Nobel de Littérature 2023. Jon Fosse est un écrivain qui parait froid en surface, au style flottant et déstabilisant. Mais Jon Fosse est avant tout une langue travaillée et retravaillée, une langue qui tourne presque en rond, hypnotisante. Une langue forte, plus forte que le lecteur, parfois. On le retrouve, quelques mois après avoir été récompensé par l'académie suédoise, avec Je est un autre (éditions Christian Bourgois, traduit du néo-norvégien par Jean-Baptiste Coursaud, 2024), deuxième volet de sa Septologie.

04/06/2024, 15:37

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Des idées de road trip à piocher dans les livres

Alors que l’été approche, si vous n’avez encore rien de prévu, le mieux est peut-être tout simplement de monter dans votre voiture et voir où le vent vous portera. C’est la fabuleuse liberté qu’offre la voiture : partir sans peur du lendemain à la découverte du monde qui nous entoure.

04/06/2024, 11:30

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Jours de sang : quand la maladie, c’est nous

Imaginez un monde où une affliction étrange commence à affecter la vie de toutes les personnes de votre entourage. À son paroxysme, elle mène à un arrêt cardiaque, instantané, sans explication aucune. Or, les symptômes auxquels nous pensons naturellement ne sont pas ceux qui découlent de cette affliction : pas de rhume, de toux, pas de problème respiratoire ou de fièvre. À la place, une couleur : le rouge. 

04/06/2024, 11:08

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Un ange passe, une famille trépasse

Les amateurs de bourrasques et de territoires hostiles avaient suffoqué en parcourant La Horde du Contrevent. Les petits enfants américains, eux, se régalent à la tombée des premières neiges (et qu’ils disposent d’un espace pour s’étaler autre que le goudron des grandes avenues) : allongés dans la poudreuse, ils agitent jambes et bras pour créer cette forme de l’ange des neiges. Ou Snow Angels.

04/06/2024, 08:59

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Au bout du tunnel, la lumière : Échec, et Mat de Galien Sarde

Très loin, au-delà du canyon, pulse l’océan. Il suffirait pour y plonger d’arriver au bout de la route. Le point de départ est la Cité, réprimée sans fin par la Milice. Pour y échapper, il faut s'éloigner du mythe entretenu par ses dirigeants : moyennant soumission aveugle et restrictions consenties, elle serait, sur une planète brûlante et dévastée, l’unique système et l’ultime refuge des survivants d’une guerre apocalyptique. Par Anne-Catherine Blanc.

03/06/2024, 15:53

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Clara Héraut a-t-elle signé la romance de l’été ?

Clara Héraut revient sur le devant de la scène littéraire jeunesse avec Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été (2024, Hachette Romans). Après deux romans acclamés par les lecteurs, la jeune lauréate du concours d’écriture organisé par Hachette Romans signe ici une troisième romance idéale pour l’été, qui prend racine au cœur d’un Pays basque ensoleillé. Au programme : surf, amours, déceptions, mais surtout compréhension de soi et découverte de l’autre.

03/06/2024, 15:16

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Code Ardant, de Marge Nantel : une SF francophone furieusement humaine

La Page blanche. Sur Terre, dans un futur incertain éloigné de plusieurs décennies, la société telle qu’on la connaît s’est effondrée après qu’Internet soit tombé. Plus rien. Plus de médias, plus d’informations, plus de technologie. Par Les mots délivrent.

03/06/2024, 15:10

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“Et l’on ne meurt pas de douleur”

Michel Biard, professeur émérite à l’Université de Rouen Normandie, considéré comme l’un des meilleurs spécialistes français de la Révolution, nous invite à tourner les pages de ce qu’il nous reste des mémoires d’Élisabeth Duplay, veuve Le Bas, en publiant chez Lemme Edit, Femme de révolutionnaire.

03/06/2024, 10:04

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Aliène

03/06/2024, 08:48