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Les Ensablés - Il y a 190 ans... Napoléon...

Les Ensablés - Il y a 190 ans... Napoléon...

Le 05/05/2011 à 21:35 par Les ensablés

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05/05/2011 à 21:35

Les ensablés

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Il se mourait dans la touffeur et la pénombre de la petite chambre. Devant sa suite peu nombreuse, il ne parlait plus, il geignait. Son ventre était dur comme le métal. Dehors, les anglais attendaient, doutant encore qu'un tel homme pût mourir. Quelques jours auparavant, le Lieutenant-Général Lowe, encore, avait dit que Buonaparte (sic) jouait la comédie. Mais non, l'Empereur se mourait.

Cela se passait il y a 190 ans à Sainte-Hélène, au milieu de l'océan.

La mort de Napoléon fut digne, courageuse, comme on pouvait s'y attendre: il n'avait jamais craint de s'exposer, par audace, mais aussi par superstition: il croyait en lui, en sa force, et pendant longtemps, il n'avait pas eu tort. Sa chute de si haut a été aussi spectaculaire, terrible, que son ascension.

Pendant les six dernières années de sa vie, enfermé à Longwood, entouré de soldats anglais, de règles tatillonnes destinées à l'humilier, il ne vécut que par la lecture et l'écriture. Quand il ne lisait pas les grands classiques, il dictait ses mémoires à Las Cases, manipulant, comme un romancier, les faits et les descriptions, pour créer une œuvre entre la littérature et l'histoire. Il y a eu une collaboration littéraire entre Napoléon et Las Cases qui mériterait une étude.

Il dicta aussi un commentaire de la Guerre des Gaules, le récit de ses campagnes. Ce sont des milliers de pages rééditées progressivement.

Ce qui me plaît, c'est cette idée que Napoléon trouva son réconfort dans la littérature. C'était un homme complet qui eût réussi dans n'importe quelle vie.

Il n'était pas cruel, il était même bon, parfois. Mais lorsque la bataille arrivait, il demandait beaucoup, sans regret. Il vécut hanté par le seul meurtre dont il se sentît coupable: le duc d'Enghien. Il en parla jusqu'aux derniers jours. Il n'avait pas plus de 51 ans, l'âge de Proust quand il mourut.

Pour l'anniversaire de sa mort, ci-dessous des extraits des Mémoires d'outre-tombe:

Il restait presque toujours renfermé, et lisait Ossian de la traduction italienne de Cesarotti. Tout l'attristait sous un ciel où la vie semblait plus courte, le soleil restant trois jours de moins dans cet hémisphère que dans le nôtre. Quand Bonaparte sortait, il parcourait des sentiers scabreux que bordaient des aloès et des genêts odoriférants. Il se promenait parmi les gommiers à fleurs rares que les vents généraux faisaient pencher du même côté, ou il se cachait dans les gros nuages qui roulaient à terre. On le voyait assis sur les bases du pic de Diane , du Flay Staff , du Leader Hill , contemplant la mer par les brèches des montagnes. Devant lui se déroulait cet océan qui d'une part baigne les côtes de l'Afrique, de l'autre les rives américaines, et qui va, comme un fleuve sans bords, se perdre dans les mers australes. Point de terre civilisée plus voisine que le cap des Tempêtes. Qui dira les pensées de ce Prométhée déchiré vivant par la mort, lorsque, la main appuyée sur sa poitrine douloureuse, il promenait ses regards sur les flots ! Le Christ fut transporté au sommet d'une montagne d'où il aperçut les royaumes du monde; mais pour le Christ il était écrit au séducteur de l'homme. " Tu ne tenteras point le Fils de Dieu. "

Le 3 mai, Napoléon se fit administrer l'extrême-onction et reçut le saint viatique. Le silence de la chambre n'était interrompu que par le hoquet de la mort mêlé au bruit régulier du balancier d'une pendule : l'ombre, avant de s'arrêter sur le cadran, fit encore quelques tours ; l'astre qui la dessinait avait de la peine à s'éteindre. Le 4, la tempête de l'agonie de Cromwell s'éleva : presque tous les arbres de Longwood furent déracinés. Enfin, le 5, à six heures moins onze minutes du soir, au milieu des vents, de la pluie et du fracas des flots, Bonaparte rendit à Dieu le plus puissant souffle de vie qui jamais anima l'argile humaine. Les derniers mots saisis sur les lèvres du conquérant furent : " Tête... armée, ou tête d'armée . " Sa pensée errait encore au milieu des combats. Quand il ferma pour jamais les yeux, son épée, expirée avec lui, était couchée à sa gauche, un crucifix reposait sur sa poitrine : le symbole pacifique appliqué au coeur de Napoléon calma les palpitations de ce coeur, comme un rayon du ciel fait tomber la vague.

Le poète aurait dû savoir que la destinée de Napoléon était une muse, comme toutes les hautes destinées. Cette muse sut changer un dénouement avorté en une péripétie qui renouvelait son héros. La solitude de l'exil et de la tombe de Napoléon a répandu sur une mémoire éclatante une autre sorte de prestige. Alexandre ne mourut point sous les yeux de la Grèce ; il disparut dans les lointains superbes de Babylone. Bonaparte n'est point mort sous les yeux de la France ; il s'est perdu dans les fastueux horizons des zones torrides. Il dort comme un ermite ou comme un paria dans un vallon au bout d'un sentier désert. La grandeur du silence qui le presse égale l'immensité du bruit qui l'environna. Les nations sont absentes, leur foule s'est retirée ; l'oiseau des tropiques, attelé , dit Buffon, au char du soleil , se précipite de l'astre de la lumière. Où se repose-t-il aujourd'hui ? Il se repose sur des cendres dont le poids a fait pencher le globe.

Et puis, je ne résiste pas à vous livrer le texte ci-dessous qui m'a été inspiré par cet épisode. Il me reste à écrire la suite. Il y a eu beaucoup de romans sur Sainte-Hélène, certes, mais tout de même... Voici un début.

CHAPITRE PRÉLIMINAIRE

L’île de Sainte-Hélène n’était qu’un vaisseau un peu plus grand que les autres, un ponton de terre et de rochers où le prisonnier n’avait d’autre loisir que de contempler l’océan, et encore s’en était-il lassé : il vivait reclus. Parfois, il se forçait à une promenade dans son jardin. Alors, aussitôt, les Anglais du camp de Deadwood braquaient leurs longue-vues sur sa silhouette épaissie et voûtée dans son costume de nankin. Certains avaient la chance d’apercevoir son visage devenu jaune, sur le front duquel, ultime souvenir du passé grandiose, flottait encore la mèche rebelle soulevée par les alizés. L’homme marchait tête basse, les mains derrière le dos, et soudain, fatigué, allait s’affaler dans un fauteuil, à l’abri des regards, derrière les arbres qu’il avait fait planter près de la maison.

Le soir, l’officier d’ordonnance en charge de la surveillance du captif indiquait dans son rapport qu’il l’avait aperçu, pliait soigneusement le papier et le remettait à une estafette qui le portait au gouverneur de l’île. C’était un rituel immuable depuis le 15 octobre 1815 date à laquelle le prisonnier était arrivé à Sainte-Hélène. Il avait d’abord été logé au sein d’une famille anglaise dont le cottage, lors d’une promenade, l’avait enchanté. Quelques mois plus tard, il avait emménagé dans ce qui allait être sa tombe : le domaine de Longwood.

Vaste plateau de gommiers battus par les vents venus de la mer, un épais brouillard le recouvrait un jour sur deux, et l’on ne voyait plus qu’à peine la maison de briques et de bois, en forme de T, qui s’y dressait. Elle s’ouvrait sur une véranda où le prisonnier, au début de son séjour, aimait aller rêver lorsque la nuit était venue. De là, ses regards embrassaient toute l’île. De ses masses sombres, il devinait la succession des escarpements, s’attachait aux lumières des camps anglais chargés de  le garder, et à celles des rares maisonnettes nichées dans les vallons obscurs. Il écoutait un moment les grondements de l’océan mêlés aux bourrasques, rêvait de vengeance, de gloire, puis il rentrait retrouver les rares compagnons qui l’avaient suivi dans sa captivité.

Avec les années, leur nombre n’avait cessé de diminuer. Tous étaient usés par l’ennui, par une sourde mélancolie qui exaspérait les sens, et les rendait presque fous d’angoisse, car les jours passaient sans que rien ne vint troubler leur implacable arrangement. Le captif était peu à peu abandonné, et lui qui avait été si fort, lui dont la volonté était légendaire, il tremblait comme un enfant à l’idée de cette solitude absolue qui le menaçait.

Il ne voulait plus penser. Ses compagnons étaient le seul rempart le protégeant de ses souvenirs qui, dans la nuit, le réveillaient dans sa petite chambre. Alors, pour la millième fois, il mesurait ce qu’il avait perdu et maudissait les erreurs commises. Il appelait son valet de chambre endormi. « Marchand, disait-il, lis-moi quelque chose, vite. » Le valet s’exécutait, et cela durait des heures, jusqu’au matin, où, pourvu qu’il y eût un peu de soleil, l’étau qui étouffait le captif se desserrait. Dans sa jeunesse, il avait aimé Rousseau, les tempêtes, et même la tristesse, mais alors celle-ci était douce, éclairée par les années à venir, l’imprévu, et les ambitions. Désormais, c’était une pluie drue sur un désert où rien ne pousserait plus. Il avait des instants de révolte. Il blasphémait, rejetait Dieu : était-il admissible qu’un homme comme lui mourût ainsi ? Alors il se levait, marchait, marchait encore dans la petite chambre, jusqu’à l’épuisement et une lassitude qui le laissaient hébété.

Il finissait par haïr la vie et les hommes. Son corps lui répugnait. Il évitait les miroirs pour ne plus voir ses bajoues enfler un peu plus chaque semaine, et son ventre ressembler à celui des bourgeois dont il se moquait tant lorsqu’il était jeune. « A quoi bon, à quoi bon ? » se disait-il.

La mort était au bout. Il s’y résignait peu à peu, la souhaitait peut-être, ne trouvant plus aucune échappatoire à son ennui. Dans les premiers temps de sa captivité, il avait dicté ses mémoires, satisfait d’en avoir enfin le temps, puis il s’en était lassé comme on se lasse de tout en prison. Il dormait de plus en plus, à tout heure, et se contentait de la conversation médiocre de ses compagnons. Il savait que ceux-ci, sitôt seuls, relataient dans leurs journaux intimes ses moindres propos. Aussi, cachant son désarroi, parvenait-il à jouer la comédie afin de léguer à la postérité une certaine idée de lui même ; celle d’un homme indomptable, incapable de compromis, et indifférent à la souffrance. Mais, et là était son drame, la solitude des nuits le mettait en face de l’homme nu, et il ne savait plus, à force d’avoir été ce qu’il voulait paraître, qui il était vraiment. En lui il sentait bouillir un étrange précipité d’angoisse, d’amour, de désarroi, qui l’étonnaient et dont il ignorait la part de sincérité, n’ayant jamais été sincère vis-à-vis des autres et de lui même.

Il enviait ces prisonniers qui ont le droit de gémir et recueillent des autres un peu de compassion, de ce miel qui auréole la douleur d’un peu douceur. Mais de celle-ci, il n’aurait jamais rien, pas même au moment de sa mort qu’il faudrait rendre majestueuse.

La mort, justement, s’annonça enfin, et il l’accueillit avec une placidité que l’on attribua au courage, mais qui n’était que la forme la plus achevée du désespoir. Elle vint, précédée de douleurs croissantes à l’estomac, de torpeurs malsaines, de fièvres soudaines, de rémissions qui lui donnaient, malgré son état moral, de lâches soulagements. Le 17 mars 1821, après une courte sortie, il se coucha pour ne plus se relever. Les maux s’aggravèrent. Il mangeait à peine, vomissait aussitôt dans des souffrances qui le rendaient inconscient. Il se croyait mort et, quand il se réveillait, gémissait en renvoyant ce monde qui ne lui plaisait plus.

En avril, il dicta son testament à celui que, dans sa faiblesse, il appelait « son fils », le général Montholon. Il y mit toute la fougue qui lui restait et demeura épuisé quand il l’eut achevé. La douleur, alors, dévora sa lucidité : il oublia son nom et où il était. Ses compagnons le maniaient comme un petit enfant. Lui, si pudique, se laissait malmener, torcher, nourrir, sans même s’en rendre compte. Les instants de conscience se faisaient rares, et il ne les souhaitait plus, se disant que la vie est décidément bien faite, qui s’accommode de la mort quand elle arrive.

Vers la fin du mois d’avril, plus personne autour de lui ne se faisait d’illusions sur son sort, à l’exception des Anglais, du gouverneur Hudson Lowe en particulier qui le soupçonnait de feindre la maladie pour être rapatrié en Europe. Mais lorsque Arnott, médecin britannique, fut appelé à son chevet, Lowe lui même dut admettre que les jours de son prisonnier étaient comptés.

Lorsque commença la journée du cinq mai 1821, Napoléon n’avait plus que quelques heures à vivre.

Hervé BEL

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac : "La dernière harde" de Maurice Genevoix

En ce début novembre où la campagne automnale résonne des aboiements des chiens et des coups de fusil, la lecture de la Dernière Harde de Maurice Genevoix se savoure comme une gourmandise de saison. Nul besoin d’être passionné de chasse ou féru de vénerie pour partager la vie mouvementée et captivante de la harde des Orfosses.

15/12/2019, 09:00

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Les Ensablés – "Miroir du temps" d'André Suarès (1868-1948)

Paru aux éditions Bartillat, Miroir du temps est un recueil d’articles d’André Suarès - certains inédits - de préfaces, de fragments de correspondance, voire de documents plus intimes encore, comme le testament de l’écrivain : peu de livres permettront de saisir aussi complètement un auteur qui sort lentement d’un oubli et dont les plus connaisseurs parmi les lecteurs ne pouvaient citer que le Voyage du Condottiere.
Ce recueil de textes parvient à restituer, en marquant la chronologie, les thèmes qui habitent son oeuvre. Des thèmes dont l’actualité permet de rendre cet auteur à son temps tout en le ramenant au nôtre. André Suarès écrivit toute sa vie le manifeste d’un art nouveau, qu’il souhaitait tout à la fois classique et régénérateur ; à l’imitation aussi de ce Speculum majus, ce Miroir dans lequel Vincent de Beauvais mit toutes les certitudes du Moyen-Age et qui voulut, selon Louis Gillet, « lier en système tout l’héritage des connaissances venues de l’Antiquité, le legs intellectuel de la Grèce, avec les vérités de la Révélation ».             
Après avoir lu avec attention l’érudite préface de M.Barsacq, les amateurs feront de Miroir du temps l’avant-propos nécessaire aux œuvres de ce grand écrivain : toute la diversité, toutes les contradictions de l’écrivain, et l’essence de son style, sont là.

01/12/2019, 09:00

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Anniversaire de Baudelaire : 200 ans, une poésie toujours sulfureuse

Le 9 avril 1821, naissait l’une des plus grandes figures de la poésie française. Poète maudit, inventeur de la modernité, artiste cynique, syphilitique dandy… Baudelaire est toujours auréolé d’une lumière sombre. Sa figure vénéneuse fascine et ses mots résonnent encore aujourd’hui dans la bouche de nombreux artistes. Nous vous proposons un bref retour sur cet héritage.

09/04/2021, 15:45

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400 ans après sa naissance, La Fontaine plus vivant que jamais 

Le 8 avril 2021 a marqué le lancement du 400e anniversaire de la naissance de Jean de La Fontaine dans sa ville natale, Château-Thierry. Le maire de Château-Thierry, Sébastien Eugène, déclare que ces commémorations sont l'occasion « de mieux connaître la personnalité et l’œuvre de Jean de La Fontaine ». 

09/04/2021, 12:20

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Micro Zouzou contre les Maxi-Zinzins : Délire interdentaire !

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Tatiana de Rosnay, Célestine du Bac : une amitié bouleversante 

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09/04/2021, 10:20

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Les Apprentis Samouraïs sont de retour ! 

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08/04/2021, 16:08

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Explorer Paris avec la famille Oukilé

BONNES FEUILLES - Dans ce nouvel album-jeu inédit, la famille Oukilé voyage à Paris. Monsieur et madame Oukilé, leurs enfants Flore et Nestor, et le petit chien Opié se baladent dans les rues de Paris. La ville est grande et les personnages se perdent souvent. C'est au lecteur de les retrouver… 

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Le cerf-volant, un nouveau livre de Laetitia Colombani en juin prochain

Les éditions Grasset annoncent la parution d'un nouveau roman de Laetitia Colombani en juin prochain. L'autrice de La Tresse publiera Le cerf-volant, récit d'une rencontre entre trois générations de femmes, où solidarité, sororité et esprit de résistance se mêlent joyeusement...

08/04/2021, 15:28

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Mort d'Antoine Martin, écrivain “tout d'élégance et d'humour”

Antoine Martin était né en 1955. Romancier, nouvelliste, traducteur d’espagnol, de catalan et d’italien « aucun code de langue latine ne pouvait lui résister. Aucun sud », indique son éditrice. Il avait adopté un style brillant et un humour sans faille à la recherche d’une littérature qui ne se prend pas au sérieux. Son éditeur, Au Diable Vauvert, lui rend hommage, alors que l'auteur est décédé d'une longue maladie.

08/04/2021, 08:57

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Jean Hatzfeld, Là où tout se tait : les cris, le silence

RECIT - Lorsque j'ai eu tourné la dernière page de Dans le nu de la vie qui est le premier des trois ouvrages constitutifs du recueil intitulé Récits des marais rwandais écrits par Jean Hatzfeld, je m'étais promis de poursuivre ma lecture, mais plus tard, une fois digérée cette première incursion dans une page des plus sombres de l'humanité (qui, dans ces cas-là, ne mérite plus du tout de « h » majuscule !). Mais quand Là où tout se tait m'a récemment été offert suite à sa parution tout aussi récente, alors que le malaise ressenti précédemment est encore loin d'être totalement dissipé, cela a un peu « forcé la main » de mes lectures. Ce livre n'a en rien dissipé mon trouble. Bien au contraire.

07/04/2021, 19:27

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L'univers sous mes pieds, la tête dans les étoiles. 

ESSAI - Le livre de Blandine Pluchet commence comme un film en accéléré : du Big Bang aux premiers atomes, des forces gravitationnelles aux étoiles, aux galaxies et aux trous noirs, des poussières d'étoiles aux planètes, astéroïdes et comètes, de l'espace intersidéral à la vie ! Un réveil assez époustouflant qui lui aura été soufflé par l'observation d'une nuit à la « belle étoile ».

07/04/2021, 17:29

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L'Espionne de Marie-Aude Murail : des secrets dans les cases 

BONNES FEUILLES - Shhhhhhhhht ! C'est tout de même curieux... Mais où était donc passée l'espionne ??? Au fait, la reconnaissez-vous ? C'est sous l'irrésistible trait d'Eglantine Ceulemans que Romarine, l'héroïne de Marie-Aude Murail, fait son entrée chez BD Kids. 

 

07/04/2021, 15:48

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Les Collectionneurs d'images : Féroe, la traversée des îles

BONNES FEUILLES - Djalli mourut le premier d’une méningite, Ingimar fut emporté au fond de l’eau par un filet de pêche, on retrouva le corps de Staffan dans la commune libre de Christiania à Copenhague, Fríðrikur fut lâchement assassiné, Olaf mourut d’une maladie interdite et Kári fit leur éloge funèbre. Les Collectionneurs d'images de Jóanes Nielsen les suit durant plus de quarante années, offrant à la littérature nordique un chef-d’oeuvre de vie, de rires et de larmes .

07/04/2021, 15:14

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Le dessinateur et scénariste Michel Koeniguer est mort

Créateur de la trilogie Bushido, Michel Koeniguer s’était peu à peu spécialisé dans le domaine des séries de guerres, illustrant avec brio les conflits irakien et vietnamien. Il est mort ce 6 avril 2021 d’un arrêt cardiaque à 49 ans.

 

07/04/2021, 12:34

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Cinq femmes, trois générations, une grande histoire d'amour.

BONNES FEUILLES - De l'Inde aux États-Unis, les destins entremêlés de femmes incroyables. Tara et Sonia ont respectivement 17 et 15 ans lorsque leurs parents décident de quitter l’Angleterre pour s’installer aux États-Unis au début des années 70. D’origine bengali, elles vont devoir apprendre à mêler les traditions familiales avec leur nouvelle vie américaine.

07/04/2021, 09:24

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Journée parfaite : prendre le temps d'être heureux 

ALBUM JEUNESSE - Une forêt, quelques arbres, un bosquet : le décor est posé. Aux animaux maintenant de l’habiter, au lapin de s’y mouvoir, d’interagir avec d’autres bêtes et vivre chaque moment intensément. Toutes les activités sont considérées avec une même importance et le jeu se hisse au niveau de la réflexion, du frisson, du repos ou de l’amour. Ce livre engage ainsi à profiter de chaque occupation et contrarie cette idée par trop répandue qu’il faut rentabiliser son temps : chaque instant, quel qu’il soit, passe et il est important de le goûter. Journée parfaite nous montre avec délicatesse que le temps s’écoule doucement à travers la simplicité des tâches qui permettent de l’apprécier.

06/04/2021, 18:43

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Artiste hongroise engagée, Krisztina Tóth, en résidence à Cognac

Krisztina Tóth, autrice hongroise réputée, sera présente à Cognac du 16 octobre au 22 novembre 2021 dans le cadre de la résidence d’écriture Jean Monnet. Autrice renommée et engagée, elle a récemment fait l’objet de pressions de la part du gouvernement Orbán. 

06/04/2021, 18:22

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L'Odeur de la pluie : grandir trop vite, franchir les frontières 

YOUNG ADULT - L’Odeur de la pluie est un roman qui ose, un roman qui expose la teinte parfois sombre des événements qui poussent un adolescent à grandir trop vite. Dans son premier livre, Gwendoline Vervel va plus loin dans le roman d’apprentissage. Plus que la transformation du corps, l’auteure n’a pas peur d’aborder des sujets difficiles tels que le harcèlement, les agressions sexuelles et le viol. 

06/04/2021, 15:05

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Des graffs dans la nuit : au fond des grottes, l'éblouissement de l'énigme 

RECIT FRANCOPHONE - Depuis l’enfance où son père instituteur l’amenait récolter des fragments de poterie, des silex ou des dents humaines dans les grottes ou au pied des dolmens de l’Ardèche, Jean-Jacques Salgon, écrivain et scientifique de formation, passionné d’art, a gardé un goût prononcé pour la préhistoire. En 2004, il a eu la chance de visiter la grotte Chauvet et, plus récemment, celle moins connue de Baume Latrone, dans le Gard...

06/04/2021, 14:31

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Mini cache-cache Petit Ours Brun : Où êtes-vous, petites fraises ? 

Une nouvelle collection de livres à volets en feutrine colorée pour les tout-petits. Où se cachent les fraises, le hérisson et le soleil ? Six objets du jardin sont à retrouver derrière des volets, pour le plaisir et l’émerveillement des tout-petits. 

06/04/2021, 10:33

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Décès de Jeanne Hyvrard, juriste, autrice et féministe

Autrice d’une vingtaine d’ouvrages, Jeanne Hyvrard était née à Paris en 1945. Économiste de formation et de profession, elle aura, durant une quarantaine d’années, multiplié les œuvres littéraires originales : romans, théories-fictions, récits, essais, poèmes, chansons de geste et même un livret d’opéra.

05/04/2021, 11:50

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Dante est mort ! Vive Durante degli Alighieri !

HISTOIRE - Il y a 700 ans disparaissait un génie. Il y a 700 ans, Dante nous quittait et nous ne nous en sommes toujours pas remis. Des monuments, des films, des partitions musicales, des jeux vidéo, son profil sur la pièce italienne de 2€ et depuis le 25 mars 2020, une journée officielle de commémoration approuvée par le Conseil des ministres italien. Et tout cela majoritairement grâce à une œuvre, la Divine Comédie. 700 ans plus tard, un autre livre fait date, celui d’Alessandro Barbero, spécialiste d’histoire médiévale, publié chez Flammarion et traduit de l’italien par Sophie Royère. Son titre ? Dante

05/04/2021, 11:31

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Jésus comme un roman : Marie-Aude Murail sur les traces du Christ

« Tu peux croire en Dieu, ou pas. Tu peux croire en ce Dieu-ci plutôt qu’en ce Dieu-là. Ce que cet homme, ce Jésus a dit, ce qu’il a vécu il y a plus de 2000 ans, n’est pas pour moi une question de foi, mais une question d’actualité. Réfléchir sur son message peut infléchir notre vie et bousculer notre façon d’aimer », assure Marie-Aude Murail.

02/04/2021, 16:13

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Frère Wulf de Joseph Delaney : découvrez le spin-off de L'Épouvanteur

BONNES FEUILLES – Voici un roman qui signe le retour très attendu de Tom Ward et la naissance d'un nouvel épouvanteur ! Joseph Delaney entame un spin-off de la saga culte, avec le retour de personnages incontournables, Tom Ward et Alice, et l’arrivée de nouveaux, Frère Wulf et William Johnson. Le tout ouvrant des portes sur un nouveau monde, les Enfers, où règne une puissante antagoniste, Circé, déesse tout aussi terrifiante que fascinante. 

 

 

02/04/2021, 16:11

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La toile implacable de La Femme de l'ombre 

POLAR GLACIAIRE - Fin 1940 : cela fait déjà plusieurs mois que, après une attaque fulgurante, les armées allemandes ont envahi le Danemark. Ce soir-là, Osvaldur, un étudiant en médecine islandais inscrit en faculté à Copenhague, rentre chez lui, inquiet : il a appris que la Gestapo a arrêté Christian, un étudiant qui, comme lui, s'est engagé dans la lutte de l'ombre contre l'envahisseur.

01/04/2021, 16:24

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Les enquêtes du Docteur Énigmus : La malédiction des 12 portes

Intrigués par le testament du grand-oncle d'Énigmus, l'inspecteur et sa fidèle acolyte, Tatiana, se retrouvent projetés à travers onze univers merveilleux... ou terrifiants ! Ce n'est qu'en répondant aux énigmes qui leur sont posées qu'ils pourront se sortir de ces mondes étranges et déroutants. Ce livre d'énigmes régalera les 8-12 ans avides de mystères et d'enquêtes à résoudre. 

01/04/2021, 15:10

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Énigmes à tous les étages 8 : arts, arnaques et micmacs

Le huitième volume de la collection, 12 énigmes originales à résoudre, avec pour chacune un domaine artistique différent, des personnages loufoques, des situations farfelues. Cette fois, les énigmes se déroulent dans tous les milieux de l'art ! Un livre-jeu au concept unique sur le marché de l'édition jeunesse : de grandes doubles-pages à plier qui se transforment à chaque enquête pour le plaisir du lecteur qui s'improvise détective, cette fois-ci dans le monde déjanté des arts. 

01/04/2021, 15:10

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Aller-double de Pef : libres roues sur les chemins d'enfance

BONNES FEUILLES - Bien sûr Motordu et sa belle lisse poire, bien sûr, le monstre poilu... Si Pef est connu de millions d'écoliers, on le connait moins devenu grand, trésor de délicatesse et d'humour. Sachez-le, Pef est né avec un guidon entre les mains. Et pour lui, un vélo n’est pas autre chose qu’un avion rivé au sol mais qui s’incline avec grâce dans les virages...

31/03/2021, 17:26

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Un lieu de justice, au cœur du Tribunal de Grande Instance de Paris

BONNES FEUILLES - Avec son précédent livre Pontée, Jean-Paul Honoré nous avait embarqué dans l’univers d’un cargo porte-conteneurs ; avec Un lieu de justice, il explore cette fois un autre vaisseau géant, lieu de justice et d’humanité où rien n’échappe à l’intrus, au tamis quasi-archéologique de son écriture : le nouveau Tribunal de Grande Instance de Paris

31/03/2021, 16:36

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Les désastreuses conséquences de la chute d’une goutte de pluie

ALBUM JEUNESSE - Combien de temps dure la chute d’une goutte de pluie ? Le temps de présenter les différents protagonistes d’un drame à venir.  Chaque nouveau livre d’Adrien Parlange est une merveille. On ne sait jamais où l’auteur va nous emmener, quelle astuce matérielle, graphique ou narrative il va inventer pour nous raconter une histoire sensible et poétique. D’une incroyable constance, il se renouvelle d’album en album en sachant toujours toucher juste, trouver un moyen original pour exprimer une forme de tendresse. Les désastreuses conséquences de la chute d’une goutte de pluie, au contraire de ce que voudrait faire croire son titre, ne déroge pas à la douceur de ses prédécesseurs. 

31/03/2021, 16:25

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Frère d’âme : le chant tragique du conte guerrier

ROMAN FRANCOPHONE - C’est la voix du tirailleur sénégalais Alfa Ndiaye qui se fait entendre, à la manière d’un griot, dès l’ouverture de Frère d'âme publié lors de cette rentrée littéraire 2018 par David Diop. Une voix de conteur africain, aux formules répétitives, presque incantatrices, souvent poétiques. Un récit qui s’enracine dans l’expérience traumatisante de l’agonie et de la mort au front, près des tranchées de Mademba Diop, ce tout jeune homme qui était plus qu’un frère pour Alfa Ndiaye. [MAJ 31/03/2021 : Frère d'âme, par ailleurs multi récompensé depuis sa parution, est en lice pour l'International Booker Prize 2021.]

31/03/2021, 11:30

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Sénégal : le chant des souvenirs épars 

ALBUM JEUNESSE - L’évocation d’un souvenir de jeunesse est l’occasion d’autres réminiscences par association d’idées, de matières ou de couleurs. Celles-ci tournent autour du mystère d’un chant, entonné par une figure maternelle dont la cause des larmes qui s’écoulent sur les joues demeure inconnue.

30/03/2021, 17:27

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Jefferson, hérisson détective : le miroir de la fable

ROMAN JEUNESSE - Roman jeunesse ou fable sur le vivre-ensemble, Jefferson fait rêver et penser. L'on voyage avec ces animaux rigolos, à plumes, à poils, à cornes, dans l'inhospitalière contrée humaine. Mais attention au miroir. C'est celui qui le dit qui y est ! Et le voyage se poursuit en soi-même.

[ MAJ 30/30/2021 : Cette chronique a initialement été publiée en avril 2018. Ce jour, Jean-Claude Mourlevat est lauréat du Prix Astrid Lindgren 2021, connu comme le « Prix Nobel de la littérature jeunesse ». Le jury a tenu à souligner combien « Jean-Claude Mourlevat revisite brillamment la tradition du conte, abordant les sujets les plus beaux comme les plus difficiles. Ses récits abolissent le temps et l'espace et évoquent dans une prose onirique et efficace des questions éternelles comme le désir et l'amour, la vulnérabilité et la guerre. L'œuvre toujours surprenante de Mourlevat ancre la trame antique de l'épopée dans une réalité contemporaine ». ]

30/03/2021, 15:14

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Le guide de la fabrication : l'impression de livres, brochures et autres supports 

BONNES FEUILLES - Fruit de plus de trente-cinq ans de travail dans le secteur du livre et de l’imprimé, cet ouvrage s’adresse aux apprentis fabricants, aux graphistes, aux éditeurs et à tous les acteurs du monde de la communication et de la publicité. Chose amusante, c'est dans un livre que l'on apprend comment imprimer des livres : une forme de métatexte ?

30/03/2021, 13:01

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La source : là où naissent les légendes 

BONNES FEUILLES - Tiltil et Yonas ont grandi à Rivebelle, un paisible village de pêcheurs au bord de l’Ardin. Rien ne trouble cette paix, pas même les récits inquiétants de ces voyageurs éméchés, le soir, au comptoir du Bateau Ivre, qui parlent avec chaleur de la cité d’Annandelle aux tours dressées vers le ciel, de la sombre forteresse de Toll-Ammon, autrefois gardée par les elfes, et des orques qui se terrent à l’ombre des montagnes. 

30/03/2021, 10:51

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Leonard Cohen, Sisyphe à la guitare

BANDES DESSINEES - Suzanne, Marianne, Jean Yanne… cherchez l’intrus. En effet, le troisième n’a jamais été un succès musical de Leonard Cohen. Pas certain que les deux hommes n’auraient pas trouvé une voix (une voie ?) pour s’entendre. Pour autant, Philippe Girard a décidé de consacrer une bande dessinée au chanteur canadien, mort en novembre 2016. Leonard Cohen. Sur un fil, nous raconte la musique, la poésie, les drogues, les femmes… et la dépression chronique. Mais le talent avant tout.

30/03/2021, 10:49

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Géomimétisme : emprunter à la terre ses propres solutions 

ÉCOLOGIE - Encore un ouvrage qui surferait sur l'énorme vague (bien sûr actuellement un peu masquée par l'omniprésent coronavirus) des craintes suscitées par les changements climatiques, vont penser certains ! Mais accrocher son petit wagon à un train en marche n'est pas porter la responsabilité de ces changements qui commencent à rider la surface auparavant bien lisse de notre tranquillité aveugle.

30/03/2021, 10:23