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Les Ensablés - Les Chroniques de Denis Gombert : "Le Tour du malheur" de Kessel, suivi d'un interview de Hubert Bouccara, spécialiste de l'oeuvre de Kessel

Aujourd'hui, Denis Gombert nous offre une chronique passionnante sur le roman fleuve de Joseph Kessel "Le tour du malheur", mais ce n'est pas tout... Il s'est rendu 11, rue Campagne Première, à Paris dans le 14ème, pour rencontrer Hubert Bouccara dans sa librairie "La rose de Java" (cliquer ici). Hubert Bouccara a été, malgré la différence d'âge, l'ami de Kessel avant de devenir le spécialiste de son oeuvre. Merci à Denis pour cet interview qu'il a pu réaliser.

Le 05/06/2016 à 09:00 par Les ensablés

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05/06/2016 à 09:00

Les ensablés

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Les Ensablés.

Grand romancier ou grand reporter ? De Kessel on veut avant surtout conserver la figure de l’homme intrépide qui épousa les convulsions de son siècle et moins du grand romancier qu’il est.  La   vie de Kessel fut une course. On pense toujours les auteurs enfermés chez eux à polir leur œuvre. Kessel, c’est le contraire, il est toujours dehors, toujours sur la brèche. Il est, chose nouvelle, un écrivain du dehors

Par Denis Gombert

           Né en Argentine, ce fils d’émigrés russes faillit épouser le métier d’acteur (le théâtre était sa passion) avant de devenir journaliste et reporter. Homme exalté, insatiable de découvertes, épris d’aventures, le jeune Kessel que l’on appelle déjà « Jef », s’engage à 18 ans dans l’aviation et sillonnera plusieurs fois la planète pour livrer reportages et romans  en tous genres. Balloté sans cesse d’un bout à l’autre du vaste monde, l’homme  se réinvente sans cesse par ses écrits, devenant - un peu à la manière d’un Capa qui fut l’œil de son temps - l’observateur privilégier d’un siècle en furie.

         Ainsi, Kessel sera partout : engagé comme pilote dans l’aviation (il en tirera L’équipage, véritable roman de genre sur l’aviation dont Saint-Ex se souviendra pour Vol de nuit), volontaire de corps expéditionnaires en Sibérie (les Temps sauvages), présent aux côtés des tribus afghanes dans l’incroyable roman épique qu’est Les cavaliers, au milieu de la brousse africaine du Kenya pour une méditation éthique  dans le Lion. Et tant d’autres : la rivalité de deux marins en Mer Rouge dans Fortune carrée, l’étonnant Belle de jour où il perce à jour l’ennui de la bourgeoisie  et que Bunel mettra en scène, le spectre du nazisme dans  La passante du sans souci  ou la découverte du sentiment amoureux au large de Shangai dans la Rosede Java. La mise en scène de contrées lointaines alliée à la force de récits épiques ont fait qu’on a voulu volontiers classer une fois pour toutes Kessel entre Saint Exupéry  (notamment pour sa passion de l’aviation) et Henri de Monfreid (pour le goût de l’aventure  et des conditions extrêmes). Lui se voyait moins héroïque que cela, se contentant de se définir comme « un témoin parmi les hommes ». Au final, c’est la meilleure définition du romancier qui soit. La plus honnête en tout cas.

         Il y a des artistes qui crééent des mondes et d’autres qui se penchent sur celui-ci pour en révéler toutes les couleurs singulières. Kessel est de ceux-là : un artiste-observateur qui questionne le mystère de la vie des hommes.

         Le Tour du malheur est le grand roman de  Kessel, une somme de 1600 pages découpée en 4 livres qu’il composa sur près de 20 ans. Récit foisonnant autant qu’exaltant  Le tour du malheur narre la destinée de Richard Dalleau, une âme pure, un jeune homme idéaliste, que le vent de l’Histoire et la fréquentation du  monde vont abîmer en à peine une décennie, de 19214 à 1924. D’abord il y a le clan Dalleau : Anselme le père, médecin humaniste ivre de lectures ; Sophie , la mère, splendide femme déguisée en mère courage ; Daniel le jeune fils (inspiré d’un des jeunes frères de Kessel qui se suicida), avec ses jolis cils de faon, si tendre et féminin à sa façon et puis Richard, le héros, volontaire, bon camarade, intelligent, passionné qui veut renverser la vie (dont le modèle est à rechercher auprès d’un de ses amis avocat nommé Torrès).

          A peine a-t-on pris connaissance de ces personnages qu’un orage se lève  et balaye tout. C’est l’année 1914, la guerre est déclarée : Richard et son camarade Etienne Bernan, fils d’un homme politique influent, s’engagent.  Richard s’illustre au front. A 19 ans, il dirige une compagnie. Tout le monde l’aime. Durant les bombardements, dans les tranchées, au milieu des rats de de la boue, il récite à ses hommes des poèmes. Richard a l’étoile au front. Il survit presque normalement à la guerre alors que son trio d’amis Etienne, La tersée et Fiersi  en reviennent respectivement traumatisé, handicapé et haineux à tout jamais.

         De retour à Paris, Richard passe le barreau et se lance dans une carrière d’avocat. Noble de cœur, il veut défendre de nobles causes. Sa fougue impressionne, son culot étonne. En l’espace de deux procès il devient la coqueluche du tout- Paris. Le roman décrit alors le milieu de la haute bourgeoisie parisienne jusqu’à ce que l’action rebondisse de façon étonnante. Etienne, à moitié fou, a tué sa mère de plusieurs coups de pistolet ! Que s’est-il passé ? Bernan père, en politique avisé, essaie d’éteindre les feux de cette mauvaise affaire. A l’instar des Mystères de Paris d’Eugène Sue et dans la tradition du roman populaire, on perçoit que c’est l’envers du décor que Kessel veut commencer à dévoiler : le poids du corps social l’emportant sur les figures individuelles. Ce que découvre Richard lors de l’affaire Bernan est effrayant : la mère d’Etienne - par perversion - couche avec des mineurs. Son frère Daniel fait partie de ses amants réguliers.  On va comprendre que chez les bourgeois l’utilitarisme et la corruption sont la norme ; chez les aristocrates, le mépris et le goût décadent priment sur toute autre valeur (La Tersée goûte à l’opium, puis à l’héroïne, et s’enferme dans le piège des paradis artificiels) ;  chez le peuple, l’avidité du gain est la seule loi. Au début des années 20, les mœurs se libèrent formidablement. Au bar-boite de nuit du Colombo que fréquente Richard toute cette comédie humaine finit par communier. Dans le vice.  L’âme de Richard, emportée dans le tourbillon du temps, manque être souillée définitivement plusieurs fois. Le jeune homme est de moins en moins pur.

         Puis dans les tomes 3 et 4, Les lauriers roses et L’homme de plâtre, l’intrigue prend une nouvelle tournure. On pourrait dire qu’elle se spiritualise. Le débat devient moral. Plus les années passent et  plus les questions existentielles prévalent. Nous sommes passés de l’ivresse de la jeunesse – qu’allons-faire ? – aux doutes de l’âge adulte – que vais-je laisser ? Richard, en Ulysse moderne, vogue sur la grande mer de la vie et doit en affronter tous les dangers. Subir tous les drames. Par manque de confiance, par jalousie, parce qu’il se sent trop oppressé, le jeune frère Daniel met fin à ses jours en appelant Richard à son secours. Ce dernier arrive trop tard. Richard et Daniel : le fort et le fragile, la beauté bestiale et la beauté gracile.  Cain a tué Abel. Ils étaient frères mais n’étaient pas faits du même bois. Richard en conçoit un remords éternel. L’ange Daniel monte au ciel tandis que Richard le dionysiaque, incapable de refréner ses désirs, est condamné à vivre.  La malédiction touche ceux qui restent, ceux qui sont forcés  de vivre dans les affres d’un salut qui ne vient pas. Le roman interroge les méandres d’une âme perdue. Ni grâce nécessaire, ni grâce suffisante, nous sommes bel et bien au XXème siècle. Aucune transcendance n’existe plus. Richard ne sait plus à qui se rattacher. Comme le dit Kessel : « ainsi fut scellé le premier sceau de l’âge et se ferma la première porte de fer ».  La vie est un voyage vers l’enfer.

         Kessel le sait. Le principe de la saga oblige à un rebondissement permanent. Richard ne pouvait rester ainsi, au fond du trou, prisonnier d’une femme pervertie et dépendante des drogues, rongé et miné par le doute. Cette femme, c’est Dominique. Figure mineure au début du roman, elle est l’archétype de la jeune fille pure et touchante qui va être immolée sur l’autel de la corruption. La jeune Dominique qui aspire à jouer au théâtre deviendra Gloria, une cocotte qui sévit dans les salles de jeux, aux courses et dans les bars. Son personnage est inspiré de Sonia,  la propre maîtresse de Kessel. Le lecteur, tout comme Richard, oscille pour elle entre attirance et répulsion. Soudain, suite à une énième dispute entre Dominique et Richard, Dalleau a un brutal accident de la route. Le voici paralysé ! Richard pense mourir. Son ami La Tersée a brûlé sous ses yeux. La moelle épinière de Richard est touchée. Il est contraint à la paralysie, il porte un corset.  Dominique quitte tout pour n’être qu’auprès de lui. Son sacrifice est sincère. Les forces de vie reviennent par l’expérience des gouffres. L’homme énergique qu’est Richard, l’homme de foi aussi qu’il devient va se relever. C’est sous un jour nouveau, alors qu’il a fait « le tour du malheur » (perte de son père, de ses illusions, de l’innocence, au profit des compromissions et du vice), alors qu’il a tout eu et tout perdu (l’argent, la gloire, l’’amitié et l’amour)  qu’il peut ressusciter. Ceint dans les bras de sa mère, comme prêt à une nouvelle naissance, Richard fait le constat que sa vie ne fut que cendres. Il se promet  - autant que faire se peut- d’être un homme bon.

         Plus qu’une simple saga, l’ambition du Tour du malheur est d’être un roman total, c’est-à-dire un récit qui incarne l’esprit de son temps. Ce grand roman qui se lit d’un trait peut rivaliser sans complexe avec Jean-Christophe de Romain Roland, Jean Barrois de Roger Martin du Gard  ou Les hommes de bonne volonté de Jules Romains, ces grandes fresques où des hommes extirpent de leur confrontation à  l’Histoire la matière de leur destinée.

         C’est d’abord une histoire des comportements et de mentalités  que Kessel a su saisir et qu’il présente dans le portrait d’une jeunesse brisée. Pour ceux qui seront rescapés de la boucherie de 14, rien ne sera plus comme avant : la guerre a révolutionné les esprits. L’énergie de l’écriture de Kessel épouse et retranscrit on ne peut mieux l’appétit de vivre de cette classe sacrifiée. Le tourbillon de femmes, de jeu, d’alcool, de drogues, d’orgies en tous genres auxquels succombe Richard en témoignent formidablement.

         Mais en opposition, Le Tour du malheur présente aussi toute la pesanteur d’un monde figé, hiérarchisé, fossilisé. Rien n’a changé. C’est toujours la société qui est la plus forte et ses rouages broient les individus. Perdurent les passe-droits des puissants (l’affaire Bernan, le député Paillandet), la violence du ressentiment des parvenus (Fiersi le fielleux), la désinvolture des aristocrates (La Tersée), la candeur des pauvres et la vertu des personnages moraux (Sophie et Anselme, parents de Richard, Gérard Lambert l’ami, Dominique à la fin du roman). Véritable comédie humaine qui n’épargne personne, Le Tour du malheur  est un magnifique portrait des lois qui gouvernent la société. Un roman sur le pouvoir en fait.

         Il est intéressant à ce titre que Richard soit avocat. Lui qui croit défendre des causes justes se retrouve vite prisonnier de combinazone. Dès qu’on entre en société, on signe son aveu d’impuissance et on doit faire allégeance aux riches, semble nous dire Kessel. Pas une seule belle âme qui n’y résiste.

         Roman sur les femmes aussi, autre monde hiérarchisé à l’intérieur d’un monde normé. Autour de Richard, c’est un ballet :  Sylvie, l’initiatrice, la femme mal mariée ; Christiane, l’âme pure à qui Richard fera tant de mal (elle sera contrainte d’avorter de leur enfant) ; Lucienne, la dévouée ;  Geneviève, la perverse, sœur d’Etienne et qui devient l’amante de Daniel juste pour faire enrager Richard, enfin Dominique, ancienne demi-mondaine dont on monnaie les faveurs, revenue de tout et surtout d’une forte addiction à la drogue. Elle possède toute la séduction de la déchéance. Sincère mais déjà pervertie, personnage romantique, c’est-à-dire contradictoire, étoile noire, Dominique est le parfait pendant de Richard.

         Enfin Le tour du malheur est une grande œuvre morale, comme il en est des œuvres d’édification chrétienne car le propos de Kessel vise à réfléchir sur les fins dernières. Ses personnages brûlent. Comme chez Zola et Balzac, le monstre social les broie (la guerre, l’ambition – et il n’est qu’à Paris qu’elle est possible-, l’argent encore et toujours). Mais comme chez Dostoïevski (il en est question souvent) les personnages s’interrogent sur la faiblesse de leur âme face à l’incandescence de leur désir. Exister pourquoi ? Et puis comment ? Est-ce que « tout est permis » ? Richard suit tout un parcours d’initiation spirituel. La vie est une grande crise que seul nourrit le doute. Pour Kessel, il n’y a que l’espoir qui puisse nous sauver. Une grande scène de rédemption finale clôt le roman. Quand tout est gâché, flétri, perdu, il demeure encore la lumière du bien.

         L’œuvre de Kessel est un eldorado de lectures. Purger les passions, entrer de plain-pied dans le monde vibrant de l’après-guerre, se passionner pour des personnages à qui le romancier donne vie, chair et souffle, toutes les ambitions de la saga sont là, réunies. Le lecteur, passionné d’histoires, avide de portraits, scrutateur des mœurs, guetteur métaphysique d’un sens, y trouvera  son compte. Particulièrement dans le Tour du malheur, son œuvre la plus imposante.  Le miracle des gros livres est qu’ils ne pèsent pas. 1600 pages en un souffle.

Chers lecteurs des ensablés, m’étant attelé à la lecture du Tour du malheur, j’ai rencontré un spécialiste de Kessel qui tient une librairie hors-norme entièrement consacrée à l’œuvre de Gary et Kessel, deux monstres du XXème siècle. Rencontre avec un homme-livre  dans un lieu atypique, vrai petit coin de paradis parisien pour lecteurs passionnés. Un grand merci à M. Bouccara d’avoir répondu si gentiment à nos questions et de nous avoir éclairés sur ce beau roman.

Hubert Bouccara dans la librairie

DG. Pour vous Le Tour du malheur est le grand roman de Kessel, pourquoi ?

H.B. Le Tour du malheur est l'œuvre majeure de Joseph Kessel. Il n'y renie pas l'aventure, qui est dans une autre dimension, dans le quotidien de nos vies, elle naît de nos ambitions, elle se confronte à nos morales et se plante sur le socle de notre éducation ou de son absence et de nos familles. Dans la courte préface du premier volume, l'auteur nous dit qu'il a porté ce projet durant vingt ans. L'amitié est le maître mot de l'ouvrage, l'amitié entre hommes. Elle domine, vainc tout, emporte les plus solides barrières morales qui doivent s'accommoder des appétits et des égoïsmes. L'aventurier se pose des questions au travers de son personnage, Richard Dalleau, et c'est finalement du sens de la vie qu'il s'agit, du sens d'une vie à vivre. L'action de cette saga se situe entre 1915 et 1925, le champ couvert par Kessel au niveau de ses personnages est intéressant en ce qu'il recoupe peu le milieu artistique et littéraire, situant certainement ainsi assez bien le Kessel de cette époque.

D.G. Kessel oscille toujours dans ses romans  entre fiction et réalité. Comment compose-t-il ses romans ? De qui s’inspire-t-il  particulièrement dans Le Tour du malheur?

H.B. Kessel est avant tout un grand reporter, donc grand reportage, d’un reportage il en fait un « roman », pas une fiction, un roman vécu, il peut changer les noms des personnes, maisun lecteur avisé comprendra vite qui est qui.

Dans Le Tour du malheur, c’est lui, c’est Henri Torrès, le grand avocat du moment, c’est ses frères, sa famille, sa (ses) maitresses, ses amis, tout le monde y est, pas forcément avec tendresse, ni complaisance.

D.G. Quel est pour vous  le grand thème de cette histoire : la guerre, l’amitié, l’ambition, les illusions perdues ?

H.B. C’est exactement tout ceci réuni !

D.G. Il  y a des scènes très dures dans le roman. Sur la drogue, la passion du jeu, les femmes par exemple.  Sont-elles réalistes ?

H.B. En effet, tout est vrai, la drogue, le jeu, les femmes. Il découvrit l’univers du jeu à la fin de la 1ème guerre mondiale alors qu’il traversait l’Atlantique sur un bateau de la marine américaine, destination New York, puis la Californie. La drogue, l’opium, c’était dans ce que l’on nommait « les années folles » entre les deux guerres, il était proche de Jean Cocteau, ils allèrent dans des fumeries à Paris ou ailleurs. Les femmes, Kessel les aimait… toutes ou presque… dans la vraie il y avait Sonia qui fut sa maitresse presque tout au long de sa vie, on la retrouve dans Le Tour du malheur, c’est Dominique.

D.G. Vous êtes un spécialiste de Kessel et consacrez une partie de votre librairie à son œuvre. Pourquoi est-il resté pour vous encore aujourd’hui « un grand de la littérature » ?

Kessel et Gary sont les piliers de ma librairie, je travaille dessus depuis une trentaine d’années, je pense connaitre ces auteurs sur le bout des doigts. Je sers de « conseiller » pour de nombreuses personnes sur place ou sur les « réseaux sociaux » où je publie des analyses de livres. Kessel est un « témoin parmi les hommes », il a traversé le 20ème siècle avec ses écrits, romans, faux romans et surtout ses innombrables reportages, dont le tout 1èer est de 1919, intitulé « Sous l’Arc de Triomphe », il avait alors 21 ans. Il a couvert les plus importants évènements du 20ème siècle, les grands procès de l’histoire. Il restera une référence pour tous les « apprentis »  journalistes, lui et Albert Londres !

Par Les ensablés
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Les Ensablés - La peau et les os de Georges Hyvernaud

Dans la fosse commune de l’oubli, Georges Hyvernaud n’a non seulement rien fait pour l’éviter - en ne publiant que deux livres de son vivant - mais y a sauté à pieds joints. La Peau et les os (1949), court mais édifiant récit de sa captivité pendant la seconde guerre mondiale, puis Le Wagon à Vaches (1953), roman implacable de l’impossible réadaptation à une vie dite normale, prouvent que l’écrivain avait pris le parti non négociable d’une vérité humaine très difficile à vendre. Par Nicolas ACKER.

08/06/2025, 19:15

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Les Ensablés - Planète sans visa, de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais  (1908-1998) - quitta la Pologne à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier, puis parvint à s'évader. Juif et apatride, il partagea alors l'existence précaire de nombre de personnes réfugiées à Marseille dans l'espoir d'obtenir un visa. Grâce à l'aide de son ami Gide, il obtint ce précieux sésame et gagna les Etats-Unis où il vécut plusieurs années, enseignant la littérature. Malaquais n'a publié que trois romans : « Les Javanais » (prix Renaudot 1939),  « Le Gaffeur » (publié en 1953), tous deux objets de précédents articles et  « Planète sans visa », grand roman de la France sous l'occupation, publié en 1947 et qu'il remania jusqu'à ses derniers jours. Ce roman de plus de 500 pages a été réédité en 1999 après sa mort.

25/05/2025, 09:41

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Les Ensablés - La Saint-Michel et le Pont Euxin d'Anne Lacroix, par François Ouellet

Anne Lacroix (1897-1982) n’aurait publié qu’un seul roman, La Saint-Michel et le Pont-Euxin chez Grasset en janvier 1933. À cette date, elle a déjà commencé un deuxième roman, Rézle (et même annoncé un troisième titre, Les Bergers d’Arcadie), soumis en décembre de la fin de cette même année pour le Prix du roman du Temps ; les quelques voix qu’elle récolte seront insuffisantes pour qu’elle obtienne ce prix qui consiste dans la publication du roman dans les pages du quotidien. Mais, cinq ans plus tard, en mars 1938, Rézle paraîtra en feuilleton dans Le Temps. Il ne semble pas que la carrière d’Anne Lacroix ait connu d’autres développements. Par François Ouellet.

11/05/2025, 09:00

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Les Ensablés - L'Impassible de Frédéric Berthet (1954-2003)

Lorsque la critique d’un livre est aussi intéressante, voire plus, que le livre dont elle parle, lorsqu’on se régale de son style, de son ironie, de sa drôlerie, et si transparaît à travers ses mots l’originalité de l’homme lui-même, alors on peut se dire qu’elle est elle-même œuvre littéraire, et que son auteur est un sacré bonhomme. Voilà la réflexion que je me suis faite après la lecture de ce recueil d’articles de Frédéric Berthet, récemment paru chez La Table Ronde sous le titre L’Impassible. Par Hervé BEL

27/04/2025, 09:00

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Les Ensablés - Happe-Chair de Camille Lemonnier (1844-1913)

Happe-Chair, un titre qui a tout de suite attiré mon attention. Je me trouvais alors dans une des dernières librairies anciennes de la rue Saint-Sulpice (pour combien de temps encore sera-t-elle là ?), dans la bonne odeur des vieux livres, lorsque je suis tombé sur la réédition de 1908 de ce roman de Camille Lemonnier publié une première fois en 1886 chez Kiestmaeckers…  par Hervé Bel. 

13/04/2025, 12:28

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Les Ensablés - Jacques Rivière, Sentiments et critique

À l’occasion du centenaire de sa mort, la collection Bouquins consacre un volume à Jacques Rivière, critique et essayiste, véritable cheville ouvrière de la Nouvelle revue française dont il assura la direction durant plus de 10 ans. Mort prématurément en 1925 à l’âge de 39 ans, celui qui fut à la fois le grand ami et le beau-frère d’Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, révèle par la quantité d’articles qu’il donna à la revue une perspicacité critique étonnante. Sensuelle et inspirée. Par Denis Gombert

30/03/2025, 09:00

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Les Ensablés - Lire sous l'occupation de Jacques Cantier

Le monde des livres sous l’Occupation a déjà été étudié par l’historien Jacques Cantier qui s’était intéressé à la trajectoire de l’une des figures maudites des lettres françaises avec sa biographie de Pierre Drieu La Rochelle (Perrin, 2011). Cette fois, avec Lire sous l’Occupation, publié en 2019 et en poche en 2024 aux Éditions CNRS, il nous présente un panorama global de la lecture entre 1939 et 1945. , par Nicolas Acker.

16/03/2025, 16:50

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Les Ensablés - La femme qui boit de Colette Andris, par Marie Coat

En mars 2023, Gallimard publiait dans sa collection L’imaginaire un grand succès de son catalogue paru en 1929, réédité à huit reprises puis repris en 1934 dans sa collection de poche : La femme qui boit », première oeuvre d’une jeune femme de 29 ans, Pauline Toutey. Par Marie  Coat

02/03/2025, 19:56

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Les Ensablés - Le gaffeur de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais - quitta la Pologne  à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Cette période de sa vie fut marquée par une grande précarité et  par la volonté farouche de vivre de sa plume. Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier, il s'évada et émigra vers le continent américain. Par Isabelle Luciat

16/02/2025, 10:09

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Les Ensablés - Le Boucher des Hurlus de Jean Meckert

Jean Meckert (alias Jean Amila, 1910-1995) est mort il y a trente ans… Pas tout à fait mort, car ses romans ont continué d’être réédités et nous n’avons pas manqué d'en parler dans nos colonnes (1). Cette fois, c’est la courageuse Ronces éditions (2) qui republie Le boucher des hurlus paru chez Gallimard en 1982 et signé du nom Jean Amila qu’il avait adopté pour ses romans publiés dans la Série Noire. Par Hervé BEL

02/02/2025, 19:38

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Les Ensablés - L'inconstante de Marie de Régnier

Fille de José Marie de Heredia, épouse du poète Henri de Régnier, Marie de Régnier n’eût peut-être d’autre choix que de devenir une femme de lettres. Mais en adoptant un nom d’homme tout de même, société corsetée oblige ! C’est ainsi que Marie de Régnier entama très tôt une carrière littéraire au confluent de deux siècles, à la période de la Belle Epoque, sous le nom de de Gérard d’Houville, puis de Gérardine (la renommée de Caroline Rémy, dite Séverine, étant peut-être passée par là). Par Denis Gombert.

19/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Autour des trônes que j’ai vus tomber (1921), de la princesse Louise de Belgique

L’Avenue Louise est l’une des plus importantes artères de Bruxelles. On oublie souvent qu’elle fut dédiée à la princesse Louise (1858-1924), fille aînée de Léopold II, le roi bâtisseur qui rénova la ville. Et l’on a tout autant perdu le souvenir de l’histoire rocambolesque et tragique de sa déchéance au sein des cours européennes de son temps... Ces mémoires romancés offrent au lecteur les confessions rares d’une princesse égarée par le destin. Par Louis Morès.

05/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Mes amis d'Emmanuel Bove, centenaire d'un chef-d'oeuvre

On ne pouvait pas laisser s’achever cette année 2024 sans célébrer les cent ans d’un des chefs-d’œuvre romanesques du XXe siècle. Des chefs-d’œuvre, la littérature française en a produit son lot, et les centenaires à venir ne manqueront pas : en 2026, ce sera Les Faux-monnayeurs, en 2032, Voyage au bout de la nuit, en 2038, La Nausée, etc. Mais les auteurs ensablés aussi ont leurs grands et petits chefs-d’œuvre, dont certains ont été chroniqués ici même : L’Enfant à la balustrade, Les Javanais, par exemple. Et maintenant Mes Amis d’Emmanuel Bove : avis à ceux qui ne l’auraient pas encore lu. Par François Ouellet.

15/12/2024, 16:14

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Les Ensablés - Le Poil de la bête de René-Jean Clot

Un peu avant l'excellent Elisabeth que nous avons chroniqué , les éditions Le Passeur avaient réédité en 2023 le roman Le poil de la bête  de René-Jean Clot (1913-1997). Une fois de plus, soyons reconnaissants à cet éditeur d’oser ainsi remettre au goût du jour des auteurs injustement oubliés. René-Jean Clot l’est inexplicablement. Par Hervé Bel

01/12/2024, 09:00

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Les Ensablés - Jabadao (1951) de Anne de Tourville

Lorsqu’il y a tout juste vingt ans, Anne de Tourville  (1910-2004) décéda à 94 ans, elle était bien oubliée du monde littéraire et l’est encore à ce jour. Elle avait pourtant remporté le Prix Femina en 1951 avec son roman «Jabadao» devançant entre autres, dès le deuxième tour, Louise de Vilmorin et Michel de Saint Pierre. Par Marie Coat

11/11/2024, 09:40

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Les Ensablés - L'invitation chez les Stirl, de Paul Gadenne

La vie de Paul Gadenne (1907-1956) a été marquée par l'épreuve de la maladie qui le contraint à abandonner une prometteuse carrière de professeur de lettres classiques et à séjourner périodiquement au sanatorium de Praz-Coutant, en Savoie (cadre de son premier roman « Siloé », objet d'un précédent article). Paul Gadenne termina ses jours à Cambo-Les-Bains, station thermale du pays basque reconvertie dans les années 30 en centre de cure pour les tuberculeux. Par Isabelle Luciat.

27/10/2024, 09:00

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Les Ensablés - La Conspiration de Paul Nizan (1905-1940), par Nicolas Acker

Non, Paul Nizan (1905-1940) ne fut pas seulement l’auteur d’un incipit resté célèbre et redécouvert par la jeunesse étudiante de mai 1968. « J’avais 20 ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie ». Cette « accroche » solennelle cache hélas un peu trop une oeuvre hybride passionnante. Mort en soldat à 35 ans en 1940, il fut jeté aux oubliettes de l’Histoire, répudié par ses camarades communistes. 

Par Nicolas Acker

13/10/2024, 18:34

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Les Ensablés - Octave Feuillet (1821-1890), un parfum de province

On ne lit plus Octave Feuillet (1821-1890), auteur à très grand succès du Second Empire et favori de lˊImpératrice Eugénie ; seul son nom sur la plaque bleue dˊune rue tranquille et banale du XVIème arrondissement, où habitaient de bons amis, m’a un jour rendu curieux de le connaître.
Les titres de ses romans ont l’odeur des armoires à linge bourgeoises, encaustique et lavande : « La Petite Comtesse » (1856), « Histoire de Sybille » (1862), « Julia de Trécoeur » (1872), voire réminiscents de la Comtesse de Ségur « Le Roman dˊun jeune homme pauvre » (1858)… Par Herbert Dune.

29/09/2024, 09:00

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Le temps de la terreur : John Gwynne relance les Terres Bannies avec une fureur intacte

Ici, personne n’entre dans l’âge adulte à pas feutrés. Dans les Terres Bannies, on grandit sous la menace, entre fidélités imposées, récits officiels et violence prête à rompre ses chaînes. Avec Le temps de la terreur (trad. Thomas Bauduret), John Gwynne relance sa mythologie par l’héritage empoisonné : une génération née après les grandes batailles découvre que la paix n’était qu’une trêve armée, et que les vainqueurs, eux aussi, cachent leurs failles sous l’armure. par Théo.

10/03/2026, 11:34

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Avec Terra Murata, Laura Ulonati signe un grand roman d’initiation au bord du gouffre

Sous le soleil trop vif d’une île du golfe de Naples, l’adolescence n’a rien d’un été léger. Elle ressemble plutôt à un territoire miné : rivalités, regards, hiérarchies invisibles, premières morsures du désir. Avec Terra Murata, Laura Ulonati installe son roman dans cette zone trouble où l’apprentissage du monde passe par les ruines, la mémoire et les corps qui cherchent leur place. Sortie le 25 mars.

10/03/2026, 11:02

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Un non pour un oui. Pensées-poèmes

10/03/2026, 10:57

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Un roman fait de voix et de sons : Bruits, l’expérience immersive d’Anne Savelli

Moi qui désormais ne me passionne plus guère que pour le doux silence de la nature ou pour les Suites pour violoncelle de Bach — et qui dois pourtant quotidiennement batailler avec l’horrible patron du bar sis au rez-de-chaussée de mon immeuble afin qu’il renonce aux basses abrutissantes de sa sono —, je dois confesser que Bruits, le titre du dernier roman d’Anne Savelli, avait de quoi m’agacer…

10/03/2026, 10:36

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Somber Jann : elle espionne ses voisins… et découvre qu’un tueur en série habite en face

Jaylen, Jonas et Joshua Jann viennent d’emménager dans la maison voisine. Trois frères, silencieux, presque insaisissables, dont la présence trouble immédiatement l’équilibre du quartier. Depuis la fenêtre de sa chambre, la narratrice les observe chaque nuit. Ce rituel d’observation devient rapidement une obsession. Somber jann : saison 1 de Cynthia Havendean, sera disponible le 16 avril.

10/03/2026, 09:00

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Un amour mort, une mémoire effacée : le thriller sombre de Tendre promesse assassine

Et si le danger ne résidait pas dans ce que l’on ignore, mais dans ce que la mémoire refuse de restituer ? Découvrez Tendre promesse assassine signé Laura Ezrena, à paraître le 16 avril...

10/03/2026, 08:30

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Le Pèse-Dieu : retrouver un être aimé dans un royaume des morts virtuel

Ian Soliane publie Le Pèse-Dieu chez Robert Laffont, dans la collection Ailleurs & Demain, un roman attendu en librairie le 16 avril, qui imagine un futur où les morts continuent d’exister dans un au-delà numérique. L’histoire suit un père qui décide de descendre dans cet espace virtuel pour retrouver sa fille disparue, dans un récit mêlant quête intime et exploration d’un monde situé à la frontière entre la vie et la mort.

10/03/2026, 07:07

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Naples avant Maradona : l’histoire mouvementée d’un royaume au cœur de l’Europe

Avant la Naples de Maradona et Marek Hamsik, il y eut le Royaume de Naples, et Diego n’en était pas le roi. Alain Blondy raconte une longue histoire, du Ve au XIXe siècle, avec des frontières mouvantes, des capitales qui basculent - Palerme ou Naples -, des dynasties qui se succèdent. Et surtout : l’histoire de Naples est indissociable de celle de la Sicile, tantôt jumelle, tantôt rivale, tantôt tenue par le même souverain, sans jamais se confondre vraiment.

09/03/2026, 18:33

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Les Maquettistes

09/03/2026, 15:18

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N’importe quel enfant : Les Orphelins, Une histoire de Billy the Kid d’Éric Vuillard

Billy the kid, petit gars né possiblement à New-York, possiblement en 1859, avait possiblement pour vrai nom William Henry Mac Carty, ou alors pas, c’est flou. À l’époque, celle de sa naissance, il n’était pas destiné à rester dans les mémoires. D’ailleurs l’est-il ? Resté dans les mémoires ? Ce qui est resté, c’est le mythe d’un jeune bandit habile au pistolet et dégommé par les autorités avant sa vingt-deuxième année. De ce mythe associé à une poignée de photos et faits avérés, Vuillard tire un portrait plutôt collectif et tout à fait captivant de quelques desperados de l’Ouest américain au XIXe siècle. 

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Avec Place de la Victoire, 1936, Alexandre Courban poursuit sa chronique du Paris ouvrier

Troisième épisode des enquêtes du commissaire Bornec du XIIIe arrondissement, chronique sociale du Paris des années 30, les années du Front populaire. Alexandre Courban poursuit sa chronique sociale, policière et bien documentée du Paris ouvrier de cette période.

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Jon Fosse : avec Blancheur, le prix Nobel livre un récit bref et vertigineux

Dans les livres de Jon Fosse, il suffit parfois d’un homme qui tourne au hasard sur une route pour que le monde bascule. Depuis le Prix Nobel de littérature qui a consacré son œuvre, l’écrivain norvégien s’impose comme l’un des rares auteurs capables de transformer l’immobilité en expérience vertigineuse. Avec Blancheur (trad. Terje Sinding), il pousse plus loin encore cette littérature du seuil, où le réel se fissure et où la lumière devient un passage. Parution le 2 avril.

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Pourquoi l’argent disparaît toujours avant que le fisc arrive

Un jour, l’argent a appris à voyager sans passeport. Depuis, il circule plus vite que les corps, se dérobe aux frontières et laisse les États courir derrière son ombre. Dans Déclaration de la personne, Elfriede Jelinek observe cette chasse moderne : celle d’institutions qui exigent des individus qu’ils se déclarent pendant que les fortunes, elles, disparaissent dans les marges du monde. La satire devient alors radiographie d’une époque où le capital se cache mieux que les hommes.

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Brûle bébé : premier roman incandescent de Matthieu Barbin

Le premier roman de Matthieu Barbin s’ouvre dans le tumulte d’un rassemblement politique place de la République. Sur scène, Alex prend la parole face à une foule compacte. L’instant est survolté, collectif, traversé par la peur d’un basculement politique et par l’énergie d’une mobilisation.

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Frontières liquides

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Valerio Varesi revient avec La peur dans l’âme, une nouvelle enquête du commissaire Soneri

Avec La peur dans l’âme, de Valerio Varesi, (traduit par Gérard Lecas)à paraître le 16 avril chez Agullo Éditions, l’auteur italien poursuit les enquêtes du commissaire Soneri dans un polar situé dans les montagnes des Apennins, où un village isolé voit la peur s’installer après une fusillade inexpliquée et la traque d’un criminel en fuite.

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Iran : une mère perd quatre enfants dans la répression des mollahs

Il existe des livres qui ne racontent pas seulement une histoire : ils ouvrent une cicatrice. Depuis la révolution de 1979, l’Iran vit sous un régime qui a transformé la foi en instrument de pouvoir et les familles en champs de bataille. Dans ce roman inspiré de faits réels, une mère voit ses enfants engloutis par la machine répressive. La littérature ne répare rien ; elle empêche seulement que les morts disparaissent une seconde fois.

07/03/2026, 15:06

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Désorientations d’un GPS algérien

Quand on entame la lecture de La partie immergée de l’iceberg. Éloge du GPS algérien, on adhère presque immédiatement à la démarche du nouvel essai que signe le cinéaste Lamine Ammar-Khodja. Par un usage rafraîchissant de l’auto-dérision, la mise en récit de ses déambulations introspectives sur l’histoire algéro-française et ses géographies « brumeuses » trouve un ton juste : agréable, frais, nonchalant et parfois féroce.

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Musique classique, santé numérique et désillusion cubaine

Dans le vacarme des algorithmes, des guerres culturelles et des diagnostics en ligne, les livres persistent : ils observent, dissèquent, contestent. Cette semaine, la Booksletter circule de Bach aux dactylos oubliées, des gourous de santé numérique à la désillusion cubaine de Leonardo Padura, jusqu’aux alliances secrètes du vivant. Autant de récits qui scrutent une même question : comment nos sociétés écrivent-elles leur propre partition ?  

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L'Arabe qui sourit

07/03/2026, 09:00

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Un livre retrace la vie d’une élue de village à travers un siècle de mutations

Lucette Routaboul : une histoire mondiale, de Jean-Robert Jouanny, paraît aux Éditions de l’Aube dans la collection « Regards croisés » le 3 avril 2026. L’ouvrage retrace la trajectoire de Lucette Routaboul, maire d’une petite commune du Tarn, dont la vie permet de parcourir près d’un siècle d’histoire rurale française et d’en saisir les transformations à hauteur d’individu.

07/03/2026, 07:30

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Mohamed Boclet : un livre pour comprendre comment mieux utiliser son cerveau

Votre cerveau va vous sauver, de Mohamed Boclet, paraît chez Robert Laffont le 9 avril. Dans cet essai consacré aux capacités d’apprentissage et à la plasticité cérébrale, l’auteur propose d’explorer le rôle que peut jouer une meilleure compréhension de notre fonctionnement mental pour améliorer le bien-être et la santé psychique.

07/03/2026, 07:00

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Assurbanipal ou l’apogée de l’empire assyrien

Un livre en appelle souvent un autre. C’est en lisant Les fleuves du ciel d’Elif Shafak (Flammarion) que j’ai eu envie d’en savoir plus sur le roi d’Assyrie, Assurbanipal. Et comme si j’avais été écoutée, les éditions Perrin viennent de sortir sa biographie, Assurbanipal. Le roi assyrien derrière la légende de Sardanapale, signée par l’historienne de l’Antiquité, spécialiste de latin, de grec, d’hébreu, d’araméen et d’akkadien, Josette Elayi.

06/03/2026, 16:38

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Ce qu’il nous reste à aimer : un premier roman qui ose regarder la fin de vie en face

Dans la littérature contemporaine, la maladie surgit souvent comme un révélateur brutal : elle fissure les existences trop lisses et oblige les personnages à regarder leur vie en face. Dans Ce qu’il nous reste à aimer, Camille Dupuis s’inscrit dans cette tradition, mais avec un ton mordant et une ironie sociale qui déplacent le récit vers un territoire plus acide, presque inconfortable. Ici, la fin annoncée devient surtout un laboratoire des illusions familiales et des vies bien rangées.

06/03/2026, 16:04

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Pourquoi avons-nous l’impression de subir nos vies ?

Reçue par le Premier ministre espagnol et décorée de l’Ordre du Mérite civil, Gisèle Pélicot ne se contente pas de passionner les Français : pour sa deuxième semaine, elle confirme sa place de numéro 1 des ventes sur la période du 23/02 au 01/03, avec 37.840 exemplaires supplémentaires, portant son total à 97.938 ventes pour Et la joie de vivre (Flammarion).

06/03/2026, 12:55

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Le jour où une star du cinéma devient invisible

Ce qui est arrivé à la célèbre actrice blonde, nouveau roman de Stéphane Carlier, paraîtra le 2 avril 2026 aux éditions du Tripode. Le livre imagine la journée déroutante d’une immense star du cinéma français qui, du jour au lendemain, se réveille dans le corps d’un homme ordinaire et voit soudain son statut, son entourage et son identité lui échapper.

06/03/2026, 07:26

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Venise 1934 : le face-à-face Mussolini-Hitler au cœur du nouveau roman de Fabiano Massimi

Le Pacte de Venise, roman de Fabiano Massimi traduit de l’italien par Renaud Temperini, paraîtra aux éditions Albin Michel le 2 avril 2026. Situé à Venise en 1934, au moment de la première rencontre publique entre Benito Mussolini et Adolf Hitler, le livre mêle intrigue politique et enquête autour d’une affaire liée à l’intimité du dictateur italien et au destin d’une femme longtemps effacée de l’histoire.

05/03/2026, 18:38

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Yvonne Jean-Haffen : la peintre bretonne sort enfin de l’ombre

05/03/2026, 18:01

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Un survivant revient vingt ans après un massacre familial

Litta est une petite île des Hébrides où les moutons sont plus nombreux que les habitants. On n’y trouve qu’une école, une unique route et quelques maisons éparses. Dans un lieu aussi isolé, les événements marquants ne passent jamais inaperçus. 

05/03/2026, 12:28

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Arrêter de fumer ? C’est facile ! (non)

KO la clope – À notre santé, album scénarisé par Jérôme Derache et dessiné par Juan, paraîtra le 1er avril 2026. L’ouvrage suit un groupe d’amis qui décident d’arrêter la cigarette et tentent, chacun à leur manière, de surmonter les difficultés du sevrage.

 

05/03/2026, 09:03

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L'inventaire des rêves

05/03/2026, 09:00

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Des personnalités sont tuées par l’explosion de leur smartphone

Le roman Morts à l’appel, signé par Denis Dommel et publié aux Éditions de l’Aube, paraîtra en librairie le 3 avril 2026. Ce premier livre suit une journaliste spécialisée dans les affaires criminelles confrontée à une série de morts inexpliquées : des personnalités sont tuées par l’explosion de leur smartphone, une affaire sensible que les autorités tentent d’étouffer tandis qu’une enquête s’engage pour en comprendre l’origine.

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Le nouveau Aurélie Valognes : découvrez un extrait inédit de son roman

« Ambre, ma fille, viens. La vie vaut la peine d’être vécue. » Derrière une vitre de maternité, Camille s’adresse à son enfant et lui esquisse une promesse : une existence à deux faite de douceur, de nature et de poésie. Dans L’émerveillement, Aurélie Valognes installe d’emblée ce lien fragile et puissant, au cœur d’un récit où l’amour filial se construit dans la patience, l’attention et la découverte du monde. 

04/03/2026, 18:33

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L’odeur du graillon : Rémi Letourneur fait entrer les quartiers populaires en poésie

La poésie qui décrit le réel à sa racine n’est pas forcément une poésie dépourvue de lyrisme : Rémi Letourneur en donne un merveilleux exemple.

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Dan Simmons : Hypérion et Endymion, la saga qui a marqué l’histoire de la science-fiction

L’écrivain américain Dan Simmons (Daniel Joseph Simmons) est décédé le 21 février 2026 à Longmont, dans le Colorado, à l’âge de 77 ans, avec son épouse Karen et sa fille Jane à ses côtés. Mesurer ampleur de son œuvre revient à comprendre qu'il a traversé traverse science-fiction, horreur et fiction historique. Mais deux cycles se dégagent malgré tout nettement : Hypérion et Endymion.

04/03/2026, 13:17

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Where’s Molly : le sombre thriller de H.D. Carlton qui hante les forêts de l’Oregon

« Molly Devereaux est portée disparue depuis plus de deux semaines, et la police est toujours à la recherche de la jeune fille qui semble s’être volatilisée dans la nature. Le monde a besoin de savoir… Où est Molly ? » Le roman de Carlton H.d. sortira en France ce 16 avril, traduit par Juliette Bernaz. Si vous n'avez pas envie d'attendre...

04/03/2026, 08:00