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Les Ensablés - "Clavel soldat" de Léon Werth (1878-1955)

Mon cher Hervé, je me suis toujours demandé qui pouvait être Léon Werth à qui Antoine de Saint-Exupéry a dédicacé Le Petit Prince. Je découvre qu’il a publié une trentaine de livres sur une quarantaine d’années, de 1909 à 1948, et que son activité de journaliste a duré jusqu’à sa mort . C’est bien un ensablé. Clavel soldat et Clavel chez les majors, publiés en 1919, sont deux romans sur la guerre de 14-18. J’ai lu Clavel soldat, un récit terrible de 380 pages. André Clavel, le personnage central, est appelé en juillet 1914 à défendre la France comme des centaines de milliers d’autres hommes. Le roman raconte ses douze mois au front, de la mobilisation à sa première permission qui lui permet de rentrer à Paris. Le texte fait alterner la description du champ de bataille et les réflexions de Clavel.

Le 17/12/2017 à 09:00 par Les ensablés

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17/12/2017 à 09:00

Les ensablés

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Note de voyage de L.Jouannaud

La guerre divise l’espace en zones différentes : les tranchées, le cantonnement, l’arrière, le reste de la France. Dans les tranchées, on risque sa vie : les balles fusent et les obus tombent. Les conditions de vie sont très dures. Le bruit est épouvantable. On passe des journées avec les pieds, les jambes dans l’eau. Il fait froid. On dort coincé dans des trous creusés dans les parois des  tranchées. On ne se lave pas pendant des semaines. Il y a des  puces et des poux. La tranchée s’étire devant les tranchées ennemies, à quelques mètres. On vit courbé pour ne pas être cible. Et régulièrement, il faut partir à l’assaut pour gagner du terrain: on quitte sa tranchée, on court vers la tranchée d’en face. Ceux qui quittent en premier le boyau savent qu’ils vont être fauchés par la mitraille. Les blessés agonisent lentement, en hurlant.

Ceux des tranchées sont relevés après quelques jours : ils sont alors au cantonnement, derrières les tranchées. Mais ils restent à portée des obus allemands qui régulièrement pilonnent la ligne de front. Qui entend le sifflement de l’obus et son impact n’est pas mort, mais celui qui est à côté de lui peut déjà l’être. Au cantonnement, on est au sec, à l’abri, mais rien ne résiste à un obus qui touche de plein fouet une casemate renforcée ou une cave aménagée. La mort n’est jamais loin. Au cantonnement, c’est l’ennui. Des heures à attendre d’être renvoyé aux tranchées. Mais on s’ennuie aussi dans les tranchées où l’on attend l’assaut.

A l’arrière proche, il y a le haut-commandement, les hôpitaux, les troupes fraîches. On y vit dans l’ombre de la guerre. C’est de là que partent les ordres. C’est de là que part la propagande. Le soldat et l’officier sont deux catégories humaines différentes, traitées différemment. Dans les deux catégories, il y a des lâches et des courageux. Les petits gradés qui font appliquer à la lettre le règlement suivent ce règlement et passent en premier au sortir de la tranchée : ils meurent eux aussi. Les hauts-gradés ne vont pas au front : ils donnent les ordres et organisent la guerre. Clavel en fait un portrait impitoyable : « les officiers sont dorés, hors du troupeau. »

Enfin, il y a le reste de la France. A la différence de la seconde guerre mondiale qui a touché toutes les régions et Paris, la première guerre reste limitée au Grand Est et au Nord. Partout ailleurs, c’est la paix. Quand le permissionnaire rentre chez lui, il dérange l’ordre qui y règne sans lui. Il est devenu étranger. On lui demande de la belle humeur, du patriotisme, du panache, de l’optimisme, de la haine pour le Boche. On s’amuse à Paris, le commerce va, les femmes sont faciles : « V’là l’arrière, des salles [de cinéma] pleines, des femmes pleines, des types pleins. Pleins aux as. »

Léon Werth a fait la guerre . Il décrit ce que d’autres témoins, d’autres romanciers et les historiens ont eux aussi raconté. Il écrit en phrases sèches. Le récit est chronologique, mais il n’est pas organisé. C’est une succession d’images aussi précises que possibles. Le lecteur a l’impression d’être avec lui au front, et de voir ce qu’il a vu. Il n’y a pas de mise en scène.

C’est un œil sec qui enregistre les banalités et les horreurs quotidiennes. Werth ne trie pas. Je ne vais pas trier moi non plus : « On ne regarde plus où tombent les obus. On ne sait même plus s’ils sont boches ou nôtres » ; « la mer de boue » ; « tous les visages sont bouffis d’insomnie » ; « la paille [sur laquelle on dort] est souillée de crachats, de boue, de débris d’aliments, de linges sales, d’urine aussi quelques fois, mais c’est de la paille quand même » ; «  il avance, sa bougie à bout de bras, il voit un  corps sans tête, plus loin une bouillie d’os et de cervelles. C’est la tête, mais elle est près des pieds d’un autre cadavre» ; «  au pied des murs s’étalent des dégueulis de vin glacé » ; « un soldat devenu fou pénètre dans tous les abris pour y chercher sa femme » ; « un rat est pris dans la ratière.

Le curé Evariste ouvre la trappe et le tue à coups de trique » ; « les deux majors viennent d’amputer sur la paille un pied qui ne tenait plus que par quelques lambeaux de chair » ; « un obus tomba dans les tranchées, toucha six hommes, faucha douze jambes » ; « il n’y a que le vin, la boue et les cadavres, les uns vivants, les autres morts ». Et Clavel rencontre d’autres hommes qui ne deviennent jamais ses amis : Prou, Pasteau, Rouillon, Rivoire, Contrel (« Qu’est-il en temps de paix ? »), Corbini, Vernay, Mourèze, etc.

Il ne s’agit pas seulement d’objectivité, mais d’un style. Werth évite le commentaire, le jugement, l’indignation. Les faits ne parlent-ils pas d’eux-mêmes ? Soldats et officiers pillent et volent (ils sont en France, et pillent ceux qu’ils sont venus défendre). Il y a des déserteurs, il y a ceux qui trouvent une planque, il y a ceux que la peur paralyse, il y a ceux qui se mutilent. Il y a celui qui cherche les prostituées les plus basses pour attraper une maladie vénérienne, et être réformé. L’approvisionnement en vin est une préoccupation centrale. Dans les tranchées, on fait ses besoins dans une boite de conserve ou sur le plat d’une pelle, et on jette le tout aussi loin que possible. Les soldats se volent entre eux. Un commandant explique que pendant une marche, ou un défilé, on ne s’arrête pas pour uriner : « Il faut apprendre à pisser en marchant, sergent. Vous ne serez pas le premier auquel j’aurai appris ça. » (Je suppose qu’il en est encore de même le 14 juillet).

Dans certains secteurs, on ne se tire plus dessus, on se parle, on échange des cigarettes, à l’insu des gradés. Les soldats jouent aux cartes, aux dames, aux échecs, car l’ennui est mortel : «  L’ennui qui, désormais, nous suit partout, est en nous, qui ne s’apaise jamais même pendant une attaque, l’ennui plus fort que la peur, l’ennui qui entre en nous comme le froid, l’ennui qui ne fait plus qu’un avec nous-mêmes ! » Quel soulagement quand les obus ennemis tombent plus loin que soi (« Mais les autres, là-bas ? ») ! Quand on annonce un mort aux familles, on parle de balle en plein front, mort héroïque et propre, même si les balles ou l’obus ont déchiqueté le corps. L’Allemagne est traître, brutale, agressive, mais c’est exactement ce qu’on disait il y a dix ans, dans les mêmes journaux, de notre alliée d’aujourd’hui l’Angleterre, la perfide Albion de naguère. Le courrier est ouvert, la censure empêche la vérité de passer.

Les communiqués du GQG mentent en multipliant les pertes de l’ennemi et en cachant ses propres morts. Il y a les « mêmes dogmes, sophismes, arguments interchangeables, abstractions inconsistantes, rhétorique », des deux côtés. Et on recommande aux permissionnaires «  de ne pas faire de récits terrifiants qui ne serviraient qu’à amollir le courage de leurs auditeurs et à diminuer la confiance du pays dans une victoire finale, qui est certaine » ; on leur recommande aussi de se reproduire, « que tous travaillent à augmenter le nombre de leurs enfants, ils se conduiront en bons français ». Vraiment, cette guerre grise aura touché le fond de l’ignominie, sans aucun des hauts faits militaires et des évidences morales qui ont marqué le second conflit mondial.

Clavel connaît le front et le cantonnement. Il fait son devoir : il obéit aux ordres mais il réfléchit plus que les autres. Ses amis appelaient Clavel l’« anarchiste ». « De souche et de formation bourgeoise », il travaillait dans un ministère. Il est parti en « soldat de l’an II ». Un ami révolutionnaire lui a dit : « C’est la guerre de la civilisation. C’est la dernière guerre. » Clavel l’a cru. En 1793, an II de la République récemment instaurée, les conscrits se sont battus pour la liberté (contre les monarchies), pour l’égalité (contre les aristocrates), pour la fraternité (libérer les autres peuples). Assez vite, Clavel comprend qu’il est le jouet de quelques intérêts privés et du nationalisme. A vrai dire, il est difficile de tout comprendre et de bien comprendre : « Où sont mes idées claires ? Ne sont-elles pas illusoires ? » Faire son devoir, est-ce obéir ? Obéir, est-ce faire son devoir d’homme ? Clavel obéit, comme les autres : « L’obéissance est accrue par la diminution même des individus, par la croissante perfection de leur inertie. Les hommes sont maintenant dociles comme des machines. »

Ce roman sur la guerre de 14-18 est tombé dans l’oubli. Barbusse, Dorgelès, Céline, Giono sont encore lus, mais pas Werth. Il manque à ce roman ce que Léon Werth n’a pas voulu y mettre : le romantisme du combat, la camaraderie du front, le courage intrépide, l’amour de la patrie. Ces ingrédients n’y sont pas : « Le courage militaire est simple et facile. Il suffit d’aller en avant. Toujours en avant. Jusqu’à ce que la guerre soit finie ou qu’un obus vous coupe en deux. Un aveugle ou un enfant en colère en sont capables. » Clavel n’aime plus ses camarades, ses compagnons de misère, qui ne détestent la guerre que sous les obus et l’oublient devant un quart de vin : « Hommes d’obéissance, esclaves sans amour et sans haine, je ne puis plus vous aimer. » Quant à l’amour de la patrie, il est difficile à distinguer des « pensées nationalistes qui préparent les guerres ».

Un romancier en dit toujours plus que ce qu’il a vu. Un écrivain bavarde, ou brode, ou remplit les blancs, sans parler de ceux qui enjolivent et mentent. Léon Werth essaie de rester au plus près des faits et des choses. Clavel, son personnage et alter ego, note les effets qu’un « écrivain héros » pourrait tirer de certaines scènes, et Werth se refuse à les écrire. Il est davantage  journaliste que romancier. Avant d’écrire, il essaie de voir la réalité sans voiles ni idéologie. Difficile, parce que la pensée truquée et le faux langage interprètent la réalité : « On dirait que la guerre crée spontanément les idées qui lui sont nécessaires. » Les hommes ne veulent  pas soulever les mots pour voir ce qu’il y a en dessous, pas plus en temps de paix qu’en temps de guerre. On parle d’héroïsme, de courage, de patrie : « C’est une politesse à l’universelle convention, à l’universelle légende, au mensonge mou qui se transmet de génération en génération et qui est le plus sûr aliment à la bêtise universelle. »

Clavel soldat sera apprécié des connaisseurs et par les témoins, mais cette peinture sans concession éloignera, semble-t-il, le grand public. On avait beaucoup parlé de Werth pour le Goncourt, en 1913, avec La chambre blanche, un roman biographique où il décrivait un séjour à l’hôpital. Avec Clavel soldat et sa suite, Clavel chez les majors, Léon Werth quittait le rayon bourgeois des librairies, et il n’y est plus revenu. « Je suis un raté. Je ne me le dissimule pas. Littérairement, je n’existe pas. Avant la première grande guerre, j’étais un écrivain émergent. (…) Mais quand mes deux livres de guerre montrèrent que je ne me voulais point héros, on me repoussa de partout. Le conformisme guerrier de 1914 à 1918 fut plus puissant que ne furent les conformismes qui lui succédèrent », écrivait Werth en 1952 .  


J’ai lu l’excellente biographie rédigée par Gilles Heuré :  L’insoumis, Léon Werth 1878-1955, Editions Viviane Hamy, 2006.

Léon Werth est au front de septembre 1914 à août 1915. Il sera réformé en 1915 pour  maladie. Il restera un antimilitariste et un pacifiste convaincu.

Cité dans L’Insoumis, op.cit., p. 306.

Léon Werth - Clavel Soldat - Editions Viviane Hamy - Grand Format : 9782878580440 - 23,50€ / Poche : Collection Bis - Viviane Hamy - 9782878582215 - 11,20€

Léon Werth Editions Viviane Hamy
Clavel Soldat
01/12/1993 384 pages 23,50 €
Scannez le code barre 9782878580440
9782878580440
© Notice établie par ORB
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Léon Werth Editions Viviane Hamy
Clavel Soldat
11/01/2006 375 pages 11,20 €
Scannez le code barre 9782878582215
9782878582215
© Notice établie par ORB
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Les Ensablés - "Captain Cap" d'Alphonse Allais

« Jetons par-dessus bord paperasses et registres, et avec les ronds de cuir de ces incapables, faisons des bouées de sauvetage. »
Tel est l’un des principaux points de la profession de foi d’Albert Caperon, dit Captain Cap, candidat aux élections législatives de 1893. « Anti bureaucrate » et anti européen » il se présente comme un aventurier qui a passé « les trois quarts de sa vie sur mer et les deux tiers de son existence sur les terres vierges. »

18/10/2020, 09:00

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Les Ensablés – Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) par le comte de Fels

Le temps des vacances s'approche, ou s'éloigne : souvenez-vous, nous avions passé l’été à travers la Provence, en compagnie de Jean-Louis Vaudoyer. Cette fois, nous n’irons pas si loin, à peine pousserons-nous aux limites du département de la Seine-et-Oise ! Car nous sommes en 1927 et Jean-Louis Vaudoyer m’a demandé d’interviewer le comte de Fels, pour sa biographie d’Ange-Jacques Gabriel [1]. Le moyen de refuser ?

04/10/2020, 09:00

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Les Ensablés - L’incertitude amoureuse de René Laporte (1905-1954)

René Laporte est né à Toulouse dans une famille bourgeoise de magistrats et d’universitaires. Il fait des études de droit, mais lance, à dix-neuf ans, une revue bi-mestrielle, Les Cahiers libres, artistiques et littéraires, puis fonde les éditions du même nom qui, entre 1925 et 1934, publieront environ 150 ouvrages.

20/09/2020, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac: “Le vélo” de René Fallet

L’actualité récente a mis le vélo sous les feux de la rampe. La grève des transports de Décembre et Janvier derniers incite des milliers de cyclistes à enfourcher leur bécane pour se rendre au travail, au mépris de la pluie et des frimas hivernaux. Les programmes des candidats aux élections municipales font la part belle au vélo dans les grandes métropoles françaises.

06/09/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Anouk Lejczyk : Felis Silvestris, sa soeur

BONNES FEUILLES - Elle porte une cagoule pour faire comme les autres et se protéger du froid. Du haut de sa cabane, ou les pieds sur terre, elle contribue à la vie collective et commence à se sentir mieux. Mais Felis ignore que c’est sa soeur qui la fait exister – ou bien est-ce le contraire ? 

29/11/2021, 16:57

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L’Ours ou le nature writing post-apocalyptique

C’est un étonnant petit roman que nous proposent les éditions Globe cet automne. L’Ours est avant tout un roman post-apocalyptique qui commence par ces mots : « Les deux derniers étaient une fille et son père… » Cette fille et son père, donc, qui ne seront pas nommés de tout le roman – mais à quoi bon nommer quand il n’y a plus ni autre femme ni autre homme ? – semblent être les deux derniers humains sur terre. Par Laurence Baulande.

29/11/2021, 15:00

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Le codex, de Simon de Thuillières : voyage à l'ère médiévale 

Durant le premier confinement, fameux temps de suspension pour nombre de français, Simon de Thuillières a réalisé des images dans lesquelles il représente des œuvres populaires suivant des conventions esthétiques caractéristiques de l’époque médiévale. L’auteur postait alors régulièrement ses images sur des réseaux sociaux et connu un tel succès qu’il les a regroupées dans ce recueil déjanté. 

29/11/2021, 13:22

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Boubou en était sûr : la déconfusion des sentiments

BONNES FEUILLES – Un échange epistolaire entre deux enfants met en scène les limites du langage face à l’amour et les difficultés de mettre en mots les sentiments. Un album à partir de 5 ans

29/11/2021, 08:26

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Selva Almada : Ce n’est pas un fleuve, un hymne à la nature

BONNES FEUILLES – Une partie de pêche sur un fleuve peuplé de raies géantes. Le grand roman de la nature tropicale où rêve et réalité se confondent dans la torpeur fluviale. Une Carson McCullers latina au sommet de sa forme. 

29/11/2021, 07:29

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Blake et Mortimer, By Jove ! : les 200 meilleures ventes (semaine 46)

Solidement accroché à son rocher, Astérix persiste et signe : 1,12 million d’exemplaires, soit près de 60.000 de plus que la semaine passée… Pas si fou pour l’irréductible Gaulois. Il est suivi par le Goncourt, à 125.000 exemplaires, et Blake et Mortimer, évidemment, qui pour sa première semaine de vente passe joyeusement les 24.000 unités. Enfin, solidarité oblige, le collectif 13 à table 2022 occupe la 4e place des meilleures ventes de la semaine. Juste devant Ken Follett, à 26.000 ventes !

26/11/2021, 10:17

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Vous haïssez vos voisins ? Attendez de voir Ceux d’à côté, de M.T. Edvardsson 

BONNES FEUILLES – À Köpinge, petite localité résidentielle proprette de Suède, tout le monde se connaît, et l’entraide entre voisins fait office de loi. Du moins, en apparence. Car Micke et Bianca Andersson, qui ont quitté Stockholm pour élever leurs deux enfants dans le calme de la petite ville, découvrent rapidement que leur voisinage est loin d’être aussi idyllique que prévu.

 

26/11/2021, 08:00

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Quand il fait triste Bertha chante : Rodney Saint-Éloi, de la mère au fils

« Ce récit est, à mes yeux, l’hommage le plus émouvant rendu à une mère depuis le Livre de ma mère d’Albert Cohen », écrit Alain Mabanckou. Dans ce récit admirablement écrit, l’auteur rend hommage à sa mère, Bertha. Cette grande dame noire à l’énergie et à la générosité exemplaires, « amoureuse de l’amour », vient de mourir. Rodney, son fils aîné, raconte l’enfance bleue au pays natal, leur chemin d’exil, elle à New York, lui à Montréal.

26/11/2021, 07:12

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Patrice Leconte et Vincent Lacoste : la BD fait son cinéma

Fort de ses succès en librairie, Riad Sattouf lance une nouvelle série, dans laquelle il raconte le parcours de Vincent Lacoste, jeune étoile du cinéma français. Au même moment, Joub et Nicoby retracent les aventures cinématographiques atypiques de Patrice Leconte, l'un des rares réalisateurs à être parvenu pendant plusieurs décennies à alterner films à grand succès et projets plus personnels. Ces deux albums BD dévoilent les coulisses des tournages, les complications de production et les joies de la création cinématographique. Des cases qui donnent des envies de salles obscures.

25/11/2021, 16:19

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Asphalte, de Matthieu Zaccagna : courir à perdre la vie ?

BONNES FEUILLES – À 17 ans, Victor fuit un quotidien d’une violence absolue. Sans argent, sans liens, sans but, sans aide de quiconque, il court dans Paris jusqu’à l’anéantissement, la souffrance. Il fera des rencontres, se mettra à l’épreuve, défiera sans cesse la mort pour se réapproprier son corps et son passé. 

25/11/2021, 07:35

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David Lelait-Helo : Je suis la maman du bourreau, Prier Dieu, se vouer au Diable

BONNES FEUILLES – Du haut de ses quatre-vingt-dix ans, Gabrielle de Miremont semblait inatteignable. Figée dans l’austérité de la vieille aristocratie catholique dont elle est l’incarnation. Sa devise : « Ne jamais rien montrer, taire ses émotions. » 

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Un projet inédit de Max Ernst et René Crevel en librairie

Ce 26 novembre, les éditions Prairial publient Monsieur Couteau, mademoiselle Fourchette, la traduction inédite de Mr. Knife Miss Fork, rareté de bibliophile parue en 1931 et vendue, par souscription, à 250 exemplaires. Ce bel ouvrage réunit Max Ernst et René Crevel autour d'un projet surréaliste.

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15 aphorismes insoucieux et désenchantés, par Françoise Sagan

Les éditions Julliard ont sorti en ce mois de novembre un recueil de plus de 230 aphorismes et pensées de Françoise Sagan sélectionnés par son fils, Denis Westhoff. L’occasion d’en faire une petite sélection pour pénétrer son univers désinvolte et mélancolique. Des aphorismes sur l'amour, l'argent, le jeu, la gloire, le bonheur ou encore la mort. Autant de traits d'esprit exprimant sa modernité et sa liberté, comme une approche radicale contre l’esprit de sérieux.

24/11/2021, 14:08

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Lenka Horňáková-Civade : Un regard bleu, quand Rembrandt rencontre Comenius

BONNES FEUILLES – Amsterdam, 1656. Alors que Rembrandt voit ses créanciers vider sa maison, il croise le regard bleu d’un inconnu dans la foule qui immédiatement capte son attention. Cet homme, Comenius, est un philosophe et pédagogue tchèque qui, chassé par la guerre, a été contraint de quitter son pays. La rencontre passionnante, au XVIIe siècle, entre deux génies attachants et modernes.

24/11/2021, 08:05

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David Joy : Nos vies en flammes, plus qu'un combat, une révolte

BONNES FEUILLES – Retraité depuis quelques années du service des forêts, Ray Mathis mène une vie solitaire dans sa ferme des Appalaches. Il attend sans vraiment attendre que son fils Ricky vienne le rejoindre. Mais celui-ci a d’autres préoccupations – se procurer sa dose quotidienne de drogue, par exemple...

24/11/2021, 07:30

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À la découverte de Zahhak, la légende du roi serpent, livre pop-up d'exception

Zahhak, fils du roi de Perse, séduit par le Démon, assassine son père et s’approprie le trône. Constamment menacé et intrigué par deux serpents lovés autour de ses épaules, il se lance dans une conquête dévastatrice et agrandit considérablement son royaume, imposant sa cruauté aux peuples opprimés. Il règne ainsi mille ans, jusqu’à ce qu’un oracle lui prédise sa chute prochaine sous le bras armé du jeune Fereydoun.

23/11/2021, 11:08

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Revenir à toi : Léonor de Récondo, meutrissures et abandon

Magdalena sort tout juste du cabinet de sa dermatologue lorsque son téléphone sonne : un rappel de sa messagerie sur laquelle Adèle, son agente, lui a laissé un message ! Encore engluée dans ses réflexions à propos des soins qu’elle vient de subir et qui sont, pourtant, sans conséquence, elle peine à entendre le sens des mots qu’Adèle a laissé pour elle : la trace de sa mère a enfin été retrouvée ! Après une disparition pendant trente ans. Sans aucune nouvelle. Sans aucune information. Seulement « partie » selon son père et ses grands parents ! Retrouvée !

23/11/2021, 10:38

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Le Syndrome du golem : Mikael Hirsch revisite Frankenstein

BONNES FEUILLES – Bizarrement, c’est moins le golem éponyme, le seul, l’unique, modelé à coups de pouce rageur, et dans une épaisse argile, par le rabbin pragois Judas Lœw Ben Bezalel, qu’évoque le formidable roman de Mikaël Hirsch, que la créature de Frankenstein, colosse couturé et titubant fait de bric charnel et de broc osseux. 

23/11/2021, 08:42

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Johanne : Graciano, sur des traces peu connues de Jeanne d'Arc

BONNES FEUILLES – Le premier roman de Marc Graciano avait failli s’intituler Anarchie dans la montagne. Celui qui nous vient aujourd’hui aurait pu tout autant s’intituler Liberté dans les forêts. Sans cesse déployé, et mûri par un écrivain parvenu à sa plénitude, c’est toujours le même enjeu, et toute la grâce de Graciano : nous soigner de ce qui nous fait souffrir, nous ouvrir à un regard qui comprend le monde, nous redonner une langue qui permet de nommer ce que nous ressentons et pouvons ressentir.

23/11/2021, 08:17

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Ils ont tué Oppenheimer : Virginie Ollagnier raconte le “Doctor Atomic”

BONNES FEUILLES – Un roman intime et politique qui nous plonge au cœur de la guerre froide et dans la pensée complexe du père de la bombe. Robert Oppenheimer aimait les femmes, courser les trains au volant de sa puissante voiture, affronter les tempêtes à la barre de son bateau et galoper sur les chemins du Nouveau-Mexique. Par-dessus tout, il aimait la physique car elle réveillait en lui le philosophe, le poète. 

23/11/2021, 08:00

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Sapiens, tome 2 : la puissance de la fiction

« Sapiens », le brillant essai fleuve de Yuval Noah Harari, ce best seller mondial qui raconte sous un jour nouveau l'histoire de l'Humanité, prend à nouveau d'assaut les tables des librairies dix ans après sa première parution en hébreu, en bande dessinée cette fois. Le deuxième tome, toujours aussi réussi, met en lumière les mécanismes qui ont permis aux homos sapiens de s'établir, de coopérer et, petit à petit, de faire société à grande échelle, notamment grâce au recours à des fictions collectives comme l'argent, les divinités ou les empires. Un récit en cases et en bulles qui, comme l'Homo Sapiens il y a 70000 ans, part à la conquête du monde entier.

22/11/2021, 11:51

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Daft Punk, Pikachu ou Greta Thunberg : le grand retour de Clotaire se déguise

BONNES FEUILLES – Roi incontesté du déguisement en tous genres, Clotaire revient dans une nouvelle édition, pour un défilé de personnages toujours plus surprenants ! Un album, paru originellement chez Autrement jeunesse en 2014, toujours dès 3 ans, mais que l'on retrouvera réédité en janvier prochain.

22/11/2021, 08:40

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Braconniers, d’Alessandro Cinquegrani : “Le chant d’une vie consumée”

Pour cette nouvelle année, les éditions do publiera Braconniers d’Alessandro Cinquegrani, traduit de l’italien par Laura Brignon. Plongé dans une représentation allégorique de l’histoire de l’Italie, le lecteur découvre des personnages tourmentés par la mort de leur fils dans des conditions mystérieuses, qui les laissent dans une souffrance — presque — inexprimable. 

22/11/2021, 08:15

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Le latin ? Un droit pour tous : un vivifiant plaidoyer 

Le latin ? Une langue ancienne, une langue morte, devenue inutile dans notre monde contemporain, diront certains. C’est pour répondre à ces mauvaises langues qui s’égarent dans une vision étriquée du savoir que Marie-Pierre Delaygue-Masson a décidé de prendre la plume. Son court essai intitulé Le latin ? Un droit pour tous ! vient d’être publié par la nouvelle maison d’édition l’autreface créée en 2020.

22/11/2021, 07:30

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Dragon Ball, Astérix et un Goncourt : les 200 meilleures ventes (semaine 45)

La potion magique continue de faire son effet, mais après avoir dépassé le million d’exemplaires en quelques semaines, Astérix et son Griffon perdent un peu leur souffle. Tout en gardant la première place des ventes. Assez logiquement, le Prix Goncourt décerné à Mohamed Mbougar Sarr, permet à son livre, avec 86.595 exemplaires, de prendre la seconde. Et à sa suite, San Goku et ses amis se glissent à la 3e place : le T.15 de Dragon Ball Super affiche 21.770 ventes, star de la semaine.

19/11/2021, 11:33

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Enki Bilal : A l'intérieur de l'artiste

Alors qu’une exposition Picasso, l’étranger s’est installée au Musée de l’histoire de l’immigration depuis le 4 novembre, le maître espagnol fait le même jour l’actualité éditoriale. Les éditions Points ressortent dans leur collection Beaux livres le texte d’Enki Bilal, paru d’abord aux éditions Stock. Connu pour ses BD devenus cultes et son style si particulier, Enki Bilal propose ici une déambulation onirique et nocturne dans le Musée Picasso. Une nuit où l’on croise le maître espagnol, mais également son illustre compatriote qui le précéda, Francisco de Goya, la photographe et compagne du peintre des Demoiselles d’Avignon, Dora Maar, ou encore le Minotaure..

17/11/2021, 09:36

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Rodolphe Tosi, Le voltigeur de la République

C’est un témoignage particulièrement poignant qu’à recueilli notre confrère, le journaliste et critique Jean-Luc Favre Reymond — celui du résistant de la première heure, dénommé Rodolphe Tosi, âgé aujourd’hui de 94 ans passé, et vivant en Savoie. Né en 1926 à Modane en Maurienne, zone frontalière avec l’Italie, il est issu d’une famille d’immigrés italiens, comme beaucoup de ressortissants à cette époque venus chercher un emploi en France. 

16/11/2021, 16:37

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Écriture et sexisme : “Ils n’adopteront jamais une femme auteur à mérite égal”

La collection « Les Plumées », des éditions Talents hauts, destinée à donner une nouvelle vie à des textes d'autrices oubliés ou négligés par l'histoire littéraire, accueille le 25 novembre prochain La femme auteur, roman écrit en 1802 par Félicité de Genlis. Auteure de quelque 140 ouvrages, elle encourage les femmes, dans ce roman, à prendre la plume.

16/11/2021, 15:58

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La nuit tombée sur nos âmes : souvenirs du G8 de Gênes, en 2001 

Été 2001 ! Convergent vers Gênes (Genova, la magnifique cité méditerranéenne aux églises somptueuses, aux ruelles étroites, aux palais magnifiques) des catégories de gens bien différentes...

15/11/2021, 15:47

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La jeune femme au luth, de Vermeer au coeur du thriller de Katharine Weber

Patricia Dolan est, certes, d’origine irlandaise, mais bien américaine depuis l’émigration de sa famille de l’autre côté de l’Atlantique pour tenter d’échapper à la pauvreté qui s’abattait sur les Irlandais avec autant d’assiduité que les pluies venues de l’ouest sur la terre d’Irlande. Pourtant Patricia a quitté son passionnant travail à la bibliothèque de la Frick Collection, célèbre musée d’art de New York, pour un congé sans solde, sans durée prédéfinie et sans explication très claire à son père Pete, pour venir s’installer pour une durée indéterminée dans un cottage isolé, au bord de l’Océan, à quelque distance d’un village irlandais où sa famille perd ses origines.

15/11/2021, 15:11

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Potiki : en Nouvelle-Zélande, mythes et difficiles réalités

Roimata a épousé Henri parce que l’amour les avait déjà unis alors qu’ils n’étaient que des enfants. Il avait accompagné leur enfance jusqu’au jour où Roimata a dû partir pour aller étudier, ailleurs, dans un pensionnat où son père, déjà veuf, juste avant de mourir, l’avait inscrite. Et le jour où elle a pu et décidé de revenir, des années après, elle n’a prévenu personne de son retour, préférant retrouver seule le chemin qui la ramenait vers la maison où elle savait que Henri et sa famille lui feraient bon accueil.

12/11/2021, 15:55

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Chainsaw Man 11 : coup de poing final

Le 11e et dernier tome de la première partie de la série phénomène est là. Préparez vos yeux pour des larmes et des doubles pages flamboyantes, et votre âme pour un déchirement final. L'espace de 192 pages, vous êtes entre les mains de Fujimoto-sensei.

12/11/2021, 15:24

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La Perle : Anne-Margot Ramstein et Matthias Aregui aux somptueuses compositions

Une perle, extraite d'un coquillage immergé aux abords d'une plage exotique, est offerte par un jeune garçon à une petite fille. Amoureusement, celle-ci s'en fait une bague qu'elle tend devant elle, pleine d'admiration avant de la déposer sur une table et d'aller se coucher. Dans la nuit arrive un oiseau qui vole le bijou. La perle passera ainsi de mains en mains pour vivre un véritable périple. 

12/11/2021, 15:09

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Contes et nouvelles de mon pays de Jean-Yves Carlen 

Ces contes et nouvelles proposent une lecture originale et parfois décalée de la région du Rhin supérieur où tout lecteur pourra percevoir à travers ses singularités propres, certains thèmes universels qui façonnent la condition humaine. 

12/11/2021, 13:11

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1 million d'exemplaires pour Astérix : les 200 meilleures ventes (semaine 44)

Une fois de plus, les irréductibles Gaulois monopolisent l’attention : 1,005 million d’exemplaires vendus, avec la première place absolue… S’en suit le prix Goncourt de Mohamed Mbougar Sarr, qui accumule 39.500 ventes. La troisième place revient à Le jeune acteur (T.1) : aventures de Vincent Lacoste au cinéma, de Riad Sattouf (17.146 exemplaires). Et voilà comment tout se déroule…

12/11/2021, 10:24

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La femmes qui a tué des poissons : Clarice Lispector en conteuse

BONNES FEUILLES – Après avoir publié en 2004 La vie intime de Laura suivi du Mystère du lapin pensant, les éditions des femmes-Antoinette Fouque présentent une nouvelle édition de ces deux contes, réunis en un volume auquel viennent s’ajouter deux titres : une nouvelle traduction de La femme qui a tué les poissons (Ramsay, 1990 et Seuil, 1997) et un conte inédit en français et publié pour la première fois, Comme si c’était vrai. Ce recueil est illustré par l’artiste graveuse Julia Chausson. 

10/11/2021, 11:53