Le 10/07/2011 à 16:18 par Les ensablés
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10/07/2011 à 16:18
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Bientôt, j'irai en Roumanie, le cœur battant et l'esprit curieux. Car ma destination n'est pas Bucarest, la grande ville. Je vais plus loin, près de la Moldavie, à la ville de Iasi (prononcer Iash, d'après ce qu'on me dit).Je suis un des invités du festival du premier roman organisé par le Centre Culturel Français de la ville, et le festival de Chambéry. L'occasion pour moi d'approcher des étudiants et des lycéens roumains, et qui sait? Peut-être d'obtenir la traduction de mon roman "La nuit du Vojd" en roumain?D'après ce qu'on m'a dit, mes lecteurs roumains ont été sensibles au thème de mon ouvrage. Et pour cause: eux aussi ont eu un Vojd (et "une" Vojd peut-être encore pire que le mari). Pendant des années, la méfiance généralisée, la peur diffuse, furent le lot des Roumains. Comme les esclaves du temps des pyramides, mourant de faim, ils furent mobilisés nuit et jour pour élever le palais présidentiel, une bâtisse démesurée qu'il ne faut pas manquer de voir, à Bucarest. Elle dépasse l'imagination. Le château de Versailles, à côté, apparaît assez modeste.Le palais s'ouvre sur une avenue plus vaste que les champs-Elysées; les immeubles font songer à Haussmann, en plus grand. Pour la percer, le Vojd roumain fit détruire de vieux quartiers et déplacer une église. Le résultat n'est pas aussi terrible qu'on pourrait le penser.La Roumanie, pour moi, c'est aussi ce formidable roman qu'est Dracula, de Bram Stoker. En allant là-bas, si loin, c'est à ce récit auquel je penserai. Chef d’œuvre à mes yeux, aussi bien par son contenu, une histoire palpitante, riche de symboles, que par sa forme, un roman épistolaire qui mêle la correspondance et les journaux intimes de tous les héros. La construction est impeccable. On ne peut pas s'arrêter. Le livre fait rêver, à la nature sauvage de la Roumanie, de ce monde qui semble si lointain, si étrange.Le roman de Dracula est initiatique : Jonathan Harker, en se rendant en Roumanie, y découvre, le Mal, le Sexe et la Mort. Adolescent, ce texte m’a fasciné. Je voulais aussi me rendre en Transylvanie, y vivre en solitaire dans quelque château médiéval, pourvu d’une belle bibliothèque, où se trouverait ma Ligeia. Une femme qui aurait les cheveux noirs, un visage fin et noble, et une peau blanche, immaculée.Les Carpathes. Jules Verne y a situé son roman « Le Château des Carpathes », texte étonnamment romantique dans l’œuvre du grand homme. Mais la contrée, lorsque je l’imagine, me semble l’être naturellement.Dans la Transylvanie de Dracula, les loups hantent les forêts, hurlent autour du burg mystérieux où vit Dracula. La nuit tombe tôt. Les feux de cheminée sont allumés par des domestiques invisibles. Des femmes errent dans le château. Elles sont belles et dangereuses, damnées. En s’ouvrant, les portes grincent, les bougies s’éteignent, soufflées par des ombres. Le ciel, du haut des meurtrières est éternellement orageux. Le ciel est violet et répand sur toutes les choses des teintes de corps décomposés. Et des voix chantent dans les couloirs, des voix de femmes, des chants qui ressemblent à ceux de Lili Boulanger et Debussy.Et il y a le comte, féroce conquérant venant du fond des temps, porteur d’un savoir immense, mort et pourtant vivant.C’est cette immortalité que je lui enviais. Je ne comprenais pas que les héros du roman fassent tout pour n’être pas vampirisés. Moi, je n’hésiterais pas, pensais-je : l’éternité pour lire, apprendre le savoir humain en son entier, découvrir non plus les seuls ensablés de France, mais aussi tous ceux qui, dans le monde, le sont peut-être à jamais, faute d’archéologue.La solitude du lieu, aussi, m’attirait. Au sein de la famille, le bruit, la promiscuité, étaient de rigueur. Je n’étais jamais tranquille. Je voulais partir là-bas, vers le silence, faire quelque chose. Je ne savais pas encore très bien quoi : astronome, astrophysicien, entomologiste. Être seul était la condition sine qua non pour réaliser les grandes choses que je projetais.Je n’ai pas eu mon château des Carpathes, mais j’ai mieux que cela : l’écriture, lieu bien plus solitaire encore que toutes les vallées perdues de la Roumanie. Quand je me mets à ma table, à la lampe, j’éprouve l’impression de fermer une lourde porte derrière moi, à l’abri de tout, protégé des autres et des orages. Je peux être n’importe où, avec n’importe qui, si j’écris, je suis loin, si loin.On me pardonnera ces digressions à la veille de mes vacances où je vais travailler à mon nouveau roman dont le titre provisoire est "Mécanique d'une passion". J'ai en effet remis à mon éditeur mon prochain roman "Une vie pour rien"... Et puis je lirai d'autres ensablés que je vous ferai découvrir en rentrant.Le site sera ré-ouvert en août pour une nouvelle année.
Par Les ensablés
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Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais (1908-1998) - quitta la Pologne à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier, puis parvint à s'évader. Juif et apatride, il partagea alors l'existence précaire de nombre de personnes réfugiées à Marseille dans l'espoir d'obtenir un visa. Grâce à l'aide de son ami Gide, il obtint ce précieux sésame et gagna les Etats-Unis où il vécut plusieurs années, enseignant la littérature. Malaquais n'a publié que trois romans : « Les Javanais » (prix Renaudot 1939), « Le Gaffeur » (publié en 1953), tous deux objets de précédents articles et « Planète sans visa », grand roman de la France sous l'occupation, publié en 1947 et qu'il remania jusqu'à ses derniers jours. Ce roman de plus de 500 pages a été réédité en 1999 après sa mort.
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Abandonnée alors qu’elle n’est encore qu’une enfant, la jeune Halla, orpheline, grandit d’abord au contact du monde sauvage. Recueillie par une ourse, puis élevée par un dragon, elle découvre peu à peu les mystères et les dangers de l’existence avant de croiser la route des humains.
13/03/2026, 18:12
Jim est un jeune homme solitaire, peu bavard, timide avec les femmes, mal à l’aise dans les rapports physiques. Il tombe amoureux. Il en est même presque surpris. Elle l’appelle « son Indien », pour lui, c’est « son amoureuse ». Ils filent le parfait amour, mais, il y a un mais... Jim est parfois absent de lui-même, il a des crises d’angoisse, et ses crises vont s’accentuer lors de la naissance de sa fille.
13/03/2026, 17:30
Un vent de fraîcheur souffle sur les meilleures ventes cette semaine (du 02/03 au 08/03). Et si vous m’aviez dit, il y a quelques mois, que le classement prendrait cette tournure, je vous aurais sans doute ri au nez...
13/03/2026, 13:11
Alice, 26 ans, pensait avoir tout oublié de son agression par le mystérieux Lapin. Mais lorsqu’un incendie dévastateur embrase l’hôpital psychiatrique où elle est internée, la jeune femme se retrouve plongée dans les tréfonds de la Vieille Ville, un labyrinthe sordide aux allures de Pays des Merveilles cauchemardesque.
13/03/2026, 07:00
Pas une plaisanterie du tout, cette parution prévue le 1er avril. On croyait ouvrir un essai sur la technique ; c’est une alerte sur nos nerfs, nos habitudes et notre docilité qui surgit. Laurence Devillers entre dans le vacarme des promesses algorithmiques comme on pénètre une cathédrale de verre bâtie par les Big Tech, avec ses prophètes, ses séductions et ses angles morts. Derrière la conversation fluide des machines, elle traque une question plus rude : que reste-t-il d’un humain qui délègue son jugement ?
12/03/2026, 12:13
Les villages savent enterrer les secrets mieux que les villes. À Boutiers, une nuit de Noël n’a jamais cessé de circuler entre les tables de bar, les souvenirs et les silences. Une famille s’est évaporée en 1972 et, depuis, chacun possède sa version du drame. Entre rumeur, enquête et mémoire collective, le mystère n’a pas disparu : il s’est installé. Et parfois, la littérature devient le seul moyen de regarder ce vide en face.
12/03/2026, 12:13
Comment imaginer son futur quand notre famille le fait déjà si bien pour nous ? Celle de la petite héroïne de Dans les rêves des grands n’imagine que le meilleur pour elle : sa maman rêve qu’elle devienne pilote, ou encore son papa la voit être la première femme présidente.
12/03/2026, 08:00
Celui qui survit veut mourir à la fin, roman d’Adam Silvera traduit de l’anglais par Fabien Le Roy et Cécile Ardilly, paraîtra le 23 avril aux éditions Robert Laffont. Dans ce nouveau volet situé dans l’univers de Et ils meurent tous les deux à la fin, l’auteur explore la rencontre entre deux jeunes hommes dont la trajectoire va être bouleversée par le service Death-Cast, capable d’annoncer à chacun le jour de sa mort.
12/03/2026, 07:14
Avec Souffrance au travail dans le service public, l’avocate Christelle Mazza livre un ouvrage massif – plus de sept cents pages – qui se présente à la fois comme un diagnostic et comme un appel. Diagnostic d’une crise profonde du service public français ; appel à une prise de conscience juridique et politique de ceux qui y travaillent. Préfacé par le psychiatre du travail Christophe Dejours, ce livre s’inscrit dans une tradition critique qui interroge le destin des institutions publiques à l’heure du management et de la dématérialisation de l’État.
11/03/2026, 09:00
Brûle bébé, premier livre de Matthieu Barbin, connu sur scène sous le nom de Sara Forever, paraîtra le 9 avril 2026 aux éditions Au diable Vauvert. Ce récit suit la trajectoire d’Alex, jeune homme issu de la banlieue bordelaise dont la découverte de la danse ouvre un chemin artistique et intime où s’entremêlent quête identitaire, création et rupture avec son milieu d’origine.
11/03/2026, 08:15
Romance challenge, de Susan Lee, paraît le 9 avril dans la collection dédiée aux romances chez Robert Laffont. Ce roman met en scène une passionnée de littérature sentimentale qui tente d’appliquer dans sa propre vie les codes narratifs qu’elle analyse et commente en ligne, avec l’espoir de vivre une histoire digne des romans qu’elle dévore. Un livre traduit par Karine Forestier.
11/03/2026, 07:11
Ici, personne n’entre dans l’âge adulte à pas feutrés. Dans les Terres Bannies, on grandit sous la menace, entre fidélités imposées, récits officiels et violence prête à rompre ses chaînes. Avec Le temps de la terreur (trad. Thomas Bauduret), John Gwynne relance sa mythologie par l’héritage empoisonné : une génération née après les grandes batailles découvre que la paix n’était qu’une trêve armée, et que les vainqueurs, eux aussi, cachent leurs failles sous l’armure. par Théo.
10/03/2026, 11:34
Sous le soleil trop vif d’une île du golfe de Naples, l’adolescence n’a rien d’un été léger. Elle ressemble plutôt à un territoire miné : rivalités, regards, hiérarchies invisibles, premières morsures du désir. Avec Terra Murata, Laura Ulonati installe son roman dans cette zone trouble où l’apprentissage du monde passe par les ruines, la mémoire et les corps qui cherchent leur place. Sortie le 25 mars.
10/03/2026, 11:02
Moi qui désormais ne me passionne plus guère que pour le doux silence de la nature ou pour les Suites pour violoncelle de Bach — et qui dois pourtant quotidiennement batailler avec l’horrible patron du bar sis au rez-de-chaussée de mon immeuble afin qu’il renonce aux basses abrutissantes de sa sono —, je dois confesser que Bruits, le titre du dernier roman d’Anne Savelli, avait de quoi m’agacer…
10/03/2026, 10:36
Jaylen, Jonas et Joshua Jann viennent d’emménager dans la maison voisine. Trois frères, silencieux, presque insaisissables, dont la présence trouble immédiatement l’équilibre du quartier. Depuis la fenêtre de sa chambre, la narratrice les observe chaque nuit. Ce rituel d’observation devient rapidement une obsession. Somber jann : saison 1 de Cynthia Havendean, sera disponible le 16 avril.
10/03/2026, 09:00
Ian Soliane publie Le Pèse-Dieu chez Robert Laffont, dans la collection Ailleurs & Demain, un roman attendu en librairie le 16 avril, qui imagine un futur où les morts continuent d’exister dans un au-delà numérique. L’histoire suit un père qui décide de descendre dans cet espace virtuel pour retrouver sa fille disparue, dans un récit mêlant quête intime et exploration d’un monde situé à la frontière entre la vie et la mort.
10/03/2026, 07:07
Avant la Naples de Maradona et Marek Hamsik, il y eut le Royaume de Naples, et Diego n’en était pas le roi. Alain Blondy raconte une longue histoire, du Ve au XIXe siècle, avec des frontières mouvantes, des capitales qui basculent - Palerme ou Naples -, des dynasties qui se succèdent. Et surtout : l’histoire de Naples est indissociable de celle de la Sicile, tantôt jumelle, tantôt rivale, tantôt tenue par le même souverain, sans jamais se confondre vraiment.
09/03/2026, 18:33
Billy the kid, petit gars né possiblement à New-York, possiblement en 1859, avait possiblement pour vrai nom William Henry Mac Carty, ou alors pas, c’est flou. À l’époque, celle de sa naissance, il n’était pas destiné à rester dans les mémoires. D’ailleurs l’est-il ? Resté dans les mémoires ? Ce qui est resté, c’est le mythe d’un jeune bandit habile au pistolet et dégommé par les autorités avant sa vingt-deuxième année. De ce mythe associé à une poignée de photos et faits avérés, Vuillard tire un portrait plutôt collectif et tout à fait captivant de quelques desperados de l’Ouest américain au XIXe siècle.
09/03/2026, 15:05
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