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Les Ensablés - Les Chroniques de Denis Gombert : "Le Tour du malheur" de Kessel, suivi d'un interview de Hubert Bouccara, spécialiste de l'oeuvre de Kessel

Aujourd'hui, Denis Gombert nous offre une chronique passionnante sur le roman fleuve de Joseph Kessel "Le tour du malheur", mais ce n'est pas tout... Il s'est rendu 11, rue Campagne Première, à Paris dans le 14ème, pour rencontrer Hubert Bouccara dans sa librairie "La rose de Java" (cliquer ici). Hubert Bouccara a été, malgré la différence d'âge, l'ami de Kessel avant de devenir le spécialiste de son oeuvre. Merci à Denis pour cet interview qu'il a pu réaliser.

Le 05/06/2016 à 09:00 par Les ensablés

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05/06/2016 à 09:00

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Les Ensablés.

Grand romancier ou grand reporter ? De Kessel on veut avant surtout conserver la figure de l’homme intrépide qui épousa les convulsions de son siècle et moins du grand romancier qu’il est.  La   vie de Kessel fut une course. On pense toujours les auteurs enfermés chez eux à polir leur œuvre. Kessel, c’est le contraire, il est toujours dehors, toujours sur la brèche. Il est, chose nouvelle, un écrivain du dehors

Par Denis Gombert

           Né en Argentine, ce fils d’émigrés russes faillit épouser le métier d’acteur (le théâtre était sa passion) avant de devenir journaliste et reporter. Homme exalté, insatiable de découvertes, épris d’aventures, le jeune Kessel que l’on appelle déjà « Jef », s’engage à 18 ans dans l’aviation et sillonnera plusieurs fois la planète pour livrer reportages et romans  en tous genres. Balloté sans cesse d’un bout à l’autre du vaste monde, l’homme  se réinvente sans cesse par ses écrits, devenant - un peu à la manière d’un Capa qui fut l’œil de son temps - l’observateur privilégier d’un siècle en furie.

         Ainsi, Kessel sera partout : engagé comme pilote dans l’aviation (il en tirera L’équipage, véritable roman de genre sur l’aviation dont Saint-Ex se souviendra pour Vol de nuit), volontaire de corps expéditionnaires en Sibérie (les Temps sauvages), présent aux côtés des tribus afghanes dans l’incroyable roman épique qu’est Les cavaliers, au milieu de la brousse africaine du Kenya pour une méditation éthique  dans le Lion. Et tant d’autres : la rivalité de deux marins en Mer Rouge dans Fortune carrée, l’étonnant Belle de jour où il perce à jour l’ennui de la bourgeoisie  et que Bunel mettra en scène, le spectre du nazisme dans  La passante du sans souci  ou la découverte du sentiment amoureux au large de Shangai dans la Rosede Java. La mise en scène de contrées lointaines alliée à la force de récits épiques ont fait qu’on a voulu volontiers classer une fois pour toutes Kessel entre Saint Exupéry  (notamment pour sa passion de l’aviation) et Henri de Monfreid (pour le goût de l’aventure  et des conditions extrêmes). Lui se voyait moins héroïque que cela, se contentant de se définir comme « un témoin parmi les hommes ». Au final, c’est la meilleure définition du romancier qui soit. La plus honnête en tout cas.

         Il y a des artistes qui crééent des mondes et d’autres qui se penchent sur celui-ci pour en révéler toutes les couleurs singulières. Kessel est de ceux-là : un artiste-observateur qui questionne le mystère de la vie des hommes.

         Le Tour du malheur est le grand roman de  Kessel, une somme de 1600 pages découpée en 4 livres qu’il composa sur près de 20 ans. Récit foisonnant autant qu’exaltant  Le tour du malheur narre la destinée de Richard Dalleau, une âme pure, un jeune homme idéaliste, que le vent de l’Histoire et la fréquentation du  monde vont abîmer en à peine une décennie, de 19214 à 1924. D’abord il y a le clan Dalleau : Anselme le père, médecin humaniste ivre de lectures ; Sophie , la mère, splendide femme déguisée en mère courage ; Daniel le jeune fils (inspiré d’un des jeunes frères de Kessel qui se suicida), avec ses jolis cils de faon, si tendre et féminin à sa façon et puis Richard, le héros, volontaire, bon camarade, intelligent, passionné qui veut renverser la vie (dont le modèle est à rechercher auprès d’un de ses amis avocat nommé Torrès).

          A peine a-t-on pris connaissance de ces personnages qu’un orage se lève  et balaye tout. C’est l’année 1914, la guerre est déclarée : Richard et son camarade Etienne Bernan, fils d’un homme politique influent, s’engagent.  Richard s’illustre au front. A 19 ans, il dirige une compagnie. Tout le monde l’aime. Durant les bombardements, dans les tranchées, au milieu des rats de de la boue, il récite à ses hommes des poèmes. Richard a l’étoile au front. Il survit presque normalement à la guerre alors que son trio d’amis Etienne, La tersée et Fiersi  en reviennent respectivement traumatisé, handicapé et haineux à tout jamais.

         De retour à Paris, Richard passe le barreau et se lance dans une carrière d’avocat. Noble de cœur, il veut défendre de nobles causes. Sa fougue impressionne, son culot étonne. En l’espace de deux procès il devient la coqueluche du tout- Paris. Le roman décrit alors le milieu de la haute bourgeoisie parisienne jusqu’à ce que l’action rebondisse de façon étonnante. Etienne, à moitié fou, a tué sa mère de plusieurs coups de pistolet ! Que s’est-il passé ? Bernan père, en politique avisé, essaie d’éteindre les feux de cette mauvaise affaire. A l’instar des Mystères de Paris d’Eugène Sue et dans la tradition du roman populaire, on perçoit que c’est l’envers du décor que Kessel veut commencer à dévoiler : le poids du corps social l’emportant sur les figures individuelles. Ce que découvre Richard lors de l’affaire Bernan est effrayant : la mère d’Etienne - par perversion - couche avec des mineurs. Son frère Daniel fait partie de ses amants réguliers.  On va comprendre que chez les bourgeois l’utilitarisme et la corruption sont la norme ; chez les aristocrates, le mépris et le goût décadent priment sur toute autre valeur (La Tersée goûte à l’opium, puis à l’héroïne, et s’enferme dans le piège des paradis artificiels) ;  chez le peuple, l’avidité du gain est la seule loi. Au début des années 20, les mœurs se libèrent formidablement. Au bar-boite de nuit du Colombo que fréquente Richard toute cette comédie humaine finit par communier. Dans le vice.  L’âme de Richard, emportée dans le tourbillon du temps, manque être souillée définitivement plusieurs fois. Le jeune homme est de moins en moins pur.

         Puis dans les tomes 3 et 4, Les lauriers roses et L’homme de plâtre, l’intrigue prend une nouvelle tournure. On pourrait dire qu’elle se spiritualise. Le débat devient moral. Plus les années passent et  plus les questions existentielles prévalent. Nous sommes passés de l’ivresse de la jeunesse – qu’allons-faire ? – aux doutes de l’âge adulte – que vais-je laisser ? Richard, en Ulysse moderne, vogue sur la grande mer de la vie et doit en affronter tous les dangers. Subir tous les drames. Par manque de confiance, par jalousie, parce qu’il se sent trop oppressé, le jeune frère Daniel met fin à ses jours en appelant Richard à son secours. Ce dernier arrive trop tard. Richard et Daniel : le fort et le fragile, la beauté bestiale et la beauté gracile.  Cain a tué Abel. Ils étaient frères mais n’étaient pas faits du même bois. Richard en conçoit un remords éternel. L’ange Daniel monte au ciel tandis que Richard le dionysiaque, incapable de refréner ses désirs, est condamné à vivre.  La malédiction touche ceux qui restent, ceux qui sont forcés  de vivre dans les affres d’un salut qui ne vient pas. Le roman interroge les méandres d’une âme perdue. Ni grâce nécessaire, ni grâce suffisante, nous sommes bel et bien au XXème siècle. Aucune transcendance n’existe plus. Richard ne sait plus à qui se rattacher. Comme le dit Kessel : « ainsi fut scellé le premier sceau de l’âge et se ferma la première porte de fer ».  La vie est un voyage vers l’enfer.

         Kessel le sait. Le principe de la saga oblige à un rebondissement permanent. Richard ne pouvait rester ainsi, au fond du trou, prisonnier d’une femme pervertie et dépendante des drogues, rongé et miné par le doute. Cette femme, c’est Dominique. Figure mineure au début du roman, elle est l’archétype de la jeune fille pure et touchante qui va être immolée sur l’autel de la corruption. La jeune Dominique qui aspire à jouer au théâtre deviendra Gloria, une cocotte qui sévit dans les salles de jeux, aux courses et dans les bars. Son personnage est inspiré de Sonia,  la propre maîtresse de Kessel. Le lecteur, tout comme Richard, oscille pour elle entre attirance et répulsion. Soudain, suite à une énième dispute entre Dominique et Richard, Dalleau a un brutal accident de la route. Le voici paralysé ! Richard pense mourir. Son ami La Tersée a brûlé sous ses yeux. La moelle épinière de Richard est touchée. Il est contraint à la paralysie, il porte un corset.  Dominique quitte tout pour n’être qu’auprès de lui. Son sacrifice est sincère. Les forces de vie reviennent par l’expérience des gouffres. L’homme énergique qu’est Richard, l’homme de foi aussi qu’il devient va se relever. C’est sous un jour nouveau, alors qu’il a fait « le tour du malheur » (perte de son père, de ses illusions, de l’innocence, au profit des compromissions et du vice), alors qu’il a tout eu et tout perdu (l’argent, la gloire, l’’amitié et l’amour)  qu’il peut ressusciter. Ceint dans les bras de sa mère, comme prêt à une nouvelle naissance, Richard fait le constat que sa vie ne fut que cendres. Il se promet  - autant que faire se peut- d’être un homme bon.

         Plus qu’une simple saga, l’ambition du Tour du malheur est d’être un roman total, c’est-à-dire un récit qui incarne l’esprit de son temps. Ce grand roman qui se lit d’un trait peut rivaliser sans complexe avec Jean-Christophe de Romain Roland, Jean Barrois de Roger Martin du Gard  ou Les hommes de bonne volonté de Jules Romains, ces grandes fresques où des hommes extirpent de leur confrontation à  l’Histoire la matière de leur destinée.

         C’est d’abord une histoire des comportements et de mentalités  que Kessel a su saisir et qu’il présente dans le portrait d’une jeunesse brisée. Pour ceux qui seront rescapés de la boucherie de 14, rien ne sera plus comme avant : la guerre a révolutionné les esprits. L’énergie de l’écriture de Kessel épouse et retranscrit on ne peut mieux l’appétit de vivre de cette classe sacrifiée. Le tourbillon de femmes, de jeu, d’alcool, de drogues, d’orgies en tous genres auxquels succombe Richard en témoignent formidablement.

         Mais en opposition, Le Tour du malheur présente aussi toute la pesanteur d’un monde figé, hiérarchisé, fossilisé. Rien n’a changé. C’est toujours la société qui est la plus forte et ses rouages broient les individus. Perdurent les passe-droits des puissants (l’affaire Bernan, le député Paillandet), la violence du ressentiment des parvenus (Fiersi le fielleux), la désinvolture des aristocrates (La Tersée), la candeur des pauvres et la vertu des personnages moraux (Sophie et Anselme, parents de Richard, Gérard Lambert l’ami, Dominique à la fin du roman). Véritable comédie humaine qui n’épargne personne, Le Tour du malheur  est un magnifique portrait des lois qui gouvernent la société. Un roman sur le pouvoir en fait.

         Il est intéressant à ce titre que Richard soit avocat. Lui qui croit défendre des causes justes se retrouve vite prisonnier de combinazone. Dès qu’on entre en société, on signe son aveu d’impuissance et on doit faire allégeance aux riches, semble nous dire Kessel. Pas une seule belle âme qui n’y résiste.

         Roman sur les femmes aussi, autre monde hiérarchisé à l’intérieur d’un monde normé. Autour de Richard, c’est un ballet :  Sylvie, l’initiatrice, la femme mal mariée ; Christiane, l’âme pure à qui Richard fera tant de mal (elle sera contrainte d’avorter de leur enfant) ; Lucienne, la dévouée ;  Geneviève, la perverse, sœur d’Etienne et qui devient l’amante de Daniel juste pour faire enrager Richard, enfin Dominique, ancienne demi-mondaine dont on monnaie les faveurs, revenue de tout et surtout d’une forte addiction à la drogue. Elle possède toute la séduction de la déchéance. Sincère mais déjà pervertie, personnage romantique, c’est-à-dire contradictoire, étoile noire, Dominique est le parfait pendant de Richard.

         Enfin Le tour du malheur est une grande œuvre morale, comme il en est des œuvres d’édification chrétienne car le propos de Kessel vise à réfléchir sur les fins dernières. Ses personnages brûlent. Comme chez Zola et Balzac, le monstre social les broie (la guerre, l’ambition – et il n’est qu’à Paris qu’elle est possible-, l’argent encore et toujours). Mais comme chez Dostoïevski (il en est question souvent) les personnages s’interrogent sur la faiblesse de leur âme face à l’incandescence de leur désir. Exister pourquoi ? Et puis comment ? Est-ce que « tout est permis » ? Richard suit tout un parcours d’initiation spirituel. La vie est une grande crise que seul nourrit le doute. Pour Kessel, il n’y a que l’espoir qui puisse nous sauver. Une grande scène de rédemption finale clôt le roman. Quand tout est gâché, flétri, perdu, il demeure encore la lumière du bien.

         L’œuvre de Kessel est un eldorado de lectures. Purger les passions, entrer de plain-pied dans le monde vibrant de l’après-guerre, se passionner pour des personnages à qui le romancier donne vie, chair et souffle, toutes les ambitions de la saga sont là, réunies. Le lecteur, passionné d’histoires, avide de portraits, scrutateur des mœurs, guetteur métaphysique d’un sens, y trouvera  son compte. Particulièrement dans le Tour du malheur, son œuvre la plus imposante.  Le miracle des gros livres est qu’ils ne pèsent pas. 1600 pages en un souffle.

Chers lecteurs des ensablés, m’étant attelé à la lecture du Tour du malheur, j’ai rencontré un spécialiste de Kessel qui tient une librairie hors-norme entièrement consacrée à l’œuvre de Gary et Kessel, deux monstres du XXème siècle. Rencontre avec un homme-livre  dans un lieu atypique, vrai petit coin de paradis parisien pour lecteurs passionnés. Un grand merci à M. Bouccara d’avoir répondu si gentiment à nos questions et de nous avoir éclairés sur ce beau roman.

Hubert Bouccara dans la librairie

DG. Pour vous Le Tour du malheur est le grand roman de Kessel, pourquoi ?

H.B. Le Tour du malheur est l'œuvre majeure de Joseph Kessel. Il n'y renie pas l'aventure, qui est dans une autre dimension, dans le quotidien de nos vies, elle naît de nos ambitions, elle se confronte à nos morales et se plante sur le socle de notre éducation ou de son absence et de nos familles. Dans la courte préface du premier volume, l'auteur nous dit qu'il a porté ce projet durant vingt ans. L'amitié est le maître mot de l'ouvrage, l'amitié entre hommes. Elle domine, vainc tout, emporte les plus solides barrières morales qui doivent s'accommoder des appétits et des égoïsmes. L'aventurier se pose des questions au travers de son personnage, Richard Dalleau, et c'est finalement du sens de la vie qu'il s'agit, du sens d'une vie à vivre. L'action de cette saga se situe entre 1915 et 1925, le champ couvert par Kessel au niveau de ses personnages est intéressant en ce qu'il recoupe peu le milieu artistique et littéraire, situant certainement ainsi assez bien le Kessel de cette époque.

D.G. Kessel oscille toujours dans ses romans  entre fiction et réalité. Comment compose-t-il ses romans ? De qui s’inspire-t-il  particulièrement dans Le Tour du malheur?

H.B. Kessel est avant tout un grand reporter, donc grand reportage, d’un reportage il en fait un « roman », pas une fiction, un roman vécu, il peut changer les noms des personnes, maisun lecteur avisé comprendra vite qui est qui.

Dans Le Tour du malheur, c’est lui, c’est Henri Torrès, le grand avocat du moment, c’est ses frères, sa famille, sa (ses) maitresses, ses amis, tout le monde y est, pas forcément avec tendresse, ni complaisance.

D.G. Quel est pour vous  le grand thème de cette histoire : la guerre, l’amitié, l’ambition, les illusions perdues ?

H.B. C’est exactement tout ceci réuni !

D.G. Il  y a des scènes très dures dans le roman. Sur la drogue, la passion du jeu, les femmes par exemple.  Sont-elles réalistes ?

H.B. En effet, tout est vrai, la drogue, le jeu, les femmes. Il découvrit l’univers du jeu à la fin de la 1ème guerre mondiale alors qu’il traversait l’Atlantique sur un bateau de la marine américaine, destination New York, puis la Californie. La drogue, l’opium, c’était dans ce que l’on nommait « les années folles » entre les deux guerres, il était proche de Jean Cocteau, ils allèrent dans des fumeries à Paris ou ailleurs. Les femmes, Kessel les aimait… toutes ou presque… dans la vraie il y avait Sonia qui fut sa maitresse presque tout au long de sa vie, on la retrouve dans Le Tour du malheur, c’est Dominique.

D.G. Vous êtes un spécialiste de Kessel et consacrez une partie de votre librairie à son œuvre. Pourquoi est-il resté pour vous encore aujourd’hui « un grand de la littérature » ?

Kessel et Gary sont les piliers de ma librairie, je travaille dessus depuis une trentaine d’années, je pense connaitre ces auteurs sur le bout des doigts. Je sers de « conseiller » pour de nombreuses personnes sur place ou sur les « réseaux sociaux » où je publie des analyses de livres. Kessel est un « témoin parmi les hommes », il a traversé le 20ème siècle avec ses écrits, romans, faux romans et surtout ses innombrables reportages, dont le tout 1èer est de 1919, intitulé « Sous l’Arc de Triomphe », il avait alors 21 ans. Il a couvert les plus importants évènements du 20ème siècle, les grands procès de l’histoire. Il restera une référence pour tous les « apprentis »  journalistes, lui et Albert Londres !

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Le temps des vacances s'approche, ou s'éloigne : souvenez-vous, nous avions passé l’été à travers la Provence, en compagnie de Jean-Louis Vaudoyer. Cette fois, nous n’irons pas si loin, à peine pousserons-nous aux limites du département de la Seine-et-Oise ! Car nous sommes en 1927 et Jean-Louis Vaudoyer m’a demandé d’interviewer le comte de Fels, pour sa biographie d’Ange-Jacques Gabriel [1]. Le moyen de refuser ?

04/10/2020, 09:00

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Les Ensablés - L’incertitude amoureuse de René Laporte (1905-1954)

René Laporte est né à Toulouse dans une famille bourgeoise de magistrats et d’universitaires. Il fait des études de droit, mais lance, à dix-neuf ans, une revue bi-mestrielle, Les Cahiers libres, artistiques et littéraires, puis fonde les éditions du même nom qui, entre 1925 et 1934, publieront environ 150 ouvrages.

20/09/2020, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac: “Le vélo” de René Fallet

L’actualité récente a mis le vélo sous les feux de la rampe. La grève des transports de Décembre et Janvier derniers incite des milliers de cyclistes à enfourcher leur bécane pour se rendre au travail, au mépris de la pluie et des frimas hivernaux. Les programmes des candidats aux élections municipales font la part belle au vélo dans les grandes métropoles françaises.

06/09/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés – La Rédemption de Mars de Pierre Nothomb (1887-1966)

Au sortir de la Première Guerre mondiale, durant laquelle il a travaillé pour le Gouvernement belge en exil au Havre (Sainte-Adresse) et publié des essais défendant et illustrant les positions de son pays, Pierre Nothomb (1887-1966) mène une vie littéraire entre la Belgique et la France et fait notamment paraître à Paris le roman La Rédemption de Mars (Paris, Plon, 1922). Par Louis Morès.

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Le second souffle, de Gilles Marchand et Jennifer Murzeau : planète haletante

BONNES FEUILLES —  Intoxiquée, empoisonnée, la Terre respire avec peine. Ulysse et Ava aussi. Trouveront-ils leur second souffle ? Pour cette rentrée littéraire, les éditions Rageot publient un roman à quatre mains, signé Gilles Marchand et Jennifer Murzeau. Cette publication marque l’entrée au catalogue Rageot de deux auteurs de littérature générale aussi talentueux qu’engagés.

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Les villages de Dieu d'Emmelie prophète : Port-au-Prince, coeur battant d'un État voyou 

BONNES FEUILLES - « J’ai grandi dans cette cité où jamais il n’y avait eu de trêves, où la mort circulait à midi comme à minuit. » Publié aux éditions Mémoire d'encrier, Les villages de Dieu, écrit par Emmelie Prophète se présente comme un roman extrême, qui puise sa substance au milieu des agitations des bidonvilles. Un ouvrage sur la puissance des gangs à Port-au-Prince. La mise en scène d’un État voyou, qui résonne longuement avec l'actualité d'Haïti. 

 

15/07/2021, 12:12

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 Mister Cerveau : les explorations cérébrales de Jean-Yves Duhoo

BANDES DESSINEES - La science est loin d'avoir exploré le fonctionnement du cerveau : la manière dont nos pensées, notre mémoire ou nos raisonnement s'organisent constituent autant de champs d'investigation en perpétuel défrichage. Les découvertes se suivent et lèvent un coin du voile qui recouvre la matière grise. Mais le grand public n'est pas toujours bien informé de ces avancées des connaissances. Les cours de biologie divulgués par l'Education nationale sont bien loin et le savoir a avancé depuis que la dernière heure de cours s'est achevée : Mister cerveau propose de faire le point et de dresser un état des lieux, encyclopédique et amusant, sur les connaissances scientifiques concernant le fonctionnement non pas de notre boîte crânienne, mais de la masse spongieuse qu'elle protège.

15/07/2021, 09:11

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Laura Antonelli n'existe plus : un destin fracassé 

L’Automobile Club de France a récemment remis à Philippe Brunel le Prix de l’Homme pressé 2021, pour son roman Laura Antonella n’existe plus, publié chez Grasset. Au cours de la cérémonie, le secrétaire du Prix de l’Homme pressé, Bertrand de Saint-Vincent, a rendu un hommage appuyé à ce texte. Et avec son autorisation, nous le publions dans nos colonnes.

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Paternoster d’Adrien Girard : dernière déclaration 

BONNES FEUILLES – Un père est dans le coma et son fils se rend à son chevet, au rythme de tout un service de réanimation, d’une folie pandémique mondiale et d’un deuil qui, coupablement, se fait attendre. Un père solaire autrefois adoré, mais un père irrémédiablement absent, une ombre dans laquelle le fils a dû grandir. Pour cette rentrée littéraire, les éditions Au Diable Vauvert publient le premier roman, Paternoster, du plus jeune lauréat du Prix d'Hemingway : Adrien Girard. Ce dernier y narre la veillée funèbre d’un fils auprès de son père, au seuil de la mort.  

14/07/2021, 15:56

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Emplettes : courses graphiques 

ALBUM JEUNESSE - Une personne se rend dans une supérette et demande divers produits. C'était sans compter la surdité de l'épicier.ère. Dans Emplettes, Jérémy Fischer dessine un dialogue court et absurde qui émerge progressivement en fonction des pages que l'on tourne. 

14/07/2021, 15:26

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Feu de Maria Pourchet : la passion et ses menaces 

BONNES FEUILLES - Edité par Fayard, Feu, le sixième roman de l'écrivaine et scénariste Maria Pourchet, sera disponible en librairie dès le 18 août 2021. Rongés par la monotonie de leurs vies respectives, Laure et Clément seront bientôt consumés par leur passion mutuelle naissante. Loin du classique des romans d'amour, Feu en propose une vision mêlant puissance sentimentale et humour. 

13/07/2021, 17:55

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L’imagier des fleurs du jardin : éducation poétique 

ALBUM JEUNESSE – Cet imagier présente, à raison d'un dessin par page, des fleurs ordinaires que l'on peut trouver dans n'importe quel jardin. Ainsi se succèdent une jonquille, une tulipe, un oeillet ou une glycine. Avec ce livre, Marie-Noëlle Horvath livre un bel exemple de la poésie de ce qu'elle nomme des illustrations textiles, c'est-à-dire des images qui sont réalisées à partir de tissus découpés.

13/07/2021, 10:21

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Tableau final de l’amour, de Larry Tremblay : Francis Bacon, radical 

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions La Peuplade publient le prochain roman de l’auteur québécois Larry Tremblay. Librement inspiré de la vie du peintre Francis Bacon, Tableau final de l’amour fait le récit d’une quête artistique sans compromis, viscérale, voire dangereuse. Un roman humblement cruel sur l’amour et la création…

13/07/2021, 09:38

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Voyage en train / C'est chez moi : Pop-ups en perspective 

POP UP JEUNESSE – En l’espace de quelques mois sont sortis en librairies deux beaux pop-ups très différents mais donnant à penser, à manipuler et à admirer, chacun à leur manière. D’un côté, nous avons Voyage en train réalisé par Gérard Lo Monaco, auteur chevronné à cette technique depuis de nombreuses années et qui a travaillé avec des éditeurs historiques tels que Jean-Jacques Pauvert et Robert Delpire. De l’autre, C’est chez moi, imaginé et dessiné par Aurore Petit, illustratrice jeunesse qui a notamment publié des albums chez Thierry Magnier ou Le Rouergue et dont c’est ici le premier ouvrage en volume.

12/07/2021, 17:19

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Philipp Weiss : Le grand rire des hommes assis au bord du monde

BONNES FEUILLES - 1200 pages, une œuvre en quatre romans et un manga, qui, à travers cinq histoires personnelles toutes liées les unes aux autres, tourne autour d’un seul et même thème, la fin de notre monde : un projet romanesque hors norme qui nous conduit du XIXe siècle français au Japon du XXIe siècle, de la Commune à Fukushima, des premiers pas de la libération de la femme à la réalité virtuelle et à l’humain augmenté. 

12/07/2021, 16:02

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La trilogie de Licanius de James Islington : la saga des prophéties 

BONNES FEUILLES - Vingt ans se sont écoulés depuis la fin de la guerre. Les Augures, autrefois considérés comme des dieux - devenus dictateurs - ont été renversés et anéantis, leurs pouvoirs mystérieusement disparus. Leurs représentants, hommes et femmes dotés d'une capacité moindre, les Talentés, n'ont évité le sort des Augures qu'en se soumettant au Pacte qui les lie à quatre Préceptes, les marque de manière indélébile et protège les humains. Davian, élève des Talentés, en subit les conséquences. Le premier tome de la Trilogie de Licanius de James Islington est annoncé pour cette rentrée aux éditions Leha. 

12/07/2021, 16:00

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Books by Women : chaos et liberté

Si vous les suivez un peu sur les réseaux sociaux et dans nos colonnes, vous avez peut-être dû voir la raison de leur longue absence : Elsa et Elura ont ouvert leur librairie ! Elles s'y attendaientt forcément, mais pas à ce point-là, et le projet prend tout leur temps et leur énergie, au point que Books by Women s'est retrouvée sur le carreau... Et pourtant ce n'est pas faute de lire et d'avoir de beaux coups de cœur ! 

12/07/2021, 15:30

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Disparition de Robson Rocha, illustrateur chez DC Comics

Dimanche 11 juillet, Robson Rocha, illustrateur, est décédé à 41 ans suite à des complications liées à la COVID-19. Après une entrée dans le monde de la bande dessinée en 2010, Rocha avait signé un contrat exclusif avec DC Comics en 2016, où il a fait carrière depuis. Il s’est principalement fait connaître pour son travail de reprise d’illustrations pour Aquaman, d’après le script de Kelly Sue DeConnick.

12/07/2021, 12:12

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Uchronie biographique : Rimbaud en 2021, poète dans un monde sans poésie ?

Aujourd’hui, Raphaël Gariépy, à la suite d'un entretien avec Adrien Cavallaro, maître de conférences à l’université Grenoble Alpes, auteur de Rimbaud et le rimbaldisme. XIXe-XXe siècles, et codirecteur, avec Yann Frémy et Alain Vaillant, d'un récent Dictionnaire Rimbaud, imagine une rencontre avec le jeune Arthur, auteur de polar, sympathisant des Gilets jaunes et futur transhumaniste. 

09/07/2021, 16:14

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Le secret très secret du maitre des secrets : alors, alors, alors? 

ALBUM JEUNESSE – C'est la fin de l'année scolaire et tes parents t'ont inscrit dans une super colonie de vacances où de nombreuses activités sont organisées chaque jour. Mais toi, plus malin, plus curieux aussi, te donnes un autre objectif : trouver le maître du secret afin qu'il te révèle quel est son secret si secret.

09/07/2021, 15:01

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La langue du pic vert de Chantal Dupuy-Dunier : de vos folies faites vos rêves

BONNES FEUILLES - « Le pic vert enroule sa langue autour de son cerveau pour le protéger contre les trépidations quand il fore les arbres. » Cette phrase, prononcée par un guide de musée, est une révélation pour Sylvain Breuil, le point de départ d’une quête de l’invulnérabilité, puis de l’immortalité. Premier roman mystérieux et original, La langue du pic vert de Chantal Dupuy-Dunier, publié chez La Déviation, est dédié à tous ceux dont le rêve est appelé folie.

09/07/2021, 09:00

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Gallimard publie l'édition intégrale du Journal de Franz Kafka

Ces 12 cahiers allant de 1909 à 1923, Kafka les qualifiait parfois de Journal, observations de vie quotidienne, rêves, visions, fulgurations, réflexions et même dessins alternant avec de multiples débuts de récit, certains répétés. Comme s’il s’agissait de réchauffer un moteur narratif refroidi. Dans cette galaxie brille un seul récit achevé, Le verdict, écrit d’une traite une nuit de 1912, devenu pour l’écrivain le modèle du bonheur de raconter. 

08/07/2021, 08:26