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Les Ensablés - "Le monde infernal de Branwell Brontë" de Daphné Du Maurier

ROMAN ÉTRANGER – Chers lecteurs, Les Ensablés seront bientôt en vacances et ne reparaîtront que le dimanche 9 septembre, avec de nouvelles découvertes. En attendant, je veux vous parler aujourd’hui de l’excellent livre de Daphné Du Maurier (paru en 1960) que vient de rééditer la Table Ronde (collection Petit Quai Voltaire, 14 Euros). 

Le 05/08/2018 à 09:00 par Les ensablés

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05/08/2018 à 09:00

Les ensablés

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Il ne s’agit pas d’une fiction, mais d’une biographie, écrite comme un roman, sur un ensablé lui aussi, un « raté ensablé anglais » plus exactement, Branwell Brontë, frère oublié des trois sœurs Brontë, Charlotte, Emily et Anne, fameux auteurs de Jane Eyre, Les Hauts-de-Hurlevent et La locataire de Wildfell Hall

Branwell Brontë a laissé derrière lui une œuvre immense, des débuts de romans, des chroniques, des récits et des centaines de poèmes, jamais publiés. Pour une fois, intéressons-nous donc à un pan d’histoire littéraire anglaise, et non française. Après tout, nous sommes bientôt en vacances, et ce livre comblera ceux qui aiment les landes anglaises et les destins tragiques.

Par Hervé Bel

Branwell mourut jeune, comme beaucoup d’Ensablés, à l’âge de 31 ans en 1848, suivi de peu par ses sœurs Emily, puis Anne et enfin Charlotte, en 1855. Le père, le révérend Brontë, ayant survécu à ses enfants et à sa femme, se retrouva seul et vécut jusqu’en 1861 dans son presbytère de Harworth, petit village perdu dans les landes du Yorkshire, pays venteux et nu que les lecteurs retrouvent dans les Hauts-de-Hurlevent.

À quoi tient la destinée ? Pourquoi certains réussissent-ils, et d’autre pas ? Pendant la lecture du livre de Du Maurier, je n’ai pas cessé de me poser cette question à propos de Branwell.

Il avait tous les talents. Sensible, il savait peindre et envisagea un moment d’en faire sa profession. Débordant d’imagination, il aimait la littérature. Très jeune, il commença à écrire, ayant inventé le royaume d’Angria, territoire qu’il situait en Afrique de l’Ouest. Son héros, celui qu’il aurait bien voulu être, s’appelait Alexandre Percy. Il lui fit vivre toutes les aventures, guerrières ou amoureuses, qu’il n’eut jamais. Très vite, ses sœurs, et surtout Charlotte, s’associèrent à lui pour écrire cette fantaisie qui se poursuivit longtemps.

C’était le secret de la fratrie. Chaque jour, nourris des ragots du village, des récits que l’on faisait des nobles de l’endroit, ils transformaient cette matière ingrate en histoires fantastiques. Veuf inconsolable, esprit ouvert, le père Brontë n’était pas trop regardant et leur laissait une grande liberté. Qu’on imagine le presbytère de briques, aux croisées blanches, dans ce petit village où rien de saillant ne se passait, et ces quatre enfants passant leur temps dans la salle d’étude, à rêver. Puis, qu’il fît beau ou mauvais, ils allaient marcher dans la lande.

Si triste, si romantique aussi. Tous les quatre lisaient plus qu’il ne faut. La lecture est dangereuse pour les enfants isolés et timides. Tellement timides. Pour les faire parler, le père leur prêtait un masque pour que, le visage caché, ils pussent parler plus librement.

Mais il y avait aussi la tante, la sœur de leur mère morte très tôt. D’après Du Maurier, c’était une brave femme que j’imagine avec le caractère de la tante Pegotty, une des héroïnes de David Copperfield. Elle fut longtemps un appui pour la petite famille.

Branwell était le dieu de son père et de ses sœurs. Tous étaient convaincus qu’il serait un grand artiste. Peut-être cela lui donna-t-il de mauvaises habitudes ? À l’adolescence, il peignit, des portraits surtout. Il en reste peu. Le plus célèbre est celui de ses trois sœurs et de lui-même. Il se représente près d’Emily. Du moins est-ce ce qu’on suppose, car il a fini par s’effacer lui-même, conséquence logique de l’autodestruction à laquelle il se livra quand il lui fut certain qu’il était un raté.

D’ailleurs, s’étant présenté à la Royal Academy, il eut sa première désillusion : il fut refusé.

Mais il était encore plein d’espoir. À l’époque, le Blackwood était une revue célèbre qui publiait des poèmes lugubres et des nouvelles qui ne l’étaient pas moins. Branwell, reprenant les chroniques d’Angria, en envoya quelques extraits. Le magazine ne lui répondit même pas, et ce fut sans doute, pour le jeune homme, le premier coup d’épée fatal.

Dans cette vie où il ne se passait rien, il entra par désœuvrement dans la franc-maçonnerie, croyant y découvrir des secrets admirables. Ce qui fut l’occasion pour lui de se lier avec quelques personnes. Puis il fréquenta les pubs, aimant la compagnie des artisans et... du punch. Jeune encore, il commit des excès, d’abord invisibles puis de plus en plus violents. Ayant renoncé à être portraitiste, refusé par Blackwood, il commençait à souffrir, tandis que ses sœurs devenaient gouvernante ou enseignante, allaient dans le vaste monde discipliner leur fantaisie acquise auprès de leur frère. Ce fut ce qui les sauva peut-être. L’inspiration est une chose en littérature, mais la discipline est essentielle.

Lui, Branwell restait toujours au presbytère près de son père devenant aveugle. Branwell était maladivement sensible. En lisant sa prose, on songe aux personnages torturés d’Edgar Poe. Il avait les ailes de géant du poète, mais il ne savait pas voler. Il était trop dissipé, trop enclin à se contempler, à discourir, à impressionner des amis facilement impressionnables. Et tout cela se passait dans les landes battues par le vent, rarement ensoleillées, du moins l’imagine-t-on. Daphné Du Maurier sait parfaitement décrire cette ambiance sinistre, elle qui a écrit Rebecca, autre Jane Eyre d’ailleurs, aimant profondément un homme sombre et riche qui ressemble à Rochester.

Comme il fallait enfin gagner sa vie, il lui fallut accepter un emploi. Il devint chef de gare, ce qui le condamnait d’avance à l’échec. Il buvait trop, il rêvait trop, il noircissait trop de pages : il fut renvoyé à son presbytère, retrouvant son père de plus en plus déçu. Or, il adorait son père, et comprenant sa déception, il n’en devenait que plus désolant, par réaction.

Il sembla un moment que l’avenir s’éclaircissait. Ayant été recrutée pour s’occuper des deux filles de riches anglais, les Robinson, sa sœur Anne sut convaincre son employeur de prendre Branwell pour précepteur de leur fils. Branwell aimait les enfants. Peut-être que s’il avait été père, le destin eut été plus clément ? Pendant quelque temps, il donna satisfaction. Sauf qu’il se retrouvait dans sa chambre et là continuait à écrire des poèmes, des récits, à mille lieues de la petite vie qu’il menait. L’écart était trop grand. La situation était intenable. Soit la réalité triomphait, soit c’était la fantasmagorie, et c’est bien elle qui gagna.

Il fut licencié du jour au lendemain. On ne sait pas trop pourquoi. Il semble que son intempérance ait éclaté au grand jour alors qu’il se retrouvait seul avec le fils Robinson. Il revint au foyer paternel pour n’en plus partir. Pour justifier son renvoi, il raconta qu’un amour entre lui et l’épouse de Sir Robinson s’était noué et que le mari avait tout découvert. Il fut si précis qu’on le crut. Et lui, déjà tellement perdu dans le rêve, fut convaincu lui-même de sa passion. Jusqu’à la fin de sa vie, il a couvert des pages et des pages pour raconter cet amour merveilleux qu’il aurait connu auprès de la sage dame Robinson, laquelle ne répondit jamais à ses messages.

Il ne bougeait pas de sa chambre. Ses sœurs ne le supportaient plus. Il n’arrêtait pas de boire, il consommait du laudanum acheté grâce à la générosité de ses amis, et dormait la plupart du temps, s’imaginant être le héros qu’il avait inventé, Percy, un homme grand, lui qui était petit ; fort, lui qui était faible. Quand il descendait dans la salle d’étude, il voyait Anne, Charlotte, et Emily plongées dans la rédaction de leurs romans bientôt célèbres. Autrefois, ils se disaient tout. Maintenant, il y avait le silence entre elles et lui. Elles ne lui pardonnaient pas de les avoir déçues et de rendre leur père malheureux.

Elles ne dirent pas à Branwell, peut-être par pitié aussi, qu’elles avaient envoyé leurs manuscrits aux éditeurs.

Puis il tomba malade. C’était ce qui pouvait lui arriver de mieux. Son talent avait disparu. Ses écrits étaient devenus médiocres, mais parti dans son rêve, pour se consoler, il se disait ignoré. Il mourut, dit son permis d’inhumer, d’une bronchite. Ses sœurs n’allaient pas tarder à le rejoindre, mais du moins elles étaient devenues de vraies écrivaines.

Branwell aurait pu sans doute être aussi un grand écrivain. Il lui manqua la volonté, cette capacité de dominer sa sensibilité pour en extraire le suc... Dieu sait pourquoi. Il a écrit ce poème qui promettait. Depuis Poe, Baudelaire et Bram Stoker sont passés par là... Mais quand même, c’est très beau.

Heureux sont les morts, ne les plains pas,

Car si leur vie est achevée, leur tâche l’est aussi,

Et désirs et douleurs ne les tourmentent plus;

Jamais, sur leur couche terrestre, ils ne connurent

Ce profond sommeil sans rêve qu’est le leur;

Dans les tombeaux creusés sur la rive inconnue

Dont les ténèbres et le Silence scellent les portes;

Détourne d’eux ta tête penchée

et plains le mort vivant — dont l’âme s’est enfuie —

Déserté par la vie, dédaigné par la mort,

Lui pour qui le Ciel est vide au-delà des nuées,

Lui que jamais n’illumine une lueur d’Espoir,

LUI, la proie de ce ver qui le ronge...

De la mort INEXORABLE, des ténèbres de la tombe.

Voilà l’histoire de Branwell. Si vous voulez vous délecter de cette ambiance morbide et romantique, alors lisez le récit de Daphné du Maurier. Peut-être alors, étendus sous le soleil brûlant de Provence, éprouverez-vous des frissons et la froidure du vent du Yorkshire ? Par ce temps de canicule, ce serait bien.

On se retrouve en septembre.

Daphné Du Maurier, trad. Jane Fillon – Le monde infernal de Branwell Brontë – La table ronde – 9782710385981 – 14 €

Daphne du Maurier trad. Jane Fillion Editions de La Table Ronde
Le monde infernal de Branwell Brontë
24/05/2018 352 pages 14,00 €
Scannez le code barre 9782710385981
9782710385981
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4 Commentaires

 

SMF

06/08/2018 à 11:11

Un peu d'effort au niveau de la relecture, je vous prie. Les coquilles, ça arrive, mais confondre Anne (Brontë) et Agnès (Grey, je suppose, héroïne de son roman) à deux reprises, c'est un peu juste.

Team ActuaLitté

06/08/2018 à 11:48

Bonjour. Au temps pour nous, c'est modifié...
Nos excuses à Anne ainsi rebaptisée également ;-)

Patrick Mermoud

07/08/2018 à 21:24

Bonnes vacances Hervé

Tarpan

09/08/2018 à 09:31

Paragraphe 2, ligne 7 : "matière" ingrate je suppose
Merci pour cette belle invitation. Je ne connaissais pas du tout ce livre de DDM dont j'ai lu à peu près tout jusqu'ici !

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Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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En votre intime conviction : Clémentine Thiébault, à l'heure du verdict

BONNES FEUILLES – Un jour de novembre, Clémentine Thiebault reçoit un courrier orné de l'en-tête comminatoire du parquet de la Cour d'appel d'Aix en Provence. Elle a été désignée par le sort pour accomplir les fonctions de juré à la cession de la Cour d'Assises du département des Bouches du Rhône. Voici son histoire.

30/11/2021, 15:50

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Craig Johnson : Dry Bones, plutôt T-bone ou T-Rex ? 

C’est complètement par hasard que Jennifer Watt, accompagnée de son dogue du Tibet, avait découvert, dans une grotte du Lone Elk Ranch, ce qui allait s’avérer être une découverte sensationnelle, extraordinaire même, pendant que Dave Baumann, le directeur du High Plains Dinosaur Museum, s’acharnait à remplacer une roue de son vieux Land Rover, crevée alors qu’ils sillonnaient les terres de l’immense ranch dans une quête jusque là restée infructueuse.

30/11/2021, 12:43

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BONNES FEUILLES – « Je rêve. Je suis connu dans le monde entier sous le nom de Jan De Vaart, écrivain né à Middelbourg, de père inconnu et de mère incertaine. Mais pour l’instant, au village, tout le monde m’appelle Paul. Paul De Vaart, et je n’ai rien d’un rêveur. Je sais ce que je veux. »

30/11/2021, 07:34

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Nous sommes l'incendie : l'Amérique brisée de Steph Cha

BONNES FEUILLES – Sous les palmiers, les flammes. Los Angeles, 1991. Tandis que la ville brûle sous le feu de la contestation et des émeutes, la sœur de Shawn Matthews se fait tuer sous ses yeux. Son crime ? Être noire. Depuis, l’injustice pèse sur les épaules de Shawn. 

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Langue Morte, d'Hector Mathis : quand ressuscite le passé

Langue Morte sera le nouveau roman d’Hector Mathis qui dépeint avec une tendresse acide la difficulté de grandir dans un monde désenchanté, gris, où les rapports humains ne connaissent ni empathie, ni complaisance. Loin de K.O. (2018) ou Carnaval (2020), ses précédents romans, Langue Morte offre au lecteur un roman sur la vie doté d’une écriture poétique et musicale avec une percutante ironie, qui exprime les contrastes entre les grandes villes et leurs banlieues et surtout le monde actuel occidental.

 

30/11/2021, 06:34

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Anouk Lejczyk : Felis Silvestris, sa soeur

BONNES FEUILLES - Elle porte une cagoule pour faire comme les autres et se protéger du froid. Du haut de sa cabane, ou les pieds sur terre, elle contribue à la vie collective et commence à se sentir mieux. Mais Felis ignore que c’est sa soeur qui la fait exister – ou bien est-ce le contraire ? 

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L’Ours ou le nature writing post-apocalyptique

C’est un étonnant petit roman que nous proposent les éditions Globe cet automne. L’Ours est avant tout un roman post-apocalyptique qui commence par ces mots : « Les deux derniers étaient une fille et son père… » Cette fille et son père, donc, qui ne seront pas nommés de tout le roman – mais à quoi bon nommer quand il n’y a plus ni autre femme ni autre homme ? – semblent être les deux derniers humains sur terre. Par Laurence Baulande.

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Le codex, de Simon de Thuillières : voyage à l'ère médiévale 

Durant le premier confinement, fameux temps de suspension pour nombre de français, Simon de Thuillières a réalisé des images dans lesquelles il représente des œuvres populaires suivant des conventions esthétiques caractéristiques de l’époque médiévale. L’auteur postait alors régulièrement ses images sur des réseaux sociaux et connu un tel succès qu’il les a regroupées dans ce recueil déjanté. 

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Boubou en était sûr : la déconfusion des sentiments

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BONNES FEUILLES – Une partie de pêche sur un fleuve peuplé de raies géantes. Le grand roman de la nature tropicale où rêve et réalité se confondent dans la torpeur fluviale. Une Carson McCullers latina au sommet de sa forme. 

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Blake et Mortimer, By Jove ! : les 200 meilleures ventes (semaine 46)

Solidement accroché à son rocher, Astérix persiste et signe : 1,12 million d’exemplaires, soit près de 60.000 de plus que la semaine passée… Pas si fou pour l’irréductible Gaulois. Il est suivi par le Goncourt, à 125.000 exemplaires, et Blake et Mortimer, évidemment, qui pour sa première semaine de vente passe joyeusement les 24.000 unités. Enfin, solidarité oblige, le collectif 13 à table 2022 occupe la 4e place des meilleures ventes de la semaine. Juste devant Ken Follett, à 26.000 ventes !

26/11/2021, 10:17

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Vous haïssez vos voisins ? Attendez de voir Ceux d’à côté, de M.T. Edvardsson 

BONNES FEUILLES – À Köpinge, petite localité résidentielle proprette de Suède, tout le monde se connaît, et l’entraide entre voisins fait office de loi. Du moins, en apparence. Car Micke et Bianca Andersson, qui ont quitté Stockholm pour élever leurs deux enfants dans le calme de la petite ville, découvrent rapidement que leur voisinage est loin d’être aussi idyllique que prévu.

 

26/11/2021, 08:00

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Quand il fait triste Bertha chante : Rodney Saint-Éloi, de la mère au fils

« Ce récit est, à mes yeux, l’hommage le plus émouvant rendu à une mère depuis le Livre de ma mère d’Albert Cohen », écrit Alain Mabanckou. Dans ce récit admirablement écrit, l’auteur rend hommage à sa mère, Bertha. Cette grande dame noire à l’énergie et à la générosité exemplaires, « amoureuse de l’amour », vient de mourir. Rodney, son fils aîné, raconte l’enfance bleue au pays natal, leur chemin d’exil, elle à New York, lui à Montréal.

26/11/2021, 07:12

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Patrice Leconte et Vincent Lacoste : la BD fait son cinéma

Fort de ses succès en librairie, Riad Sattouf lance une nouvelle série, dans laquelle il raconte le parcours de Vincent Lacoste, jeune étoile du cinéma français. Au même moment, Joub et Nicoby retracent les aventures cinématographiques atypiques de Patrice Leconte, l'un des rares réalisateurs à être parvenu pendant plusieurs décennies à alterner films à grand succès et projets plus personnels. Ces deux albums BD dévoilent les coulisses des tournages, les complications de production et les joies de la création cinématographique. Des cases qui donnent des envies de salles obscures.

25/11/2021, 16:19

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Asphalte, de Matthieu Zaccagna : courir à perdre la vie ?

BONNES FEUILLES – À 17 ans, Victor fuit un quotidien d’une violence absolue. Sans argent, sans liens, sans but, sans aide de quiconque, il court dans Paris jusqu’à l’anéantissement, la souffrance. Il fera des rencontres, se mettra à l’épreuve, défiera sans cesse la mort pour se réapproprier son corps et son passé. 

25/11/2021, 07:35

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David Lelait-Helo : Je suis la maman du bourreau, Prier Dieu, se vouer au Diable

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25/11/2021, 07:12

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Un projet inédit de Max Ernst et René Crevel en librairie

Ce 26 novembre, les éditions Prairial publient Monsieur Couteau, mademoiselle Fourchette, la traduction inédite de Mr. Knife Miss Fork, rareté de bibliophile parue en 1931 et vendue, par souscription, à 250 exemplaires. Ce bel ouvrage réunit Max Ernst et René Crevel autour d'un projet surréaliste.

24/11/2021, 16:08

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15 aphorismes insoucieux et désenchantés, par Françoise Sagan

Les éditions Julliard ont sorti en ce mois de novembre un recueil de plus de 230 aphorismes et pensées de Françoise Sagan sélectionnés par son fils, Denis Westhoff. L’occasion d’en faire une petite sélection pour pénétrer son univers désinvolte et mélancolique. Des aphorismes sur l'amour, l'argent, le jeu, la gloire, le bonheur ou encore la mort. Autant de traits d'esprit exprimant sa modernité et sa liberté, comme une approche radicale contre l’esprit de sérieux.

24/11/2021, 14:08

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Lenka Horňáková-Civade : Un regard bleu, quand Rembrandt rencontre Comenius

BONNES FEUILLES – Amsterdam, 1656. Alors que Rembrandt voit ses créanciers vider sa maison, il croise le regard bleu d’un inconnu dans la foule qui immédiatement capte son attention. Cet homme, Comenius, est un philosophe et pédagogue tchèque qui, chassé par la guerre, a été contraint de quitter son pays. La rencontre passionnante, au XVIIe siècle, entre deux génies attachants et modernes.

24/11/2021, 08:05

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David Joy : Nos vies en flammes, plus qu'un combat, une révolte

BONNES FEUILLES – Retraité depuis quelques années du service des forêts, Ray Mathis mène une vie solitaire dans sa ferme des Appalaches. Il attend sans vraiment attendre que son fils Ricky vienne le rejoindre. Mais celui-ci a d’autres préoccupations – se procurer sa dose quotidienne de drogue, par exemple...

24/11/2021, 07:30

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À la découverte de Zahhak, la légende du roi serpent, livre pop-up d'exception

Zahhak, fils du roi de Perse, séduit par le Démon, assassine son père et s’approprie le trône. Constamment menacé et intrigué par deux serpents lovés autour de ses épaules, il se lance dans une conquête dévastatrice et agrandit considérablement son royaume, imposant sa cruauté aux peuples opprimés. Il règne ainsi mille ans, jusqu’à ce qu’un oracle lui prédise sa chute prochaine sous le bras armé du jeune Fereydoun.

23/11/2021, 11:08

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Revenir à toi : Léonor de Récondo, meutrissures et abandon

Magdalena sort tout juste du cabinet de sa dermatologue lorsque son téléphone sonne : un rappel de sa messagerie sur laquelle Adèle, son agente, lui a laissé un message ! Encore engluée dans ses réflexions à propos des soins qu’elle vient de subir et qui sont, pourtant, sans conséquence, elle peine à entendre le sens des mots qu’Adèle a laissé pour elle : la trace de sa mère a enfin été retrouvée ! Après une disparition pendant trente ans. Sans aucune nouvelle. Sans aucune information. Seulement « partie » selon son père et ses grands parents ! Retrouvée !

23/11/2021, 10:38

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Le Syndrome du golem : Mikael Hirsch revisite Frankenstein

BONNES FEUILLES – Bizarrement, c’est moins le golem éponyme, le seul, l’unique, modelé à coups de pouce rageur, et dans une épaisse argile, par le rabbin pragois Judas Lœw Ben Bezalel, qu’évoque le formidable roman de Mikaël Hirsch, que la créature de Frankenstein, colosse couturé et titubant fait de bric charnel et de broc osseux. 

23/11/2021, 08:42

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Johanne : Graciano, sur des traces peu connues de Jeanne d'Arc

BONNES FEUILLES – Le premier roman de Marc Graciano avait failli s’intituler Anarchie dans la montagne. Celui qui nous vient aujourd’hui aurait pu tout autant s’intituler Liberté dans les forêts. Sans cesse déployé, et mûri par un écrivain parvenu à sa plénitude, c’est toujours le même enjeu, et toute la grâce de Graciano : nous soigner de ce qui nous fait souffrir, nous ouvrir à un regard qui comprend le monde, nous redonner une langue qui permet de nommer ce que nous ressentons et pouvons ressentir.

23/11/2021, 08:17

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Ils ont tué Oppenheimer : Virginie Ollagnier raconte le “Doctor Atomic”

BONNES FEUILLES – Un roman intime et politique qui nous plonge au cœur de la guerre froide et dans la pensée complexe du père de la bombe. Robert Oppenheimer aimait les femmes, courser les trains au volant de sa puissante voiture, affronter les tempêtes à la barre de son bateau et galoper sur les chemins du Nouveau-Mexique. Par-dessus tout, il aimait la physique car elle réveillait en lui le philosophe, le poète. 

23/11/2021, 08:00

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Sapiens, tome 2 : la puissance de la fiction

« Sapiens », le brillant essai fleuve de Yuval Noah Harari, ce best seller mondial qui raconte sous un jour nouveau l'histoire de l'Humanité, prend à nouveau d'assaut les tables des librairies dix ans après sa première parution en hébreu, en bande dessinée cette fois. Le deuxième tome, toujours aussi réussi, met en lumière les mécanismes qui ont permis aux homos sapiens de s'établir, de coopérer et, petit à petit, de faire société à grande échelle, notamment grâce au recours à des fictions collectives comme l'argent, les divinités ou les empires. Un récit en cases et en bulles qui, comme l'Homo Sapiens il y a 70000 ans, part à la conquête du monde entier.

22/11/2021, 11:51

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Daft Punk, Pikachu ou Greta Thunberg : le grand retour de Clotaire se déguise

BONNES FEUILLES – Roi incontesté du déguisement en tous genres, Clotaire revient dans une nouvelle édition, pour un défilé de personnages toujours plus surprenants ! Un album, paru originellement chez Autrement jeunesse en 2014, toujours dès 3 ans, mais que l'on retrouvera réédité en janvier prochain.

22/11/2021, 08:40

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Braconniers, d’Alessandro Cinquegrani : “Le chant d’une vie consumée”

Pour cette nouvelle année, les éditions do publiera Braconniers d’Alessandro Cinquegrani, traduit de l’italien par Laura Brignon. Plongé dans une représentation allégorique de l’histoire de l’Italie, le lecteur découvre des personnages tourmentés par la mort de leur fils dans des conditions mystérieuses, qui les laissent dans une souffrance — presque — inexprimable. 

22/11/2021, 08:15

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Le latin ? Un droit pour tous : un vivifiant plaidoyer 

Le latin ? Une langue ancienne, une langue morte, devenue inutile dans notre monde contemporain, diront certains. C’est pour répondre à ces mauvaises langues qui s’égarent dans une vision étriquée du savoir que Marie-Pierre Delaygue-Masson a décidé de prendre la plume. Son court essai intitulé Le latin ? Un droit pour tous ! vient d’être publié par la nouvelle maison d’édition l’autreface créée en 2020.

22/11/2021, 07:30

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Dragon Ball, Astérix et un Goncourt : les 200 meilleures ventes (semaine 45)

La potion magique continue de faire son effet, mais après avoir dépassé le million d’exemplaires en quelques semaines, Astérix et son Griffon perdent un peu leur souffle. Tout en gardant la première place des ventes. Assez logiquement, le Prix Goncourt décerné à Mohamed Mbougar Sarr, permet à son livre, avec 86.595 exemplaires, de prendre la seconde. Et à sa suite, San Goku et ses amis se glissent à la 3e place : le T.15 de Dragon Ball Super affiche 21.770 ventes, star de la semaine.

19/11/2021, 11:33

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Enki Bilal : A l'intérieur de l'artiste

Alors qu’une exposition Picasso, l’étranger s’est installée au Musée de l’histoire de l’immigration depuis le 4 novembre, le maître espagnol fait le même jour l’actualité éditoriale. Les éditions Points ressortent dans leur collection Beaux livres le texte d’Enki Bilal, paru d’abord aux éditions Stock. Connu pour ses BD devenus cultes et son style si particulier, Enki Bilal propose ici une déambulation onirique et nocturne dans le Musée Picasso. Une nuit où l’on croise le maître espagnol, mais également son illustre compatriote qui le précéda, Francisco de Goya, la photographe et compagne du peintre des Demoiselles d’Avignon, Dora Maar, ou encore le Minotaure..

17/11/2021, 09:36

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Rodolphe Tosi, Le voltigeur de la République

C’est un témoignage particulièrement poignant qu’à recueilli notre confrère, le journaliste et critique Jean-Luc Favre Reymond — celui du résistant de la première heure, dénommé Rodolphe Tosi, âgé aujourd’hui de 94 ans passé, et vivant en Savoie. Né en 1926 à Modane en Maurienne, zone frontalière avec l’Italie, il est issu d’une famille d’immigrés italiens, comme beaucoup de ressortissants à cette époque venus chercher un emploi en France. 

16/11/2021, 16:37

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Écriture et sexisme : “Ils n’adopteront jamais une femme auteur à mérite égal”

La collection « Les Plumées », des éditions Talents hauts, destinée à donner une nouvelle vie à des textes d'autrices oubliés ou négligés par l'histoire littéraire, accueille le 25 novembre prochain La femme auteur, roman écrit en 1802 par Félicité de Genlis. Auteure de quelque 140 ouvrages, elle encourage les femmes, dans ce roman, à prendre la plume.

16/11/2021, 15:58

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La nuit tombée sur nos âmes : souvenirs du G8 de Gênes, en 2001 

Été 2001 ! Convergent vers Gênes (Genova, la magnifique cité méditerranéenne aux églises somptueuses, aux ruelles étroites, aux palais magnifiques) des catégories de gens bien différentes...

15/11/2021, 15:47

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La jeune femme au luth, de Vermeer au coeur du thriller de Katharine Weber

Patricia Dolan est, certes, d’origine irlandaise, mais bien américaine depuis l’émigration de sa famille de l’autre côté de l’Atlantique pour tenter d’échapper à la pauvreté qui s’abattait sur les Irlandais avec autant d’assiduité que les pluies venues de l’ouest sur la terre d’Irlande. Pourtant Patricia a quitté son passionnant travail à la bibliothèque de la Frick Collection, célèbre musée d’art de New York, pour un congé sans solde, sans durée prédéfinie et sans explication très claire à son père Pete, pour venir s’installer pour une durée indéterminée dans un cottage isolé, au bord de l’Océan, à quelque distance d’un village irlandais où sa famille perd ses origines.

15/11/2021, 15:11

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Potiki : en Nouvelle-Zélande, mythes et difficiles réalités

Roimata a épousé Henri parce que l’amour les avait déjà unis alors qu’ils n’étaient que des enfants. Il avait accompagné leur enfance jusqu’au jour où Roimata a dû partir pour aller étudier, ailleurs, dans un pensionnat où son père, déjà veuf, juste avant de mourir, l’avait inscrite. Et le jour où elle a pu et décidé de revenir, des années après, elle n’a prévenu personne de son retour, préférant retrouver seule le chemin qui la ramenait vers la maison où elle savait que Henri et sa famille lui feraient bon accueil.

12/11/2021, 15:55