#Interviews

VanRah, créatrice de manga français, au pays des mythes légendaires

Avec Stray Dog et Ayakashi, Mortician est la troisième série de VanRah à paraître chez Glénat. Elle fait partie des pionnières du manga français, et participait à la conférence « Devenir mangaka en France » proposée par la maison lors de la Japan Expo au début du mois. Nous l’avons rencontrée par la suite pour revenir plus en détails sur son parcours hors du commun.

Le 19/07/2018 à 15:52 par Fasseur Barbara

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19/07/2018 à 15:52

Fasseur Barbara

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(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)
Ostéopathe pédiatre de formation, elle exerce toujours à l’heure actuelle. VanRah se met au dessin pour ses petits patients et continue de développer ce moyen d’expression en autodidacte auprès d’auteurs de comics américains. Elle avait exercé le métier d'encreuse pour le magazine Inkblazers, avant de se mettre au manga.
ActuaLitté : Lors de la conférence « Devenir mangaka en France », vous évoquiez le fait d’avoir fait partie de la première vague de mangakas français édités en France. Quelles difficultés avez-vous rencontré ?
VanRah : J’ai commencé à présenter mes titres aux maisons d’éditions françaises il y a 10 ans, en 2008. Seulement, à l’époque, il n’existait pas de section création de manga ni de ligne éditoriale dédiée chez les éditeurs de manière générale. Les publications résultaient essentiellement de rachats de licences depuis le Japon. J’essayais de percer dans un secteur qui ne publiait pas ce genre d’œuvre sans aucun bagage professionnel, étant autodidacte à 100 %, avec des scénarios de réécriture de contes et de mythes, que les maisons ne traitent pas à l’époque. C’est passé pour Reno Lemaire avec Dreamland, mais pas pour moi.

Mes séries ne rentrant dans aucune case, elles se sont vu refuser de partout, Stray Dog inclus. Les refus étaient le plus souvent accompagnés de commentaires péjoratifs sur mon travail, sans pour autant me donner de pistes pour améliorer mes titres. Mais je ne me suis pas laissé aller, j’avais pleine confiance en mes personnages, en leurs histoires et je voulais comprendre ce qui n’allait pas, ce qui manquait pour être publiée. Alors, un peu par dépit, j’ai commencé à envoyer des dossiers à l’étranger et notamment aux États-Unis, grâce au tremplin de la maison pour laquelle je travaillais déjà en temps qu’encreuse.

J’ai posté les premières pages de Stray Dog, la version encore brouillonne, sur la plateforme d’auteurs indépendants InkBlazers et en l’espace d’un mois, j’étais première du site en termes de fréquentation et d’audience. Stray Dog récoltait plus d’un million de pages vues par jour. Alors forcément, ça a fait réagir l’éditeur américain qui m’a contactée et qui est devenu mon premier éditeur sur la série.

Et pourtant, je voulais vraiment voir mes mangas publiés en France. Entre-temps, 4 ou 5 ans s’étaient écoulés, le lectorat avait changé et avec lui l’éditoriat. Il y avait moins de ségrégation au niveau des styles et des genres de manga. Je pense en particulier à la collection Seinen dans laquelle je publie actuellement. Elle s’est ouverte à cette époque-là, permettant à des titres sans genre précis de faire leurs débuts comme les miens ! Pour autant, le succès n’a pas été immédiat. J’ai essuyé de nouveaux refus dus à une autre particularité de mon travail.

Contrairement à d’autres mangakas, je ne présente pas une ébauche de projet aux éditeurs, je remets des séries clé en main. L’éditeur n’a pas de droit de regard à proprement parler sur ce que je propose. Or, de manière générale, ils ont l’habitude d’accompagner un projet dans sa construction, de donner leur avis afin de façonner les titres en fonction des attentes du public. Or si l’on prend l’exemple de Stray Dog, la série était déjà très avancée aux États-Unis et les attentes du public étaient déjà remplies. Accepter mon titre, c’était donc prendre un risque supplémentaire pour l’éditeur.

Mais encore une fois je n’ai rien lâché. Et tout a fini par se débloquer suite à ma rencontre avec Izu [Guillaume Dorison, NDLR], le coauteur d’Ayakashi. Il avait un scénario et il cherchait un univers graphique pour le mettre en image. C’est en convention qu’il a flashé sur mon style et c’est ensemble que nous nous sommes rendus une nouvelle fois chez Glénat. Grâce à lui, j’ai pu rencontrer l’ancien directeur éditorial, Stéphane Ferrant, à qui j’ai pu présenter une nouvelle fois Stray Dog.

Petite anecdote amusante, il se trouve qu’il lisait déjà ma série en ligne. Alors quand il a vu mes planches la toute première fois, il a cru à un plagiat ! Il a sorti son portable pour me montrer quel artiste j’étais censé copier et la page qu’il m’a montrée… c’était la mienne ! Au final j’ai envoyé mon dossier 4 fois chez Glénat, mais c’est la première fois que je tombais au bon endroit et j’étais ravie. Si j’avais choisi Glénat plus qu’aucune autre maison, c’est qu’à l’époque ils publiaient la majorité des mangas que je suivais comme Bleach, DGray Man ou encore Kenshin.

Alors, si l’on doit retenir quelque chose de mon parcours, c’est sans doute que pour tous les jeunes mangakas qui veulent percer dans le milieu de l’édition, il faut certes de bonnes idées, mais aussi être terriblement persévérant. Même s’il faut savoir se remettre en question pour faire évoluer son travail dans le bon sens, je pense qu’il ne faut jamais jeter l’éponge, car c’est un milieu incroyablement sélectif et compétitif. Quand on pense que Joann Sfar a dû présenter son Chat du Rabbin une dizaine de fois avant qu’il ne soit accepté, on comprend qu’il ne faut jamais cesser de croire en son projet.
Vous aviez déjà un pied dans l’édition comics avec votre emploi d’encreuse chez InkBlazers, d'où est venue cette envie de passer au manga ?
VanRah : Et bien, même si j’adore lire des comics, graphiquement, le support m’ennuie. C’est principalement le mode de déroulement de l’action qui ne me correspond pas, j’ai beaucoup moins d’affinité à les dessiner, car au final, c’est très plat, lisse et policé malgré les implications plus profondes qu’il peut y avoir dans les histoires de super-héros. La mise en page est relativement restrictive et ça se ressent dans le rythme du récit.

Dans un comics, on peut stopper sa lecture à tout moment et la reprendre plus tard. En revanche, on quitte rarement un manga en plein milieu d’un chapitre. La mise en page y est bien plus vivante et dynamique, on y est tenu en haleine. Qui plus est, ce qui m’intéresse, c’est de construire mes histoires pour qu’elles puissent être lues comme si l’on regardait un film au cinéma.

C’est aussi pour ça que mes mangas contiennent autant de pages. Ce n’est pas courant de voir des tomes si épais, comme Stray Dog 3 qui dépasse les 450 pages… Mais chaque case est construite comme un close-up, un screenshot du film qui se déroule dans ma tête au moment de l’écriture. Ainsi tant que le film n’est pas terminé, il reste des choses à dire et des pages à dessiner.

Malgré un parcours un peu chaotique en France, aujourd’hui vous êtes éditée dans quatre pays différents, aux États-Unis avec Inkblazers, au Japon avec Shonen Jump Plus, en France avec Glénat et aussi en autopublication avec TeGami Den. Faites-vous une différence entre ces quatre éditions ?
VanRah : Bon tout d’abord, je tiens à préciser que je ne considère pas mon stand personnel comme étant de l’édition à proprement parler, c’est plus du brouillon, des ébauches. Je n’ai pas la prétention de penser que mes titres autopubliés sont au niveau d’un circuit d’édition professionnel. Je profite justement du fait qu’il n’y ait aucun filtre ni aucun contrôle pour sortir des choses qui sont entièrement en accord avec moi et moi-même.

Mon stand me sert aussi à présenter les titres que je suis en train de construire, de les présenter en avant-première à mon lectorat. C’est un vrai petit laboratoire, je montre ce sur quoi je suis en train de travailler et avant même d’avoir pleinement abouti les titres, je peux avoir des retours sur ce qui plaît et ce qui plaît moins. Grâce à ce genre de critiques, je décide ce que je peux me permettre de défendre dans l’immédiat et ce qui mérite d’être retravaillé pour pouvoir le présenter plus tard.

Car même si je raconte toujours la même histoire, l’angle et la manière de raconter changent à chaque édition. Je retravaille en permanence mes titres, je reviens à chaque fois sur ma copie afin d’être la plus précise possible. Quand mes lecteurs passent au stand pour me demander si ce qu’ils ont acheté et lu en autopublication deux ans auparavant est semblable à ce qu’il trouve aujourd’hui chez Glénat, je peux leur répondre que non, ça n’a rien à voir avec le premier jet.

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)
Finalement, ces différentes éditions vous permettent de retravailler et d'affiner l'histoire ?
VanRah : Pour Stray Dog, entre la version américaine d’InkBlazers et la française publiée chez Glénat, j’ai tout redessiné. Je considérais que la série commençait à dater, mais ça m’a aussi permis de retravailler certains points du scénario. Des passages en particulier méritaient que j’y revienne. Quand ces derniers ont eu de mauvais retours ou bien qu’ils ont été mal compris, ça me met la puce à l’oreille.

Par exemple, il y a une cinquantaine de pages additionnelles exclusives dans le tome deux de Stray Dog, car la réaction d’un des personnages a été mal interprétée et a déstabilisé les lecteurs américains et je ne voulais pas que la situation se reproduise en France.

C’est une scène de combat entre Tarot et Toru qui nécessitaient plus d’explications. C’est là que les commentaires de la plateforme américaine m’ont permis de retravailler le passage de manière pertinente pour dissiper la confusion. Et c’est vraiment efficace puisqu’avec la version américaine, le personnage de Tarot était détesté par les lecteurs jusqu’au tome 3 qui apporte des éclaircissements alors qu’en France, grâce aux ajustements, il a tout de suite été adopté par les lecteurs.

Vous accordez une grande importance aux retours et aux commentaires des lecteurs. À quel point influencent-ils votre travail ?
VanRah : Et bien, ils sont vraiment importants à mes yeux : ces retours sont la raison pour laquelle je continue à faire tourner mon stand personnel en marge de ma présence sur le stand Glénat. Cela me demande beaucoup de travail, car je fais en sorte de venir avec des nouveautés chaque année, mais c’est un outil indispensable pour juger de la portée et de la pertinence des séries. Je peux ainsi me rendre compte des personnages qui sont aimés, des sujets qui intéressent, des angles et des techniques narratives qui attirent les lecteurs.

C’est aussi pour ça que je tenais autant à être publiée en France. C’est très valorisant de voir ses titres ainsi suivis à l’étranger, mais rencontrer son public, échanger avec ses lecteurs et recueillir leurs impressions devient vite compliqué quand des milliers de kilomètres vous séparent d’eux. Sans parler de la barrière de la langue. J’ai beau très bien comprendre l’anglais, je fais partie de ces Français incapables de le parler...

Ce sont mes lecteurs et leurs retours qui font évoluer mon travail et mes séries. Même si je suis publiée, je ne me considère toujours pas comme une professionnelle. Il me reste encore beaucoup à apprendre et à améliorer alors je prends en compte toutes critiques allant en ce sens.

Vous êtes confrontée à trois voir quatre lectorats différents, voyez-vous des différences ? Des adaptations ont-elles parfois été nécessaires ?
VanRah : Oui, en particulier au niveau des différences culturelles. C’est une variable non négligeable fascinante à saisir. En France, par exemple, l’attachement du lectorat à un auteur, à une série, est incroyable. En revanche, aux États-Unis, la fidélité n’est pas la même : s’il se passe un mois sans un nouveau chapitre, il y fort à parier que les lecteurs auront lâché l’affaire.

En contrepartie, les Américains sont bien plus expansifs et font énormément de commentaires lorsque je publie des planches. D’ailleurs si mes lecteurs français pouvaient entendre mon appel et s’exprimer un petit peu plus j’en serais ravie (rires), leur avis me manque et j’apprécie d’autant plus de l’entendre en convention.

Il y a aussi une bien-pensance aux États-Unis qui n’est pas la même en France. Je m’y suis heurté après avoir utilisé une expression relativement utilisée en France qui existe aussi là bas. Dans Stray Dog, pour qualifier un personnage en complète autarcie, qui ne communique pas, un des personnages dit : « C’est un autiste dans son coin ». De nombreux lecteurs américains m’ont envoyé des messages, car ils étaient choqués que j’utilise l’autisme dans ce contexte. J’ai préféré changer l’expression en français pour ne pas risquer de blesser qui que ce soit.


(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)
La sensibilité des lecteurs varie selon les pays, mais qu'en est-il avec les sujets abordés ? 
VanRah : Non, dans chacun des pays j’ai proposé mes histoires telles quelles, sans les changer ou les adapter à un lectorat en particulier. Je n’ai pas adapté les sujets pour plaire à l’un ou à l’autre. Même pour Ayakashi qui est très marqué par l’ambiance nippone, nous n’avons pas spécifiquement travaillé avec le folklore japonais dans le but de l’exporter.

Avec Izu, nous avons voulu faire un manga qui parlait de sujets dont nous étions friands et dont nous aimons parler et même si nous avons poussé le vice avec une immense documentation, ce n’était pas dans le but d’adapter. C’est plutôt pour s’assurer que si un jour nous avions un regard japonais sur la série, nous n'étions pas trop éloignés de la vérité et que le lecteur puisse s’y retrouver.

Lors du panel, vous avez évoqué votre travail sur cinq séries en simultané. Pour l’instant, avec Mortician, qui vient de commencer, on en compte seulement trois sur les étagères de Glénat. Quand vos autres séries suivront-elles ?
VanRah : Je ne peux pas encore révéler chez qui les autres séries sortiront, mais en effet, il est prévu que NeverenD et RED arrivent dans les années à venir. Et ce ne sont pas les seules puisque je suis également en train de défendre une autre série, Karnival Gate, qui est le prequel de NeverenD. C’est une série qui me tient très à cœur, alors j’espère la voir suivre le même chemin.
En plus de vos séries originales, il vous est arrivé sur votre stand de proposer des fanzines ou des fanfictions. Récemment, une directive européenne a été mise en place pour protéger plus efficacement les créateurs contre le plagiat. Elle a été controversée, car mettant possiblement à mal la liberté d’expression, qu’en pensez-vous ?
VanRah : Honnêtement je n’étais n’étais pas au courant de cette directive. Mais étant moi même victime de nombreux cas de plagiats, ça me convient très bien. Certains ont repris à leur compte des planches entières de mon travail alors que j’étais déjà publiée ailleurs, par exemple. Et je n’ai pas le temps de passer des heures à traquer ce genre de pratique alors si une directive s’en charge convenablement, pourquoi pas. Mais, malheureusement, le plagiat ne se cantonne pas aux plateformes numériques.

En allant sur une convention, j’ai déjà repéré des stands avec des illustrations très similaires aux miennes. Mais le pire, c’est quand je me suis rendu compte qu’une artiste s’était fait publier chez Delcourt en reprenant NeverenD. Même panel de personnages avec des noms différents, mêmes illustrations, même organisation, bien qu’elle y ait ajouté son trait d’auteur, ça n’en devenait pas quelque chose d’original pour autant.

La situation a été très compliquée à démêler, car à l’époque, je n’étais pas encore publiée sur le sol français et ça a été terrible de passer pour la plagieuse pendant des années quand ce travail m’appartenait. Et je sais qu’aujourd’hui encore il y a certains de mes travaux qui circulent sans mon autorisation, alors si cette directive est réellement un outil supplémentaire permettant aux auteurs et créateurs de conserver leur originalité et de préserver leur réputation, je ne suis pas contre.

Mais c’est dommage de devoir en arriver là, ça peut aussi très bien se passer. De temps en temps, je fais moi-même des illustrations reprenant des œuvres qui m’ont particulièrement plu. Mais en amont je demande toujours l’autorisation à l’auteur de reprendre son dessin. Un petit mail pour expliquer les choses et demander la permission, ça ne coûte rien.

Et il faut bien entendu attendre la réponse. Enfin si l’artiste accepte et que l’illustration est vouée à être partagée alors je prends la peine d’identifier la source originale en dessous pour faire un peu de pub à la personne qui m’a inspirée, indiquant aux gens que je ne suis pas à l’origine de l’illustration. Ça ne coûte rien, mais peu de gens le font parce que ça remet probablement en cause leur créativité...


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D’après vous, où se situe la frontière entre plagiat et inspiration dans le cas des fanarts et autres fanfictions ?
VanRah : À partir du moment où l’on parle de fan art, il n’est plus question de réappropriation étant donné que l’on se base sur un univers créé par quelqu’un. En revanche, la grande différence entre plagiat et fan art, ce sont les recettes que l’on en tire. Est-ce que l’œuvre est vouée à être vendue ? Quels seront les bénéfices ? L’auteur original est-il au courant de ces recettes ? Les droits lui sont-ils attribués ?

Lorsque j’avais sorti une fan fiction basée sur l’univers de Kingdom Hearts par exemple, j’avais bien précisé que certains personnages étaient tirés d'un univers qui ne m’appartient pas. Même si tout le reste est une création personnelle, j’ai bien conscience que les créateurs sont en mesure de récupérer ce que j’ai fait et ce ne sera pas un souci, c’est annoncé.

Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Souvent en convention, je croise des stands qui ne présente que du fan art sans une once de création originale. Beaucoup se défendent en assurant qu’ils ont redessiné avec leur style, certes, mais encore une fois, ça n’en fait pas une création originale pour autant. Ces stands font recette grâce à des personnages qui ne leur appartiennent pas, sur des droits d’auteur qui ne leur appartiennent pas non plus et qu’ils ne reverseront d’ailleurs jamais. À ce niveau-là, j’appelle ça du plagiat.

Avec le fan art, on va dire qu’il y a une sorte de charte intégrée. On peut réaliser de petites choses, et s’octroyer le droit de les vendre à raison de 20 % de la totalité du stand. Quand on dépasse cela, ça devient de la contrefaçon. À partir du moment où la recette est importante alors qu’on a ajouté son nom d’artiste sur un concept qui ne nous appartient pas, pour moi ça devient du vol.

Je dirais que je distingue trois degrés de fan art : l’hommage, la copie et pire encore, le vol. Lorsque l’on rend hommage au travail d’un artiste, on ne se met pas en avant en tant qu’auteur et on ne vit pas des recettes. C’est fait par les fans, pour les fans et si l’envie d’aller plus loin se fait sentir, on demande l’autorisation. Ça s’est vu avec Huke, l’illustrateur de Black Rock Shooter. À la base, c’est un fan art de la vocaloid Miku Hatsune version rock qui est finalement devenue un manga. Mais il a fait les choses dans l’ordre, il a demandé l’autorisation et ça a marché.

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

Par Fasseur Barbara
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19/03/2026, 18:32

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Le Journal de Mickey et Picsou Magazine : Unique Heritage Media perd la licence 

Disney a mis fin à la licence confiée à Unique Heritage Media pour l’édition en français de plusieurs magazines, dont Le Journal de Mickey et Picsou Magazine. L’éditeur l’a confirmé ce mardi 18 mars et indique que ces titres continueront à paraître sous sa responsabilité jusqu’au 31 mars 2027, date de fin annoncée du dispositif actuel. Dans l’intervalle, une réorganisation interne est en discussion et les abonnés doivent être informés ultérieurement de l’identité du nouvel éditeur.

18/03/2026, 17:28

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Les Humanoïdes Associés et Pictavita recrutent une nouvelle chargée presse et communication

Les Humanoïdes Associés et Pictavita ont une nouvelle interlocutrice presse. Léa Guillonnet est devenue, à compter de mars, la nouvelle responsable presse et communication des Humanoïdes Associés et Pictavita, il y a peu La Boîte à Bulles.

18/03/2026, 16:42

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BD : La Pastèque cédée à Bayard Canada pour “élargir sa capacité de diffusion”

La maison d’édition québécoise La Pastèque, fondée en 1998, ouvre « son prochain chapitre » en s’affiliant à Bayard Canada, ont annoncé ses dirigeants Martin Brault et Frédéric Gauthier.

18/03/2026, 13:32

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Édition indépendante : la FEDEI change de modèle

La Fédération des Éditions Indépendantes (FEDEI) a adopté en janvier 2026 une gouvernance collégiale pour représenter ses 500 maisons membres. Cette réorganisation vise à renforcer leur capacité d’action face aux mutations économiques, numériques et écologiques du secteur du livre, en s’appuyant sur une prise de décision partagée et une stratégie collective à moyen terme.

18/03/2026, 13:00

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Jean Delas, cofondateur de L'école des loisirs, est mort

La maison d'édition spécialisée dans la littérature jeunesse L'école des loisirs annonce le décès d'un de ses cofondateurs, Jean Delas, survenu le 16 mars 2026 à l’âge de 86 ans. Il avait créé la structure, qui publie notamment les livres de Maurice Sendak, Marie-Aude Murail, Susie Morgenstern ou Beatrice Alemagna, avec Jean Fabre et Arthur Hubschmid, en 1965.

18/03/2026, 11:02

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Denis Bourgeois, grand nom de l’édition française, est décédé

Né en 1946, l’éditeur et agent littéraire Denis Bourgeois est mort à Paris le mardi 17 mars 2026, à l'âge de 80 ans, nous apprend Soizic Molkhou, directrice de la communication et du service de presse de Flammarion, et femme de Denis Bourgeois.

18/03/2026, 10:50

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Zulma recrute une nouvelle responsable des relations libraires et festivals

Les éditions Zulma renforcent leur lien avec le terrain en confiant à Géraldine S. Pion la responsabilité des relations libraires et des festivals. Une nomination qui s’inscrit dans une logique de proximité accrue avec les réseaux de diffusion et les événements littéraires – en attendant le retour en poste de Valentin Féron.

17/03/2026, 16:18

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Boualem Sansal chez Grasset : un cadeau empoisonné à Olivier Nora ?

Le passage de Boualem Sansal de Gallimard au groupe Hachette, où il publiera désormais chez Grasset, a suscité de nombreux commentaires. Face à ceux qui questionnaient un possible choix idéologique, d'autres mettaient en évidence une donnée simple, basique : l'argent. 

17/03/2026, 13:54

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Dans le jardin d’Oscar : des contes pour aider les tout-petits à apprivoiser leurs émotions

Une nouvelle collection jeunesse entend accompagner les jeunes enfants dans leurs premières interrogations sur le monde et sur eux-mêmes. Dans le jardin d’Oscar propose une série de contes illustrés destinés aux enfants dès 3 ans, conçus pour ouvrir le dialogue entre adultes et enfants autour des grandes questions de l’existence. Les premiers titres de la collection paraîtra en librairie le 7 mai.

12/03/2026, 18:11

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Le groupe So Press se dote d'une maison d'édition, So Éditions

Le groupe indépendant de presse So Press, qui publie notamment les titres So Foot, Society, Tsugi et So Film, a créé sa maison d'édition, So Éditions, apprend ActuaLitté. La structure s'est déjà essayée à la publication d'ouvrages, présentés sous sa marque So Lonely, ainsi qu'à la coédition de livres de true crime avec 10/18 (Editis).

12/03/2026, 16:10

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Pika Édition nomme Manon Cousin et Elsa Duvignacq responsables éditoriales

Les éditions Pika annoncent la nomination de Manon Cousin et Elsa Duvignacq en tant que nouvelles responsables éditoriales, en remplacement de Mehdi Benrabah. Les deux éditrices, déjà présentes au sein de la maison, prennent désormais la tête de l’éditorial avec l’ambition d’accompagner le développement du catalogue manga.

12/03/2026, 16:08

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“Un enfant éveillé aujourd’hui deviendra un adulte éclairé demain”

Basées en Belgique, les Éditions Marmottons développent un catalogue jeunesse où l’imaginaire, l’humour et l’expression des émotions avancent de pair. En rejoignant DG Diffusion pour leur diffusion et leur distribution, elles franchissent une étape décisive. L’enjeu : élargir leur présence en librairie et auprès des prescripteurs, sans renoncer à une ligne éditoriale sensible, engagée et pensée à hauteur d’enfant.

13/04/2026, 15:49

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Ministère de la Culture : le conseiller IA venu de Google apporte une “expertise étendue”

La nomination d'un conseiller intelligence artificielle et numérique auprès de la ministre de la Culture paraissait naturelle, tant l'irruption de cette technologie bouleverse le secteur et ses acteurs. Que la rue de Valois aille chercher un ancien employé de la multinationale américaine Google, largement lancée dans la course à l'IA, s'est avéré plus surprenant, à tout le moins...

13/04/2026, 13:54

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Faisons vivre Les Mots Entrelacés, librairie-café à Béziers

À Béziers, Les Mots Entrelacés ambitionne de devenir une librairie-café indépendante dédiée à la romance et à la littérature noire. Porté par Gaëlle Restoux, le projet vise à créer un lieu chaleureux, accessible à tous, où l’on peut lire, échanger et se retrouver autour des livres. Pensé comme un refuge du quotidien, ce lieu mêlera librairie, café et animations culturelles. Une campagne de financement participatif est en cours pour accompagner son lancement et donner vie à cet espace de rencontre et de partage.

13/04/2026, 10:47

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IA et copyright : la Cour suprême américaine offre un nouvel espoir aux éditeurs

Un arrêt unanime de la Cour suprême des États-Unis, rendu dans le dossier Cox contre Sony Music, attire désormais l’attention des maisons d’édition. En recentrant la responsabilité contributive sur l’intention d’encourager la contrefaçon, la décision offre une piste supplémentaire aux plaignants engagés contre les grands modèles de langage, déjà contestés pour l’usage de livres protégés dans leur entraînement.
 

13/04/2026, 10:18

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Russie : des livres jeunesse bientôt moins chers ?

En Russie, le projet de suppression de la TVA sur les livres pour enfants ressurgit sans calendrier précis, mais avec un appui gouvernemental évoqué publiquement. Relancée par Sergueï Stepachine, l’hypothèse ne constitue pas encore une réforme actée. Elle éclaire néanmoins une orientation de politique publique : utiliser l’outil fiscal pour rendre l’édition jeunesse plus accessible, dans un contexte de pression durable sur les prix.

13/04/2026, 10:01

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Spolivres : 15 000 livres spoliés déjà recensés dans les bibliothèques

Dérobés pendant l’Occupation, dispersés après 1945, puis enfouis dans les magasins de bibliothèques, des milliers d’ouvrages changent enfin de statut documentaire. Avec l’ouverture publique de Spolivres, le ministère de la Culture met en ligne les premiers résultats d’un chantier de provenance portant sur 150.000 livres spoliés. Une base qui relie traces matérielles, noms de propriétaires et perspectives de restitution.

11/04/2026, 11:50

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Comment les éditeurs italiens tentent de reconquérir les adolescents

À l’approche du Salone del Libro de Turin, l’édition jeunesse italienne affine sa manière de s’adresser aux adolescents. Curateurs de 21 ou 22 ans, collections pensées pour les 12-14 ans, thèmes sociaux assumés, ouverture à la traduction : plusieurs maisons cherchent moins à simplifier qu’à ajuster leur voix. Un mouvement éditorial précis, révélateur d’une nouvelle attention portée aux jeunes lecteurs.

11/04/2026, 11:30

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Entre éditions douteuses et faux textes, le grand malaise des manuscrits arabes

Le monde des manuscrits arabes se heurte à un désordre qui dépasse la seule érudition. Enquête, publication, réédition, authentification et diffusion se brouillent dans un espace où coexistent travaux rigoureux, doublons commerciaux, captations de labeur savant et textes altérés. Une enquête d’Independent Arabia éclaire ainsi une économie grise du patrimoine écrit, entre défaut de coordination et fragilité des garanties éditoriales.

11/04/2026, 10:30

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Innovations, rénovations, conflits : plongée au cœur des bibliothèques françaises

Les bibliothèques changent de visage : numériques, ouvertes, polyvalentes, elles s’adaptent aux attentes du public. Mais derrière cette dynamique, des tensions apparaissent, entre management, bénévolat et vie locale. Un quotidien fait d’engagements… et de fragilités.

10/04/2026, 18:12

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Défait par les bibliothécaires, Trump s'attaque encore à leur budget

Aux États-Unis, l'Institute of Museum and Library Services (IMLS) désigne une agence fédérale dédiée aux actions des établissements de lecture publique, notamment dans les zones rurales. Elle est aussi la bête noire de Donald Trump et de son administration, qui tentent depuis des années d'obtenir la baisse de ses crédits, voire sa suppression. Malgré un revers en justice, le président prévoit d'ores et déjà un budget 2027 qui condamne l'IMLS.

10/04/2026, 16:18

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La SAS pass Culture est bien devenue un opérateur de l'État

La société par actions simplifiée (SAS) pass Culture est bel et bien devenue un opérateur de l'État, le 1er janvier dernier, nous confirme la structure. Elle est désormais rattachée au programme 361 de la mission « Culture », consacré à la « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture ».

10/04/2026, 13:39

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Pourquoi Bayard mise sur Kingoland au moment d’un plan social

Le groupe Bayard officialise l’acquisition majoritaire de Kingoland, parc d’attractions familial du Morbihan, tout en lançant un plan de compétitivité qui supprimerait jusqu’à 59 postes en France. L’opération démontre cette stratégie de diversification vers l’économie de l’expérience, déjà explorée ailleurs par d'autres groupes éditoriaux. Ou comment prolonger les univers éditoriaux au-delà du livre et de la presse.

10/04/2026, 12:42

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Au Texas, les censeurs de livres veulent imposer la lecture de la Bible aux élèves

État républicain ayant à sa tête le conservateur Greg Abbott, le Texas s'est placé à l'avant-garde de la vague de censure d'ouvrages qui traverse les États-Unis depuis quelques années. Son conseil d'éducation d'État a composé une liste de livres obligatoires pour l'enseignement de la langue anglaise, qui comprend plusieurs passages de la Bible, mais accorde peu de place aux textes signés par des autrices ou des personnalités hispaniques et afro-américaines.

10/04/2026, 12:06

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Faciliter le travail le 1er mai : régularisation ou aubaine pour la Fnac ?

Présentée en avril 2025 par deux sénateurs centristes, une proposition de loi suggère d'assouplir l'encadrement du travail le 1er mai, afin de prémunir certains secteurs contre un « vide juridique ». Adopté par le Sénat, ce texte, qui reste assez flou quant à son périmètre, s'appliquerait aux établissements exerçant « une activité culturelle ». La CGT dénonce une loi « faite pour profiter aux grandes enseignes », en citant notamment la Fnac.

09/04/2026, 16:23

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En Égypte, le poète Ahmed Douma gardé à l'oeil par les autorités

Les signes d'ouverture n'auront malheureusement pas duré. Malgré quelques libérations de prisonniers politiques, le 6 avril dernier, le gouvernement égyptien reste particulièrement sévère avec les opposants. Le même jour, le poète Ahmed Douma a ainsi été arrêté et placé en détention provisoire, dans le cadre d'une enquête le concernant.

09/04/2026, 15:20

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Inde : saisie de 20 000 faux best-sellers, un réseau de piratage démantelé

À Delhi, la saisie de 20.137 livres contrefaits met au jour bien plus qu’un trafic de rue. L’enquête de la section criminelle remonte d’entrepôts de Rohini jusqu’à une unité d’impression, avec plaques, machines et best-sellers internationaux à la clé. Une affaire révélatrice d’une économie parallèle du livre, où la copie illicite épouse au plus près les succès éditoriaux.

09/04/2026, 10:21

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Fabrice Benkimoun hérite de la sous-direction des professions de la création

La Direction générale de la création artistique (DGCA) du ministère de la Culture accueille, depuis peu, une nouvelle sous-direction, dédiée aux professions de la création. Fabrice Benkimoun, administrateur de l'État et chargé depuis plusieurs années des dossiers relatifs aux politiques professionnelles et sociales des artistes-auteurs, en prend la tête, mais par intérim.

09/04/2026, 09:52

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Une résidence artistique pour explorer 6000 livres anciens à Paris

La Fondation Calouste Gulbenkian lance une nouvelle résidence de recherche-création à destination des artistes visuels et graphiques. Baptisée EX-LIBRIS, cette initiative, portée par la Délégation en France de la fondation, vise à faire de la Bibliothèque Gulbenkian un espace de création contemporaine, en dialogue avec ses collections.

08/04/2026, 18:01

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Un roman climatique sans catastrophisme : le pari de Florence Jou

Florence Jou revient sur la genèse de Vermeille, roman ancré dans un territoire frappé par la sécheresse et traversé par les bouleversements climatiques. Entre enquête de terrain, rencontres avec des vignerons et écriture, elle élabore une fiction nourrie du réel. Refusant le catastrophisme, elle explore une forme de résistance sensible et poétique. Une manière d’habiter le monde autrement, malgré l’urgence écologique. En librairie le 16 avril prochain.

08/04/2026, 16:20

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La Normandie a gagné 4 librairies indépendantes en 2025

L'agence Normandie Livre & Lecture a communiqué les chiffres-clés du secteur, pour l'année 2025. Presque tous les compteurs sont au vert, puisque le nombre de librairies indépendantes, mais aussi de maisons d'édition, d'auteurices, de bibliothèques et de manifestations littéraires est en hausse.

08/04/2026, 12:06

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En Iran, 55 bibliothèques publiques endommagées selon les autorités, deux détruites

L’Organisation des bibliothèques publiques d’Iran affirme que 55 bibliothèques publiques réparties dans 12 provinces ont été endommagées par les frappes menées dans le cadre de la guerre opposant le pays aux États-Unis et à Israël. Selon sa secrétaire générale, Azadeh Nazarboland, deux établissements auraient été entièrement détruits, dans les provinces de Zanjan et d’Ilam. 

08/04/2026, 11:27

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Iowa : la justice relance la restriction de livres scolaires et des contenus LGBTQ+

En autorisant l’Iowa à remettre en vigueur sa loi de 2023, la cour d’appel du 8e circuit réactive deux lignes de fracture : le retrait de certains livres des bibliothèques scolaires et la limitation des contenus liés à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre jusqu’au CM2. Les recours continuent au fond, mais l’arrêt redonne un effet immédiat à un texte devenu emblématique des affrontements américains sur l’école publique. 

08/04/2026, 11:19

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Futurs adultes : ce que veulent vraiment les jeunes lecteurs en 2026

Acheter pour offrir, emprunter pour tester, lire pour soi : l’étude 2026 de Babelio montre une littérature jeunesse sortie depuis longtemps du seul face-à-face entre parent et enfant. Budgets serrés, recours massif aux bibliothèques, poids des héros familiers, désir de diversité et attente de sujets plus incarnés : un portrait précis des usages, au moment où les enquêtes publiques soulignent le décrochage adolescent.

08/04/2026, 10:49

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Le ministère de la Culture se dote d'une sous-direction des professions de la création

Rue de Valois, les services se réorganisent. La Direction générale de la création artistique (DGCA) abrite ainsi une nouvelle sous-direction, dédiée aux professions de la création et chargée de coordonner « le suivi des questions sociales et professionnelles relatives aux auteurs, aux artistes-auteurs ainsi qu'aux salariés du spectacle et des arts visuels et aux entrepreneurs du spectacle vivant ».

08/04/2026, 08:54

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À Vauvert, le maire RN annule une expo pour un partage Facebook

À Vauvert, l’arrivée de Nicolas Meizonnet à la mairie se traduit déjà par une annulation culturelle lourde de sens. Le nouvel édile RN a supprimé une exposition du photographe Sylvain Brino en visant ses prises de position supposées, et non ses images. Dans une commune où les éditions Au Diable Vauvert et une résidence d’auteurs constituent un ancrage ancien, l’affaire dépasse de loin la stricte déprogrammation municipale. Elle engage un rapport au pluralisme culturel.

07/04/2026, 18:00

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À Lyon, une médiathèque majeure ferme plus d'un an, un chantier à plusieurs millions d’euros

La médiathèque de Vaise, dans l’ouest de Lyon, fermera ses portes à partir du 2 mai 2026 pour une durée annoncée jusqu’à août 2027, soit environ 15 mois de travaux . Ce chantier de modernisation, estimé autour de 4 millions d’euros, selon une annonce de la mairie de secteur relayée en début d’année par la presse locale, vise une transformation complète de cet équipement ouvert en décembre 2000.

07/04/2026, 17:05

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À Lille, une librairie unique au monde : CROÂfunding, 100 % autoédition et circuit court

À Lille, CROÂfunding tient dans 17 m², mais son projet dépasse largement la taille du local. Fondée par Xavier Lancel, cette micro-librairie s’est spécialisée dans les ouvrages autoédités, option crowdfunding, achetés directement aux auteurs, sans diffuseur ni retour. Entre circuit court appliqué au livre, sélection resserrée et défense active des titres, l’adresse lilloise tente une autre manière de vendre, de conseiller et de faire lire.

07/04/2026, 15:06

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Camille Schmoll entre au conseil d'administration du Palais de la Porte Dorée

Le conseil d'administration de l'Établissement public du Palais de la Porte Dorée accueille en son sein la géographe Camille Schmoll, directrice d'études de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et directrice adjointe des Éditions de l'EHESS.

07/04/2026, 13:09

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À Saint-Priest, une librairie en liquidation judiciaire

Saint-Priest, commune de la métropole lyonnaise, perd sa librairie, que le tribunal des activités économiques de Lyon a placée en liquidation judiciaire, a appris ActuaLitté. La Librairie de Saint-Priest avait ouvert ses portes en avril 2024 dans un local occupé précédemment par l'enseigne Decitre.

07/04/2026, 12:46

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Un secret de famille, la Gestapo et la fuite des nazis : l’enquête vertigineuse de Stéphane Chaumet

À partir d’une enquête sur son grand-père, dont l’histoire s’avère bien différente de celle qu’on lui avait racontée, dans L'autre côté de la nuit, Stéphane Chaumet remonte vers une série de trajectoires liées à la Seconde Guerre mondiale et à ses prolongements. Entre collaboration, disparition et fuite de criminels nazis vers l’Amérique latine, ce travail d’écriture s’appuie à la fois sur des recherches historiques et des éléments personnels.

07/04/2026, 12:28

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Genève : quand des travaux mettent en péril une librairie

Depuis le printemps 2025, le vaste chantier de la rue de Carouge modifie en profondeur l’accès à l’une des librairies les plus identifiées de Genève. La Librairie du Boulevard, coopérative née en 1975, enregistre un recul de fréquentation durable. Entre gêne de circulation, aides publiques encadrées et concurrence des commandes en ligne, son équilibre devient plus incertain à mesure que les travaux s’étirent.

07/04/2026, 11:55

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Chez Gibert Joseph, des “réaménagements” contestés par une grève du personnel

Plusieurs salariés du service d'achat des livres d'occasion de l'enseigne Gibert Joseph, situé rue Pierre Sarrazin, dans le 6e arrondissement de Paris, ont débrayé, ces mercredi 1er et jeudi 2e avril. Face à des « réaménagements » qu'ils estiment imposés par la direction du groupe, ils dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail, mais aussi « de nouveaux risques pour la santé et la sécurité ».

07/04/2026, 10:45

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Lecture publique : Londres promet un coup de pouce à ses bibliothèques

Parler de lecture, d'accord, mais comment évoquer les écoles qui fatiguent, des quartiers qui décrochent ou encore ce temps libre colonisé par les écrans. Au Royaume-Uni, la bibliothèque revient ainsi dans le paysage comme un équipement de première nécessité. Derrière les 150.000 £ promises, il y a une question plus brute : qui tient encore la porte ouverte à la lecture ordinaire ?

07/04/2026, 10:19

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Favoriser l'insertion sociale par l'écriture

Réparer le langage publie Plongez ! un nouveau recueil de 7 histoires courtes écrites par 173 lycéens. L'association lance cette collecte pour finaliser la publication et déployer une large diffusion de ce livre auprès du plus grand nombre de jeunes éloignés du livre et de la lecture.

07/04/2026, 10:09

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Loi anti-drogue : des millions de livres concernés, les éditeurs russes dépassés

Depuis le 1er mars 2026, la loi russe sur la « propagande des drogues » ne pèse plus seulement sur le principe de publication. Elle agit sur la fabrication même des ouvrages : passages modifiés, ayants droit sollicités, classement en 18+ et hausse de TVA. L’affaire révèle une régulation qui se mesure désormais jusque dans le prix des livres.

07/04/2026, 09:51

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Piratage : les États-Unis préparent une loi pour bloquer des sites étrangers

Aux États-Unis, la lutte contre le piratage en ligne change d’échelle. Après une décision de la Cour suprême favorable au fournisseur d’accès Cox, élus républicains et démocrates travaillent à un texte commun pour autoriser le blocage judiciaire de sites étrangers dédiés à la contrefaçon. Le dossier touche aussi directement le livre, soutenu par les organisations d’auteurs et contesté par les défenseurs des libertés numériques.

06/04/2026, 10:35