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Les Ensablés - Notes de voyage de Laurent Jouannaud: Zola, au bonheur de lire

Ces derniers jours, j’ai relu Zola, oui, comme on réécoute Mozart ou Duke Ellington. Le plaisir de lire, c’est la relecture, de même que le plaisir de la musique vient des morceaux qu’on aime réentendre. Le plaisir vient des retrouvailles, familiarité et répétition. Ce qui est courant en musique l’est moins en littérature : écouter Bach et Ravel, ça vous pose mais relire Racine et Gide, c’est passer pour ringard, être cuistre ou chercher le paradoxe. Je relis beaucoup pour mon plaisir. Parmi mes classiques, il y a Zola.

Le 14/08/2016 à 09:00 par Les ensablés

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14/08/2016 à 09:00

Les ensablés

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Chers lecteurs, en 2012, Laurent Jouannaud nous enchantait par son amour pour Zola. Voici l'article réédité à l'occasion de ces grandes vacances 2016.

Par Laurent Jouannaud

C’est un monument, personne n’en doute, mais si on a forgé les mots « balzacien », « stendhalien », « flaubertien », le mot « zolien » n’est pas reçu. Le stendhalien apprécie l’élégance des sentiments, le balzacien aime la vieille France, le flaubertien place les mots au-dessus de tout, mais qui se voudrait zolien ? Zola ne trempait-il pas sa plume dans le sang, la sueur et le cambouis ? Zola trempait sa plume dans la vie, mon cher Hervé, et je suis zolien. J’admire l’homme, j’admire l’œuvre : c’est à mes yeux le premier des quatre éléphants du XIXe siècle et je le relis souvent.

J’ai choisi pour ce début d’été Au Bonheur des Dames, un des rares romans de Zola qui finisse bien, un peu à l’écart dans la terrible généalogie des Rougon-Macquart. La relecture ne joue pas sur le suspense : je sais de quoi parle le roman et « comment ça finit ». Du coup, je lis tranquillement, plus attentif aux détails et à la construction. La jeune Denise Baudu arrive de province, pauvre, avec ses deux frères à charge. Sa première rencontre, en quittant la gare Saint-Lazare, c’est le Bonheur des Dames : « Ah bien ! reprit-elle, après un silence, en voilà un magasin ! » C’est un magasin de tissus et confections qui change les règles du commerce de quartier.

Avec Zola, ça ne traîne pas, les pions sont tout de suite mis en place. Le lendemain, elle se présente à l’embauche : « La vue d’un jeune homme, qui arrivait rapidement par la rue Port-Mahon, l’arrêta une minute encore. Evidemment, ce devait être un chef de rayon, car tous les commis le saluaient. Il était grand, la peau blanche, la barbe soignée ; et il avait des yeux couleur de vieil or, d’une douceur de velours, qu’il fixa un moment sur elle, au moment où il traversa la place. » Cet homme, c’est Octave Mouret, le patron, le propriétaire, « le maître de la terrible machine ». Denise entre comme employée dans le grand magasin de nouveautés que Mouret vient de reprendre et dont il fera le premier grand centre commercial de Paris. Parallèlement, le magasin va ruiner les petits commerçants du quartier et faire de son propriétaire un millionnaire. A la fin du roman, la petite vendeuse épousera le patron : Octave Mouret, le séducteur de ces dames, succombera devant l’irréprochable jeune femme.

Je me souviens de quelques péripéties : la rivalité entre les vendeuses, la colère de Mouret quand la jeune fille se refuse, les journées de grande vente, l’étranglement des petits commerces, l’obstination d’un marchand de parapluies qui refuse de céder son bail. Mais je ne risque pas de m’ennuyer : j’ai oublié bien des détails de ce gros roman de 500 pages Denise débarque chez son oncle qui tient un magasin de nouveautés juste en face du Bonheur des Dames. Elle espérait travailler chez lui mais les affaires vont trop mal, l’oncle ne peut l’embaucher. Denise n’hésite pas : elle est jeune et moderne et le Bonheur des Dames représente l’avenir du commerce. C’est « une machine », « une usine », « un monstre », c’est un des personnages du roman. Denise ne lui échappera pas : « A cette heure de nuit, avec son éclat de fournaise, le Bonheur des Dames achevait de la prendre tout entière.

Dans la grande ville, noire et muette sous la pluie, dans ce Paris qu’elle ignorait, il flambait comme un phare, il semblait à lui seul la lumière et la vie de la cité. Elle y rêvait son avenir, beaucoup de travail pour élever les enfants, avec d’autres choses encore, elle ne savait quoi, des choses lointaines dont le désir et la crainte la faisaient trembler. » Ce qu’écrit Zola de « cette mécanique à manger les femmes » n’a pas vieilli : il décrit en 1883 ce qui est devenu la base de notre système économique. Avant, on vendait peu mais cher : avec Mouret, on vendra beaucoup et pas cher. Le mot « beaucoup » implique l’exploitation maximale des matières premières, la multiplication artificielle des besoins, le renouvellement incessant des modèles, l’obsolescence programmée des produits. Les mots « pas cher » impliquent la mort du petit commerce, la réduction des frais de personnel, l’exploitation des producteurs. Zola a parfaitement compris cela et ne le condamne pas forcément : Mouret « démocratise le luxe » et son magasin est un chef d’œuvre de lumière d’espace, de confort, d’organisation. Les employés travaillent dur, mais ils sont logés, nourris, payés au fixe et au pourcentage : qui travaille plus gagne plus… Quand Mouret s’enrichit, ses employés sont moins pauvres. D’ailleurs, le patron, jeune provincial, est parti de rien et chaque soldat aurait donc dans sa giberne un bâton de maréchal !

Je ne relis pas ce roman comme un traité d’économie ou une page de l’Humanité. Je suis avec intérêt cette bataille du commerce qui a effectivement eut lieu à la fin du XIXe siècle, je m’intéresse à l’histoire d’amour, mais la littérature, c’est aussi le plaisir des mots, toujours latent, parfois violent. Une simple phrase m’enchante, page 124 : « Une dernière clarté luisait au flanc de la théière, une lueur courte et vive de veilleuse, qui aurait brûlé dans une alcôve attiédie par le parfum du thé. » Et page 128, ce long passage pour décrire les tapis en vente au Bonheur des Dames : « La Turquie, l’Arabie, la Perse, les Indes étaient là. On avait vidé les palais, dévalisé les mosquées et les bazars. L’or fauve dominait, dans l’effacement des tapis anciens, dont les teintes fanées gardaient une chaleur sombre, un fondu de fournaise éteinte, d’une belle couleur cuite de vieux maître.

Et des visions d’Orient flottaient sous le luxe de cet art barbare, au milieu de l’odeur forte que les vieilles laines avaient gardée du pays de la vermine et du soleil. » Et j’ai envie de relire la description des fleurs du Paradou (La Faute de l’abbé Mouret), celle des légumes des halles (Le Ventre de Paris) ou du centre de la mine (Germinal). Je suis avec intérêt, bien que j’en connaisse la fin, la lutte de Denise pour survivre. La petite employée souffre : « Son tourment fut d’avoir le rayon contre elle. Au martyre physique s’ajoutait la persécution de ses camarades. Après deux mois de patience et de douceur, elle ne les avait pas encore désarmées. » L’ascension de Denise se fait dans la douleur. Il faut rester des heures debout et les manteaux, jupes, coupons de tissu sont lourds. Ses quatre sous de débutante passent à l’entretien ses deux frères plus jeunes. « Elle agonisait de fatigue, mal nourrie, mal traitée, sous la continuelle menace d’un renvoi brutal. »

A chaque fois que l’employée et le patron se croisent, Zola fait monter l’amour d’un cran. Denise a paru d’abord laide et gauche, puis  Mouret a senti chez cette jeune fille « un charme caché ». Ensuite, il est troublé par cette petite vendeuse, « avec ses cheveux si drôles ». Il la trouvera « charmante avec ses beaux cheveux épeurés sur son front » : il pense que c’est un amant qui l’embellit ainsi. Plus tard, comme elle fait de la couture la nuit, ce qui est interdit (« si elles travaillaient à leur compte la nuit, elles travaillaient moins dans le jour au magasin, c’était clair »), Mouret lui trouve des excuses. Mais les péripéties sont inévitables : Denise sera renvoyée. A la page 233, retentit le terrible : « Passez à la caisse. » C’est la morte-saison : « L’usine chômait, on supprimait le pain aux ouvriers ; et cela passait dans le branle indifférent de la machine, le rouage inutile était tranquillement jeté de côté. »

Un homme est venu relancer Denise jusque dans les rayons : ils se parlent dans un coin obscur. Le détective du magasin, qu’elle a repoussé, ne la manque pas. Renvoi. Mouret s’irrite de cette décision mais il laisse faire. Denise touche le fond, mais je ne me fais pas de souci pour elle. Je sais que Denise reviendra au Bonheur des Dames. Ce que Denise regrette le plus, c’est de « quitter la maison sans lui jurer qu’elle n’avait pas appartenu à un autre ». Mais Mouret le sait, il a mené son enquête. C’est la misère. Il y a les tentations : jeune et jolie, elle n’aurait qu’à céder à ces hommes qui la convoitent. « Pourquoi donc n’avait-elle pas un amant ? Cela étonnait, semblait ridicule. Il faudrait bien qu’elle succombât un jour. »

Ce ridicule de la vertu, c’est ce qui permet à Denise de ne pas devenir Gervaise, la malheureuse de L’Assommoir. Et un soir d’été Denise et Mouret se rencontrent par hasard (pourquoi pas ?) dans le jardin des Tuileries, alors qu’elle promène son jeune frère : « C’est vous, mademoiselle. » Je lis sans me presser. Je lis à la maison, au café, dans le tram. C’est mon plaisir, à côté des lectures utiles à mon prochain roman. Les romans de Zola sont touffus. L’histoire d’amour entre Denise et Mouret est le fil rouge mais il y a aussi, en toile de fond, les amours entre employés, l’amour de Geneviève, cousine de Denise, pour Colomban qui aime une vendeuse du Bonheur des Dames, le mariage arrangé de Paul de Vallagnosc, un ami d’enfance de Mouret, et la maîtresse en titre de ce dernier. J’avais oublié ces détails que je retrouve avec plaisir. Mouret continue à manger les commerces du quartier : « Chaque fois que le Bonheur des Dames créait des rayons nouveaux, c’étaient de nouveaux écroulements, chez les boutiquiers des alentours. Le désastre s’élargissait, on entendait craquer les plus vieilles maisons. Mlle Tatin, la lingère du passage Choiseul, venait d’être déclarée en faillite ; Quinette, le gantier, en avait à peine pour six mois ; les fourreurs Vanpouille étaient obligés de sous-louer une partie de leurs magasins ; si Bédoré et sœur, les bonnetiers, tenaient toujours, rue Gaillon, ils mangeaient évidemment les rentes amassées jadis. »

Denise revient au magasin : « C’était la cathédrale du commerce moderne, solide et légère, faite pour un peuple de clientes. » La déesse de ce temple, c’est la consommation, avec ses plaisirs, bien sûr, et ses dangers. Mouret invente des techniques de vente : catalogues avec échantillons, « dont cinquante mille à l’étranger, traduits dans toutes les langues », ballons pour les enfants, sirops et biscuits gratuits, possibilité de rendre les articles. Et bien sûr, un grand choix de produits, rapidité de livraison, prix les plus bas : il vend certains articles à perte mais regagne sur les autres. Tout le commerce moderne est là. Un jour, bien sûr, Mouret demande à Denise de passer à son bureau. Il la nomme seconde : elle dirigera, avec Mme Aurélie, toutes les employées féminines. Mais Denise a compris ce qu’il veut : « Brusquement, elle comprenait, elle sentait la flamme croissante du coup de désir dont il l’enveloppait, depuis qu’elle était de retour aux confections. » Beaucoup pensent que ça y était déjà ! Mais ça n’y est pas encore.

Mouret la prie un soir, par lettre, de dîner avec lui. On sait ce que cela veut dire, elle n’est pas la première. Un bon mot court dans le magasin : « Après le dîner, il y a le dessert. » Ce qui était « un caprice imbécile » à la page 265 est devenu un désir violent : il la désire, il la veut. Ce désir éveille Denise qui comprend qu’elle l’aime, depuis le premier jour, un amour mêlé de crainte et de respect. Mais elle ne se donnera pas, je le sais. Elle le dit à une amie : « Quand un homme vous aime, il vous épouse. » Denise Baudu ne confond pas amour et désir ! Elle dit non : « Et puis, monsieur, vous aimez une personne, oui, cette dame qui vient ici… Restez avec elle. Moi, je ne partage pas. » Cette phrase sidère Mouret : « Jamais les filles ramassées par lui dans les rayons ne s’étaient inquiétées d’être aimées. Il aurait dû en rire, et cette attitude de fierté tendre achevait de lui bouleverser le cœur. » Cette fois, il est accroché. « Tout avait disparu, les victoires bruyantes d’hier, la fortune colossale de demain. » Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, comme dit le poète. J’attends maintenant, avec sérénité, la grande scène qui décidera du sort de Denise.

La maîtresse en titre, la riche Mme Desforges, a appris que Mouret s’intéresse beaucoup trop à une de ses employées. Elle la convoque pour un essayage, elle l’humilie devant Mouret : « Toutes deux, face à face, frémissantes, se contemplaient. Il n’y avait désormais ni dame, ni demoiselle de magasin. Elles n’étaient plus que femmes, comme égalées dans leur rivalité. » Et c’est Denise qui l’emporte, victoire de la jeunesse et de l’innocence. Mais avant la conclusion, il y a le terrible chapitre 13 : la mort de Geneviève, cousine de Denise, que son fiancé abandonne, le suicide manqué du marchand Robineau qui a fait faillite, la mort de la tante, « perdant sa vie à mesure que son magasin perdait sa clientèle », l’expulsion du père Bourras dont l’entêtement est admirable. Ce sont « les victimes du monstre » et Zola n’écrit pas un roman à l’eau de rose. Pourtant, Denise ne condamne rien ni personne : « Il fallait ce fumier de misère à la santé du Paris de demain. Oui, c’était la part du sang, toute révolution voulait des martyrs, on ne marchait en avant que sur des morts. »

Le dernier chapitre raconte la grande exposition de blanc dans le magasin qui occupe maintenant tout le quartier, sur quatre avenues. Viennent ces pages magnifiques où Zola décrit « la chanson du blanc que chantaient les étoffes de la maison entière. » Cette fois encore, j’éprouve le plaisir de la langue, riche, structurée, variée, colorée : « On avait changé le rayon en une chapelle blanche. Des tulles, des guipures tombant de haut, faisaient un ciel blanc, un de ces voiles de nuages dont le fin réseau pâlit le soleil matinal. Autour des colonnes, descendaient des volants de malines et de valenciennes, des jupes blanches de danseuse, déroulées en un frisson blanc, jusqu’à terre. Puis, de toutes parts, sur tous les comptoirs, le blanc neigeait, les blondes espagnoles légères comme un souffle, les applications de Bruxelles avec leurs fleurs larges sur les mailles fines, les points à l’aiguille et les points de Venise aux dessins plus lourds, les points d’Alençon et les dentelles de Bruges d’une richesse royale et comme religieuse. » Et quand, le soir, l’éclairage électrique s’allume : « Une lueur blanche jaillissait des toiles et des calicots de la galerie Monsigny, pareille à la bande vive qui blanchit le ciel la première du côté de l’Orient, tandis que, le long de la galerie Michodière, la mercerie et la passementerie, les articles de Paris et les rubans, jetaient des reflets de coteaux éloignés, l’éclair blanc des boutons de nacre, des bronzes argentés et des perles. »  (A chaque fois, mon correcteur automatique me signale que la phrase est trop longue !) Je lis lentement, je relis même : les mots ont de la chair, c’est une nourriture. Cette journée de succès est sombre pour Mouret : Denise a décidé de quitter le magasin ce soir-là. Il a vaincu toutes les femmes de Paris sauf elle.  Mais la chanson du blanc qu’il a mise en scène, symbole de pureté et de virginité, symbole du mariage, symbole de l’enfant, finira par le décider à franchir le pas. Le comptable annonce alors la recette de la journée : « Un million, deux cent quarante-sept francs quatre-vingt-quinze centimes ! » Enfin, c’était le million, le million ramassé en un jour, le chiffre dont Mouret avait longtemps rêvé. » Après ce million, il ne reste plus que trois pages, mais Zola sait faire bref : « Vous êtes toujours résolue à nous quitter ? demanda Mouret dont la voix tremblait. - Oui, monsieur, il le faut. - Et si je vous épousais, Denise, partiriez-vous ? » C’est dit, ce sera fait.

Je lis volontiers les notes explicatives. Voici la  note 36, la dernière : « Cette fin heureuse avait des répondants historiques. Larivière, directeur du Coin de rue, avait épousé la première de son rayon de lingerie. Cognacq, qui avait fondé la Samaritaine en 1869, épousa en 1872 Marie-Louise-Jay, première du rayon des costumes au Bon Marché. » Je vous le disais bien, cher Hervé, Zola, c’est la vie ! Et c’est au bonheur de lire.

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Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Mal Dominant de Fabrice Erre : l'homme blanc a-t-il le droit de rire de tout ?

Exercice périlleux que de donner la parole à un gringalet représentant du sexe fort en cette période où les féministes et les figures de proue des minorités donnent de la voix et rappellent que, même s'il n'est ni costaud ni éduqué ni riche, un mâle occidental blanc bénéficie tout de même d'un bon nombre de privilèges enviables ! Avec Mal Dominant, Fabrice Erre nous embarque dans un one man show dessiné et parvient à pagayer entre les nombreux récifs et poncifs contre lesquels son frêle esquif pourrait aisément s'encastrer. Risqué, mais réussi...

21/06/2021, 07:17

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Le Rapport Chinois, de Pierre Darkanian : Un grand et beau fou... 

BONNES FEUILLES - Quand la société des Hommes devient une farce, la vérité a besoin d’un bouffon. Le premier roman de Pierre Darkanian, Le rapport chinois est une corde tendue par-dessus l'absurdité du monde moderne.

21/06/2021, 07:11

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Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot : virtuoses miniatures  

ROMAN FRANCOPHONE - Tout a l’air minuscule dans ce texte. La taille : à peine une centaine de pages. Le sujet : quelques heures de l’existence d’une peintre parfois injustement jugée mineure. Le style : asséché. Et, paradoxalement, c’est cette petitesse qui fait la grandeur de ce livre. Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot de Mika Biermann est en lice pour le Prix de l'Instant.  

[Maj 17/06 : Le titre de Mika Biermann est lauréat du Prix de l'Instant 2021 ] 

18/06/2021, 08:54

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Une certaine raison de vivre, de Philippe Torreton : l'homme qui voulait écrire

BONNES FEUILLES – « Ne regarde pas mes larmes, elles ne veulent pas dire grand-chose, écris, mon Jean, surtout n'arrête pas, j'aime que tu écrives... Je m'offrirai certaines de tes phrases, même si elles ne sont pas pour moi. Je suis jalouse de cette guerre qui te garde pour elle, qui te fait marcher seul je ne sais où... sans moi... sans ta femme... » Dans son prochain roman, Une certaine raison de vivre, à paraître à la rentrée littéraire, Philippe Torreton offre aux lecteurs des arbres, des tranchées, de la poésie, les tourments d’un homme et l’espoir du monde.

18/06/2021, 08:11

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Les Contreforts, de Guillaume Sire : quand les Corbières se révoltent...

BONNES FEUILLES – « Un éclair découpa l’horizon, suivi de sa morsure sonore, et une goutte tomba, grosse comme un doigt et le grand délire commença. » Dans Les Contreforts, épopée baroque et tragique où l'on retrouve toute sa puissance romanesque, Guillaume Sire érige une mythologie sur la terre de son enfance.

17/06/2021, 06:29

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L'Espion français, de Cédric Bannel : S'il tombe, il tombera seul... 

BONNES FEUILLES - Au sein de la DGSE, il existe une entité ultra secrète dont les membres ont une mission : tuer ceux qui s'en prennent à la France. Edgar est l'un d'eux. Il a la trentaine et plusieurs assassinats ciblés à son actif. Il n'y trouve aucun plaisir, simplement il veut défendre la république. Sa nouvelle cible est une femme, la « Veuve blanche », réfugiée en Afghanistan.

16/06/2021, 11:27

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Un été avec Albert de Marie Pavlenko : racines, ne pas oublier 

YOUNG ADULT - Après son apparition dans le recueil Elle est le vent furieux et son dernier roman Et le désert disparaîtra, Marie Pavlenko revient avec Un été avec Albert aux éditions Flammarion. La quatrième de couverture, à l’image du roman, dissimule bien plus qu'elle ne révèle l’été que Soledad s’apprête à vivre aux côtés de sa grand-mère… Un récit court et addictif aux frontières du fantastique, porteur de messages forts sur les liens entre humains ainsi que notre dépendance à la Terre.

15/06/2021, 13:16

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Où est Anne Franck ?, roman graphique signé Ari Folman et Lena Guberman

BONNES FEUILLES - Co-réalisé par Ari Folman, cinéaste israélien, et Lena Guberman, dessinatrice israélienne, Où est Anne Franck ?, sera publié par les éditions Calmann-Lévy le 27 octobre 2021. Après Le journal d’Anne Frank, adapté en roman graphique avec David Polonski en 2019 chez Calmann-Lévy, Ari Folman poursuit son travail de mémoire avec une visite poétique et familiale à Anne Frank, qui résonne fortement avec l’actualité.   

15/06/2021, 09:47

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L’éditeur et correcteur libertaire Marc Tomsin est mort

Membre des mouvements libertaires de l’après-guerre, Marc Tomsin resta attaché aux valeurs anarchistes tout au long de sa vie. Correcteur à L’Humanité puis au Monde, il est également le fondateur des éditions Ludd et des éditions Rue des Cascades. Soutien indéfectible des mobilisations zapatistes, il est mort ce lundi 8 juin des suites d’une chute accidentelle. 

14/06/2021, 16:50

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Insoumission française de Sonia Mabrouk : malaise et déclin français 

ESSAIS - Ce que l’on sait d’elle : Sonia Mabrouk est née le 17 décembre 1977 à Tunis. Nationalisée française en 2010. Très jeune elle baigne dans les hautes sphères de la politique tunisienne, son grand-père n’est autre que Mongi Mabrouk, Ministre du commerce et compagnon de route de Habid Ben Ali Bourguiba, Président de la République tunisienne de 1957 à 1987, fer-de-lance du mouvement pour l’indépendance de la Tunisie. 

11/06/2021, 13:32

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Trek, de Pete Oswald : en randonnée avec Papa

BONNES FEUILLES – Le célèbre illustrateur new-yorkais Pete Oswald signe un nouvel album, Trek. L’histoire vous plongera dans un univers tendre, dans lequel la découverte de la nature rejoint l’exploration de la relation entre un père et son fils.

11/06/2021, 13:21

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Astérix et Obélix cèdent la vedette à Idéfix, cabot de Lutèce

Idéfix, qui accompagnait, depuis 1959, le célèbre duo créé par René Goscinny et Albert Uderzo, devient la star de sa propre bande dessinée. En collaboration avec les illustrateurs Jean Bastide et Philippe Fenech, les éditions Albert René présentent la première bande dessinée ayant pour héros le renommé Idéfix. Idéfix et les irréductibles sortira en librairie le mercredi 16 juin 2021. 

11/06/2021, 09:03

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Malacarne, Urbi et Orbi : l'Italie, en plein coeur 

ROMAN ETRANGER - Avec cet ouvrage, on entre dans une superbe découverte éditoriale dont l'originalité m'a séduit : deux romans tête-bêche, rassemblés dans un seul livre et imprimés l'un à partir de la première de couverture et l'autre à partir de la quatrième, comme pour lancer deux flèches dans une même direction vers une sorte de point focal : les éléments marquants de la société italienne.

10/06/2021, 11:29

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Disparition de l’écrivain Michel Host, emporté par la Covid

Michel Host, lauréat du Prix Goncourt 1986 pour son roman Valet de nuit (Grasset), est décédé dimanche 6 juin 2021 à Paris. Parti à l’âge de 79 ans, ses proches indiquent qu’il est décédé des suites du coronavirus. Né Yves Chavatte en 1942, ce fils de parents français aura grandi en Belgique.

09/06/2021, 12:43

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Disparition du poète Matthieu Messagier

Matthieu Messagier, poète français, est décédé le mardi 1er juin 2021 à l’hôpital de Trévenans (Bourgogne-Franche-Comtée). Agé de 72 ans, il avait dédié sa vie à l’écriture. Fils du peintre Jean Messagier, représentant de la tendance abstraite de l'École de Paris, et de l'artiste céramiste Marcelle Baumann-Messagier, il écrivait depuis son plus jeune âge et ne cessa jamais de le faire.

08/06/2021, 13:39

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Un jour ce sera vide : On est très sérieux quand on a 10 ans

ROMAN FRANCOPHONE - Un jour ce sera vide d'Hugo Lindenberg faisait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021, qui vient d'annoncer sa sélection finale. Un premier roman étonnant de grâce et de maîtrise.

[Màj 7 juin 2021 : le titre remporte le Prix du Livre Inter 2021] 

07/06/2021, 12:00

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Philippe d'Orléans, Le Régent absolu 

BIOGRAPHIE HISTORIQUE - En 25 chapitres qui suivent pas à pas l’itinéraire du fils de Monsieur, le frère de Louis XIV, et de Madame – la princesse Palatine -, devenu « le Régent » pendant la minorité de Louis XV entre 1715 et 1723, Alexandre Dupilet dresse un portrait renouvelé, tout en nuances, de ce libertin à la réputation sulfureuse, celui que même Montesquieu ne parvenait pas à cerner, le qualifiant d’« indéfinissable ».  

L’ouvrage vient d’être couronné lauréat du Prix Château de Versailles du livre d’histoire. Joël Cornette, membre du Jury, nous présente ce texte.

 

07/06/2021, 10:58

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De la haine à l’amour, il n’y a qu’un clap : Agent of my Heart!

Autrefois brimée à l’école, Chitose Saejima est aujourd'hui une manager forte et autoritaire. Et de l’autorité, il va lui en falloir pour gérer Sena Fujishiro, la superstar de l'agence artistique où elle travaille. Si les talents d’acteur de ce dernier sont indiscutables, sa tendance à draguer et à mentir compulsivement va donner du fil à retordre à Chitose… D’autant qu’il semblerait que leurs routes se soient déjà croisées !

05/06/2021, 11:22

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Colin Niel, Entre fauves : qui est la proie ? qui est le prédateur ?

ROMAN NOIR FRANCOPHONE - Entre fauves de Colin Niel, paru au Rouergue cet automne, fait partie de la sélection de 36 titres sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021, dont ActuaLitté est partenaire. Un double récit sous tension, l'homme ramené à ses instincts et sensations les plus primaires.

[Maj 05/06 : Colin Niel est lauréat du Prix Libraires en Seine 2021] 

05/06/2021, 10:02

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Frère d’âme : le chant tragique du conte guerrier

ROMAN FRANCOPHONE - C’est la voix du tirailleur sénégalais Alfa Ndiaye qui se fait entendre, à la manière d’un griot, dès l’ouverture de Frère d'âme publié lors de cette rentrée littéraire 2018 par David Diop. Une voix de conteur africain, aux formules répétitives, presque incantatrices, souvent poétiques. Un récit qui s’enracine dans l’expérience traumatisante de l’agonie et de la mort au front, près des tranchées de Mademba Diop, ce tout jeune homme qui était plus qu’un frère pour Alfa Ndiaye. [MAJ 03/06/2021 : Frère d'âme, par ailleurs multi récompensé depuis sa parution, est lauréat de l'International Booker Prize 2021.]

03/06/2021, 11:30

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Héritage de Miguel Bonnefoy, une fresque familiale entre histoire et voyage

ROMAN FRANCOPHONE - La maison de la rue Santo Domingo à Santiago du Chili, cachée derrière ses trois citronniers, a accueilli plusieurs générations de la famille des Lonsonier, arrivés des coteaux du Jura. Bien des années plus tard, un drame sanglant frappera les Lonsonier. Emportés dans l’oeil du cyclone, ils voleront ensemble vers leur destin avec, pour seul héritage, la légende mystérieuse d’un oncle disparu. Héritage de Miguel Bonnefoy fait partie des 5 titres sélectionnés pour le Prix des Libraires 2021.

[Maj 2 juin 2021 : Le titre de Miguel Bonnefoy est lauréat du Prix des libraires 2021 ]

02/06/2021, 22:36

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Vénus Khoury Ghata, Ce qui reste des hommes : Rester libre, obstinément 

ROMAN FRANCOPHONE - Dans l'agence funéraire, Diane vient de choisir le marbre rouge destiné à la concession qui sera son ultime domicile. Totalement à l'encontre de l'avis de l'employé qui lui a présenté son catalogue, lui expliquant que des noirs ou des gris seraient tout de même mieux adaptés ! Et puis, quelle idée d'avoir demandé une concession pour deux alors que de mariages en divorces, d'aventures en passades, elle nage aujourd'hui en plein désert de solitude seulement entrecoupée de ses échanges avec son amie Hélène !

02/06/2021, 22:35

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Comme sur un nuage : amitié et homosexualité au lycée

MANGA - Dai vient d’arriver dans un nouveau lycée. Enjoué et bon vivant, il n’a aucun mal à se faire des amis. Mais il remarque vite qu’un garçon de sa classe est tenu à l’écart. Les rumeurs disent qu’il est gay… Dai compte bien devenir ami avec lui et rompre l’injustice !

02/06/2021, 22:35

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Alyson Ford, graine d’héroïne

BANDES DESSINEES - Après Cerise et ses carnets à succès ou Enola (aux éditions de la Gouttière), Joris Chamblain donne naissance ici à une nouvelle jeune héroïne aventureuse. À 11 ans, jeune et brillante élève au prestigieux Canterbury College, Alyson Ford parle plusieurs langues, excelle en sports mais aime surtout grimper aux arbres. Elle est la dernière descendante d’une grande famille d’explorateurs et de chasseurs de trésors, dont les parents sont justement partis en Amazonie à la recherche de son grand-père disparu.

02/06/2021, 22:34

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Ce matin la mer est calme - Journal d’un marin sauveteur en Méditerranée : agir et raconter

RÉCIT - Antonin Richard ne se destinait pas à devenir marin-sauveteur. En 2016, une formation de journalisme en poche, il quitte Lille et lâche sa caméra pour rejoindre l’ île de Lesbos. Là, il retrouve les activistes de Greenpeace pour participer aux opérations de sauvetage en mer Méditerranée. Militant depuis ses 17 ans, il n’hésite pas lorsque l’ONG lui propose de participer à une mission humanitaire en Grèce.

02/06/2021, 22:25

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Primo-romancier, Tarantino apporte Hollywood en France

Le réalisateur avait promis qu’il se mettrait désormais à écrire des livres, mais des livres sur le cinéma. Et pour commencer, c’est à l’un de ses propres films qu’il s’attaquerait en réalisant l’adaptation, pour une version romanesque, de sa dernière production, Once Upon A Time... In Hollywood. Et cette dernière comptera donc parmi les premiers romans de la rentrée littéraire de septembre, joli coup pour son éditeur français.

02/06/2021, 09:33

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Benoît Sokal : mort d'un passionné, de la BD aux jeux vidéo

C’est avec une profonde tristesse que l’équipe de Microids annonce le décès de Benoît Sokal, survenu le 28 mai 2021 des suites d’une longue maladie. Connu avant tout pour être un talentueux scénariste et dessinateur de bande dessinée, Benoît a aussi marqué l’industrie du jeu vidéo à travers le monde avec ses différentes productions pendant plus de vingt-cinq ans.

29/05/2021, 10:14

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Corot, la mémoire du paysage : peintre serein à la recherche de la lumière

BEAUX ARTS - Jean-Baptiste Camille Corot, né le 16 juillet 1796 et mort le 22 février 1875 à 78 ans fait la jonction entre deux courants artistiques et deux époques. Il naît sous le Directoire et meurt sous la Troisième République. Il a connu le Premier Empire, les soubresauts d’une royauté mortifère, la Révolution de 1848, le Second Empire, la Commune en 1871 et les débuts de la révolution industrielle. Véritable témoin d’une société en pleine mutation c’est pourtant loin des villes qu’il se sent le mieux, là où tout est calme, en pleine nature. 

25/05/2021, 09:57

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Les 24 saisons de Nanako de Pascale Moteki : journal intime des temps d'enfance

ALBUM JEUNESSE - Nanako Kotabe aura bientôt dix ans. Elle vit à Itoshima au Japon, une petite ville sur l’île de Kyushu avec ses parents, sa petite soeur Mayura et sa grand-mère Mamimoon. C’est cette dernière qui lui a offert le calendrier traditionnel Nijushi Sekki que Nanako a converti en journal intime. 

25/05/2021, 09:16

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Femmes au fil du temps : vies privées des femmes ordinaires

DOCUMENTAIRE JEUNESSE - “Les hommes n’ont jamais eu besoin d’être extraordinaires pour apparaître dans les livres d’Histoire”. Répétez cette phrase à voix haute, vous en saisirez encore mieux la portée. Alors que certains droits et libertés sont remis en cause à l’heure actuelle dans le monde, Femmes au fil du temps propose une Histoire au féminin, et parle des femmes ordinaires dans leur vie quotidienne.

 

25/05/2021, 09:14

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L’hôtel de verre d'Emily St John Mandel : vies brisées

POLAR ETRANGER - Fascinée par l’affaire Bernard Madoff, Emily St John Mandel imagine les vies des anonymes entraînés dans la chute de l’escroc américain. Avec délicatesse, elle évoque ces destinées qui, toutes, s’imbriquent étroitement en un gigantesque puzzle.

25/05/2021, 09:13

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Freshkills, Recycler la Terre de Lucie Taïeb : effacer les traces

ESSAI - Lorsque les premiers colons arrivèrent sur les rives du Nouveau Monde, Staten Island, qui ne s'appelait pas encore ainsi évidemment, était un lieu sauvage et marécageux parcouru par de nombreux petits cours d'eau que les Hollandais dénommèrent Kills en le déclinant à l'envie : Fresh Kills fut l'un d'eux mais aussi Great, Arthur, etc....

 

25/05/2021, 09:07

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Décès du poète SAÏD, exilé iranien sur le sol allemand

Exilé en Allemagne, le poète originaire d’Iran SAÏD, est décédé ce 15 mai dernier, nous informe la traductrice Nathalie Huet. L’auteur avait connu, écrivant en allemand, une grande reconnaissance, il reste encore à découvrir pour le public français. Seuls quelques-uns de ses textes furent proposés en traduction par des maisons audacieuses.

25/05/2021, 08:58

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Benjamin Adam, UOS : l'éternité, c'est long, surtout vers la fin

Il y a des livres dans lesquels on se perd, littéralement, avec jubilation. Des livres qui nous dépassent, qui disent, en images, avec force, ce que nous pressentons sans que notre intuition n'ait jusqu'alors trouvé la voie précise pour former en notre pensée des mots, des phrases, des arguments. A n'en pas douter, UOS est de ceux-là. Un grand album pour les grands enfants, un miroir déformant dans lequel le lecteur est confronté à un futur lointain, mais inéluctable, dans lequel un dernier homme erre dans les ruines d'une civilisation éteinte et irradiée.

 

21/05/2021, 11:38

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Pour quelques millions !, entre Paris et La Havane, plonger en enfer 

POLAR FRANCOPHONE - Conrad est le fils de la fondatrice d’une ONG dont l’assassinat à Paris, maquillé en suicide, n’a jamais été élucidé. Il galère depuis, frôlant sans cesse l’illégalité. À quelques encablures de La Havane, Dahlia, abusée par son père, se bat bec et ongles pour éviter à son frère de subir le même sort. Ce sont les deux héros du polar de Carl Pineau, Pour quelques millions! 

 

20/05/2021, 15:00

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Kentaro Miura, créateur de Berserk, est décédé

Voilà quelques jours, la possibilité d’une adaptation sur Netflix de Berserk était définitivement exclue. Ou quasi. Et voici que l’on apprend le décès, survenu le 6 mai, du créateur de cette saga, Kentaro Miura. À 54 ans, le mangaka est mort des suites d’une dissection aortique aiguë, explique un communiqué de son éditeur Hakusensha.

20/05/2021, 09:11