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Les Ensablés - La logique du grain de sable : "Les Causes célèbres" de Jean Paulhan (1884-1968), ou l'art de l'inattendu

Les Causes célèbres (1950) est un ouvrage que Jean Paulhan (1884-1968) reprit à plusieurs reprises. La première édition parut 1946, sous le titre Sept Causes célèbres, auxquelles s’ajoutèrent Sept nouvelles causes célèbres l’année suivante, puis Trois Causes célèbres en 1950, date à laquelle, rassemblant tous ces textes, il publia une édition définitive. Cette longue gestation témoigne de l’importance et de la maturation du travail de Paulhan.

Le 20/09/2015 à 16:38 par Les ensablés

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20/09/2015 à 16:38

Les ensablés

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Par Carl Aderhold

Animateur de la NRF, la revue littéraire des éditions Gallimard, de 1925 à sa mort, presque sans interruption, il est surtout connu pour son essai critique Les Fleurs de Tarbes, ou la Terreur dans les lettres, paru en 1936. Il s’y oppose au diktat des écrivains cherchant l’originalité à tous crins, se faisant le défenseur de la rhétorique.

Tout le paradoxe de Paulhan est là. Il mène le combat contre la mode, la recherche frénétique de la nouveauté, au nom de la lutte contre les simplismes, d’une certaine conception du langage, tout à la fois matière et esprit, qui pourrait paraître à première vue plus proche des poètes décadents du XIXe siècle que de ses contemporains. Une certaine idée de la littérature qui doit se déprendre du brouillage du réel. Mais Paulhan est tout sauf un écrivain dans sa tour d’ivoire. Il a pris part à la Première Guerre mondiale puis lors de la Seconde entre dans la Résistance. Proche de Jacques Decour, avec qui il fonde Les Lettres françaises, il est un homme engagé. De même, sensible aux courants esthétiques et littéraires de son époque, il se lie d’amitié avec Eluard et Breton. Ce n’est donc pas un intellectuel hostile à son temps ni à la modernité qui se dessine dans l’entre-deux-guerres.

Mais bien plutôt un défenseur acharné de la complexité du réel que tendent à esquiver selon lui les écrivains de cette période. L’œuvre de Paulhan est sous-tendue par ce rapport insaisissable entre le sens et le non-sens, un refus de conclure, synonyme de réduction. Insaisissable, sa démarche l’est, comme un manifeste pour conserver, envers et malgré tous les systèmes et les idéologies qui fleurissent dans les années 1920 et 1930, ce qui constitue selon lui l’essence de la littérature, l’énigme, le mystère. Ainsi agit-il dans Les Causes célèbres. Le titre semble indiquer qu’il traite des faits divers ayant défrayé la chronique. Il n’en est rien. La plupart de ces textes brefs, entre trois et quatre pages, appartiennent en fait au domaine des contes, des fables. Comme l’écrit Roger Caillois, « ses courts récits psychologiques sont autant de labyrinthes où seul peut-être le langage se reconnaît, tandis que le lecteur se perd dans la trame des contradictions et des retournements ou dans le brouillage des temps ».

Romancier du contournement, Paulhan s’échappe toujours au moment où l’on pense le saisir, tel ce texte intitulé « Tout feu tout flamme » où Lucien, tout à son désir, embrasse Georgette, et commence à la caresser. Le lecteur est avec cet homme, se sent à son tour gagné par l’envie, la promesse de cette femme. « Alors Georgette, d’elle-même ouvrant son corsage, laissa glisser un sein, un autre, un troisième sein et d’autres encore. Ainsi couverte de seins, et toute effeuillée, elle oscillait devant ses yeux avec une grâce brillante. » La vision surprend, bouscule. En une phrase, le lecteur est passé d’un récit sensuel à un malaise surprenant. Mais la suite ne l’est pas moins. Ainsi offerte, c’est Georgette qui se refuse à lui en des termes d’une trivialité dont le surgissement soudain saisit au milieu d’une prose au classicisme impeccable. « Je te fous un coup de pompe entre les jambes, petite baudruche ! Comment que tu l’as grosse ? ça ne se voit pas d’ici. Bon tu peux la ratatiner. » La dispute se termine sur une réconciliation et Paulhan de « conclure » : Lucien « ne savait plus ce qu’il voulait. S’il l’avait jamais su ». Comme il l’explique dans un entretien radiophonique, il « songe moins aux événements que l’on raconte qu’à la façon de les raconter, à l’expression : à ces rapports mystérieux entre les idées et les mots, entre l’esprit et la chair. C’est là que chaque écrivain est mystérieux, c’est là qu’il est unique ». La force de Paulhan est tout entière dans cette échappatoire qui prend le lecteur à contre-pied, l’oblige à délaisser les rivages certains d’un réel réduit aux seuls phénomènes pour accepter de faire entrer la poésie, poésie quotidienne au lyrisme pudique, dans son univers. « Il faut prendre de biais les choses les plus simples », telle était la devise de Paulhan. Son style précis, bref, empreint d’une tonalité cocasse est au service de cette entreprise où rien n’est prouvé. « Ces petites histoires sont un peu comme des grenades à retardement, elles éclatent au moment qu’on s’y attend le moins », notait Mac Orlan. C’est sans doute ce qui fait la grande force de ces courts récits. Écrits dans une langue toute en nuance et d’une justesse millimétrée, ses courts récits suggèrent, ou plutôt nous mettent sur la voix d’un au-delà de la chose racontée.

Vialatte, grand connaisseur de l’œuvre de son ami, résume sans doute le mieux sa démarche : « L’histoire commence une fois finie. » Lire Paulhan est un plaisir rare, exigeant qui, pour peu que l’on s’en donne la peine, redonne à la littérature toute sa force, en faisant une matière en elle-même, non pas engluée dans les sillons réguliers, symétriques des littérateurs appliqués à déchiffrer le réel mais libre, inattendue, désarmante, toute pleine d’une épaisseur que jamais un mot n’épuisera. N’est-ce pas dans cette quête impossible et pourtant sans cesse recommencée de donner la vie dans des livres, véritable mythe de Sisyphe, que réside la tâche de l’écrivain, sans fioriture ni certitude ? On trouvera ci-dessous quelques avis de grands écrivains de l'époque de Paulhan que je me suis plu à regrouper, et qui orienteront, peut-être, votre réflexion. «Le lecteur s'interrogera sur le genre auquel relier ces Causes célèbres. En 1945, Jean Paulhan classait ce qu'il en publiait parmi les "Contes". Je dirais même : "faits divers". De tels faits divers sont quotidiens, privés ; ils n'ont rien des Causes célèbres dont s'occupent les tribunaux. C'est sans doute que nous ne sommes pas assez sensibles à leurs résonances morales. En tout cas, il ne s'agit pas d'"Entretiens sur des faits divers". Chacune de ces "Causes" est aussi "chose" poétique».Yvon Belaval.Curieuse chose, à travers tant de critique et de bon sens, la poésie dépasse, on ne sait trop comment, par les images et les sous-titres, comme des bouts de laine derrière une tapisserie. D'autres fois, elle fait corps avec l'œuvre. Ainsi, ces "causes célèbres" ont l'air d'être faites d'une matière glauque où se reflète on ne sait quoi de plus vaste, un au-delà de la chose racontée. L'histoire commence une fois finie. Enfin, dans ses grands plaidoyers, quand il se mêle de la chose publique, par la majesté du sujet, par l'objectivité, le scrupule, le sérieux et par l'envergure du sujet, la rigueur d'un style impeccable, il atteint chaque fois la plus haute éloquence. Entre deux guerres qu'il a faites avec "application", pour employer son expression pudique, il a été dans une grande proportion comme le secrétaire général de la littérature française, il lui a imprimé sa courbe. Il a parlé gravement des choses minuscules et aimablement des grandes choses : on n'est pas un honnête homme à moins. Il n'a jamais sacrifié au public ("celui qui connaît le lecteur, dit Nietzsche, ne fait plus rien que pour le lecteur. Encore un siècle de lecteurs et l'esprit même sentira mauvais"). Il n'a jamais servi que les lettres et la patrie, avec évidemment ce qu'il faut d'ironie et de plaisir désintéressés. Volontiers dérangé par les grands évènements, comme Caton par l'idée fixe de Carthage, puis retournant à sa compétence comme l'autre, entre deux maximes, à sa marotte et à ses additions, il a eu l'existence d'un citoyen de Plutarque, une de ces vies pour oraison funèbre qui amènent d'elles-mêmes la citation latine et la réminiscence classique… »Vialatte Roger Caillois, perspicace (toujours dans le numéro d'hommage déjà cité, p. 737) explicite avec justesse ce que fut le mouvement de sa pensée : « La logique chez lui ne consistait pas tant à découvrir la faille d'un raisonnement qu'une aptitude à en modifier, sinon à en inverser les données. Il ne cherchait pas à montrer que le problème était mal posé, mais plutôt qu'on pouvait le poser autrement et que, pour bien en saisir le sens, il convenait d'en admettre et d'en considérer simultanément des énoncés symétriques et contraires. Sa réhabilitation de la rhétorique, en face de la surenchère d'originalité qu'il nomme heureusement terreur, repose tout entière sur cette démarche. Ainsi de la plupart de ses analyses, qui commencent par une sorte d'axiomatique, où des remarques inattendues infirment ou corrigent les évidences accréditées, les remettent en question, invitent la pensée à frayer des itinéraires inattendus. S'il dénonce une opinion erronée, c'est le plus souvent parce qu'elle repose sur une appréciation incomplète des données, parce qu'elle ignore un aspect de la réalité décisif, mais si manifeste qu'il passe inaperçu, qu'on ne pense pas à en tenir compte. Telle la dame dont il rapporte qu'elle était persuadée que l'iguane est un animal lent et gauche, alors qu'il est un des plus prompts ; sa fuite : un éclair vert. "C'est qu'elle n'en avait jamais vu qu'empaillés", explique-t-il." Cultive la précision, la brièveté, l’inattendu, sur un ton humoristique, parfois grinçant, des anecdotes souvent tirées de la vie quotidienne, dont il accentue le côté singulier en les rendant risibles malgré leur gravité. Il emploie avec succès une tonalité cocasse.

Son rôle littéraire a été double, d'abord comme directeur de la N.R.F. (de 1925 à 1940 et, avec Marcel Arland, de 1953 à 1968), puis comme critique et essayiste. Son œuvre, dès les rébus malgaches des Hain Tenys Merinas (1913) – Paulhan fut, de 1907 à 1912, à Madagascar, professeur, colon et chercheur d'or –, vit du rapport entre les idées et les mots : vaste problématique, qui explique chez lui la constance du paradoxe, l'amour de l'équivoque, le subtil et lent décryptage des articulations, voire la fausse ingénuité et la cruauté suave de certains de ses jugements. L’« obscure clarté » qui tombe de ses livres est celle-là même du langage, et les limbes de l'incognito dont il s'entourait volontiers comme directeur de la N.R.F. semblent baigner aussi une œuvre dont la liberté est en relation directe avec la certitude, durement gagnée, d'un profond arbitraire de la langue. C'est cet arbitraire qu'il défend avec vigueur dans Jacob Cow le pirate ou Si les mots sont des signes (1921), les Fleurs de Tarbes ou la Terreur dans les lettres (1941), réhabilitation des « Fleurs » de la rhétorique, le Don des langues (1966) et, plus précisément encore, dans la Preuve par l'étymologie(1953). Ses courts récits psychologiques sont autant de labyrinthes où seul peut-être le langage se reconnaît, tandis que le lecteur se perd dans la trame des contradictions et des retournements ou dans le brouillage des temps (le Pont traversé, 1921 ; Aytré qui perd l'habitude, 1921 ; la Guérison sévère, 1925). En haine des simplismes et des terrorismes (deux mots pour une seule réalité), il multiplie les nuances et avance, sinon masqué, du moins paré contre les récupérations (Entretien sur des faits divers, 1930 ; Clef de la poésie, 1944 ;F. F. ou le Critique, 1945 ; Traité des figures, 1953). Amateur d'art, il goûte en peinture la rage et le refus, deux attributs du cubisme, et tâche de définir les rapports complexes entre sens et non-sens (Braque le patron,1946 ; Fautrier l'enragé, 1946-1948 ; l'Art informel, 1962). C'est lui qui, en 1944, lance Dubuffet. Quoique résistant (il fonde, avec Jacques Decour, les Lettres françaises), il refuse le terrorisme bien-pensant de la Libération (Lettre aux directeurs de la Résistance, 1953). Son œuvre, multiple et dispersée, a été rassemblée en cinq volumes (1966-1970). À la lire, on voit bien que le fonctionnement des textes de cet écrivain-ethnographe procure une sensation vertigineuse de partage continu entre le secret et la maîtrise (le langage est à la fois matière et esprit), sensation que prolonge encore le refus de conclure (par exemple, dans les Causes célèbres, 1950).

Sa correspondance (avec Ponge, Grenier, Aragon et Elsa Triolet, etc.) a fait l'objet de plusieurs publications, en particulier dans les Cahiers Jean Paulhan. La part narrative y est des plus minces : des manies de gamin, le soleil qui tape dur, un homme qui se met à tousser et attend l'arrivée du médecin... Comme nous l'apprend un entretien radiophonique, Paulhan « songe moins aux événements que l'on raconte qu'à la façon de les raconter, à l'expression : à ces rapports mystérieux entre les idées et les mots, entre l'esprit et la chair. C'est là que chaque écrivain est mystérieux, c'est là qu'il est unique. Dans un texte d'hommage à Jean Paulhan, Paul Morand évoque sa devise : « Il faut prendre de biais les choses les plus simples », poser à la vie « des questions minutieuses et saugrenues ». L'originalité de Paulhan est encore plus éclatante quand on considère le traitement singulier qu'il a fait subir au récit de guerre et au récit de voyage. André Pieyre de Mandiargues notait en lui « une ubiquité de la pensée, si vive et si rapide qu'elle se portait toujours ailleurs qu'à l'endroit où on l'attendait ». Vialatte le disait énigmatique et insaisissable, comme le transformiste italien Leopoldo Fregoli : « D'un mot, Paulhan c'est un peu Fregoli. Il vous échappe, par quelque bout qu'on le prenne ». Tels sont précisément ses récits : « Ce sont, comme l'observe judicieusement André Dhôtel, des fables exemplaires où rien n'est prouvé et dont on ne parvient jamais à rendre compte vraiment ». Romancier du contournement,   Mac Orlan : romantisme plus exactement lyrisme pudique. Toutes ces petites histoires qui sont autant d’images de la poésie quotidienne de cette époque, sont un peu comme des grenades à retardement, elles éclatent au moment qu’on s’y attend le moins

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Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Va au diable, Charles Bukowski ! (ou peut-être y es-tu déjà ?)

La formidable maison d’édition Au Diable Vauvert nous a encore gâtés : « Un uppercut illustré. » Deux grands artistes subversifs à la manœuvre : l’illustrateur Crumb et ce diable de Charles Bukowski...

18/09/2021, 10:56

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Grangé, Nothomb et My Hero Academie : les 200 meilleures ventes de la semaine

La 36e semaine de l’année, s’étale du 6 au 12 septembre 2021, montre bien que la rentrée littéraire s’installe. Quelques noms du moment percent – notamment chez Albin Michel (Amélie Nothomb et Jean-Christophe Grangé) et le 30e tome de My Hero Academia…. 

17/09/2021, 12:56

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Paula Hawkins : Celle qui brûle et celles qui se consument...

Londres. Par un matin banal, est retrouvé mort sur sa péniche, Daniel, un jeune homme. Sa voisine le découvre poignardé. Et autour de lui, plusieurs figures féminines gravitent, inquiétantes. Ce nouveau roman de Paula Hawkins poursuit la veine de La fille du train et Au fond de l’eau. Parce qu’un mort, pour trois femmes, cela fait toujours beaucoup…

15/09/2021, 16:26

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Mohican : Éric Fottorino et la paysannerie du Jura

Éric Fottorino a choisi de se confronter au monde rural français pour son 14e roman. Entrepris dès 2015, celui qui fut un jeune journaliste agricole au Monde, raconte le destin d’une terre agricole du Jura et de la famille qui s’y consacre depuis des générations. Une lignée, les Danthôme : des aïeux convoqués par le souvenir, un vieux paysan empoisonné, son frère muet, et un fils, Mo, sacrifié d’une terre familiale qu’il chérit.

15/09/2021, 11:57

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Juliana Léveillé-Trudel, Catherine Meurisse et Coralie Bickford-Smith : Books By Women

Début septembre, la newsletter Books By Women prenait fin. Mais en accord avec sa créatrice, ActuaLitté propose de retrouver les archives de ces chroniques, dans un exercice de remontée dans le temps. « Nous n’aurons plus rien d’autre à faire, plus rien que pleurer le jour défunt. Du temps passera. Du temps seulement. Et du temps va venir. Du temps viendra. Où nous ne saurons plus du tout nommer ce qui nous unira. Le nom s’en effacera peu à peu de notre mémoire. Puis, il disparaîtra tout à fait. » (Marguerite Duras, Hiroshima mon amour)

15/09/2021, 10:21

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Les 200 meilleures ventes en librairie : rentrée scolaire ou littéraire ? (semaine 36)

La semaine 36 — qui prenait ses quartiers le 6 pour s’achever le 12 septembre 2021 — dévoile enfin ses résultats. Notre partenaire Edistat nous a ainsi fait parvenir les 200 livres qui se sont le plus vendus au cours de cette période en librairies, strictement. Et la rentrée littéraire le dispute à la rentrée scolaire — notamment parce que Jean-Luc Lagarce est au programme du bac de français de 1ère. Et dépasse donc Amélie Nothomb : étonnant, non ?

14/09/2021, 14:03

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Hanako-kun : pactiserez-vous avec l’espiègle esprit des toilettes ?

L’école Kamome grouille de rumeurs — elle serait hantée par sept esprits différents. Nene Yashiro, élève en seconde là-bas, est encore tombée amoureuse d’un garçon. Puisqu’il paraît que l’esprit qui hante les toilettes des filles exauce les vœux, elle tente sa chance. Mais l’esprit des toilettes a une sacrée personnalité, et un vœu exaucé exige toujours des contreparties ! Voilà Nene embarquée dans un monde qui la dépasse. 

14/09/2021, 10:28

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Du cunéiforme aux émojis : la grande histoire de l'écriture

Attention, petite splendeur, en grand format : Vitali Konstantinov (dans une traduction de l’allemand par Hélène Boisson), réalise un album de noir, de blanc et de rouge, pour raconter l’histoire de l’écrit. Somme scientifique vulgarisée avec patience, l’ouvrage se résume assez facilement avec ce dessin de Thoto, dieu égyptien à tête d’ibis, qui manipule (à l’envers) un smartphone. Tout est là : des origines des signes, à la nécessité d’un langage, en passant par la métamorphose des sons… Une merveille. 

14/09/2021, 10:15

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Le Loup, l'Épée et les Etoiles : les années Lola Lafon

L’auteure de la petite communiste qui ne souriait jamais retrouve les librairies en septembre avec un recueil de textes. Parus pour la majorité dans l’hebdomadaire le 1 et la revue trimestriel Zadig, beaucoup de thèmes passent pour des textes parfois cinglants, parfois tendres, jamais dogmatiques, toujours radicaux, toujours humbles, et colorés d’une profonde nostalgie.

 

13/09/2021, 14:56

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Enfant de Salaud, de Sorj Chalandon : Klaus Barbie, père inexemplaire

C’est certainement l’un des ouvrages les plus dérangeants et déconcertants de cette rentrée littéraire, Enfant de salaud du journaliste Sorj Chalandon. Il officia durant plus de trente-quatre ans auprès du quotidien Libération, avec une plume souvent acerbe. Il contribue aujourd’hui au Canard enchaîné, toujours avec la même fougue et la même persuasion intentionnelle. 

13/09/2021, 11:08

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Mangas, dictionnaires : les 200 meilleures ventes de livres de la semaine 

Sur la semaine dite 35, allant du 30 août au 5 septembre 2021, notre partenaire Edistat annonce la liste des 200 meilleures ventes de livres. Et, paradoxe des plus séduisants, la rentrée littéraire bat son plein, mais le manga demeure le genre le plus prisé — occupant cinq des dix premières places. Seule Amélie Nothomb parvient à tirer son épingle du jeu, en prenant la troisième place du top. Et sans trop d’étonnement, le classement fait la part belle aux ouvrages scolaires de référence…

11/09/2021, 12:50

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Nuuk : dans la blancheur du Groenland, avec Mo Malø

Nuuk. Capitale du Groenland. En plein cœur du mois de décembre, le jour ne dure que quelques heures seulement. Après des problèmes personnels importants, le commandant Qaanaaq Adriensen a été ré-intégré par Arne Jacobsen, son supérieur de Copenhague qui, pour valider son aptitude à reprendre du service, lui a mis deux bâtons de taille dans les pieds !

10/09/2021, 12:52

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Explorateur d'océans de Jean-Louis Étienne : préserver la Terre...

BONNES FEUILLES – Le XXIe siècle sera maritime. Tous s’accordent à le dire. Jean-Louis Étienne revient sur son parcours d’exploration des pôles et des océans. Un livre très personnel dans lequel il rappelle à quel point l’océan mondial, l’autre poumon de la planète, est au coeur de l’avenir du climat de la Terre et des ressources pour l’humanité.

09/09/2021, 11:31

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Pauline Delabroy-Allard, Marianna Coppo, Kabi Nagata : Books By Women, les archives

Début septembre, la newsletter Books By Women annonçait la fin de son aventure éditoriale : conçue pour proposer deux à trois ouvrages, romans, bande dessinée, littérature jeunesse, écrits par des femmes, la lettre était suivie par plus de 2000 personnes. Afin de préserver les archives, ActuaLitté vous proposera désormais de remonter dans le temps, pour (re)découvrir les œuvres présentées. 

 

09/09/2021, 09:36

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Orsenna réconcilie chauve-souris et humains dans Marcel le Petit Rhinolophe

La mission de Noé n’est pas mince : mettre fin à la guerre qui oppose les Chauves-souris et les Hommes... Au-delà du fantasque de son conte, qui fait bien sûr écho à l’actualité – des accusations de transmission du SARS-1 et du SARS-2 par les chauves-souris à l’Homme –, Érik ORsenna emmène le lecteur dans une histoire d’entraide et de partage, propre à démontrer l’incroyable unicité du vivant et l’importance de la coévolution.

09/09/2021, 07:21

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Les chiens de Pasvik : incident diplomatique à la frontière russe

Le fleuve Pasvik coule vers le Nord, vers la mer de Barents. Au nord du bout du nord de la Norvège. Sur près d’une centaine de kilomètres, il marque la frontière entre Norvège et Russie. Une zone chahutée lors de la Seconde Guerre mondiale. Une région qui garde la mémoire du fascisme et du communisme, des relations conflictuelles, de la Guerre froide, des antagonismes est-ouest et qui reste encore l’un des premiers points de friction entre les deux blocs…

08/09/2021, 13:53

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Jonathan de Cosey : La piste de Yéshé met un terme à la série

BONNES FEUILLES – C’est une lettre, reçue poste restante à Delhi la veille de son retour en Europe, qui entraîne Jonathan sur La Piste de Yéshé. Là, alors que les « libérateurs » venus de Beijing cherchent à anéantir l’identité tibétaine, Jonathan, installé dans un monastère perdu au cœur de l’Himalaya, retrouve après de longues années celle qui donnera une réponse à ses questions.

08/09/2021, 13:06

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Adaptée en BD, La Commode d'Olivia Ruiz révèle de nouvelles couleurs

Après l’adaptation en BD du roman Jukebox Motel de Tom Graffin, assurée par Marie Duvoisin parue en avril dernier, les éditions JC Lattès, en partenariat avec les éditions Bamboo/Grand Angle, renouvellent l'expérience en choisissant d’adapter le roman à succès d’Olivia Ruiz au plus de 300.000 lecteurs, La Commode aux tiroirs de couleurs. Le roman, reposant sur un faisceau d'émotions, rejoint ainsi la ligne éditoriale de la maison d'édition.

07/09/2021, 12:25

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Bons baisers de Limón creuser les racines sous le soleil

Quoi de plus intime qu'une histoire de famille ? Quoi de plus banal, sans doute, que les anecdotes qui passent de génération en génération ? Mais quoi de plus universel, surtout ? Avec Bons baisers de Limón, Edo Bernes, jeune dessinateur costaricien signe un premier album inoubliable, tissé dans le plus fragile des fils, celui des histoires intimes, qui recoud et détricote les familles et leurs drames.

07/09/2021, 09:19

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Comme ce monde est joli : et si c'est Karen Joy Fowler qui le dit...

BONNES FEUILLES – Comme ce monde est joli rassemble des nouvelles souvent primées, issues de différents ouvrages de l’autrice. Il rend compte de la variété des registres littéraires de Karen Joy Fowler (weird, fantastique, intimiste, réaliste décalé, fantasy, science-fiction) et rassemble des textes à forte charge psychologique, où l’inquiétante étrangeté imprègne des scènes du quotidien (scènes de famille, de bar, de camping, petit-déjeuner, etc...). 

07/09/2021, 08:11

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L'écologie pour sauver nos vies : tout sur Mamère

Les saisons pré-électorales sont régulièrement l’occasion de voir fleurir des ouvrages de futurs candidats, voire de candidats à la candidature. Noël Mamère n’est cependant rien de tout cela puisqu’il ne brigue plus de mandats. Aurait-il donc sorti son livre longtemps avant l’échéance nationale de 2022 pour se démarquer du flot de ces parutions qui ne vont pas manquer de couvrir les étalages des librairies ?

06/09/2021, 11:49

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Nijigahara Holograph : un one-shot de destins croisés oppressant et magique

Harcèlement, amours secrets, rumeurs paranormales : l’enfance de cette petite classe d’école primaire était pleine de tensions qui se cachaient aux adultes. Jusqu’à ce que cette fille soit poussée dans un puits près de la plaine de Nijigahara. Treize ans plus tard, sous la forme d’étranges papillons, le passé revient hanter les anciens élèves… 

06/09/2021, 11:05

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La bête en elles : Camille Lysière traque celle qui est tapie au fond de l'âme

L’histoire commence après que Marie ait obtenu son bac. Cet été sera unique : elle part pour Paris, où elle a trouvé un petit job de serveuse. Le début de sa vie d’adulte. Gentiment hébergée par Olivier, l’ami de son père, et sa femme, tout semble sourire à cette jeune fille… Puis, une nuit, après avoir été d’une froideur déstabilisante avec Marie depuis son arrivée, Olivier s’invite dans sa chambre et commet un acte irréparable, irréversible. 

06/09/2021, 10:23

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Seize lacs et une seule mer : Sébastien Berlendis vers la Baltique

BONNES FEUILLES – Le récit d’un été passé à découvrir les multiples lacs qui quadrillent et entourent Berlin, en suivant le tracé imprévu d’une femme de lac en lac. Il y en a seize à explorer et, au bout du voyage, la mer Baltique. Les images défilent comme une rétrospective d’un Berlin bucolique, loin des axes urbains et des lieux communs. 

02/09/2021, 14:52

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Cynthia Murphy : The Last One to Die, légendes urbaines et frissons

BONNES FEUILLES – Elle pensait vivre le meilleur été de sa vie... ce sera peut-être le dernier. Niamh, 17 ans, a travaillé comme une dingue pour pouvoir se payer des cours d'été dans la plus grande école d'art dramatique de Londres. Elle s'imagine découvrir une ville accueillante mais se heurte à une ambiance glaçante : de nombreuses jeunes filles, dont ses nouvelles amies, se font violemment agresser. Toutes ont le même profil, celui de Niamh... qui va se retrouver au coeur du plus effrayant des films d'horreur ! Un thriller haletant sur fond de légendes urbaines.

02/09/2021, 11:19

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Cobrastar : imaginaire débridé pour un space opera d'enfer

Sa couverture aux couleurs acidulées, parsemée de monstres futuristes inspirés des yôkai japonais, avait de quoi attirer l’attention. La quatrième de couverture, qui décrit cette histoire comme l’enfant caché des Gardiens de la galaxie et des Tontons flingueurs, a réussi à intriguer. C’est finalement dès le premier paragraphe que l'on s'embarque dans la lecture de ce premier roman, signé Thomas Bois – lequel, saugrenu, décrit une mouche festoyant sur une crotte de coyote, rien que ça. 

01/09/2021, 17:03

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Burning Boy - Vie et oeuvre de Stephen Crane, prochain roman de Paul Auster 

BONNES FEUILLES – Fasciné par la trajectoire de Stephen Crane (1871-1900), comète rimbaldienne de la littérature américaine, mort de la tuberculose à 28 ans, Paul Auster remet en lumière sa vie et son œuvre, lui rendant ainsi un hommage éclatant, celui d’un « vieil écrivain empli d’admiration pour le génie d’un jeune écrivain ». 

01/09/2021, 08:00

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De la violence coloniale dans l’espace public

Ce guide décolonial nous emmène du côté de la Porte Dorée, à Paris, visiter un « triangle colonial » composé de trois monuments qui offrent un condensé de l’histoire coloniale, culturelle, économique, raciale et politique de la France. On y croisera une immense fresque mettant en scène, « l’air de rien », l’économie extractiviste basée sur l’esclavage et le travail forcé dans les colonies, un monument qui fait régulièrement l’objet d’actions anti-colonialistes, et une statue d’Athéna représentant « La France apportant la paix et la prospérité aux colonies ». 

31/08/2021, 18:28

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Melmoth Furieux : palimpseste et renaissances à Disneyland

Vous aimez Disneyland ? Des attractions où que l’œil se perde, la nourriture farfelue et délicieusement chère, les personnages qui se baladent, vous sourient et vous aiment, la magie entêtante de ces histoires qui nous ont bercés ? Comme c’est dommage… Des gosses vont tout faire brûler. 

31/08/2021, 11:14

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Christiane Taubira signe son premier recueil de nouvelles

EXCLUSIF BONNES FEUILLES – Christiane Taubira, ancienne ministre de la Justice et garde des Sceaux, a déjà publié de nombreux ouvrages qui ont remporté un vif succès, dont Gran Balan et Nuit d’épine (respectivement 31.503 et 55.955 exemplaires, données Edistat). Ce 16 septembre, elle publiera chez Robert Laffont un recueil de nouvelles intitulé Ces morceaux de vie… comme carreaux cassés. Dont ActuaLitté vous propose en avant-première un extrait. 

31/08/2021, 10:00

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Patrick Besson signe un Petit éloge amoureux de la librairie

BONNES FEUILLES — À l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Privat vous proposent de découvrir le premier livre d’une nouvelle collection, avec ce Petit éloge amoureux de la librairie par Patrick Besson. En fin d’ouvrage, un récapitulatif de toutes les librairies de France et de Belgique, comme une liste à la Prévert en petits caractères…

30/08/2021, 15:18

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La Maison Chapelier, de Tamzin Merchant : magie et espièglerie !

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée littéraire, les éditions Gallimard vous invite à découvrir l’univers magique imaginé par Tamzin Merchant. Entre Miyazaki et Mary Poppins, une enquête palpitante et colorée dans un univers merveilleusement loufoque ! 

30/08/2021, 07:45

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Bang ! Bang ! Planquez-vous, Baladi prend sa « Revanche »

Devinette, qu'est-ce qui est gros, tout jaune et tout frais, qui arbore un cavalier masqué sur sa couverture toilée et un marque-page à l'intérieur ? C'est « Revanche », le nouveau titre de Baladi publié par The Hoochie Coochie, l'éditeur phénix qui renaît de ses cendres en cette rentrée de septembre. Sous sa présentation soigneuse et luxueuse, avec ses six coups qui tonnent et ses explosions qui détonent, « Revanche » va faire du bruit en librairie.

30/08/2021, 07:38

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Hôtel Berlin 43, de Vicki Baum : « ce que personne en Allemagne n'aurait osé imaginer en 1943 »

Pour la rentrée littéraire, les éditions Métailié propose une nouvelle traduction d’un classique sur la Seconde Guerre mondiale : Hôtel Berlin 43, de Vicki Baum, traduit de l’anglais par Cécile Wajsbrot. Ecrit quelques années avant la fin de la guerre, ce roman d’anticipation raconte avec réalisme la violence de cette année de guerre. 

30/08/2021, 07:30

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Le loup, l’épée et les étoiles, de Lola Lafon : la vie en pagaille 

BONNES FEUILLES — À l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions de l’Aube proposent de découvrir le prochain roman de Lola Lafon. On connaît bien – et on aime ! – la romancière Lola Lafon. On adore la découvrir dans l’exercice du texte court sur un sujet décalé. 

30/08/2021, 07:15

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Un baiser qui palpite là, comme une petite bête, de Gilles Paris : l’adolescence, sans filtre

BONNES FEUILLES — À l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Gallimard offrent aux lecteurs le prochain roman de Gilles Paris. Amour, sexe et amitié : un roman sur les ados, pour les ados, aux personnages justes qui reflètent les préoccupations des jeunes d’aujourd’hui.

30/08/2021, 07:00