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Gilles Paris : qui est vraiment mademoiselle Belle Kaplan ?

Rentreelitteraire23 - Ce 7 septembre, l’écrivain et attaché de presse Gilles Paris publie son 7e roman adulte, Les 7 vies de mademoiselle Belle Kaplan, jackpot ! Qui est cette vedette du 7e art aussi fascinante que mystérieuse ? Qui sait qu’elle porte actuellement son sixième masque, et qu’elle est rongée par un passé qui se refuse à partir…

Le 06/09/2023 à 15:07 par Hocine Bouhadjera

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06/09/2023 à 15:07

Hocine Bouhadjera

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Elle doit en effet protéger un secret mis en péril par des lettres anonymes qui la menacent de tout révéler… Alors qu'elle est à deux doigts de concrétiser son ultime aspiration : réaliser un film à Hollywood avec des acteurs de renom. En parallèle, l'amour de sa vie refait surface, menaçant également de chambouler son futur...

Gilles Paris a embrassé de nombreuses carrières, du journalisme à l'édition, avant de devenir attaché de presse indépendant. Il publie son premier roman en 1991, Papa et maman sont morts, et depuis plusieurs autres textes - fiction adulte, jeunesse et nouvelle -, dont Autobiographie d'une Courgette, best-seller paru en 2002 et notamment adapté au cinéma en 2016 par Claude Barras.

Une autre adaptation, théâtrale cette fois-ci de l'ouvrage, Courgette, est en ce moment à l'affiche du Théâtre Tristan Bernard à Paris.

ActuaLitté : Quel a été le processus qui a amené à la naissance des 7 vies de mademoiselle Belle Kaplan ?

Gilles Paris : Le roman est né au moment du confinement. Autant l’édition ne s’en est pas trop mal sortie, avec notamment les librairies qui ont été jugées non essentielles, puis essentielles, autant le cinéma était vraiment dans le trou. On n’allait tout simplement plus voir de films en salle. A alors commencé à germer dans mon esprit une histoire cinématographique. C’était ma manière à moi de résister à cette période, à ce qu’on y disait : trouver un récit qui soit à la fois incroyablement romanesque, et qui se passe dans le milieu du 7e art.

J’ai d’abord rédigé une version chorale, où chaque personnage s’exprimait — l’agent, l’assistant, le frère… – et pas seulement Belle Kaplan. Et puis, une fois terminé, je me suis rendu compte que c’était elle qu’on avait envie d’entendre, donc j’ai réécrit en totalité le livre. Ça m’a pris du temps… Deux ans de travail, avant de le rendre à mon éditeur Plon.

Je fais en vérité toujours plusieurs versions du texte : par exemple pour Le vertige des falaises, qui est paru en 2017 chez Plon, j’en avais réalisé 17 au total. Je suis un peu excessif, Belle Kaplan sur les bords, dans le sens de perfectionniste. Après, il y a plein de choses qui m’échappent et que l’éditeur me signale, et c’est ça qui est intéressant.

Qui est cette Belle Kaplan justement ?

Gilles Paris : Belle Kaplan, c’est une actrice qui est devenue star en un seul film, ce qui est assez peu courant. Une véritable vedette, dont on ignore tout de la vie. À L’époque des réseaux sociaux, ça paraît presque impossible. Il faut imaginer une comédienne qui arriverait, mais dont on ne saurait rien : ni où elle est née, ni si elle a une famille, des frères, des sœurs… Ni encore ce qu’elle aime C’est quelqu’un qui est en permanence sous le contrôle, qui veut tout diriger, mais dans une existence, c’est évidemment irréalisable.

Si elle n’a pas de réseaux sociaux, pas de portable, ce n’est pas seulement pour se protéger des médias à qui elle ne donne pas d’interviews, mais pour une raison qu’on va découvrir peu à peu dans le roman. Elle est en fait un mixte de beaucoup d’artistes françaises et américaines, comme la chanteuse Mylène Farmer, qui a toujours été assez douée pour préserver sa vie. Ou une sorte de mélange d'Isabelle Adjani, de Nicole Kidman et de Sharon Stone.

Elle est enfin assez distante avec son public et ses fans. Elle se décrit comme si elle était au théâtre, aveuglée par l’éclairage, et qu’elle ne voyait pas les gens dans la salle.

Elle est très belle, avec un grand succès (égérie de Dior), froide, calculatrice (« j’ai toujours su dompter les hommes »), sans attache.

Gilles Paris : Moi qui suis attaché de presse depuis bientôt quarante ans, elle est le reflet de beaucoup de personnalités que j’ai défendu au cours de toutes ces années. Les gens qui ont du talent ont souvent un ego assez fort, sauf qu’à mon époque, pas si lointaine, ce n’était pas grave tout ça. On s’habituait aux caprices, aux orgueils des uns et des autres.

Aujourd’hui, on résume une personne en expliquant qu’elle est sympa, pas sympa, sous prétexte qu’elle vous dit bonjour, qu’elle reste correcte à votre égard. J’en ai connu qui étaient absolument extraordinaires, et avec un ego incroyable, notamment une grande star avec qui j’ai travaillé pendant plus d’une dizaine d’années.

Comme pour Belle Kaplan, elle ne voulait pas que je m’approche trop près de lui. Il ne fallait pas que je m’assoie à ses côtés… Tout ça m’est resté en tête parce que c’est quelqu’un que j’aime profondément. Je n’en ai pas pris ombrage. C’était un peu surprenant au début, et puis je m’y suis fait, comme la plupart des attitudes en marge ou originales que pouvait avoir cette personne, et que d’autres ont eues. Ce sont des anticonformistes en dernière analyse.

Gilles Paris © Didier Gaillard-Hohlweg.
Gilles Paris © Didier Gaillard-Hohlweg.

Belle Kaplan est par ailleurs une femme indépendante.

Gilles Paris : Elle ne peut être qu’indépendante, vu sa nature et ses choix. Elle est la seule décisionnaire clairement. Par ailleurs, dans la vie d’une manière générale, quel que soit le métier qu’on fasse, et, quelle que soit l’occupation qu’on a, l’indépendance donne une forme de liberté, mais aussi d’assurance.

Je l’ai acquise par exemple en étant indépendant : même salarié dans une entreprise, même quand je dirigeais le service de presse des éditions Plon ou JC Lattès, j’étais presque une entité à part au sein de la maison. C’est dans ma nature d’être comme ça. Non de faire tout ce que je voulais, mais j’arrivais à garder cette autonomie et cette latitude.

J’ai su en cet instant que je devais rejoindre le rang de ces guerrières, farouches et intraitables. Je me suis juré de n’être moi-même qu’avec Pierre, et une amazone envers tous les autres, quels que soient leur sexe et leur rang.

Belle Kaplan aime les hommes et les femmes, mais elle ne se donne pas réellement à eux, elle se retient. Il y a toujours quelque chose qui fait qu’elle ne s’abandonne pas. Elle ne capitule qu’avec Pierre, qui est son amour de jeunesse, et quand elle fait l’amour avec lui la première fois, c'est un des seuls moments où on la voit se donner totalement.

On découvre assez vite dans le roman qu’elle a notamment donné son corps en tant qu'escort girl, qui n’est pas censée avoir de sentiments envers les partenaires avec lesquels elles ont des échanges.

Belle Kaplan a beaucoup changé de forme dans sa vie : elle a d’ailleurs commencé rousse, comme Mylène Farmer…

Gilles Paris : Elle a été rousse, brune, elle a même des lentilles qui permettent de changer de couleurs d’yeux. Elle est par ailleurs passée par la chirurgie esthétique. Elle est méconnaissable et surtout, on n’arrive pas à lui donner d’âge. Elle porte des gants, comme la plupart des actrices qui ne souhaitent pas qu’on identifie leur âge. On sera à la fin quel est son véritable âge, et qu’on se trompe réellement sur celui-ci, et dans le bon sens pour elle…

Elle aura 7 identités, mais au départ, elle ne connaît ni ses parents ni son premier nom.

Gilles Paris : Elle en veut à Dieu de lui avoir ôté son identité de départ. Tout est dans le titre finalement, et d’ailleurs, j’ai eu beaucoup de mal à le trouver pour ce roman. D’habitude, je les rencontre facilement, et là, ça a mis beaucoup de temps. Il m’est apparu assez juste, parce qu’elle est vraiment passée d’une vie à une autre à chaque fois.

Comme si elle tournait la page, elle traversait un couloir et qu’elle passait une porte. Tout ce qui vient d’avant reste derrière elle. Elle renaît à chaque fois, et à sa manière.

La vie paraît si dure quand on est privée de famille à peine sortie d’un ventre dont on ignore tout. Ne reste que la colère sourde qui s’atténue avec les années. 

Aujourd’hui, ce n’est pas très difficile de changer d’identité, d’avoir de nouveaux papiers, contrairement à ce qu’on pense communément. Il faut prendre des voies qui ne sont pas forcément légales, mais ce n’est pas si compliqué. Sur le plan basique, si votre prénom ne vous plaît pas, vous avez la possibilité de pouvoir le remplacer. J’ai toujours trouvé fascinant les personnes qui étaient capables de se créer une nouvelle identité, de se fondre ou de disparaître littéralement de la surface de la Terre. J’ai connu des gens comme ça.

Belle Kaplan explique un moment donné que les spectateurs qui viennent regarder le film, elle les a peut-être eus entre ses bras d’une certaine manière, mais ils ne la reconnaîtront pas du fait de ses changements physiques. Ils vont simplement penser : tiens cette fille à l’écran, elle me dit quelque chose… Donc, quelque part elle a gagné, car elle a réussi à se métamorphoser, au prix de beaucoup d’efforts et de  sacrifices. Elle sait ce que c’est puisqu’elle en a fait toute son existence.

Gilles Paris (c) Didier Gaillard-Hohlweg.
Gilles Paris © Didier Gaillard-Hohlweg.

Sa vie d’actrice n’en est qu’une parmi les sept.

Gilles Paris : Elle veut devenir actrice, et elle va s’arranger pour que ça se fasse. Elle se servira d’ailleurs de ses clients pour accéder au succès. Elle devient une star malgré elle néanmoins. Son premier film, États généraux, qui relate la relation ambiguë de Marie-Antoinette et de la duchesse de Polignac, avérée historiquement, est une production à petit budget avec des comédiens inconnus, et pourtant, c’est un énorme carton au box-office.

Le projet va la révéler, sauf qu’on va découvrir à ce moment-là qu’il n’y a pas une ligne, pas un mot, sur elle dans le dossier de presse : on ne sait absolument rien d’elle… Ce qui va évidemment affoler les médias.

Belle Kaplan pose un regard virulent sur la presse et les journalistes…

Gilles Paris : Il s’explique par le comportement des médias, qui agiraient ainsi face à toute personne qui refuserait systématiquement d’être interviewée. Ça les agacerait très profondément, et ils finiraient par écrire des choses sur elle qui ne sont pas justes. Ses fans, à un moment donné, débarquent dans une rédaction qui est allée un peu loin, et détruisent les ordinateurs par solidarité envers elle…

J’ai défendu beaucoup de personnalités qui ont des avis assez tranchés sur les médias : ils veulent bien faire telle interview, mais pas telle autre. Ils veulent bien tel journal, mais pas celui d’à côté. Ils veulent pouvoir relire les entretiens, ce qui se fait de moins en moins dans les médias. À une époque c’était beaucoup plus fréquent, mais maintenant c’est très difficile de demander à un journal de pouvoir relire un papier.

Une personnalité dont tout le monde parle, à la une de l’actualité, qui refuse toutes les interviews, ou qui comme Mylène Farmer, si la question est trop intime, sait qu’elle peut créer un silence pour affoler la régie, va se faire des ennemis. Belle Kaplan est assez forte parce qu’elle ne lit pas les médias et ce qu’on dit d’elle. Elle sait qu’il y a des centaines de faux profils qui ont circulé sur les réseaux sociaux, mais n’en a regardé aucun.

Elle est d’ailleurs encore plus dure que ça, puisqu’elle explique dès le départ qu’elle n’a pas du tout l’intention, pour la promotion d’un film, de supporter le défilé des journalistes qu’elle identifie comme des écrivains éphémères. Elle a un rapport avec la presse, qui, me semble-t-il, n’est pas antinomique avec ce que peuvent penser la plupart des gens qui ont un statut, et qui les mettent dans ce genre de relation avec les médias.

Elle est également  tout le temps en représentation.

Gilles Paris : Oui, mais surtout, elle a des crises de panique, ce qui la révèle réellement, l’humanise un peu, parce que franchement, on peut la détester au départ cette Belle Kaplan. On peut se dire : c’est vraiment une emmerdeuse, elle veut tout contrôler etc. Et en fait, quand elle commence à avoir ses crises d’angoisse, elle se rend compte qu’elle ne peut pas tout gérer.

Au fur et à mesure qu’on va découvrir son passé sulfureux, elle en devient plus attachante je trouve. Au départ c’est une femme assez sèche, pas sympathique, plutôt odieuse avec ceux qui travaillent autour d’elle, un peu méprisante. Les gens ne sont pas toujours ce qu’il paraissait être.

Il y a un nombre important de références à l’Hollywood classique. Est-ce que vous vous êtes appuyé sur son canevas romanesque bien connu pour cet ouvrage ?

Gilles Paris : Il y a de ça, et chez Belle Kaplan, il y a une forme de mimétisme. Elle s’appuie sur les films qu’elle a vus et revus, pour adopter les attitudes d’Audrey Hepburn dans Vacances romaines, Gene Tierney etc. Elle s’en sert pour prendre des poses dans la vie. Ce qui brouille beaucoup les pistes, et elle en joue, séduit.

Elle a aussi quelque chose qui vient du passé, de l’époque où elle volait dans les rues de Montréal : elle adorait se parer de tout ce qu’elle avait dérobé. Elle amoncelait notamment les bracelets sur ses bras, et il y a plusieurs scènes où elle, puisqu’elle continue à en porter autant, s’imagine être Rita Hayworth dans Gilda. C’est très symbolique par rapport à son histoire et à la représentation qu’elle veut donner d’elle.

Gilles Paris.
Gilles Paris.

En mettant en regard les années 50 et aujourd’hui, vous dressez finalement un portrait en creux de notre époque.

Gilles Paris : Ce qui m’amuse, c’est qu’il est aujourd’hui très difficile de passer à travers les mailles des réseaux sociaux. Beaucoup d’écrivains n’en ont pas et on connaît beaucoup d’acteurs non plus, mais si vous allez sur l’instagram de Nicole Kidman ou de Reese Witherspoon par exemple, vous avez plein de choses extrêmement personnelles de ses comédiens et comédiennes qui sont dévoilées.

Ça donne une forme de proximité avec ces personnalités, et ça leur enlève une aura de mystère. Ce que les acteurs et actrices des années cinquante avaient, à mes yeux, beaucoup plus.

Peut-on alors parler de dégradation de la figure de la star ?

Gilles Paris : Je propose plutôt un constat. Les époques évoluent, changent, pour le mieux, pour le pire. Tout est une question de point de vue et par quel bout on prend les choses. Belle Kaplan n’a pas de réseaux sociaux de toute façon, elle s’y refuse. Elle n’a pas de portable.

Elle se sert parfois d’un téléphone que son assistante lui procure, un jetable, et elle prend soin à chaque fois d’effacer l’historique, ce qui montre qu’elle a une sorte d’obsession sur sa propre disparition. Aucune écrivaine aujourd’hui, aucune actrice, n’irai jusqu’à cet extrême.

C’est par ailleurs un roman de cinéphile, je me trompe ?

Gilles Paris : Oui, et j’aime beaucoup les années 50 sur le plan cinématographique, mais aussi sur le plan littéraire par exemple. C’est une époque particulièrement élégante, raffinée. Je dirais que c’est une des périodes les plus romanesques qui soient, et moi j’apprécie tout spécialement ce qui est romanesque en général.

Dès qu’on parle d’élégance, on a tendance à se référer aux années cinquante. 2023 n’est pas une période élégante, par exemple, elle est plutôt complexe dans tous les sens du terme. Il faut savoir se protéger du chaos du monde, c’est pour ça que j’invente des histoires, à chaque fois très différentes les unes des autres. C’est comme, au fond, une résistance à l’époque.

Je veux m’éloigner d'une actualité redondante et exaspérante, et quand je crée des histoires, je suis écrivain, je m’organise du temps, de l’espace : des week-ends quand je ne suis pas en promotion, des temps de vacances, des semaines où je m’enfuis, et je ne fais qu’écrire.

L'histoire douloureuse et cachée de Belle Kaplan est aussi celle de son « frère d’armes ».

Gilles Paris : Elle est à la recherche de son frère, Ben, qui n’est pas vraiment son frère. Simplement ils ont été élevés ensemble dans un orphelinat, qui existe réellement à Montréal. Elle a une obsession vis-à-vis de lui, parce qu’il lui a fait beaucoup de bien quand elle était enfant. Il a veillé sur elle, s’est beaucoup occupé d’elle, l’a ouvert un peu.

C’était une gamine renfrognée, désobéissante, colérique, pas facile, et lui la calmait, la tempérait. Elle garde ce souvenir, mais lui n’a pas du tout ce souvenir d’elle, comme on le découvrira dans le livre…

Il est devenu un homme relativement instable : il est marié à un autre homme, avec qui ils ont adopté trois enfants, et avec qui il vit en Floride. Il a quitté cet homme et s’est remarié avec une Madrilène, qui a déjà une fille… Les raisons de son instabilité émotionnelle sont révélées petit à petit dans le roman.

La partie dans le passé se déroule en effet au Québec. Pourquoi avoir choisi de situer ces moments dans cette partie du monde ?

Gilles Paris : Je connais bien le Canada. J’ai une sœur chanteuse qui y a vécu pendant trente ans. Je suis souvent allé la voir et j’ai toujours adoré ces paysages, enneigés ou ensoleillés selon les époques. Toute cette partie des Cantons de l'Est qui sont absolument féériques. J’avais très envie de parler du magnifique quartier d’Outremont, que pas mal de scènes se déroulent dans ce coin de Montréal.

Et puis il fallait qu’on ne devine pas son passé, qu’elle soit née à l’étranger. Née en France, on aurait tout su d’une manière ou d’une autre, tandis qu’aussi loin, il y a des barrières.

Sans dévoiler l'épilogue du roman, sa septième vie sera-t-elle sa dernière ?

Gilles Paris : Elle a à peu près réuni tout ce qu’elle voulait, tout ce qui lui manquait, parce que c’est une femme qui, à force de contrôler les choses, a non seulement perdu cet amour de jeunesse, mais en même temps toutes les raisons de vivre : si on n’aime pas dans une vie, il manquera toujours quelque chose...

Sa septième existence sera relativement normale, mais au sujet de savoir si ce sera la dernière, la question reste ouverte. Il n’y a pas de fin : le lecteur peut imaginer la suite comme il l’entend.

À chacun de décider devant une conclusion ouverte. Je souhaite offrir une forme d’échappatoire.

 

Les 7 vies de mademoiselle Belle Kaplan sort ce 7 septembre, et ci-dessous, un extrait de l'ouvrage pour donner envie d'en découvrir plus :

Crédits photo  : Gilles Paris © Didier Gaillard-Hohlweg

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

DOSSIER - Rentrée littéraire 2023 : découvertes et coups de cœurs

Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com

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Les 7 vies de Mlle Belle Kaplan

Gilles Paris

Paru le 07/09/2023

224 pages

Plon

19,90 €

Le bal des cendres

Gilles Paris

Paru le 07/04/2022

291 pages

Plon

19,00 €

Autobiographie d'une courgette

Gilles Paris

Paru le 05/03/2003

254 pages

J'ai lu

5,80 €

Certains coeurs lâchent pour trois fois rien

Gilles Paris

Paru le 27/01/2021

221 pages

Flammarion

19,00 €

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Première moitié du XIXème siècle… Fils d’une tenancière de bordel, l’aventurier viennois Redo Hauptsammer débarque dans l’austère commune de Szonden, bourgade imaginaire située dans le détroit de l’Oder, en Prusse orientale. Par Étienne Ruhaud.

14/01/2026, 11:48

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Simon de Jocas : “Être éditeur, c’est aller à la rencontre de l’autre”

Il y a des transmissions qui ressemblent à des bilans. Or celle de Simon de Jocas, ancien président des Éditions Les 400 coups, tient plutôt du déplacement : quitter la barre sans quitter la route. Au moment où l’on voudrait l’installer dans une « après-vie » paisible, il rectifie le récit, d’un ton ferme et souriant. « Quand on me demande si je prends ma retraite, je dis non, ce n’est pas prendre ma retraite. »

14/01/2026, 09:33

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À Marseille, des livres de montagne et de nature pensés pour les enfants

À Marseille, les Éditions du Chemin des Crêtes ont longtemps raconté l’aventure aux adultes, sacs au dos, baudriers serrés et récits plein la tête. Randonnée, escalade, parapente, course à pied : la maison a bâti son identité autour du plein air et de celles et ceux qui l’arpentent. Aujourd’hui, le regard se décale, à hauteur d’enfant.

 

13/01/2026, 10:00

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Livre jeunesse : ”Les enfants aiment rêver, mais ils aiment aussi comprendre”

Les Éditions Quanto ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire éditoriale avec le lancement d’une collection jeunesse, conçue comme une extension naturelle de leur travail autour de la transmission des savoirs. Portée par une approche exigeante, attentive au langage et à la narration, cette collection entend s’adresser aux enfants sans les infantiliser, tout en créant un espace de lecture partagé entre générations.

12/01/2026, 14:26

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Basile Panurgias : “Un bon livre est un livre dont on oublie le genre”

Auteur d’une grosse dizaine de romans depuis 1992, célébré par Arnaud Viviant ou Frédéric Beigbeder (entre autres), Basile Panurgias revient à ses origines familiales, pour évoquer Athènes à travers un nouvel opus percutant, publié par les soins des éditions Séguier : Le Roman de Vassilis. On y suit un génie du backgammon, architecte franco-grec, accusé, à tort, d’être responsable du décès de sa femme, s’exiler sur ses terres ancestrales, pour y retrouver sa mère, ex-star de la télévision hellène. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.  

30/12/2025, 11:15

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“Le nom de l’éditeur ne suffit plus” : acheter des livres, à l’ère des milliardaires

Face à la concentration croissante de l’édition, l’application Quisbn ? ambitionne de rendre visibles des liens de propriété largement méconnus du public. En scannant un ISBN, elle permet d’identifier les groupes auxquels appartiennent les maisons d’édition, au moment même de l’achat. Fondé sur le croisement de sources publiques et une veille contributive, l’outil entend démocratiser l’accès à des données économiques complexes et nourrir une compréhension plus éclairée du monde du livre.

26/12/2025, 10:18

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“Économiquement, la vente en librairie ne suffit pas”

À première vue, on croit connaître le livre de photographie : des photos - logique -, un « beau livre », un objet qu’on feuillette. Mais il n’est ni un simple album, ni une exposition mise en pages, ni une illustration chic d’un texte. C’est un récit, un langage à part entière - et c’est précisément parce qu’il reste méconnu, parfois mal identifié, que l'association France PhotoBook inaugure une Journée de sensibilisation au livre de photographie, le jeudi 22 janvier 2026 à Amiens, de 9h30 à 17h30.

23/12/2025, 17:32

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“La première règle du Knight Club, c'est de s'approprier les croisades” Arthur de Pins

Parti guilleret de son atelier à Bastille, Arthur de Pins nous attendait devant l’Institut du Monde Arabe. On s’était promis de parcourir ensemble la bibliothèque et les ouvrages médiévaux, parler de l’art de la forge au XIIIe siècle, dans le Royaume d’Israël… et ce n’était que l’apéritif. Une immersion complète pour aborder son dernier livre Knight club, un roman graphique entre tempête de sable et vis comica

23/12/2025, 11:04

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Emmanuel Khérad : “La mobilisation du public me donne une responsabilité”

Après l’arrêt brutal de La Librairie francophone, Emmanuel Khérad retrouve l’antenne avec Le Club francophone, un nouveau programme culturel diffusé sur TVMonaco et YouTube. Télévision, production indépendante, jeunesse, lecteurs, libraires et francophonie : l’animateur et producteur revient sur la genèse du projet, et ses ambitions pour l'année à venir.

22/12/2025, 18:01

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Après les agressions, Paris crée un dispositif d’intervention rapide pour les librairies

Après plusieurs semaines de polémique, le Conseil de Paris a finalement adopté l’aide municipale destinée aux librairies indépendantes. Nicolas Bonnet-Oulaldj, adjoint à la maire de Paris chargé du commerce, de l’artisanat et des professions culturelles, revient pour ActuaLitté sur les enjeux de ce vote, les usages concrets de la subvention et les tensions politiques qui ont traversé le dossier.

18/12/2025, 18:26

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Amin, un enfumage algérien

C’est une histoire qui se passe à Alger et dans ses alentours, mais elle se déroule également ailleurs, dans d’innombrables pays. En somme, c’est une histoire ancienne, elle change simplement de visages, de géographies, de configurations, de scènes et d’acteurs. 

17/12/2025, 14:32

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“La poésie n’a pas à servir à quoi que ce soit” : entretien avec Julien Boutreux

Au milieu des années 2010, Julien Boutreux créé une revue toute noire, carrée, illustrée et sobre à la fois, quelque peu mystérieuse et délibérément confidentielle. Intitulé Chats de Mars, en référence à François Rabelais, le périodique tourangeau diffuse alors des voix plus ou moins nouvelles du champ poétique, avec toutefois une exigence de lisibilité. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

17/12/2025, 10:49

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“Sans livres, pas de liseuse” : la vision de Marius Sobczak (inkBOOK) sur l’avenir de la lecture numérique

Quand Marius Sobczak évoque la lecture numérique, il le fait avec le calme de ceux qui ont vu passer plusieurs cycles. Son histoire avec la liseuse commence tôt, très tôt même. « On a vendu la première liseuse en Europe en même temps qu’Amazon a vendu la sienne », rappelle-t-il. Depuis, le marché s’est transformé en profondeur. Les usages ont évolué, les acteurs se sont raréfiés, et les certitudes d’hier ont souvent volé en éclats.

16/12/2025, 16:09

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Witi Ihimaera : “La France est plus grande que vous ne le pensez“

Witi Ihimaera nous raconte sa littérature comme une affaire de noms, de transmission… et de détournement. Il remonte avec nous à ce moment où, avec l’arrivée des missionnaires en Nouvelle-Zélande, « ils ne pouvaient pas dire « Ihimaera »… » et cherchent une approximation : « Qu’est-ce qui sonne comme “Smiler” ? Alors on t’appellera Pop Smiler. »

15/12/2025, 17:35

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“Ce sont des travailleurs“ : Soumya Bourouaha revient sur la protection sociale des créateurs

Dans le rapport de la mission flash remis le 26 novembre dernier, les députées Soumya Bourouaha (Seine-Saint-Denis, 4ᵉ circonscription) et Camille Galliard-Minier défendent l’idée de rattacher les artistes-auteurs à l’Unédic afin de leur ouvrir l’accès au chômage. La proposition de loi dite de « continuité de revenus » souligne en effet que ces créateurs connaissent, comme d’autres professions déjà couvertes, des périodes de creux involontaires. 

11/12/2025, 16:09

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”La Sacem ne défend pas d’autres intérêts que ceux de ses membres”

ActuaLitté révèle, dans un article, l'activité de lobbying menée par la Sacem contre la proposition de loi sur la continuité de revenus des artistes-auteurs : la société de gestion de droits d'auteur y répond. Dans cet entretien, elle défend la légitimité de son intervention auprès des sénateurs et justifie ses prises de position. Elle affirme représenter au mieux les intérêts de ses membres face à une réforme jugée risquée pour le droit d’auteur. L’échange revient sur les critiques adressées à la PPL, la précarité des artistes-auteurs et le rôle de la gestion collective dans le secteur culturel.

11/12/2025, 11:26

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Éditions ZTL-ZéTooLu : une maison pour les enfants dyslexiques, mais pas que...

La dyslexie complique l’apprentissage de la lecture, mais des solutions existent pour accompagner les enfants comme les adultes. Sandra Todorovic, fondatrice de la maison d’édition ZTL-ZéTooLu, travaille depuis des années sur des ouvrages pensés pour faciliter la lecture. Elle évoque les différentes formes de dyslexie et l’apport de typographies adaptées. Dans cet entretien, elle raconte comment son parcours personnel nourrit son travail éditorial.

11/12/2025, 10:07

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Pour une politique commune du jeu en tant que pratique culturelle

Le domaine du jeu, qu'il soit de société ou vidéo, accueille aujourd'hui de nouveaux publics, et se trouve de plus en plus légitimé au sein des pratiques culturelles. Ludothèques et médiathèques le rendent plus accessible, tandis que les professionnels assurent une indispensable médiation. L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et l'Association des Ludothèques Françaises (ALF) appellent, dans un texte reproduit ci-dessous, à une politique publique ambitieuse pour affirmer la place du jeu dans les lieux culturels.

11/03/2026, 11:29

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Un Cultura à Forbach : “Pourquoi faire ?”

L'enseigne de produits culturels et créatifs Cultura pourrait s'inviter prochainement à Forbach, en Moselle, après la cession d'une parcelle à Valimmo, la société foncière du groupe. La Librairie-Pâtisserie Autonome, installée dans la ville depuis juillet 2025, interpelle les candidats à la mairie sur les conséquences d'une telle installation pour le tissu commercial du centre-ville. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, la tribune adressée par les libraires aux six candidats et candidates.

10/03/2026, 16:20

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15 minutes de lecture vaudront toujours mieux qu'une injonction à lire

Pourquoi la lecture résiste aux mots d’ordre ? Les politiques publiques ont toujours traqué la formule capable de faire lire. Campagnes nationales, prescriptions scolaires, slogans institutionnels : tous poursuivent le même objectif. Mais l’acte de lire résiste aux mots d’ordre.

10/03/2026, 10:16

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Jean-Yves Mollier : “Cette censure a entraîné une déformation complète de mon entretien”

Nous publions ci-dessous le texte d’un droit de réponse adressé le 2 mars 2026 au directeur de la publication du magazine Livres Hebdo par l’historien Jean-Yves Mollier, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay / Versailles-Saint-Quentin. Ce document a été transmis par l’intermédiaire de son conseil, Me Stephan Alamowitch, avocat à la Cour.  

09/03/2026, 14:06

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Auteurs autoédités : pourquoi Amazon ne suffit plus pour vivre de ses livres

Le numérique avait promis l’émancipation ; il a surtout dressé des péages partout. Derrière l’écran lisse, des auteurs comptent des pages lues, mendient une mise en avant, regardent filer la marge et le lecteur avec. Dans cette foire aux algorithmes, Thotario entre comme un démonteur de machine : pas pour repeindre la cage, mais pour rouvrir les issues et rendre aux créateurs un territoire qu’ils avaient cessé d’habiter. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

09/03/2026, 13:58

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Macron et Neruda : les conseils que le Nobel chilien aurait donnés au président

Alors comme ça, Emmanuel Macron aime poser avec des livres de la maison Gallimard – et plus particulièrement l'édition Quarto, Résider sur la terre. Œuvres choisies de Pablo Neruda ? invité dans les bureaux de l’Élysée : manuel de survie poétique pour un président en fin de cycle
 

07/03/2026, 08:00

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Le marché d'occasion numérique, un continent juridique encore inexploré

Le numérique culturel s’impose partout, mais un détail change tout : le marché secondaire demeure un désert juridique. Dans le livre comme dans le jeu vidéo, l’achat en ligne ressemble à une propriété. En réalité, il s’agit le plus souvent d’un droit d’usage personnel, encadré par des conditions générales. Je m’intéresse à cette faille depuis le jeu vidéo, mon premier terrain de culture. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

06/03/2026, 14:53

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Face au “modèle économique planétaire mortifère” d'Amazon, “unissons-nous”

L'épisode polémique autour du partenariat noué entre Amazon et le Festival du Livre de Paris, avec l'assentiment du Syndicat national de l'édition, laissera des traces dans la chaine du livre. Il témoigne d'une présence de plus en plus banalisée de la multinationale américaine au sein de cette dernière, un constat contre lequel le collectif lyonnais TENIR ! appelle à se mobiliser, dans une tribune.

06/03/2026, 10:50

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De la Mouffe à la Cartoucherie : l’histoire d’un théâtre radical

Dans un rêve survenu dans la nuit du 15 au 16 février 2026, un ancien interprète d’Artaud retourne au Théâtre de l’Épée de Bois, comme rappelé à une filiation souterraine. De la rue Mouffetard aux laboratoires des années 1960-1970, se dessine un théâtre-champ de bataille où l’ombre d’Artaud continue de travailler les corps et les lieux. Par Ilios Chailly.

05/03/2026, 17:22

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Jean-Claude Ceccarelli : quand la réalité se mêle à la fiction pour raconter l'Histoire

ActuaLitté ouvre ses colonnes à Jean-Claude Ceccarelli, qui revient sur son goût pour les récits mêlant faits historiques et imagination romanesque. À travers ses ouvrages consacrés à Paris et à la Renaissance italienne, il évoque sa manière de faire dialoguer réalité et fiction pour raconter l’Histoire.

05/03/2026, 15:34

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“Les pratiques d’Amazon fragilisent les librairies en France comme à l’étranger”

Suite à la polémique qu'a déclenchée la présence d'Amazon au Festival du livre de Paris, édition 2026, l’association internationale des libraires francophone (AILF) a fait parvenir à ActuaLitté un communiqué. Par ce texte, l'organisation se tient solidaire du Syndicat de la Librairie française dans la dénonciation du partenariat entre le Festival du Livre de Paris et Amazon. Leur texte est proposé dans son intégralité.

04/03/2026, 10:38

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Campagne et roman : la nouvelle vague du rural noir qui chamboule la littérature contemporaine

Ils sont irlandais, gallois, néerlandais, espagnols, belges, américains, français. Ils écrivent des polars, des sagas familiales, des romans d'apprentissage, des récits autofictionnels, des fables politiques. Leurs romans se passent dans des hameaux isolés du Cantal, des marécages de Virginie, des collines de Cumbrie, des plateaux du Jura, des forêts du Jura suisse, des montagnes de Corrèze. Ce qu'ils ont en commun, c'est de faire du monde rural le territoire central de leur fiction.

03/03/2026, 19:24

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Un maire peut-il interdire un livre ? Les bibliothécaires rappellent la loi

L’Association des bibliothécaires de France réaffirme que la censure n’a pas sa place en bibliothèque, à la suite de l’intervention d’un maire auprès d’une professionnelle pour empêcher l’acquisition d’un roman. S’appuyant sur le cadre légal, l’ABF rappelle que les collections doivent être pluralistes et exemptes de toute pression idéologique, politique ou religieuse. 

03/03/2026, 13:20

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Éditeurs, agences, organisations... Quels lobbys pour le secteur du livre ?

Lobbies, groupes de pression ou d'influence... Peu importe leur dénomination, ces entités tentent d'influencer le débat public, le vote des lois et la politique de l'État. Le secteur du livre, dont les logiques sont parfois industrielles, n'échappe pas à ce phénomène. Des données publiées par la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) permettent de dresser une carte du lobbying en 2024, avec une présence forte des éditeurs et des organismes de gestion collective.

02/03/2026, 16:19

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Amazon, Microsoft, Fnac-Darty... Les lobbys des multinationales à l'assaut du livre

En tant qu'industrie culturelle aux importants revenus, doublée d'une capacité d'influence non négligeable, le secteur du livre et son encadrement suscitent bien des convoitises. Quelques multinationales aux moyens conséquents n'hésitent pas à solliciter les représentants publics, afin d'influer sur les votes ou la politique générale. En 2024, Amazon et Fnac-Darty se sont montrés particulièrement offensifs...

02/03/2026, 16:18

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Lobbys et groupes de pression : une transparence insuffisante ?

Comme d'autres industries et secteurs culturels, le livre n'échappe pas aux pouvoirs de lobbies et groupes d'influence, qui informent les décisions publiques, mais tentent aussi de les orienter à leur profit. Afin d'encadrer ces pratiques et d'éviter des dérives dommageables pour la démocratie, quelques obligations existent, malgré tout très limitées.

02/03/2026, 16:18

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Perrette is The New Queen – et si la laitière avait toujours eu raison ?

Les occasions de rêver, sans arrière-pensée ni messages d’alerte subliminaux, devenant assez rares, j’ai pris comme une bouffée d’oxygène, en une sorte de flash réconfortant, l’image de Perrette et de son fameux pot au lait, rendue populaire par Jean de La Fontaine (Fables, Livre VII).

02/03/2026, 15:53

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Le tarot : un mystérieux et fascinant jeu de cartes…

À la fin du Moyen-Âge, dans les années 1430, un jeu somptueux fut créé pour le divertissement des riches aristocrates de l’Italie du Nord. Ses cartes magnifiques, enluminées et dorées à l’or fin, se répandent dans les cours italiennes. Et depuis lors, ce jeu, appelé « jeu des triomphes » puis « tarot », fascine les esprits…

02/03/2026, 11:43

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Trump bannit l’IA Claude : un scénario que John le Carré aurait reconnu

Le 27 février 2026, Donald Trump a ordonné à toute l'administration américaine de cesser d'utiliser l'IA d'Anthropic. Derrière la décision : une opération militaire au Venezuela, un garde-fou automatique, et un refus maintenu sous pression directe de la Maison-Blanche. John le Carré aurait reconnu cette histoire. Il l'avait déjà écrite.

01/03/2026, 10:02

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“Pourquoi je suis partie ? Une maison d’édition ne se construit pas avec des tableurs”

TÉMOIGNAGE - « OnlyFans ou le Bois de Boulogne. Ce sont là mes dernières options. Je suis éditrice. Voici mon histoire. Elle est authentique. » Épisode 9. Grand final. Oui, je respire encore. Il aura fallu des semaines de négociations pour aboutir. Je m'appelle Victoire. J'ai décidé de tout envoyer paître. Je vous annonce que je me casse, pour retrouver mon indépendance, dans un cadre respectueux et factuel.

27/02/2026, 16:57

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Fille de pute censuré : quand la fiction révèle les fractures du réel

Un maire refuse l’acquisition d’un roman dans une médiathèque municipale. Le livre : Fille de pute, de Swann Dupont. Les motifs avancés sont connus. Pas de règlement voté, donc pas d’achats, considère le maire. Et puis, n'oublions pas la protection des mineurs, donc l'impérieuse prudence. D'ailleurs, le titre du livre lui-même, voyez-vous... même sans lire le bouquin, pas besoin d'aller trop loin. Pourtant, la lecture de ce récit fait assez mal à la réalité. 

25/02/2026, 16:43

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Parenthèses à Hong Kong : une librairie dédiée aux rencontres et à la langue française

Il existe, en plein centre de Hong Kong, une librairie française - mais il serait plus juste de dire francophone - nichée dans le quartier animé de Sheung Wan, au beau milieu des gratte-ciel, des tramways grinçants - que l’on appelle ici ding-ding - et du flux continu des passants.

24/02/2026, 17:25

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Municipales 2026 : les archivistes interpellent les futurs maires

À l’approche des élections municipales de mars 2026, l’Association des archivistes français (AAF) intensifie son plaidoyer. L’organisation lance un appel national aux maires sortants candidats à leur réélection ainsi qu’à l’ensemble des futur·es candidat·es, les invitant à s’engager formellement en faveur d’une gestion rigoureuse des archives communales et intercommunales.

24/02/2026, 14:48

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Fille de pute, victime de la censure : un maire peut-il interdire un roman en médiathèque ?

Qu’une médiathèque de l’Orne reçoive des conseils du maire, quant aux ouvrages qui ont droit de cité ou non dans les étagères, voici qui étonne. Le titre du récit que Swann Dupont a publié chez Istya & Cie, peut-être – Fille de pute –, mais l’argument serait court. Dans une longue tribune, l’autrice détaille cette étonnante situation et combien l’interventionnisme de l’édile va à l’encontre du sens commun – pour ne pas dire, du bien commun.

23/02/2026, 16:43

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Retraites d’auteurs : “Un dispositif créé pour ne pas fonctionner” que l’État a laissé pourrir

Cette tribune naît d’une plongée dans le scandale Agessa, de ces mois passés à s’enliser dans un marécage administratif où chaque démarche enfonce davantage. Derrière les formulaires, les silences et les réponses dilatoires, se dessine un système qui exige des victimes qu’elles financent leur propre réparation. Ce récit d'Henri Fellner expose les rouages d’un piège institutionnel, ses acteurs, ses complicités et les forces qui s’acharnent à maintenir les auteurs hors du droit commun. 

23/02/2026, 12:02

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Pas de cartes postales : “Mon premier livre vendu, c’était une biographie du Che”

Sur le quai de l’Hôtel de Ville, Pierre est assis avec son camarade Maxime. L'ancien libraire et chineur invétéré nous présente ses « outils » : des textes « utiles », des archives de luttes, des classiques qui reviennent, des fonds devenus introuvables ou presque - et surtout, des ponts.

20/02/2026, 18:22

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Les documentalistes territoriaux, un “rôle fondamental” dans la vie publique

À l'heure de la remise en cause de la fiabilité des informations par les intelligences artificielles génératives, de la post-vérité et d'une réduction drastique des dépenses publiques, les documentalistes territoriaux et leurs services sont menacés. L'association des spécialistes de l'information-documentation, Interdoc, appelle dans une tribune à maintenir les moyens et missions des documentalistes, et qualifie leur rôle dans la vie publique de « fondamental ».

19/02/2026, 11:25

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Spectacle vivant : l’intersyndicale annonce une crise “d’une gravité exceptionnelle“

Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu, l’intersyndicale du spectacle vivant public alerte sur une crise d’une « gravité exceptionnelle ». Les organisations dénoncent les effets de la loi de finances, l’effondrement des financements territoriaux et les menaces pesant sur l’intermittence. 

17/02/2026, 12:40

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Witold Gombrowicz, l’ennemi radical des identités figées

Dans cet article, Charles Garatynski relit l’œuvre de Witold Gombrowicz comme une entreprise radicale de déstabilisation des identités, des rôles et des formes sociales. De Ferdydurke à Cosmos, l’écrivain polonais apparaît comme un penseur de l’inauthenticité, pour qui la littérature devient un espace de résistance contre les assignations culturelles, nationales et symboliques.  

09/02/2026, 16:33

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Livres jeunesse : la classification proposée par le RN, “fausse bonne idée”

Le député d'extrême droite Julien Guibert (Nièvre, Rassemblement national) a déposé à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à instaurer un système de classification par âge des ouvrages destinés aux jeunes et aux adolescents. Une initiative accueillie fraîchement par pratiquement toutes les professions du secteur : l'Association des bibliothécaires de France ajoute en effet ses propres arguments pour écarter l'idée, dans une tribune reproduite ci-dessous en intégralité.

09/02/2026, 10:13

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L’Amérique au bord du précipice : pourquoi la culture renversera Donald Trump

L’Amérique tangue, ivre de sa propre légende, coincée entre les néons sales du pouvoir brut et les fantômes électriques de Ginsberg qui hurlent encore sur l’asphalte. Dans le cockpit, un milliardaire enragé joue avec les boutons rouges comme un enfant trop riche dans un magasin d’armes. Pourtant, sous la tôle froissée, le moteur démocratique gronde. Les poètes, les musiciens, les libraires, les profs, les types fatigués qui votent sans illusions tiennent encore la ligne. Ce texte parle d’une chute possible. Mais surtout d’une résistance culturelle qui mord, qui encaisse, qui refuse de plier. Par Mathias de Breyne.

06/02/2026, 14:08

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“Norma Jeane Baker était une femme. Marilyn Monroe était un mythe”

De la découverte sidérante de la mort de Marilyn Monroe à l’enquête intime sur Norma Jeane Baker, ce Daniel Charneux retrace ici une fascination née dans l’enfance et devenue projet littéraire. Entre mémoire personnelle, immersion dans les archives, films et biographies, et réflexion sur l’identité, l’auteur traque la femme derrière l’icône. Une plongée sensible dans la fracture entre mythe hollywoodien, violence médiatique et destin humain brisé. Il publie ce 5 février I'm not M.M. chez Arléa.

04/02/2026, 09:00

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Derrière la perquisition de Violette and Co, une “procédure absurde”

La perquisition de la librairie parisienne Violette and Co, le 7 janvier dernier, pour la vente d'un livre de coloriage sur la Palestine, a largement choqué le monde du livre. L'intervention policière paraît en effet disproportionnée, pour un titre qu'il était alors légal de proposer au public et qui a depuis fait l'objet d'un avis défavorable d'une commission très critiquée, au fonctionnement opaque... L'Observatoire de liberté de création réitère son appel à une réforme de l'encadrement des publications jeunesse, dans un courrier à trois ministres reproduit ci-dessous.

03/02/2026, 11:05

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Traductions automatisées : un modèle “indigne” chez Harlequin

Le monde feutré de la romance industrielle craque sous le bruit sec des algorithmes. Harlequin confie ses traductions à une IA générative, sous contrat avec Fluent Planet, reléguant les traducteurs humains au rôle de réparateurs sous-payés de phrases-machines. Tarifs écrasés, post-édition déguisée, clause de silence imposée : dans une tribune, le SNAC dénonce une fuite en avant où l’innovation sert d’alibi à la casse sociale et au contournement du droit d’auteur.

31/01/2026, 10:05

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“Une création à deux vitesses” : le Off d’Avignon alerte sur la réforme des aides à l’emploi

Dans une lettre ouverte adressée à la ministre de la Culture Rachida Dati, l’association Avignon Festival & Compagnies dénonce le nouveau décret modifiant le FONPEPS, le fonds public de soutien à l’emploi dans le spectacle vivant. En cause : la réforme du dispositif APAJ, une aide destinée à soutenir l’emploi des artistes dans les spectacles joués dans des salles de petite jauge, là où les recettes de billetterie sont insuffisantes pour couvrir les coûts salariaux. 

28/01/2026, 18:03

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E-commerce et librairies indépendantes : et si un autre modèle était possible ?!

Alors qu’Amazon contourne sans vergogne la loi Lang tout en bradant les frais de port, une prise de conscience de la part des lecteurs s’opère et ralentit la croissance du géant du web sur le livre. On espère ce sursaut citoyen durable, mais pour l’heure, il n’est pas suffisant pour sortir les librairies indépendantes de l’ornière. Leurs frais fixes grimpent d’année en année et l’augmentation du prix du livre ne suffit pas à compenser le déclin de la lecture. Par Amandine Pacaud.

27/01/2026, 16:12