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Les Ensablés - Notes de voyage de Laurent Jouannaud: Zola, au bonheur de lire

Ces derniers jours, j’ai relu Zola, oui, comme on réécoute Mozart ou Duke Ellington. Le plaisir de lire, c’est la relecture, de même que le plaisir de la musique vient des morceaux qu’on aime réentendre. Le plaisir vient des retrouvailles, familiarité et répétition. Ce qui est courant en musique l’est moins en littérature : écouter Bach et Ravel, ça vous pose mais relire Racine et Gide, c’est passer pour ringard, être cuistre ou chercher le paradoxe. Je relis beaucoup pour mon plaisir. Parmi mes classiques, il y a Zola.

Le 14/08/2016 à 09:00 par Les ensablés

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14/08/2016 à 09:00

Les ensablés

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Chers lecteurs, en 2012, Laurent Jouannaud nous enchantait par son amour pour Zola. Voici l'article réédité à l'occasion de ces grandes vacances 2016.

Par Laurent Jouannaud

C’est un monument, personne n’en doute, mais si on a forgé les mots « balzacien », « stendhalien », « flaubertien », le mot « zolien » n’est pas reçu. Le stendhalien apprécie l’élégance des sentiments, le balzacien aime la vieille France, le flaubertien place les mots au-dessus de tout, mais qui se voudrait zolien ? Zola ne trempait-il pas sa plume dans le sang, la sueur et le cambouis ? Zola trempait sa plume dans la vie, mon cher Hervé, et je suis zolien. J’admire l’homme, j’admire l’œuvre : c’est à mes yeux le premier des quatre éléphants du XIXe siècle et je le relis souvent.

J’ai choisi pour ce début d’été Au Bonheur des Dames, un des rares romans de Zola qui finisse bien, un peu à l’écart dans la terrible généalogie des Rougon-Macquart. La relecture ne joue pas sur le suspense : je sais de quoi parle le roman et « comment ça finit ». Du coup, je lis tranquillement, plus attentif aux détails et à la construction. La jeune Denise Baudu arrive de province, pauvre, avec ses deux frères à charge. Sa première rencontre, en quittant la gare Saint-Lazare, c’est le Bonheur des Dames : « Ah bien ! reprit-elle, après un silence, en voilà un magasin ! » C’est un magasin de tissus et confections qui change les règles du commerce de quartier.

Avec Zola, ça ne traîne pas, les pions sont tout de suite mis en place. Le lendemain, elle se présente à l’embauche : « La vue d’un jeune homme, qui arrivait rapidement par la rue Port-Mahon, l’arrêta une minute encore. Evidemment, ce devait être un chef de rayon, car tous les commis le saluaient. Il était grand, la peau blanche, la barbe soignée ; et il avait des yeux couleur de vieil or, d’une douceur de velours, qu’il fixa un moment sur elle, au moment où il traversa la place. » Cet homme, c’est Octave Mouret, le patron, le propriétaire, « le maître de la terrible machine ». Denise entre comme employée dans le grand magasin de nouveautés que Mouret vient de reprendre et dont il fera le premier grand centre commercial de Paris. Parallèlement, le magasin va ruiner les petits commerçants du quartier et faire de son propriétaire un millionnaire. A la fin du roman, la petite vendeuse épousera le patron : Octave Mouret, le séducteur de ces dames, succombera devant l’irréprochable jeune femme.

Je me souviens de quelques péripéties : la rivalité entre les vendeuses, la colère de Mouret quand la jeune fille se refuse, les journées de grande vente, l’étranglement des petits commerces, l’obstination d’un marchand de parapluies qui refuse de céder son bail. Mais je ne risque pas de m’ennuyer : j’ai oublié bien des détails de ce gros roman de 500 pages Denise débarque chez son oncle qui tient un magasin de nouveautés juste en face du Bonheur des Dames. Elle espérait travailler chez lui mais les affaires vont trop mal, l’oncle ne peut l’embaucher. Denise n’hésite pas : elle est jeune et moderne et le Bonheur des Dames représente l’avenir du commerce. C’est « une machine », « une usine », « un monstre », c’est un des personnages du roman. Denise ne lui échappera pas : « A cette heure de nuit, avec son éclat de fournaise, le Bonheur des Dames achevait de la prendre tout entière.

Dans la grande ville, noire et muette sous la pluie, dans ce Paris qu’elle ignorait, il flambait comme un phare, il semblait à lui seul la lumière et la vie de la cité. Elle y rêvait son avenir, beaucoup de travail pour élever les enfants, avec d’autres choses encore, elle ne savait quoi, des choses lointaines dont le désir et la crainte la faisaient trembler. » Ce qu’écrit Zola de « cette mécanique à manger les femmes » n’a pas vieilli : il décrit en 1883 ce qui est devenu la base de notre système économique. Avant, on vendait peu mais cher : avec Mouret, on vendra beaucoup et pas cher. Le mot « beaucoup » implique l’exploitation maximale des matières premières, la multiplication artificielle des besoins, le renouvellement incessant des modèles, l’obsolescence programmée des produits. Les mots « pas cher » impliquent la mort du petit commerce, la réduction des frais de personnel, l’exploitation des producteurs. Zola a parfaitement compris cela et ne le condamne pas forcément : Mouret « démocratise le luxe » et son magasin est un chef d’œuvre de lumière d’espace, de confort, d’organisation. Les employés travaillent dur, mais ils sont logés, nourris, payés au fixe et au pourcentage : qui travaille plus gagne plus… Quand Mouret s’enrichit, ses employés sont moins pauvres. D’ailleurs, le patron, jeune provincial, est parti de rien et chaque soldat aurait donc dans sa giberne un bâton de maréchal !

Je ne relis pas ce roman comme un traité d’économie ou une page de l’Humanité. Je suis avec intérêt cette bataille du commerce qui a effectivement eut lieu à la fin du XIXe siècle, je m’intéresse à l’histoire d’amour, mais la littérature, c’est aussi le plaisir des mots, toujours latent, parfois violent. Une simple phrase m’enchante, page 124 : « Une dernière clarté luisait au flanc de la théière, une lueur courte et vive de veilleuse, qui aurait brûlé dans une alcôve attiédie par le parfum du thé. » Et page 128, ce long passage pour décrire les tapis en vente au Bonheur des Dames : « La Turquie, l’Arabie, la Perse, les Indes étaient là. On avait vidé les palais, dévalisé les mosquées et les bazars. L’or fauve dominait, dans l’effacement des tapis anciens, dont les teintes fanées gardaient une chaleur sombre, un fondu de fournaise éteinte, d’une belle couleur cuite de vieux maître.

Et des visions d’Orient flottaient sous le luxe de cet art barbare, au milieu de l’odeur forte que les vieilles laines avaient gardée du pays de la vermine et du soleil. » Et j’ai envie de relire la description des fleurs du Paradou (La Faute de l’abbé Mouret), celle des légumes des halles (Le Ventre de Paris) ou du centre de la mine (Germinal). Je suis avec intérêt, bien que j’en connaisse la fin, la lutte de Denise pour survivre. La petite employée souffre : « Son tourment fut d’avoir le rayon contre elle. Au martyre physique s’ajoutait la persécution de ses camarades. Après deux mois de patience et de douceur, elle ne les avait pas encore désarmées. » L’ascension de Denise se fait dans la douleur. Il faut rester des heures debout et les manteaux, jupes, coupons de tissu sont lourds. Ses quatre sous de débutante passent à l’entretien ses deux frères plus jeunes. « Elle agonisait de fatigue, mal nourrie, mal traitée, sous la continuelle menace d’un renvoi brutal. »

A chaque fois que l’employée et le patron se croisent, Zola fait monter l’amour d’un cran. Denise a paru d’abord laide et gauche, puis  Mouret a senti chez cette jeune fille « un charme caché ». Ensuite, il est troublé par cette petite vendeuse, « avec ses cheveux si drôles ». Il la trouvera « charmante avec ses beaux cheveux épeurés sur son front » : il pense que c’est un amant qui l’embellit ainsi. Plus tard, comme elle fait de la couture la nuit, ce qui est interdit (« si elles travaillaient à leur compte la nuit, elles travaillaient moins dans le jour au magasin, c’était clair »), Mouret lui trouve des excuses. Mais les péripéties sont inévitables : Denise sera renvoyée. A la page 233, retentit le terrible : « Passez à la caisse. » C’est la morte-saison : « L’usine chômait, on supprimait le pain aux ouvriers ; et cela passait dans le branle indifférent de la machine, le rouage inutile était tranquillement jeté de côté. »

Un homme est venu relancer Denise jusque dans les rayons : ils se parlent dans un coin obscur. Le détective du magasin, qu’elle a repoussé, ne la manque pas. Renvoi. Mouret s’irrite de cette décision mais il laisse faire. Denise touche le fond, mais je ne me fais pas de souci pour elle. Je sais que Denise reviendra au Bonheur des Dames. Ce que Denise regrette le plus, c’est de « quitter la maison sans lui jurer qu’elle n’avait pas appartenu à un autre ». Mais Mouret le sait, il a mené son enquête. C’est la misère. Il y a les tentations : jeune et jolie, elle n’aurait qu’à céder à ces hommes qui la convoitent. « Pourquoi donc n’avait-elle pas un amant ? Cela étonnait, semblait ridicule. Il faudrait bien qu’elle succombât un jour. »

Ce ridicule de la vertu, c’est ce qui permet à Denise de ne pas devenir Gervaise, la malheureuse de L’Assommoir. Et un soir d’été Denise et Mouret se rencontrent par hasard (pourquoi pas ?) dans le jardin des Tuileries, alors qu’elle promène son jeune frère : « C’est vous, mademoiselle. » Je lis sans me presser. Je lis à la maison, au café, dans le tram. C’est mon plaisir, à côté des lectures utiles à mon prochain roman. Les romans de Zola sont touffus. L’histoire d’amour entre Denise et Mouret est le fil rouge mais il y a aussi, en toile de fond, les amours entre employés, l’amour de Geneviève, cousine de Denise, pour Colomban qui aime une vendeuse du Bonheur des Dames, le mariage arrangé de Paul de Vallagnosc, un ami d’enfance de Mouret, et la maîtresse en titre de ce dernier. J’avais oublié ces détails que je retrouve avec plaisir. Mouret continue à manger les commerces du quartier : « Chaque fois que le Bonheur des Dames créait des rayons nouveaux, c’étaient de nouveaux écroulements, chez les boutiquiers des alentours. Le désastre s’élargissait, on entendait craquer les plus vieilles maisons. Mlle Tatin, la lingère du passage Choiseul, venait d’être déclarée en faillite ; Quinette, le gantier, en avait à peine pour six mois ; les fourreurs Vanpouille étaient obligés de sous-louer une partie de leurs magasins ; si Bédoré et sœur, les bonnetiers, tenaient toujours, rue Gaillon, ils mangeaient évidemment les rentes amassées jadis. »

Denise revient au magasin : « C’était la cathédrale du commerce moderne, solide et légère, faite pour un peuple de clientes. » La déesse de ce temple, c’est la consommation, avec ses plaisirs, bien sûr, et ses dangers. Mouret invente des techniques de vente : catalogues avec échantillons, « dont cinquante mille à l’étranger, traduits dans toutes les langues », ballons pour les enfants, sirops et biscuits gratuits, possibilité de rendre les articles. Et bien sûr, un grand choix de produits, rapidité de livraison, prix les plus bas : il vend certains articles à perte mais regagne sur les autres. Tout le commerce moderne est là. Un jour, bien sûr, Mouret demande à Denise de passer à son bureau. Il la nomme seconde : elle dirigera, avec Mme Aurélie, toutes les employées féminines. Mais Denise a compris ce qu’il veut : « Brusquement, elle comprenait, elle sentait la flamme croissante du coup de désir dont il l’enveloppait, depuis qu’elle était de retour aux confections. » Beaucoup pensent que ça y était déjà ! Mais ça n’y est pas encore.

Mouret la prie un soir, par lettre, de dîner avec lui. On sait ce que cela veut dire, elle n’est pas la première. Un bon mot court dans le magasin : « Après le dîner, il y a le dessert. » Ce qui était « un caprice imbécile » à la page 265 est devenu un désir violent : il la désire, il la veut. Ce désir éveille Denise qui comprend qu’elle l’aime, depuis le premier jour, un amour mêlé de crainte et de respect. Mais elle ne se donnera pas, je le sais. Elle le dit à une amie : « Quand un homme vous aime, il vous épouse. » Denise Baudu ne confond pas amour et désir ! Elle dit non : « Et puis, monsieur, vous aimez une personne, oui, cette dame qui vient ici… Restez avec elle. Moi, je ne partage pas. » Cette phrase sidère Mouret : « Jamais les filles ramassées par lui dans les rayons ne s’étaient inquiétées d’être aimées. Il aurait dû en rire, et cette attitude de fierté tendre achevait de lui bouleverser le cœur. » Cette fois, il est accroché. « Tout avait disparu, les victoires bruyantes d’hier, la fortune colossale de demain. » Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, comme dit le poète. J’attends maintenant, avec sérénité, la grande scène qui décidera du sort de Denise.

La maîtresse en titre, la riche Mme Desforges, a appris que Mouret s’intéresse beaucoup trop à une de ses employées. Elle la convoque pour un essayage, elle l’humilie devant Mouret : « Toutes deux, face à face, frémissantes, se contemplaient. Il n’y avait désormais ni dame, ni demoiselle de magasin. Elles n’étaient plus que femmes, comme égalées dans leur rivalité. » Et c’est Denise qui l’emporte, victoire de la jeunesse et de l’innocence. Mais avant la conclusion, il y a le terrible chapitre 13 : la mort de Geneviève, cousine de Denise, que son fiancé abandonne, le suicide manqué du marchand Robineau qui a fait faillite, la mort de la tante, « perdant sa vie à mesure que son magasin perdait sa clientèle », l’expulsion du père Bourras dont l’entêtement est admirable. Ce sont « les victimes du monstre » et Zola n’écrit pas un roman à l’eau de rose. Pourtant, Denise ne condamne rien ni personne : « Il fallait ce fumier de misère à la santé du Paris de demain. Oui, c’était la part du sang, toute révolution voulait des martyrs, on ne marchait en avant que sur des morts. »

Le dernier chapitre raconte la grande exposition de blanc dans le magasin qui occupe maintenant tout le quartier, sur quatre avenues. Viennent ces pages magnifiques où Zola décrit « la chanson du blanc que chantaient les étoffes de la maison entière. » Cette fois encore, j’éprouve le plaisir de la langue, riche, structurée, variée, colorée : « On avait changé le rayon en une chapelle blanche. Des tulles, des guipures tombant de haut, faisaient un ciel blanc, un de ces voiles de nuages dont le fin réseau pâlit le soleil matinal. Autour des colonnes, descendaient des volants de malines et de valenciennes, des jupes blanches de danseuse, déroulées en un frisson blanc, jusqu’à terre. Puis, de toutes parts, sur tous les comptoirs, le blanc neigeait, les blondes espagnoles légères comme un souffle, les applications de Bruxelles avec leurs fleurs larges sur les mailles fines, les points à l’aiguille et les points de Venise aux dessins plus lourds, les points d’Alençon et les dentelles de Bruges d’une richesse royale et comme religieuse. » Et quand, le soir, l’éclairage électrique s’allume : « Une lueur blanche jaillissait des toiles et des calicots de la galerie Monsigny, pareille à la bande vive qui blanchit le ciel la première du côté de l’Orient, tandis que, le long de la galerie Michodière, la mercerie et la passementerie, les articles de Paris et les rubans, jetaient des reflets de coteaux éloignés, l’éclair blanc des boutons de nacre, des bronzes argentés et des perles. »  (A chaque fois, mon correcteur automatique me signale que la phrase est trop longue !) Je lis lentement, je relis même : les mots ont de la chair, c’est une nourriture. Cette journée de succès est sombre pour Mouret : Denise a décidé de quitter le magasin ce soir-là. Il a vaincu toutes les femmes de Paris sauf elle.  Mais la chanson du blanc qu’il a mise en scène, symbole de pureté et de virginité, symbole du mariage, symbole de l’enfant, finira par le décider à franchir le pas. Le comptable annonce alors la recette de la journée : « Un million, deux cent quarante-sept francs quatre-vingt-quinze centimes ! » Enfin, c’était le million, le million ramassé en un jour, le chiffre dont Mouret avait longtemps rêvé. » Après ce million, il ne reste plus que trois pages, mais Zola sait faire bref : « Vous êtes toujours résolue à nous quitter ? demanda Mouret dont la voix tremblait. - Oui, monsieur, il le faut. - Et si je vous épousais, Denise, partiriez-vous ? » C’est dit, ce sera fait.

Je lis volontiers les notes explicatives. Voici la  note 36, la dernière : « Cette fin heureuse avait des répondants historiques. Larivière, directeur du Coin de rue, avait épousé la première de son rayon de lingerie. Cognacq, qui avait fondé la Samaritaine en 1869, épousa en 1872 Marie-Louise-Jay, première du rayon des costumes au Bon Marché. » Je vous le disais bien, cher Hervé, Zola, c’est la vie ! Et c’est au bonheur de lire.

Par Les ensablés
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Lorsque la critique d’un livre est aussi intéressante, voire plus, que le livre dont elle parle, lorsqu’on se régale de son style, de son ironie, de sa drôlerie, et si transparaît à travers ses mots l’originalité de l’homme lui-même, alors on peut se dire qu’elle est elle-même œuvre littéraire, et que son auteur est un sacré bonhomme. Voilà la réflexion que je me suis faite après la lecture de ce recueil d’articles de Frédéric Berthet, récemment paru chez La Table Ronde sous le titre L’Impassible. Par Hervé BEL

27/04/2025, 09:00

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Les Ensablés - Happe-Chair de Camille Lemonnier (1844-1913)

Happe-Chair, un titre qui a tout de suite attiré mon attention. Je me trouvais alors dans une des dernières librairies anciennes de la rue Saint-Sulpice (pour combien de temps encore sera-t-elle là ?), dans la bonne odeur des vieux livres, lorsque je suis tombé sur la réédition de 1908 de ce roman de Camille Lemonnier publié une première fois en 1886 chez Kiestmaeckers…  par Hervé Bel. 

13/04/2025, 12:28

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Les Ensablés - Jacques Rivière, Sentiments et critique

À l’occasion du centenaire de sa mort, la collection Bouquins consacre un volume à Jacques Rivière, critique et essayiste, véritable cheville ouvrière de la Nouvelle revue française dont il assura la direction durant plus de 10 ans. Mort prématurément en 1925 à l’âge de 39 ans, celui qui fut à la fois le grand ami et le beau-frère d’Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, révèle par la quantité d’articles qu’il donna à la revue une perspicacité critique étonnante. Sensuelle et inspirée. Par Denis Gombert

30/03/2025, 09:00

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Les Ensablés - Lire sous l'occupation de Jacques Cantier

Le monde des livres sous l’Occupation a déjà été étudié par l’historien Jacques Cantier qui s’était intéressé à la trajectoire de l’une des figures maudites des lettres françaises avec sa biographie de Pierre Drieu La Rochelle (Perrin, 2011). Cette fois, avec Lire sous l’Occupation, publié en 2019 et en poche en 2024 aux Éditions CNRS, il nous présente un panorama global de la lecture entre 1939 et 1945. , par Nicolas Acker.

16/03/2025, 16:50

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Les Ensablés - La femme qui boit de Colette Andris, par Marie Coat

En mars 2023, Gallimard publiait dans sa collection L’imaginaire un grand succès de son catalogue paru en 1929, réédité à huit reprises puis repris en 1934 dans sa collection de poche : La femme qui boit », première oeuvre d’une jeune femme de 29 ans, Pauline Toutey. Par Marie  Coat

02/03/2025, 19:56

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Les Ensablés - Le gaffeur de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais - quitta la Pologne  à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Cette période de sa vie fut marquée par une grande précarité et  par la volonté farouche de vivre de sa plume. Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier, il s'évada et émigra vers le continent américain. Par Isabelle Luciat

16/02/2025, 10:09

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Les Ensablés - Le Boucher des Hurlus de Jean Meckert

Jean Meckert (alias Jean Amila, 1910-1995) est mort il y a trente ans… Pas tout à fait mort, car ses romans ont continué d’être réédités et nous n’avons pas manqué d'en parler dans nos colonnes (1). Cette fois, c’est la courageuse Ronces éditions (2) qui republie Le boucher des hurlus paru chez Gallimard en 1982 et signé du nom Jean Amila qu’il avait adopté pour ses romans publiés dans la Série Noire. Par Hervé BEL

02/02/2025, 19:38

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Les Ensablés - L'inconstante de Marie de Régnier

Fille de José Marie de Heredia, épouse du poète Henri de Régnier, Marie de Régnier n’eût peut-être d’autre choix que de devenir une femme de lettres. Mais en adoptant un nom d’homme tout de même, société corsetée oblige ! C’est ainsi que Marie de Régnier entama très tôt une carrière littéraire au confluent de deux siècles, à la période de la Belle Epoque, sous le nom de de Gérard d’Houville, puis de Gérardine (la renommée de Caroline Rémy, dite Séverine, étant peut-être passée par là). Par Denis Gombert.

19/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Autour des trônes que j’ai vus tomber (1921), de la princesse Louise de Belgique

L’Avenue Louise est l’une des plus importantes artères de Bruxelles. On oublie souvent qu’elle fut dédiée à la princesse Louise (1858-1924), fille aînée de Léopold II, le roi bâtisseur qui rénova la ville. Et l’on a tout autant perdu le souvenir de l’histoire rocambolesque et tragique de sa déchéance au sein des cours européennes de son temps... Ces mémoires romancés offrent au lecteur les confessions rares d’une princesse égarée par le destin. Par Louis Morès.

05/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Mes amis d'Emmanuel Bove, centenaire d'un chef-d'oeuvre

On ne pouvait pas laisser s’achever cette année 2024 sans célébrer les cent ans d’un des chefs-d’œuvre romanesques du XXe siècle. Des chefs-d’œuvre, la littérature française en a produit son lot, et les centenaires à venir ne manqueront pas : en 2026, ce sera Les Faux-monnayeurs, en 2032, Voyage au bout de la nuit, en 2038, La Nausée, etc. Mais les auteurs ensablés aussi ont leurs grands et petits chefs-d’œuvre, dont certains ont été chroniqués ici même : L’Enfant à la balustrade, Les Javanais, par exemple. Et maintenant Mes Amis d’Emmanuel Bove : avis à ceux qui ne l’auraient pas encore lu. Par François Ouellet.

15/12/2024, 16:14

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Les Ensablés - Le Poil de la bête de René-Jean Clot

Un peu avant l'excellent Elisabeth que nous avons chroniqué , les éditions Le Passeur avaient réédité en 2023 le roman Le poil de la bête  de René-Jean Clot (1913-1997). Une fois de plus, soyons reconnaissants à cet éditeur d’oser ainsi remettre au goût du jour des auteurs injustement oubliés. René-Jean Clot l’est inexplicablement. Par Hervé Bel

01/12/2024, 09:00

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Les Ensablés - Jabadao (1951) de Anne de Tourville

Lorsqu’il y a tout juste vingt ans, Anne de Tourville  (1910-2004) décéda à 94 ans, elle était bien oubliée du monde littéraire et l’est encore à ce jour. Elle avait pourtant remporté le Prix Femina en 1951 avec son roman «Jabadao» devançant entre autres, dès le deuxième tour, Louise de Vilmorin et Michel de Saint Pierre. Par Marie Coat

11/11/2024, 09:40

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Les Ensablés - L'invitation chez les Stirl, de Paul Gadenne

La vie de Paul Gadenne (1907-1956) a été marquée par l'épreuve de la maladie qui le contraint à abandonner une prometteuse carrière de professeur de lettres classiques et à séjourner périodiquement au sanatorium de Praz-Coutant, en Savoie (cadre de son premier roman « Siloé », objet d'un précédent article). Paul Gadenne termina ses jours à Cambo-Les-Bains, station thermale du pays basque reconvertie dans les années 30 en centre de cure pour les tuberculeux. Par Isabelle Luciat.

27/10/2024, 09:00

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Les Ensablés - La Conspiration de Paul Nizan (1905-1940), par Nicolas Acker

Non, Paul Nizan (1905-1940) ne fut pas seulement l’auteur d’un incipit resté célèbre et redécouvert par la jeunesse étudiante de mai 1968. « J’avais 20 ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie ». Cette « accroche » solennelle cache hélas un peu trop une oeuvre hybride passionnante. Mort en soldat à 35 ans en 1940, il fut jeté aux oubliettes de l’Histoire, répudié par ses camarades communistes. 

Par Nicolas Acker

13/10/2024, 18:34

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Les Ensablés - Octave Feuillet (1821-1890), un parfum de province

On ne lit plus Octave Feuillet (1821-1890), auteur à très grand succès du Second Empire et favori de lˊImpératrice Eugénie ; seul son nom sur la plaque bleue dˊune rue tranquille et banale du XVIème arrondissement, où habitaient de bons amis, m’a un jour rendu curieux de le connaître.
Les titres de ses romans ont l’odeur des armoires à linge bourgeoises, encaustique et lavande : « La Petite Comtesse » (1856), « Histoire de Sybille » (1862), « Julia de Trécoeur » (1872), voire réminiscents de la Comtesse de Ségur « Le Roman dˊun jeune homme pauvre » (1858)… Par Herbert Dune.

29/09/2024, 09:00

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Les Ensablés - La Revanche (1925) d'André Thérive

Paru en 1925, puis réédité dans une édition illustrée en 1930, La Revanche d’André Thérive (de son vrai nom Roger Puthoste) est un livre qui parle de la vieillesse, de la sénilité, de la mort, et surtout de la mesquinerie des vivants… Rien qui puisse a priori attirer le lecteur « feel good » Mais le style est magnifique, avec, l’air de rien, une musique enchanteresse. Quant à la fin du roman, autant le dire, elle est sublime. Soudain, après le crépuscule, c’est la lumière qui surgit, d’autant plus incandescente qu’elle est environnée d’ombres..
 
Par Hervé BEL. 

15/09/2024, 09:00

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Les Ensablés – André Beucler, Vu d’Allemagne

Romancier, auteur d’une quinzaine d’ouvrages dont La Fleur qui chante, chroniqué pour Les Ensablés par François Ouellet, André Beucler est un homme aux multiples talents. Il s’intéresse ainsi au cinéma, pour lequel il écrit plusieurs scénarios et même réalise quelques films. Mais Beucler brille aussi dans un tout autre exercice, le journalisme. De par ses contraintes notamment en termes de longueur et de style, l’article de journal s’apparente à l’art de la nouvelle ou du découpage en scènes du cinéma, un art dans lequel Beucler s’épanouit avec une aisance et un brio remarquables. Par Carl Aderhold.

25/08/2024, 09:00

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Les Ensablés – Elisabeth de Raymonde Vincent (1908-1985)

Après la réédition du chef-d’œuvre Campagne (prix Femina 1937) dont même Le Monde s’est fait largement l’écho en 2023, les éditions Le Passeur republient aujourd’hui Élisabeth, troisième roman de Raymonde Vincent. Comme Marguerite Audoux (voir notre article sur Marie-Claire), elle fut un phénomène littéraire, s’avérant capable d’écrire un grand livre aussitôt remarqué et publié, alors qu’elle avait été illettrée pendant toute son enfance. Par Hervé BEL.

04/08/2024, 09:29

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Chevaliers, vikings, samouraïs : une histoire globale de la guerre médiévale  

Il y a quelque chose d’assez réjouissant à voir Jean Lopez, si familier des poussières d’acier du XXᵉ siècle, quitter un instant les chenilles des panzers pour aller écouter grincer les hauberts, claquer les arbalètes et tonner les premières bombardes. Après avoir récemment publié la première biographie en français du « maître des panzers », il endosse ici un rôle différent : celui de chef d’orchestre. 

21/01/2026, 13:28

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Contrapaso, chroniques noires de l’Espagne franquiste

Contrapaso, une nouvelle série policière qui reconstitue pour nous l'Espagne des années cinquante, les années Franco. Une intrigue dense, digne d'un roman noir, étayée d’anecdotes véridiques, écrite par une dame (Teresa Valero) qui nous rappelle les basses oeuvres du régime franquiste.

21/01/2026, 12:34

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Le réel augmenté : Insula de Théo Casciani

21/01/2026, 11:48

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Bienvenue dans la “ville des solitudes cabossées”

Ici, les miracles ont un goût de ciel. Et tout se présente comme si le roman contenait une ville entière en ses pages. Pas seulement un décor, mais une respiration, une pulsation puissante, une manière d’habiter le monde. Avec Adeline Fleury pour guide.

21/01/2026, 10:38

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Grandir trop vite ? Petite crasse, ou l'enfance sans savon

Été 1989, au ras du bitume, entre des odeurs de chiens errants et des secrets d’adultes. D’emblée, la voix de Judith s’impose, brute, drôle, indisciplinée : « Le dimanche quand il fait beau, je vais aux Trieux nourrir les chiens. » En une phrase, le décor est planté : un terrain vague, des bêtes abandonnées, une enfant déjà trop lucide pour son âge.

21/01/2026, 10:38

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Mille millilitres de Ganymède : histoire d’un corps “poreux dans lequel le monde vient s’échouer”

Dans la mythologie grecque, Ganymède est enlevé par Zeus pour en faire son amant dans l’Olympe. Mythe de la jeunesse et de la beauté éternelle, l’image fantasmée de Ganymède hante la culture homosexuelle depuis fort longtemps. Chez Philippe Savet, Ganymède, jeune gay, disparait en sortant d’une soirée clubbing ivre de drogue et de sexe.

21/01/2026, 10:25

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Soixante kilos de coups durs

21/01/2026, 10:08

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Peut-on vraiment échapper au hasard ? Un roman met nos certitudes à l’épreuve

Un livre peut-il tenir tout entier dans une question, simple et vertigineuse à la fois ? Ici, elle affleure dès les premières pages : qu’est-ce qui, dans une vie, relève encore du choix lorsque le hasard, la maladie, l’héritage familial semblent avoir pris la main ? Agathe Charnet publie ce 4 février Peut-être le hasard. Et qui sait...

21/01/2026, 10:03

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La Chance rouge, plongée dans une expérience soviétique interdite

La Chance rouge, premier roman de Damien Igor Delhomme, paraîtra le 12 février 2026 aux éditions Agullo et propose un thriller d’anticipation situé au cœur de la guerre froide, où un scientifique soviétique est chargé d’explorer les mécanismes de la chance dans une ville artificielle de Sibérie, au risque de transformer une expérience sociale en instrument de domination mentale.

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Paul Celan, les poèmes de jeunesse enfin traduits en français

Aux éditions du Seuil, dans la collection « La Librairie du XXIᵉ siècle », Poèmes de Czernowitz (1938-1945) de Paul Celan paraît le 20 février, dans une édition bilingue traduite, préfacée et annotée par Jean-Pierre Lefebvre. Inédit en français, ce volume rassemble les premiers poèmes du poète, écrits entre Czernowitz et les camps de travail, où se nouent déjà lyrisme amoureux, mémoire historique et pressentiment de l’anéantissement.

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Un téléphone échangé, une vie dévoilée : Delphine de Vigan explore l'intimité numérique

Je suis Romane Monnier intrigue par son point de départ d’une banalité trompeuse : un téléphone échangé par erreur à la fin d’une soirée ordinaire. Rien de spectaculaire, et pourtant tout bascule. Delphine de Vigan s’empare de ce minuscule incident pour ouvrir une faille, puis une brèche, dans le quotidien de son personnage principal. 

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Ce que savent les arbres : doute, science et survivance

Le roman Les vœux Flottants de Marie B.Levy s’ouvre sur une disparition brutale : celle de Myron, biologiste engagé dans des recherches sensibles, dont l’avion s’abîme en mer alors qu’il rentre d’un déplacement professionnel.

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Blizzard islandais et disparitions : quand la randonnée vire au cauchemar

Sur un glacier d'Islande, une randonnée tourne mal. Vraiment mal. Ni les sauveteurs, ni le lecteur, ne sont au bout de leurs surprises avec ce thriller psychologique glacé.

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Un chien arrive : une splendide autobiographie à hauteur de museau

Tout commence par un rêve. Ou plutôt par sa perte. « Il y a presque dix ans, j’ai rêvé d’un chien que je n’avais pas, et que je perdais. » D’emblée, le texte place le lecteur dans une zone de frottement entre imaginaire et vécu, entre anticipation et deuil. Ce chien rêvé, aimé « douloureusement », précède le chien réel. Il l’annonce. Il le prépare. 

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Un cadavre sous la glace : quand une sage-femme défie la justice des hommes

Ici, nul simple récit judiciaire ni d’une fresque historique décorative. Tout commence par une vision saisissante, presque cinématographique : « Le corps dérive vers l’aval. Mais, en cette fin de novembre, les eaux de la Kennebec commencent à geler. » Le lecteur est happé par cette image figée, par ce cadavre prisonnier de la glace, déjà promesse d’un drame où la nature, la violence humaine et la vérité vont s’entrelacer. À paraître le 11 février.

20/01/2026, 11:50

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Le crime n’a pas dit son dernier mot

De retour au village de Gourdon, Nico est renvoyé à son passé et aux meurtres non élucidés qui ont secoué le village trente ans plus tôt. Le prédateur qui sévissait à l’époque court toujours. La menace plane encore. D’autant qu’un mystérieux témoin distille des indices inquiétants. Personnage à part entière, la nature provençale colore cette intrigue de ses ombres et lumières.

20/01/2026, 08:00

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Quand un mage timide tombe amoureux d’un pirate rebelle

Esteban, étudiant appliqué mais maladroit, rêve d’intégrer la caste des mages d’élite de Verama. Un jour, il tombe sur Luis, pirate rebelle et excentrique, qui n’en ferait qu’à sa tête s’il n’était pourchassé par un redoutable monstre marin. 

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Une bibliothèque idéale pour un auteur qui détestait les idéaux (Nietzsche)

« Le lecteur dont j'attends quelque chose doit réunir trois qualités : être calme et lire sans hâte; ne pas toujours s'interposer, lui et sa « culture» ; enfin, ne pas s'attendre à un tableau de résultats. »

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Oubliés sur une île : l’affaire vraie qui glace encore aujourd’hui

Les éditions de l'Aube inaugurent une nouvelle série où une histoire vraie, un fait divers du passé, devient témoin de son époque par l'analyse du traitement qu'en firent les journaux et l'opinion.

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Une femme sur le toit, roman social et poétique de Souad Benkirane

C'est une quête maternelle à couper le souffle. Dès l’exergue emprunté à Simone Weil — « Nous ne possédons rien au monde – car le hasard peut tout nous ôter — sinon le pouvoir de dire “je”. » —, le roman donne le ton : une histoire de dignité, de survie et d’identité. À paraître le 5 février.

19/01/2026, 12:14

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Analyse spectrale du Proche-Orient

Dans la multiplicité et la complexité de leurs formes, les violences qui défigurent le visage du Proche- Orient ont une histoire. Celle-ci ne se limite aucunement à « l’authenticité religieuse des Orientaux et leur ferveur », comme le veut un certain orientalisme tardif, ni à l’attrait pour la brutalité qui serait inhérent à la « psyché arabe », selon une vision néocolonialiste saturant encore le débat public.

19/01/2026, 11:05

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La Fabrique du merveilleux : le roman africain qui réinvente le rêve

Quand le rêve gouverne le réel : voilà comment La Fabrique du merveilleux pose ses ambitions : raconter un monde où le rêve n’est pas une échappatoire, mais une force structurante. L’auteur pose son décor avec une clarté presque philosophique : « Lony, le monde qui nous habite, est beaucoup plus vaste… Il nous est accessible uniquement par le rêve. »

19/01/2026, 11:04

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La Trilogie chronolytique : la SF française des années 1970 en un volume

La Trilogie chronolytique, de Michel Jeury, paraît en librairie le 26 février et réunit trois romans majeurs de la science-fiction française, Le Temps incertain, Les Singes du temps et Soleil chaud, poisson des profondeurs. Publié par la maison d’édition mentionnée dans ton dossier, cet ensemble explore les dérèglements du temps, les futurs totalitaires et les mutations technologiques à travers une écriture visionnaire qui a marqué durablement le genre.

19/01/2026, 08:00

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Quand Thétis supplante Homère : une épopée féministe contemporaine

Aux éditions du Seuil, dans la collection « Pierres vives », Thétis de Christine Spianti paraît le 20 février. Dans ce roman ample et singulier, l’autrice réinvente l’Iliade en déplaçant le regard vers Thétis, mère d’Achille, pour faire entendre une épopée contemporaine portée par la compassion, la voix des femmes et des oubliés, des rives de la Grèce antique aux luttes actuelles.

 
 

19/01/2026, 07:00

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L’Allemagne vacille : les coulisses d’un modèle industriel en train de s’effondrer

Cette semaine, la Booksletter explore les lignes de fracture du monde contemporain. De la crise du capitalisme rhénan aux promesses vertigineuses du quantique, des vulnérabilités invisibles de l’Internet sous-marin aux voix de la diaspora vénézuélienne, les livres révèlent ce que l’actualité brute ne dit pas. Un parcours exigeant à travers idées, sciences et combats pour la liberté de publier.

17/01/2026, 09:07

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Comment habiller un garçon : Cyrille Martinez explore la mode comme roman d’apprentissage

Comment habiller un garçon, nouveau roman de Cyrille Martinez, paraît aux éditions Verticales le 19 février et poursuit une exploration littéraire de la jeunesse et de ses rites, en racontant l’initiation d’un jeune homme à la mode masculine à travers l’apprentissage collectif d’une bande d’étudiants provençaux, entre quête de style, construction de soi et détournement des codes sociaux.

17/01/2026, 08:00

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Après Kim Jiyoung, Cho Nam-Joo poursuit son autopsie de la société coréenne

Avec Miss Kim, Cho Nam-Joo poursuit son exploration implacable de la condition féminine en Corée du Sud à travers huit portraits de femmes, dans un roman traduit du coréen par Pierre Bisiou et Choi Kyung-Ran, à paraître le 5 février aux éditions Robert Laffont. De l’enfance à la vieillesse, ces trajectoires intimes exposent les violences, les discriminations et les contradictions auxquelles les femmes sont confrontées, dessinant en creux le visage d’une société entière.

17/01/2026, 07:10

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Comment Hollywood étouffe ses scandales : un polar sans filtre

Nouvelle figure du polar Angelino, Jordan Harper nous entraîne dans les coulisses des célébrités et des puissants, ceux qui sont au-dessus des lois grâce à une armée de gardes du corps, avocats, communicants, chargés de leur tisser une toile protectrice et de leur façonner une impunité où tous les vices sont permis. Convaincant et dérangeant.

16/01/2026, 15:22

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MeToo ? Bad Hombre démonte les mécanismes modernes de la dénonciation

Vite, très vite, Bad Hombre (trad. Aloïse Denis) s’annonce comme un livre impossible à ranger sur une étagère rassurante. Ni manifeste, ni confession pure, ni pamphlet idéologique, l’essai de Pola Oloixarac avance à découvert, assumant ses zones de trouble et ses contradictions. « Ceci étant une histoire vraie, elle se doit d’inclure une confession. » Cette phrase inaugurale devient pacte de lecture : ici, rien ne sera simple ni confortable. L’autrice s’expose, non pour se justifier, mais pour comprendre.

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Pierre Lemaitre tient ses belles promesses et s’empare du top des ventes

Certains auteurs tiennent parole, dès le titre de l'œuvre : Pierre Lemaitre signe ainsi une entrée fracassante sur le marché. Il se place au sommet des meilleures ventes dès la première semaine, apportant un souffle nouveau à un classement qui ronronnait depuis plusieurs mois. Passage en revue du palmarès des derniers jours (du 05/01 au 11/01)...

 

16/01/2026, 11:36

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L’Avant-poste : le roman qui transforme la frontière en poison

Il suffit de quelques pages pour comprendre que L’Avant-poste (trad. Raphaëlle Pache) n’est pas un simple roman d’anticipation. C’est un territoire. Un monde clos, poisseux, saturé de brouillard et de non-dits, où l’Histoire a reculé jusqu’à se figer. D’emblée, Glukhovsky plante le décor avec force : « L’immense pont s’enfonce dans une vase glauque, dans un épais brouillard empoisonné, s’y dissout peu à peu et disparaît complètement. » Tout est là : la frontière, l’interdit, la peur de ce qui se trouve “de l’autre côté”.  

16/01/2026, 10:33

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Accréditée : plongée inédite au cœur de la Macronie

Oubliez les dorures, les poignées de main chorégraphiées et les communiqués aseptisés : Accréditée vous propulse dans l’arrière-boutique du pouvoir, là où ça sue, ça ruse et ça verrouille. Ania Nussbaum écrit comme on infiltre un bunker, carnet en bandoulière et lucidité en alerte maximale. Ici, l’Élysée n’est pas un symbole, mais une machine nerveuse, parfois parano, souvent fascinante. Un livre qui ne murmure pas : il observe, il note, il appuie là où ça fait mal.

16/01/2026, 10:30

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Elle menait une vie discrète, jusqu’au jour où tout a dérapé

Une employée modèle, roman de Jean-Christophe Tixier publié chez Albin Michel et attendu en librairie le 11 février, met en scène une femme ordinaire dont l’existence réglée bascule lorsqu’elle décide de sauver son frère menacé, déclenchant un engrenage clandestin où la transgression devient peu à peu une manière d’exister.

16/01/2026, 08:00

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Une Russie coupée du monde au cœur de L’Avant-poste

Avec L’Avant-poste, roman de Dmitry Glukhovsky traduit du russe par Raphaëlle Pache et publié chez Robert Laffont, l’auteur de Metro 2033 plonge le lecteur dans une Russie de l’après, ravagée par une guerre civile et coupée de son propre centre, où un jeune homme isolé dans un poste-frontière rêve d’un monde auquel plus personne n’ose accéder. En librairie le 5 février, ce récit d’anticipation explore l’attente, l’enfermement et la peur de l’inconnu à travers un suspense tendu et politique.

16/01/2026, 07:00

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Les enfants de la Creuse, page éprouvante de la sombre histoire coloniale de l'État français

Une lecture éprouvante, à l'image du destin de Rose, mais un salutaire devoir de mémoire avec le rappel de l'histoire récente de l'île de La Réunion et de la sinistre affaire des « enfants de la Creuse ».

15/01/2026, 13:04

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Le Voile des illusions : le roman qui vous fait douter de l’amour… et de vous-même

Il y a des romans qui happent sans élever la voix. Et ça secoue. Le Voile des illusions (trad. Carine Chichereau) sera à ajouter au compte : le texte avance, et c’est nous qu’il déshabille. Anna, à quarante-cinq ans, enquête sur sa propre trajectoire — non pour dresser un dossier, mais pour comprendre la part souterraine des choix.

15/01/2026, 11:03