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Les Ensablés - "L'envers du décor" d'André Thérive (1891-1967), un autre journal d'occupation. "Souffrances perdues", un autre roman

Dans Le paradoxe français (cliquer ici), Simon Epstein donne quelques détails sur l'attitude de Thérive pendant la guerre, soulignant qu'il continua à écrire durant l'occupation, notamment dans le "Pariser Zeitung" (fondé en 1941 par les Allemands et comportant quelques pages en Français), le Temps et Les nouveaux Temps aux côtés d'Abel Hermant notamment. Il fit également l'erreur de participer au deuxième congrès des écrivains européen organisé par Goebbels en 1942. C'est tout à fait exact. A la Libération, en septembre 1944, le CNE fit une première liste de 12 noms à proscrire de l'édition, parmi lesquels figurait André Thérive. Au bout du compte, le CNE se contenta de l'empêcher de publier pendant 2 ans, et la justice, saisie pour fait de collaboration, décida le non-lieu, Thérive s'étant contenté de ne publier que des articles littéraires, jamais politiques. Thérive n'était pas aussi compromis que j'avais pu le craindre.

Le 13/02/2015 à 23:08 par Les ensablés

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13/02/2015 à 23:08

Les ensablés

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Par Hervé Bel

Ce fut un critique littéraire (un des premiers en 1935, à remarquer le talent de Simenon comme je l'indiquais déjà la dernière fois), un linguiste, et un romancier, qui continua pendant la guerre à écrire, comme l'immense majorité des écrivains d'alors (Cocteau, Sartre, etc). En 1948, Thérive publie "L'envers du décor 1940-1944", son journal écrit pendant l'occupation que je me suis procuré, avec Les souffrances perdues, roman publié en 1926, (soit six ans avant ce petit chef-d’œuvre "Anna" dont je vous ai parlé il y a quelque temps (ici). Ces deux livres, pour des raisons différentes, méritent la lecture.

Le premier, "L'envers du décor", est un récit au jour le jour de ce que voit André Thérive pendant l'occupation, à Paris mais aussi au cours de ses voyages. A l'inverse du journal de Galtier-Boissière (qui est d'ailleurs supérieur à celui de Thérive, par le sens du détail et l'ironie), Thérive, et on le regrette bien, ne cite presque aucun nom des célébrités qu'il rencontre. A un moment, l'on devine Morand ("diplomate-écrivain"), mais sinon les noms figurent par des lettres. L'intérêt est ailleurs, dans la narration du quotidien et de ce qui se dit dans la rue. Comme Thérive l'indique lui-même dans son introduction: On ne trouvera dans cet album que des souvenirs naïfs, notés sur le champ, et des impressions directes. Thérive ne cherche pas le scoop ; il raconte simplement ce qu'il entend et voit.

Ce qui frappe , ce sont les propos tenus par les gens, parfois très négatifs vis-à-vis des Allemands et des Français. Moqueries à propos du "vieux", le maréchal. Lucidité surprenante: Pierre Mille (écrivain et journaliste oublié) lui dit en décembre 40: Les Allemands perdront la guerre. En novembre 40, selon un académicien rencontré au café de Flore, le maréchal aurait dit: - Je finirai en prison. (L'académicien) cite la prophétie comme un trait de lucidité et de courage. Il admire en somme le maréchal pour son fatal échec. En mai 42, à un banquet qui rassemble des notables de tous genres, mais nettement de gauche, Thérive entend le discours de l'invité d'honneur, un colonel X... qui commence par ces mots: Le maréchal a le renom d'un bon vieux. Or il n'est ni vieux ni bon...

Ailleurs (page 118, avril 42), Thérive se dit frappé par la tolérance mutuelle que se marquent les gens d'opinions opposés, ce qui est étonnant, on en conviendra. Il cite l'exemple d'un café où voisinent X... qui est gaulliste notoire et Z... qui est un gros bonnet du PPF. Est-ce que Thérive dit vrai?

On apprend avec amusement qu'au début de l'année 41, les Allemands sont venus pour inspecter, épurer la discothèque et la filmothèque. Ils ont confisqué des films d'enseignement agricole sur le doryphore. Ils savent très bien qu'on les compare à ce parasite et que la propagande contre lesdits insectes donnerait l'occasion de gros rires... En mars 1941, Thérive note que des trains arrivent de Strasbourg ou de Metz avec le chiffre 11 à la craie sur parois des fourgons. Le fameux "train 11" a changé de sens et devient un emblème patriotique. Car onze se dit elf, et elf résume E.L.F (es lebe Frankreich! - Vive la France!). Des cheminots (...) rajoutent bénévolement des 11 pour faire enrager l'autorité

De son voyage à Weimar, en octobre 42, il n'en parle qu'incidemment, à propos de la gare de Francfort aussi encombrée que celles de Lyon ou de Marseille. Mais de l'accueil de Goebbels, et autres, malheureusement pas un mot... En revanche, Thérive nous fait assister à un meeting du PPF auquel, dit-il, il se rend parce que le Dr X, qui est plutôt gaulliste, l'a persuadé de venir voir "ce que l'on ne verra deux fois". Malgré le temps froid (on est en février 1942), il arrive vingt mille personnes, des queues immenses s'allongent sur le boulevard et sur le quai. Cette foule se compose: de toutes petites gens, artisans et ménagères des faubourgs (p.104). Simon Epstein souligne l'indifférence voire l'ironie de Thérive pour les juifs, citant ainsi un extrait du journal daté de mai 1942: Dans les ruelles du Marais, grouille toute une plèbe de petits juifs, noirauds, crépus, et qu'on reconnaîtrait même si elle n'était pas marquée de l'étoile jaune.

Un propos qui peut surprendre, choquer à notre époque qui SAIT désormais. Mais on peut penser que Thérive ne savait pas. D'ailleurs il n'était absolument pas antisémite et dénonçait encore en 39 l'imbécillité de l'antisémitisme. Thérive mentionne beaucoup de rencontres qu'il fait avec ses amis juifs. Jamais ne transparaît la moindre haine, plutôt de la bienveillance... et de la distance, c'est vrai, mais Thérive devait être ainsi avec tout le monde. Bref, un journal qui intéressera les curieux de la petite histoire, que vous pourrez trouver facilement sur le site "Rare Books" que je vous recommande: il permet d'éviter Amazon et soutient une association de libraires français de livres anciens.

Pour revenir à Thérive, ce devait être un homme sensible et enclin à la spiritualité. La confirmation m'en vient de la lecture de son roman "Les souffrances perdues", publié en 1926, avant son fameux manifeste pour la littérature populiste (cliquer ici). On y sent -Thérive était un grand admirateur de Huysmans- un curieux mélange: du réalisme, mais également du mysticisme, et comme toujours dans les textes de Thérive une grande finesse psychologique. L'histoire est la suivante. A Roumefort, en 1893, vit la femme du notaire, Madame Plavigneux, femme trompée par un jouisseur qui court la gueuse avec le noble du coin. Autour d'elle, une petite ville mesquine comme toutes les petites villes de cette fin de siècle, encore isolées du monde. Il y a le docteur, un veuf, qui fut mal marié et souffre du sentiment d'avoir raté sa vie. Deux vieilles filles, aussi, avides du malheur des autres.

Une atmosphère à la Flaubert, et il est vrai que la précision des phrases fait parfois songer, comme dans Anna d'ailleurs, à la prose du grand maître. Les deux filles de Madame Plavigneux vont mourir successivement de la tuberculose, laissant la mère seule et désespérée, écrasée par la fatalité, et qui, ne comprenant pas l'injustice qui a frappé ses enfants, va considérer que la mort de ses deux enfants est la punition des péchés de son mari qui n'en a cure. Les souffrances perdues, ce sont celles dont on ne comprend pas la finalité. Souffre-t-on pour rien? Non. La douleur nous paraît a priori une punition.

Nous avons tous en tête, par un réflexe qui semble naturel, l'idée que l'on paye quelque chose. D'ailleurs, lorsque l'on songe à quelqu'un qui nous a fait du mal, on se dit aussitôt qu'il payera un jour ou l'autre. Mais la vie enseigne vite qu'il n'y a pas de justice immanente évidente. Le monde est injuste. Un jour, à un notaire lui annonçant que son mari l'a ruinée, Madame Plavigneux s'écrie: Croyez-vous que les douleurs que Dieu nous envoie, servent jamais à quelque chose? Et bien moi je vous dis que vous reconnaîtrez toujours les innocents à ce qu'ils sont couverts de souffrances.

Sur ce thème aux variations infinies, Thérive se contente, lui, de décrire cette femme en proie au doute, dévorée d'abord par cette question insoluble, et à qui la vie, la vie toute simple, semblera apporter une réponse. C'est là la tache principale du romancier: non pas expliquer, mais montrer. Pourtant, sans jamais discourir, Thérive suscite la réflexion. Il a dû réfléchir longuement et, à côté de Huysmans, lire Léon Bloy pour qui l'origine de la souffrance était une question fondamentale. Pourquoi souffre-t-on? Pourquoi le mal? Pourquoi le juste meurt-il, alors que le méchant prospère? Ces questions appartiennent à ce qu'on appelle le mystère de la réversibilité. Le mal qui nous arrive n'est pas forcément dû à nos propres actes, mais à ceux d'autres hommes, car l'humanité n'est qu'une. Dans le Désespéré (1887), Léon Bloy écrit: Tout homme qui produit un acte libre projette sa personnalité dans l'infini. S'il produit un acte impur, il obscurcit peut-être des milliers de coeur qu'il ne connaît pas qui correspondent mystérieusement à lui, et qui ont besoin que cet homme soit pur ... Toute la philosophie chrétienne est dans la notion d'une enveloppante et irréductible solidarité (1).

Ainsi, parce que tous les hommes ne font qu'un, les individus subiraient la souffrance pour des raisons liées aux agissements d'autres hommes, dans le passé, le présent, et même le futur, puisque pour Dieu il n'y a pas de temps... Le mal a donc une cause, il n'est pas aléatoire. Sa présence ne serait pas la preuve de l'inexistence de Dieu. Bien au contraire. Et les innocents souffriraient pour que d'autres ne souffrent pas. Thérive invite à ces réflexions, dans une atmosphère poétique, mélancolique. Il n'était pas un romancier populiste comme les autres. Il voulait montrer la vie des petites gens, certes, mais en n'oubliant pas leurs pensées, leurs interrogations, liées malgré les apparences à des questions de haute philosophie.

A la parution des Souffrances perdues, la critique fut favorable. Dans la Revue hebdomadaire du 12 mars 1927, Robert de Saint-Jean (journaliste et, pour la petite histoire, compagnon de Julien Green) écrit à propos des Souffrances perdues : Ce qui touche le lecteur, c'est le relief des caractères et leur profonde humanité. Livre désespéré. La semaine à Paris du 18 février de la même année souligne que ce roman est d'une tristesse amère. Ce lettré ne sera jamais l'écrivain de la petite coucherie habituelle. Il édifie une œuvre. Même son de cloche dans La Semaine littéraire sous la plume d'Henri de Ziegler: Je dirai sans plus attendre qu'elles (les pages du roman) m'ont rempli d'admiration. Comment au surplus, ajoute-t-il, ne pas reconnaître un ouvrage de grande qualité dans celui qui nous rappelle toutes les ressources du français, et nous affermit à l'aimer comme la plus belle langue du monde. André Thérive, mystique discret, observateur attentif du monde, n'est quasiment plus lu. Avouez que c'est bien dommage, car les thèmes qu'il aborde n'ont rien perdu de leur actualité.

Hervé Bel

1) citation tirée d'un article: lisez ici. Le désespéré est un livre de rage et de fureur, et de grande humanité aussi. Léon Bloy est un grand écrivain.

Par Les ensablés
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Paru en 1968 dans la célèbre collection de Gallimard, « Les trente journées qui ont fait la France », La fin de la IIIerépublique est republiée quelques années plus tard dans une autre collection intitulée «Témoins». Ce passage révèle bien à la fois la nature de cet ouvrage mais aussi celle de son auteur, Emmanuel Berl (1892-1976). S’il est aujourd’hui tombé dans l’oubli (tout juste certains se souviennent qu’il fut le mari de la chanteuse Mireille), il a pourtant marqué la vie intellectuelle des années 1930 par ses positions que ses biographes qualifient volontiers d’inclassables. Par Carl Aderhold

06/07/2025, 10:45

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Les Ensablés - Le roi dort, de Charles Braibant

« Nos pays ne sont pas beaux...mais il y a en eux une espèce de grandeur calme et comme un peu dédaigneuse qui est beaucoup plus captivante que la beauté ». Ainsi Charles Braibant (1889-1976), Champenois de lignée et de coeur, décrit-il sa région d’élection dans son roman Le roi dort qui, s’il rata de peu le prix Goncourt, fut couronné du Renaudot en 1933. Par Marie Coat

 

22/06/2025, 09:00

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Les Ensablés - La peau et les os de Georges Hyvernaud

Dans la fosse commune de l’oubli, Georges Hyvernaud n’a non seulement rien fait pour l’éviter - en ne publiant que deux livres de son vivant - mais y a sauté à pieds joints. La Peau et les os (1949), court mais édifiant récit de sa captivité pendant la seconde guerre mondiale, puis Le Wagon à Vaches (1953), roman implacable de l’impossible réadaptation à une vie dite normale, prouvent que l’écrivain avait pris le parti non négociable d’une vérité humaine très difficile à vendre. Par Nicolas ACKER.

08/06/2025, 19:15

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Les Ensablés - Planète sans visa, de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais  (1908-1998) - quitta la Pologne à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier, puis parvint à s'évader. Juif et apatride, il partagea alors l'existence précaire de nombre de personnes réfugiées à Marseille dans l'espoir d'obtenir un visa. Grâce à l'aide de son ami Gide, il obtint ce précieux sésame et gagna les Etats-Unis où il vécut plusieurs années, enseignant la littérature. Malaquais n'a publié que trois romans : « Les Javanais » (prix Renaudot 1939),  « Le Gaffeur » (publié en 1953), tous deux objets de précédents articles et  « Planète sans visa », grand roman de la France sous l'occupation, publié en 1947 et qu'il remania jusqu'à ses derniers jours. Ce roman de plus de 500 pages a été réédité en 1999 après sa mort.

25/05/2025, 09:41

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Les Ensablés - La Saint-Michel et le Pont Euxin d'Anne Lacroix, par François Ouellet

Anne Lacroix (1897-1982) n’aurait publié qu’un seul roman, La Saint-Michel et le Pont-Euxin chez Grasset en janvier 1933. À cette date, elle a déjà commencé un deuxième roman, Rézle (et même annoncé un troisième titre, Les Bergers d’Arcadie), soumis en décembre de la fin de cette même année pour le Prix du roman du Temps ; les quelques voix qu’elle récolte seront insuffisantes pour qu’elle obtienne ce prix qui consiste dans la publication du roman dans les pages du quotidien. Mais, cinq ans plus tard, en mars 1938, Rézle paraîtra en feuilleton dans Le Temps. Il ne semble pas que la carrière d’Anne Lacroix ait connu d’autres développements. Par François Ouellet.

11/05/2025, 09:00

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Les Ensablés - L'Impassible de Frédéric Berthet (1954-2003)

Lorsque la critique d’un livre est aussi intéressante, voire plus, que le livre dont elle parle, lorsqu’on se régale de son style, de son ironie, de sa drôlerie, et si transparaît à travers ses mots l’originalité de l’homme lui-même, alors on peut se dire qu’elle est elle-même œuvre littéraire, et que son auteur est un sacré bonhomme. Voilà la réflexion que je me suis faite après la lecture de ce recueil d’articles de Frédéric Berthet, récemment paru chez La Table Ronde sous le titre L’Impassible. Par Hervé BEL

27/04/2025, 09:00

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Les Ensablés - Happe-Chair de Camille Lemonnier (1844-1913)

Happe-Chair, un titre qui a tout de suite attiré mon attention. Je me trouvais alors dans une des dernières librairies anciennes de la rue Saint-Sulpice (pour combien de temps encore sera-t-elle là ?), dans la bonne odeur des vieux livres, lorsque je suis tombé sur la réédition de 1908 de ce roman de Camille Lemonnier publié une première fois en 1886 chez Kiestmaeckers…  par Hervé Bel. 

13/04/2025, 12:28

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Les Ensablés - Jacques Rivière, Sentiments et critique

À l’occasion du centenaire de sa mort, la collection Bouquins consacre un volume à Jacques Rivière, critique et essayiste, véritable cheville ouvrière de la Nouvelle revue française dont il assura la direction durant plus de 10 ans. Mort prématurément en 1925 à l’âge de 39 ans, celui qui fut à la fois le grand ami et le beau-frère d’Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, révèle par la quantité d’articles qu’il donna à la revue une perspicacité critique étonnante. Sensuelle et inspirée. Par Denis Gombert

30/03/2025, 09:00

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Les Ensablés - Lire sous l'occupation de Jacques Cantier

Le monde des livres sous l’Occupation a déjà été étudié par l’historien Jacques Cantier qui s’était intéressé à la trajectoire de l’une des figures maudites des lettres françaises avec sa biographie de Pierre Drieu La Rochelle (Perrin, 2011). Cette fois, avec Lire sous l’Occupation, publié en 2019 et en poche en 2024 aux Éditions CNRS, il nous présente un panorama global de la lecture entre 1939 et 1945. , par Nicolas Acker.

16/03/2025, 16:50

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Les Ensablés - La femme qui boit de Colette Andris, par Marie Coat

En mars 2023, Gallimard publiait dans sa collection L’imaginaire un grand succès de son catalogue paru en 1929, réédité à huit reprises puis repris en 1934 dans sa collection de poche : La femme qui boit », première oeuvre d’une jeune femme de 29 ans, Pauline Toutey. Par Marie  Coat

02/03/2025, 19:56

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Anne Percin rallume le feu sous les bombes

Un cahier d’écolier, cinquante-deux pages couvertes d’une écriture nerveuse, une morte dont la famille a presque perdu jusqu’au prénom : Anne Percin ne reçoit pas un héritage, plutôt une énigme. Eugénie sous les bombes déplie ce legs minuscule pour restituer l’existence d’Eugénie et de Charles, couple vosgien emporté par le premier XXe siècle, puis par la Grande Guerre. Entre enquête généalogique, fiction historique et méditation sur le pouvoir des mots, le passé revient avec ses odeurs, ses ridicules, ses élans et ses plaies mal refermées. Rendez-vous le 20 août.

21/07/2026, 11:42

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Une vague rouge a emporté Messi : la finale du Mondial en trois livres

Ce dimanche 19 juillet, l’Espagne a repris la couronne à Lionel Messi. La finale n’a pourtant basculé qu’à la 106e minute, lorsque Ferran Torres a enfin traduit au tableau d’affichage une domination installée depuis le coup d’envoi. Deux tirs argentins, aucun cadré, onze arrêts d’Emiliano Martínez : le 1-0 raconte mal l’écart entre les deux équipes. lors, pour comprendre le sacre, l’asphyxie et cette chute retardée, j'ai retenu trois œuvres : Les Vagues, Sa Majesté des mouches et Le Roi se meurt.

 

21/07/2026, 11:01

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White River : une tragique ruée vers l'or au cœur du Grand Nord canadien

Le récit — détaillé et documenté — d'une expédition calamiteuse au Canada au XVIIIᵉ siècle : quand la fièvre de l'or s'empare des trappeurs et les pousse aux pires décisions. White River de Ian McGuire Traduction de l'anglais Sophie Aslanides.

 

21/07/2026, 09:12

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Une famille doit répondre d’avoir délaissé une mourante

Par une journée froide de novembre, quelques personnes sont réunies dans une petite chapelle pour mettre en terre une parente. Le pope frigorifié se hâte de chanter l’office, les fossoyeurs s’enivrent et les invités silencieux se perdent dans leurs pensées. 

21/07/2026, 09:00

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Qui était là en premier, le dinosaure ou la poule ?

La poule intrépide a un secret renversant : elle descend des dinosaures… et aucun renard ne fera d’elle son festin !

21/07/2026, 08:00

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La réunion de famille vire au carnage dans les Pyrénées

Dans une ferme isolée au fin fond d’une vallée pyrénéenne, une famille dysfonctionnelle se réunit pour veiller un patriarche agonisant. Secrets enfouis et rancœurs anciennes remontent à la surface.

21/07/2026, 07:00

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Le sens de nos pas

20/07/2026, 13:09

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Maman, le loup m’emporte : aux racines d’un féminicide

C'est un terrible assassinat de l'an 1840 qui fait la "Une" du troisième numéro de la série "L'affaire qui ..." aux éditions de L'Aube. Florence Medina interroge le profil de ce féminicide avant l'heure tout comme ses propres motivations et peut-être les nôtres à nous passionner ainsi pour l'affaire de l'enfant de la Villette. Sortie ce 21 août.

20/07/2026, 11:53

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Les mortes aussi soulèvent le monde : Douce Dibondo fait danser le deuil

Kaya est morte, mais sa voix circule encore. Depuis l’éther, elle accompagne Kem, sa jumelle, tandis qu’un carnet bleu ramène leurs proches vers les derniers mois de la disparue. Avec Le Mouvement, publié chez Rivages, Douce Dibondo entraîne l’intime dans la rue, de la France au Kongo. Un récit incandescent, charnel et politique, qui touche juste lorsqu’il laisse parler les blessures — quitte à laisser parfois le manifeste déborder la fiction. La cause ne s'arrête pas : elle se poursuit ce 19 août. 

20/07/2026, 11:37

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À nos Marques : deux adolescents en guerre sous le même toit

Élaïa fend l’eau pour oublier le vitiligo que ses camarades lui renvoient au visage. Lucien parade pour cacher l’énurésie, les paris sportifs et la peur de perdre sa mère. Quand leurs parents les installent sous le même toit, la guerre éclate. Dans À nos Marques, Calouan et Bénédicte Rousset livrent un roman jeunesse énergique et chaleureux, très juste dans l’intime, plus fragile dans ses raccourcis. Départ donné le 27 août.

20/07/2026, 11:00

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Sept romans étrangers qui auraient dû faire beaucoup plus de bruit

À quelques semaines de la rentrée littéraire, les piles vacillent déjà sous les promesses d’août. Pourtant, sept traductions parues depuis janvier méritent qu’on retarde encore un peu l’invasion annoncée. De l’Australie noongar à Damas, en passant par Lagos, Java, Zurich, le Sandžak et une ferme perdue dans un pays sans nom, ces textes ont bien davantage à offrir qu’un dernier détour avant l’automne.

20/07/2026, 10:48

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Fanny à la folie : Émilie de Turckheim raconte les souvenirs d'une femme de 82 ans

Fanny à la folie, le nouveau roman d'Émilie de Turckheim, paraîtra le 19 août 2026 aux éditions JC Lattès. À travers le portrait d'une octogénaire contrainte de quitter son appartement pour entrer en maison de retraite, l'autrice retrace une vie traversée par les souvenirs, les amitiés fondatrices, les amours et les secrets, dans un récit où se mêlent humour, fantaisie et émotion.

18/07/2026, 10:01

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Moins de 200 pages : 10 livres à dévorer pour lecteurs qui n’ont pas le temps

Un meurtre pour préparer l’arrivée d’un bébé, une greffe d’utérus dans le métavers, des rêves fabriqués en forêt ou un trésor enfoui dans l’histoire coloniale de La Réunion : nul besoin de 500 pages pour ouvrir de vastes horizons. Du noir à l’imaginaire, de la romance à la poésie, voici dix ouvrages (francophones) à découvrir avant la fin des vacances. À raison d’un titre tous les quatre ou cinq jours, la rentrée peut bien attendre.

18/07/2026, 09:08

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Comment l’IA transforme la guerre de l’information

L’heure du digital, l’océan de l’information ne cesse de s’étendre. Toute recherche apporte son flot de réponses et il n’est pas toujours facile de naviguer entre renseignements officiels, astroturfing (une stratégie de manipulation et d’influence), fake news et propagande.

18/07/2026, 08:00

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Un vétérinaire découvre que son symptôme n’est pas isolé

Martin Reinhard est vétérinaire. Il vient de reprendre un cabinet sur le déclin à Château-Chinon. Mais depuis quelque temps, ce géant qu’on verrait bien en troisième ligne sur un terrain de rugby se sent épuisé. Et le climat automnal n’arrange rien à son état vaguement dépressif. Pire, un matin, alors qu’il observe des chevreuils à proximité de sa maison, une étrange tache bleue apparaît dans son champ de vision.

18/07/2026, 07:00

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Parle-moi de chez nous : les racines prennent l’avion

Un téléphone sonne, une femme tombe, trois générations retrouvent la parole. Entre Porto Rico et les États-Unis, Jeanine Cummins remonte les silences d’une lignée de femmes. Parle-moi de chez nous (trad. Christine Auché) est une saga généreuse, traversée d’images splendides, qui pèche surtout lorsqu’elle explique ce qu’elle vient de si bien faire sentir.

17/07/2026, 16:23

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Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry : une postulation vers le diable

Au-dessous du volcan, de Malcolm Lowry (éditions Gallimard, 1959, traduit de l’anglais par Stephen Spriel avec la collaboration de Clarisse Francillon et de l’auteur) est un roman hors-norme, sulfureux.

17/07/2026, 12:32

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Freida McFadden et les cahiers de vacances : on prend les mêmes et on recommence

Le Dîner, de Freida McFadden (trad. Karine Xaragai), reste en tête des meilleures ventes du 6 au 12 juillet 2026, avec 42.080 exemplaires écoulés. Derrière, La Prof remonte à la deuxième place. Pour le suspense, il faudra repasser : les huit autres titres du Top 10 sont encore des cahiers de vacances.

17/07/2026, 12:31

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Septentrionale : Karim Kattan fait de l’amour le dernier moteur du monde

Un pays jamais nommé s’effondre derrière eux ; devant, toutes les routes filent vers le nord. Dans Septentrionale, Karim Kattan lance Maryam et Joseph à travers une nuit de guerre, de prodiges et de souvenirs. Porté par les trajectoires queer de ses deux protagonistes, ce roman de l’exil mêle argot, visions cosmiques et tendresse sans édulcorer les violences héritées. Une traversée saisissante, parfois freinée par des symboles trop appuyés. Sortie le 4 septembre.

17/07/2026, 10:37

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Elle le mangerait : la grande Frédé a les crocs

Frédérique a 35 ans, quelques centimètres de trop selon les autres, un ex qu’une mesure d’éloignement lui interdit d’approcher et une faim d’amour impossible à rassasier. Lorsque Gabriel la défend dans la rue, elle ne rencontre pas un homme : elle invente un couple. Avec Elle le mangerait, Nicolas Robin signe une comédie noire nerveuse, drôle dans son aveuglement, glaçante dans sa logique. À table, le 27 août.

17/07/2026, 10:37

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Que reste-t-il des idéaux quand un attentat se prépare ?

Jeanne, Eric et Abdallah sont adolescents quand ils forment un groupe de musique : Les Pirouettes Cacahuètes. Ils voulaient fabriquer du son, une matière sauvage pour contrer l’effondrement annoncé, mais jamais le trio n’aurait imaginé alimenter une révolution à venir.

17/07/2026, 09:00

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Saurez-vous distinguer l’auteur de l’intelligence artificielle ?

Antoine Hummel propose un jeu. Son dispositif littéraire caustique entreprend de nous décoller du régime permanent de sollicitation que produisent les algorithmes de plateformes et d’applications.  En se confrontant à YouTube et en laissant s’insinuer l’intelligence artificielle, le texte explore ce que deviennent l’attention, le jugement et la création lorsque la répétition du même et la suggestion algorithmique enclosent notre appréhension du monde. 

17/07/2026, 08:00

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La prochaine guerre mondiale pourrait commencer par l’eau

L’eau est devenue l’or bleu du XXIe siècle, une ressource rare et convoitée, au cœur des équilibres géopolitiques. Dans un monde sous tension, Léa, ingénieure spécialiste du traitement de l’eau, travaille sur des technologies de pointe censées répondre à la pénurie. Lorsque la crise s’intensifie, elle est mobilisée au sein de Blue Corps, une unité internationale chargée de sécuriser les ressources hydriques, considérées comme des infrastructures critiques.

17/07/2026, 07:00

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Les Carnivores : Guillaume Nail écrit un futur qui a les crocs

Après une série de contaminations venues du vivant, les bêtes ont presque disparu, la viande se rationne et le Sanum organise un monde d’interdits, de protocoles et de surfaces désinfectées. Augustin, enfant rescapé d’une forêt interdite, croise Vadim, bureaucrate carniste, masculiniste et futur Guide d’une communauté hors contrôle. Avec Les Carnivores, publié chez Denoël, Guillaume Nail signe un roman brutal, organique, parfois saturé, mais traversé d’une vraie puissance de vision.

16/07/2026, 17:31

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Jim Queen : queer et sentiments

C’est le succès cinématographique du moment : un film d’animation – pour adultes – déjanté, trash et follement irrésistible : Jim Queen, de Marco Nguyen et Nicolas Athané.

16/07/2026, 15:44

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Une étreinte pour un long voyage : une saison en Perse et en prose

16/07/2026, 14:22

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Le petit chien thérapeute : “Le deuil, c’est la mémoire qui s’obstine à battre sous les cendres”

16/07/2026, 14:22

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Dans les ruines de Munich, un tueur traque les jeunes femmes

Un polar sur fond historique qui rappelle beaucoup l'ambiance de la Trilogie Berlinoise de Philip Kerr. À Munich en 1946 sous l'occupation US, les destins de réfugiés, profiteurs, militaires, prisonniers, s'entrecroisent tandis qu'un serial-killer s'attaque à des jeunes femmes.

16/07/2026, 11:21

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Le fabuleux piano : Sonia Devillers fait parler un Érard disparu

En cherchant le piano laissé à Bucarest par sa grand-mère, Sonia Devillers rencontre un autre instrument disparu : un Érard de concert, numéro 68037, acheté par la famille Enoch en 1892, volé par les nazis en 1943 et jamais retrouvé. Dans Le fabuleux piano, publié chez Robert Laffont, elle compose un récit-enquête ample, sensible et très documenté sur les objets spoliés, les morts sans tombeau et la musique comme dépôt de mémoire. Début des gammes, ce 27 août.

16/07/2026, 10:38

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Gaëlle Obiégly, ou l’art de digresser dans Rien à voir

Une narratrice connue sous le nom de Rose de Nuit vend des fiches de lecture, se dispute avec une bibliothèque et repart avec un livre blanc qui n’en est peut-être pas un : Une sculpture. Quand l’artiste Ari Bosochur lui propose de participer à une rétrospective où les œuvres seraient remplacées par leur récit, tout se met à glisser. Gaëlle Obiégly signe un roman brillant, drôle et très mobile sur l’art, la parole, le soin et les vies qu’on tente d’ordonner. Rien à voir, peut-être à lire, ce 20 août.

16/07/2026, 10:33

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Le Mal du pays : Colin Barrett raconte l’Irlande rurale sans misérabilisme

Dans le comté de Mayo où il a grandi, l’Irlandais Colin Barrett pose un regard bienveillant sur l’humanité de ses compatriotes et nous livre un recueil de nouvelles d’une remarquable unité de ton, très rural, très social.

16/07/2026, 10:19

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Ce que le capitalisme doit au racisme et au patriarcat

Pourquoi le capitalisme domine-t-il le monde ? A-t-il toujours existé ? Quels liens entretient-il avec la démocratie, le racisme, le patriarcat ou la crise écologique ?

16/07/2026, 09:00

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Son fiancé vole les 32 millions du Loto et déclenche sa vengeance

Pâquerette a 28 ans. Elle est laborantine, et follement amoureuse de Jean-Benoît, son fiancé, qu’elle considère comme l’homme parfait. Un soir, après sa journée de travail, elle rentre chez elle, avec dans sa poche, un ticket de Loto sur lequel elle a coché tous les numéros qui racontent leur histoire d’amour. Installée devant la télé, elle retient son souffle. Les chiffres tombent… un par un. Jusqu’au dernier : jackpot, trente-deux millions d’euros ! 

 

16/07/2026, 08:00

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Une veuve face aux victimes remontées d’un lac artificiel

Près de l’ancienne mine creusée par les Britanniques, une veuve assiste aux recherches des victimes dans un lac artificiel. Un homme en combinaison plonge puis remonte sans cesse des eaux. Elle tremble à l’idée de ce qu’il pourrait repêcher. Traduit du grec par Nicolas Pallier.

16/07/2026, 07:00

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France-Espagne : la Roja met les Bleus à terre un soir de 14 juillet

Un soir de fête nationale, les Bleus rêvaient d’une troisième finale de Coupe du monde consécutive. À Arlington, dans l’agglomération de Dallas, l’Espagne les a privés de ballon, de souffle et d’avenir : 2-0, sans véritable contestation. Pour raconter cette chute, trois livres : Le Cœur du pélican pour la France, Rouge ou mort pour la Roja et Les Derniers Jours de Roger Federer pour une rencontre dont l’issue s’est dessinée bien avant le coup de sifflet final.

15/07/2026, 21:35

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Le Père-Lachaise surréaliste, d'Étienne Ruhaud

Inauguré en mai 1804 dans l'actuel 20e arrondissement, le Père-Lachaise est devenu en quelques décennies le cimetière le plus réputé de Paris. L'éponyme confesseur du Roi-Soleil n'a jamais dû, de son vivant, imaginer une telle postérité. Par Jacques Lucchesi.

15/07/2026, 15:51