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Les Ensablés - Notes de voyage de Laurent Jouannaud: "Siloé" (1941) de Paul Gadenne (1907-1956)

Mon cher Hervé, je ne suis pas un connaisseur de cette littérature française qui va d’un après-guerre à l’autre et que vous remettez à l’honneur. Vous connaissiez Paul Gadenne, pas moi. Quand je vous en ai parlé au téléphone, vous m’avez tout de suite dit que François Mitterrand aimait Gadenne qu’il comparait à Dostoïevski. C’est en lisant cette semaine le livre que Jérôme Garcin a consacré à son ami François-Régis Bastide (Son excellence, monsieur mon ami, 2008), star médiatique disparue et déjà à demi ensablée, que j’ai découvert cet auteur. Bastide a bien connu Gadenne, l’a admiré, l’a aidé : il était pauvre, malade et oublié.

Le 02/04/2017 à 09:00 par Les ensablés

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02/04/2017 à 09:00

Les ensablés

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 La bibliothèque universitaire à laquelle j’emprunte pas mal de livres me proposait plusieurs titres. J’ai choisi Siloé, un titre mystérieux au parfum de femme fatale, publié en 1941, 471 pages denses. Jérôme Garcin écrit de Siloé que ce fut La Montagne magique de Gadenne : il l’a écrit au sanatorium de Praz-Coutant, en Haute-Savoie.

 Le roman comprend quatre parties : Prologue, L’initiation, Paix sur la terre, Le printemps. La composition est simple : Simon Delambre, brillant étudiant en Sorbonne, doit partir d’urgence en sanatorium car on découvre une tâche suspecte sur un de ses poumons. C’était au printemps, juste avant les épreuves d’agrégation. Il va y passer un an, jusqu’au printemps suivant. Là-haut, dans la montagne, il change de monde, il côtoie la mort, il rencontre des êtres à part, il réfléchit et s’initie aux vraies questions. La question essentielle, Gadenne l’a inscrite en exergue du prologue, citant la formule rimbaldienne : « La vraie vie est absente. »

 Le prologue constitue la meilleure partie du roman : l’ambiance universitaire, deux étudiants brillants qui méprisent leurs camarades besogneux, deux professeurs brillants qui méprisent leurs collègues besogneux, l’engagement total des jeunes gens dans l’étude, avec pourtant, par moments, cette impression d’y gâcher sa jeunesse. Après un exposé réussi sur Ronsard, Simon a des doutes : « En se représentant cet amoncellement de chapitres sur la douce mémoire d’un poète, sur l’aimable substance d’une œuvre dont le meilleur célèbre païennement l’amour de la vie, le simple corps des femmes, le temps qui passe, la grâce familière du renouveau ; d’une œuvre dont tout ce qui nous touche, nous parle encore, c’est une odelette qui chante la fraîcheur d’une fontaine, ou une invitation à l’amour, Simon pensait à ces occupations auxquelles se livrent les condamnés à mort, pour ne pas devenir fous, derrière les barreaux de leurs cellules : c’était un passe-temps de désespéré. »

 Et bien sûr, le sanatorium avec ses cellules blanchies à la chaux sera un lieu où l’on vit davantage qu’en bas, dans le monde. Simon s’en apercevra au bout de quelques mois d’initiation, en se soumettant aux strictes consignes médicales : « En même temps que l’orgueil mourait en lui, naissaient des joies qu’il n’avait pas conçues jusqu’alors et qui le faisaient progresser dans l’intimité des choses. » Gadenne décrit le magnifique décor naturel et rend parfaitement l’ambiance feutrée, la surveillance médicale, les rivalités entre malades qui caractérisent les milieux fermés.

 Il y a au Crêt d’Armenaz plusieurs voies possibles pour arriver à la vraie vie : l’art, la religion, la nature, l’amour. On y croise le peintre Jérôme, l’autodidacte révolté Pondorge, Kramer le russe sensuel, Massube à la cruelle lucidité, qui cherchent eux aussi une vérité. Simon Delambre va y découvrir l’amour : Siloé est un long roman d’amour.

 L’héroïne s’appelle Ariane. Elle est jeune, belle, mystérieuse. Naguère malade elle aussi, mais guérie, elle n’est pas redescendue dans le monde. Entre elle et Simon, c’est un amour d’abord platonique, puis une longue dialectique érotique se met en marche. La troisième partie du roman, sur 330 pages, raconte le progrès de leur amour. Simon se contente d’abord de son image, car Ariane ne se montre guère. Puis ils se voient quelques minutes tous les jours. Il connaît la paix grâce à elle, car Ariane est en parfait accord avec l’univers. Auprès d’elle, il éprouve une forme de bonheur : « Le bonheur, c’est quand on n’attend plus, quand l’espoir ni l’anxiété n’ont plus de sens, quand il n’y a rien de ce qui pourrait être qui soit supérieur à ce qui est. » (p. 197) Ils se retrouvent tous les soirs, au bord de la forêt, dans une nature que Gadenne décrit avec une généreuse profusion. « Il n’avait chaque fois que peu d’instants à passer auprès d’Ariane, mais il acceptait avec sagesse cette discipline imposée à leur bonheur. » Mais Simon découvre qu’Ariane a une autre vie, avec d’autres : « Il voyait se construire sous ses yeux une Ariane nouvelle, redoutable, ayant une vie qu’il ne connaissait pas. » D’autre part, une autre femme, Minnie, jeune, jolie, sexuée, cherche à le séduire et le fait sortir de son flegme. La paix ressentie avec Ariane n’est d’ailleurs pas la paix qu’il ressent dans la nature, qu’il a ressentie en écoutant de la musique, ou celle qu’il imagine sous le mot « Dieu ». Simon comprend alors qu’il lui faut aimer Ariane sans vouloir se l’attacher ni la garder pour lui : « Ariane ne serait jamais à lui, Ariane n’était à personne, non plus que ces brillantes aiguilles [de sapins] qu’il avait regardées en montant et qui remplissaient encore là-haut le fond du ciel. » (p. 264) Il faut donc aimer sans rien exiger en retour. « Qu’ai-je besoin de croire à l’amour des êtres pour les aimer ? Qu’ai-je besoin de croire pour l’aimer que la nature est là qui m’invite et qui m’aime ? » (p. 279) Il pourrait aussi bien aimer une Ariane immatérielle ou absente. Mais celle-ci lui rappelle qu’elle est aussi un corps. Ce corps, fragile, mortel, n’est-il pas une gêne, un danger ? « Peut-être ne suis-je vraiment heureux que lorsque vous m’êtes invisible ? » Ils s’aiment, mais leur amour est encore incomplet : «  Ils se regardaient, se contemplaient l’un l’autre avec avidité, heureux de se sentir envahis tout entiers par leur amour, par la certitude qu’ils ne se rencontraient pas seulement dans les limites étroites d’un monde clos, mais qu’ils étaient en présence d’une chose qu’ils n’avaient pas faite à eux seuls. Car leur amour se tenait entre eux comme une personne muette et invisible qui les dominait. » (p. 296) Mon cher Hervé, il y aura ensuite le premier baiser. Mais ce baiser ne saurait suffire, l’attente du prochain rendez-vous est presque insoutenable, cet amour n’est pas encore mûr. Simon dira enfin à Ariane: « Je vous aime », page 382. Leur amour finira par intégrer le corps dans son ascension : « Chaque ligne de votre corps est esprit et pensée. » (p. 384) Et à la page 410, ils couchent enfin ensemble dans un chalet de randonnée, derrière le sanatorium. « Elle s’était abandonnée à lui sans l’ombre d’une hésitation, comme on s’abandonne à la vérité, à l’évidence ». Mais cet amour dépasse l’union de deux corps, il est la vie en train de se faire ! Les deux personnages se voient vivre ensemble. Cela sera-t-il le comble de l’amour ou la fin de l’amour ? Un stade encore plus élevé apparaît alors : l’amour, c’est donner la vie ! Ils refont l’amour, c’est extraordinaire, mais « le désir n’allait pas vers une chose claire où l’on pouvait s’arrêter et dire : nous y sommes…Nous y voici ! Vers quoi allait-il donc ? Vers quoi ? Ah, il allait vers un abîme où la lumière était aveuglante comme la nuit, si bien qu’on ne savait pas si c’était de la nuit ou bien de la lumière ». (p. 436) Et finalement, on revient au point de départ, à la banale vie d’en bas qui contient la vérité, mais cette fois transcendée par l’esprit qui sait qu’il lui faut s’incarner. Gadenne a lu Hegel et Kierkegaard.  

 Les dialogues sont très longs, les personnages sont trop intelligents, et les problèmes un peu trop académiques : « Le bonheur, est-ce être rassasié ou est-ce le désir continué? » Quand et comment tout cela finira-t-il ?, se demande le lecteur impatienté. Gadenne choisit la facilité en faisant mourir son héroïne. Au printemps, Ariane est emportée par un avalanche au moment même où le grand maître, le docteur Marchat, explique à Simon que la radiographie est nette et qu’il peut partir. Il partira donc, seul, transformé, emportant Ariane avec lui : « Ariane morte n’existait pas moins, n’agissait pas autrement sur eux qu’Ariane absente. Elle les forçait toujours à avancer, seuls, mais incontestablement, au cœur de l’incommunicable. ».

 Gadenne a aussi lu Proust. Il reconnaît sa dette avec humour, car passe dans Siloé une grand-mère qui admire les lettres de Madame de Sévigné ! Et il y a même un musicien du nom de Sugère, dont un morceau intitulé Poème inspire à Delambre des réflexions un peu trop connues des connaisseurs de A la recherche du temps perdu. Et bien sûr, les longues analyses rappellent les subtiles dissections de Proust. Il manque cependant à la prose de Gadenne la sensualité poétique du maître.  

  Et Siloé ? Je l’attendais à chaque page ! Qui est-ce donc ? Voici l’explication. A la fin de ce trop long roman, Delambre retourne dans le monde, et Gadenne répète la leçon, la morale de l’histoire : « Il allait retourner parmi ce peuple d’hommes qui, n’ayant à aucun degré la conscience de leurs maladies véritables, ne retiennent des réalités que les seules choses visibles ou chiffrables, prennent pour sérieuse une activité souvent machinale ou puérile et qui, emportés dans l’épais tourbillon de la vie, prisonniers de leur agitation, esclaves du quotidien et de l’utile, nécessairement asservis à l’argent, n’ont pas encore eu le temps de soupçonner l’existence, en bordure du monde, de ce monde étonnant qui s’ouvre à ceux-là seuls qui savent se tenir immobiles. Combien d’eux auraient eu besoin que quelqu’un vînt un jour les prendre par le bras et les menât se tremper dans les eaux de Siloé ! »

 Siloé serait donc une fontaine, une eau purifiante ? Je cherche sur Google : « Siloé ou Shiloah : la source près de laquelle s’est construite Jérusalem. » Et Gadenne a placé en exergue de son roman un passage de l’Evangile de Saint Jean (9, 1) qui mentionne cette source. Jésus envoie un aveugle laver ses yeux au réservoir de Siloé, et l’aveugle en revient guéri : « Et abii, et lavi, et video. »  Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !

 Paul Gadenne a écrit Siloé à 34 ans. C’est un roman de jeunesse. On y sent une belle facilité de plume, une grande subtilité psychologique, une forte inquiétude métaphysique, mais les personnages restent abstraits. Ce sanatorium semble en apesanteur, à une époque (1941) où l’Europe s’effondre. Et ses maîtres empêchent encore l’auteur de se trouver. Le grand Gadenne se montre, me dit Wikipédia, dans La plage de Scheveningen (1952) et Les Hauts-Quartiers, paru en 1973, sans éditeur du vivant de l’auteur.

 Je mets La plage de Scheveningen sur ma liste de lectures. Je vous en reparlerai un jour, cher Hervé, chers lecteurs.

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Guy Dupré (1925-2018) ne fut un écrivain ni prolixe ni facile. Son œuvre littéraire ne comporte que trois ouvrages, si l’on met de côté des chroniques diverses : Les Fiancées sont Froides (paru en 1953 et salué par Gracq et par Breton), Le Grand Coucher (1981) et Les Mamantes (1986). par Henri-Jean Coudy

04/04/2021, 09:08

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Les Ensablés - L’œil et la connaissance de Jean-François Revel

« Philosopher n’est pas régner sur les connaissances du reste du genre humain comme un lointain propriétaire terrien sur des domaines qu’il administre nonchalamment et ne visite jamais. » (Revel, La connaissance inutile) Visitons ensemble le domaine de Jean-François Revel. Son nom est familier à ceux qu’intéressent les joutes politiques qui eurent lieu entre les années soixante-dix et le début du vingt et unième siècle. C’est un nom aimé ou détesté selon le bord duquel on considère ces choses. Par Antoine Cardinale.

21/03/2021, 09:00

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Les Ensablés - Marthe Femme seule, d’Antonine Coullet-Tessier

Pour le moins précoce, Antonine Coullet-Tessier (1892-1983) publie son premier recueil de poésie à l’âge de 11 ans. Intitulé Poésies d’une enfant, il paraît aux éditions Lemerre et est préfacé par le poète François Coppée. Suivront deux autres recueils de poèmes, L’Envolée, en 1911, puis Un Visage à la fenêtre, en 1930, peu de temps après la parution de son premier roman, Marthe Femme seule à la fin de 1929 à La Renaissance du livre. Dorénavant, le roman est le genre qu’elle va privilégier et qui, pendant les années 1930, en fera une des meilleures représentantes du roman populiste. Par François Ouellet

07/03/2021, 08:43

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Les Ensablés - Vache tachetée et concombre fugitif d'Octave Mirbeau

Octave Mirbeau (1848-1917) n'est pas un ensablé, ne serait-ce que par le film tiré de son roman, Journal d'une femme de chambre, avec Jeanne Moreau et Michel Piccoli, et sa pièce célèbre Les Affaires sont les affaires. Mais c'est peu au regard de la masse d'écrits qu'il a laissée à la postérité. Et notamment, trop oubliés, ses contes publiés dans la presse, et qu'il considérait comme alimentaires... À tort. Je puis l'affirmer après avoir lu la réédition d'une partie d'entre eux par l'Arbre Vengeur dans sa collection "L'exhumérante". Par Hervé Bel.

21/02/2021, 07:31

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Les Ensablés – Le pain quotidien d'Henri Poulaille

Henri Poulaille, Henry Poulaille en littérature (1896-1980), est souvent considéré comme le créateur du courant de la littérature prolétarienne. Directeur de presse chez Grasset, il fonde également une dizaine de revues libertaires dans lesquelles il promeut la littérature d’expression populaire et les utopies sociales : Nouvel Âge, Prolétariat ou encore À Contre-courant. Il publie ou fait publier de nombreux auteurs français et étrangers, parmi lesquels Henri Barbusse, Lucien Bourgeois, Blaise Cendrars, Eugène Dabit, John Dos Passos, Jean Giono, Panaït Istrati, Charles Ferdinand Ramuz... Le Pain quotidien a obtenu en 1954 le prix des bouquinistes. Par Pascal Malbrunot

31/01/2021, 14:03

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Les Ensablés – Le crime de l'omnibus, de Fortuné de Boisgobey

Aujourd’hui, un roman de Fortuné de Boisgobey (1821-1891), Le crime de l’omnibus (1881) ; une curiosité assurément, mais dont la lecture reste un plaisir... peut-être parce que, comme le nom de son auteur, elle évoque un temps suranné. Avec ce texte, c’est tout un monde qui ressuscite, une ambiance qui annonce les enquêtes de Gaston Leroux ou de Maurice Leblanc. Plongeons-nous donc, ensemble dans le Paris de la fin du dix-neuvième siècle.

Par Hervé Bel

17/01/2021, 10:55

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Les Ensablés – Confession de minuit, de Georges Duhamel, un inconnu au pays des anti-héros

L’écrivain et académicien Georges Duhamel (prix Goncourt 1918 pour son roman Civilisation) entamait en 1920 avec Confession de minuit un cycle romanesque Vie et aventures de Salavin tout entier consacré à un personnage de parfait antihéros : Louis Salavin. Les éditions de la Belle Étoile ont la bonne idée de ressusciter en format poche ce texte oublié et pourtant majeur par bien des aspects. Ce titre, la Confession de minuit, a été classé par Le Figaro littéraire comme un des douze meilleurs romans de la première partie du XXe siècle. Inconnu, levez-vous ! 

03/01/2021, 10:07

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Les Ensablés – Les origines de la Renaissance d'Émile Gebhart (1839-1908)

Elle raisonnait facilement sur la peinture italienne ou flamande, sur le moyen âge ou la renaissance. Le bal de Sceaux est une nouvelle publiée en 1830, dans laquelle Balzac nous donne la peinture admirable d’une époque, nouvelle dont la profonde leçon morale qui frappe Emilie de Fontaine a été méditée par tous ceux qui furent tentés de soumettre l’amour à un calcul social.

20/12/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La vie d'un simple" d'Emile Guillaumin (1873-1951)

Le prix Renaudot 2020 attribué à Marie-Hélène Lafon pour Histoire du fils nous rappelle que les romans paysans ont souvent recueilli le suffrage des prix littéraires. Récemment, nous évoquions Campagne de Raymonde Vincent récompensée en 1937 par le prix Femina. Cette même année, Jean Rogissart avec son roman Mervale obtenait le Renaudot... Aujourd'hui, nous parlerons de l'admirable Vie d'un simple de Emile Guillaumin qui, par sa facture, fait aussitôt penser à Marie-Claire (Prix Femina 1910) de Marguerite Audoux.

06/12/2020, 00:00

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Les Ensablés - « L’axel littéraire de Jeanine Garanger » par François Ouellet

Voici un cas inattendu : Jeanine Garanger, née Hagnauer, étudiante en droit et championne de patin artistique qui devait publier deux ou trois choses assez délicates dans les années 1930, avant de disparaître complètement de la scène littéraire.

22/11/2020, 09:00

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L'Union Européenne, la révolution d'un continent 

Dans cet ouvrage, Gilles Grin présente une histoire de l’Europe depuis le début du XIXème siècle jusqu’à nos jours. Son approche mêle l’histoire à la géopolitique européenne, et le fil historique est précis.

27/06/2022, 15:29

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Le crépuscule des Urmes : quêtes et légendes au Pays de Galles

Une nuit d’hiver, dans une chaumière. Réveillée par les cris de son frère, encore bambin, la petite Yana accourt à ses côtés et, d’une comptine chantée à mi-voix, tente de l’endormir. L’instant suivant, c’est toute sa vie qui bascule. Une silhouette ailée, évanescente, se penche sur le berceau. Une autre créature la chasse, s’empare de l’enfant, disparaît. « Était-ce une illusion ? Un mauvais rêve ? » Ce n’est finalement que le début de tout.

27/06/2022, 14:50

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Les Contes curieux de Praline Gay-Para 

C’est bien aux « quatre coins du monde » que Praline Gay-Para nous invite à la suivre avec ce délicieux recueil de contes tous très différents, tous magnifiques. Collectés un peu partout auprès d’autres amateurs qui, comme elle, s’échinent à récupérer des pépites authentiques, elle présente ainsi plus de vingt récits que le lecteur va découvrir tout au long d’un voyage d’une originalité époustouflante et d’une diversité qui ne l’est pas moins.

27/06/2022, 14:48

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Tout garder de Carole Allamand : la folie d'une mère 

BONNES FEUILLES - Quand sa mère décède subitement, Carole Allamand rentre en Suisse pour s'occuper de ses funérailles. Un essai bouleversant qui bascule de l’enquête sur une folie vers le portrait d’une mère.

27/06/2022, 08:00

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Le Lâche de Jarred McGinnis

BONNES FEUILLES - Ce livre décapant, qui explore avec puissance le pardon et le regard d’autrui sur la différence, signe la naissance d’un grand auteur capable de faire cohabiter la brutalité avec la lumière, le rire et la tendresse avec les souvenirs explosifs, le café filtre et les donuts avec l’ivresse de l’aventure. 

27/06/2022, 07:30

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Tryptique en ré mineur, le nouveau roman de Sonia Ristić

BONNES FEUILLES - Liens d’amour, liens de folie, liens de liberté farouche, liens d’écriture ou de création. Trois destins, trois femmes engagées dans la même quête d’indépendance et de liberté. 

27/06/2022, 07:00

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Meilleures ventes : L'anomalie n'en est pas une

Point de nouveauté dans le classement des meilleures ventes cette semaine. En tête de ces dernières, le Prix Goncourt de l’année dernière (re)fait ses preuves à l’occasion de sa sortie en poche. Ainsi, L’anomalie d’Hervé Le Tellier prend la première place du classement avec 16.411 exemplaires écoulés. Viennent ensuite le 5e tome de Kaiju n° 8 de Naoya Matsumoto (11.251 ex.) ainsi que le 7e opus des Cahiers d’Esther, L’histoire de mes 16 ans par Riad Sattouf (10.723 ex.).

24/06/2022, 14:40

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Roulette russe de Léonore Queffelec 

BONNES FEUILLES - Elle sait que cette âme slave rêve d’un prince russe, un peu paysan, à la Tolstoï, et elle voudrait le lui trouver. Chroniques d’une enfance bohème et douloureuse entre une fille et sa mère, diva internationale.

24/06/2022, 12:35

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Idéal Standard d'Aude Picault : l'amour ne tombe pas du ciel  

La BD à format réduit et petit prix fait son retour, une fois de plus. L'occasion pour les lecteurs au budget limité (mais qui n'est pas dans ce cas, hein, qui ?) de compléter leurs rayonnages avec des titres qu'on a parfois laissé passer au moment de leur sortie initiale. Parmi les belles retrouvailles de cet été : Idéal Standard d'Aude Picault, qui passe parfaitement le test de la lecture en format resserré.

24/06/2022, 08:14

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Un Noël avec Winston, ou le portrait surprenant du “vieux lion”

BONNES FEUILLES - Noël, dit Desarzens, est une fête qui se savoure deux fois, « avidement la première. Freinant, hallucinant, décelant partout des présages, la deuxième. » Opulent, dramatique, extraordinaire, le personnage de Churchill incarne à lui seul la magie de la fête. 

24/06/2022, 07:30

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Le cartographe des absences de Mia Couto : histoire immersive d'un flashback

BONNES FEUILLES - Un roman magnifique, dans l’ombre d’un cataclysme, le plus personnel écrit par l’auteur, l’un de ses meilleurs et traduit par Elisabeth Monteiro Rodrigues. En 2019, un cyclone a entièrement détruit la ville de Beira sur la côte du Mozambique. Un poète est invité par l’université de la ville quelques jours avant la catastrophe. Il retrouve son enfance et son adolescence dans ces rues où il a vécu dans les années 70.

24/06/2022, 07:00

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Les marins ne savent pas nager de Dominique Scali : un roman aux effluves iodés

BONNES FEUILLES - Une île où même les terriens se vantent d’être marins, où seuls les plus braves ont le privilège de vivre dans la cité fortifiée à l’abri des grandes marées d’équinoxe. Une prose aventureuse qui ne s'essouffle jamais, des hommes et des femmes qui vivent toutes voiles déployées.

23/06/2022, 08:00

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Qui se souviendra de Phily-Jo ? : faire la lumière sur un complot d'envergure nationale

BONNES FEUILLES - Qui ne connaît pas un de ces inventeurs géniaux dont la découverte reste à jamais inconnue, empêchée ou censurée ? Phily-Jo est de ceux-là. Sa machine à énergie libre, la FreePow, est révolutionnaire. Si visionnaire et dérangeante que la mort brutale de Phily-Jo demeure un mystère pour ses proches. Meurtre ou suicide ? Est-ce le combat de David contre Goliath, une conspiration du grand capital prompt à freiner tous les progrès humanistes ?

23/06/2022, 07:30

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La vie sans histoire de James Castle ou le destin d'un enfant peu ordinaire

BONNES FEUILLES - Il récupérait la suie du grand poêle à bois du magasin-bureau de poste, qu’il mêlait à sa salive pour en faire son encre, et dessiner la vallée de son enfance, au nom de jardin. Et bien après qu’il eut quitté la Garden Valley et son enfance, il ne cessa d’y revenir, pour dessiner, encore et sans fin, le théâtre de sa mémoire. 

23/06/2022, 07:00

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John Muir : “Pour moi, Stickeen est immortel”  

John Muir (1838-1914) est aujourd’hui considéré comme un précurseur des mouvements écologistes modernes. Fils du calvinisme austère, spiritualiste et méthodique, et du transcendantalisme américain des Thoreau et autre Emerson, l’Écossais devenu américain est d’abord un exégète du sacré dans les éléments. Plus connu pour sa vie et ses hauts faits, il n’en fut pas moins un narrateur avisé et sensible de ses aventures, souvent solitaires, en bordure de la vie. Stickeen est l’une de celles-ci, avec en prime, une magnifique rencontre entre un homme et un chien, aussi pudique que délicate.

22/06/2022, 12:28

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Galeux : entre mythes et réalité, être et survivre 

« Mon grand-père était un loup-garou. » Le narrateur, sans jamais nous offrir de nom, donne tout le reste de son identité, de son intimité, dès la première ligne. Le lecteur le découvre jeune garçon, élevé par sa tante Libby et son oncle Darren ; mère morte en couche, père inconnu au bataillon, et un Grandpa qui conte les plus fantastiques histoires... Des histoires qui, finalement, seraient peut-être vraies ?

22/06/2022, 10:29

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L'intégration européenne comme source de tensions et d'alliances

Ce livre est un ouvrage de référence pour les étudiants qui veulent comprendre l’histoire de l’intégration européenne. L’auteur part de 1948 pour arriver à l’année 2020. Le prisme est plutôt celui de l’histoire économique.

22/06/2022, 09:35

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L'Europe, produit fini de deux millénaires de construction politique à grande échelle 

Cet ouvrage est un livre d’histoire généraliste. Il propose une histoire de l’Europe, de l’Antiquité jusqu’au début du 21ème siècle et montre comment à travers le temps émerge un sentiment européen qui débouchera sur la construction actuelle.

22/06/2022, 09:34

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Vagabonde de Fumiko Hayashi, un classique de la littérature japonaise moderne

BONNES FEUILLES - Le premier livre, devenu un classique, de la grande romancière Fumiko Hayashi, autrice de Nuages Flottants, est pour la première fois traduit en France par René de Ceccatty. 

22/06/2022, 08:00

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Pas de soucis de Luc Blanvillain : des vies perturbées par la psychanalyse

BONNES FEUILLES - À qui réclame sa part de catastrophe, les dieux aiment donner satisfaction... Une jouissive comédie noire où l’art d’écrire n’est pas un vain mot. Pas de souci se déroule dans un univers utopique : le nôtre, mais sans pandémie. On y parle beaucoup mais toujours à côté de ce qui se joue, sans jamais voir ce qui se cache.

22/06/2022, 07:30

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Sous l'aile du lion, un émouvant récit du deuil

BONNES FEUILLES - Quand la Mort revient narguer Violette, voûtant sa fuette silhouette, elle la fuit jusqu’à la Fenice. Elle entre au bar du Théâtre, et là, dans les effuves lactés de cappuccino, elle se redresse. Et elle la brave. 

22/06/2022, 07:00

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Retour sur la construction de l'Europe par Nicole Gnesotto 

« L’Europe, c’est la Paix » : très souvent citée, cette phrase inspire le début de cet ouvrage pour rappeler que l’idée d’une construction européenne est née après les horreurs de la Deuxième guerre mondiale. Dans L'Europe : changer ou périr », Nicole Gnesotto revient sur les réussites de cette construction européenne, à travers les Trente Glorieuses, et les succès du quotidien, de la création d’Erasmus à l’élection du Parlement au suffrage universel (1979), en passant par le passeport européen, la création d’une monnaie unique ou la solidarité interne grâce aux fonds régionaux…

21/06/2022, 16:54

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Le Pion de Paco Cerdá, une fiction sur l'instrumentalisation sous la Guerre froide   

BONNES FEUILLES - Stockholm, hiver 1962. Deux hommes de mondes opposés se font face sur un échiquier. Arturo Pomar, l’enfant prodige espagnol affronte un jeune Américain excentrique et ambitieux : Bobby Fischer. L’un était le pion du régime franquiste ; l’autre sera celui des États-Unis, dans le contexte de la guerre froide. 

21/06/2022, 08:00

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Capitaine Vertu de Lucie Taïeb : une enquête menée par l'héritière de Bartleby

BONNES FEUILLES - Cette démission constitue le premier geste d’une série de refus, que la capitaine Vertu, sorte de Bartleby au féminin, choisit d’opposer au monde tel qu’il est, à ses violences, ses dénis, ses faux espoirs, ses injonctions. Endosser le costume de Capitaine Vertu suffit-il pour échapper à son passé ?

21/06/2022, 07:30

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Des clichés à la réalité : qu'est-ce que l'Europe aujourd'hui ?

Le livre d’Olivier de France, Géopolitique de l’Europe, présente 40 thématiques regroupées en quatre parties de 10 fiches chacune. Ce sont ainsi 40 fiches illustrées qui offrent de mieux comprendre le monde, chiffres, lieux, faits à l’appui.

20/06/2022, 12:37

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Qui a peur du grand méchant Sade ?  

« Aujourd’hui, pour les jeunes générations, je suis un homme du siècle dernier, un condensé du siècle d’anarchie révolutionnaire ; je n’intéresse qu’à titre de curiosité. Une momie dans son sarcophage voilà ce qu’est devenue la Barbe-bleue de sa province. » 

17/06/2022, 13:17

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Kiruru Kill Me : se faire tuer par la femme de ses rêves

Nemo Aoi est le jeune héritier multimilliardaire d’un groupe pharmaceutique. Un soir au restaurant, il tombe fou amoureux d’une certaine Kiruru. L’enquête qu’il fait mener sur elle révèle qu’elle appartient à une prestigieuse organisation de tueurs à gages. Et quel meilleur moyen d’obtenir son cœur que de la commanditer pour le tuer ? L’amour est un jeu dangereux. Et vous êtes loin d’imaginer à quel point…

17/06/2022, 12:09

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Meilleures ventes : une semaine en délicats ajustements

Des nouveautés, des échanges, des remontées et des chutes : le classement des meilleures ventes est tout en mouvements pour cette nouvelle semaine. Le cinquième tome du manga Kaiju n° 8 par Naoya Matsumoto s’offre la première place en vendant 21.588 tomes, suivi par le cross-over que l’on n'attendait plus, Fortnite x Marvel : La guerre Zero (17.552 ex.), à retrouver chez Panini comics. 

17/06/2022, 10:55

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La Malingredi de Gioacchino Criaco : Terres de douleur

La vie de Gioacchino Criaco sortirait tout droit d’un film de Francesco Rosi. Le Calabrais s’extirpe de sa condition d’africano (il est né à Africo) et devient avocat à Milan, quand son frère gravit les échelons la 'Ndrangheta, l'organisation mafieuse locale. Après une vingtaine d’années à exercer son métier, Criaco revient dans sa région et devient écrivain. La Maligredi (La malédiction) est son sixième roman. Dans ce texte, paru en Italie en 2018, tout est remarquable et pittoresque, à l’italienne. 

17/06/2022, 09:50

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Les grands cerfs de Claudie Hunzinger : la nature conquérante et conquise

Ce roman est une ode à la vie, à la nature, à l’observation respectueuse du vivant auquel nous appartenons et dans lequel nous avons perdu et perdons tous les jours un peu plus le lien viscéral qui nous rattache, nous intègre à lui. Jusqu’à le traiter comme une ressource dans laquelle puiser. Inconsidérément. Jusqu’à détruire, sans autre forme de procès, ce qui ne nous convient pas.

15/06/2022, 16:46

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De femmes et de sel : portraits et combats des femmes sudaméricaines

BONNES FEUILLES - De La Havane à Miami en passant par des centres de détention pour migrants, De femmes et de sel brosse le portrait de sept femmes complexes, tantôt remarquables par leur force de caractère, tantôt bouleversantes par leur fragilité. Face à l'adversité, elles restent portées par le désir d'offrir une vie meilleure à leurs enfants, de tourner la page de leur passé, et font de ce livre un grand roman féministe.

15/06/2022, 09:00

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Un jeune homme si tranquile de Yves Viollier

BONNES FEUILLES - Magnifique styliste, Yves Viollier raconte l'amitié trompée, la générosité exploitée. Ou est-ce plutôt le repentir impossible, la honte masquée ? Le romancier pose peut-être avant tout cette question essentielle : que cache le visage que nous donnons à voir ?

15/06/2022, 07:30

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La mémoire de l'eau : l'histoire d'une journée à l'issue cruciale 

BONNES FEUILLES - Cinquante ans de la vie d'une femme au bord du précipice. Vingt-quatre heures pour prendre une décision qui changera sa vie pour toujours... Durant cette journée de doute mêlant bonheurs et regrets, Ellie sera rattrapée par l'héritage familial, tissé de tragédies intimes et de secrets.

15/06/2022, 07:00

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Le dernier loup de Laszlo Krasznahorkai

En plein cœur de Berlin, dans le bar Sparschwein de la Hauptstrasse, le vieux professeur est assis devant la bière Sternburger qu'a servie, comme d’habitude, le serveur hongrois. Une bière qu’il va déguster pendant deux ou trois heures, faisant durer le plaisir, avant d’aller tranquillement faire le tour du quartier puis de revenir au même endroit, selon le même cérémonial auquel le serveur était parfaitement habitué. Mais ce jour-là quelque chose d’inhabituel est survenu.

13/06/2022, 17:25

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La bibliothèque des rêves secrets, un roman sur le pouvoir du livre

Ce premier ouvrage de la journaliste Michiko Aoyama suit l’évolution de cinq personnages désireux de changer de vie. Le lien entre toutes ces histoires ? Une bibliothécaire perspicace qui aide par la lecture chacun à se réaliser.

13/06/2022, 17:15

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Conspiration du réel de Grégory Rateau : du côté de Château-Rouge... un monde qui tressaille 

Grégory Rateau figure parmi cette nouvelle vague de la poésie française, que l’on aime à suivre et à parcourir, comme un long pèlerinage en filigrane.

13/06/2022, 17:14