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Les Ensablés - Notes de voyage de Laurent Jouannaud: "Oublier Palerme" de E. Charles-Roux (1920-2016)

Mon cher Hervé, les journaux ont beaucoup parlé, à sa mort, d’Edmonde Charles-Roux qui a reçu le prix Goncourt en 1966 pour Oublier Palerme. Je n’ai pas lu ce roman, ni aucun autre livre d’Edmonde Charles-Roux. Un prix Goncourt datant exactement d’il y a cinquante ans, un demi-siècle, est-ce que ça vaut encore la peine d’être lu ? On sait qu’un Goncourt ne devient pas forcément un classique. L’auteur a peu écrit, son nom n’est associé à aucun courant littéraire. Et je ne sais absolument pas de quoi parle ce roman dont le titre est assez mystérieux. J’ai emprunté le livre en bibliothèque. Ce sont 324 pages, à l’écriture très serrée.

Le 22/02/2016 à 08:55 par Les ensablés

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22/02/2016 à 08:55

Les ensablés

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 Goncourt 1966

Par Laurent Jouannaud

Surprise dès le premier paragraphe  : « A New York, cela étonnait un homme en noir assis sur le pas de sa porte. Même dans la ville basse, même au coin de Mulberry Street[1] cela étonnait. Je reverrai toujours Carmine Bonnavia tel qu’il m’est apparu ce jour-là, borne sombre contre laquelle j’ai buté. » Je m’attendais à la Sicile et me voici aux USA. Mais j’ai compris : les Siciliens d’Amérique n’arrivent pas à oublier Palerme. En effet, le roman fait le grand écart entre l’Italie et l’Amérique. Nous sommes alternativement à New York et à Solanto, près de Palerme, le village sicilien d’où sont originaires les protagonistes de l’histoire.

Quels protagonistes ? L’auteur multiplie les pistes et même les fausses pistes. On n’entendra plus parler de Carmine Bonnavia avant la page 95. C’est Gianna Meri qui est la narratrice. Elle travaille pour Fair, un journal de mode : elle rédige des articles sur l’Europe, et surtout l’Italie. Gianna est arrivée récemment (l’auteur ne précise pas) à New York, elle a été élevée dans un couvent à Palerme. Elle est « étrangère ». Elle se rappelle le pensionnat des  sœurs de la Visitation, sœur Rita, le père Saverio. Les souvenirs ne l’empêchent pas de s’intégrer. Le passé reste en elle sans l’empêcher de vivre le présent : « Je ne réussissais toujours pas à me couper du passé ni à me guérir de l’envie de regarder en arrière. » Un nom apparaît dans ses souvenirs, sans plus d’explications : Antonio (p. 91).

Gianna découvre les Américains. Le Nouveau Monde n’en sort pas grandi. Son amie Babs, journaliste à Fair, fait passer sa carrière avant tout : « Babs portait en évidence et comme à la surface de sa peau les signes extérieurs d’une réussite sans histoire. » Elle habite chez sa vieille tante Rosie, Mrs Mac Mannox, qui n’aime pas les « caractères exotiques », c’est-à-dire les catholiques, les juifs, les acteurs, les noirs (« ils ont une odeur »). Tante Rosie a cette formule qui explique tout : « Une minorité a forcément quelque chose d’inquiétant. » Veuve, elle veut « faire jeune » et l’industrie cosmétique est là pour s’occuper d’elle. L’auteur multiplie les portraits et les petites scènes. Il y a Fleur Lee, la directrice alcoolique de Fair, « le magazine des vies heureuses, des belles fortunes et des femmes qui réussissent ». Il y a l’enterrement de Miss Blaisie, secrétaire de rédaction. Et Gianna croise un Entrepreneur, un homme sérieux, qui « a horreur des étrangers ». Il y a le défunt Mac Mannox qui savait arranger les rencontres. Une carrière réussie implique un mariage réussi, mais Babs n’a que des liaisons : « Il y a toujours un premier homme, puis un autre et encore un autre. » Jamais l’amour ! Cette première partie culmine avec un cocktail où l’on boit, où l’on se montre, où Carmine Bonnavia, personnalité politique importante, a été invité et où Gianna le rencontre.

La deuxième partie du roman nous envoie en Sicile d’où est venu Alfio Bonnavia, le père de Carmine. Et c’est comme un autre roman qui commence. L’auteur plante un nouveau décor qui remonte à cinquante ans en arrière. Elle raconte les raisons de l’exil d’Alfio : sa maison a été emportée par un raz-de-marée, l’Autorité a refusé de l’indemniser et de lui faire crédit. « Et c’est ainsi qu’une fois encore un Bonnavia décida de partir. » L’auteur passe sur le voyage et l’arrivée dans le Nouveau Monde : « Alfio fera sans nous l’apprentissage de sa carrière urbaine ». Mais Edmonde Charles-Roux aime le détail et les anecdotes : Alfio a obtenu un passeport grâce au jeune don Fofo, fils du baron de D., le  seigneur local. Alfio a traité Fofo de fils de cocu. Amis d’enfance, ils se sont disputés car don Fofo ne voulait pas qu’Alfio émigre. Après l’insulte, les deux hommes doivent se battre ou ne plus se voir : Alfio part.

L’insulte était-elle justifiée ? Oui. Et nous voilà maintenant partis non pas vers New York, mais dans la vie amoureuse du père de Fofo et dans la chronique du village. On présente le grand-père qui était garibaldien. Puis son fils, le père de Fofo, dont la femme était une originale. Ils aimaient tous deux la musique, et elle rencontra par hasard un chanteur de charme et de génie. Il s’agissait de Caruso lui-même (1873-1921), sicilien d’origine, qui commence son extraordinaire carrière. On ne lui résiste pas. Le baron, découvrant la vérité, s’enferme dans son château, repousse sa femme, élève seul ce fils qui n’est peut-être pas le sien. L’auteur nous a prévenus : « Ce qu’il adviendra de cet aristocrate italien, dans l’espace de vingt ou trente ans, exige que le cours du récit soit interrompu et Alfio Bonnavia abandonné au voyage qu’il a résolu d’entreprendre. »

Le roman a changé de style : de l’étude sociale de la société new-yorkaise, on est passé à la chronique burlesque d’un village imaginaire et d’un baron de fantaisie. Le baron méprise les fascistes arrivés au pouvoir, écoute de la musique. Un beau jour, son fils Fofo lui amène son petit-fils : « Un petit-fils lui tombait du ciel ? Il ne désirait plus d’autres joies que de l’avoir là, toujours ». Ce bébé s’appellera Antonio (voir p. 91). Et le médecin du coin qui s’occupe de lui s’appelle Paolo Meri. Et un jour, la fille du médecin (c’est Gianna !) rencontre Antonio qui a quinze ans ce jour-là. Ils s’aiment tout de suite, évidemment : « Je vais t’aimer, tu sais…Je vais t’aimer beaucoup et pour toujours. Et je le crois. Et j’ai ses lèvres sur les miennes ».

Nous revoilà de nouveau à New York. Carmine y est né car son père Alfio y a rencontré la belle Mariannina qui tenait une sorte de restaurant où tous les immigrants étaient les bienvenus. Le magazine Fair prospère (« mode, sexualité, voyage et boustifaille »), Babs est toujours seule, Gianna est reprise par ses souvenirs, et je sais ce qu’on va me raconter : l’amour avec Antonio, la mort d’Antonio et le départ de Gianna pour les USA. Et Carmine ? Il attendra. En effet, voici de belles pages sur la belle histoire d’amour entre la belle Gianna et le bel Antonio sur la belle Méditerranée par de belles journées ensoleillées : « Nous restions longtemps ainsi, dérivant ensemble, les lèvres unies, avec la mer étendue sous nos deux corps comme un drap immense et le bruit doux des vagues pour nous bercer. » (p. 158) Pour le coup, j’ai l’impression de lire un feuilleton publié dans Fair ! Mais il y a les fascistes, la guerre !

Et maintenant, enfin, l’auteur nous raconte l’histoire de Carmine Bonnavia. La gargote de l’arrivée à New York s’appelle désormais « Chez Alfio », on y mange les meilleurs spaghettis de la ville. Mais Mariannina, la mère de Carmine, est devenue alcoolique, elle est assassinée dans une affaire louche. Carmine a abandonné ses études de droit : « La mort de Mariannina libérait en lui des facultés insoupçonnées de mécontentement, de révolte. » C’est alors qu’il rencontre Pat O’Brady, irlandais, dit le Cogneur, assagi (« Pat O’Brady buvait plus qu’il ne cognait ») et membre du parti démocrate. Carmine entre en politique et fait une ascension fulgurante, notamment grâce à une statue de la madone, au teint jaune  et aux traits nettement asiatiques, qui lui assure le vote des Chinois de New York. En quinze ans, le fils d’immigré s’est complètement américanisé : « Disparu l’Italien, introuvable. Un véritable Américain. » Assimilé, dirions-nous.  Fini ?

Mais non ! Juste avant la guerre, Calogero, le frère d’Alfio, décide d’émigrer lui aussi, vingt-cinq ans après son aîné. Carmine facilite les choses administratives. Calogero arrive avec la jeune Agata, qui est enceinte et doit le cacher sinon on ne la laissera pas émigrer. Le passé revient au cœur d’Alfio. Inoubliable le passé : « Revoir son frère, l’entendre, vivre dans son intimité, c’était retrouvé le passé, s’y enfouir et mesurer aussi ce que le présent avait de précaire, de froid, d’irrémédiablement étranger. » Agata, seize ans, a du caractère : « Agata refusait de se fondre dans le paysage new-yorkais. Il lui fallait son passé, ses habitudes, son patois, comme à l’escargot sa coquille. » Elle refuse de tricher. « Elle était le glas, le tocsin de la tricherie. » Oui, l’auteur a raison,  les immigrés trichent, ils font semblant d’être heureux. Mais Gina s’adapte sans changer, fière du passé et du présent. Carmine est presqu’amoureux d’elle. Fini ? Non, il y a encore la troisième partie.

La troisième partie voit mourir Antonio dans les sables de Libye. Gianna quitte alors la Sicile, l’auteur ne donne guère de détails. Mais le Baron, père de Fofo et grand-père d’Antonio, quitte l’île lui aussi, après la guerre, grâce à Lucky Luciano, emprisonné à New York mais toujours maffioso influent en Sicile. A Little Italy, le vieux baron  rencontre un buste de Caruso dans l’épicerie de Dionisio Caccopardo, et croit revoir sa femme qu’il a toujours aimée, celle qui l’a trompé avec le ténor. Il croit l’entendre à nouveau, « ivre de joie, enfin dépossédé de lui-même et de cette écharde qu’il avait au cœur ».  En voilà un que l’exil replonge dans le passé au lieu de l’en éloigner !

 Finir un roman, mon cher Hervé, c’est plus difficile que de le commencer, vous le savez bien. Et j’ai l’impression qu’Edmonde Charles-Roux n’y arrive pas. Ses personnages courent tout seuls. Et il faut encore un peu d’amour dans tout ça. Carmine et Agata ? Non, elle est la femme de son oncle. Carmine et Gianna ? Non, il y a l’ombre d’Antonio. Mon cher Hervé, je vous le donne en mille, c’est Carmine et Babs ! Pourquoi pas ? Deux carrières s’épousent. Fête réussie. Tante Rosie est heureuse. Fini ? Mais non ! Carmine organise son voyage  de noces à Palerme.

Et à Palerme, l’imagination d’Edmonde Charles-Roux déborde. Carmine redevient sicilien et Babs ne s’habitue ni à la chaleur ni à l’odeur de poisson. Alors apparaît Gigino, un petit vendeur de jasmin à la sauvette, un adolescent sans famille qui manque de respect à Carmine. Carmine le poursuit, lui plante un coup de couteau (« soif de vengeance ») et puis le soigne, caché avec lui dans un souterrain. Carmine est recherché par la police. Babs rentre vite aux USA et comprend qu’elle n’a pas choisi l’homme qu’il fallait : « Sur le chemin du retour, elle eut vite fait de redevenir elle-même. » Quand Gigino meurt (longue agonie où il montre un grand courage), Carmine sort de sa cachette et se fait descendre en pleine rue par on ne sait qui. La vendetta, je suppose. Fin en forme de polar.

Carmine est mort à Palerme. Voici ses derniers mots : « New York mon exil, ma race  reniée…New York, je te hais. » Assimilation ratée pour cet immigré de la seconde génération qui avait pourtant réussi. Chassez les origines, elles reviennent tôt ou tard ? Gianna le pense : « Je savais maintenant ce que Carmine avait représenté pour moi : la Sicile retrouvée, et plus secrète qu’il ne m’était possible de la concevoir, puisqu’en lui elle vivait masquée. »

Non, je n’ai pas aimé ce récit. Les romans-gigogne où les histoires s’enchâssent à volonté, ce n’est pas ma tasse de thé. L’auteur multiplie les portraits réussis, les petits tableaux drôles et critiques, les scènes pittoresques. Mais les pièces du puzzle n’arrivent jamais à composer une image totale et convaincante. Il fallait sans doute choisir, ou New York, ou Palerme. Les personnages peuvent hésiter, mais pas le romancier. Et puis, j’ai revu récemment Le Parrain (1972), le grand film qui adaptait le roman éponyme de Mario Puzzo, paru en 1969. La force des images fait pâlir le roman d’Edmonde Charles-Roux.

La question de l’immigration m’intéresse pourtant. Elle est plus que jamais d’actualité. Et vous savez, mon cher Hervé, que je vis en Allemagne où je suis exilé sans y être vraiment un  immigré. Gianna m’a laissé sur ma faim. Elle aurait dû être le personnage central. Il manque le combat intérieur que les premières lignes du roman annonçaient : « On a beau vouloir couper avec le passé, quelque chose malgré tout demeure, qui s’accroche et dont on a le plus grand mal à se débarrasser. » Cette « double vie », l’auteur ne la décrit pas et sans doute qu’elle ne la connaît pas vraiment. Je crois qu’on peut oublier Oublier Palerme.

Il n’empêche que ce roman a reçu le Prix Goncourt en 1966. Pourquoi ? Les prix sont décernés, à côté de critères littéraires et éditoriaux, en fonction de la personnalité de l’auteur, de son œuvre déjà publiée, des urgences sociales, des crises morales. Que se passait-il donc en 1966 en France ? Antoine Compagnon, professeur au Collège de France, a consacré son cours de 2011 à cette année 1966, année admirable, annus mirabilis, dit-il [2]. Il fait de cette année une année charnière : une France meurt, une France naît. La guerre d’Algérie s’achève, De Gaulle a été réélu de justesse en 1965, l’économie tourne fort, les USA s’enlisent au Vietnam. En littérature, quatre dinosaures passent la main: Sartre, Mauriac, Malraux, Aragon. Le Nouveau Roman s’essouffle, mais dure encore. Le structuralisme supplante le marxisme et le freudisme. Le roman qui marque l’année, c’est Le Vice Consul de Marguerite Duras (qui obtiendra le Goncourt 18 ans plus tard avec L’Amant). Antoine Compagnon voit dans Les Choses (Georges Perec, 1965) et Blanche ou l’oubli (Louis Aragon, 1967) les grands romans qui racontent cette époque. Lui qui a certainement tout lu ne mentionne pas Oublier Palerme.

Dans ce prix Goncourt de 1966, il n’y a curieusement pas un mot sur la France et les Français. Ce ne peut être un hasard. Je lis à la dernière page que l’écriture a duré 5 ans, de 1961 à 1966. Edmonde Charles-Roux travaillait dans la presse, elle a vécu la guerre et s’est engagée dans le camp de l’honneur. Elle connaît l’actualité. Et elle a écrit un roman de pure fiction. C’est peut-être ce qui a motivé le jury. Un écrivain femme, un premier roman, de la verve, de bons sentiments, pas de polémiques hexagonales. Un bon choix par défaut. Oublier Palerme, c’était oublier Paris.


[1] Artère principale de Little Italy.

[2] Ce cours est sur internet. Tapez Antoine Compagnon + 1966

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Disparition de l’écrivain libanais Jabbour Douaihy

Jabbour Douaihy est décédé ce 23 juillet, à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie, à Ehden, village montagnard au nord nord du Liban, et sa ville natale. Il laisse derrière lui une importante œuvre romanesque, ancrée dans la culture libanaise.

03/08/2021, 12:02

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Ceci est ma chair, de Marc Villemain : cannibalisme, tabou fascinant et futur de l'humain

BONNES FEUILLES – À l'approche de la rentrée littéraire, les éditions les Pérégrines publient le nouveau roman de Marc Villemain. La mise en œuvre romanesque d’une idée folle : le summum de la civilisation, par protection des animaux et de la planète, et respect de l’homme, serait le cannibalisme. L’humour se mêle à des personnages hauts en couleurs pour questionner en creux l’humaine et tragique condition.

03/08/2021, 10:45

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Danger en rive, de Nathalie Rheims : d’une disparition, l’autre

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions Léo Sheer publient le prochain roman de Nathalie Rheims. Dans ses livres, l’autrice évoque souvent les disparus et sa relation avec les défunts. Dans ce roman, la narratrice met en scène une autre forme de disparition, celle qui consiste à fuir sans laisser de traces, pour commencer une autre vie.

03/08/2021, 10:30

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Jean-Baptiste Andréa, magicien des mots et des histoires

Dans les halls de gare ou d’aéroports, les foules passent à proximité de lui, l’oreille distraite, emmaillotées dans leurs soucis et leurs préoccupations. Pourtant, ils sont nombreux à ralentir, à s’arrêter même, pour l’écouter jouer. Lui, c’est Joe. Autrefois, c’était Joseph. Mais il préfère Joe. Il est assis face à un piano posé là, aux quatre vents de toutes les migrations quotidiennes, et il joue. Merveilleusement !

03/08/2021, 10:17

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Fenrir : entre rêves, légendes et combats, l’épopée de Gengis Khan

Temüjin est le second du chef de son clan, des nomades dans les steppes mongoles. Dans leur monde, il faut tuer pour éviter d’être tué. Mais son demi-frère le chef fait le choix de la soumission, ce qui finira par lui coûter la vie. Temüjin, lui, échappe de justesse à la mort, sauvé par l’esprit Fenrir, en forme de femme séduisante. Elle lui dévoile le destin qu’il devra faire sien : unifier la terre entière pour y régner en paix. 

03/08/2021, 10:17

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Mamma Roma, de Luca Di Fulvio : entre rêves et destin 

BONNES FEUILLES – Pour la rentrée littéraire, les éditions Slatkine & Cie publient le nouveau roman de l’auteur très médiatisé, Luca Di Fulvio : Mamma Roma (traduit par Elsa Damien, aux éditions Pocket). Transporté dans le coeur de l’Italie, Rome, le lecteur fera la connaissance de trois personnages aux rêves bien définis. Malheureusement, un évènement dramatique risque rapidement de les compromettre.

03/08/2021, 10:05

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Les ombres filantes, de Christian Guay-Poliquin : sauver l'avenir de la jeunesse

BONNES-FEUILLES – Pour la rentrée littéraire, les éditions La Peuplade publient le nouveau roman de l'auteur québécois Christian Guay-Poliquin, récompensé par de nombreux Prix. Les ombres filantes retrace le parcours d'un homme, à travers la forêt, qui tente de rejoindre sa famille. Construit comme une fable politique, ce livre revendique l'importance de protéger l'avenir de la jeunesse. 

03/08/2021, 09:59

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Mégafauna : quand Sapiens et Néandertaliens se partageaient le monde

BANDE DESSINÉE – En 1488 après Kmaresh coexistent sur Terre deux grandes civilisations d’Homo : des Sapiens d’un côté, des Néandertaliens de l’autre. Séparées par une muraille monumentale, bâtie par les Néandertaliens, qui constitue une frontière quasi infranchissable, les deux populations, qui se font régulièrement la guerre, ne manquent pas de profiter des suspensions des conflits pour commercer et échanger tous les produits qui leur font respectivement défaut puisque les divergences culturelles et les richesses naturelles des territoires respectifs ont fini par leur attribuer des valeurs bien différentes de part et d’autre de la muraille !

02/08/2021, 12:26

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Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, ou Sisyphe revisité

Il peut à première vue sembler étrange, voire incongru qu’un roman dont le narrateur est enfermé dans une prison canadienne soit une telle ode au libre arbitre. Pourtant, dans Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, lauréat du Goncourt 2019, Jean-Paul Dubois affirme la puissance du choix dans un monde livré à l’absurdité. L'ouvrage s'est déjà vendu à plus de 633.000 exemplaires (données Edistat).

02/08/2021, 11:10

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La maison des solitudes, de Constance Rivière : une fresque de secrets

BONNES FEUILLES — « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand- père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » Pour cette rentrée littéraire, les éditions Stock publient le prochain roman de l’autrice Constance Rivière.

02/08/2021, 10:57

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Bucket list of the dead : les zombies, mieux que les antidépresseurs

Akira était ravi d’intégrer le marché du travail dans une grosse boîte. Mais voilà, trois ans après, il est tellement exploité et opprimé qu’il ne lui reste même pas l’énergie de démissionner. Plus mort que vivant, il se traîne. Jusqu’à ce qu’arrive une apocalypse zombie : les rues en sont remplies, impossible d’aller au boulot ! Akira va pouvoir reprendre sa vie en main, à commencer par dresser sa liste de choses à faire avant de se faire zombifier. 

02/08/2021, 10:44

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Alerte 5, de Max de Radiguès : comme des mouches dans un bocal

Imaginez une fusée sur son pas de tir, la mise à feu, le lancement et, zou, sous les yeux admiratifs de la foule et des hauts gradés de l’armée, une explosion vient anéantir des mois et de mois de préparatifs. Sans parler du coût en vies humaines. Et si la catastrophe semble causée par un sabotage volontaire, on peut redouter le pire pour l’ensemble des opérations spatiales en cours. Notamment pour un groupe de jeunes adultes installés dans un camp de recherche sur la planète rouge… Ne risquent-ils pas d’être les prochaines victimes ? Mieux vaut se montrer prudent. Quitte à les mettre en danger sans le savoir.

02/08/2021, 09:41

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Gaëlle Josse : Ce matin-là, renouer avec les rêves de l'enfance

ROMAN FRANCOPHONE – « Un matin, ça ne sert à rien », chantait Goldman. Sauf ces matins de terribles révélations, façon théophanie où apparaîtrait une divinité maléfique. Le ciel vous tombe sur la tête, embarquant les satellites et les astres. Dans l’histoire Clara, ce matin-là, celui-ci plus que tous les autres, est devenu le bac révélateur : avant toute photo, un négatif, qui a capté ce que l’on souhaitait ignorer.

31/07/2021, 07:31

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OK Ici, la Béringie, de Jeremie Brugidou : plongée surprenante dans le détroit de Béring

BONNES FEUILLES - Jeremie Brugidou, surtout connu comme réalisateur de film s’essaie à l’écriture dans son premier roman Ici, la Béringie, publié par les éditions de l’Ogre, qui sortira pour la rentrée littéraire. Au sein de ce récit qui lie le destin de trois protagonistes, il « [part] de la science, d’une perspective anthropologique et animiste, pour proposer une nouvelle lecture du monde par la fiction ». Le livre sortira en librairie le 19 août 2021. 

31/07/2021, 07:19

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L'inexistence de David Turgeon : entre histoire, sociologie, art et politique 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier publie le cinquième roman de David Turgeon : L’inexistence. Dans l’Empire fictif de Privine, Carel Ender fait le lien entre différentes réalités, propres à chaque personnage, dans un monde où la guerre approche à grands pas. Ce roman est « une fiction politique et un conte tout à la fois, qui examine l’influence structurante de la vie sociale, artistique et politique d’une époque sur les parcours artistiques individuels ».

31/07/2021, 07:18

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La grande vie, de Jean-Pierre Martinet, “Feel bad book de chevet !”

Grâce au buzz international autour de la table « feel bad books » montée par Maldoror. books et Electron_livre au Furet du nord de Lille, il est peut-être temps de parler du plus feel bad book de tous les feel bad. Voici celui qui fera tourner les corbeaux au-dessus de vos têtes, bouffant chacun de vos cheveux blancs en guise de mise en bouche. Vous allez crever, c’est une certitude, mais sans avoir lu La grande vie de Jean-Pierre Martinet, ce serait pire que tout. Pas le temps ? 48 pages. Pas les sous ? 9 euros. OK c’est parti.

30/07/2021, 09:41

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L'Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, par Antoine Brea : entre rimes et rires 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier rend hommage à Dante à travers une « révision » de son oeuvre : l’Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, signée par Antoine Brea. « Le livre propose une adaptation souriante de l’Enfer de Dante où l’invention langagière la plus débridée puise dans l’argot populaire et les archaïsmes français. »

30/07/2021, 09:04

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Ultramarins, de Mariette Navarro : voyage dans la désorientation

BONNES FEUILLES – « Il y a les vivants occupés à construire et les morts calmes au creux des tombes. Et il y a les marins. » Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Quidam publient le premier roman de Mariette Navarro, Ultramarins. A bord d’un cargo qui traverse l’Atlantique, l’équipage décide un jour, après l’accord inattendu de la Commandante de bord, de s’offrir une baignade en pleine mer, totalement gratuite et clandestine. De cette baignade, à laquelle seule la Commandante ne participe pas, naît un vertige qui contamine toute la suite du voyage.

30/07/2021, 08:51

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Téké, de Mika Biermann : kaléidoscopique cosmique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Anacharsis publient le prochain livre de Mika Biermann. Téké se fait roman métaphysique, alternativement bouffon, terrifiant et splendide, par lequel l’auteur parvient à l’impossible : dire l’indicible.

30/07/2021, 08:43

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Les Aquatiques, de Osvalde Lewat : Africaine, au présent 

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée littéraire, les éditions Les Escales publient le premier roman de l’autrice franco-camerounaise Osvalde Lewat. Dans une écriture ciselée, Les Aquatiques porte un regard éclairé sur les enjeux des sociétés d'Afrique francophone d’aujourd'hui. La révélation d’une nouvelle voix…

30/07/2021, 08:40

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Le saut d’Aaron, de Magdaléna Platzová : une fresque politique et artistique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Agullo publient le prochain livre de l’autrice tchèque Magdaléna Platzová, traduit du tchèque par Barbora Faure. Le destin tragique d'une artiste fauchée par l'Histoire, assassinée à Auschwitz en 1944.

29/07/2021, 08:53

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Les Bourgeois de Calais, de Michel Bernard : découvrir Rodin, passionnément

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions de la Table Ronde publient le prochain roman de Michel Bernard. Le monument des Bourgeois de Calais – hommage à l’héroïsme de six riches habitants qui se livrèrent au roi d’Angleterre à l’issue d’un long siège, au début de la guerre de Cent Ans, pour que soient épargnés leurs concitoyens – exerce une fascination universelle.

29/07/2021, 08:35

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Six pieds sur terre, de Antoine Dole : et l’amour ?

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Robert Laffont publient le premier roman de Antoine Dole, alias Mr Tan, auteur de la série jeunesse Mortelle Adèle. Sans le savoir, Camille et Jérémy marchent l'un vers l'autre depuis leur naissance…

29/07/2021, 08:11

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La maison des solitudes de Constance Rivière : lorsque la ritournelle accélère 

BONNES FEUILLES - « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand-père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » La maison des solitudes de Constance Rivière, à paraître lors de la prochaine rentrée littéraire chez Stock, se lit d’une traite, et porte avec délicatesse les questions de la transmission, du secret et de la réconciliation dans un style d’une grande maturité.

28/07/2021, 15:57

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Madame, de Gisèle Berman : entre folie et émancipation

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons arléa vous proposent de découvrir le premier roman de Gisèle Berkman, Madame. L’autrice donne ici un premier roman vertigineux. Le style, la maîtrise de l’écriture et de l’émotion, la gravité du sujet changée en grâce, tout cela fait de Madame un grand texte.

28/07/2021, 14:38

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La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine, de Jean de Boishue : traque politique, littéraire et historique 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Bartillat publie le premier roman de Jean de Boishue : La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine. Ce dernier retrace l’enquête, menée par l’officier du KGB, Alexis Kars, sur les circonstances de la mort de l’un des plus grands poètes russes. 

28/07/2021, 14:38

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Les oracles de Teresa, de Arianna Cecconi : secrets de famille

BONNES FEUILLES – « Grand-mère rêvait tout en nous écoutant, elle dormait tout en veillant sur nous. Ses paupières étaient closes, mais dessous, ses yeux étaient grands ouverts. » A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons la Belle étoile vous proposent de découvrir le premier roman de Arianna Cecconi, Les oracles de Teresa., traduit de l’italien par Marianne Faurobert.

28/07/2021, 14:37

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Sous le ciel immense selon O'Keeffe, de Catherine Guennec : histoire d'un chef d'oeuvre

Pour la rentrée littéraire, les éditions Ateliers Henry Dougier publient le nouveau roman de Catherine Guennec : Sous le ciel immense selon O’Keeffe. Basé sur la vie de la peintre américaine, l’histoire raconte celle d’un tableau de manière romancée et historique. Un livre à découvrir en parallèle de l’exposition sur O’Keeffe à Pompidou.

28/07/2021, 14:37

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Jeu-concours 2022 : entre écologie et territoires 

Les éditions Terre Urbaine, qui sensibilisent aux questions écologiques et territoriales, proposent aux jeunes de 18 à 36 ans de participer à leur jeu-concours. Celui-ci consistera à la rédaction d’un manuscrit sur le thème imposé par la maison. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2021 pour participer !

28/07/2021, 10:14

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34 centimes la minute, de Sophie Boursat : avenir, que seras-tu ?

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions du Canoë vous proposent de découvrir le prochain roman de Sophie Boursat. Un récit qui suit le quotidien d'Olivia...

28/07/2021, 08:55

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L'étonnante facilité de Louise Erdrich

Seize nouvelles composent ce recueil qui fait suite à un premier tome,  La Décapotable Rouge (paru aux mêmes éditions, mais que, fidèle à mon habitude, je n’ai pas encore lu), et présente des textes déjà parus (certains, mais pas tous, loin de là) dans des revues littéraires et des magazines américains. Il eût été dommage que, sans l’intervention de proches de l’auteure, cette dernière ne les fasse pas paraître sous la forme de ces recueils comme elle laisse entendre qu’elle en avait bien l’intention : les garder dans ses cahiers semblait la satisfaire en les considérant comme des « textes embryonnaires » qui étaient terminés, mais qui auraient pu recevoir retouches et modifications. Voire, parfois, devenir de véritables romans.

27/07/2021, 13:11

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René Crevel, à la recherche de Paul Klee

Les éditions de la variation publient dans leur collection « regard(s) » des petits carnets contenant de grands écrits. Vient ainsi de paraître une critique d’art sur Paul Klee signée René Crevel et publiée pour la première fois en 1930 à la NRF ; un essai poétique qui s’inspire du parcours des sœurs Brontë et de leur frère Patrick Branwell, toujours signé René Crevel, et enfin un texte d’Antonin Artaud qui déplore l’arrivée du cinéma parlant. Des petits délices. 

27/07/2021, 10:20

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La femme qui n'aimait plus les hommes, d'Isabelle Le Nouvel : vivre, envers et contre tout

BONNES FEUILLES – Quand la violence du présent convoque celle du passé : Jeanne, harcelée et frappée par son mari, va devoir affronter, pour pouvoir revivre, le bourreau de son enfance… A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Michel Lafon vous proposent de découvrir le premier roman d’Isabelle Le Nouvel. « On ne guérit pas d’être morte. »

27/07/2021, 09:51

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Grande Couronne, de Salomé Kiner : entre rêves et contradictions 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Christian Bourgois publient le premier roman de Salomé Kiner, Grande Couronne. Décrit comme un roman « de banlieue », il se distingue de la production actuelle : ni banlieue HLM (Faïza Guène), ni France périphérique (Nicolas Mathieu, David Lopez). Il n’est ni politiquement correct, ni naïf. En somme, un roman de formation qui ravira les nostalgiques des années 1990, tout en décrivant avec justesse la relation mère/fille. Il s’inscrit dans la lignée du roman Il est des hommes qui se perdront toujours de Rebecca Lighieri.

27/07/2021, 09:43

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Hadès, Argentine, de Daniel Loedel : entre violence, trahison et aveuglement 

Pour la rentrée littéraire, les éditions La Croisée publie le premier roman de Daniel Loedel, traduit par David Fauquemberg. Il fait partie de la sélection Fnac 2021. « Ce n’est donc que ça, l’enfer ? Rien que notre vie à nouveau ? »

27/07/2021, 09:40

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Le chat, le général et la corneille, de Nino Haratischwili : entre histoire et fiction

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Belfond vous propose de découvrir le roman de l’autrice Nino Haratichwili. Un récit de violence, de passion et de culpabilité inextricablement lié à l’histoire de l’Europe contemporaine…

26/07/2021, 10:53