#Salons / festivals

Les Ensablés - Notes de voyage : "Vie de Rancé" (1844), Chateaubriand

J’ai enfin lu Vie de Rancé. J’ai depuis longtemps ce titre en tête, un livre culte : le grand écrivain rajoute quelques pages mélancoliques à son œuvre. Chateaubriand, un homme couvert de femmes et de gloire, écrit sur Rancé, un homme qui a choisi de vivre hors du monde. C’est Rancé qui m’intéressait : je suis fasciné par ces êtres qui se retirent du monde pour vivre à petit feu, au silence, dans la solitude. Armand-Jean Le Bouthillier de Rancé est le réformateur de l’abbaye de Notre-Dame de La Trappe, dite La Grande-Trappe, située à Soligny (61380), en Normandie.

Le 30/04/2017 à 09:00 par Les ensablés

| 2 Partages

Publié le :

30/04/2017 à 09:00

Les ensablés

2

Partages

Partager cet article sur Bluesky Partager cet article sur Mastodon Partager cet article sur Linkedin Partager cet article par mail Imprimer cet article
ActuaLitté

Ce texte bref est doublement crépusculaire : un homme au bord de la tombe écrit sur un homme qui a vécu dans un tombeau. Chateaubriand résume ainsi la vie de Rancé, à la dernière page de son livre : « Rancé habita trente-quatre ans le désert, ne fut rien, ne voulut rien être, ne se relâcha pas un moment du châtiment qu’il s’infligeait. » Né le 9 janvier 1626, Rancé se retire en 1657 dans ses terres de Véretz. En 1661 il liquide ses biens. En 1663, il devient l’abbé de La Trappe : il a 37 ans. Il y meurt à 74 ans, en 1700. Il aura vécu 37 ans au couvent. En 1841, Chateaubriand a mis le point final aux Mémoires d’outre-tombe : comme l’indique le titre, ces mémoires, son chef d’œuvre, doivent paraître après sa mort. Le texte est chez le notaire. Il a 71 ans. Il se met à rédiger la vie de Rancé [1], qui a vécu cent cinquante ans avant lui ! En 1844, quand paraît Vie de Rancé, il a 76 ans, il lui reste quatre années à vivre, physiquement très diminué.

Il règne un ton crépusculaire dès les premières pages : « Je ne serai lu de personne, excepté de quelques arrière-petites nièces, habituées aux contes de leur vieil oncle. » Il règne le regret, réitéré, de la jeunesse chevelue : « Que fais-je dans le monde ? Il n’est pas bon d’y demeurer lorsque les cheveux ne descendent plus assez bas pour essuyer les larmes qui tombent des yeux. » Les réflexions désabusées se multiplient : « Tout est fragile : après avoir vécu quelque peu, on ne sait si l’on a bien ou mal vécu. » Les souvenirs, au lieu de nous consoler, sont une torture supplémentaire quand ils s’effacent : « Rompre avec les choses réelles, ce n’est rien ; mais avec les souvenirs ! Le cœur se brise à la séparation des songes ; tant il y a peu de réalité dans l’homme. » Le vieillard voit mourir les siens : « Je tarde tant à m’en aller que j’ai envoyé devant moi tous ceux que je devais précéder. »

Les épisodes de la vie de Rancé le renvoient à sa propre vie : quand Rancé est à Rome, il revoit Rome. Quand Rancé rencontre un roi, il évoque les rois qu’il a connus ? La correspondance de l’abbé faisant écho à ses sentiments, il la cite volontiers : « Nous ne vivons plus les uns ni les autres que dans la vue et le désir de la mort. » Rancé a vécu sous Louis XIV, et Chateaubriand a la nostalgie du Grand Siècle et de la monarchie absolue. Il semble presque avoir connu les personnages du passé qu’il évoque. Chateaubriand oublie Rancé et raconte l’histoire de la Fronde, décrit le salon de l’hôtel de Rambouillet, nous parle de Corneille, de la romancière Mme de Scudéry, de Mme de Sévigné (« dont on a publié peut-être trop de lettres » !), de Ninon de Lenclos, de Saint-Evremond, de Port-Royal, de Bossuet, de la querelle du quiétisme, et de dizaines d’autres personnes aujourd’hui inconnues. Il faudrait des dizaines de notes pour suivre cette galerie de portraits. Chateaubriand commente ainsi cette revue de fantômes : « Sociétés depuis longtemps évanouies, combien d’autres vous ont succédé ! Les danses s’établissent sur la poussière des morts, et les tombeaux poussent sous les pas de la joie. Nous rions et nous chantons sur les lieux arrosés du sang de nos amis. Où sont aujourd’hui les maux d’hier ? Ou seront demain les félicités d’aujourd’hui ? Quelle importance pourrions-nous attacher aux choses de ce monde ?  »

Il semble que le décor compte plus que le personnage de Rancé, ou plus exactement toute vie devient décor périssable, décor dans le décor : « Quand vous remueriez ces souvenirs qui s’en vont en poussière, qu’en retireriez-vous, sinon une nouvelle preuve du néant de l’homme ? Ce sont des jeux finis que des fantômes retracent dans les cimetières avant la première heure du jour. » Tout au long du texte, Chateaubriand évoquera des fantômes. Aujourd’hui, presque deux siècles après lui, ces fantômes paraissent encore plus irréels. Il écrit par exemple : « En 1660, Pomponne fut disgracié. Rancé lui écrivit des compliments de condoléance. » Qui pouvait bien être ce Pomponne ? Chateaubriand ne donne pas d’explication, mon édition Pléiade non plus. Mais quelle importance ? Il faut évidemment transposer : Ayrault fut disgracié, ou Cahuzac fut disgracié, ou Pellerin fut disgraciée. Que restera-t-il de ces noms qui firent notre actualité ? Rien, bien sûr.

Vie de Rancé, je le comprends maintenant, n’est pas une biographie de l’abbé de Rancé. C’est une méditation sur le sens de l’existence. L’idéal chrétien a quelque chose de grandiose et il place les croyants devant leur propre faiblesse. Chateaubriand cite Rancé qui cite Saint Luc : « Vendez ce que vous avez et le donnez aux pauvres ; après cela venez et me suivez. Si quelqu’un vient à moi et ne hait point son père et sa mère et sa femme et ses enfants et ses frères et ses sœurs et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. »Châteaubriand, devant la grandeur spirituelle de Rancé, est bien obligé de craindre pour son âme. Il a choisi la grandeur mondaine : ministre, ambassadeur à Rome, Londres, Berlin, homme à femmes, écrivain (c’est-à-dire exhibitionniste). Et s’il a vendu ses Mémoires, c’est pour redorer ses vieux jours, pas pour les pauvres. Bien sûr, l’idéal est trop haut pour le commun des mortel, Rancé le disait : « Dieu n’a pas commandé à tous les hommes de quitter le monde ; mais il n’y en a point à qui il n’ait défendu d’aimer le monde ». Or, Chateaubrianda aimé le monde. Maintenant qu’il faut le quitter, il se demande s’il a fait le bon choix. Les plaisirs et les joies lui ont laissé les mains vides. Il va mourir, et il sait que la postérité n’existe pas : « Pour moi, tout épris que je puisse être de ma chétive personne, je sais bien que je ne dépasserai pas ma vie. On déterre dans des îles de Norvège, quelques urnes gravées de caractères indéchiffrables. A qui appartiennent ces cendres ? Les vents n’en savent rien. » Autrement dit, l’ensablement est inéluctable, les plus hauts monuments n’y échapperont pas.  Qui lit encore Chateaubriand ? Mais, rien n’est sûr, pas même les regrets, Chateaubriand hésite : « Aujourd’hui il n’y a plus rien de possible, car les chimères d’une existence active sont aussi démontrées que les chimères d’une existence désoccupée. » Tout serait-il donc vain, même la réclusion ? « Pour peu qu’on ait vécu, on a vu passer bien des morts emportant leurs illusions. Heureux celui dont la vie est tombée en fleurs. »

Chateaubriand rend hommage à Rancé, mais celui-ci a peu d’émules. Voici les dernières lignes de Vie de Rancé : « Les institutions de Rancé ne nous paraissent qu’un objet de curiosité que nous allons voir en passant. » La foi est rare, et rarissime portée à l’incandescence de Rancé. La conversion de Rancé ne se comprend que sous le regard de Dieu qui voyait tout. Mais le Dieu de Chateaubriand n’est déjà plus le Dieu de Rancé. Il constate : « Ces rigueurs se rattachent à un ordre de philosophie que notre esprit n’est pas plus capable de comprendre que nos mœurs de supporter. »  Dans la société du spectacle qui a peut-être commencé avec la société de cour, d’autres yeux nous regardent, plus proches, plus visibles. Chateaubriand l’avait compris. Rancé était immense, certes, «  mais qui voudrait aujourd’hui être immense sans être vu ? » Chateaubriand ajoute que la cour venait à la Trappe voir Rancé, « pour en rire ou pour l’admirer ».

Le respect de Chateaubriand pour son personnage est évident, mais je ne sens pas à proprement parler de l’admiration. Faut-il admirer cette existence faite de privations et de douleurs ? Chateaubriand a des regrets, mais il ne se repent pas. Il regrette d’avoir vieilli, il regrette que tout ait changé, que ses amis soient morts, que la révolution ait bouleversé toute chose, mais le regret du temps passé n’est pas exactement le regret d’avoir vécu sa vie.

Et Rancé ?

J’ai lu une vraie biographie de Rancé, avec dates précises, citations entre guillemets, indication des sources [2]. Chateaubriand a dit l’essentiel, mais j’aime les détails. Il y a d’abord la vie mondaine de Rancé. Elle commence dès la naissance puisqu’il porte le même prénom que « l’éminentissime cardinal de Richelieu » qui est son parrain. Il est issu d’une « des plus anciennes et des plus illustres familles du royaume. » A douze ans, il publie en grec une édition annotée du poète Anacréon. Voilà un jeune homme doué ! Brillante figure d’un brillant milieu, en marche (qui comprendra après-demain cette allusion ?), c’est un notable de l’Eglise, il devient l’aumônier de Monsieur, le frère du roi. Rancé devient prêtre à l’époque où deux cardinaux, Richelieu puis Mazarin, ont gouverné la France. Par ailleurs, il chasse, il fréquente les salons, il s’amuse en grand seigneur fortuné : « Rancé inventait des plaisirs : ses fêtes étaient brillantes, ses festins somptueux. » Il fait de l’escrime, il est élégant : « il portait une chevelure longue et frisée, deux émeraudes à ses manchettes, un diamant de prix à son doigt. » Il fréquente Marie de Montbazon, duchesse, riche, très aimée, la plus belle femme de son temps. Le cardinal de Retz dit d’elle « qu’il n’avait jamais vu personne qui eût montré dans le vice si peu de respect pour la vertu. »

Il rompt alors avec cette vie prometteuse et se retire à la Trappe. Ce retrait, définitif, n’est pas un coup de tête : ce qu’il faut appeler la conversion de Rancé, conversion d’un christianisme standard à une foi pure et dure, se fait sur environ cinq années. Un choc a provoqué le mouvement. Il y aurait une histoire d’amour. En 1657, la duchesse de Montbazon meurt de la rougeole à 47 ans : Rancé lui était très lié. Lié ? Que faut-il comprendre ? On ne sait pas exactement. Ami, amant ? Conseiller, gigolo ? A-t-il assisté à ses derniers moments ? Ce n’est pas sûr. En fait, on ne sait rien de précis, Chateaubriand est resté prudent : « Les annales humaines se composent de beaucoup de fables mêlées à quelques vérités : quiconque est voué à l’avenir a au fond de sa vie un roman, pour donner naissance à la légende, mirage de l’histoire. » Une légende -fausse, bien sûr, mais trop belle pour qu’on la passe sous silence- veut que Rancé, en visite impromptue, découvre le cadavre décapité de la duchesse de Montbazon morte brutalement. Elle était trop grande pour le cercueil : la tête était posée à terre, à côté. Choc.

 « Ici commence la nouvelle vie de Rancé : nous entrons dans la région du profond silence. Rancé rompt avec sa jeunesse, il la chasse et ne la revoit plus. » Chateaubriand ne rentre guère dans les détails de cette vie monacale, il aurait dû. Que veut dire vivre en trappiste en 1657 ? L’abbaye est située dans un endroit humide et marécageux. Du pain noir, de l’eau, des légumes, pas de viande. On est vêtu d’une soutane blanche qu’on garde pour dormir. Le froid. Trois heures de travail au jardin, par tous les temps. Les corvées obligatoires (cuisine, pots de chambre, entretien, etc.), le père abbé n’en est pas excepté. On dort sur un matelas de paille. Les moines ne parlent pas, ils ne se parlent pas. On n’est jamais seul. On ne parle qu’au supérieur, l’abbé. On garde toujours les yeux baissés. On prie plusieurs heures par jour. On se retire à la tombée de la nuit. A partir de deux heures du matin, il y a des prières toutes les deux ou trois heures. On ne se soigne qu’à la dernière extrémité. Il y a le service aux pauvres que l’abbaye nourrit par centaines. C’est ainsi tous les jours pendant des années. Le dimanche, il y a une sorte de conférence : on s’y accuse de ses péchés, on dénonce les fautes des autres. C’est le moment de l’humiliation. Voici des statistiques données par Jean-Maurice de Montremy : un moine de la Trappe sur quatre mourait en deux ans, plus de la moitié des moines ne survivaient pas cinq ans, un quart d’entre eux disparaissait avant l’âge de trente ans, un tiers avant la quarantaine. Non, ce n’était pas un couvent où passer tranquillement sa vieillesse à l’abri des soucis et du besoin.

Chateaubriand parle de la « grande aphonie » qui règne. On se tait à la Trappe, mais on chante pendant les services. L’homme a certainement chanté avant de parler, comme les oiseaux. Aphonie ! Quel beau mot. Les moines n’ont rien à dire à leur voisin, rien à communiquer, rien à partager, rien à tweeter. Silence.

Les gens du monde, du vivant de Rancé, ont plusieursfois voulu assouplir la règle : Rancé et ses moines s’y sont toujours opposés, fidèles à la « stricte observance ». La querelle remontera jusqu’au roi et au pape : « Malgré le silence que la Trappe gardait, il fut question de la détruire, tant le monde était effrayé d’elle. » Rancé écrira beaucoup pour défendre la Trappe,pour décrire la vie édifiante de quelques moines (Relations de la vie et de la mort de quelques religieux de la Trappe), pour défendre ses conceptions religieuses (De la sainteté et des devoirs de la vie monastique). Il écrivit beaucoup de lettres, qu’il dicta quand ses mains ne lui permirent plus d’écrire.

Chateaubriand donne le portrait de Rancé, à la fin de sa vie. Ces quelques lignes font comprendre ce que signifievivre en trappiste : « Le rhumatisme, qui d’abord lui [Rancé] avait saisi la main gauche, se jeta sur la droite, dans laquelle le chirurgien de Mme de Guise travailla. Le malade avait une répugnance extrême de toute nourriture. Affligé d’une toux insupportable, d’une insomnie continuelle, de maux de dents cruels, d’enflures aux pieds, il se vit réduit pendant près de six années à passer ses jours à l’infirmerie dans une chaise, sans presque changer de posture. » Qui entrait à la Trappe, la « Sparte chrétienne », y venait pour souffrir.

Chateaubriand a écrit Vie de Rancé à la demande de son confesseur. Il le dit en avant-propos : « C’est pour obéir aux ordres du directeur de ma vie que j’ai écrit l’histoire de l’abbé de Rancé. L’abbé Séguin me parlait souvent de ce travail, et j’y avais une répugnance naturelle. J’étudiais néanmoins, je lus, et c’est le résultat de ces lectures qui compose aujourd’hui la Vie de Rancé. » Un vieux prêtre demande à Chateaubriand, gloire nationale, rescapé de la Révolution, rival de Napoléon, grand écrivain, chrétien convaincu, de méditer sur son existence avant l’ultime confession. Le grand homme obéit à contre-cœur, on le comprend : sa vie publique et bientôt publiée contre une vie cachée, luxe contre pauvreté, mondanités contre solitude, les palais contre les cellules glacées, les capitales d’Europe contre la Normandie, Paris contre la province !A vous de choisir, chers lecteurs.


[1]Il passe vingt-quatre heures à la Trappe les 7et 8 août 1843.

[2]Rancé. Le soleil noir, Jean-Maurice de Montremy, Editions Perrin, 2006, Paris. Cet auteur apar ailleurs publié de curieuxromans.

Par Les ensablés
Contact : contact@actualitte.com

Commenter cet article

 

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Les Ensablés - Près du sol de Emile Guillaumin (1873-1951)

Toute sa vie, Émile Guillaumin resta paysan, cultivant sa propriété de trois hectares dans l'Allier. En parallèle, muni de son seul certificat d'études, il se fit aussi poète et romancier du monde rural. Son premier roman La vie d'un simple (objet d'un précédent article des Ensablés), fut publié en 1904 et reçut un excellent accueil, glanant des voix pour le prix Goncourt. Par Isabelle Luciat

10/05/2026, 09:04

ActuaLitté

Les Ensablés - L'animale, de Rachilde, une réédition bienvenue

Il y a les Ensablés que nous connaissons bien, cohorte d’auteurs jouets du ressac des modes et de la gloire. Il y a les Oubliés, perdus au fond des mers.  Et il y a aussi quelques miraculés sauvés des eaux. Rachilde est de ceux-là. Célèbre et célébrée en son temps, cette grande scandaleuse aurait fini par disparaitre complétement de l’histoire littéraire qui ne retient guère que George Sand comme grande figure féminine pour la littérature au XIXème et Germaine de Staël pour la pensée, si quelques universitaires et éditeurs ne s’étaient acharnés à la faire reconnaître. Par Denis Gombert

26/04/2026, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Faux-passeports, de Charles Plisnier

« Le personnage qui dit “je” dans ce livre, souhaiterait garder quelque mystère. » La première phrase de cet vrai-faux roman Faux-passeports (1937), qui se compose en fait de cinq nouvelles reliées entre elles par un même narrateur, pose d’emblée la véritable nature de ce livre, un savant mélange d’autobiographie, de romanesque et d’essai sur ce qu’est l’engagement pour une cause. Par Carl Aderhold.

12/04/2026, 09:55

ActuaLitté

Les Ensablés - Le bouquet de Henri Calet

Cela fait 70 ans qu’Henri Calet (1904-1956) a quitté le monde des vivants. Mais un certain nombre de lecteurs, dont les Ensablés, travaille régulièrement à sa résurrection. Pas étonnant, puisque ce chroniqueur des vies fragiles, à commencer par la sienne, est un auteur des plus attachants. La poisse toujours en bandoulière, son humour caustique semble vouloir excuser une mélancolie persistante. Le Bouquet (1945) revient sur l’expérience de la débâcle de 1940, de la captivité à l’évasion de son auteur. Fidèle à son style, Calet déroule avec une simplicité désarmante le récit doux-amer de ce moment de bascule pour l’écrivain comme pour le pays. Par Nicolas Acker. 

29/03/2026, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Ma petite Yvette, d'André Dumas

En terminant la lecture de Ma petite Yvette d’André Dumas (1874-1943), récemment réédité par J’ai lu, je me suis demandé aussitôt : est-ce un chef-d’œuvre ? Mon cœur  me répondait « oui ! », tandis que ma raison, le souvenir des romans de Proust, de George Eliot (bref les écrivains de mon Panthéon) me disaient que non, ce n’était pas tout à faire un chef-d’œuvre. J’ai ma petite idée désormais. Par Hervé BEL

15/03/2026, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Le vitriol de Lune de Henri Béraud

Au rebours des titres à rallonge péniblement explicites dont raffolent certains plumitifs contemporains, il en est d’intrigants et mystérieux qui suscitent curiosité et envie de lire. Ainsi des ouvrages d’Henri Béraud (1885-1958), qui avait indubitablement l’art de trousser des titres originaux, du Martyre de l’obèse au Flâneur salarié, en passant par La croisade des longues figures ou le surprenant Vitriol de Lune.

Par Marie Coat

01/03/2026, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - L'insaisissable, de Liane de Pougy (1869-1950)

La vie de Liane de Pougy, de son vrai nom Anne-Marie Chassaigne (1869-1950), est une œuvre à programme, passant du vice au luxe, du luxe à la vie spirituelle. Elle est l’une des grandes courtisanes de la Belle Époque avant de devenir écrivaine puis tertiaire dominicaine. Issue d’un milieu modeste, danseuse puis demi-mondaine adulée du Tout-Paris, elle incarna la somptuosité, l’esprit et la liberté scandaleuse de la fin du XIXᵉ siècle, fréquentant artistes, aristocrates et écrivains. Elle connut une célébrité éclatante grâce à ses romans et journaux à clé. Après la Première Guerre mondiale, elle se retira progressivement du monde, se rapprocha du catholicisme et termina sa vie dans la prière, à Lausanne, laissant l’image paradoxale d’une femme passée de l’érotisme mondain à l’ascèse religieuse.

Par Nicolas Kinosky     

15/02/2026, 17:17

ActuaLitté

Les Ensablés - Les hommes sont pressés, de Juliette Pary

Née Julia Gourfinkel en 1903 à Odessa, mais venue en France à la suite de la Révolution russe de 1917, Juliette Pary  (1903-1950) a été une journaliste de gauche pour divers périodiques (Marianne, Regards, Le Journal Juif, etc.) à l’époque du Front populaire, menant des reportages parmi les milieux populaires, traitant des questions sociales ; traductrice notamment de Stefan Zweig et d’Hermann Hesse, d’Agatha Christie et de romans populaires américains pour la revue hebdomadaire Confidences ; auteure elle-même de polars désopilants et d’un remarquable roman non moins burlesque, Les Hommes sont pressés, paru chez Gallimard au printemps 1934. Par François Ouellet.

31/01/2026, 13:29

ActuaLitté

Les Ensablés - Caserne 1900, de Léon Werth (1878-1958)

Si Léon Werth fit scandale en 1919 après la publication de sa charge antimilitariste Clavel soldat et Clavel chez les majors (objets d'un précédent article des Ensablés) il reste dans les mémoires comme le dédicataire du Petit Prince dont la page de garde affiche: A Léon Werth quand il était petit garçon». Et c'est bien ainsi qu'il apparaît sur la photographie qui orne la couverture de son Caserne 1900 réédité en 1993 par les éditions Viviane Hamy.POar Isabelle Luciat.

18/01/2026, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - La Billebaude, de Henri Vincenot

Le premier article des Ensablés de cette année 2026 (16 ans d'existence)  est consacré à la réédition d’un roman que les lecteurs de moins de vingt ans ne peuvent pas connaître : « La Billebaude » (1978), du bourguignon Henri Vincenot (1912-1985) dont le passage à Apostrophes (heureux temps !) assura la gloire dès 1976. Une fois de plus, ce sont les éditions Le Passeur qui prennent l’initiative de cette publication, après avoir, l’année dernière, réédité l’admirable Campagne de Raymonde Vincent… Par Hervé BEL.

04/01/2026, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Les demi-vierges, de Marcel Prévost, par Jean-Marc Quaranta

Romancier à succès des années 1890-1920, Marcel Prévost (1862-1941) partage avec Marcel Proust son prénom et l’étymologie de son nom. Altération locale du substantif prévôt, le patronyme de Proust a été parfois confondu avec celui de cet autre Marcel, alors plus connu que lui et dont le nom semblait comme « une faute d’impression du » sien, comme il l’écrit en 1912 à Louis de Robert[1]. La postérité a réglé la question et donné raison au cadet : Prévost est complètement oublié, ensablé, quant à Proust chacun le connaît, beaucoup le lisent encore et sa place dans l’histoire de la littérature – comme fondement du Nouveau Roman et de l’autofiction – n’est plus à faire. Par Jean-Marc Quaranta

21/12/2025, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Il y a cinquante ans décédait Pierre Bost

J’écris cet article au moment où je termine l’écriture d’une biographie de Pierre Bost, écrivain, journaliste, scénariste. On pourra la lire ultérieurement. En attendant, relisons l’écrivain, dont le 6 décembre 2025 a marqué le 50e anniversaire de sa disparition. Par François Ouellet.

07/12/2025, 17:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Les Réveillés de la vie et Les Irréductibles de Zoé Oldenbourg

Avec Les réveillés de la vie (1956) et Les Irréductibles (1958), Zoé Oldenbourg (1916-2002) retrace l’histoire d’un amour impossible. De la fin des années 1930 à l’aube des années 1950, Elie et Stéphanie se cherchent et se fuient dans une valse-hésitation cruellement heurtée par la guerre. Semblable à son premier diptyque médiéval qu’il l’avait révélée, la romancière-historienne projette ici ses personnages dans la lumière contemporaine du XXe siècle où s’étirent encore les ombres portées du Moyen Age et ses dilemmes spirituels.

Par Nicolas Acker.

23/11/2025, 10:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Huysmans vivant d'Agnès Michaux

Bravo à Agnès Michaux d’avoir osé s’attaquer à Huysmans dans son épais volume publié au Cherche Midi il y a peu ! Il fallait le faire ! « Huysmans vivant » est la première biographie depuis celle de Robert Baldick publiée en 1958 (chez Denoël). Vieil admirateur du romancier, je me la suis procurée aussitôt, curieux de voir comment cette romancière (La fabrication des chiens) et spécialiste de la fin du XIXème siècle a pu traiter ce sujet vaste et ardu. En effet, aborder la vie de Huysmans, c'est aussi évoquer tout un pan de la littérature du XIXeme siècle.
Par Hervé Bel

09/11/2025, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - La Maternelle de Léon Frapié

Que reste-t-il de nos Goncourts ? Nombre d’heureux lauréats de ce prix littéraire tant convoité ne sont pas passés à la postérité et leurs romans sont aujourd’hui bien ignorés... Entre les oubliettes où ils churent et le Panthéon des auteurs consacrés, se maintiennent bon an mal an quelques romanciers dont la notoriété subit certes des éclipses, mais dont on redécouvre périodiquement l’intérêt. Par Marie Coat

 

26/10/2025, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Le tout sur le tout, de Henri Calet (1904-1956)

Henri Calet (de son vrai nom Raymond Barthelmess) n'est pas un inconnu pour Les Ensablés qui l'ont abondamment célébré, notamment au travers de son roman majeur Monsieur Paul (publié en 1950). C'est que l'homme qui se devine au travers d'une œuvre largement autobiographique, est éminemment énigmatique et attachant, se caractérisant, selon les termes de son biographe Michel P. Schmitt par « un fin humour allié à la peine de vie la plus noire » . Dans l'un des articles que Les Ensablés lui ont consacrés, il est dit que « La vie de Calet fut riche en aventures dans sa première moitié, beaucoup moins dans la seconde ».

Par Isabelle Luciat.

12/10/2025, 09:00

ActuaLitté

Les Ensables - Les modérés, d'Abel Bonnard

Le parcours d’Abel Bonnard  (1883-1968) est l’un des plus surprenants parmi les écrivains du XXe siècle. Son destin intellectuel et politique est un précipité d’ambiguïtés, de compromissions et de fulgurances. Par Nicolas Kinosky 

28/09/2025, 10:42

ActuaLitté

Les Ensablés - La Reine battue, d'Henri Duvernois

Le propre du « petit maître » est d’être discret. Un temps, il s’impose, il plaît... Puis disparaît, écrasé sous les poids des « grands ». C’est que l’on ne peut pas retenir tout le monde. J’ai mes « petits maîtres » favoris, et l’un d’eux, vous le savez peut-être, car j’en ai déjà parlé, s’appelle Henri Duvernois. Récemment, dans un vide-grenier, perdu dans un amas de livres vendus un euro chacun, je suis tombé sur son roman « La Reine battue » publié sur papier alfa bouffant dans la belle collection de luxe Le livre de demain, où le texte s’orne de gravures. Je l’ai acheté évidemment, sachant à l’avance que je ne serais pas déçu. Par Hervé Bel.

14/09/2025, 10:00

ActuaLitté

Les Ensablés - La Pierre angulaire, de Zoé Oldenbourg

Zoé Oldenbourg (1916-2002) fut longtemps associée aux succès d’édition de grandes fresques médiévales. Son premier livre, Argile et Cendres (1946) qui suit les péripéties d’un petit seigneur partant pour les croisades, impressionna tellement par sa précision et son ampleur qu’on y vit un potentiel Goncourt. Le couronnement arrivera finalement en 1953 avec son second roman La Pierre angulaire qui remporte le Prix Femina. Zoé Oldenbourg y expose les tableaux contrastés d’un Moyen-Âge où même les âmes les plus abjectes vivent dans l’espérance du salut éternel. Par Nicolas Acker.

31/08/2025, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - La vierge et le taureau, de Jean Meckert

Les éditions Joëlle Losfeld poursuivent avec bonheur la réédition des romans de Jean Meckert  (1910-1995). Le dernier en date, La vierge et le taureau, occupe une place à part dans l’œuvre de Meckert. D’abord parce qu’il s’agit du dernier publié sous son propre nom. S’il continue à publier par la suite, ce sera désormais sous le pseudonyme de Jean Amila, bien connu des amateurs de romans policiers. Dernier roman de Meckert donc, La vierge et le taureau est aussi entouré d’une légende noire qui fait de ce livre, une sorte d’ouvrage maudit qui a donné libre cours à de nombreuses spéculations. Par Carl Aderhold

17/08/2025, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Le wagon à vaches (1953), de Georges Hyvernaud

Sa prose noire et acérée rappelle Raymond Guérin. Son ironie pessimiste penche du côté d’Emmanuel Bove. Le phrasé rageur est célinien. Nous sommes en 1953 lorsque Georges Hyvernaud publie son deuxième récit le Wagon à vaches. On y retrouve la veine existentialiste, sans le torse bombé de l’intellectuel engagé. Par Nicolas Acker.

27/07/2025, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - La fin de la IIIe République, de Emmanuel Berl

Paru en 1968 dans la célèbre collection de Gallimard, « Les trente journées qui ont fait la France », La fin de la IIIerépublique est republiée quelques années plus tard dans une autre collection intitulée «Témoins». Ce passage révèle bien à la fois la nature de cet ouvrage mais aussi celle de son auteur, Emmanuel Berl (1892-1976). S’il est aujourd’hui tombé dans l’oubli (tout juste certains se souviennent qu’il fut le mari de la chanteuse Mireille), il a pourtant marqué la vie intellectuelle des années 1930 par ses positions que ses biographes qualifient volontiers d’inclassables. Par Carl Aderhold

06/07/2025, 10:45

ActuaLitté

Les Ensablés - Le roi dort, de Charles Braibant

« Nos pays ne sont pas beaux...mais il y a en eux une espèce de grandeur calme et comme un peu dédaigneuse qui est beaucoup plus captivante que la beauté ». Ainsi Charles Braibant (1889-1976), Champenois de lignée et de coeur, décrit-il sa région d’élection dans son roman Le roi dort qui, s’il rata de peu le prix Goncourt, fut couronné du Renaudot en 1933. Par Marie Coat

 

22/06/2025, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - La peau et les os de Georges Hyvernaud

Dans la fosse commune de l’oubli, Georges Hyvernaud n’a non seulement rien fait pour l’éviter - en ne publiant que deux livres de son vivant - mais y a sauté à pieds joints. La Peau et les os (1949), court mais édifiant récit de sa captivité pendant la seconde guerre mondiale, puis Le Wagon à Vaches (1953), roman implacable de l’impossible réadaptation à une vie dite normale, prouvent que l’écrivain avait pris le parti non négociable d’une vérité humaine très difficile à vendre. Par Nicolas ACKER.

08/06/2025, 19:15

ActuaLitté

Les Ensablés - Planète sans visa, de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais  (1908-1998) - quitta la Pologne à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier, puis parvint à s'évader. Juif et apatride, il partagea alors l'existence précaire de nombre de personnes réfugiées à Marseille dans l'espoir d'obtenir un visa. Grâce à l'aide de son ami Gide, il obtint ce précieux sésame et gagna les Etats-Unis où il vécut plusieurs années, enseignant la littérature. Malaquais n'a publié que trois romans : « Les Javanais » (prix Renaudot 1939),  « Le Gaffeur » (publié en 1953), tous deux objets de précédents articles et  « Planète sans visa », grand roman de la France sous l'occupation, publié en 1947 et qu'il remania jusqu'à ses derniers jours. Ce roman de plus de 500 pages a été réédité en 1999 après sa mort.

25/05/2025, 09:41

ActuaLitté

Les Ensablés - La Saint-Michel et le Pont Euxin d'Anne Lacroix, par François Ouellet

Anne Lacroix (1897-1982) n’aurait publié qu’un seul roman, La Saint-Michel et le Pont-Euxin chez Grasset en janvier 1933. À cette date, elle a déjà commencé un deuxième roman, Rézle (et même annoncé un troisième titre, Les Bergers d’Arcadie), soumis en décembre de la fin de cette même année pour le Prix du roman du Temps ; les quelques voix qu’elle récolte seront insuffisantes pour qu’elle obtienne ce prix qui consiste dans la publication du roman dans les pages du quotidien. Mais, cinq ans plus tard, en mars 1938, Rézle paraîtra en feuilleton dans Le Temps. Il ne semble pas que la carrière d’Anne Lacroix ait connu d’autres développements. Par François Ouellet.

11/05/2025, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - L'Impassible de Frédéric Berthet (1954-2003)

Lorsque la critique d’un livre est aussi intéressante, voire plus, que le livre dont elle parle, lorsqu’on se régale de son style, de son ironie, de sa drôlerie, et si transparaît à travers ses mots l’originalité de l’homme lui-même, alors on peut se dire qu’elle est elle-même œuvre littéraire, et que son auteur est un sacré bonhomme. Voilà la réflexion que je me suis faite après la lecture de ce recueil d’articles de Frédéric Berthet, récemment paru chez La Table Ronde sous le titre L’Impassible. Par Hervé BEL

27/04/2025, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Happe-Chair de Camille Lemonnier (1844-1913)

Happe-Chair, un titre qui a tout de suite attiré mon attention. Je me trouvais alors dans une des dernières librairies anciennes de la rue Saint-Sulpice (pour combien de temps encore sera-t-elle là ?), dans la bonne odeur des vieux livres, lorsque je suis tombé sur la réédition de 1908 de ce roman de Camille Lemonnier publié une première fois en 1886 chez Kiestmaeckers…  par Hervé Bel. 

13/04/2025, 12:28

ActuaLitté

Les Ensablés - Jacques Rivière, Sentiments et critique

À l’occasion du centenaire de sa mort, la collection Bouquins consacre un volume à Jacques Rivière, critique et essayiste, véritable cheville ouvrière de la Nouvelle revue française dont il assura la direction durant plus de 10 ans. Mort prématurément en 1925 à l’âge de 39 ans, celui qui fut à la fois le grand ami et le beau-frère d’Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, révèle par la quantité d’articles qu’il donna à la revue une perspicacité critique étonnante. Sensuelle et inspirée. Par Denis Gombert

30/03/2025, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Lire sous l'occupation de Jacques Cantier

Le monde des livres sous l’Occupation a déjà été étudié par l’historien Jacques Cantier qui s’était intéressé à la trajectoire de l’une des figures maudites des lettres françaises avec sa biographie de Pierre Drieu La Rochelle (Perrin, 2011). Cette fois, avec Lire sous l’Occupation, publié en 2019 et en poche en 2024 aux Éditions CNRS, il nous présente un panorama global de la lecture entre 1939 et 1945. , par Nicolas Acker.

16/03/2025, 16:50

ActuaLitté

Les Ensablés - La femme qui boit de Colette Andris, par Marie Coat

En mars 2023, Gallimard publiait dans sa collection L’imaginaire un grand succès de son catalogue paru en 1929, réédité à huit reprises puis repris en 1934 dans sa collection de poche : La femme qui boit », première oeuvre d’une jeune femme de 29 ans, Pauline Toutey. Par Marie  Coat

02/03/2025, 19:56

ActuaLitté

Les Ensablés - Le gaffeur de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais - quitta la Pologne  à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Cette période de sa vie fut marquée par une grande précarité et  par la volonté farouche de vivre de sa plume. Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier, il s'évada et émigra vers le continent américain. Par Isabelle Luciat

16/02/2025, 10:09

ActuaLitté

Les Ensablés - Le Boucher des Hurlus de Jean Meckert

Jean Meckert (alias Jean Amila, 1910-1995) est mort il y a trente ans… Pas tout à fait mort, car ses romans ont continué d’être réédités et nous n’avons pas manqué d'en parler dans nos colonnes (1). Cette fois, c’est la courageuse Ronces éditions (2) qui republie Le boucher des hurlus paru chez Gallimard en 1982 et signé du nom Jean Amila qu’il avait adopté pour ses romans publiés dans la Série Noire. Par Hervé BEL

02/02/2025, 19:38

ActuaLitté

Les Ensablés - L'inconstante de Marie de Régnier

Fille de José Marie de Heredia, épouse du poète Henri de Régnier, Marie de Régnier n’eût peut-être d’autre choix que de devenir une femme de lettres. Mais en adoptant un nom d’homme tout de même, société corsetée oblige ! C’est ainsi que Marie de Régnier entama très tôt une carrière littéraire au confluent de deux siècles, à la période de la Belle Epoque, sous le nom de de Gérard d’Houville, puis de Gérardine (la renommée de Caroline Rémy, dite Séverine, étant peut-être passée par là). Par Denis Gombert.

19/01/2025, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Autour des trônes que j’ai vus tomber (1921), de la princesse Louise de Belgique

L’Avenue Louise est l’une des plus importantes artères de Bruxelles. On oublie souvent qu’elle fut dédiée à la princesse Louise (1858-1924), fille aînée de Léopold II, le roi bâtisseur qui rénova la ville. Et l’on a tout autant perdu le souvenir de l’histoire rocambolesque et tragique de sa déchéance au sein des cours européennes de son temps... Ces mémoires romancés offrent au lecteur les confessions rares d’une princesse égarée par le destin. Par Louis Morès.

05/01/2025, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Mes amis d'Emmanuel Bove, centenaire d'un chef-d'oeuvre

On ne pouvait pas laisser s’achever cette année 2024 sans célébrer les cent ans d’un des chefs-d’œuvre romanesques du XXe siècle. Des chefs-d’œuvre, la littérature française en a produit son lot, et les centenaires à venir ne manqueront pas : en 2026, ce sera Les Faux-monnayeurs, en 2032, Voyage au bout de la nuit, en 2038, La Nausée, etc. Mais les auteurs ensablés aussi ont leurs grands et petits chefs-d’œuvre, dont certains ont été chroniqués ici même : L’Enfant à la balustrade, Les Javanais, par exemple. Et maintenant Mes Amis d’Emmanuel Bove : avis à ceux qui ne l’auraient pas encore lu. Par François Ouellet.

15/12/2024, 16:14

Autres articles de la rubrique Livres

ActuaLitté

Charlotte McConaghy, la nature à vif

Charlotte McConaghy, c'est l'australienne pour qui le mot « nature-writing » a sans doute été inventé. Avant le phénomène 2026 des Fantômes de Shearwater, revenons à son premier roman qui nous emmenait (en 2024) en Écosse sur les traces d'une meute de loups.

18/05/2026, 11:47

ActuaLitté

Demis Hassabis, Beckett, private equity : les lectures de Books

Cette semaine, la Booksletter explore l’intelligence artificielle selon Demis Hassabis, les détours de la traduction chez Beckett, la mécanique du private equity, la circulation des nouvelles dans l’Europe moderne et les limites de la rationalité économique. Une traversée des savoirs où les livres éclairent technologies, langues, marchés, histoire de l’information et comportements sociaux, sans céder aux raccourcis faciles ni au bruit médiatique.

16/05/2026, 10:01

ActuaLitté

Prodiges : simplicités de l'existence

« La maison avait toujours été cossue bien qu’elle semblât, dès son achèvement, non pas modeste mais certainement austère. » Rue Scheller se tient une pension, construite en 1801 par un gros marchand de tissus connu à l’époque de toute la ville. Tenue d’une main de fer par Mme Helena Lundgren, ce lieu accueille des âmes très différentes, complexes, qui cohabitent sous un même toit. Et, entre les murs, les échos du passé n’ont pas fini de se faire entendre…

15/05/2026, 15:54

ActuaLitté

Meilleures ventes : L’Empire McFadden contre-attaque

Et quand y'en a plus… y'en a finalement encore. Le raz-de-marée Freida McFadden frappe une nouvelle fois. Deux nouveaux titres ont déjà conquis son public et c’est le retour de la domination américaine pour cette nouvelle semaine (du 04/05 au 10/05). Alors, Force ou Côté obscur ?

15/05/2026, 11:34

ActuaLitté

Le banc

15/05/2026, 11:30

ActuaLitté

L’Appel du Dragonnier : une île entre beauté et menace

Transformer une photographie d’arbre en traversée de Socotra, île yéménite rêvée puis éprouvée. C'est tout l'objet de L’Appel du Dragonnier de Cécile Palusinski Entre récit poétique, rencontres socotries, beauté du vivant et alerte écologique, le refus l’exotisme facile : le dragonnier y devient moins un but qu’une voix, qui oblige à regarder autrement une terre, ses habitants et ce qui menace leur fragile équilibre, loin de toute carte postale.

14/05/2026, 15:48

ActuaLitté

Faust, Goethe, Delacroix et Nerval : une affaire diaboliquement romantique

Voici un livre publié par les éditions Diane de Selliers qui ne se contente pas de remettre Faust entre nos mains : il le fait surgir dans toute sa puissance noire, fiévreuse, presque hallucinée. Faust de Goethe, illustré par Eugène Delacroix, traduit par Gérard de Nerval, ce n’est pas seulement un texte majeur accompagné de belles images. C’est la rencontre d’un mythe, d’un peintre et d’un écrivain, qui créent un pur chef-d’œuvre.

13/05/2026, 15:28

ActuaLitté

Comment survivre à votre fatigue de genre ?

13/05/2026, 13:47

ActuaLitté

La chambre de bonne de Mathieu Pieyre : un petit espace pour une grande liberté.

« Depuis que j’ai ouvert la digue des souvenirs, je suis obsessionnellement replongé dans ces jours de ma jeunesse, comme si, de cette humble chambre de bonne, j’avais renouvelé le bail ». Au 5/7 rue de Lille, dans le VIIe arrondissement, a vécu le célèbre psychanalyste Jacques Lacan.

13/05/2026, 10:38

ActuaLitté

Une disparition d’enfant et un village rongé par les non-dits

Le second roman d'une auteure au parcours original mais un polar bien noir qui peine à convaincre vraiment : vingt ans plus tard, le village ne s'est toujours pas remis de la disparition d'une enfant.

13/05/2026, 07:00

ActuaLitté

Quand l’idole d’enfance devient un ami

Dans un salon qui ressemble à tous les salons de l’enfance — un peu étroit, encombré d’objets sans importance et pourtant décisifs — un ballon de mousse roule entre deux chaises. Il y a, sur la table basse, des morceaux de sucre, des emballages de Tiki froissés, et dans l’air quelque chose de suspendu, comme une attente. Le match ne se joue pas dans un stade, mais ici, entre le canapé et la fenêtre. Et déjà, au fond de la pièce, une silhouette se détache : celle du gardien.

12/05/2026, 12:55

ActuaLitté

Meilleures ventes : La prof entre en tête devant Franck Thilliez et Fred Vargas

Avec 29.696 exemplaires vendus sur la semaine, La prof, de Freida McFadden, s’installe directement à la première place des meilleures ventes. Le poche publié par J’ai lu atteint 29.831 ventes cumulées. Derrière lui, L’autre moi, de Franck Thilliez, bondit au 2e rang avec 19.647 exemplaires, tandis qu’Une unique lueur, de Fred Vargas, complète le podium avec 15.271 ventes. Le haut du classement associe une entrée en tête, une forte progression et la résistance d’un titre déjà installé.

12/05/2026, 11:39

ActuaLitté

Un amour sans retour, une lettre brûlante : La Fille du Sud de Barbara Monroe

Revenue dans son village provençal, la narratrice tient un vieux bar, lutte contre les dettes, les rêves et l’oubli. Entre lyrisme, mémoire et attente, le roman interroge ce qui, d’une passion, survit quand l’absente gouverne encore chaque geste, et quand écrire devient moins un adieu qu’une façon de demeurer vivante.

12/05/2026, 10:52

ActuaLitté

Anthropodermia, ou le thriller des livres en peau humaine

Frédérique Molay signe un thriller où l’histoire du livre bascule dans le crime. De Paris en 1475 à l’enquête contemporaine de Samuel Riss et Katell Kervadec, le roman relie peaux humaines, pouvoir politique et prédation sociale. Anthropodermia, un polar ample, sensoriel et brutal, qui transforme l’objet-livre en pièce à conviction, sans sacrifier la mécanique de l’enquête ni la tension intime des personnages, jusqu’au malaise durable.

12/05/2026, 10:19

ActuaLitté

Un thriller contemporain où les smartphones deviennent des armes

Un premier thriller assez réussi avec pas mal d'humour, une curieuse intrigue et quelques personnages bien sympathiques. Cette « histoire de téléphones tueurs » pourrait bien vous guérir de votre addiction à votre smartphone.

12/05/2026, 10:18

ActuaLitté

Marilyn, Judy, Dorléac : quand les étoiles quittent l’écran

Les derniers jours de grandes actrices sans céder au pur mausolée : de Marilyn Monroe à Judy Garland, de Françoise Dorléac à Annie Girardot, Philippe Durant raconte le prix de la lumière : ce que la célébrité expose, use, isole, puis laisse derrière elle lorsque le mythe rend enfin la place à la femme, à ses peurs, à ses colères, à ses failles. Une élégie documentaire, parfois lyrique, souvent juste.

12/05/2026, 10:17

ActuaLitté

Claire Lombardo : un supermarché suffit à réveiller une vie

Comment transformer une rencontre fortuite au supermarché en déflagration intime. Autour de Julia, épouse, mère et fille, le roman explore les zones grises de la maternité, du couple et du désir. Entre ironie domestique et vertige moral, Comme au premier jour de Claire Lombardo interroge ce que le passé continue d’exiger des vivants. Une chronique familiale ample, où le quotidien trivial ouvre sur la honte, la tendresse et la peur d’avoir raté sa vie. 

 

12/05/2026, 10:10

ActuaLitté

Le Beaujolais face à l’après-guerre

Beaujolais, 1919. La Grande Guerre s’achève. Claudius Grandvignon, dit « Glodusse », que l’on croyait disparu, rentre enfin chez lui.

12/05/2026, 08:00

ActuaLitté

Une plongée familiale dans les images et la mémoire

Entre mémoire familiale et geste artistique, Rozebud explore la zone trouble où l’image devient révélation. Héritière d’un appareil photo transmis par son grand-père, Isabelle Rozenbaum transforme cet objet en clef d’un récit et d’une traversée intérieure.

12/05/2026, 07:00

ActuaLitté

Paris sous les drones : le roman d’anticipation politique de Thomas Bronnec

Avec cette « guerre des drones » dans notre capitale, Thomas Bronnec nous plonge dans un futur que l’on pressent comme beaucoup trop proche, beaucoup trop réaliste. Au point d’espérer très fort que le mot « anticipation » veuille dire encore quelque chose. Toute l'infortune du monde, aux éditions Gallimard.

11/05/2026, 11:04

ActuaLitté

Comment Nicolás Guillén a révolutionné la poésie cubaine du XXe siècle

Réédité à titre posthume en 2016 par Le Temps des Cerises, Le Chant de Cuba. Poèmes 1930-1972, présenté, choisi et traduit par Claude Couffon, rassemble une large sélection de l’œuvre de Nicolás Guillén. Publiée à l’occasion du centenaire de la naissance du poète, cette anthologie ne constitue pas seulement une entrée dans une œuvre majeure de la poésie cubaine du XXe siècle : elle en oriente déjà la lecture en privilégiant ses dimensions rythmiques, orales et historiques. Par Fidèle Mabanza.

11/05/2026, 11:03

ActuaLitté

Nommer les crimes n’est pas haïr la France

À travers l’enquête de Safia Kessas et Fabrice Riceputi sur un massacre oublié en Kabylie, ce texte démonte la mécanique des euphémismes qui blanchissent la violence coloniale. Nommer les crimes, ici, n’est pas haïr la France : c’est rendre leur dignité aux morts et aux survivants.

11/05/2026, 10:06

ActuaLitté

“Je hais, donc je suis” : Hannah Arendt contre la haine

Il y a, dans ce numéro de mai-juin de la Revue des Deux Mondes, quelque chose de rare : une tenue. Non pas seulement une tenue éditoriale — encore que le texte d’Aurélie Julia, « Je hais, donc je suis », en donne d’emblée la mesure exacte, ferme, inquiète, presque classique — mais une tenue intellectuelle, et peut-être même morale, dans la manière d’affronter un mot qui, trop souvent, nous échappe à mesure que nous le prononçons : la haine.

11/05/2026, 09:51

ActuaLitté

Claudio Magris, Poutine, génétique : les lectures de Books pour décrypter le monde

Cette semaine, la Booksletter traverse cinq territoires du savoir et de la mémoire : Claudio Magris relu depuis Trieste, les agences matrimoniales du Paris postrévolutionnaire, la génétique du sexe, un roman historique autour des réseaux trotskistes, et l’étude de la propagande poutinienne par Marc Bennetts. Sélection qui relie littérature, histoire sociale, biologie et politique contemporaine avec précision, sans mode facile, ni bruit éditorial.

09/05/2026, 09:38

ActuaLitté

Une découverte dans une grotte relie trois époques dans Aven

Avec Aven, publié aux éditions La Manufacture de livres le 4 juin, Lilian Bathelot construit un roman mêlant préhistoire, exploration souterraine au XIXe siècle et enquête contemporaine autour de l’aven Armand. À travers trois récits reliés par un même lieu et un mystère traversant les siècles, l’auteur explore la mémoire enfouie des hommes dans les paysages du causse Méjan.

08/05/2026, 07:00

ActuaLitté

James Lee Burke revient avec Étranger à la dérive, une fresque entre guerre et pétrole

Étranger à la dérive, de James Lee Burke, paraît aux Éditions Rivages le 3 juin : le roman suit Weldon Avery Holland, des années de Grande Dépression aux champs pétrolifères du Texas, dans une fresque marquée par la guerre, l’amour, la culpabilité et la violence de l’antisémitisme. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Christophe Mercier. 

07/05/2026, 07:19

ActuaLitté

Les Invisibles, de R. J. Ellory : la traque obsessionnelle d’un serial killer

Dans Les Invisibles, Roger Jon Ellory entraîne le lecteur dans une enquête au long cours, marquée par des meurtres ritualisés, des références à Dante et l’obsession grandissante d’une enquêtrice du FBI.

06/05/2026, 08:00

ActuaLitté

Les Filatures d’Irène Bouton : une nouvelle série policière aux éditions L’Archipel

Les Filatures d’Irène Bouton, roman de Thomas Martinetti publié aux éditions L’Archipel, lance une série de cosy mystery située dans la région d’Annecy. Le livre suit Irène Bouton, costumière appelée sur le tournage d’une série, qui se retrouve soupçonnée après la mort d’un fournisseur local et décide de mener sa propre enquête pour comprendre ce qui s’est passé.

06/05/2026, 07:00

ActuaLitté

Dominique Sylvain revient avec un roman noir dans le Brooklyn des années 1990

À paraître le 13 mai 2026 aux Éditions Rivages, L’Inconnue de Brooklyn, de Dominique Sylvain, suit trois amis d’enfance dans le Brooklyn des années 1990, entre cinéma, immobilier, ambitions sociales et secrets conservés pendant des années, jusqu’à ce qu’un passé compromettant ressurgisse.

06/05/2026, 06:00

ActuaLitté

Eva Björg Ægisdóttir et Jérôme Loubry : un cadavre exquis policier entre Lyon et Reykjavík

Un petit polar à quatre mains entre Lyon et Reykjavík, porté par Eva Björg Ægisdóttir et Jérôme Loubry, avec une intrigue suffisamment solide pour faire de ce “coup éditorial” un agréable patchwork tricoté entre deux pays et deux cultures.

05/05/2026, 15:41

ActuaLitté

La supérette du bord de mer de Sonoko Machida : profession, marchand de bonheur !

Nous sommes le lien que nous entretenons avec les autres. Voici ce que l’on pourrait dire de cette petite pépite venue tout droit du Japon. Au centre de ce roman, et donc de la supérette Tenderness Kogane Mura, située sur l’île de Kysushu, un gérant un peu fantasque et très séducteur, Monsieur Shiba, surnommé « Phéro Boss » par une de ses employées. 

05/05/2026, 10:27

ActuaLitté

Doucement de Matthieu Frou : immersion en territoire fragile

On dit souvent que les voyages nous révèlent, qu’en dehors de notre quotidien et de nos habitudes, nous sommes obligés d’être nous-même. Mais être soi s’accompagne de notre passé, de notre enfance et de ses ombres qui s’allongent au zénith de notre vie d’adulte.

05/05/2026, 10:27

ActuaLitté

Meilleures ventes : Fred Vargas reste en tête devant Valérie Perrin et Spy x Family

Avec 25.475 exemplaires vendus cette semaine, Une unique lueur de Fred Vargas conserve la première place du classement (semaine 17, du 20 au 26 avril). Le roman publié par Flammarion totalise désormais 101.508 ventes en trois semaines de présence. Derrière lui, Tata de Valérie Perrin remonte au 2e rang (15.087 exemplaires), tandis que le tome 16 de Spy x Family entre directement sur la troisième marche du podium avec 14.721 ventes.

 

05/05/2026, 10:15

ActuaLitté

SUV, militants et doutes dans les rues de Lyon

En octobre 2022 à Lyon, des activistes d’Extinction Rebellion (XR pour les intimes) arpentent nuitamment des quartiers huppés pour y dégonfler des pneus de SUV, Sport Utility Vehicle. Dans les médias, dans les couloirs du conseil régional, sur les réseaux sociaux, l’on s’inquiète de savoir comment les désigner au mieux : écoterroristes ? Petits cons ? Ou bobos woke ?

05/05/2026, 09:00

ActuaLitté

Avec La fille du Sud, Barbara Monrose explore les traces du désir

Barbara Monrose signe avec La fille du Sud un premier roman publié chez Robert Laffont et attendu le 13 mai. Ce texte suit la relation passionnée entre deux étudiantes qui se rencontrent à Paris avant que la séparation ne transforme leur histoire en quête intime et obsessionnelle du désir, du manque et de l’absolu.

05/05/2026, 08:42

ActuaLitté

Yukito Ayatsuji : le polar culte enfin traduit

Tsunojima, au large des côtes japonaises. Un an après le quadruple meurtre qui a ensanglanté l’île, c’est l’endroit parfait pour la retraite annuelle des membres du Club des amateurs de roman policier. Ils vont pouvoir se concentrer sur la rédaction du prochain numéro de leur revue et, qui sait, résoudre le mystère de ce crime à huis clos, dont l’auteur reste encore inconnu. C’est néanmoins le programme qu’ils se sont fixés… Traduit du japonais par Patrick Honnoré.

05/05/2026, 08:00