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Chronique du Lac: "L'asphyxie" de Violette Leduc (1907-1972), par Elisabeth Guichard-Roche

Par un triste dimanche d'hiver, ma fille m'avait préparé une surprise. Nous enfourchâmes nos vélos direction Bastille. Je devinais en arrivant devant le cinéma: nous allions voir "Violette". Ce film, réalisé par Martin Provost, retrace une partie de la vie de Violette Leduc (Emmanuelle Devos) centrée sur sa relation intense avec Simone de Beauvoir (Sandrine Kiberlain). La période couverte s'étend de 1942 - où elle commence à écrire "l'asphyxie"- à 1946 où elle rencontre enfin le succès avec "la bâtarde", préfacé par Simone de Beauvoir. Le film s'il présente quelques longueurs, est l'occasion de découvrir ou redécouvrir une galerie de personnages: Sachs, Genet, Sartre, Cocteau, le riche mécène Jacques Guerin et bien sûr l'auteur du "deuxième sexe". Violette est écorchée vive.

Le 02/03/2014 à 18:14 par Les ensablés

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02/03/2014 à 18:14

Les ensablés

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Elle alterne crises de désespoir à la limite de la folie, états d'âmes, doutes, mélancolie. Elle se noie dans l'écriture comme pour se délivrer de ses propres démons. Je n'avais lu que la "La bâtarde",  seul livre de Violette à avoir connu le succès lors de sa parution, frôlant le prix Goncourt. J'avais envie de découvrir d'autres textes et commençais logiquement par "l'Asphyxie". L'Asphyxie retrace les souvenirs d'enfance et dépeint l'atmosphère dans laquelle a grandi la Bâtarde. Dès la première phrase, le décor est planté: "Ma mère ne m'a jamais donné la main... elle m'aidait à monter, à descendre les trottoirs en pinçant mon vêtement à l'endroit où l'emmanchure est facilement saisissable".

Le livre campe une présence maternelle dure et froide, écrasante et cassante malgré ses nombreuses absences. La mère fait porter à sa fille le poids de sa propre faute; la naissance d'une enfant sans père, une honte qu'elle porte quotidiennement. Elle raconte à Violette: " Je ne dépensais pas. Le dimanche, je ne sortais pas. Je me couchais, je lisais. J'ai quitté la ville. Ça se voyait. J'ai cherché une chambre. En ce temps, il n'y avait pas de refuge pour ce genre de faute... Il y avait des rats dans le couloir. Il ne venait plus me voir. Il voyageait. Il est arrivé deux mois après, entre deux trains". Heureusement, il y a la grand-mère aimante et affectueuse qui apporte le rire, les gestes simples, les rituels auxquels Violette se raccroche: la confection d'un chausson aux pommes, les deux sucres trempés dans l'anisette étoilée, les promenades ensemble lors des fréquentes absences de la mère. "Grand-mère retourna à la cuisine. Là, elle commandait le feu, les casseroles et toisait ce qui était dedans. Mais elle n'était pas bruyante. Elle poivrait, salait, remuait une sauce, enfournait un gâteau, malmenait le feu avec l'assurance d'un marin à la barre".

Mais la grand-mère est malade. Elle tousse de plus en plus. Elle reste cloîtrée dans sa chambre de malade, devenant invisible. Violette ne comprend pas ou refuse de voir la lente agonie, se raccrochant au moindre espoir jusqu'à la fin. "Ma mère ouvrit. Celle qui ne répondait pas, je l'aperçus étendue sur le lit, avec son corsage de popeline plissée, sa longue tresse cendrée autour de la tête. Va te coucher. Ta grand-mère n'est plus là". Après sa mort, le souvenir de sa grand-mère permet à Violette de survivre, telle une bouée à laquelle elle se raccroche pour affronter le dédain et le mépris de sa mère ou meubler une écrasante solitude: "Elle était mon sauveur et ma compagne". Chaque souvenir apparaît tel un rayon de soleil qui égaie une enfance bien triste, parfois sordide, parsemée de vagues amitiés avec quelques camarades de classe. Violette est seule, toujours plus seule lorsque sa mère l'envoie en pension à proximité du domicile, simplement pour se débarrasser. "Je ne prenais ni le train ni le tram pour rentrer en pension. Ma mère habitait à 5 minutes du dortoir". Toujours plus seule," gonflée de peine comme une nacelle qui va monter", jusqu'au paroxysme de l'abandon lors d'un week-end de Pentecôte où la mère préfère partir en voyage plutôt que de venir chercher Violette. Elles sont plusieurs à attendre des parents déjà en retard.

Puis, Violette est seule. Elle repense aux fréquents retards de sa grand- mère à l'heure de la sortie des classes... Elle espère puis sombre dans l'inquiétude imaginant mille catastrophes. On l'appelle. Elle croit à la délivrance lorsque la surveillante lui dit: "Votre mère à téléphoné tout à l'heure. Elle part en voyage. Elle demande qu'on vous garde". 

 Maurice Sachs[/caption] Commencé en 1942, "labâtarde" est publié en 1946 dans la collection Gallimard Espoir dirigée par Camus. Violette Leduc a commencé à écrire sur l'incitation de Maurice Sachs alors qu'ils étaient réfugiés ensemble durant quelques mois à Anceins, aux fins fonds de la Normandie. Étrange personnage que ce Maurice Sachs... Aventurier, séducteur, escroc, dilettante, demi-mondain, voleur, amoral et écrivain. Maurice Sachs ( de son vrai nom Maurice Ettinghausen, Sachs est le nom de sa mère), est né en en 1906 dans une famille juive non pratiquante. Alors qu'il a six ans, son père abandonne le domicile familial et divorce. Maurice connaît une enfance malheureuse, très vite abandonné par sa mère et placé en pension. Un point commun avec Violette comme l'illustre cette phrase: "Tout est gris et uniforme dans mes souvenirs. Dix ans de silence et d'ennui".

A dix-sept ans, il rencontre Cocteau dont il devient le secrétaire. Il se convertit au catholicisme en août 1925 et entre au séminaire. Il en est chassé, manifestement suite à un scandale lié à son homosexualité. Max Jacob le recueille et l'incite à écrire. Sachs préfère faire fortune et se livre à divers trafics. En septembre 1930, il doit s'enfuir aux États-unis où il anime une émission de radio qui connaît un grand succès et se convertit au protestantisme. Après avoir épousé Gwladys Matthews, trois ans plus tard il rentre en France accompagné d'un jeune américain. En 1935, il publie son premier roman "Alias". En 1940, il anime une émission de propagande visant à persuader les États-unis d'entrer en guerre. Après deux ans de marché noir, compromis et ruiné il se réfugie en Normandie en septembre 1942 avec Violette. A bout de ressources, en Novembre, il s'engage dans le STO et rejoint Hambourg où il achève "lachasseàcourre". En Avril 1943, il rejoint la Gestapo en tant qu'agent de liaison.  Lassé de ses vols, faux rapports, mensonges, "Maurice latante" est incarcéré. Il se consacre alors à l'écriture pour achever ses mémoires qui seront publiées après sa mort dans "derrièrecinqbarreaux".  

En Avril 1945, alors que les troupes alliées s'avancent, les prisonniers sont évacués vers Kiel. Après plusieurs jours de marche, épuisé, Maurice Sachs incapable d'avancer est abattu par un SS d'une balle dans la nuque. Gallimard refusa quasiment tous les manuscrits de Sachs de son vivant puis les publia dans les années 50. Il voulait être reconnu comme auteur, il ne le fut qu'après sa mort. L'est-il, encore? Violette aima, semble-t-il, passionnément Maurice Sachs comme elle fut irrésistiblement attirée par Genet, Guerin ...et également par des femmes. Le film "Violette" m'avait attiré vers cette femme attachante malgré une vie à l'évidence compliquée. La lecture de l"Asphyxie" m'a renforcée dans cette impression, le personnage est vraiment torturé... J'ai eu du mal à entrer d'emblée dans le livre trouvant l'atmosphère lourde et même un peu angoissante. Mais le style concis, les phrases courtes, les images ciselées, les descriptions très visuelles, la chaleur de la grand-mère m'ont conduite de pages en pages, portée par les flash back, la solitude et la détresse de Violette. Impossible de rester insensible, de ne pas aimer Violette et de ne pas vouloir l'aider... ce qu'a fait le "castor".

Par Les ensablés
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Lorsque la critique d’un livre est aussi intéressante, voire plus, que le livre dont elle parle, lorsqu’on se régale de son style, de son ironie, de sa drôlerie, et si transparaît à travers ses mots l’originalité de l’homme lui-même, alors on peut se dire qu’elle est elle-même œuvre littéraire, et que son auteur est un sacré bonhomme. Voilà la réflexion que je me suis faite après la lecture de ce recueil d’articles de Frédéric Berthet, récemment paru chez La Table Ronde sous le titre L’Impassible. Par Hervé BEL

27/04/2025, 09:00

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Les Ensablés - Happe-Chair de Camille Lemonnier (1844-1913)

Happe-Chair, un titre qui a tout de suite attiré mon attention. Je me trouvais alors dans une des dernières librairies anciennes de la rue Saint-Sulpice (pour combien de temps encore sera-t-elle là ?), dans la bonne odeur des vieux livres, lorsque je suis tombé sur la réédition de 1908 de ce roman de Camille Lemonnier publié une première fois en 1886 chez Kiestmaeckers…  par Hervé Bel. 

13/04/2025, 12:28

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Les Ensablés - Jacques Rivière, Sentiments et critique

À l’occasion du centenaire de sa mort, la collection Bouquins consacre un volume à Jacques Rivière, critique et essayiste, véritable cheville ouvrière de la Nouvelle revue française dont il assura la direction durant plus de 10 ans. Mort prématurément en 1925 à l’âge de 39 ans, celui qui fut à la fois le grand ami et le beau-frère d’Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, révèle par la quantité d’articles qu’il donna à la revue une perspicacité critique étonnante. Sensuelle et inspirée. Par Denis Gombert

30/03/2025, 09:00

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Les Ensablés - Lire sous l'occupation de Jacques Cantier

Le monde des livres sous l’Occupation a déjà été étudié par l’historien Jacques Cantier qui s’était intéressé à la trajectoire de l’une des figures maudites des lettres françaises avec sa biographie de Pierre Drieu La Rochelle (Perrin, 2011). Cette fois, avec Lire sous l’Occupation, publié en 2019 et en poche en 2024 aux Éditions CNRS, il nous présente un panorama global de la lecture entre 1939 et 1945. , par Nicolas Acker.

16/03/2025, 16:50

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Les Ensablés - La femme qui boit de Colette Andris, par Marie Coat

En mars 2023, Gallimard publiait dans sa collection L’imaginaire un grand succès de son catalogue paru en 1929, réédité à huit reprises puis repris en 1934 dans sa collection de poche : La femme qui boit », première oeuvre d’une jeune femme de 29 ans, Pauline Toutey. Par Marie  Coat

02/03/2025, 19:56

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Anne Percin rallume le feu sous les bombes

Un cahier d’écolier, cinquante-deux pages couvertes d’une écriture nerveuse, une morte dont la famille a presque perdu jusqu’au prénom : Anne Percin ne reçoit pas un héritage, plutôt une énigme. Eugénie sous les bombes déplie ce legs minuscule pour restituer l’existence d’Eugénie et de Charles, couple vosgien emporté par le premier XXe siècle, puis par la Grande Guerre. Entre enquête généalogique, fiction historique et méditation sur le pouvoir des mots, le passé revient avec ses odeurs, ses ridicules, ses élans et ses plaies mal refermées. Rendez-vous le 20 août.

21/07/2026, 11:42

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Une vague rouge a emporté Messi : la finale du Mondial en trois livres

Ce dimanche 19 juillet, l’Espagne a repris la couronne à Lionel Messi. La finale n’a pourtant basculé qu’à la 106e minute, lorsque Ferran Torres a enfin traduit au tableau d’affichage une domination installée depuis le coup d’envoi. Deux tirs argentins, aucun cadré, onze arrêts d’Emiliano Martínez : le 1-0 raconte mal l’écart entre les deux équipes. lors, pour comprendre le sacre, l’asphyxie et cette chute retardée, j'ai retenu trois œuvres : Les Vagues, Sa Majesté des mouches et Le Roi se meurt.

 

21/07/2026, 11:01

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White River : une tragique ruée vers l'or au cœur du Grand Nord canadien

Le récit — détaillé et documenté — d'une expédition calamiteuse au Canada au XVIIIᵉ siècle : quand la fièvre de l'or s'empare des trappeurs et les pousse aux pires décisions. White River de Ian McGuire Traduction de l'anglais Sophie Aslanides.

 

21/07/2026, 09:12

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Une famille doit répondre d’avoir délaissé une mourante

Par une journée froide de novembre, quelques personnes sont réunies dans une petite chapelle pour mettre en terre une parente. Le pope frigorifié se hâte de chanter l’office, les fossoyeurs s’enivrent et les invités silencieux se perdent dans leurs pensées. 

21/07/2026, 09:00

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Qui était là en premier, le dinosaure ou la poule ?

La poule intrépide a un secret renversant : elle descend des dinosaures… et aucun renard ne fera d’elle son festin !

21/07/2026, 08:00

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La réunion de famille vire au carnage dans les Pyrénées

Dans une ferme isolée au fin fond d’une vallée pyrénéenne, une famille dysfonctionnelle se réunit pour veiller un patriarche agonisant. Secrets enfouis et rancœurs anciennes remontent à la surface.

21/07/2026, 07:00

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Le sens de nos pas

20/07/2026, 13:09

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Maman, le loup m’emporte : aux racines d’un féminicide

C'est un terrible assassinat de l'an 1840 qui fait la "Une" du troisième numéro de la série "L'affaire qui ..." aux éditions de L'Aube. Florence Medina interroge le profil de ce féminicide avant l'heure tout comme ses propres motivations et peut-être les nôtres à nous passionner ainsi pour l'affaire de l'enfant de la Villette. Sortie ce 21 août.

20/07/2026, 11:53

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Les mortes aussi soulèvent le monde : Douce Dibondo fait danser le deuil

Kaya est morte, mais sa voix circule encore. Depuis l’éther, elle accompagne Kem, sa jumelle, tandis qu’un carnet bleu ramène leurs proches vers les derniers mois de la disparue. Avec Le Mouvement, publié chez Rivages, Douce Dibondo entraîne l’intime dans la rue, de la France au Kongo. Un récit incandescent, charnel et politique, qui touche juste lorsqu’il laisse parler les blessures — quitte à laisser parfois le manifeste déborder la fiction. La cause ne s'arrête pas : elle se poursuit ce 19 août. 

20/07/2026, 11:37

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À nos Marques : deux adolescents en guerre sous le même toit

Élaïa fend l’eau pour oublier le vitiligo que ses camarades lui renvoient au visage. Lucien parade pour cacher l’énurésie, les paris sportifs et la peur de perdre sa mère. Quand leurs parents les installent sous le même toit, la guerre éclate. Dans À nos Marques, Calouan et Bénédicte Rousset livrent un roman jeunesse énergique et chaleureux, très juste dans l’intime, plus fragile dans ses raccourcis. Départ donné le 27 août.

20/07/2026, 11:00

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Sept romans étrangers qui auraient dû faire beaucoup plus de bruit

À quelques semaines de la rentrée littéraire, les piles vacillent déjà sous les promesses d’août. Pourtant, sept traductions parues depuis janvier méritent qu’on retarde encore un peu l’invasion annoncée. De l’Australie noongar à Damas, en passant par Lagos, Java, Zurich, le Sandžak et une ferme perdue dans un pays sans nom, ces textes ont bien davantage à offrir qu’un dernier détour avant l’automne.

20/07/2026, 10:48

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Fanny à la folie : Émilie de Turckheim raconte les souvenirs d'une femme de 82 ans

Fanny à la folie, le nouveau roman d'Émilie de Turckheim, paraîtra le 19 août 2026 aux éditions JC Lattès. À travers le portrait d'une octogénaire contrainte de quitter son appartement pour entrer en maison de retraite, l'autrice retrace une vie traversée par les souvenirs, les amitiés fondatrices, les amours et les secrets, dans un récit où se mêlent humour, fantaisie et émotion.

18/07/2026, 10:01

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Moins de 200 pages : 10 livres à dévorer pour lecteurs qui n’ont pas le temps

Un meurtre pour préparer l’arrivée d’un bébé, une greffe d’utérus dans le métavers, des rêves fabriqués en forêt ou un trésor enfoui dans l’histoire coloniale de La Réunion : nul besoin de 500 pages pour ouvrir de vastes horizons. Du noir à l’imaginaire, de la romance à la poésie, voici dix ouvrages (francophones) à découvrir avant la fin des vacances. À raison d’un titre tous les quatre ou cinq jours, la rentrée peut bien attendre.

18/07/2026, 09:08

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Comment l’IA transforme la guerre de l’information

L’heure du digital, l’océan de l’information ne cesse de s’étendre. Toute recherche apporte son flot de réponses et il n’est pas toujours facile de naviguer entre renseignements officiels, astroturfing (une stratégie de manipulation et d’influence), fake news et propagande.

18/07/2026, 08:00

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Un vétérinaire découvre que son symptôme n’est pas isolé

Martin Reinhard est vétérinaire. Il vient de reprendre un cabinet sur le déclin à Château-Chinon. Mais depuis quelque temps, ce géant qu’on verrait bien en troisième ligne sur un terrain de rugby se sent épuisé. Et le climat automnal n’arrange rien à son état vaguement dépressif. Pire, un matin, alors qu’il observe des chevreuils à proximité de sa maison, une étrange tache bleue apparaît dans son champ de vision.

18/07/2026, 07:00

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Parle-moi de chez nous : les racines prennent l’avion

Un téléphone sonne, une femme tombe, trois générations retrouvent la parole. Entre Porto Rico et les États-Unis, Jeanine Cummins remonte les silences d’une lignée de femmes. Parle-moi de chez nous (trad. Christine Auché) est une saga généreuse, traversée d’images splendides, qui pèche surtout lorsqu’elle explique ce qu’elle vient de si bien faire sentir.

17/07/2026, 16:23

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Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry : une postulation vers le diable

Au-dessous du volcan, de Malcolm Lowry (éditions Gallimard, 1959, traduit de l’anglais par Stephen Spriel avec la collaboration de Clarisse Francillon et de l’auteur) est un roman hors-norme, sulfureux.

17/07/2026, 12:32

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Freida McFadden et les cahiers de vacances : on prend les mêmes et on recommence

Le Dîner, de Freida McFadden (trad. Karine Xaragai), reste en tête des meilleures ventes du 6 au 12 juillet 2026, avec 42.080 exemplaires écoulés. Derrière, La Prof remonte à la deuxième place. Pour le suspense, il faudra repasser : les huit autres titres du Top 10 sont encore des cahiers de vacances.

17/07/2026, 12:31

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Septentrionale : Karim Kattan fait de l’amour le dernier moteur du monde

Un pays jamais nommé s’effondre derrière eux ; devant, toutes les routes filent vers le nord. Dans Septentrionale, Karim Kattan lance Maryam et Joseph à travers une nuit de guerre, de prodiges et de souvenirs. Porté par les trajectoires queer de ses deux protagonistes, ce roman de l’exil mêle argot, visions cosmiques et tendresse sans édulcorer les violences héritées. Une traversée saisissante, parfois freinée par des symboles trop appuyés. Sortie le 4 septembre.

17/07/2026, 10:37

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Elle le mangerait : la grande Frédé a les crocs

Frédérique a 35 ans, quelques centimètres de trop selon les autres, un ex qu’une mesure d’éloignement lui interdit d’approcher et une faim d’amour impossible à rassasier. Lorsque Gabriel la défend dans la rue, elle ne rencontre pas un homme : elle invente un couple. Avec Elle le mangerait, Nicolas Robin signe une comédie noire nerveuse, drôle dans son aveuglement, glaçante dans sa logique. À table, le 27 août.

17/07/2026, 10:37

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Que reste-t-il des idéaux quand un attentat se prépare ?

Jeanne, Eric et Abdallah sont adolescents quand ils forment un groupe de musique : Les Pirouettes Cacahuètes. Ils voulaient fabriquer du son, une matière sauvage pour contrer l’effondrement annoncé, mais jamais le trio n’aurait imaginé alimenter une révolution à venir.

17/07/2026, 09:00

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Saurez-vous distinguer l’auteur de l’intelligence artificielle ?

Antoine Hummel propose un jeu. Son dispositif littéraire caustique entreprend de nous décoller du régime permanent de sollicitation que produisent les algorithmes de plateformes et d’applications.  En se confrontant à YouTube et en laissant s’insinuer l’intelligence artificielle, le texte explore ce que deviennent l’attention, le jugement et la création lorsque la répétition du même et la suggestion algorithmique enclosent notre appréhension du monde. 

17/07/2026, 08:00

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La prochaine guerre mondiale pourrait commencer par l’eau

L’eau est devenue l’or bleu du XXIe siècle, une ressource rare et convoitée, au cœur des équilibres géopolitiques. Dans un monde sous tension, Léa, ingénieure spécialiste du traitement de l’eau, travaille sur des technologies de pointe censées répondre à la pénurie. Lorsque la crise s’intensifie, elle est mobilisée au sein de Blue Corps, une unité internationale chargée de sécuriser les ressources hydriques, considérées comme des infrastructures critiques.

17/07/2026, 07:00

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Les Carnivores : Guillaume Nail écrit un futur qui a les crocs

Après une série de contaminations venues du vivant, les bêtes ont presque disparu, la viande se rationne et le Sanum organise un monde d’interdits, de protocoles et de surfaces désinfectées. Augustin, enfant rescapé d’une forêt interdite, croise Vadim, bureaucrate carniste, masculiniste et futur Guide d’une communauté hors contrôle. Avec Les Carnivores, publié chez Denoël, Guillaume Nail signe un roman brutal, organique, parfois saturé, mais traversé d’une vraie puissance de vision.

16/07/2026, 17:31

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Jim Queen : queer et sentiments

C’est le succès cinématographique du moment : un film d’animation – pour adultes – déjanté, trash et follement irrésistible : Jim Queen, de Marco Nguyen et Nicolas Athané.

16/07/2026, 15:44

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Une étreinte pour un long voyage : une saison en Perse et en prose

16/07/2026, 14:22

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Le petit chien thérapeute : “Le deuil, c’est la mémoire qui s’obstine à battre sous les cendres”

16/07/2026, 14:22

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Dans les ruines de Munich, un tueur traque les jeunes femmes

Un polar sur fond historique qui rappelle beaucoup l'ambiance de la Trilogie Berlinoise de Philip Kerr. À Munich en 1946 sous l'occupation US, les destins de réfugiés, profiteurs, militaires, prisonniers, s'entrecroisent tandis qu'un serial-killer s'attaque à des jeunes femmes.

16/07/2026, 11:21

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Le fabuleux piano : Sonia Devillers fait parler un Érard disparu

En cherchant le piano laissé à Bucarest par sa grand-mère, Sonia Devillers rencontre un autre instrument disparu : un Érard de concert, numéro 68037, acheté par la famille Enoch en 1892, volé par les nazis en 1943 et jamais retrouvé. Dans Le fabuleux piano, publié chez Robert Laffont, elle compose un récit-enquête ample, sensible et très documenté sur les objets spoliés, les morts sans tombeau et la musique comme dépôt de mémoire. Début des gammes, ce 27 août.

16/07/2026, 10:38

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Gaëlle Obiégly, ou l’art de digresser dans Rien à voir

Une narratrice connue sous le nom de Rose de Nuit vend des fiches de lecture, se dispute avec une bibliothèque et repart avec un livre blanc qui n’en est peut-être pas un : Une sculpture. Quand l’artiste Ari Bosochur lui propose de participer à une rétrospective où les œuvres seraient remplacées par leur récit, tout se met à glisser. Gaëlle Obiégly signe un roman brillant, drôle et très mobile sur l’art, la parole, le soin et les vies qu’on tente d’ordonner. Rien à voir, peut-être à lire, ce 20 août.

16/07/2026, 10:33

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Le Mal du pays : Colin Barrett raconte l’Irlande rurale sans misérabilisme

Dans le comté de Mayo où il a grandi, l’Irlandais Colin Barrett pose un regard bienveillant sur l’humanité de ses compatriotes et nous livre un recueil de nouvelles d’une remarquable unité de ton, très rural, très social.

16/07/2026, 10:19

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Ce que le capitalisme doit au racisme et au patriarcat

Pourquoi le capitalisme domine-t-il le monde ? A-t-il toujours existé ? Quels liens entretient-il avec la démocratie, le racisme, le patriarcat ou la crise écologique ?

16/07/2026, 09:00

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Son fiancé vole les 32 millions du Loto et déclenche sa vengeance

Pâquerette a 28 ans. Elle est laborantine, et follement amoureuse de Jean-Benoît, son fiancé, qu’elle considère comme l’homme parfait. Un soir, après sa journée de travail, elle rentre chez elle, avec dans sa poche, un ticket de Loto sur lequel elle a coché tous les numéros qui racontent leur histoire d’amour. Installée devant la télé, elle retient son souffle. Les chiffres tombent… un par un. Jusqu’au dernier : jackpot, trente-deux millions d’euros ! 

 

16/07/2026, 08:00

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Une veuve face aux victimes remontées d’un lac artificiel

Près de l’ancienne mine creusée par les Britanniques, une veuve assiste aux recherches des victimes dans un lac artificiel. Un homme en combinaison plonge puis remonte sans cesse des eaux. Elle tremble à l’idée de ce qu’il pourrait repêcher. Traduit du grec par Nicolas Pallier.

16/07/2026, 07:00

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France-Espagne : la Roja met les Bleus à terre un soir de 14 juillet

Un soir de fête nationale, les Bleus rêvaient d’une troisième finale de Coupe du monde consécutive. À Arlington, dans l’agglomération de Dallas, l’Espagne les a privés de ballon, de souffle et d’avenir : 2-0, sans véritable contestation. Pour raconter cette chute, trois livres : Le Cœur du pélican pour la France, Rouge ou mort pour la Roja et Les Derniers Jours de Roger Federer pour une rencontre dont l’issue s’est dessinée bien avant le coup de sifflet final.

15/07/2026, 21:35

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Le Père-Lachaise surréaliste, d'Étienne Ruhaud

Inauguré en mai 1804 dans l'actuel 20e arrondissement, le Père-Lachaise est devenu en quelques décennies le cimetière le plus réputé de Paris. L'éponyme confesseur du Roi-Soleil n'a jamais dû, de son vivant, imaginer une telle postérité. Par Jacques Lucchesi.

15/07/2026, 15:51