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Les Ensablés - "Clavel soldat" de Léon Werth (1878-1955)

Mon cher Hervé, je me suis toujours demandé qui pouvait être Léon Werth à qui Antoine de Saint-Exupéry a dédicacé Le Petit Prince. Je découvre qu’il a publié une trentaine de livres sur une quarantaine d’années, de 1909 à 1948, et que son activité de journaliste a duré jusqu’à sa mort . C’est bien un ensablé. Clavel soldat et Clavel chez les majors, publiés en 1919, sont deux romans sur la guerre de 14-18. J’ai lu Clavel soldat, un récit terrible de 380 pages. André Clavel, le personnage central, est appelé en juillet 1914 à défendre la France comme des centaines de milliers d’autres hommes. Le roman raconte ses douze mois au front, de la mobilisation à sa première permission qui lui permet de rentrer à Paris. Le texte fait alterner la description du champ de bataille et les réflexions de Clavel.

Le 17/12/2017 à 09:00 par Les ensablés

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17/12/2017 à 09:00

Les ensablés

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Note de voyage de L.Jouannaud

La guerre divise l’espace en zones différentes : les tranchées, le cantonnement, l’arrière, le reste de la France. Dans les tranchées, on risque sa vie : les balles fusent et les obus tombent. Les conditions de vie sont très dures. Le bruit est épouvantable. On passe des journées avec les pieds, les jambes dans l’eau. Il fait froid. On dort coincé dans des trous creusés dans les parois des  tranchées. On ne se lave pas pendant des semaines. Il y a des  puces et des poux. La tranchée s’étire devant les tranchées ennemies, à quelques mètres. On vit courbé pour ne pas être cible. Et régulièrement, il faut partir à l’assaut pour gagner du terrain: on quitte sa tranchée, on court vers la tranchée d’en face. Ceux qui quittent en premier le boyau savent qu’ils vont être fauchés par la mitraille. Les blessés agonisent lentement, en hurlant.

Ceux des tranchées sont relevés après quelques jours : ils sont alors au cantonnement, derrières les tranchées. Mais ils restent à portée des obus allemands qui régulièrement pilonnent la ligne de front. Qui entend le sifflement de l’obus et son impact n’est pas mort, mais celui qui est à côté de lui peut déjà l’être. Au cantonnement, on est au sec, à l’abri, mais rien ne résiste à un obus qui touche de plein fouet une casemate renforcée ou une cave aménagée. La mort n’est jamais loin. Au cantonnement, c’est l’ennui. Des heures à attendre d’être renvoyé aux tranchées. Mais on s’ennuie aussi dans les tranchées où l’on attend l’assaut.

A l’arrière proche, il y a le haut-commandement, les hôpitaux, les troupes fraîches. On y vit dans l’ombre de la guerre. C’est de là que partent les ordres. C’est de là que part la propagande. Le soldat et l’officier sont deux catégories humaines différentes, traitées différemment. Dans les deux catégories, il y a des lâches et des courageux. Les petits gradés qui font appliquer à la lettre le règlement suivent ce règlement et passent en premier au sortir de la tranchée : ils meurent eux aussi. Les hauts-gradés ne vont pas au front : ils donnent les ordres et organisent la guerre. Clavel en fait un portrait impitoyable : « les officiers sont dorés, hors du troupeau. »

Enfin, il y a le reste de la France. A la différence de la seconde guerre mondiale qui a touché toutes les régions et Paris, la première guerre reste limitée au Grand Est et au Nord. Partout ailleurs, c’est la paix. Quand le permissionnaire rentre chez lui, il dérange l’ordre qui y règne sans lui. Il est devenu étranger. On lui demande de la belle humeur, du patriotisme, du panache, de l’optimisme, de la haine pour le Boche. On s’amuse à Paris, le commerce va, les femmes sont faciles : « V’là l’arrière, des salles [de cinéma] pleines, des femmes pleines, des types pleins. Pleins aux as. »

Léon Werth a fait la guerre . Il décrit ce que d’autres témoins, d’autres romanciers et les historiens ont eux aussi raconté. Il écrit en phrases sèches. Le récit est chronologique, mais il n’est pas organisé. C’est une succession d’images aussi précises que possibles. Le lecteur a l’impression d’être avec lui au front, et de voir ce qu’il a vu. Il n’y a pas de mise en scène.

C’est un œil sec qui enregistre les banalités et les horreurs quotidiennes. Werth ne trie pas. Je ne vais pas trier moi non plus : « On ne regarde plus où tombent les obus. On ne sait même plus s’ils sont boches ou nôtres » ; « la mer de boue » ; « tous les visages sont bouffis d’insomnie » ; « la paille [sur laquelle on dort] est souillée de crachats, de boue, de débris d’aliments, de linges sales, d’urine aussi quelques fois, mais c’est de la paille quand même » ; «  il avance, sa bougie à bout de bras, il voit un  corps sans tête, plus loin une bouillie d’os et de cervelles. C’est la tête, mais elle est près des pieds d’un autre cadavre» ; «  au pied des murs s’étalent des dégueulis de vin glacé » ; « un soldat devenu fou pénètre dans tous les abris pour y chercher sa femme » ; « un rat est pris dans la ratière.

Le curé Evariste ouvre la trappe et le tue à coups de trique » ; « les deux majors viennent d’amputer sur la paille un pied qui ne tenait plus que par quelques lambeaux de chair » ; « un obus tomba dans les tranchées, toucha six hommes, faucha douze jambes » ; « il n’y a que le vin, la boue et les cadavres, les uns vivants, les autres morts ». Et Clavel rencontre d’autres hommes qui ne deviennent jamais ses amis : Prou, Pasteau, Rouillon, Rivoire, Contrel (« Qu’est-il en temps de paix ? »), Corbini, Vernay, Mourèze, etc.

Il ne s’agit pas seulement d’objectivité, mais d’un style. Werth évite le commentaire, le jugement, l’indignation. Les faits ne parlent-ils pas d’eux-mêmes ? Soldats et officiers pillent et volent (ils sont en France, et pillent ceux qu’ils sont venus défendre). Il y a des déserteurs, il y a ceux qui trouvent une planque, il y a ceux que la peur paralyse, il y a ceux qui se mutilent. Il y a celui qui cherche les prostituées les plus basses pour attraper une maladie vénérienne, et être réformé. L’approvisionnement en vin est une préoccupation centrale. Dans les tranchées, on fait ses besoins dans une boite de conserve ou sur le plat d’une pelle, et on jette le tout aussi loin que possible. Les soldats se volent entre eux. Un commandant explique que pendant une marche, ou un défilé, on ne s’arrête pas pour uriner : « Il faut apprendre à pisser en marchant, sergent. Vous ne serez pas le premier auquel j’aurai appris ça. » (Je suppose qu’il en est encore de même le 14 juillet).

Dans certains secteurs, on ne se tire plus dessus, on se parle, on échange des cigarettes, à l’insu des gradés. Les soldats jouent aux cartes, aux dames, aux échecs, car l’ennui est mortel : «  L’ennui qui, désormais, nous suit partout, est en nous, qui ne s’apaise jamais même pendant une attaque, l’ennui plus fort que la peur, l’ennui qui entre en nous comme le froid, l’ennui qui ne fait plus qu’un avec nous-mêmes ! » Quel soulagement quand les obus ennemis tombent plus loin que soi (« Mais les autres, là-bas ? ») ! Quand on annonce un mort aux familles, on parle de balle en plein front, mort héroïque et propre, même si les balles ou l’obus ont déchiqueté le corps. L’Allemagne est traître, brutale, agressive, mais c’est exactement ce qu’on disait il y a dix ans, dans les mêmes journaux, de notre alliée d’aujourd’hui l’Angleterre, la perfide Albion de naguère. Le courrier est ouvert, la censure empêche la vérité de passer.

Les communiqués du GQG mentent en multipliant les pertes de l’ennemi et en cachant ses propres morts. Il y a les « mêmes dogmes, sophismes, arguments interchangeables, abstractions inconsistantes, rhétorique », des deux côtés. Et on recommande aux permissionnaires «  de ne pas faire de récits terrifiants qui ne serviraient qu’à amollir le courage de leurs auditeurs et à diminuer la confiance du pays dans une victoire finale, qui est certaine » ; on leur recommande aussi de se reproduire, « que tous travaillent à augmenter le nombre de leurs enfants, ils se conduiront en bons français ». Vraiment, cette guerre grise aura touché le fond de l’ignominie, sans aucun des hauts faits militaires et des évidences morales qui ont marqué le second conflit mondial.

Clavel connaît le front et le cantonnement. Il fait son devoir : il obéit aux ordres mais il réfléchit plus que les autres. Ses amis appelaient Clavel l’« anarchiste ». « De souche et de formation bourgeoise », il travaillait dans un ministère. Il est parti en « soldat de l’an II ». Un ami révolutionnaire lui a dit : « C’est la guerre de la civilisation. C’est la dernière guerre. » Clavel l’a cru. En 1793, an II de la République récemment instaurée, les conscrits se sont battus pour la liberté (contre les monarchies), pour l’égalité (contre les aristocrates), pour la fraternité (libérer les autres peuples). Assez vite, Clavel comprend qu’il est le jouet de quelques intérêts privés et du nationalisme. A vrai dire, il est difficile de tout comprendre et de bien comprendre : « Où sont mes idées claires ? Ne sont-elles pas illusoires ? » Faire son devoir, est-ce obéir ? Obéir, est-ce faire son devoir d’homme ? Clavel obéit, comme les autres : « L’obéissance est accrue par la diminution même des individus, par la croissante perfection de leur inertie. Les hommes sont maintenant dociles comme des machines. »

Ce roman sur la guerre de 14-18 est tombé dans l’oubli. Barbusse, Dorgelès, Céline, Giono sont encore lus, mais pas Werth. Il manque à ce roman ce que Léon Werth n’a pas voulu y mettre : le romantisme du combat, la camaraderie du front, le courage intrépide, l’amour de la patrie. Ces ingrédients n’y sont pas : « Le courage militaire est simple et facile. Il suffit d’aller en avant. Toujours en avant. Jusqu’à ce que la guerre soit finie ou qu’un obus vous coupe en deux. Un aveugle ou un enfant en colère en sont capables. » Clavel n’aime plus ses camarades, ses compagnons de misère, qui ne détestent la guerre que sous les obus et l’oublient devant un quart de vin : « Hommes d’obéissance, esclaves sans amour et sans haine, je ne puis plus vous aimer. » Quant à l’amour de la patrie, il est difficile à distinguer des « pensées nationalistes qui préparent les guerres ».

Un romancier en dit toujours plus que ce qu’il a vu. Un écrivain bavarde, ou brode, ou remplit les blancs, sans parler de ceux qui enjolivent et mentent. Léon Werth essaie de rester au plus près des faits et des choses. Clavel, son personnage et alter ego, note les effets qu’un « écrivain héros » pourrait tirer de certaines scènes, et Werth se refuse à les écrire. Il est davantage  journaliste que romancier. Avant d’écrire, il essaie de voir la réalité sans voiles ni idéologie. Difficile, parce que la pensée truquée et le faux langage interprètent la réalité : « On dirait que la guerre crée spontanément les idées qui lui sont nécessaires. » Les hommes ne veulent  pas soulever les mots pour voir ce qu’il y a en dessous, pas plus en temps de paix qu’en temps de guerre. On parle d’héroïsme, de courage, de patrie : « C’est une politesse à l’universelle convention, à l’universelle légende, au mensonge mou qui se transmet de génération en génération et qui est le plus sûr aliment à la bêtise universelle. »

Clavel soldat sera apprécié des connaisseurs et par les témoins, mais cette peinture sans concession éloignera, semble-t-il, le grand public. On avait beaucoup parlé de Werth pour le Goncourt, en 1913, avec La chambre blanche, un roman biographique où il décrivait un séjour à l’hôpital. Avec Clavel soldat et sa suite, Clavel chez les majors, Léon Werth quittait le rayon bourgeois des librairies, et il n’y est plus revenu. « Je suis un raté. Je ne me le dissimule pas. Littérairement, je n’existe pas. Avant la première grande guerre, j’étais un écrivain émergent. (…) Mais quand mes deux livres de guerre montrèrent que je ne me voulais point héros, on me repoussa de partout. Le conformisme guerrier de 1914 à 1918 fut plus puissant que ne furent les conformismes qui lui succédèrent », écrivait Werth en 1952 .  


J’ai lu l’excellente biographie rédigée par Gilles Heuré :  L’insoumis, Léon Werth 1878-1955, Editions Viviane Hamy, 2006.

Léon Werth est au front de septembre 1914 à août 1915. Il sera réformé en 1915 pour  maladie. Il restera un antimilitariste et un pacifiste convaincu.

Cité dans L’Insoumis, op.cit., p. 306.

Léon Werth - Clavel Soldat - Editions Viviane Hamy - Grand Format : 9782878580440 - 23,50€ / Poche : Collection Bis - Viviane Hamy - 9782878582215 - 11,20€

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A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

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Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac : "La dernière harde" de Maurice Genevoix

En ce début novembre où la campagne automnale résonne des aboiements des chiens et des coups de fusil, la lecture de la Dernière Harde de Maurice Genevoix se savoure comme une gourmandise de saison. Nul besoin d’être passionné de chasse ou féru de vénerie pour partager la vie mouvementée et captivante de la harde des Orfosses.

15/12/2019, 09:00

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Les Ensablés – "Miroir du temps" d'André Suarès (1868-1948)

Paru aux éditions Bartillat, Miroir du temps est un recueil d’articles d’André Suarès - certains inédits - de préfaces, de fragments de correspondance, voire de documents plus intimes encore, comme le testament de l’écrivain : peu de livres permettront de saisir aussi complètement un auteur qui sort lentement d’un oubli et dont les plus connaisseurs parmi les lecteurs ne pouvaient citer que le Voyage du Condottiere.
Ce recueil de textes parvient à restituer, en marquant la chronologie, les thèmes qui habitent son oeuvre. Des thèmes dont l’actualité permet de rendre cet auteur à son temps tout en le ramenant au nôtre. André Suarès écrivit toute sa vie le manifeste d’un art nouveau, qu’il souhaitait tout à la fois classique et régénérateur ; à l’imitation aussi de ce Speculum majus, ce Miroir dans lequel Vincent de Beauvais mit toutes les certitudes du Moyen-Age et qui voulut, selon Louis Gillet, « lier en système tout l’héritage des connaissances venues de l’Antiquité, le legs intellectuel de la Grèce, avec les vérités de la Révélation ».             
Après avoir lu avec attention l’érudite préface de M.Barsacq, les amateurs feront de Miroir du temps l’avant-propos nécessaire aux œuvres de ce grand écrivain : toute la diversité, toutes les contradictions de l’écrivain, et l’essence de son style, sont là.

01/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Le joug" de Marion Gilbert, roman de la maternité martyrisée

Originaire de Montivilliers, en Seine Maritime, la romancière Marion Gilbert (pseudonyme d’Odette Maurel) a fait paraître une bonne vingtaine de titres entre Du sang sur la falaise (1913) et Les Scandalisés (1950), des romans psychologiques qui ont souvent la Haute-Normandie pour décor. Journaliste, elle a mené des enquêtes pour Le Matin, Le Petit Journal, Illustrations et d’autres. Traductrice avec Madeleine Duvivier, pseudonyme que s’était choisie sa sœur, elle a donné à lire en français Charles Dickens, P. G. Wodehouse et Charlotte Brontë. Féministe, elle prononça une conférence, en 1925, qu’on peut consulter en ligne.

17/11/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Journal de travail (1929-1943)" de Jean Prévost

L'éditeur Emmanuel Bluteau a des auteurs qu'il chérit particulièrement: l'un d'eux est Jean Prévost, écrivain et résistant, mort les armes à la main dans le Vercors en 1944 à l'âge de 43 ans. Après avoir publié "L'affaire Berthet" que nous avons chroniqué, La Thébaïde fait paraître aujourd'hui Le journal de travail (1929-1943) de ce même Jean Prévost avec une préface de Jérôme Garcin (à qui l'on doit un "Pour Jean Prévost", biographie parue en 1994).  "J'ai toujours pensé, écrit ce dernier (...) que Jean Prévost s'apprêtait à donner, après la guerre, son grand roman, son oeuvre majeure." Le destin ne l'a pas voulu. Et on lira donc ce journal de travail, cette "arrière-boutique" de l'écrivain, avec un sentiment mêlé d'admiration et de tristesse pour cette promesse qui s'annonçait déjà et ne fut pas tenue.

03/11/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Jours de colère" (1989) de Sylvie Germain

Sylvie Germain est née en 1954 à Châteauroux. Formée à la philosophie, notamment auprès d’Emmanuel Levinas et de Daniel Charles, elle a été documentaliste puis professeur de français et de philosophie au lycée français de Prague, avant de se consacrer à sa seule activité littéraire. Elle obtient le prix Femina en 1989 pour son roman Jours de colère. Elle n'est pas un ensablée, mais on ne parle pas assez d'elle.

20/10/2019, 09:00

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L’auteure irlandaise Edna O’Brien nommée Commandeur de l’Ordre des Arts et Lettres

La prestigieuse distinction est décernée à O’Brien en reconnaissance de « la lutte d’une féministe engagée qui a offert une voix aux femmes du monde entier ». Elle sera remise le 7 mars prochain, veille de la Journée internationale des droits des femmes.

04/03/2021, 12:45

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Spiderman, de père en fils : quand l'enfant est appelé à régner...

COMICS - Il fallait que le Tisseur fît acte de procréation. Il le fallait. Et si Ben n’est pas son premier enfant, Peter Parker, aka Spider-Man comptant plusieurs enfants méconnus (et petits-enfants…), aura tout fait pour le protéger lui de la filiation. Mais parler de fils quand on évoque l’Homme Araignée, cela implique évidemment de trancher quelques nœuds gordiens.

03/03/2021, 18:44

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Gadou fait tout, le panda mignon et super craquant de Mr Tan

AVANT-PREMIÈRE – Avec cette nouvelle mascotte pour les petits, on ne s'ennuie jamais. Chaque moment de sa vie se prête à une multitude de scènes qui expriment ses joies et ses découvertes. Créé par Mr Tan, Gadou est un petit panda malicieux qui déborde d'imagination. Le monde est pour lui un grand terrain d'exploration!

03/03/2021, 18:42

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Le Vallon des lucioles d' Isla Morley : hymne à la tolérance 

ROMAN ETRANGER - 1937, Kentucky. La carrière de photographe de Clay Havens ne décolle pas. Lorsqu'il est envoyé avec un journaliste dans le cadre du New Deal faire un documentaire sur un coin reculé des Appalaches, c'est peut-être sa dernière chance. Et dès leur arrivée, les habitants du village les mettent en garde sur une famille qui vit au cœur de la forêt. 

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L'autobiographie de l'autrice de BD Trina Robbins traduite à l'automne 2021

Les éditions Bliss Comics annoncent la parution de leur première sortie « purement littéraire », l'autobiographie de l'autrice de BD Trina Robbins, Last Girl Standing. En précommande sur Ulule, l'ouvrage retrace la vie et l'œuvre de l'autrice, militante féministe, de sa friperie underground à New York à l'anthologie Wimmen’s comix, publiée entre 1972 et 1991.

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Loin de la folie des hommes, le Vert samba de Charles Aubert

AVANT-PREMIÈRE – France 2 est actuellement en cours de travail sur l’adaptation de Bleu Calypso, livre qui fut finaliste du Prix de l’Embouchure, remis au salon Polars du Sud. Et choisi également pour le Prix Nouvelles voix du polar. Charles Aubert, qui aime la couleur, nous avait déjà gratifiés d’un délicieux Rouge tango, qui sort chez Pocket. Et cela, en même temps que son dernier roman, Vert Samba

03/03/2021, 16:22

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Corps public : Entre poésie et colère, les complexités du désir 

ROMAN GRAPHIQUE - Avec Mathilde Ramadier au scénario et Camille Ulrich au dessin et à la couleur, Corps public suit le parcours de Morgan de ses douze ans et son premier rendez-vous chez le gynécologue à son retour à la scène comme comédienne après son accouchement. Dans une société où le corps des femmes est sans cesse une affaire publique, derrière les petites violences du quotidien, Camille Ulrich et Mathilde Ramadier explorent les complexités du désir et osent nous montrer des images rares sur l'accouchement et le post-partum.

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Nuit bleue de Simone Buchholz : « Partir seule à la campagne, c’est comme bouffer du Scotch. » 

POLAR ETRANGER - Au bar Blaue Nacht, la procureure Chastity Riley écluse les bières et trouve réconfort auprès de Carla, Rocco, Calabretta et Klatsche. Collègue, amis, amant… Elle ne pourrait pas affronter le monde du crime sans eux. Mise sur la touche, pour avoir voulu convaincre de corruption son patron, Chastity est désormais chargée de la « protection des victimes ». 

02/03/2021, 12:08

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Les métamorphoses : Une pandémie, vengeance du règne animal

ROMAN FRANCOPHONE - Dans Les métamorphoses, Camille Brunel réinvente la pandémie mondiale. Ici, pas besoin de masque, rien ne saurait vous protéger des transformations animalières qui gagnent la planète… Une vision loufoque qui vient bousculer les clichés d’une société étouffée par les médias et la technologie. Dans la lignée de La guérilla des animaux, le roman dénonce et défend également la condition animale.

 

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Marc Levy présente Le Crépuscule des fauves, suite de son roman d'espionnage

Avec Le Crépuscule des fauves, Marc Levy va vite : ce tome 2 sort le 2 mars, prolongeant les aventures du Groupe 9 entamées dans C’est arrivé la nuit. Le premier volume de son techno-thriller marquait une certaine rupture avec l’écriture qu’on lui connaît (ou attribue). Avec ce 22e roman, il n’a qu’une observation : « La réalité a amplement dépassé la fiction. »

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Décès de l'archiviste paléographe Benoît Van Reeth, père de la philosophe

L’École nationale des Chartes vient de communiquer l’information : Benoît Van Reeth, archiviste paléographe, de la promotion 1984 est décédé ce 28 février. Né le 17 février 1956 à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), il était conservateur général du patrimoine, ancien directeur des Archives nationales d’outre-mer. Françoise Banat-Berger Cheffe du Service interministériel des Archives de France vient de lui rendre hommage.

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François Cusset, Le Génie du confinement : on ne pense Covid qui s'impose

AVANT-PREMIÈRE – Pendant ce moment où tout s’est arrêté, quelque chose a commencé, qui n’a pas de forme. Pendant ce moment où rien n’avait lieu, quelque chose s’est passé, dont on n’a pas de trace. Ce moment d’involution sur soi a eu quelque chose de révolutionnaire. Un ouvrage qui s'inscrit dans la nouvelle collection Trans, dirigée par Raphaël Liogier et Dominique Quessada.

01/03/2021, 16:11

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L'hommage de Joseph Ponthus à Henri Calet, illustre “maître oublié”

Les Presses universitaires de Lyon publient ce 11 mars un ouvrage d’Henri Calet, Je ne sais écrire que ma vie. Ce texte avait été préfacé par Joseph Ponthus, mettant en lumière l’admiration qu’il portait à l’œuvre de Calet, autant que les liens entrevus entre son propre travail et celui de l’écrivain. La diffusion de cette préface se fait en hommage des PUL à Joseph Ponthus.

01/03/2021, 14:44

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Mon père et ma mère : la beauté cristalline de l'hommage d'Aharon Appelfeld

ROMAN ETRANGER - Le roman est l’expression de cette idée ancestrale que la mère et le père sont l’origine, le terreau biologique, culturel et émotionnel de l’enfant : ils couvent et ils couvrent de leurs ailes l’être en évolution. L’hommage que leur rend, dans Mon père et ma mère, Aharon Appelfeld, est ici d’une beauté cristalline.

01/03/2021, 14:42

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De Rome à Angoulême : une résidence consacrée à la bande dessinée

Un appel à projets a été lancé par l'Académie de France à Rome-Villa Médicis et la Cité Internationale de la bande dessinée et de l'image avec l'ADAGP pour une résidence de bande dessinée. Cette résidence de quatre mois se déroulera sur deux temps, l’un à Rome à la Villa Médicis du 2 novembre 2021 au 2 janvier 2022 et le second à la Maison des auteurs de la Cité, à Angoulême, du 3 janvier au 1er mars 2022.

01/03/2021, 14:40

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Ce genre de petites choses, rendre ce que l'on a reçu

ROMAN ETRANGER - Bill Furlong est né le 1er avril 1947. Ce n'est pas une blague et, dans son malheur, il a eu beaucoup de chance. Sa mère n'avait que seize ans à sa naissance. Et pas de mari. Pas terrible comme entrée dans la vie dans ces années-là, en terres d'Irlande. Toute son enfance, il sera poursuivi par les lazzis des autres enfants du village tant dans la rue qu'à l'école.

01/03/2021, 12:36

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Books by Women : Abby Geni et Louise Mey

Le printemps semble pointer le bout de son nez, on n'a qu’une envie, c’est de lire dans un parc non ? Foutu virus. En attendant, Elsa et Elura vous présentent aujourd’hui 2 romans/thrillers qui, le temps de leur lecture, feront oublier le reste du monde. D'ailleurs, les deux libraires entrent dans la dernière semaine de leur projet de crowdfunding : il reste à peine 2000 € à récolter, et elles ont besoin de soutien plus que jamais ! Le lien vers la cagnotte se trouve en fin d'article.

01/03/2021, 09:29

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Wendy Delorme : “Toutes brisées et pourtant incassables”

AVANT-PREMIÈRE – « Parce que son texte est magnifique, parce qu’elle a le cœur pur et le feu, parce que Wendy Delorme est une grande autrice. » C'est Ovidie qui a ces mots pour Wendy Delorme. Avec Viendra le temps du feu, l'autrice nous démontre que l'on peut lui faire confiance pour surprendre, prendre de court, et bien plus encore.

27/02/2021, 10:00

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Dernier tour lancé d'Antonin Varenne : à n'importe quel prix

Julien Perrault a tout perdu en percutant deux de ses concurrents sur le circuit du Mans. Lui qui avait été le prodige du Grand Prix Moto est devenu le paria, « l’assassin ». Mais un sponsor sulfureux propose au jeune homme de revenir sur le devant de la scène. Courir de nouveau. Pour son retour à la manufacture de livres, Antonin Varenne signe avec Dernier tour lancé un roman plein de fureur. 

26/02/2021, 14:58

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Peintres femmes : exceptions en marche 

BEAUX ARTS - Les carnets d’expo de la collection Découvertes Gallimard sont toujours un réel plaisir ! Ils le sont d’autant plus en ce moment puisque les musées restent fermés aux publics. Le dernier en date, Peintres femmes – 1780 -1830, à paraître ce 25 février et signé de la docteure en histoire et théorie de l’art, Martine Lacas, sort à l’occasion de l’exposition Peintres femmes -1780-1830 – Naissance d’un combat qui doit se tenir au musée du Luxembourg du 3 mars au 4 juillet. S’il semble exclu que nous puissions y aller dès le 3 mars peut-être nous est-il permis d’espérer de nous y rendre d’ici le 4 juillet. 

26/02/2021, 09:00

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Gianrico Carofiglio : L’Été froid, une nouvelle saison en enfer

AVANT-PREMIÈRE – Nous sommes en 1992, entre mai et juillet. À Bari, comme ailleurs, tirs en embuscade et meurtres sont monnaie courante. Quand la nouvelle arrive qu’un enfant, fils d’un chef de clan, a été enlevé, le maréchal Pietro Fenoglio se rend compte que le point de non-retour a été atteint. Maintenant tout peut arriver.

25/02/2021, 14:09

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Mon livre à malaxer Le chemin du lapin, pour stimuler la motricité

Un livre-tissu original pour stimuler la motricité fine des plus petits, avec un lapin à guider à travers le tissu pour rejoindre le potager.  L'enfant doit aider un petit lapin à rejoindre un tas de carottes, en manipulant un galet en bois (représentant l'animal) à travers un labyrinthe en tissu. 

25/02/2021, 14:08

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J'aime mon corps : apprendre aux enfants que leur corps leur appartient

« J’aime mon corps, je le protège. Il est à moi, personne n’a le droit d’y toucher si je ne veux pas », affirme une petite fille. Il n'est jamais trop tôt pour apprendre aux enfants que leur corps leur appartient. Un livre coup de coeur. 

25/02/2021, 14:07

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Wild Child : Neil Connelly embarque la littérature jeunesse sur le ring

Quand Wild Child entre sur le ring, c’est son futur qu’il gagne à coups de poing. Ce roman de Neil Connelly s'inscrit dans la lignée des plus grandes œuvres sur le thème de la boxe, tels que Fight Club et Raging Bull. Une magnifique histoire d’amitié, de vengeance et de repentir : un texte intense qui ne prend pas de détour.

25/02/2021, 14:06

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Ballerines et voyages dans le temps :  Elisa Villebrun, Les voyageurs de la danse

AVANT-PREMIÈRE – Voici une nouvelle série Passion qui mêle danse, aventure et magie, pour un voyage dans le temps à la découverte des grands danseurs de l’histoire ! La danse, une activité pratiquée par 18 % des enfants français et un univers qui les passionne, revisité sous l’angle original du voyage dans le temps : chaque tome nous transporte dans un moment clé de l’histoire de la danse.

25/02/2021, 14:05

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Le petit livre pour parler des enfants migrants : en parler, en bande dessinée

AVANT-PREMIÈRE – Sur Internet, à la télé ou dans la rue, les enfants sont exposés aux problématiques des migrations. Ce sujet fort d'actualité se retrouve dans la collection des Petits livres : les enfants migrants, abordé par le biais de vraies questions d'enfants traitées sous forme de petites BD. Le livre répond ainsi aux questions des enfants, faisant écho à des situations de leur quotidien. 

25/02/2021, 14:04

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Le Numérique pas bête : décrypter le web et ses régles

AVANT-PREMIÈRE – Dans la collection à succès Pas bêtes, des spécialistes répondent à de vraies questions d'enfants pour mieux comprendre le monde numérique dans lequel ils grandissent. Voici un livre qui décrypte le monde du web, son histoire, ses possibilités infinies, et liste les comportements responsables à adopter, et les règles à suivre.

25/02/2021, 14:02

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Le Petit Ogre à l'aventure : un jeu de mémoire coopératif

Le Petit Ogre a soif de découvertes : il veut partir à l’aventure autour du monde et se faire des amis. Le but du jeu : chacun son tour, déplacer Petit Ogre sur le plateau de jeu grâce à des cartes déplacement, afin de retrouver les six tuiles spéciales cachées. La partie est gagnée si les tuiles spéciales sont découvertes avant la fin de la pioche.

24/02/2021, 16:17

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Les Traqueurs de cauchemars : si la forêt chuchote, gare à qui l'écoute

La série frisson de Marie-Hélène Delval ressort avec de nouvelles couvertures ! Quatre copains découvrent le moyen d’entrer dans les cauchemars pour en délivrer leurs amis et forment l’équipe des Traqueurs de cauchemars. Bienvenue dans La forêt qui chuchote, premier tome de l'aventure.

24/02/2021, 15:35

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Un conte-randonnée de Suzanne Strasser : En voiture Renard ! 

Le renard conduit sa voiture. « Tip tap tip tap » font ses pieds sur le sol. Petit à petit, des passagers s’invitent au voyage, et le renard ne remarque rien. Mais jusqu’à quand ? Un conte-randonnée hilarant ! Un nouvel album de Susanne Strasser, 5e album dans sa série à succès, vendue à plus de 34.500 exemplaires.

24/02/2021, 15:32

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Monstres et frissons avec Le Collège Lovecraft de Charles Gilman 

AVANT-PARUTION – Mattéo fait sa rentrée au collège Lovecraft, un bâtiment ultramoderne construit quelques mois plus tôt. Il ne connaît personne, excepté Glenn Torkells, sa bête noire depuis l’école primaire... Bienvenue au collège Lovecraft, un établissement affreusement pas comme les autres... La série à succès, avec plus de 50.000 exemplaires vendus, fait son passage en poche…

24/02/2021, 15:30

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Je veille sur ma planète : ces jeunes qui oeuvrent pour l'écologie intégrale 

AVANT-PREMIÈRE – Un guide avec des ateliers brico, des quizz, des pages à remplir, des portraits de précurseurs (François d’Assise, Mohamed Yunus), des citations du Pape François, des témoignages de jeunes qui œuvrent pour la planète, des prières, des réflexions et des infos pour te convertir à l’écologie intégrale. 

24/02/2021, 15:28

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Niko, de Paco Sordo : catastrophe et rigolade...

AVANT-PREMIÈRE – Niko a des parents inventeurs et ça tombe bien, car il a beaucoup d'imagination lui aussi. Mais quand il leur "emprunte" leurs machines, la vie déraille très vite. Résultat ? Des catastrophes en cascade, et une bonne dose de rigolade!

24/02/2021, 15:26

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Mort de l'écrivain Joseph Ponthus, emporté par un cancer

Les éditions de la Table ronde annoncent dans un bref communiqué le décès de l’écrivain Joseph Ponthus. Né en 1978, il avait bouclé des études de littérature à Reims et de travail social à Nancy. Durant plus de dix ans, il a exercé le métier d'éducateur spécialisé en banlieue parisienne où il a notamment dirigé et publié Nous... La Cité (Editions Zones, 2012) et le multi-récompensé À la ligne (Editions La Table ronde).  

24/02/2021, 12:59

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Serena Giuliano : “Ne jamais se précipiter, au risque de tout foutre en l’air”

AVANT-PREMIÈRE – Mamma Maria sortira en poche ce 18 mars (Pocket), mais Serena Giuliano réserve à ses lecteurs une belle surprise : Luna, son nouveau roman prévu également le 18 mars — le hasard fait bien les choses. Même quand il n’existe pas.

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Si mes souvenirs sont bons : l'impossible amour de Delphine Benattar

AVANT-PREMIÈRE – Lola et Lenny se retrouvent à Ibiza, où leurs parents passent les vacances chaque été. Elle a huit ans. Il en a quinze. Au fil du temps, un lien invisible et singulier se tisse entre eux, dont Lola ignore encore toute la portée, jusqu’à ce qu’elle tombe éperdument amoureuse. Cet adolescent devient son obsession. 

24/02/2021, 11:55