En novembre 1937, dans un article de l’hebdomadaire Vendredi, Pierre Bost imagine, avec cette ironie qui lui est propre, sa rencontre avec un lecteur de romans préoccupé par la situation européenne. Le lecteur n’a pas la conscience tranquille, car il vient de lire un excellent roman qui ne traite ni de politique, ni de guerre ou des grands événements. N’est-il pas inconvenant d’apprécier un tel roman, de s’installer confortablement dans l’univers d’un drame sentimental ouvrier alors tout va si mal en Europe ? Mais Bost rétorque : la politique, les guerres, les finances, laissons cela aux journaux, et ne ratons surtout pas l’occasion de lire ce roman, car — et c’est là le titre de l’article — « il n’y a pas tant de bons livres ».
Le 20/11/2016 à 09:00 par Les ensablés
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20/11/2016 à 09:00
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Par François Ouellet
Ce livre admirable, c’est La Femme de Gilles de Madeleine Bourdouxhe. Et il n’est pas moins remarquable que ce roman se lise encore aujourd’hui avec un plaisir resté intact. Le lecteur de Bost en parle d’ailleurs très bien : « Voici un roman simple, assez bref, qui ne montre pas d’ambitions extrêmes ; qui n’a ni prétentions ni audaces particulières ; et pourtant il s’impose, il s’insinue, il parle tout doucement et, tout à coup, cette voix devient impérieuse. »
Publié par Jean Paulhan chez Gallimard en 1937, La Femme de Gilles est le premier roman de Madeleine Bourdouxhe. Née à Liège, elle quitte la Belgique et s’installe en France libre en 1940, se lie d’amitié avec Beauvoir et Sartre. Elle a peu publié. Un deuxième roman paraît en 1943, À la recherche de Marie, qui n’égale pas la réussite du précédent, et dont des extraits sont publiés dans Les Temps modernes. Par la suite, peu de choses : un récit (Sous le pont Mirabeau, en 1944), quelques nouvelles (réunies par Françoise Collin aux défuntes éditions féministes Tierce en 1985), deux romans achevés inédits. Rien pour l’imposer dans les manuels d’histoire littéraire. En outre, le refus par Gallimard de son roman Mantoue est trop loin, en 1956, l’a fait renoncer à la littérature. Mais depuis 1985, ses deux romans et ses nouvelles ont connu des rééditions (ils sont disponibles chez Actes sud), et La Femme de Gilles a été porté au cinéma par Frédéric Fonteyne en 2004.
C’est une histoire toute simple, celle de La Femme de Gilles, et pourtant extrêmement poignante. Élisa aime Gilles d’un amour absolu. Il est ouvrier, elle entretient la maison, prépare les repas. C’est son homme, celui auquel elle consacre toute son attention, toute ses pensées, toute sa tendresse. Mais Gilles en vient à la tromper avec sa jeune sœur, Victorine, qui est tout le contraire d’Élisa. Pour Victorine, femme « sans âme » , absente à la joie comme à la souffrance, l’amour se résume ni plus ni moins au sexe, cependant que, pour Élisa, l’amour acquiert tout son sens dans les jours faits « de petits bonheurs juxtaposés », dans cet équilibre entre les caresses et les tâches journalières. Gilles n’est pas un mauvais type. Seulement il se laisse bêtement séduire par la jeunesse et le corps sensuel de Victorine. Aimer Victorine ne l’empêche pas d’aimer Élisa, mais par habitude, parce qu’elle est étonnamment compréhensive, parce que sans elle il serait perdu à la maison et qu’elle est la mère de ses enfants. Or, l’amour d’Élisa est assez grand pour laisser passer l’orage ; elle sait qu’il faudra du temps avant que Gilles lui revienne, mais elle est prête à tout pour sauver son amour, pour aider Gilles à sortir indemne de cette épreuve ; dans sa souffrance, elle puise son courage. Attentive à ne rien bousculer et à ne formuler aucun reproche, elle veille à ne pas faire d’éclat, car elle sait que pour garder son amour entier, elle doit agir avec adresse ; elle tait même sa peine pour donner à Gilles l’avantage de ses aveux, le soulagement qu’il y trouve. Dans cette sollicitude, « dont par un subtil instinct elle parvenait à l’entourer sans paraître la lui imposer », il trouve un réconfort. « Gilles souffre par Victorine ; Élisa souffre par Gilles. Et de cette même douleur naît leur connivence », résume joliment Bourdouxhe. À l’apparence de résignation qu’elle offre aux yeux des autres, à toute forme de faiblesse, Élisa oppose la foi ineffable de son amour, cette nécessité intérieure qui lui impose d’entretenir son amour en attendant de pouvoir le reconstruire un jour. « Je dois continuer à entretenir et à défendre mon amour… », se convainc-t-elle. Peu à peu, Victorine se détache de Gilles qui, après quelques mouvements de violence, doit bien accepter les faits. Un jour, il peut dire ce qu’Élisa attend depuis plus d’un an : il n’aime plus Victorine. La vie peut enfin recommencer, se dit Élisa.
Le roman se terminerait sur cette note qu’il n’y aurait rien à redire. Il serait simplement le récit d’une crise que l’amour d’Élisa permet de traverser — au prix, il est vrai, d’une souffrance profondément douloureuse et admirablement refoulée. Après la pluie, le beau temps revient inévitablement. Et à vrai dire, on voudrait que le roman se clôt ainsi, recroquevillé dans son drame intime. Pour que rien ne rompe cette délicatesse du ton et la fragilité de l’émotion, pour que la vie triomphe durablement. Or, si le temps donne raison à Élisa, puisque Gilles lui revient (mais certes non sans séquelles), le temps du cœur la trahit au dernier moment ; et pour Élisa, « seul compte le temps du cœur ». Cet amour auquel elle a tout sacrifié d’elle-même, dans lequel elle avait tout mis, voilà que par malheur il lui fait défaut au moment où le drame paraît se résoudre. Après avoir tout accepté, elle se retrouve contre toute attente le cœur vide — peut-être d’avoir trop souffert —, et dans sa défaillance, c’est le monde entier qui bascule avec elle. Cette fin est-elle discutable ? Peut-être. Néanmoins, elle opère une sorte de revirement existentiel qui permet d’approfondir vertigineusement le malheur d’Élisa et d’en extérioriser tout le tragique.
On trouve dans ce premier roman de Bourdouxhe une assurance de ton, un sens de l’image, une maîtrise subtile dans l’expression des sentiments qui ne trompent pas sur les dons de la romancière. Un travail délicat, tout en finesse, où l’émotion est à fleur de peau. On se demande par quel sorte de miracle la romancière arrive à produire, à partir de cette attention aux tâches ménagères, à la fragilité des instants, à la persistance implacable de la douleur amoureuse, l’espèce de beauté lumineuse qui traverse tout le texte. Ici, le bonheur et la souffrance sont entiers, ils sont des données brutes, immédiates, et Élisa les habite avec un élan admirable et sans compromis. Il y a dans ce mouvement une exigence magnifique, digne et grave, envers la vie.
Le paysage est allumé par cette même simplicité qui met l’étincelle au cœur des choses. « On voyait au-dehors des lueurs blanchâtres. Mais ce n’était que l’aube artificielle d’une terre chargée de neige », écrit Bourdouxhe pour marquer l’étonnement d’Élisa qui, au beau milieu de la nuit, fixe les fenêtres. Ou encore, pour indiquer que le printemps arrive, que bientôt Élisa pourra respirer l’odeur de terre de son petit jardin : « Et brusquement, d’un jour à l’autre, le soleil se met à luire par moments, coupant la pluie de grands reflets mouillés ». L’automne lui inspire cette pensée : « Les belles brumes du Nord brouillent les paysages du matin, elles vont quitter doucement la terre, pour réapparaître tantôt et diffuser les lumières du soir ». Même la petite ville industrielle, avec ses cheminées et ses fours qui rougissent, paraît d’elle-même trouver sa place naturelle dans cette poésie.
Aucune thèse ne me semble avoir réellement de prise sur cette écriture intuitive et portée par l’émotion. On a dit que La Femme de Gilles devait au personnalisme d’Emmanuel Mounier (la revue Esprit en avait d’ailleurs publié des extraits). L’œuvre a aussi été récupérée par le féminisme. Peu importe. La force de Bourdouxhe, telle une « force tranquille », c’est sa vertu littéraire et rien d’autre. Il n’y a pas de revendication chez elle, seulement une œuvre qui se laisse porter par son temps, par la nature de l’auteur, par le flair remarquable d’un écrivain qui avait tout dit, et très bien, du premier coup. Un livre qui «pose le problème de sa propre existence, de sa propre nécessité », résumait Bost.
Novembre 2016
Cet article a été repris dans Pierre Bost, Flots d’encre et flots de miel, éd. La Thébaïde, 2013.
Par Les ensablés
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Freida McFadden conserve la première place des meilleures ventes pour cette nouvelle semaine (26/06 au 31/06) avec La prof, publié chez J’ai lu. Le roman s’écoule à 25.564 exemplaires sur la semaine et atteint un cumul de 158.372 ventes en cinq semaines de présence.
05/06/2026, 19:06
Pour que notre grand patron sollicite en urgence votre serviteuse, fallait-il qu’il fût conquis par sa découverte. Ou né de la dernière pluie, c’est selon. Le fait est que cette série en quatre volumes incarne ce que l’on qualifierait volontiers de rendez-vous raté — voire de ratage complet pour la librairie, passée à côté d’un travail magnifique — n’ayons pas peur des mots : d’une véritable épopée à hauteur d’enfant, totalement magique.
05/06/2026, 16:13
Les Terres mortes, roman de Gabriel Boksztejn (Editions Unicité) est une satire grinçante de notre époque. L’auteur dresse le portrait moral de notre société progressiste dévorée par le capitalisme, par la bêtise inhérente aux rapports humains, par les relations virtuelles qu’engendre la licence autorisée sur les réseaux sociaux.
05/06/2026, 13:02
Avec Du mépris, Bégaudeau (éditions Cause perdue) perpétue un thème devenu central chez lui depuis son précédent livre : la dénonciation des usages moraux dans le langage politique contemporain à gauche. Son intuition de départ est stimulante : il observe que l’accusation de « mépris » s’est généralisée au point de devenir une catégorie réflexe du débat public. Le problème est que cette intuition, à force d’être martelée, finit par de même par concerner son auteur.
04/06/2026, 14:44
Il y a dix ans ce 25 juin, Maurice G. Dantec mourait à l’âge de 57 ans à Montréal où il s’était exilé. Celui qui avait brûlé sa vie au feu des paradis artificiels était-il un techno-romancier mystique et réac ? Retour sur un livre charnière hybride qui annonce le tournant de son œuvre jusqu’en 2014 : Villa Vortex. Par Olivier Stroh.
04/06/2026, 11:51
Plein Vent vient de publier une bande dessinée des plus alléchantes puisqu’il s’agit de la biographie du maître de la cuisine moderne, le grand Auguste Escoffier. L’auteur Yvon Bertorello et le dessinateur Cédric Fernandez se sont entourés, pour cela, de Michel Escoffier, arrière-petit-fils du chef et président de la Fondation Auguste Escoffier à Villeneuve-Loubet, ainsi que de Stéphane Bern, que l’on ne présente plus.
02/06/2026, 15:51
Les Éditions du 38 viennent de publier le premier roman de Maxime Carpentier, L’Aigle et le Serpent. Ce roman historique se déroule à l’automne 1806, une période secouée par une vague de meurtres qui va entraîner l’inspecteur de la Police générale Armand Drone, affecté au service de Son Excellence le ministre Joseph Fouché, du Havre à Paris, à la poursuite d’un assassin aux gants clairs.
02/06/2026, 15:50
Ce qui est jubilatoire dans les livres polémiques, c’est de se réjouir de l’inavouable et de nos silences coupables ou honteux, tout en se reconnaissant dans les caricatures. Famille choisie, sous-titrée « Hontes & fierté d’une communauté en bordel », n’est pas un pamphlet, ni un essai, ce livre est le regard d’un militant gay sur la communauté actuelle. Et le constat est autant amer que tendre car de la construction d’une communauté soudée par le SIDA, Jérôme W.Capèle observe une société individualiste dans laquelle le « je » a remplacé le « nous ».
02/06/2026, 10:09
Chaque semaine, la Booksletter relit l’actualité à travers les essais, les récits et les enquêtes qui déplacent le regard. Cette livraison suit la longue histoire des monnaies mondiales, revient sur Umberto Eco dix ans après sa mort, traverse Berlin sous Hitler, interroge le paradoxe Musk et éclaire le sommeil humain, entre histoire économique, mémoire, pouvoir, sciences du vivant et fragilités contemporaines de notre époque en plein trouble.
01/06/2026, 20:18
Avec Les enfants sont allés au bois, Léa Tourret confirme une voix littéraire déjà très singulière dans le paysage contemporain : une écriture capable de restituer l’enfance non comme un âge innocent, mais comme un territoire brutal, sensuel et profondément politique. Publié dans la collection Blanche de Gallimard, le roman commence comme un récit de colonie de vacances avant de basculer progressivement vers une fable inquiétante sur l’exclusion, la peur collective et le passage à l’adolescence.
01/06/2026, 16:22
Dans Terre et ciel, sous-titré Tantara, Raharimanana compose une fresque de parole, de filiation, de conquête et de métamorphose. Porté par une langue incantatoire, le roman suit une quête héroïque qui se retourne contre ses propres certitudes : le destin, l’héritage, la possession et la liberté s’y affrontent dans un monde où chaque mot semble né d’un chant ancien.
01/06/2026, 07:30
Avec L’Inconnue de Brooklyn, Dominique Sylvain inscrit le roman noir dans une mémoire longue : celle d’une enfance à Bensonhurst, d’un trio soudé par la violence, puis d’un deuil impossible. Lou, Sharon et Josh traversent les années, les crimes, les fidélités troubles et le cinéma, dans un récit où Brooklyn devient moins un décor qu’une chambre d’échos.
01/06/2026, 06:00
Le décor : une ville paumée de l'Ouest sauvage comme il y en a mille. Les protagonistes : un jeune homme d'affaire sans foi ni loi et une intrigante qui le tient par la peau du cou (ou le scrotum, allez savoir). L'enjeu : une place au soleil dans un univers où tous les coups sont permis. Le deuxième tome de Pump est peut-être moins surprenant que le premier, mais développe le même questionnement cynique, sur les limites de la morale et du recours à la violence dans un jeu où l'argent et le pouvoir sont les portes d'entrée de la respectabilité.
31/05/2026, 10:40
Après Tout le bonheur du monde (trad. Laetitia Devaux, 40.000 exemplaires), Claire Lombardo retrouve les grandes architectures familiales avec Comme au premier jour, traduit par Laetitia Devaux. Une rencontre fortuite au supermarché rouvre chez Julia la mémoire d’un mariage, d’une maternité inquiète, d’une amitié ancienne et d’une faute jamais entièrement refermée. Le quotidien devient alors le lieu exact des failles.
31/05/2026, 08:00
Le Real Madrid et Manchester City dominent depuis plusieurs saisons les discussions autour du football européen. Mais derrière les trophées, les statistiques et les débats tactiques, une autre littérature s’est développée : celle des livres consacrés à ces deux géants du football contemporain. Biographies, enquêtes, récits historiques ou analyses tactiques racontent aujourd’hui deux visions très différentes de la domination européenne.
30/05/2026, 08:45
Avec Le Retour de Carrie Soto, traduit par Typhaine Ducellier, Taylor Jenkins Reid signe un roman de compétition autant qu’un portrait de femme au bord de son propre mythe. Ancienne reine du tennis, Carrie reprend la raquette pour défendre un record menacé. Mais derrière la rage de vaincre se joue une autre partie : celle du corps qui vieillit, de la filiation, de l’orgueil et de ce que la victoire laisse intact ou détruit.
29/05/2026, 17:09
Freida McFadden conserve la première place des meilleures ventes hebdomadaires avec La prof (trad. Karine Forestier, J’ai lu). Le thriller écoule 22.883 exemplaires sur la semaine et atteint un cumul de 132.808 exemplaires après quatre semaines de présence.
29/05/2026, 13:09
Imaginer Rimbaud, c’est rêver le rêve à travers les œuvres que le poète nous a léguées. Entrer dans une légende de fantasmes, de fantaisies et d’autres choses encore, nourries des récits à la véracité douteuse, autant qu’aux études les plus rigoureuses. Rimbaud, un mythe, qui certes finit vendeur d’armes puis avec une jambe tranchée, de retour d’Éthiopie. Mais qui refuserait une fugue en noir et blanc, avec l’homme qui peignit des voyelles ?
28/05/2026, 15:52
Les romanciers ont souvent tendance à dire que le roman est le contraire de la vie. Or, ici, le roman n’a jamais été aussi proche de la vie ; une vie encore bien jeune et qui espère plus que tout pouvoir s'émanciper et quitter cette petite ville du bassin minier lorrain.
28/05/2026, 09:20
Le voyage tel que nous l’avons connu appartient déjà au passé. Longtemps, partir signifiait s’éloigner. Accumuler des kilomètres, collectionner les destinations, consommer le monde comme une succession d’expériences. Cette époque touche à sa fin.
28/05/2026, 07:00
Vous n'avez pas lu Les cinq ami.e.s et la dissolution de l'Assemblée nationale ? Vous avez raté la sortie de Les cinq ami.e.s prennent un Ouigo ? Rien de grave, ces titres n'existent que dans la délicieuse bibliographie finale qui clôt Les cinq ami.e.s l'échappent belle in extremis de Fabcaro, que vous trouverez, lui, dans toutes les bonnes librairies.
27/05/2026, 12:12
Voici une belle surprise de mai que nous offre HarperCollins avec ce roman plein de convictions, de combats et d’émancipations. De nos jours, à Paris, Colombe est une jeune fleuriste qui n’a aucune confiance en elle, coincée entre une mère possessive et un voisin masculiniste toxique. Sa fragilité est mise à rude épreuve jusqu’à sa rencontre avec Inès, une électricienne, qui va lui proposer une parenthèse estivale : aller travailler dans une ferme participative dans le Finistère.
27/05/2026, 10:41
Avec le cinquième numéro d’Aventures, publié chez Gallimard au printemps 2026, Yannick Haenel confirme ce que ses lecteurs les plus fervents savaient déjà : la littérature n’est pas pour lui une affaire de commentaire, de posture ou d’époque, mais une manière d’intensifier la vie.
26/05/2026, 11:06
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Erri De Luca : “Je suis sioniste”, “pas de génocide à Gaza”, parole contraire et géométrie variable ? Partir à l'aventure en suivant l'itinéraire du livre de la première femme prix Nobel de littérature Sauramps : un déménagement relance l’avenir du Triangle Que lire cet été ? Les choix des académiciens Goncourt
3 Commentaires
romaneanz
06/11/2020 à 20:46
Bonsoir, je n'ai pas compris l'histoire malheureusement...
Je dois connaître 2 bons moments ainsi que 2 mauvais pour écrire une lettre de rupture a la place du personnage...
savez vous m'aider ? :/ :)
ESBRUMAR
01/02/2021 à 06:41
Magnifique roman qui se laisse porter par son temps. Il est d'une grande beauté littéraire.
Chris
19/11/2021 à 20:14
La fin du livre fait l'essence du roman. Et c'est cette fin qui fait sa beauté . Cette femme invisible qu'on pourrait croire superficielle devient visible dans la souffrance de la perte de l'homme aimé. Le lecteur découvre sa richesse, sa complexités dans les moments du quotidien, décris avec beaucoup de poésie.