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Les Ensablés - L’univers sévère et lumineux de Maria Borrély (1890-1963)

Maria Borrély, le nom n’est pas connu. Pourtant, il devrait !...Il est toujours émouvant de découvrir des auteurs du passé. Je ne parle pas d’auteurs renommés qu’on lit pour la première fois, mais de ces auteurs complètement oubliés, que plus personne ne lit depuis longtemps, si tant est qu’ils ont déjà été lus. Par François Ouellet. 

Le 27/09/2021 à 09:39 par Les ensablés

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27/09/2021 à 09:39

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Il y a quelques années, la coopérative Parole, située à la lisière du Var et des Alpes-de-Haute-Provence, à une quarantaine de kilomètres de Manosque, éditait les quelques romans écrits par Maria Borrély dans les années 1930, ainsi qu’une plaquette biographique rédigée par la belle-fille de l’auteure, Paulette Borrély, à qui nous devons l’essentiel de ce que nous savons sur l’écrivaine.

Née à Marseille sous le nom de Maria Brunel, elle grandit à Aix, puis à partir de l’adolescence vit à Mane, près de Forcalquier, dont elle fréquente le collège. À seize ans, Maria intègre l’École Normale d’institutrices de Digne, puis obtient un poste trois ans plus tard, en 1909, au hameau de Certamussat. Cette même année elle fait la connaissance de son futur mari, Ernest Borrély, également instituteur.

Après la guerre, le couple s’installe à Puimoisson pour une quinzaine d’années. C’est une période d’engagement politique. Ils sont communistes dès 1921 à l’occasion du Congrès de Tours ; dans les années 1930, Ernest milite au sein du SFIO. Ardents syndicalistes, ils écrivent dans divers journaux. Les misères de la classe ouvrière vont inspirer à Maria Borrély Les Mains vides, roman de 1932 dans lequel elle relate la désespérance de quatre chômeurs et qui, par cette thématique, fait exception dans son œuvre. C’est l’époque où le couple quitte Puimoisson pour Digne, où Maria passera les trente dernières années de sa vie.

Dès le début de la Seconde Guerre, les Borrély entrent activement dans la Résistance. Ironiquement, quand ils s’installent à Digne, les Allemands établissent leur Service des Renseignements directement sous l’appartement qu’habitent les Borrély au troisième étage, sans se douter que ceux-ci, qu’ils croisent tous les jours dans les escaliers, sont actifs au sein de l’Armée secrète. Ernest Borrély sera néanmoins dénoncé et incarcéré à deux reprises en 1944. Il fera ensuite de la politique active, tandis que Maria, qui avait quitté l’enseignement en 1936, consacrera les dernières années de sa vie à l’étude de la métaphysique, laissant à cet égard une œuvre inachevée.

Son premier roman, Sous le vent, paraît chez Gallimard en 1930 grâce à André Gide, qui en a apprécié le manuscrit. La lettre qu’il a écrite à Maria Borrély à la suite de sa lecture sert de préface à la réédition de Sous le vent. Gide note « une extraordinaire concision, une richesse de couleurs, une sonorité étrange, une vigueur subite dans les moindres phrases des dialogues, la puissance d’évocation d’une atmosphère un peu fantastique, et pourtant extraordinairement réelle… » On ne saurait mieux dire. La même esthétique domine Le Dernier feu (1931) et Les Reculas (1936).

Cette atmosphère est déroutante, déstabilisante ; la phrase, la concision, l’art maîtrisé du raccourci syntaxique (plus marqué dans Sous le vent que dans les romans suivants), l’abondance d’un vocabulaire qui ressort au parler provençal contribuent finement à opacifier le réel. La langue de Borrély engendre un lyrisme tellurique, dense et abrupt, mais lumineux et d’une sensibilité très vive. Sa manière de décrire les hameaux des Alpes-de-Haute-Provence, de saisir ses habitants, d’évoquer la présence des éléments, le vent (Sous le vent), l’eau (Le Dernier feu), la neige (Les Reculas), donnent un caractère d’évidence au terroir, à l’espace, à la plaine, à la montagne, où la vie, un peu à l’image de cette écriture, est à la fois rude et affective.

On est très proche de l’univers de Ramuz et du Giono de Colline et d’Un de Baumugnes, écrivain avec qui le couple Borrély va d’ailleurs nouer une solide amitié au début des années 1930.C’est Giono qui avait conseillé à Maria Borrély de soumettre le manuscrit de Sous le vent à Gide ; et Giono préfacera Le Dernier feu. Avec éloquence, les Borrély partagent le pacifisme de celui-ci. Auprès d’eux, le romancier de Que ma joie demeure trouve un réconfort comme nulle part ailleurs : « “Les Borrély” ! Je plains ceux qui n’ont pas eux ce maître mot de l’espérance, cette source et ce soleil. »

Les romans de Maria Borrély sont tous composés de la même manière : des séquences narratives généralement brèves et auto-suffisantes quant à la scène ou à l’événement qu’elles racontent, et dans lesquelles reviennent plusieurs des personnages du village. Ils n’ont guère d’intrigue, ni par ailleurs de véritable « héros », au sens courant que l’on donne aux principaux personnages d’un roman. Le premier personnage est sans doute la petite communauté, cette poignée d’habitants qui vivent dans un pays difficile, ingrat et néanmoins d’une beauté grandiose. Dans ces villages, l’entraide est la première des vertus.

Les éléments jouent aussi un rôle de premier plan, et tout l’art narratif de la romancière réside dans la manière dont elle met en scène les personnages aux prises avec une nature imprévisible. Telle est la situation dans Le Dernier feu, où l’Asse déborde, détruit la nature et ce que les hommes ont construit, et dans Les Reculas, où le soleil s’absente complètement pendant l’hiver, la neige enterrant le hameau.

Quelques personnages ressortent dans cet univers. La vieille Pélagie du Dernier feu refuse de quitter l’ancien village, alors que Béatrix se morfond d’amour pour son cousin Gabin dans Les Reculas. Sous le vent est sans doute le plus intime des trois, en raison de l’importance qu’acquiert la jeune Marie Maurel, âgée vraisemblablement autour de seize ans.

Comme Marie est l’aînée de la famille, « on n’a pu lui donner beaucoup d’école », mais elle a appris à coudre, et elle fait les travaux les plus divers : elle récolte les olives et les amandes, raccommode le linge, coupe les lavandes, etc. Vaillante, appliquée, elle n’a certes pas beaucoup de temps pour rêver, jusqu’au jour où le domestique du moulin d’huile du village voisin lui tape dans l’œil. Olivier Roure ne serait pas indifférent aux sentiments qu’il lui inspire s’il n’avait pour projet d’épouser la fille de son patron, qui a « les rognons garnis ». Il suffira à Marie de voir Olivier et sa promise une seule fois ensemble dans la rue pour comprendre que son amour est vain.

Dès lors elle sombre dans une lassitude profonde, au point où elle ne se reconnaît plus elle-même. De ce mal d’amour, elle n’arrive pas à se remettre, car il est ancré en elle comme des racines à la terre et qu’elle se complaît dans sa peine. « Elle ne comprend que l’amour déchaîné : comme le vent prenant d’assaut la taillade, tremblante et chantante sous lui, ou comme un torrent d’Asse où elle entre nue, souffle coupé, seins malmenés, mais chair fouaillée, sang bouillant. » Les dernières pages nous la montrent se laissant emporter par son noir destin.

Cette trame fataliste, on la pressent en raison de l’importance des éléments sur la vie des personnages. Si l’eau et le soleil sont indispensables à la culture, le vent, rappelle un personnage au début du roman, a souvent détraqué les nerfs des femmes. De Ramuz et de Giono, Sous le vent n’a pas seulement le style, mais encore le contenu, lorsque les commérages, les superstitions, une source qui cesse de couler, une malédiction, des forces (d’ordre vaguement spirituel) dépassent habituellement la communauté (le côté un peu fantastique dont parlait Gide). Ce sont souvent des romans d’amour et de mort dont Sous le vent ne démérite pas.

Mais Maria Borrély écrit du point de vue d’une femme. Si Marie ne se remet pas de son amour inutile, si elle n’envisage pas même l’idée de céder au Macime, pourtant un excellent parti, c’est aussi parce qu’elle refuse de jouer un autre rôle de femme que celui de l’amoureuse, qu’a fait naître malgré lui Olivier Roure :

« Les cafés où l’on fume, joue aux cartes, où l’on boit, où passe le plus clair de l’argent gagné à la sueur, où les maris s’attardent, en voilà une plaie.

Le travail des femmes ne finit pas. Rien d’ingrat comme le ménage. Ce que l’on fait ne se voit pas.

L’homme laisse sa bonne humeur à la porte, quand il rentre chez lui. Il faut croire aussi qu’il doit avoir peur que le toit de la maison lui tombe dessus.

Pour des riens, les hommes crient.

Le meilleur parle à sa femme sur le ton du commandement : de la peau de l’un, il faudrait étrangler les autres.

À tout prendre, comme disent les vieilles, qui on bien raison, la vie d’une femme, ce n’est pas grand’chose.

La Marie soupire. Elle se sent gonflée, les nerfs tendus comme des cordes. »

Ce n’est qu’une seule page, mais dont l’idéologie irrigue le personnage sans qu’il y paraisse. Là nous ne sommes plus dans les hauteurs abstraites des forces de la nature, mais dans ce qu’il y a de plus terre-à-terre : une femme dont l’amour déçu lui fait réaliser la futilité de la vie qui lui est réservée. On trouvera pareille mise en garde contre les hommes dans la bouche de la Pélagie du Dernier feu. Mais la jeune Béatrix des Reculas trouvera auprès de Gabin ce qui aura manqué à Marie, comme si elle rachetait l’échec de celle-ci. Ici le bonheur a un nom.

 

Par Les ensablés
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Fille de José Marie de Heredia, épouse du poète Henri de Régnier, Marie de Régnier n’eût peut-être d’autre choix que de devenir une femme de lettres. Mais en adoptant un nom d’homme tout de même, société corsetée oblige ! C’est ainsi que Marie de Régnier entama très tôt une carrière littéraire au confluent de deux siècles, à la période de la Belle Epoque, sous le nom de de Gérard d’Houville, puis de Gérardine (la renommée de Caroline Rémy, dite Séverine, étant peut-être passée par là). Par Denis Gombert.

19/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Autour des trônes que j’ai vus tomber (1921), de la princesse Louise de Belgique

L’Avenue Louise est l’une des plus importantes artères de Bruxelles. On oublie souvent qu’elle fut dédiée à la princesse Louise (1858-1924), fille aînée de Léopold II, le roi bâtisseur qui rénova la ville. Et l’on a tout autant perdu le souvenir de l’histoire rocambolesque et tragique de sa déchéance au sein des cours européennes de son temps... Ces mémoires romancés offrent au lecteur les confessions rares d’une princesse égarée par le destin. Par Louis Morès.

05/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Mes amis d'Emmanuel Bove, centenaire d'un chef-d'oeuvre

On ne pouvait pas laisser s’achever cette année 2024 sans célébrer les cent ans d’un des chefs-d’œuvre romanesques du XXe siècle. Des chefs-d’œuvre, la littérature française en a produit son lot, et les centenaires à venir ne manqueront pas : en 2026, ce sera Les Faux-monnayeurs, en 2032, Voyage au bout de la nuit, en 2038, La Nausée, etc. Mais les auteurs ensablés aussi ont leurs grands et petits chefs-d’œuvre, dont certains ont été chroniqués ici même : L’Enfant à la balustrade, Les Javanais, par exemple. Et maintenant Mes Amis d’Emmanuel Bove : avis à ceux qui ne l’auraient pas encore lu. Par François Ouellet.

15/12/2024, 16:14

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Les Ensablés - Le Poil de la bête de René-Jean Clot

Un peu avant l'excellent Elisabeth que nous avons chroniqué , les éditions Le Passeur avaient réédité en 2023 le roman Le poil de la bête  de René-Jean Clot (1913-1997). Une fois de plus, soyons reconnaissants à cet éditeur d’oser ainsi remettre au goût du jour des auteurs injustement oubliés. René-Jean Clot l’est inexplicablement. Par Hervé Bel

01/12/2024, 09:00

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Les Ensablés - Jabadao (1951) de Anne de Tourville

Lorsqu’il y a tout juste vingt ans, Anne de Tourville  (1910-2004) décéda à 94 ans, elle était bien oubliée du monde littéraire et l’est encore à ce jour. Elle avait pourtant remporté le Prix Femina en 1951 avec son roman «Jabadao» devançant entre autres, dès le deuxième tour, Louise de Vilmorin et Michel de Saint Pierre. Par Marie Coat

11/11/2024, 09:40

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Les Ensablés - L'invitation chez les Stirl, de Paul Gadenne

La vie de Paul Gadenne (1907-1956) a été marquée par l'épreuve de la maladie qui le contraint à abandonner une prometteuse carrière de professeur de lettres classiques et à séjourner périodiquement au sanatorium de Praz-Coutant, en Savoie (cadre de son premier roman « Siloé », objet d'un précédent article). Paul Gadenne termina ses jours à Cambo-Les-Bains, station thermale du pays basque reconvertie dans les années 30 en centre de cure pour les tuberculeux. Par Isabelle Luciat.

27/10/2024, 09:00

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Les Ensablés - La Conspiration de Paul Nizan (1905-1940), par Nicolas Acker

Non, Paul Nizan (1905-1940) ne fut pas seulement l’auteur d’un incipit resté célèbre et redécouvert par la jeunesse étudiante de mai 1968. « J’avais 20 ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie ». Cette « accroche » solennelle cache hélas un peu trop une oeuvre hybride passionnante. Mort en soldat à 35 ans en 1940, il fut jeté aux oubliettes de l’Histoire, répudié par ses camarades communistes. 

Par Nicolas Acker

13/10/2024, 18:34

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Espagne, Japon, IA, Rousseau : 5 livres pour comprendre le monde autrement

Comme chaque semaine, voici la Booksletter, ou l’actualité à la lumière des livres. On l’ouvre comme une traversée d’idées : identité espagnole, biologie synthétique, mémoire argentine, hiver démographique japonais, Rousseau réinventé. Une revue qui met les ouvrages au travail, non pour illustrer le monde, mais pour le lire autrement.

14/03/2026, 08:39

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Une BD sur le jeu vidéo, l’humour et la pédagogie : Aux pixels près... La pré-prod

Stand Alone Production publie Aux pixels près... Tome 1 : la préprod, un album signé Shong, alias Chong Yong. Avec ce premier volume, l’auteur et illustrateur entraîne le lecteur dans les coulisses d’une production de jeu vidéo, entre festival geek, recrutement inattendu et projet menacé. Cet album raconte, avec humour, les métiers, l’ambiance et les tensions d’un univers fascinant, dans un récit pensé pour tout public. Pédagogique et humain, l’ouvrage ouvre aussi la porte aux plus jeunes lecteurs curieux.

14/03/2026, 07:30

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Florence Magnin revisite Alice au pays des merveilles avec la BD La Dernière Alice

Le 16 avril 2026, les éditions Varou publieront La Dernière Alice, Le pays perdu, un album signé et illustré par Florence Magnin. L’artiste y rouvre la porte d’un territoire que l’on croyait familier pour mieux le dérégler, et entraîne le lecteur dans une traversée où l’enfance, le rêve et l’inquiétude avancent d’un même pas, au bord d’un merveilleux univers soudain traversé de fissures. Un retour ambitieux, pensé pour séduire les curieux autant que les familles, et pour relancer dans l’année un diptyque annoncé d’emblée en deux volets.

14/03/2026, 07:00

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Demande à la brûlure, de Simon Johannin

13/03/2026, 18:22

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Un chef-d’œuvre oublié de la fantasy féminine refait surface en librairie

Abandonnée alors qu’elle n’est encore qu’une enfant, la jeune Halla, orpheline, grandit d’abord au contact du monde sauvage. Recueillie par une ourse, puis élevée par un dragon, elle découvre peu à peu les mystères et les dangers de l’existence avant de croiser la route des humains.

13/03/2026, 18:12

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Le coquelicot noir de Diane Peylin : dans la solitude d’une secret étouffant

Jim est un jeune homme solitaire, peu bavard, timide avec les femmes, mal à l’aise dans les rapports physiques. Il tombe amoureux. Il en est même presque surpris. Elle l’appelle « son Indien », pour lui, c’est « son amoureuse ». Ils filent le parfait amour, mais, il y a un mais... Jim est parfois absent de lui-même, il a des crises d’angoisse, et ses crises vont s’accentuer lors de la naissance de sa fille.

13/03/2026, 17:30

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Coup de balai sur le classement : Guillaume Musso s’empare du podium

Un vent de fraîcheur souffle sur les meilleures ventes cette semaine (du 02/03 au 08/03). Et si vous m’aviez dit, il y a quelques mois, que le classement prendrait cette tournure, je vous aurais sans doute ri au nez...

13/03/2026, 13:11

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Survivre dans un monde où tout semble vouloir vous détruire

Alice, 26 ans, pensait avoir tout oublié de son agression par le mystérieux Lapin. Mais lorsqu’un incendie dévastateur embrase l’hôpital psychiatrique où elle est internée, la jeune femme se retrouve plongée dans les tréfonds de la Vieille Ville, un labyrinthe sordide aux allures de Pays des Merveilles cauchemardesque. 

13/03/2026, 07:00

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Savoir-vivre avec l’IA : l’essai qui démonte le mythe de la machine consciente

Pas une plaisanterie du tout, cette parution prévue le 1er avril. On croyait ouvrir un essai sur la technique ; c’est une alerte sur nos nerfs, nos habitudes et notre docilité qui surgit. Laurence Devillers entre dans le vacarme des promesses algorithmiques comme on pénètre une cathédrale de verre bâtie par les Big Tech, avec ses prophètes, ses séductions et ses angles morts. Derrière la conversation fluide des machines, elle traque une question plus rude : que reste-t-il d’un humain qui délègue son jugement ?

12/03/2026, 12:13

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Les Disparus de Noël : l’un des plus grands mystères criminels français rouvert

Les villages savent enterrer les secrets mieux que les villes. À Boutiers, une nuit de Noël n’a jamais cessé de circuler entre les tables de bar, les souvenirs et les silences. Une famille s’est évaporée en 1972 et, depuis, chacun possède sa version du drame. Entre rumeur, enquête et mémoire collective, le mystère n’a pas disparu : il s’est installé. Et parfois, la littérature devient le seul moyen de regarder ce vide en face.

12/03/2026, 12:13

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Les rêves des grands vus par une enfant

Comment imaginer son futur quand notre famille le fait déjà si bien pour nous ? Celle de la petite héroïne de Dans les rêves des grands n’imagine que le meilleur pour elle : sa maman rêve qu’elle devienne pilote, ou encore son papa la voit être la première femme présidente. 

12/03/2026, 08:00

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Adam Silvera publie un nouveau roman dans l’univers de Death-Cast

Celui qui survit veut mourir à la fin, roman d’Adam Silvera traduit de l’anglais par Fabien Le Roy et Cécile Ardilly, paraîtra le 23 avril aux éditions Robert Laffont. Dans ce nouveau volet situé dans l’univers de Et ils meurent tous les deux à la fin, l’auteur explore la rencontre entre deux jeunes hommes dont la trajectoire va être bouleversée par le service Death-Cast, capable d’annoncer à chacun le jour de sa mort.

12/03/2026, 07:14

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Fonction publique : quand la souffrance au travail devient une question politique

Avec Souffrance au travail dans le service public, l’avocate Christelle Mazza livre un ouvrage massif – plus de sept cents pages – qui se présente à la fois comme un diagnostic et comme un appel. Diagnostic d’une crise profonde du service public français ; appel à une prise de conscience juridique et politique de ceux qui y travaillent. Préfacé par le psychiatre du travail Christophe Dejours, ce livre s’inscrit dans une tradition critique qui interroge le destin des institutions publiques à l’heure du management et de la dématérialisation de l’État.

11/03/2026, 09:00

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Avec Brûle bébé, Matthieu Barbin raconte une trajectoire artistique et intime

Brûle bébé, premier livre de Matthieu Barbin, connu sur scène sous le nom de Sara Forever, paraîtra le 9 avril 2026 aux éditions Au diable Vauvert. Ce récit suit la trajectoire d’Alex, jeune homme issu de la banlieue bordelaise dont la découverte de la danse ouvre un chemin artistique et intime où s’entremêlent quête identitaire, création et rupture avec son milieu d’origine.

11/03/2026, 08:15

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Romance challenge : quand une passionnée de BookTok cherche l’amour comme dans les livres

Romance challenge, de Susan Lee, paraît le 9 avril dans la collection dédiée aux romances chez Robert Laffont. Ce roman met en scène une passionnée de littérature sentimentale qui tente d’appliquer dans sa propre vie les codes narratifs qu’elle analyse et commente en ligne, avec l’espoir de vivre une histoire digne des romans qu’elle dévore. Un livre traduit par Karine Forestier. 

11/03/2026, 07:11

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Ambre d'Eclair et l'appel des dragons

10/03/2026, 18:00

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Le temps de la terreur : John Gwynne relance les Terres Bannies avec une fureur intacte

Ici, personne n’entre dans l’âge adulte à pas feutrés. Dans les Terres Bannies, on grandit sous la menace, entre fidélités imposées, récits officiels et violence prête à rompre ses chaînes. Avec Le temps de la terreur (trad. Thomas Bauduret), John Gwynne relance sa mythologie par l’héritage empoisonné : une génération née après les grandes batailles découvre que la paix n’était qu’une trêve armée, et que les vainqueurs, eux aussi, cachent leurs failles sous l’armure. par Théo.

10/03/2026, 11:34

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Avec Terra Murata, Laura Ulonati signe un grand roman d’initiation au bord du gouffre

Sous le soleil trop vif d’une île du golfe de Naples, l’adolescence n’a rien d’un été léger. Elle ressemble plutôt à un territoire miné : rivalités, regards, hiérarchies invisibles, premières morsures du désir. Avec Terra Murata, Laura Ulonati installe son roman dans cette zone trouble où l’apprentissage du monde passe par les ruines, la mémoire et les corps qui cherchent leur place. Sortie le 25 mars.

10/03/2026, 11:02

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Un non pour un oui. Pensées-poèmes

10/03/2026, 10:57

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Un roman fait de voix et de sons : Bruits, l’expérience immersive d’Anne Savelli

Moi qui désormais ne me passionne plus guère que pour le doux silence de la nature ou pour les Suites pour violoncelle de Bach — et qui dois pourtant quotidiennement batailler avec l’horrible patron du bar sis au rez-de-chaussée de mon immeuble afin qu’il renonce aux basses abrutissantes de sa sono —, je dois confesser que Bruits, le titre du dernier roman d’Anne Savelli, avait de quoi m’agacer…

10/03/2026, 10:36

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Somber Jann : elle espionne ses voisins… et découvre qu’un tueur en série habite en face

Jaylen, Jonas et Joshua Jann viennent d’emménager dans la maison voisine. Trois frères, silencieux, presque insaisissables, dont la présence trouble immédiatement l’équilibre du quartier. Depuis la fenêtre de sa chambre, la narratrice les observe chaque nuit. Ce rituel d’observation devient rapidement une obsession. Somber jann : saison 1 de Cynthia Havendean, sera disponible le 16 avril.

10/03/2026, 09:00

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Un amour mort, une mémoire effacée : le thriller sombre de Tendre promesse assassine

Et si le danger ne résidait pas dans ce que l’on ignore, mais dans ce que la mémoire refuse de restituer ? Découvrez Tendre promesse assassine signé Laura Ezrena, à paraître le 16 avril...

10/03/2026, 08:30

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Le Pèse-Dieu : retrouver un être aimé dans un royaume des morts virtuel

Ian Soliane publie Le Pèse-Dieu chez Robert Laffont, dans la collection Ailleurs & Demain, un roman attendu en librairie le 16 avril, qui imagine un futur où les morts continuent d’exister dans un au-delà numérique. L’histoire suit un père qui décide de descendre dans cet espace virtuel pour retrouver sa fille disparue, dans un récit mêlant quête intime et exploration d’un monde situé à la frontière entre la vie et la mort.

10/03/2026, 07:07

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Naples avant Maradona : l’histoire mouvementée d’un royaume au cœur de l’Europe

Avant la Naples de Maradona et Marek Hamsik, il y eut le Royaume de Naples, et Diego n’en était pas le roi. Alain Blondy raconte une longue histoire, du Ve au XIXe siècle, avec des frontières mouvantes, des capitales qui basculent - Palerme ou Naples -, des dynasties qui se succèdent. Et surtout : l’histoire de Naples est indissociable de celle de la Sicile, tantôt jumelle, tantôt rivale, tantôt tenue par le même souverain, sans jamais se confondre vraiment.

09/03/2026, 18:33

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Les Maquettistes

09/03/2026, 15:18

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N’importe quel enfant : Les Orphelins, Une histoire de Billy the Kid d’Éric Vuillard

Billy the kid, petit gars né possiblement à New-York, possiblement en 1859, avait possiblement pour vrai nom William Henry Mac Carty, ou alors pas, c’est flou. À l’époque, celle de sa naissance, il n’était pas destiné à rester dans les mémoires. D’ailleurs l’est-il ? Resté dans les mémoires ? Ce qui est resté, c’est le mythe d’un jeune bandit habile au pistolet et dégommé par les autorités avant sa vingt-deuxième année. De ce mythe associé à une poignée de photos et faits avérés, Vuillard tire un portrait plutôt collectif et tout à fait captivant de quelques desperados de l’Ouest américain au XIXe siècle. 

09/03/2026, 15:05

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Avec Place de la Victoire, 1936, Alexandre Courban poursuit sa chronique du Paris ouvrier

Troisième épisode des enquêtes du commissaire Bornec du XIIIe arrondissement, chronique sociale du Paris des années 30, les années du Front populaire. Alexandre Courban poursuit sa chronique sociale, policière et bien documentée du Paris ouvrier de cette période.

09/03/2026, 11:42

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Jon Fosse : avec Blancheur, le prix Nobel livre un récit bref et vertigineux

Dans les livres de Jon Fosse, il suffit parfois d’un homme qui tourne au hasard sur une route pour que le monde bascule. Depuis le Prix Nobel de littérature qui a consacré son œuvre, l’écrivain norvégien s’impose comme l’un des rares auteurs capables de transformer l’immobilité en expérience vertigineuse. Avec Blancheur (trad. Terje Sinding), il pousse plus loin encore cette littérature du seuil, où le réel se fissure et où la lumière devient un passage. Parution le 2 avril.

09/03/2026, 10:27

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Pourquoi l’argent disparaît toujours avant que le fisc arrive

Un jour, l’argent a appris à voyager sans passeport. Depuis, il circule plus vite que les corps, se dérobe aux frontières et laisse les États courir derrière son ombre. Dans Déclaration de la personne, Elfriede Jelinek observe cette chasse moderne : celle d’institutions qui exigent des individus qu’ils se déclarent pendant que les fortunes, elles, disparaissent dans les marges du monde. La satire devient alors radiographie d’une époque où le capital se cache mieux que les hommes.

09/03/2026, 10:22

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Brûle bébé : premier roman incandescent de Matthieu Barbin

Le premier roman de Matthieu Barbin s’ouvre dans le tumulte d’un rassemblement politique place de la République. Sur scène, Alex prend la parole face à une foule compacte. L’instant est survolté, collectif, traversé par la peur d’un basculement politique et par l’énergie d’une mobilisation.

09/03/2026, 10:20

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Frontières liquides

09/03/2026, 09:00

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Valerio Varesi revient avec La peur dans l’âme, une nouvelle enquête du commissaire Soneri

Avec La peur dans l’âme, de Valerio Varesi, (traduit par Gérard Lecas)à paraître le 16 avril chez Agullo Éditions, l’auteur italien poursuit les enquêtes du commissaire Soneri dans un polar situé dans les montagnes des Apennins, où un village isolé voit la peur s’installer après une fusillade inexpliquée et la traque d’un criminel en fuite.

09/03/2026, 07:06

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Iran : une mère perd quatre enfants dans la répression des mollahs

Il existe des livres qui ne racontent pas seulement une histoire : ils ouvrent une cicatrice. Depuis la révolution de 1979, l’Iran vit sous un régime qui a transformé la foi en instrument de pouvoir et les familles en champs de bataille. Dans ce roman inspiré de faits réels, une mère voit ses enfants engloutis par la machine répressive. La littérature ne répare rien ; elle empêche seulement que les morts disparaissent une seconde fois.

07/03/2026, 15:06

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Désorientations d’un GPS algérien

Quand on entame la lecture de La partie immergée de l’iceberg. Éloge du GPS algérien, on adhère presque immédiatement à la démarche du nouvel essai que signe le cinéaste Lamine Ammar-Khodja. Par un usage rafraîchissant de l’auto-dérision, la mise en récit de ses déambulations introspectives sur l’histoire algéro-française et ses géographies « brumeuses » trouve un ton juste : agréable, frais, nonchalant et parfois féroce.

07/03/2026, 10:21

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Musique classique, santé numérique et désillusion cubaine

Dans le vacarme des algorithmes, des guerres culturelles et des diagnostics en ligne, les livres persistent : ils observent, dissèquent, contestent. Cette semaine, la Booksletter circule de Bach aux dactylos oubliées, des gourous de santé numérique à la désillusion cubaine de Leonardo Padura, jusqu’aux alliances secrètes du vivant. Autant de récits qui scrutent une même question : comment nos sociétés écrivent-elles leur propre partition ?  

07/03/2026, 10:09

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L'Arabe qui sourit

07/03/2026, 09:00