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Les Ensablés - "Clavel soldat" de Léon Werth (1878-1955)

Mon cher Hervé, je me suis toujours demandé qui pouvait être Léon Werth à qui Antoine de Saint-Exupéry a dédicacé Le Petit Prince. Je découvre qu’il a publié une trentaine de livres sur une quarantaine d’années, de 1909 à 1948, et que son activité de journaliste a duré jusqu’à sa mort . C’est bien un ensablé. Clavel soldat et Clavel chez les majors, publiés en 1919, sont deux romans sur la guerre de 14-18. J’ai lu Clavel soldat, un récit terrible de 380 pages. André Clavel, le personnage central, est appelé en juillet 1914 à défendre la France comme des centaines de milliers d’autres hommes. Le roman raconte ses douze mois au front, de la mobilisation à sa première permission qui lui permet de rentrer à Paris. Le texte fait alterner la description du champ de bataille et les réflexions de Clavel.

Le 17/12/2017 à 09:00 par Les ensablés

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17/12/2017 à 09:00

Les ensablés

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Note de voyage de L.Jouannaud

La guerre divise l’espace en zones différentes : les tranchées, le cantonnement, l’arrière, le reste de la France. Dans les tranchées, on risque sa vie : les balles fusent et les obus tombent. Les conditions de vie sont très dures. Le bruit est épouvantable. On passe des journées avec les pieds, les jambes dans l’eau. Il fait froid. On dort coincé dans des trous creusés dans les parois des  tranchées. On ne se lave pas pendant des semaines. Il y a des  puces et des poux. La tranchée s’étire devant les tranchées ennemies, à quelques mètres. On vit courbé pour ne pas être cible. Et régulièrement, il faut partir à l’assaut pour gagner du terrain: on quitte sa tranchée, on court vers la tranchée d’en face. Ceux qui quittent en premier le boyau savent qu’ils vont être fauchés par la mitraille. Les blessés agonisent lentement, en hurlant.

Ceux des tranchées sont relevés après quelques jours : ils sont alors au cantonnement, derrières les tranchées. Mais ils restent à portée des obus allemands qui régulièrement pilonnent la ligne de front. Qui entend le sifflement de l’obus et son impact n’est pas mort, mais celui qui est à côté de lui peut déjà l’être. Au cantonnement, on est au sec, à l’abri, mais rien ne résiste à un obus qui touche de plein fouet une casemate renforcée ou une cave aménagée. La mort n’est jamais loin. Au cantonnement, c’est l’ennui. Des heures à attendre d’être renvoyé aux tranchées. Mais on s’ennuie aussi dans les tranchées où l’on attend l’assaut.

A l’arrière proche, il y a le haut-commandement, les hôpitaux, les troupes fraîches. On y vit dans l’ombre de la guerre. C’est de là que partent les ordres. C’est de là que part la propagande. Le soldat et l’officier sont deux catégories humaines différentes, traitées différemment. Dans les deux catégories, il y a des lâches et des courageux. Les petits gradés qui font appliquer à la lettre le règlement suivent ce règlement et passent en premier au sortir de la tranchée : ils meurent eux aussi. Les hauts-gradés ne vont pas au front : ils donnent les ordres et organisent la guerre. Clavel en fait un portrait impitoyable : « les officiers sont dorés, hors du troupeau. »

Enfin, il y a le reste de la France. A la différence de la seconde guerre mondiale qui a touché toutes les régions et Paris, la première guerre reste limitée au Grand Est et au Nord. Partout ailleurs, c’est la paix. Quand le permissionnaire rentre chez lui, il dérange l’ordre qui y règne sans lui. Il est devenu étranger. On lui demande de la belle humeur, du patriotisme, du panache, de l’optimisme, de la haine pour le Boche. On s’amuse à Paris, le commerce va, les femmes sont faciles : « V’là l’arrière, des salles [de cinéma] pleines, des femmes pleines, des types pleins. Pleins aux as. »

Léon Werth a fait la guerre . Il décrit ce que d’autres témoins, d’autres romanciers et les historiens ont eux aussi raconté. Il écrit en phrases sèches. Le récit est chronologique, mais il n’est pas organisé. C’est une succession d’images aussi précises que possibles. Le lecteur a l’impression d’être avec lui au front, et de voir ce qu’il a vu. Il n’y a pas de mise en scène.

C’est un œil sec qui enregistre les banalités et les horreurs quotidiennes. Werth ne trie pas. Je ne vais pas trier moi non plus : « On ne regarde plus où tombent les obus. On ne sait même plus s’ils sont boches ou nôtres » ; « la mer de boue » ; « tous les visages sont bouffis d’insomnie » ; « la paille [sur laquelle on dort] est souillée de crachats, de boue, de débris d’aliments, de linges sales, d’urine aussi quelques fois, mais c’est de la paille quand même » ; «  il avance, sa bougie à bout de bras, il voit un  corps sans tête, plus loin une bouillie d’os et de cervelles. C’est la tête, mais elle est près des pieds d’un autre cadavre» ; «  au pied des murs s’étalent des dégueulis de vin glacé » ; « un soldat devenu fou pénètre dans tous les abris pour y chercher sa femme » ; « un rat est pris dans la ratière.

Le curé Evariste ouvre la trappe et le tue à coups de trique » ; « les deux majors viennent d’amputer sur la paille un pied qui ne tenait plus que par quelques lambeaux de chair » ; « un obus tomba dans les tranchées, toucha six hommes, faucha douze jambes » ; « il n’y a que le vin, la boue et les cadavres, les uns vivants, les autres morts ». Et Clavel rencontre d’autres hommes qui ne deviennent jamais ses amis : Prou, Pasteau, Rouillon, Rivoire, Contrel (« Qu’est-il en temps de paix ? »), Corbini, Vernay, Mourèze, etc.

Il ne s’agit pas seulement d’objectivité, mais d’un style. Werth évite le commentaire, le jugement, l’indignation. Les faits ne parlent-ils pas d’eux-mêmes ? Soldats et officiers pillent et volent (ils sont en France, et pillent ceux qu’ils sont venus défendre). Il y a des déserteurs, il y a ceux qui trouvent une planque, il y a ceux que la peur paralyse, il y a ceux qui se mutilent. Il y a celui qui cherche les prostituées les plus basses pour attraper une maladie vénérienne, et être réformé. L’approvisionnement en vin est une préoccupation centrale. Dans les tranchées, on fait ses besoins dans une boite de conserve ou sur le plat d’une pelle, et on jette le tout aussi loin que possible. Les soldats se volent entre eux. Un commandant explique que pendant une marche, ou un défilé, on ne s’arrête pas pour uriner : « Il faut apprendre à pisser en marchant, sergent. Vous ne serez pas le premier auquel j’aurai appris ça. » (Je suppose qu’il en est encore de même le 14 juillet).

Dans certains secteurs, on ne se tire plus dessus, on se parle, on échange des cigarettes, à l’insu des gradés. Les soldats jouent aux cartes, aux dames, aux échecs, car l’ennui est mortel : «  L’ennui qui, désormais, nous suit partout, est en nous, qui ne s’apaise jamais même pendant une attaque, l’ennui plus fort que la peur, l’ennui qui entre en nous comme le froid, l’ennui qui ne fait plus qu’un avec nous-mêmes ! » Quel soulagement quand les obus ennemis tombent plus loin que soi (« Mais les autres, là-bas ? ») ! Quand on annonce un mort aux familles, on parle de balle en plein front, mort héroïque et propre, même si les balles ou l’obus ont déchiqueté le corps. L’Allemagne est traître, brutale, agressive, mais c’est exactement ce qu’on disait il y a dix ans, dans les mêmes journaux, de notre alliée d’aujourd’hui l’Angleterre, la perfide Albion de naguère. Le courrier est ouvert, la censure empêche la vérité de passer.

Les communiqués du GQG mentent en multipliant les pertes de l’ennemi et en cachant ses propres morts. Il y a les « mêmes dogmes, sophismes, arguments interchangeables, abstractions inconsistantes, rhétorique », des deux côtés. Et on recommande aux permissionnaires «  de ne pas faire de récits terrifiants qui ne serviraient qu’à amollir le courage de leurs auditeurs et à diminuer la confiance du pays dans une victoire finale, qui est certaine » ; on leur recommande aussi de se reproduire, « que tous travaillent à augmenter le nombre de leurs enfants, ils se conduiront en bons français ». Vraiment, cette guerre grise aura touché le fond de l’ignominie, sans aucun des hauts faits militaires et des évidences morales qui ont marqué le second conflit mondial.

Clavel connaît le front et le cantonnement. Il fait son devoir : il obéit aux ordres mais il réfléchit plus que les autres. Ses amis appelaient Clavel l’« anarchiste ». « De souche et de formation bourgeoise », il travaillait dans un ministère. Il est parti en « soldat de l’an II ». Un ami révolutionnaire lui a dit : « C’est la guerre de la civilisation. C’est la dernière guerre. » Clavel l’a cru. En 1793, an II de la République récemment instaurée, les conscrits se sont battus pour la liberté (contre les monarchies), pour l’égalité (contre les aristocrates), pour la fraternité (libérer les autres peuples). Assez vite, Clavel comprend qu’il est le jouet de quelques intérêts privés et du nationalisme. A vrai dire, il est difficile de tout comprendre et de bien comprendre : « Où sont mes idées claires ? Ne sont-elles pas illusoires ? » Faire son devoir, est-ce obéir ? Obéir, est-ce faire son devoir d’homme ? Clavel obéit, comme les autres : « L’obéissance est accrue par la diminution même des individus, par la croissante perfection de leur inertie. Les hommes sont maintenant dociles comme des machines. »

Ce roman sur la guerre de 14-18 est tombé dans l’oubli. Barbusse, Dorgelès, Céline, Giono sont encore lus, mais pas Werth. Il manque à ce roman ce que Léon Werth n’a pas voulu y mettre : le romantisme du combat, la camaraderie du front, le courage intrépide, l’amour de la patrie. Ces ingrédients n’y sont pas : « Le courage militaire est simple et facile. Il suffit d’aller en avant. Toujours en avant. Jusqu’à ce que la guerre soit finie ou qu’un obus vous coupe en deux. Un aveugle ou un enfant en colère en sont capables. » Clavel n’aime plus ses camarades, ses compagnons de misère, qui ne détestent la guerre que sous les obus et l’oublient devant un quart de vin : « Hommes d’obéissance, esclaves sans amour et sans haine, je ne puis plus vous aimer. » Quant à l’amour de la patrie, il est difficile à distinguer des « pensées nationalistes qui préparent les guerres ».

Un romancier en dit toujours plus que ce qu’il a vu. Un écrivain bavarde, ou brode, ou remplit les blancs, sans parler de ceux qui enjolivent et mentent. Léon Werth essaie de rester au plus près des faits et des choses. Clavel, son personnage et alter ego, note les effets qu’un « écrivain héros » pourrait tirer de certaines scènes, et Werth se refuse à les écrire. Il est davantage  journaliste que romancier. Avant d’écrire, il essaie de voir la réalité sans voiles ni idéologie. Difficile, parce que la pensée truquée et le faux langage interprètent la réalité : « On dirait que la guerre crée spontanément les idées qui lui sont nécessaires. » Les hommes ne veulent  pas soulever les mots pour voir ce qu’il y a en dessous, pas plus en temps de paix qu’en temps de guerre. On parle d’héroïsme, de courage, de patrie : « C’est une politesse à l’universelle convention, à l’universelle légende, au mensonge mou qui se transmet de génération en génération et qui est le plus sûr aliment à la bêtise universelle. »

Clavel soldat sera apprécié des connaisseurs et par les témoins, mais cette peinture sans concession éloignera, semble-t-il, le grand public. On avait beaucoup parlé de Werth pour le Goncourt, en 1913, avec La chambre blanche, un roman biographique où il décrivait un séjour à l’hôpital. Avec Clavel soldat et sa suite, Clavel chez les majors, Léon Werth quittait le rayon bourgeois des librairies, et il n’y est plus revenu. « Je suis un raté. Je ne me le dissimule pas. Littérairement, je n’existe pas. Avant la première grande guerre, j’étais un écrivain émergent. (…) Mais quand mes deux livres de guerre montrèrent que je ne me voulais point héros, on me repoussa de partout. Le conformisme guerrier de 1914 à 1918 fut plus puissant que ne furent les conformismes qui lui succédèrent », écrivait Werth en 1952 .  


J’ai lu l’excellente biographie rédigée par Gilles Heuré :  L’insoumis, Léon Werth 1878-1955, Editions Viviane Hamy, 2006.

Léon Werth est au front de septembre 1914 à août 1915. Il sera réformé en 1915 pour  maladie. Il restera un antimilitariste et un pacifiste convaincu.

Cité dans L’Insoumis, op.cit., p. 306.

Léon Werth - Clavel Soldat - Editions Viviane Hamy - Grand Format : 9782878580440 - 23,50€ / Poche : Collection Bis - Viviane Hamy - 9782878582215 - 11,20€

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Clavel Soldat

Léon Werth

Paru le 01/12/1993

384 pages

Editions Viviane Hamy

23,50 €

Clavel Soldat

Léon Werth

Paru le 11/01/2006

375 pages

Editions Viviane Hamy

11,20 €

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Les Ensablés – Des hommes passèrent…, de Marcelle Capy

Pendant la première moitié du XXe siècle, de nombreux romans « champêtres » ont été publiés, et les Ensablés n’ont pas manqué d’en chroniquer. Parmi ceux qui nous ont particulièrement marqués, rappelons l’admirable Campagne (prix Femina 1937) de Raymonde Vincent que les éditions Le passeur viennent de rééditer et La vie d’un simple, d’Émile Guillaumin. Il me faut en ajouter un autre, récemment paru chez La Thébaïde d’une romancière complètement oubliée, Marcelle Capy. Par Hervé BEL

02/07/2023, 12:20

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Les Ensablés - Cinis in cinerem, de Régis Messac (1893-1945)

Les Éditions de La Grange Batelière achève par Cinis in cinerem (allusion à la Genèse « tu es poussière et tu retourneras à la poussière), la publication des quatre romans policiers de Régis Messac, auteur que nos amis des Ensablés commencent à connaître (Quinzinzinzilli, Le mystère de Monsieur Ernest). A mon goût, c’est le roman plus étonnant, le plus attachant aussi, car il s’y mêle le gothique, le fantastique, la psychanalyse et le scientisme du XIXème siècle, dans une ambiance mystérieuse : plaisir assuré pour tous ceux qui ont aimé Gaston Leroux, Maurice Leblanc, Stevenson, Edgar Poe, et j’en passe. Par Hervé Bel

11/06/2023, 09:00

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Les Ensablés - Le tramway des officiers (1973) de Georges Thinès

Georges Thinès  (1923-2016) est un écrivain belge de langue française né en 1923 à Liège et décédé en 2016 à Court-Saint-Étienne. D’abord attiré par les lettres classiques, il fut étudiant en philosophie et lettres à la Faculté universitaire Saint-Louis de Bruxelles. Après son engagement à la Royal Navy durant la guerre, Georges Thinès renonce à la philologie et s’oriente vers la psychologie. Professeur à l’université de Louvain, il fut un spécialiste de renommée mondiale dans le domaine de l’éthologie animale. Excellent musicien, fondateur de l’orchestre symphonique de Louvain, il fut encore poète, nouvelliste, romancier, dramaturge, essayiste. Par Armel Job

28/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Les aiguilles à tricoter de Denis Belloc, le bas bruit de la violence

Décédé en 2013 à l’âge de 64 ans, Denis Belloc ( (1949-2013) a marqué d’une empreinte noire la littérature française. Son œuvre, une dizaine de romans parus, s’abreuve au sirop de la rue. Mais ce liquide est violent et amer. C’est l’univers de la toxicomanie dans Képas (Lieu commun, 1989) ou de la prostitution dans Suzanne (Lieu commun 1988) qui forme le décor des romans de Belloc dont l’entière matière est autobiographique. Par Denis Gombert.

14/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Heureux les pacifiques de Raymond Abellio (1907-1986)

En janvier 1947, les éditions du Portulan publièrent un épais volume au titre biblique, « Heureux les pacifiques », que la critique accueillit avec force éloges, n’hésitant pas à parler de «roman fracassant et excitant » (Pierre de Boisdeffre), de « roman d’une génération » (Maurice Nadeau), tous se montrant impressionnés par  la justesse d’un tableau riche et complexe d’une époque charnière (1934-1945): ainsi Pierre Descaves, selon lequel ce roman est « sans aucun doute, le document le plus important, le plus impressionnant qui nous ait été donné depuis quinze ans, sur l’état d’une jeunesse que guettait le conflit de 1939-1940 et les années, noires et rouges, des refus ou des abandons ». Par Marie Coat

30/04/2023, 16:45

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Les Ensablés - Le renard à l'anneau d'or, de Nelly Kristink    

Mariève a vingt-trois ans lorsqu’elle épouse Gilles, de dix ans son aîné. Ce mariage la conduit à s’installer chez lui, dans un domaine forestier des Hautes Fagnes, à l’est de la Belgique. Le manoir du Rondbuisson, situé à l’orée du bois, est la résidence de quelques personnages rustiques et gentiment intrigants. Tout semble en place pour assurer le confort de Mariève, dans un cocon où l’on ressent plus qu’ailleurs le rythme envoûtant des saisons. Mais pourquoi n’y semble-t-elle pas heureuse ? C’est l’histoire de la lente dégradation d’un amour s’abîmant au grattage de l’écorce. Par Louis Morès. 

10/04/2023, 09:47

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Les Ensablés - Jeunes femmes en uniforme, de Terreska Torrès

« Elles sont les premières. Cinq filles. Jeunes, timides, heureuses, excités, cœurs battants et prêtes à mourir pour la France. » Nous sommes en 1940. La France vient de perdre la guerre. À Londres, la France libre sous l’impulsion du général de Gaulle fait ses premiers pas. Pour la première fois, les femmes prennent part au conflit sous l’uniforme français. Un Corps féminin de Volontaires de la France libre est créé, dans lequel s’enrôlent les héroïnes de ce roman, ainsi que son autrice, Tereska Torrès. Par Carl Aderhold.

26/03/2023, 17:17

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Les Ensablés - Kikou Yamata (1897-1975), la Japolyonnaise

Qui se souvient aujourd’hui de Kikou Yamata, une écrivaine née à Lyon en 1897 d’un père japonais et d’une mère française et décédée en 1975 à Genève ? Étonnante et attachante figure, auteure d’une œuvre importante. Par François Ouellet

12/03/2023, 10:00

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Les Ensablés - Génération hussards, de Marc Dambre

En septembre 2022, Marc Dambre, spécialiste de Roger Nimier, a publié chez Perrin une somme passionnante (je pèse mes mots) intitulée Génération hussards, en référence à une mouvance littéraire des années 50. L’occasion d’aborder avec lui non seulement la vie et la production littéraire des « hussards » les plus connus, mais aussi d’en (re)découvrir d’autres, dont Stephen Hecquet, objet d’un récent article des Ensablés, et de revisiter trente années de vie culturelle française. Par Hervé Bel

20/02/2023, 09:56

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Les Ensablés - Henry Thoreau sauvage, de Léon Bazalgette

Emmanuel Bluteau m’a envoyé ce livre, Henri Thoreau sauvage, qu’il vient de rééditer dans sa maison d’édition, la Thébaïde, avec ce petit mot : « Voilà un vrai ensablé ! ». Par Hervé Bel.

05/02/2023, 09:00

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Les Ensablés - Deutschland de René Trintzius (1898-1953)

Quiconque vous demanderait ce qu’évoque pour vous le nom de Trinztius, vous resteriez coi ou chercheriez en vain du côté des érudits anversois de la Renaissance. Bien oublié aujourd’hui, René Trintzius fut très connu dans le monde des lettres de la première moitié du siècle dernier. Né en 1898 dans une famille bourgeoise de Rouen -son père était un architecte renommé- il abandonna très en amont une carrière de magistrat pour se consacrer dans un premier temps au journalisme, puis rapidement à l’écriture de pièces de théâtre et de romans. Par Marie Coat

22/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - Malpertuis (1943) de Jean Ray (1887-1964)

Au carrefour de ruelles obscures se dresse Malpertuis. Quentin Moretus Cassave, le maître de cette grande maison, s’éteint sur son lit de mort et fait lire à sa famille réunie les articles de son testament. Pour recevoir l’héritage, les héritiers doivent s’engager à venir vivre au sein de ce lieu rempli de mystères et seul le dernier d’entre eux recevra la fortune. Le dernier ? Dans cette demeure hantée peuplée d’une faune étrange et où le temps s’étire à la croisée des mondes, les périls sont immenses. Jean-Jacques Grandsire, un jeune neveu de Cassave, nous confie avec effroi les heurts et malheurs de Malpertuis. Un chef-d’œuvre du fantastique belge à redécouvrir. Par Louis Morès. 

08/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - une biographie de Marie Borrély (1890-1963)

J’ai parlé, il y a quelques mois dans cette chronique, de Maria Borrély (1890-1963), une romancière d’exception de la Haute-Provence. Voici qu’une belle biographie vient de lui être consacrée par Danièle Henky aux éditions Le Papillon rouge, Maria Borrély. La Vie d’une femme éblouie. La biographe, qui a commencé à s’intéresser à Maria Borrély au début des années 2000, a pu avoir accès aux archives de l’écrivaine, se nourrir des souvenirs de Pierre Borrély, le cadet des deux fils de l’écrivaine, qu’elle a maintes fois rencontré, travailler aux premières rééditions avec Paulette Borrély, la femme de Pierre. Par François Ouellet

25/12/2022, 09:00

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Les Ensablés - La baie des Wallons (1991) de Viviane Dumont

Dernier tome d’une trilogie de romans historiques suivant sur trois générations l’histoire d’une famille aux XVIe et XVIIe siècles dans les Provinces-Unies et les Pays-Bas espagnols, La Baie des Wallons relate les aventures du jeune Tristan de Noirfontaine, un orphelin seul héritier de sa lignée ne rêvant que d’exploration au point de s’embarquer dans un navire à la conquête du Nouveau Monde. C’est avec enthousiasme qu’il participera àl’émergence d’une nouvelle ville et d’une société lui offrant une vie pleine de promesses, à condition de faire preuve de prudence et de ne pas oublier ses racines.

Par Louis Morès.

11/12/2022, 09:00

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19/05/2024, 19:51

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Laurent de Sutter : pourquoi décevoir est un plaisir ?  

Parmi les nombreuses punchlines de Baudelaire, l’une évoque « le plaisir aristocratique de déplaire » dans la pratique du mauvais goût. Un autre dandy, Oscar Wilde, confessait : « Je vis dans la terreur de ne pas être incompris. » Certains y verront les postures de deux esthètes à l’esprit adolescent, une chose reste certaine : pour la plupart, décevoir est la pire chose… Alors pourquoi l’inverse d’un plaisantin, Gilles Deleuze, a affirmé, en réponse à un critique, « décevoir est un plaisir » ?

17/05/2024, 19:33

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L'histoire de la femme qui développa le vaccin Covid-19

Katalin Karikó est un nom que l'on entend rarement, voire jamais. Et pourtant, elle a considérablement contribué à l'élaboration du vaccin contre la Covid-19. Un rôle qui lui a valu le prix Nobel de médecine 2023. Ne jamais renoncer, c'est l'oeuvre d'une femme qui a toujours cru en elle et qui, sacrifice sur sacrifice, a réalisé ses rêves.

17/05/2024, 18:33