#Presse

Les Ensablés - "Paulina 1880" de Pierre Jean-Jouve

Pierre Jean Jouve écrit Paulina 1880 en 1925. Le poète sort alors d’une grande crise existentielle qui le marquera durablement et l’orientera vers de nouveaux choix de vie. Il divorcera de première femme Andrée Charpentier pour épouser Blanche Reverchon, une des rares femmes psychiatres intéressée par les théories révolutionnaires de Freud. Jouve reniera toute la partie de son œuvre publiée avant 1925. Ce titre Paulina 1880 sonne donc pour lui comme un nouveau départ. Article paru en 2014.

Le 10/03/2019 à 09:00 par Les ensablés

0 Réactions | 1 Partages

Publié le :

10/03/2019 à 09:00

Les ensablés

1

Partages

linkedin mail print
ActuaLitté

Par Denis Gombert

A sa sortie, présent sur la liste du prix Goncourt, le roman obtiendra 4 voix. Il fera connaitre Pierre Jean Jouve auprès du grand public et contribuera à l’installer dans la position d’un homme de lettres estimé et respecté. Mais si la trajectoire de l’œuvre de Jouve décrit un tracé exemplaire en embrassant tous les genres (roman, poésie, théâtre, essais, correspondance, traductions, autobiographie) et en réunissant autour de lui toute une communauté esthétique (ami de l’écrivain Romain Rolland, de l’éditeur Gaston Gallimard, intime du peintre Balthus, de Klossowski, du psychanalyste Jacques Lacan dont son épouse était très proche et de bien d’autres encore dont Zweig, Jean Paulhan ou le philosophe Jean Wahl), la personne et l’œuvre de Pierre Jean Jouve demeurent assez méconnues.

Homme très discret, considéré à tort comme hautain, mais certainement farouche, Jouve n’a jamais voulu être trop bruyamment salué et encore moins faire école. Pourtant c’est aussi dans sa vie et dans ses actes qu’il a montré sa détermination et sa grandeur. Engagé comme infirmier volontaire, il a vu au quotidien toute l’horreur de la première guerre mondiale. Il choisira dès le début du conflit de la Seconde d’entrer en Résistance. "A la France 1939" publié par Paulhan pour la NRF en février 1940 est un  exhortation explicite à prendre les armes contre le nazisme. Salué par Char comme un des poètes les plus importants de la langue française, il est considéré par beaucoup comme un « éclaireur » et faire figure de tuteur pour toute une génération. Des écrivains comme Yves Bonnefoy, Jules Roy ou Henry Bauchau diront leur tribut et leur admiration pour Jouve.

Hormis un petit cénacle d’admirateurs, Jouve est aujourd’hui trop peu lu et étudié. Il demeure un préjugé sur son œuvre réputée, là aussi à tort, élitiste. Il n’en est rien. Paulina 1880 prouve absolument le contraire. Roman de la passion charnelle en même temps que réflexion sur la mystique, Paulina 1880 est avant tout un grand portrait de femme et l’aventure terriblement romanesque - et tragique - d’une jeune et belle aristocrate qui finira dans la peau d’une humble servante paysanne. Seules les femmes guidées par l’amour et la soif d’absolu semblent capables de telles destinées à rebours.

1849, Milan. Paulina est la dernière enfant née de Mario Giuseppe Pandolfini, un homme très riche et reconnu, possédant palazzo et villas de campagne. Tandis que sa mère s’est tournée vers l’église, Paulina entretient avec son père une relation étrange, presque fusionnelle, où l’admiration réciproque tient une grande part. De tous ses enfants, y compris de ses trois fils, Paulina demeure la préférée. « Son unique fille était si belle et si parfaite à ses yeux que dans la rue il lui arrivait de redresser le dos s’il pensait à elle ». En grandissant, Paulina découvre son corps mais encore toute la hardiesse de son âme. Elle est une exaltée à l’imaginaire débordant et peut-être trop riche, capable, à 13 ans, de se pâmer et se perdre dans la contemplation de l’iconographie chrétienne ou de se croire « aimée par le vent comme certaines créatures mythologiques dont elle connaissait les légendes ». Lorsque jeune femme fait ses débuts dans la grande société milanaise, au grand bal des Lanciani, le monde n’a d’yeux que pour elle. Elle connait désormais son pouvoir : « ils sont fous de moi. Absolument fous. Quels gentils garçons. Je me moque d’eux. Je les prendrai par les cheveux quand je voudrais ».

Surveillée de près par son frère Cirillo, jaloux, dépourvu de grâce tandis que Paulina n’est que splendeurs, la jeune femme continue de vivre en rêve les plus folles passions jusqu’au jour où son dévolu se jette entièrement sur Michele Cantarini, un homme d’âge mûr, déjà marié, ami de la famille. En secret, bravant tous les dangers et les interdits, les amants vont se retrouver chaque nuit et faire l’amour dans la chambre adjuvante du signor Pandolfini endormi dans la villa provinciale de Torano. Un jour, manquant se faire surprendre par son père et craignant d’être couverte de honte, Paulina est contrainte, pour la première fois, de mentir. Elle perçoit alors d’un coup tout le poids de la transgression et du pêché. Celui de la culpabilité surtout. Lorsque le père de Paulina meurt quelque temps plus tard, alors qu’elle pourrait s’affranchir du quand dira-t-on et officialiser sa relation avec Michele qui s’est retrouvé de son côté veuf, alors donc que tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, Paulina ne supporte pas l’idée d’avoir trompé son père et la religion. Sa culpabilité tourne à l’obsession, puis au délire. Elle quitte son amant et choisit de se punir par des exercices de mortification et d’auto-flagellation.

Croyant un temps avoir retrouvée la paix de Dieu dans un couvent où elle devient sœur Blandine de la Visitation, elle en sera exclue pour « vocation insuffisante ». La vérité est que la Mère supérieure pressent toute la dangerosité de Paulina, plus sainte que les saintes dans son repentir, mais exerçant parallèlement « un rayonnement pernicieux de sensualités » sur ses coreligionnaires, au point que certaines en deviennent amoureuses ! Mais Paulina n’est pas une de ces beautés cruelles que l’on trouve chez les Diaboliques de Barbey d’Aurevilly. Paulina est la première victime d’elle-même. « C’est vrai, je suis trop violente mon seigneur, trop passionnée et révoltée (…) je ne pourrai jamais obéir à leurs ordres, je n’obéirai qu’à Toi. Rien ne change vraiment, rien ne s’efface, rien en se renouvelles dans notre monde de larmes ». Une nuit, en proie à une hallucination, à l’appel de Dieu dira-telle, elle s’approche de son amant et le tue d’une balle dans la nuque. Manquant son propre suicide, elle est arrêtée jugée et emprisonnée durant vingt-cinq ans. A la fin de sa vie, retirée dans le petit village désolé de Settignano, celle qui fut la plus belle femme de son temps, est devenue une paysanne aux « mains abimées par les grosses besognes, dont les ongles étaient chargés de terre ». 

Paulina 1880 est le roman d’une suppliciée. Par son extravagance et sa folie, par son extraordinaire beauté et sa vivacité, par sa quête de l’absolu enfin, ce personnage confine au sublime. Paulina a trop d’attraits et ne peut que souffrir. La vie n’étant pas assez pleine pour elle, c’est elle qui étouffe la vie. Jouve fait évoluer sa narration dans un registre si dramatique qu’il menace à tout instant de faire basculer son histoire dans le cliché d’un romantisme très daté et outrancier. En réalité, il n’en est rien. Jouve se joue de cette histoire incroyable pour laisser sa plume conquérir de nouveaux champs stylistiques (monologue intérieur disant tour à tour l’ardeur, la déraison, l’illumination, la prière, rupture de rythme, audaces syntaxiques, vers libres). Grâce à un jeu subtil fondé sur l’alternance des points de vue, l’auteur se glisse dans le corps et dans le cœur de Paulina. C’est de l’intérieur que nous comprenons son drame, celui d’une âme tourmentée, sensuelle, spirituelle autant qu’animale, éprise du Christ autant que du corps de son amant. Voilà la nouveauté : nous ne nous appartenons pas, d’autres forces nous régissent. Mais quelles sont-elles ? Celles de d’un Dieu créateur qui se joue de nous ou bien de forces inconscientes qui divisent notre psychisme. Jouve, passionné autant de mystique que de freudisme (sa femme fut la traductrice et l’introductrice de Freud en France) a trouvé dans le personnage de Paulina un sujet à sa mesure.

Commentant ce livre Gaston Bachelard déclarait : « je n’ai cessé de tremblé en lisant ». Le lire aujourd’hui, c’est encore se laisser porter par une grande histoire édificatrice et découvrir émerveillé un style qui s’est fait chair. Ce roman aussi déstabilisant que novateur sera porté en 1972 à l’écran par Jean Bertucelli.

Denis Gombert

0 Commentaires

 

Aucun commentaire.

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Les Ensablés - Prétextat, de Pierre Bost (1901-1975)

Nos fidèles lecteurs n'ignorent pas que nous aimons Pierre Bost (1), écrivain d'avant-guerre devenu scénariste célèbre après 1945, et que nous aimons aussi les Editions de la Thébaïde qui, il y a deux ans, ont publié un recueil de nos articles sur les écrivains oubliés (Lectures en stock). Il était donc évident et naturel que nous parlions aujourd'hui de la réédition de Prétextat (1925) de Pierre Bost, d'autant plus que la préface a pour auteur François Ouellet, chroniqueur des "Ensablés", et par ailleurs grand spécialiste de l'écrivain. Par Hervé Bel.

27/06/2021, 13:22

ActuaLitté

Les Ensablés – La Maison Camille, (1935) de Henri Duvernois

Les fidèles de notre rubrique se rappelleront que nous avons déjà chroniqué deux romans de cet auteur prolixe (Edgar, L’homme qui s’est retrouvé) mort en 1937, juste avant la guerre ; ce qui lui fut peut-être fatal, car, en 1945, on était passé à un autre monde, pas forcément meilleur. À côté de Camus, Sartre, et tant d’autres, Duvernois ne faisait plus très sérieux, d’autant que l’homme, dans sa vie comme dans ses écrits, avait toujours imité la légèreté. Je dis « imité » à dessein, car l’œuvre de Duvernois, sous des apparences d’ironie et de comique, dissimule une profonde mélancolie, une réflexion désabusée sur l’homme. Par Hervé Bel.

06/06/2021, 19:41

ActuaLitté

Les Ensablés - Voyage d’un livre à travers la Bibliothèque Nationale de  Henri Beraldi

Exhumé de l’oubli, ce petit texte écrit par un bibliophile passionné raconte et s’inquiète de la croissance des arrivées des livres en masse à la Bibliothèque Nationale. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et la noble institution enregistre déjà 500.000 références disponibles (14 millions aujourd’hui !). « La vérité, annonce l’auteur, est que, de ces espaces, aujourd’hui, il n’y en a plus. La Bibliothèque est pleine, archipleine, bondée, bourrée jusqu’à refus. » Voyage au cœur de la Bibliothèque, ogre-machine qui tourne à plein régime. 

23/05/2021, 20:41

ActuaLitté

Les Ensablés - Hiver 1814, de Bernard Michel, la Campagne de France

Les Ensablés ont plusieurs fois évoqué Napoléon pour rappeler que dans sa jeunesse, il avait écrit des nouvelles, et qu’à Sainte-Hélène, il avait retrouvé son désir d’écrire et pu assouvir sa passion pour la lecture. Il faut lire Le Mémorial pour mesurer l’étendue de sa culture littéraire. Il profita de son inactivité pour écrire quelques ouvrages, dont une étude sur « La guerre des Gaules », et une espèce de fiction sur son exil à Sainte-Hélène. Par Hervé Bel

 

09/05/2021, 10:22

ActuaLitté

Les Ensablés - Black (1858) d’Alexandre Dumas (1802-1870)

« Pas de mystère, pas de souterrain, pas de ténèbres dans cette œuvre ; partout le rayonnement, partout le plein midi », disait Victor Hugo. L’œuvre d’Alexandre Dumas n’intéresse pas l’Histoire de l’art. En 1840 certes, résidant à Florence, il lui fut commandé, pour la somme considérable de dix mille francs, un ouvrage sur la galerie des Offices. La description des trois cent cinquante portraits de peintres qui sont dans ce fameux musée devait former L’histoire biographique et anecdotique de la peinture depuis huit siècles. Par Antoine Cardinale.

25/04/2021, 10:12

ActuaLitté

Les Ensablés - Le grand coucher, de Guy Dupré (1981)

Guy Dupré (1925-2018) ne fut un écrivain ni prolixe ni facile. Son œuvre littéraire ne comporte que trois ouvrages, si l’on met de côté des chroniques diverses : Les Fiancées sont Froides (paru en 1953 et salué par Gracq et par Breton), Le Grand Coucher (1981) et Les Mamantes (1986). par Henri-Jean Coudy

04/04/2021, 09:08

ActuaLitté

Les Ensablés - L’œil et la connaissance de Jean-François Revel

« Philosopher n’est pas régner sur les connaissances du reste du genre humain comme un lointain propriétaire terrien sur des domaines qu’il administre nonchalamment et ne visite jamais. » (Revel, La connaissance inutile) Visitons ensemble le domaine de Jean-François Revel. Son nom est familier à ceux qu’intéressent les joutes politiques qui eurent lieu entre les années soixante-dix et le début du vingt et unième siècle. C’est un nom aimé ou détesté selon le bord duquel on considère ces choses. Par Antoine Cardinale.

21/03/2021, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Marthe Femme seule, d’Antonine Coullet-Tessier

Pour le moins précoce, Antonine Coullet-Tessier (1892-1983) publie son premier recueil de poésie à l’âge de 11 ans. Intitulé Poésies d’une enfant, il paraît aux éditions Lemerre et est préfacé par le poète François Coppée. Suivront deux autres recueils de poèmes, L’Envolée, en 1911, puis Un Visage à la fenêtre, en 1930, peu de temps après la parution de son premier roman, Marthe Femme seule à la fin de 1929 à La Renaissance du livre. Dorénavant, le roman est le genre qu’elle va privilégier et qui, pendant les années 1930, en fera une des meilleures représentantes du roman populiste. Par François Ouellet

07/03/2021, 08:43

ActuaLitté

Les Ensablés - Vache tachetée et concombre fugitif d'Octave Mirbeau

Octave Mirbeau (1848-1917) n'est pas un ensablé, ne serait-ce que par le film tiré de son roman, Journal d'une femme de chambre, avec Jeanne Moreau et Michel Piccoli, et sa pièce célèbre Les Affaires sont les affaires. Mais c'est peu au regard de la masse d'écrits qu'il a laissée à la postérité. Et notamment, trop oubliés, ses contes publiés dans la presse, et qu'il considérait comme alimentaires... À tort. Je puis l'affirmer après avoir lu la réédition d'une partie d'entre eux par l'Arbre Vengeur dans sa collection "L'exhumérante". Par Hervé Bel.

21/02/2021, 07:31

ActuaLitté

Les Ensablés – Le pain quotidien d'Henri Poulaille

Henri Poulaille, Henry Poulaille en littérature (1896-1980), est souvent considéré comme le créateur du courant de la littérature prolétarienne. Directeur de presse chez Grasset, il fonde également une dizaine de revues libertaires dans lesquelles il promeut la littérature d’expression populaire et les utopies sociales : Nouvel Âge, Prolétariat ou encore À Contre-courant. Il publie ou fait publier de nombreux auteurs français et étrangers, parmi lesquels Henri Barbusse, Lucien Bourgeois, Blaise Cendrars, Eugène Dabit, John Dos Passos, Jean Giono, Panaït Istrati, Charles Ferdinand Ramuz... Le Pain quotidien a obtenu en 1954 le prix des bouquinistes. Par Pascal Malbrunot

31/01/2021, 14:03

ActuaLitté

Les Ensablés – Le crime de l'omnibus, de Fortuné de Boisgobey

Aujourd’hui, un roman de Fortuné de Boisgobey (1821-1891), Le crime de l’omnibus (1881) ; une curiosité assurément, mais dont la lecture reste un plaisir... peut-être parce que, comme le nom de son auteur, elle évoque un temps suranné. Avec ce texte, c’est tout un monde qui ressuscite, une ambiance qui annonce les enquêtes de Gaston Leroux ou de Maurice Leblanc. Plongeons-nous donc, ensemble dans le Paris de la fin du dix-neuvième siècle.

Par Hervé Bel

17/01/2021, 10:55

ActuaLitté

Les Ensablés – Confession de minuit, de Georges Duhamel, un inconnu au pays des anti-héros

L’écrivain et académicien Georges Duhamel (prix Goncourt 1918 pour son roman Civilisation) entamait en 1920 avec Confession de minuit un cycle romanesque Vie et aventures de Salavin tout entier consacré à un personnage de parfait antihéros : Louis Salavin. Les éditions de la Belle Étoile ont la bonne idée de ressusciter en format poche ce texte oublié et pourtant majeur par bien des aspects. Ce titre, la Confession de minuit, a été classé par Le Figaro littéraire comme un des douze meilleurs romans de la première partie du XXe siècle. Inconnu, levez-vous ! 

03/01/2021, 10:07

ActuaLitté

Les Ensablés – Les origines de la Renaissance d'Émile Gebhart (1839-1908)

Elle raisonnait facilement sur la peinture italienne ou flamande, sur le moyen âge ou la renaissance. Le bal de Sceaux est une nouvelle publiée en 1830, dans laquelle Balzac nous donne la peinture admirable d’une époque, nouvelle dont la profonde leçon morale qui frappe Emilie de Fontaine a été méditée par tous ceux qui furent tentés de soumettre l’amour à un calcul social.

20/12/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "La vie d'un simple" d'Emile Guillaumin (1873-1951)

Le prix Renaudot 2020 attribué à Marie-Hélène Lafon pour Histoire du fils nous rappelle que les romans paysans ont souvent recueilli le suffrage des prix littéraires. Récemment, nous évoquions Campagne de Raymonde Vincent récompensée en 1937 par le prix Femina. Cette même année, Jean Rogissart avec son roman Mervale obtenait le Renaudot... Aujourd'hui, nous parlerons de l'admirable Vie d'un simple de Emile Guillaumin qui, par sa facture, fait aussitôt penser à Marie-Claire (Prix Femina 1910) de Marguerite Audoux.

06/12/2020, 00:00

ActuaLitté

Les Ensablés - « L’axel littéraire de Jeanine Garanger » par François Ouellet

Voici un cas inattendu : Jeanine Garanger, née Hagnauer, étudiante en droit et championne de patin artistique qui devait publier deux ou trois choses assez délicates dans les années 1930, avant de disparaître complètement de la scène littéraire.

22/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - À l'ombre de Maurice Genevoix, par Elisabeth Guichard-Roche

Le 6 novembre 2018, le Président de la République était dans la Meuse, aux Eparges, lieu d’une terrible boucherie durant la première guerre mondiale. Recueilli devant la statue de Genevoix, il annonçait son entrée au Panthéon pour le 11 novembre 2020. Il y aura deux panthéonisations : celle du romancier et celle à titre collectif de ceux de quatorze annonçant la Nation combattante.

Depuis 10 années, les Ensablés explorent la littérature du XXème siècle, et il nous est venu l’idée de répertorier les écrivains qui ont connu la Grande Guerre et dont nous avons abordé les œuvres. Cela constitue en quelque sorte notre Monument aux morts, pour ne jamais oublier…

11/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Il nous est arrivé d'être jeunes" de François Bott

Une fois de plus, on en revient à cette collection de poche dirigée par Alice Déon, "La petite Vermillon" qui m'enchante depuis plusieurs années. Indifférente à la mode, La Table Ronde ose rééditer des textes qui ne feront certes pas la une des journaux littéraires de plus en plus conformistes, mais ravissent ceux pour qui la littérature est l'affaire de leur vie.

Aujourd'hui, il me faut parler d'un livre qui m'a ravi "Il nous est arrivé d'être jeune" de François Bott.

01/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Captain Cap" d'Alphonse Allais

« Jetons par-dessus bord paperasses et registres, et avec les ronds de cuir de ces incapables, faisons des bouées de sauvetage. »
Tel est l’un des principaux points de la profession de foi d’Albert Caperon, dit Captain Cap, candidat aux élections législatives de 1893. « Anti bureaucrate » et anti européen » il se présente comme un aventurier qui a passé « les trois quarts de sa vie sur mer et les deux tiers de son existence sur les terres vierges. »

18/10/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) par le comte de Fels

Le temps des vacances s'approche, ou s'éloigne : souvenez-vous, nous avions passé l’été à travers la Provence, en compagnie de Jean-Louis Vaudoyer. Cette fois, nous n’irons pas si loin, à peine pousserons-nous aux limites du département de la Seine-et-Oise ! Car nous sommes en 1927 et Jean-Louis Vaudoyer m’a demandé d’interviewer le comte de Fels, pour sa biographie d’Ange-Jacques Gabriel [1]. Le moyen de refuser ?

04/10/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - L’incertitude amoureuse de René Laporte (1905-1954)

René Laporte est né à Toulouse dans une famille bourgeoise de magistrats et d’universitaires. Il fait des études de droit, mais lance, à dix-neuf ans, une revue bi-mestrielle, Les Cahiers libres, artistiques et littéraires, puis fonde les éditions du même nom qui, entre 1925 et 1934, publieront environ 150 ouvrages.

20/09/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Chroniques du Lac: “Le vélo” de René Fallet

L’actualité récente a mis le vélo sous les feux de la rampe. La grève des transports de Décembre et Janvier derniers incite des milliers de cyclistes à enfourcher leur bécane pour se rendre au travail, au mépris de la pluie et des frimas hivernaux. Les programmes des candidats aux élections municipales font la part belle au vélo dans les grandes métropoles françaises.

06/09/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

Autres articles de la rubrique Livres

ActuaLitté

La Grimace : Comment Vincent Vanoli ne cesse d'étonner...

ALBUM JEUNESSE – À l’occasion d’un retour dans la maison familiale, Vincent Vanoli s’étonne du silence de la rue principale, jadis une des plus fréquentées et donc des plus bruyantes. Cette absence le plonge dans les souvenirs de son enfance, dans une petite ville de Lorraine fortement marquée par le déclin progressif, mais brutal des industries minières dans les années 70.

05/08/2021, 12:09

ActuaLitté

À gauche du lit, Iman Bassalah : questionner l'identité 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Anne Carrière publient le nouveau roman A gauche du lit, de l’autrice Iman Bassalah. En prenant comme point de départ la décapitation de Samuel Paty, cette autofiction intime et politique, s’inscrit en plein dans l’actualité brûlante en abordant les thèmes de l’islamo-gauchisme et de l’identité. A l’heure où la parole est radicale, Iman Bassalah utilise nuance et subtilité pour alimenter la réflexion et surtout, déjouer les préjugés

05/08/2021, 08:40

ActuaLitté

Artifices de Claire Berest : dans l'oeil du cyclone

BONNES FEUILLES - Après Rien n’est noir, incroyable et coloré portrait de l’histoire d’amour entre Frida Kahlo et Diego Rivera, Artifices, le nouveau roman de Claire Berest, à paraître lors de la prochaine rentrée littéraire chez Stock, est une danse éperdue, où les personnages se croisent, se perdent et se retrouvent, dans une enquête haletante qui voit sa résolution comme une gifle.

05/08/2021, 08:36

ActuaLitté

La disparition de Jim Thompson, de Vincent Hein : éclairer les zones d'ombre 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Arléa publient le nouveau roman de Vincent Hein : La disparition de Jim Thompson. Dans ce livre, l’auteur revient sur la vie de cet homme d’affaires américain, anciennement lié au service de renseignements américain, disparu mystérieusement en 1967. « Il ajouta enfin – et rien à ses yeux n’avait plus de prix – qu’il avait eu l’impression ce soir de tenir dans le creux de sa main le personnage accompli d’un roman qu’il aimerait écrire. »

04/08/2021, 09:03

ActuaLitté

Bel Abîme, de Yamen Manai : cruel éveil d’un adolescent révolté 

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons Elyzad vous proposent de découvrir le nouveau roman de Yamen Manai. En un monologue fiévreux et haletant, un jeune homme s’adresse tour à tour à son avocat et à un expert psychiatrique venus lui rendre visite en prison.

04/08/2021, 09:02

ActuaLitté

Les Narcisses blancs, de Sylvie Wojcik : rencontre en nature sauvage

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons arléa vous proposent de découvrir le nouveau roman de Silvie Wojcik. Roman sur le dépassement de soi, sur la puissance des rencontres et sur le grandiose d’une nature sublimée, Les Narcisses blancs nous conduisent avec grâce et émotion vers le partage d’un grand moment de vie, porté par une écriture sobre et inspirée.

04/08/2021, 09:02

ActuaLitté

Disparition de l’écrivain libanais Jabbour Douaihy

Jabbour Douaihy est décédé ce 23 juillet, à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie, à Ehden, village montagnard au nord nord du Liban, et sa ville natale. Il laisse derrière lui une importante œuvre romanesque, ancrée dans la culture libanaise.

03/08/2021, 12:02

ActuaLitté

Ceci est ma chair, de Marc Villemain : cannibalisme, tabou fascinant et futur de l'humain

BONNES FEUILLES – À l'approche de la rentrée littéraire, les éditions les Pérégrines publient le nouveau roman de Marc Villemain. La mise en œuvre romanesque d’une idée folle : le summum de la civilisation, par protection des animaux et de la planète, et respect de l’homme, serait le cannibalisme. L’humour se mêle à des personnages hauts en couleurs pour questionner en creux l’humaine et tragique condition.

03/08/2021, 10:45

ActuaLitté

Danger en rive, de Nathalie Rheims : d’une disparition, l’autre

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions Léo Scheer publient le prochain roman de Nathalie Rheims. Dans ses livres, l’autrice évoque souvent les disparus et sa relation avec les défunts. Dans ce roman, la narratrice met en scène une autre forme de disparition, celle qui consiste à fuir sans laisser de traces, pour commencer une autre vie.

03/08/2021, 10:30

ActuaLitté

Jean-Baptiste Andréa, magicien des mots et des histoires

Dans les halls de gare ou d’aéroports, les foules passent à proximité de lui, l’oreille distraite, emmaillotées dans leurs soucis et leurs préoccupations. Pourtant, ils sont nombreux à ralentir, à s’arrêter même, pour l’écouter jouer. Lui, c’est Joe. Autrefois, c’était Joseph. Mais il préfère Joe. Il est assis face à un piano posé là, aux quatre vents de toutes les migrations quotidiennes, et il joue. Merveilleusement !

03/08/2021, 10:17

ActuaLitté

Fenrir : entre rêves, légendes et combats, l’épopée de Gengis Khan

Temüjin est le second du chef de son clan, des nomades dans les steppes mongoles. Dans leur monde, il faut tuer pour éviter d’être tué. Mais son demi-frère le chef fait le choix de la soumission, ce qui finira par lui coûter la vie. Temüjin, lui, échappe de justesse à la mort, sauvé par l’esprit Fenrir, en forme de femme séduisante. Elle lui dévoile le destin qu’il devra faire sien : unifier la terre entière pour y régner en paix. 

03/08/2021, 10:17

ActuaLitté

Mamma Roma, de Luca Di Fulvio : entre rêves et destin 

BONNES FEUILLES – Pour la rentrée littéraire, les éditions Slatkine & Cie publient le nouveau roman de l’auteur très médiatisé, Luca Di Fulvio : Mamma Roma (traduit par Elsa Damien, aux éditions Pocket). Transporté dans le coeur de l’Italie, Rome, le lecteur fera la connaissance de trois personnages aux rêves bien définis. Malheureusement, un évènement dramatique risque rapidement de les compromettre.

03/08/2021, 10:05

ActuaLitté

Les ombres filantes, de Christian Guay-Poliquin : sauver l'avenir de la jeunesse

BONNES-FEUILLES – Pour la rentrée littéraire, les éditions La Peuplade publient le nouveau roman de l'auteur québécois Christian Guay-Poliquin, récompensé par de nombreux Prix. Les ombres filantes retrace le parcours d'un homme, à travers la forêt, qui tente de rejoindre sa famille. Construit comme une fable politique, ce livre revendique l'importance de protéger l'avenir de la jeunesse. 

03/08/2021, 09:59

ActuaLitté

Mégafauna : quand Sapiens et Néandertaliens se partageaient le monde

BANDE DESSINÉE – En 1488 après Kmaresh coexistent sur Terre deux grandes civilisations d’Homo : des Sapiens d’un côté, des Néandertaliens de l’autre. Séparées par une muraille monumentale, bâtie par les Néandertaliens, qui constitue une frontière quasi infranchissable, les deux populations, qui se font régulièrement la guerre, ne manquent pas de profiter des suspensions des conflits pour commercer et échanger tous les produits qui leur font respectivement défaut puisque les divergences culturelles et les richesses naturelles des territoires respectifs ont fini par leur attribuer des valeurs bien différentes de part et d’autre de la muraille !

02/08/2021, 12:26

ActuaLitté

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, ou Sisyphe revisité

Il peut à première vue sembler étrange, voire incongru qu’un roman dont le narrateur est enfermé dans une prison canadienne soit une telle ode au libre arbitre. Pourtant, dans Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, lauréat du Goncourt 2019, Jean-Paul Dubois affirme la puissance du choix dans un monde livré à l’absurdité. L'ouvrage s'est déjà vendu à plus de 633.000 exemplaires (données Edistat).

02/08/2021, 11:10

ActuaLitté

La maison des solitudes, de Constance Rivière : une fresque de secrets

BONNES FEUILLES — « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand- père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » Pour cette rentrée littéraire, les éditions Stock publient le prochain roman de l’autrice Constance Rivière.

02/08/2021, 10:57

ActuaLitté

Bucket list of the dead : les zombies, mieux que les antidépresseurs

Akira était ravi d’intégrer le marché du travail dans une grosse boîte. Mais voilà, trois ans après, il est tellement exploité et opprimé qu’il ne lui reste même pas l’énergie de démissionner. Plus mort que vivant, il se traîne. Jusqu’à ce qu’arrive une apocalypse zombie : les rues en sont remplies, impossible d’aller au boulot ! Akira va pouvoir reprendre sa vie en main, à commencer par dresser sa liste de choses à faire avant de se faire zombifier. 

02/08/2021, 10:44

ActuaLitté

Alerte 5, de Max de Radiguès : comme des mouches dans un bocal

Imaginez une fusée sur son pas de tir, la mise à feu, le lancement et, zou, sous les yeux admiratifs de la foule et des hauts gradés de l’armée, une explosion vient anéantir des mois et de mois de préparatifs. Sans parler du coût en vies humaines. Et si la catastrophe semble causée par un sabotage volontaire, on peut redouter le pire pour l’ensemble des opérations spatiales en cours. Notamment pour un groupe de jeunes adultes installés dans un camp de recherche sur la planète rouge… Ne risquent-ils pas d’être les prochaines victimes ? Mieux vaut se montrer prudent. Quitte à les mettre en danger sans le savoir.

02/08/2021, 09:41

ActuaLitté

Gaëlle Josse : Ce matin-là, renouer avec les rêves de l'enfance

ROMAN FRANCOPHONE – « Un matin, ça ne sert à rien », chantait Goldman. Sauf ces matins de terribles révélations, façon théophanie où apparaîtrait une divinité maléfique. Le ciel vous tombe sur la tête, embarquant les satellites et les astres. Dans l’histoire Clara, ce matin-là, celui-ci plus que tous les autres, est devenu le bac révélateur : avant toute photo, un négatif, qui a capté ce que l’on souhaitait ignorer.

31/07/2021, 07:31

ActuaLitté

OK Ici, la Béringie, de Jeremie Brugidou : plongée surprenante dans le détroit de Béring

BONNES FEUILLES - Jeremie Brugidou, surtout connu comme réalisateur de film s’essaie à l’écriture dans son premier roman Ici, la Béringie, publié par les éditions de l’Ogre, qui sortira pour la rentrée littéraire. Au sein de ce récit qui lie le destin de trois protagonistes, il « [part] de la science, d’une perspective anthropologique et animiste, pour proposer une nouvelle lecture du monde par la fiction ». Le livre sortira en librairie le 19 août 2021. 

31/07/2021, 07:19

ActuaLitté

L'inexistence de David Turgeon : entre histoire, sociologie, art et politique 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier publie le cinquième roman de David Turgeon : L’inexistence. Dans l’Empire fictif de Privine, Carel Ender fait le lien entre différentes réalités, propres à chaque personnage, dans un monde où la guerre approche à grands pas. Ce roman est « une fiction politique et un conte tout à la fois, qui examine l’influence structurante de la vie sociale, artistique et politique d’une époque sur les parcours artistiques individuels ».

31/07/2021, 07:18

ActuaLitté

La grande vie, de Jean-Pierre Martinet, “Feel bad book de chevet !”

Grâce au buzz international autour de la table « feel bad books » montée par Maldoror. books et Electron_livre au Furet du nord de Lille, il est peut-être temps de parler du plus feel bad book de tous les feel bad. Voici celui qui fera tourner les corbeaux au-dessus de vos têtes, bouffant chacun de vos cheveux blancs en guise de mise en bouche. Vous allez crever, c’est une certitude, mais sans avoir lu La grande vie de Jean-Pierre Martinet, ce serait pire que tout. Pas le temps ? 48 pages. Pas les sous ? 9 euros. OK c’est parti.

30/07/2021, 09:41

ActuaLitté

L'Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, par Antoine Brea : entre rimes et rires 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier rend hommage à Dante à travers une « révision » de son oeuvre : l’Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, signée par Antoine Brea. « Le livre propose une adaptation souriante de l’Enfer de Dante où l’invention langagière la plus débridée puise dans l’argot populaire et les archaïsmes français. »

30/07/2021, 09:04

ActuaLitté

Ultramarins, de Mariette Navarro : voyage dans la désorientation

BONNES FEUILLES – « Il y a les vivants occupés à construire et les morts calmes au creux des tombes. Et il y a les marins. » Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Quidam publient le premier roman de Mariette Navarro, Ultramarins. A bord d’un cargo qui traverse l’Atlantique, l’équipage décide un jour, après l’accord inattendu de la Commandante de bord, de s’offrir une baignade en pleine mer, totalement gratuite et clandestine. De cette baignade, à laquelle seule la Commandante ne participe pas, naît un vertige qui contamine toute la suite du voyage.

30/07/2021, 08:51

ActuaLitté

Téké, de Mika Biermann : kaléidoscopique cosmique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Anacharsis publient le prochain livre de Mika Biermann. Téké se fait roman métaphysique, alternativement bouffon, terrifiant et splendide, par lequel l’auteur parvient à l’impossible : dire l’indicible.

30/07/2021, 08:43

ActuaLitté

Les Aquatiques, de Osvalde Lewat : Africaine, au présent 

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée littéraire, les éditions Les Escales publient le premier roman de l’autrice franco-camerounaise Osvalde Lewat. Dans une écriture ciselée, Les Aquatiques porte un regard éclairé sur les enjeux des sociétés d'Afrique francophone d’aujourd'hui. La révélation d’une nouvelle voix…

30/07/2021, 08:40

ActuaLitté

Le saut d’Aaron, de Magdaléna Platzová : une fresque politique et artistique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Agullo publient le prochain livre de l’autrice tchèque Magdaléna Platzová, traduit du tchèque par Barbora Faure. Le destin tragique d'une artiste fauchée par l'Histoire, assassinée à Auschwitz en 1944.

29/07/2021, 08:53

ActuaLitté

Les Bourgeois de Calais, de Michel Bernard : découvrir Rodin, passionnément

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions de la Table Ronde publient le prochain roman de Michel Bernard. Le monument des Bourgeois de Calais – hommage à l’héroïsme de six riches habitants qui se livrèrent au roi d’Angleterre à l’issue d’un long siège, au début de la guerre de Cent Ans, pour que soient épargnés leurs concitoyens – exerce une fascination universelle.

29/07/2021, 08:35

ActuaLitté

Six pieds sur terre, de Antoine Dole : et l’amour ?

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Robert Laffont publient le premier roman de Antoine Dole, alias Mr Tan, auteur de la série jeunesse Mortelle Adèle. Sans le savoir, Camille et Jérémy marchent l'un vers l'autre depuis leur naissance…

29/07/2021, 08:11

ActuaLitté

La maison des solitudes de Constance Rivière : lorsque la ritournelle accélère 

BONNES FEUILLES - « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand-père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » La maison des solitudes de Constance Rivière, à paraître lors de la prochaine rentrée littéraire chez Stock, se lit d’une traite, et porte avec délicatesse les questions de la transmission, du secret et de la réconciliation dans un style d’une grande maturité.

28/07/2021, 15:57

ActuaLitté

Madame, de Gisèle Berman : entre folie et émancipation

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons arléa vous proposent de découvrir le premier roman de Gisèle Berkman, Madame. L’autrice donne ici un premier roman vertigineux. Le style, la maîtrise de l’écriture et de l’émotion, la gravité du sujet changée en grâce, tout cela fait de Madame un grand texte.

28/07/2021, 14:38

ActuaLitté

La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine, de Jean de Boishue : traque politique, littéraire et historique 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Bartillat publie le premier roman de Jean de Boishue : La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine. Ce dernier retrace l’enquête, menée par l’officier du KGB, Alexis Kars, sur les circonstances de la mort de l’un des plus grands poètes russes. 

28/07/2021, 14:38

ActuaLitté

Les oracles de Teresa, de Arianna Cecconi : secrets de famille

BONNES FEUILLES – « Grand-mère rêvait tout en nous écoutant, elle dormait tout en veillant sur nous. Ses paupières étaient closes, mais dessous, ses yeux étaient grands ouverts. » A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons la Belle étoile vous proposent de découvrir le premier roman de Arianna Cecconi, Les oracles de Teresa., traduit de l’italien par Marianne Faurobert.

28/07/2021, 14:37

ActuaLitté

Sous le ciel immense selon O'Keeffe, de Catherine Guennec : histoire d'un chef d'oeuvre

Pour la rentrée littéraire, les éditions Ateliers Henry Dougier publient le nouveau roman de Catherine Guennec : Sous le ciel immense selon O’Keeffe. Basé sur la vie de la peintre américaine, l’histoire raconte celle d’un tableau de manière romancée et historique. Un livre à découvrir en parallèle de l’exposition sur O’Keeffe à Pompidou.

28/07/2021, 14:37

ActuaLitté

Jeu-concours 2022 : entre écologie et territoires 

Les éditions Terre Urbaine, qui sensibilisent aux questions écologiques et territoriales, proposent aux jeunes de 18 à 36 ans de participer à leur jeu-concours. Celui-ci consistera à la rédaction d’un manuscrit sur le thème imposé par la maison. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2021 pour participer !

28/07/2021, 10:14

ActuaLitté

34 centimes la minute, de Sophie Boursat : avenir, que seras-tu ?

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions du Canoë vous proposent de découvrir le prochain roman de Sophie Boursat. Un récit qui suit le quotidien d'Olivia...

28/07/2021, 08:55