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Les Ensablés - Les Chroniques de Denis Gombert : "Le Tour du malheur" de Kessel, suivi d'un interview de Hubert Bouccara, spécialiste de l'oeuvre de Kessel

Aujourd'hui, Denis Gombert nous offre une chronique passionnante sur le roman fleuve de Joseph Kessel "Le tour du malheur", mais ce n'est pas tout... Il s'est rendu 11, rue Campagne Première, à Paris dans le 14ème, pour rencontrer Hubert Bouccara dans sa librairie "La rose de Java" (cliquer ici). Hubert Bouccara a été, malgré la différence d'âge, l'ami de Kessel avant de devenir le spécialiste de son oeuvre. Merci à Denis pour cet interview qu'il a pu réaliser.

Le 05/06/2016 à 09:00 par Les ensablés

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05/06/2016 à 09:00

Les ensablés

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Les Ensablés.

Grand romancier ou grand reporter ? De Kessel on veut avant surtout conserver la figure de l’homme intrépide qui épousa les convulsions de son siècle et moins du grand romancier qu’il est.  La   vie de Kessel fut une course. On pense toujours les auteurs enfermés chez eux à polir leur œuvre. Kessel, c’est le contraire, il est toujours dehors, toujours sur la brèche. Il est, chose nouvelle, un écrivain du dehors

Par Denis Gombert

           Né en Argentine, ce fils d’émigrés russes faillit épouser le métier d’acteur (le théâtre était sa passion) avant de devenir journaliste et reporter. Homme exalté, insatiable de découvertes, épris d’aventures, le jeune Kessel que l’on appelle déjà « Jef », s’engage à 18 ans dans l’aviation et sillonnera plusieurs fois la planète pour livrer reportages et romans  en tous genres. Balloté sans cesse d’un bout à l’autre du vaste monde, l’homme  se réinvente sans cesse par ses écrits, devenant - un peu à la manière d’un Capa qui fut l’œil de son temps - l’observateur privilégier d’un siècle en furie.

         Ainsi, Kessel sera partout : engagé comme pilote dans l’aviation (il en tirera L’équipage, véritable roman de genre sur l’aviation dont Saint-Ex se souviendra pour Vol de nuit), volontaire de corps expéditionnaires en Sibérie (les Temps sauvages), présent aux côtés des tribus afghanes dans l’incroyable roman épique qu’est Les cavaliers, au milieu de la brousse africaine du Kenya pour une méditation éthique  dans le Lion. Et tant d’autres : la rivalité de deux marins en Mer Rouge dans Fortune carrée, l’étonnant Belle de jour où il perce à jour l’ennui de la bourgeoisie  et que Bunel mettra en scène, le spectre du nazisme dans  La passante du sans souci  ou la découverte du sentiment amoureux au large de Shangai dans la Rosede Java. La mise en scène de contrées lointaines alliée à la force de récits épiques ont fait qu’on a voulu volontiers classer une fois pour toutes Kessel entre Saint Exupéry  (notamment pour sa passion de l’aviation) et Henri de Monfreid (pour le goût de l’aventure  et des conditions extrêmes). Lui se voyait moins héroïque que cela, se contentant de se définir comme « un témoin parmi les hommes ». Au final, c’est la meilleure définition du romancier qui soit. La plus honnête en tout cas.

         Il y a des artistes qui crééent des mondes et d’autres qui se penchent sur celui-ci pour en révéler toutes les couleurs singulières. Kessel est de ceux-là : un artiste-observateur qui questionne le mystère de la vie des hommes.

         Le Tour du malheur est le grand roman de  Kessel, une somme de 1600 pages découpée en 4 livres qu’il composa sur près de 20 ans. Récit foisonnant autant qu’exaltant  Le tour du malheur narre la destinée de Richard Dalleau, une âme pure, un jeune homme idéaliste, que le vent de l’Histoire et la fréquentation du  monde vont abîmer en à peine une décennie, de 19214 à 1924. D’abord il y a le clan Dalleau : Anselme le père, médecin humaniste ivre de lectures ; Sophie , la mère, splendide femme déguisée en mère courage ; Daniel le jeune fils (inspiré d’un des jeunes frères de Kessel qui se suicida), avec ses jolis cils de faon, si tendre et féminin à sa façon et puis Richard, le héros, volontaire, bon camarade, intelligent, passionné qui veut renverser la vie (dont le modèle est à rechercher auprès d’un de ses amis avocat nommé Torrès).

          A peine a-t-on pris connaissance de ces personnages qu’un orage se lève  et balaye tout. C’est l’année 1914, la guerre est déclarée : Richard et son camarade Etienne Bernan, fils d’un homme politique influent, s’engagent.  Richard s’illustre au front. A 19 ans, il dirige une compagnie. Tout le monde l’aime. Durant les bombardements, dans les tranchées, au milieu des rats de de la boue, il récite à ses hommes des poèmes. Richard a l’étoile au front. Il survit presque normalement à la guerre alors que son trio d’amis Etienne, La tersée et Fiersi  en reviennent respectivement traumatisé, handicapé et haineux à tout jamais.

         De retour à Paris, Richard passe le barreau et se lance dans une carrière d’avocat. Noble de cœur, il veut défendre de nobles causes. Sa fougue impressionne, son culot étonne. En l’espace de deux procès il devient la coqueluche du tout- Paris. Le roman décrit alors le milieu de la haute bourgeoisie parisienne jusqu’à ce que l’action rebondisse de façon étonnante. Etienne, à moitié fou, a tué sa mère de plusieurs coups de pistolet ! Que s’est-il passé ? Bernan père, en politique avisé, essaie d’éteindre les feux de cette mauvaise affaire. A l’instar des Mystères de Paris d’Eugène Sue et dans la tradition du roman populaire, on perçoit que c’est l’envers du décor que Kessel veut commencer à dévoiler : le poids du corps social l’emportant sur les figures individuelles. Ce que découvre Richard lors de l’affaire Bernan est effrayant : la mère d’Etienne - par perversion - couche avec des mineurs. Son frère Daniel fait partie de ses amants réguliers.  On va comprendre que chez les bourgeois l’utilitarisme et la corruption sont la norme ; chez les aristocrates, le mépris et le goût décadent priment sur toute autre valeur (La Tersée goûte à l’opium, puis à l’héroïne, et s’enferme dans le piège des paradis artificiels) ;  chez le peuple, l’avidité du gain est la seule loi. Au début des années 20, les mœurs se libèrent formidablement. Au bar-boite de nuit du Colombo que fréquente Richard toute cette comédie humaine finit par communier. Dans le vice.  L’âme de Richard, emportée dans le tourbillon du temps, manque être souillée définitivement plusieurs fois. Le jeune homme est de moins en moins pur.

         Puis dans les tomes 3 et 4, Les lauriers roses et L’homme de plâtre, l’intrigue prend une nouvelle tournure. On pourrait dire qu’elle se spiritualise. Le débat devient moral. Plus les années passent et  plus les questions existentielles prévalent. Nous sommes passés de l’ivresse de la jeunesse – qu’allons-faire ? – aux doutes de l’âge adulte – que vais-je laisser ? Richard, en Ulysse moderne, vogue sur la grande mer de la vie et doit en affronter tous les dangers. Subir tous les drames. Par manque de confiance, par jalousie, parce qu’il se sent trop oppressé, le jeune frère Daniel met fin à ses jours en appelant Richard à son secours. Ce dernier arrive trop tard. Richard et Daniel : le fort et le fragile, la beauté bestiale et la beauté gracile.  Cain a tué Abel. Ils étaient frères mais n’étaient pas faits du même bois. Richard en conçoit un remords éternel. L’ange Daniel monte au ciel tandis que Richard le dionysiaque, incapable de refréner ses désirs, est condamné à vivre.  La malédiction touche ceux qui restent, ceux qui sont forcés  de vivre dans les affres d’un salut qui ne vient pas. Le roman interroge les méandres d’une âme perdue. Ni grâce nécessaire, ni grâce suffisante, nous sommes bel et bien au XXème siècle. Aucune transcendance n’existe plus. Richard ne sait plus à qui se rattacher. Comme le dit Kessel : « ainsi fut scellé le premier sceau de l’âge et se ferma la première porte de fer ».  La vie est un voyage vers l’enfer.

         Kessel le sait. Le principe de la saga oblige à un rebondissement permanent. Richard ne pouvait rester ainsi, au fond du trou, prisonnier d’une femme pervertie et dépendante des drogues, rongé et miné par le doute. Cette femme, c’est Dominique. Figure mineure au début du roman, elle est l’archétype de la jeune fille pure et touchante qui va être immolée sur l’autel de la corruption. La jeune Dominique qui aspire à jouer au théâtre deviendra Gloria, une cocotte qui sévit dans les salles de jeux, aux courses et dans les bars. Son personnage est inspiré de Sonia,  la propre maîtresse de Kessel. Le lecteur, tout comme Richard, oscille pour elle entre attirance et répulsion. Soudain, suite à une énième dispute entre Dominique et Richard, Dalleau a un brutal accident de la route. Le voici paralysé ! Richard pense mourir. Son ami La Tersée a brûlé sous ses yeux. La moelle épinière de Richard est touchée. Il est contraint à la paralysie, il porte un corset.  Dominique quitte tout pour n’être qu’auprès de lui. Son sacrifice est sincère. Les forces de vie reviennent par l’expérience des gouffres. L’homme énergique qu’est Richard, l’homme de foi aussi qu’il devient va se relever. C’est sous un jour nouveau, alors qu’il a fait « le tour du malheur » (perte de son père, de ses illusions, de l’innocence, au profit des compromissions et du vice), alors qu’il a tout eu et tout perdu (l’argent, la gloire, l’’amitié et l’amour)  qu’il peut ressusciter. Ceint dans les bras de sa mère, comme prêt à une nouvelle naissance, Richard fait le constat que sa vie ne fut que cendres. Il se promet  - autant que faire se peut- d’être un homme bon.

         Plus qu’une simple saga, l’ambition du Tour du malheur est d’être un roman total, c’est-à-dire un récit qui incarne l’esprit de son temps. Ce grand roman qui se lit d’un trait peut rivaliser sans complexe avec Jean-Christophe de Romain Roland, Jean Barrois de Roger Martin du Gard  ou Les hommes de bonne volonté de Jules Romains, ces grandes fresques où des hommes extirpent de leur confrontation à  l’Histoire la matière de leur destinée.

         C’est d’abord une histoire des comportements et de mentalités  que Kessel a su saisir et qu’il présente dans le portrait d’une jeunesse brisée. Pour ceux qui seront rescapés de la boucherie de 14, rien ne sera plus comme avant : la guerre a révolutionné les esprits. L’énergie de l’écriture de Kessel épouse et retranscrit on ne peut mieux l’appétit de vivre de cette classe sacrifiée. Le tourbillon de femmes, de jeu, d’alcool, de drogues, d’orgies en tous genres auxquels succombe Richard en témoignent formidablement.

         Mais en opposition, Le Tour du malheur présente aussi toute la pesanteur d’un monde figé, hiérarchisé, fossilisé. Rien n’a changé. C’est toujours la société qui est la plus forte et ses rouages broient les individus. Perdurent les passe-droits des puissants (l’affaire Bernan, le député Paillandet), la violence du ressentiment des parvenus (Fiersi le fielleux), la désinvolture des aristocrates (La Tersée), la candeur des pauvres et la vertu des personnages moraux (Sophie et Anselme, parents de Richard, Gérard Lambert l’ami, Dominique à la fin du roman). Véritable comédie humaine qui n’épargne personne, Le Tour du malheur  est un magnifique portrait des lois qui gouvernent la société. Un roman sur le pouvoir en fait.

         Il est intéressant à ce titre que Richard soit avocat. Lui qui croit défendre des causes justes se retrouve vite prisonnier de combinazone. Dès qu’on entre en société, on signe son aveu d’impuissance et on doit faire allégeance aux riches, semble nous dire Kessel. Pas une seule belle âme qui n’y résiste.

         Roman sur les femmes aussi, autre monde hiérarchisé à l’intérieur d’un monde normé. Autour de Richard, c’est un ballet :  Sylvie, l’initiatrice, la femme mal mariée ; Christiane, l’âme pure à qui Richard fera tant de mal (elle sera contrainte d’avorter de leur enfant) ; Lucienne, la dévouée ;  Geneviève, la perverse, sœur d’Etienne et qui devient l’amante de Daniel juste pour faire enrager Richard, enfin Dominique, ancienne demi-mondaine dont on monnaie les faveurs, revenue de tout et surtout d’une forte addiction à la drogue. Elle possède toute la séduction de la déchéance. Sincère mais déjà pervertie, personnage romantique, c’est-à-dire contradictoire, étoile noire, Dominique est le parfait pendant de Richard.

         Enfin Le tour du malheur est une grande œuvre morale, comme il en est des œuvres d’édification chrétienne car le propos de Kessel vise à réfléchir sur les fins dernières. Ses personnages brûlent. Comme chez Zola et Balzac, le monstre social les broie (la guerre, l’ambition – et il n’est qu’à Paris qu’elle est possible-, l’argent encore et toujours). Mais comme chez Dostoïevski (il en est question souvent) les personnages s’interrogent sur la faiblesse de leur âme face à l’incandescence de leur désir. Exister pourquoi ? Et puis comment ? Est-ce que « tout est permis » ? Richard suit tout un parcours d’initiation spirituel. La vie est une grande crise que seul nourrit le doute. Pour Kessel, il n’y a que l’espoir qui puisse nous sauver. Une grande scène de rédemption finale clôt le roman. Quand tout est gâché, flétri, perdu, il demeure encore la lumière du bien.

         L’œuvre de Kessel est un eldorado de lectures. Purger les passions, entrer de plain-pied dans le monde vibrant de l’après-guerre, se passionner pour des personnages à qui le romancier donne vie, chair et souffle, toutes les ambitions de la saga sont là, réunies. Le lecteur, passionné d’histoires, avide de portraits, scrutateur des mœurs, guetteur métaphysique d’un sens, y trouvera  son compte. Particulièrement dans le Tour du malheur, son œuvre la plus imposante.  Le miracle des gros livres est qu’ils ne pèsent pas. 1600 pages en un souffle.

Chers lecteurs des ensablés, m’étant attelé à la lecture du Tour du malheur, j’ai rencontré un spécialiste de Kessel qui tient une librairie hors-norme entièrement consacrée à l’œuvre de Gary et Kessel, deux monstres du XXème siècle. Rencontre avec un homme-livre  dans un lieu atypique, vrai petit coin de paradis parisien pour lecteurs passionnés. Un grand merci à M. Bouccara d’avoir répondu si gentiment à nos questions et de nous avoir éclairés sur ce beau roman.

Hubert Bouccara dans la librairie

DG. Pour vous Le Tour du malheur est le grand roman de Kessel, pourquoi ?

H.B. Le Tour du malheur est l'œuvre majeure de Joseph Kessel. Il n'y renie pas l'aventure, qui est dans une autre dimension, dans le quotidien de nos vies, elle naît de nos ambitions, elle se confronte à nos morales et se plante sur le socle de notre éducation ou de son absence et de nos familles. Dans la courte préface du premier volume, l'auteur nous dit qu'il a porté ce projet durant vingt ans. L'amitié est le maître mot de l'ouvrage, l'amitié entre hommes. Elle domine, vainc tout, emporte les plus solides barrières morales qui doivent s'accommoder des appétits et des égoïsmes. L'aventurier se pose des questions au travers de son personnage, Richard Dalleau, et c'est finalement du sens de la vie qu'il s'agit, du sens d'une vie à vivre. L'action de cette saga se situe entre 1915 et 1925, le champ couvert par Kessel au niveau de ses personnages est intéressant en ce qu'il recoupe peu le milieu artistique et littéraire, situant certainement ainsi assez bien le Kessel de cette époque.

D.G. Kessel oscille toujours dans ses romans  entre fiction et réalité. Comment compose-t-il ses romans ? De qui s’inspire-t-il  particulièrement dans Le Tour du malheur?

H.B. Kessel est avant tout un grand reporter, donc grand reportage, d’un reportage il en fait un « roman », pas une fiction, un roman vécu, il peut changer les noms des personnes, maisun lecteur avisé comprendra vite qui est qui.

Dans Le Tour du malheur, c’est lui, c’est Henri Torrès, le grand avocat du moment, c’est ses frères, sa famille, sa (ses) maitresses, ses amis, tout le monde y est, pas forcément avec tendresse, ni complaisance.

D.G. Quel est pour vous  le grand thème de cette histoire : la guerre, l’amitié, l’ambition, les illusions perdues ?

H.B. C’est exactement tout ceci réuni !

D.G. Il  y a des scènes très dures dans le roman. Sur la drogue, la passion du jeu, les femmes par exemple.  Sont-elles réalistes ?

H.B. En effet, tout est vrai, la drogue, le jeu, les femmes. Il découvrit l’univers du jeu à la fin de la 1ème guerre mondiale alors qu’il traversait l’Atlantique sur un bateau de la marine américaine, destination New York, puis la Californie. La drogue, l’opium, c’était dans ce que l’on nommait « les années folles » entre les deux guerres, il était proche de Jean Cocteau, ils allèrent dans des fumeries à Paris ou ailleurs. Les femmes, Kessel les aimait… toutes ou presque… dans la vraie il y avait Sonia qui fut sa maitresse presque tout au long de sa vie, on la retrouve dans Le Tour du malheur, c’est Dominique.

D.G. Vous êtes un spécialiste de Kessel et consacrez une partie de votre librairie à son œuvre. Pourquoi est-il resté pour vous encore aujourd’hui « un grand de la littérature » ?

Kessel et Gary sont les piliers de ma librairie, je travaille dessus depuis une trentaine d’années, je pense connaitre ces auteurs sur le bout des doigts. Je sers de « conseiller » pour de nombreuses personnes sur place ou sur les « réseaux sociaux » où je publie des analyses de livres. Kessel est un « témoin parmi les hommes », il a traversé le 20ème siècle avec ses écrits, romans, faux romans et surtout ses innombrables reportages, dont le tout 1èer est de 1919, intitulé « Sous l’Arc de Triomphe », il avait alors 21 ans. Il a couvert les plus importants évènements du 20ème siècle, les grands procès de l’histoire. Il restera une référence pour tous les « apprentis »  journalistes, lui et Albert Londres !

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29/10/2023, 22:17

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Les Ensablés - L'hôtel du Nord d'Eugène Dabit, “triste, poignant et beau”

Publié en 1929, L’Hôtel du Nord est le premier roman d'Eugène Dabit ((1898-1936voir ici et ici). Ce roman connut un succès inégalé dans la courte carrière de l'auteur, disparu brutalement en 1936 alors qu'avec un groupe d'écrivain français, il accompagnait André Gide dans un voyage en URSS. Issu d'un milieu modeste, marqué comme tous les jeunes gens de sa génération par la guerre de 1914, Eugène Dabit a fréquenté les milieux artistiques après la guerre et a gravi l'échelle sociale, sans jamais renier ses origines. Par Isabelle Luciat

15/10/2023, 09:00

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Les Ensablés - Le Ciel de Nieflheim de Jacques Chardonne

Jacques Chardonne (1884-1968), le « romancier du couple », de Destinées sentimentales et de Romanesques, dont Gallimard a édité récemment la correspondance en trois volumes avec Paul Morand, a encore des lecteurs fidèles et convaincus — j’en connais quelques-uns. Ce n’est donc pas tout à fait d’un écrivain ensablé qu’il sera ici question, mais d’un livre que presque personne n’a lu, puisqu’il s’agit d’un ouvrage, écrit en 1943, qui était prêt pour l’impression, mais que Chardonne renonça à publier: Le Ciel de Nieflheim. Pour ses amis, Chardonne avait néanmoins procédé à un faible tirage privé ; on en trouve parfois un exemplaire en vente à fort prix en ligne.  Par François Ouellet

24/09/2023, 12:11

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Les Ensablés - Oeuvres de Hugues Rebell (1867-1905)

Avec une préface documentée de Nicolas d’Estienne d’Orves (notamment romancier « Prix Roger Nimier » et spécialiste de Rebatet), la collection « Bouquins » a publié récemment un recueil des œuvres principales de Hugues Rebell dont seuls les gens de mon âge rappelleront qu’elles furent rééditées dans les années 80 par Hubert Juin, dans la collection 10/18, avec d’autres auteurs « fin de siècle ». Par Hervé Bel.

11/09/2023, 11:55

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Les Ensablés - Le meneur de Loup (1857) d'Alexandre Dumas (1802-1870)

Dumas ? c’est Gaston Pescou, signant Peskow ou Peskov, mais aussi G. de Morlon, baron de Cherville, qui est en réalité –pour les trois-quarts- l’auteur caché de ce roman. Il est dans sa spécialité : le roman de chasse. Qu’on en juge par quelques titres tirés de sa bibliographie : Les Aventures d'un chien de chasse, Histoire d'un trop bon chien, Contes de chasse et de pêche, Contes d'un coureur des bois, Montcharmont le braconnier, Le Gibier plume et la même année Le Gibier poil, sa science s’étendant même aux sauvages horizons de l’Afrique et de l’Asie avec Les Éléphants, état sauvage, domestication.

Par Antoine Cardinale

27/08/2023, 09:00

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Les Ensablés - Les Étangs de la Double, de Geneviève Fauconnier

En 1995, les éditions Le Croît vif, à Royan (Charente Maritime), rééditaient trois romans de Geneviève Fauconnier (1886-1969) : Les Trois Petits Enfants bleus (1927), Claude (1933) et Les Étangs de la Double (1935). La même année, Omnibus reprenait Pastorale (1942), intégrant cet autre roman de la même auteure dans Gens de Charente et de Poitou, au sommaire duquel figurent aussi des romans de Jean-Richard Bloch, Pierre Véry, Ernest Pérochon, André Theuriet et Pierre Loti. En outre, Les Étangs de la Double reparaissait en 2020 aux éditions La Geste, à Niort, en Nouvelle-Aquitaine. Par François Ouellet.

13/08/2023, 11:19

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Les Ensablés - Le fer rouge de Paul-André Lesort, ou l'emprise

Paul-André Lesort (1915-1997) aurait pu intituler son cinquième roman L’emprise, mais il a choisi un titre plus incisif : Le fer rouge. Paru en 1957, l’ouvrage de ce romancier étiqueté « grand écrivain catholique » choqua autant les lecteurs que la critique, à quelques rares exceptions près comme Jean Cayrol (« Ce n’est pas un spectacle auquel il nous convie,...mais une quête, une aventure avec « risques et périls»... Son honneur est de déranger et de se déranger...Beaucoup n’ont pas compris la route surprenante qu’il put choisir sans avertissement »). Par Marie Coat.

30/07/2023, 10:05

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Les Ensablés - Petit Louis, d'Eugène Dabit

Chers amis des Ensablés, notre site accueille aujourd'hui une nouvelle contributrice, Isabelle Luciat, à qui nous souhaitons la bienvenue au sein de notre équipe. Pour son premier article, elle a choisi "Petit Louis" deuxième roman d'Eugène Dabit, qui avait rencontré le succès avec L'Hôtel du Nord, paru en 1929. Hervé BEL.

16/07/2023, 09:00

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Les Ensablés – Des hommes passèrent…, de Marcelle Capy

Pendant la première moitié du XXe siècle, de nombreux romans « champêtres » ont été publiés, et les Ensablés n’ont pas manqué d’en chroniquer. Parmi ceux qui nous ont particulièrement marqués, rappelons l’admirable Campagne (prix Femina 1937) de Raymonde Vincent que les éditions Le passeur viennent de rééditer et La vie d’un simple, d’Émile Guillaumin. Il me faut en ajouter un autre, récemment paru chez La Thébaïde d’une romancière complètement oubliée, Marcelle Capy. Par Hervé BEL

02/07/2023, 12:20

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Les Ensablés - Cinis in cinerem, de Régis Messac (1893-1945)

Les Éditions de La Grange Batelière achève par Cinis in cinerem (allusion à la Genèse « tu es poussière et tu retourneras à la poussière), la publication des quatre romans policiers de Régis Messac, auteur que nos amis des Ensablés commencent à connaître (Quinzinzinzilli, Le mystère de Monsieur Ernest). A mon goût, c’est le roman plus étonnant, le plus attachant aussi, car il s’y mêle le gothique, le fantastique, la psychanalyse et le scientisme du XIXème siècle, dans une ambiance mystérieuse : plaisir assuré pour tous ceux qui ont aimé Gaston Leroux, Maurice Leblanc, Stevenson, Edgar Poe, et j’en passe. Par Hervé Bel

11/06/2023, 09:00

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Les Ensablés - Le tramway des officiers (1973) de Georges Thinès

Georges Thinès  (1923-2016) est un écrivain belge de langue française né en 1923 à Liège et décédé en 2016 à Court-Saint-Étienne. D’abord attiré par les lettres classiques, il fut étudiant en philosophie et lettres à la Faculté universitaire Saint-Louis de Bruxelles. Après son engagement à la Royal Navy durant la guerre, Georges Thinès renonce à la philologie et s’oriente vers la psychologie. Professeur à l’université de Louvain, il fut un spécialiste de renommée mondiale dans le domaine de l’éthologie animale. Excellent musicien, fondateur de l’orchestre symphonique de Louvain, il fut encore poète, nouvelliste, romancier, dramaturge, essayiste. Par Armel Job

28/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Les aiguilles à tricoter de Denis Belloc, le bas bruit de la violence

Décédé en 2013 à l’âge de 64 ans, Denis Belloc ( (1949-2013) a marqué d’une empreinte noire la littérature française. Son œuvre, une dizaine de romans parus, s’abreuve au sirop de la rue. Mais ce liquide est violent et amer. C’est l’univers de la toxicomanie dans Képas (Lieu commun, 1989) ou de la prostitution dans Suzanne (Lieu commun 1988) qui forme le décor des romans de Belloc dont l’entière matière est autobiographique. Par Denis Gombert.

14/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Heureux les pacifiques de Raymond Abellio (1907-1986)

En janvier 1947, les éditions du Portulan publièrent un épais volume au titre biblique, « Heureux les pacifiques », que la critique accueillit avec force éloges, n’hésitant pas à parler de «roman fracassant et excitant » (Pierre de Boisdeffre), de « roman d’une génération » (Maurice Nadeau), tous se montrant impressionnés par  la justesse d’un tableau riche et complexe d’une époque charnière (1934-1945): ainsi Pierre Descaves, selon lequel ce roman est « sans aucun doute, le document le plus important, le plus impressionnant qui nous ait été donné depuis quinze ans, sur l’état d’une jeunesse que guettait le conflit de 1939-1940 et les années, noires et rouges, des refus ou des abandons ». Par Marie Coat

30/04/2023, 16:45

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Les Ensablés - Le renard à l'anneau d'or, de Nelly Kristink    

Mariève a vingt-trois ans lorsqu’elle épouse Gilles, de dix ans son aîné. Ce mariage la conduit à s’installer chez lui, dans un domaine forestier des Hautes Fagnes, à l’est de la Belgique. Le manoir du Rondbuisson, situé à l’orée du bois, est la résidence de quelques personnages rustiques et gentiment intrigants. Tout semble en place pour assurer le confort de Mariève, dans un cocon où l’on ressent plus qu’ailleurs le rythme envoûtant des saisons. Mais pourquoi n’y semble-t-elle pas heureuse ? C’est l’histoire de la lente dégradation d’un amour s’abîmant au grattage de l’écorce. Par Louis Morès. 

10/04/2023, 09:47

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Les Ensablés - Jeunes femmes en uniforme, de Terreska Torrès

« Elles sont les premières. Cinq filles. Jeunes, timides, heureuses, excités, cœurs battants et prêtes à mourir pour la France. » Nous sommes en 1940. La France vient de perdre la guerre. À Londres, la France libre sous l’impulsion du général de Gaulle fait ses premiers pas. Pour la première fois, les femmes prennent part au conflit sous l’uniforme français. Un Corps féminin de Volontaires de la France libre est créé, dans lequel s’enrôlent les héroïnes de ce roman, ainsi que son autrice, Tereska Torrès. Par Carl Aderhold.

26/03/2023, 17:17

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Les Ensablés - Kikou Yamata (1897-1975), la Japolyonnaise

Qui se souvient aujourd’hui de Kikou Yamata, une écrivaine née à Lyon en 1897 d’un père japonais et d’une mère française et décédée en 1975 à Genève ? Étonnante et attachante figure, auteure d’une œuvre importante. Par François Ouellet

12/03/2023, 10:00

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Les Ensablés - Génération hussards, de Marc Dambre

En septembre 2022, Marc Dambre, spécialiste de Roger Nimier, a publié chez Perrin une somme passionnante (je pèse mes mots) intitulée Génération hussards, en référence à une mouvance littéraire des années 50. L’occasion d’aborder avec lui non seulement la vie et la production littéraire des « hussards » les plus connus, mais aussi d’en (re)découvrir d’autres, dont Stephen Hecquet, objet d’un récent article des Ensablés, et de revisiter trente années de vie culturelle française. Par Hervé Bel

20/02/2023, 09:56

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Les Ensablés - Henry Thoreau sauvage, de Léon Bazalgette

Emmanuel Bluteau m’a envoyé ce livre, Henri Thoreau sauvage, qu’il vient de rééditer dans sa maison d’édition, la Thébaïde, avec ce petit mot : « Voilà un vrai ensablé ! ». Par Hervé Bel.

05/02/2023, 09:00

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Les Ensablés - Deutschland de René Trintzius (1898-1953)

Quiconque vous demanderait ce qu’évoque pour vous le nom de Trinztius, vous resteriez coi ou chercheriez en vain du côté des érudits anversois de la Renaissance. Bien oublié aujourd’hui, René Trintzius fut très connu dans le monde des lettres de la première moitié du siècle dernier. Né en 1898 dans une famille bourgeoise de Rouen -son père était un architecte renommé- il abandonna très en amont une carrière de magistrat pour se consacrer dans un premier temps au journalisme, puis rapidement à l’écriture de pièces de théâtre et de romans. Par Marie Coat

22/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - Malpertuis (1943) de Jean Ray (1887-1964)

Au carrefour de ruelles obscures se dresse Malpertuis. Quentin Moretus Cassave, le maître de cette grande maison, s’éteint sur son lit de mort et fait lire à sa famille réunie les articles de son testament. Pour recevoir l’héritage, les héritiers doivent s’engager à venir vivre au sein de ce lieu rempli de mystères et seul le dernier d’entre eux recevra la fortune. Le dernier ? Dans cette demeure hantée peuplée d’une faune étrange et où le temps s’étire à la croisée des mondes, les périls sont immenses. Jean-Jacques Grandsire, un jeune neveu de Cassave, nous confie avec effroi les heurts et malheurs de Malpertuis. Un chef-d’œuvre du fantastique belge à redécouvrir. Par Louis Morès. 

08/01/2023, 09:00

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Dans le premier tome des Filles d'Irlande, Le Secret des Deverill (traduit de l'anglais par  Dominique Haas et Stéphanie Leigniel) pose les bases d'une saga sur fond d'histoire. Trois amies, presque devenues femmes, vont se confronter à une Irlande sur le point de se déchirer. Au milieu des tourments, elles trouveront une force commune : le château de Deverill, ses souvenirs et ses secrets.

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Gigantisme animal, Moby Dick de retour

Il est le plus grand des mammifères carnassiers du monde : jusqu’à plus de 20 mètres de long pour les plus grands mâles ! Il est celui qui a la capacité de descendre en apnée jusqu’à des profondeurs où seule une poignée d’engins de conception humaine parviennent alors que c’est là que se trouve son garde-manger quotidien : au-delà de 2000 mètres pour des apnées de presque une heure et demie !

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Des guides pratiques sur le récupérateur d'eau de pluie

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Le portrait brut de la classe ouvrière irlandaise

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Erri de Luca et Les règles du Mikado, ça compte aussi pour la vie

« J’ai froid, laisse-moi rester dans ta tente. » Et avec cette phrase, c’est une histoire aussi étrange qu’attachante qui commence. Là haut, dans les montagnes, à la frontière entre l’Italie et la Slovénie, un vieil homme campa en solitaire, comme il a pour habitude de le faire – soit disant pour s’éloigner du monde, retrouver un semblant d’entièreté. Mais cette nuit-là, quelqu’une s’invite dans sa tente.

17/06/2024, 15:14

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Craque pour moi, Medaka : séduire le petit nouveau de la classe en 5 étapes  

Personne ne peut résister au charisme foudroyant de la fille la plus populaire du lycée ! Personne à part... le nouvel élève qui vient d'arriver et qui garde ses distances, quoi que Mona fasse pour le faire fondre. Piquée au vif, elle va redoubler d'effort pour le séduire... quitte à s'y brûler les ailes. 

17/06/2024, 10:30

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S’il devient de plus en plus branché de s’adonner aux joies du karaoké, il n’en a pas toujours été ainsi en Europe occidentale, et plus particulièrement en France. 

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