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Les Ensablés – "Miroir du temps" d'André Suarès (1868-1948)

Paru aux éditions Bartillat, Miroir du temps est un recueil d’articles d’André Suarès - certains inédits - de préfaces, de fragments de correspondance, voire de documents plus intimes encore, comme le testament de l’écrivain : peu de livres permettront de saisir aussi complètement un auteur qui sort lentement d’un oubli et dont les plus connaisseurs parmi les lecteurs ne pouvaient citer que le Voyage du Condottiere.
Ce recueil de textes parvient à restituer, en marquant la chronologie, les thèmes qui habitent son oeuvre. Des thèmes dont l’actualité permet de rendre cet auteur à son temps tout en le ramenant au nôtre. André Suarès écrivit toute sa vie le manifeste d’un art nouveau, qu’il souhaitait tout à la fois classique et régénérateur ; à l’imitation aussi de ce Speculum majus, ce Miroir dans lequel Vincent de Beauvais mit toutes les certitudes du Moyen-Age et qui voulut, selon Louis Gillet, « lier en système tout l’héritage des connaissances venues de l’Antiquité, le legs intellectuel de la Grèce, avec les vérités de la Révélation ».             
Après avoir lu avec attention l’érudite préface de M.Barsacq, les amateurs feront de Miroir du temps l’avant-propos nécessaire aux œuvres de ce grand écrivain : toute la diversité, toutes les contradictions de l’écrivain, et l’essence de son style, sont là.

Le 01/12/2019 à 09:00 par Les ensablés

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01/12/2019 à 09:00

Les ensablés

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Où il n’y a ni forme, ni ordre, il n’y a rien. (André Suarès)

Par Antoine Cardinale

Une inépuisable curiosité
Dans son choix de textes, cet ouvrage n’écarte ni la question des origines, ni celle de cet éclectisme, par lequel l’écrivain tenta de faire vivre ensemble son aspiration à un art moderne et sa foi inébranlable dans l’art ancien ; ni cette formidable curiosité dont le sommaire de cet ouvrage nous donne le vertigineux résumé : Pétrone et Suétone ; Ronsard et Bossuet ; Charles Péguy, Bourdelle ; saint Paul et saint Augustin ; mais aussi la Peinture, la Danse et la Musique, Céline, Dostoïevski et d’Annunzio.

Il serait facile de mettre en avant, à travers son inépuisable curiosité, l’universalité de Suarès : ce mot flatte l’homme paresseux du XXIème siècle et il sonne pour lui comme la délectable promesse de réconcilier sans effort le tout et ses parties, de jeter des ponts prodigieux entre des productions que rien en réalité n’apparente, de marier le trivial et le sublime, de toujours en somme éviter le conflit et de jouer en somme la hiérarchie des œuvres au bonneteau de la mode.

Dans ce qui nous paraît une dispersion, André Suarès voulut au contraire voir un effort noble, paradoxal, et nécessaire : il reconnut d’ailleurs chez Léonard de Vinci cette ambition : Léonard est la preuve que l’artiste ne peut pas se répandre en tous sens, s’il veut s’accomplir dans une œuvre, mais il n’y a pas de générosité plus grande que de courir un tel risque. André Suarès a voulu courir ce risque, et cet ouvrage nous fait sentir l’organisation et le programme d’une œuvre dont il est difficile souvent de saisir le fil.

La tentation classique
Comme nous l’indique la citation de René Girard qui ouvre la préface de ce livre, c’est au « grand art classique » que Suarès aspirait. Et qu’il comptât pour y entrer sur la Fureur, comme le dit René Girard, ne doit pas totalement nous surprendre. Cet homme du Livre se sentait de force à donner à son pays, à son siècle, des institutions et peut-être même une religion ! Sa prose prend parfois des accents prophétiques, avec une forte tendance aux questions sociales, et un penchant pour l’utopie qui rendait impraticables les routes politiques qu’un sens moral élevé ouvrait devant lui. Il conciliait, avec le naturel du fanatique, le pessimisme hautain du présent et une confiance théologique dans l’avenir. Et, cela dût-il nous surprendre, c’est une attitude parfaitement classique : Racine, Bossuet aspirèrent toujours à donner une forme religieuse à l’art classique, qui n’y est pas entièrement contenu mais qui le marque fortement, et qui lui donne un accent parfaitement reconnaissable.

La disparition de Suarès de l’horizon littéraire, peut-on l’interpréter comme le rejet de la greffe de l’esprit classique sur celui du XXème siècle ? Car sa tentative fut de faire rentrer l’esprit classique dans ce siècle (1). On se trouverait bien mal, après M. Fumaroli, après Georges Steiner et tant d’autres esprits brillants, de vouloir définir l’art classique, ses canons et la hiérarchie de ses œuvres, et notamment ce que le classicisme emprunta aux différents climats : il fut en France, national, monarchiste, rénovateur chez Charles Perrault mais conservateur chez Boileau. En Italie en revanche ce classicisme fut antiquisant, historicisant, d’esprit républicain et marqué par une forte sensibilité aux arts plastiques. Suarès emprunte beaucoup à ce classicisme italien, qui transformait peu l’idéal humaniste des XVème et XVIème siècle qui forma le royaume de l’Homme renaissant (2).

Il était, il me semble, convaincu que le goût classique pouvait dominer le siècle à condition qu’il sût en affronter la nouveauté ; pour cela, il fut attentif à ne pas méconnaître les audaces de l’art de son temps. Dans le Voyage de Céline par exemple, il sut voir les caractères barbares et chrétiens, le message de Charité et le grouillement lugubre du cloaque. De même, avec une audace qui aujourd’hui nous échappe peut-être, il soutint Wagner, le rattachant à la vieille recherche classique : La grandeur de Tristan est effrayante. Tristan est conçu comme Phèdre ou Bérénice, un entretien acharné des passions face à face.

Il y eut en effet, au tournant du siècle, une aspiration, un retour extraordinaire du goût classique. Consulté sur le sujet (3) Marcel Proust, si circonvolutif, si subtil, s’exprime catégoriquement : Tout art véritable est un art classique mais dans sa courte réponse, n’explicite rien. Paul Valery, au même moment, en donne une définition élastique, voyant dans le « grand art » l’engagement de toutes les facultés de l’artiste et la mobilisation de toutes les facultés de l’amateur. Peut-être était-il nécessaire que cette aspiration nouvelle au classicisme en passât au préalable par un inventaire sans concession du XIXème siècle.

Le romantisme, cette maladie de jeune homme, avait relégué au magasin d’accessoires le théâtre classique ; la peinture du Grand Siècle pourrissait dans les greniers d’un Versailles abandonné, mais alors que la génération de 1820 naissait romantique, la génération de 1840 commençait à se déprendre de ce goût maniaque du contraste pour le contraste, de l’amoncellement de détails expressifs ou de la complaisance dans l’horrible (4). La littérature française se fragmentait en naturalisme, réalisme, symbolisme ; le romantisme devint une sorte de religion à laquelle on voulait bien croire mais dans laquelle on ne communiait plus guère, toute d’emprunt et de pure apparence. S’il confesse encore une tendresse pour les romantiques tardifs, il est sans pitié pour les Pères fondateurs. Dans Chateaubriand il scrute le chrétien et le monarchiste et ne trouve nulle sincérité dans le premier et peu de convictions dans le second ; enfin, donnant toujours à entendre un largo assai funèbre qui donne les mêmes couleurs aux landes bretonnes, aux forêts des Florides et à la Terre Sainte et qui finit par faire de ses déplorations une lassante ritournelle.
Après cet inventaire, André Suarès proposa une profession de foi du classique, ce que ni Proust, ni Valery ne se risquèrent à formuler : La culture est une autre nature, plus parfaite et plus vraie, qui dans l’homme accompli prend le pas sur la nature brute et sur l’homme imparfait. Pour lui, il existe une loi nécessaire qui nous rapproche des siècles passés. Cette loi rend visible, explique et unifie la succession des temps historiques, et dans ce cadre, le goût, les écoles et les techniques évoluent sans se renier. Cette confiance dans la culture, ce credo du continuum des siècles sont les colonnes du temple classique.
Les Classiques trouvaient à s’appuyer sur la religion de la Faute pour racheter l’infirmité humaine. Suarès ne trouve en lui qu’un fonds de nihilisme et de scepticisme qu’il tient de la génération de 1840, celle qui s’incarne en Anatole France. Ce dernier ne proposait qu’une voie spirituelle bien rétrécie : que l’Homme apprenne seulement à connaître sa triste et nulle condition. A renier l’espérance qui est dans la voie chrétienne, on s’interdit de rejoindre l’inspiration qui fut celle de la voie classique, on s’interdit d’entrer dans le temple.

Le retour à l’antique
C’est pourquoi Pétrone, fixé dans le doute salutaire et la sagesse d’Epicure incarna idéalement la tentation finale d’André Suarès. C’est le seul portrait où paraît une admiration sans conditions : des vingt lignes que Tacite réserve à la mort de Pétrone, il tire toute une philosophie, et construit un moment tragique sur lequel on pourrait modeler toute une vie : Les idées et l’expérience du monde n’ont pas labouré ce front. Elles n’y ont pas laissé la trace de l’effort, ni les marques de la défaite. Sur le front de Pétrone, je ne lis point la hauteur ni la mélancolie de la sérénité. Il a l’éclat de la grande intelligence, pour qui la vie est un plan à bien lire : la tranquille possession de soi, l’ordre dans les souvenirs, la promptitude dans le choix que l’action propose ; la volonté toujours prête. C’est le portrait d’une intelligence supérieure, d’un goût éclairé, faisant de sa sagesse, sans passion, sans mystique, un secret, et de ses mépris un talisman pour tenir l’infirmité du monde à distance.

Cette féerie de la vie heureuse, cette morale aristocratique, que Pétrone emporte avec lui, Suarès la retrouve dans le dessin et le frais coloris des Muses de Véronèse. « Des trois la plus séductrices, l’une, au fond, est assise et pince du théorbe. Près d’elle, la plus belle, debout, chante en lisant le texte dans un livre, qu’elle appuie sur son beau ventre d’ambre. Elle est longue, fine, et ces tendres seins ronds ont le galbe de la coupe et la fermeté souple du fruit. La plus charmante, au premier plan, vêtue de brocart à ramages d’or et de soie changeante plus étroitement que toutes les autres, joue d’une viole couchée sur ses genoux. Elle tourne le dos ; mais sa figure ravissante regarde, en souriant à peine, de profil ; à qui sourit-elle, cette Vénitienne d’Athènes et de Paris ? Elle a les traits les plus délicats et les plus nobles, une ligne exquise de long calice, un port d’anémone et de candide iris. Et sa chair, parce qu’elle est voilée, est celle que l’on désire ».

Tout lui plaît, tout lui est de plain-pied dans le monde antique. Ainsi lorsqu’il trouve aux vieilles légendes de la Rome ou de la Grèce ce tour barbare, cet air de contes pour enfants, atroces et naïfs à la fois, ce fond de magie un peu ridicule, mais inquiétant encore. Là encore, il est dans l’esprit des classiques :  Il faut toujours interpréter l’antique. Euripide et Eschyle le faisait déjà, et face à l’âpreté et parfois à l’obscénité de l’Histoire romaine et de l’Histoire sainte, Racine et Corneille les imitaient. Le point de vue du lycéen André Suarès dont l’Eloge d’Homère emporta le premier prix du Concours général et « saisit d’admiration » Anatole France, ce point de vue ne varia jamais.

Avec quelle délectation savante il retourne à ses préférences (2) ! Laissons-le nous plonger dans la double vie de ce Suétone écrivant les Portraits et menant l’enquête, interrogeant les archives secrètes de l’Empire et les derniers survivants pour retrouver les vérités formidables et atroces du siècle de Tibère et Néron : Gaius Suetonius Tranquillus, calme et sérieux, impénétrable, ayant travaillé avec l’empereur, sort du cabinet, comme tous les soirs, à la même heure. Du même pas, du même air assuré, il se rend à l’office des postes et transmet les ordres attendus. Il confie aux courriers les dépêches qu’il vient de libeller, touchant l’impôt d’une province, les mouvements d’une légion, ou seulement l’achat d’une statue, la recherche de quelque manuscrit rare. Et l’on pense qu’il a fini sa journée. Elle commence au contraire. Il sait entrer dans les lieux interdits. Il est habile à faire parler les vieux eunuques plissés par la rancune, à confesser les vieux esclaves ».

Des grands auteurs, il sut cependant faire un inventaire plein de discernement. Il porte un jugement sans aménité sur l’honnête et suave Marc-Aurèle comme disait Renan, incapable de décider du rôle qu’il lui fallait jouer sur la terre, et ne sachant s’il faut que la pitié commande à l’implacable application de lois ou l’ordre implacable de l’Empire aux conseils de la tolérance. Saint Augustin ? Suarès se confessera chrétien dans son testament - je suis fidèle à toute la beauté chrétienne – mais il n’a pas de mots assez durs pour le Père de l’Eglise. Saint Paul ? Il le met en scène devant l’Aéropage, mais sans beaucoup de tendresse.

Inscriptions
Qu’eût-il souhaité enfin ajouter à l’art ancien, qu’eût-il fallu ajouter au vieux corpus pour que la greffe prît ? Peut-être tient-on la réponse : La liberté est mon essence écrit-il dans une lettre. Ce mot de liberté, spécialement chargé de la transmission de choses vagues, et au sujet duquel Paul Valery se demandait avec ironie, qui de la philosophie ou de la police, avait commencé le débat, Suarès souhaitait que les artistes en fissent constamment le choix. Il y voyait la condition nécessaire pour acclimater l’idéal classique à l’esprit du temps. Que lui manqua-t-il, sinon d’écrire cette œuvre qui pût illustrer et défendre son approche de l’art ancien et qu’il n’écrivit jamais ?

Dans sa préface, Stéphane Barsacq nous propose trois manières délicieuses d’approcher André Suarès et je laisse aux lecteurs le soin de les découvrir. Je me permets d’en ajouter une quatrième, qui est tout uniment d’aborder à cette île-continent de la littérature par Miroir du temps.

Sur la foi de l’intéressante biographie de M.Pariente nous pensions connaître l’épitaphe, très conforme à son image de poète maudit, que l’écrivain voulut voir graver sur sa pierre tombale (5). Il semble que cet écrivain singulier se proposait en réalité différents textes pour entrer dans son au-delà et M.Barsaq nous permet de lire en quelque sorte le projet officiel, celui qui figure dans le testament de l’écrivain. L’inscription qu’il souhaita sur sa « dalle aux Baux » est toute simple : Il ne vécut que pour l’amour et la beauté.

(1) Antoine de Rosny La culture classique d’André Suarès, Garnier, 2019
(2)  [Il] a voulu l’héritage des siècles amoureux et guerriers, les trésors de la passion et de l’art, le royaume de l’Homme renaissant. Gabriel Bounoure, cité par S.Barsacq, Préface.
(3) Enquête sur le classicisme, La Renaissance, 1921
(4) Rolland Chollet, Préface au Colonel Chabert, Rencontres, 1959
(5) Laissez-moi loin de toute route / Si seul que j’ai toujours vécu/ Que le ciel et le vent écoutent / Mon silence de grand vaincu.

 

1 Commentaire

 

dugommier

09/04/2020 à 22:04

Heureusement que je n'avais pas lu ce commentaire avant d'attaquer "Le voyage du condottiere" qui m'attendait depuis des années ; sinon je ne l'aurais pas lu. Un texte pareil est à mes yeux le sommet du snobisme. Cela me rappelle les commentaires des premiers de classe de français qui étaient souvent les lèche-bottes lunettards de service. Désolé, mais la poésie de ce demi-juif, comme il se nomme, m'a beaucoup touché, et cela, bien que je fasse de l'allergie cutanée à la lecture des alexandrins et autres vers bien trop rigides pour notre siècle.

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Hélène Froment (1908-2003), auteure d’un excellent premier roman paru chez Gallimard en 1941, On ne revient pas, est le pseudonyme d’Hélène Jaunez, qui a épousé l’aristocrate Jean de Vogüé (futur chef de la Résistance) en 1927. Dite Nelly de Vogüé, elle est surtout connue pour avoir été la maîtresse de Saint-Exupéry à partir de leur rencontre chez Louise de Vilmorin en 1929, deux ans avant le mariage de l’écrivain avec Consuelo. En 1949, cette fois-ci sous le pseudonyme de Pierre Chevrier, Nelly va lui consacrer un ouvrage, Antoine de Saint-Exupéry (Gallimard, 1949), et sera responsable de l’édition posthume de Citadelle (1948) et des Carnets (1953) de l’écrivain. par François Ouellet.

02/01/2022, 09:00

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Les Ensablés - Batouala (1921) de René Maran (1887-1960)

Les Ensablés ont le plaisir d'accueillir aujourd'hui dans leur rubrique Marie Coat, grande lectrice, qui nous fera partager au fil du temps ses découvertes. Merci à elle. Il y a tout juste un siècle, le 14 décembre 1921, le prix Goncourt fut attribué à René Maran, administrateur des colonies, pour son roman Batouala, proposé au jury par Henri de Régnier. Par Marie Coat

19/12/2021, 09:00

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Les Ensablés - Amour étrusque (1898) de JH Rosny aîné (1856-1940)

La littérature française est riche d’innombrables récits tirés de l’Antiquité grecque ou romaine. Sans remonter aux Aventures de Télémaque, nous avons tous lu La Venus d’Ille de Mérimée et son cruel dénouement, Gautier et Arria Marcella, Dumas et sa sulfureuse Acté et bien entendu Salammbô dans lequel Flaubert, de son aveu même, voulut appliquerà l’Antiquité les règles du roman moderne. L’Antiquité comme décor fabuleux et comme recueild’exemples politiques, mais aussi l’Antiquité onirique, féroce et sensuelle dont les jeunes latinistes découvraient avec ébahissement qu’elle reposait, au sens chrétien, sur une immoralité sans limite. Par Antoine Cardinale.

05/12/2021, 09:00

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Les Ensablés - Quinze rounds de Henri Decoin

Henri Decoin a connu plusieurs vies. Il fut tour à tour sportif de haut niveau – et le livre du jour fera montre de la science qu’il avait du noble art, la boxe -, héros de guerre, journaliste et cinéaste. Il fut aussi romancier. L’arbre vengeur a la bonne idée de rééditerune petite pépite, Quinze rounds, récit retraçant l’histoire d’une rencontre de boxe commentée par un boxeur sur le ring en temps réel. L’expérience littéraire y croise étonnamment les gants avec l’expérience sportive. Par Denis Gombert

21/11/2021, 09:19

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Les Ensablés – Les Maîtres du vertige, six romans de “merveilleux scientifique”

L’Arbre Vengeur, jamais en reste pour nous surprendre, nous offre aujourd’hui un très beau livre (sur la forme et le fond), Maîtres du Vertige, qui regroupe six romans de science-fiction — ou plutôt de « merveilleux scientifique », ayant été écrit par des auteurs de langue française du début du vingtième siècle… L’occasion, pour tous les curieux, épris de bonne littérature, de découvrir, non plus un seul auteur oublié, mais toute une littérature « ensablée », un continent, aurais-je envie de dire, dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Par Hervé Bel.

08/11/2021, 16:26

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Les Ensablés – La Cité ardente d’Henry Carton de Wiart (1869-1951)  

La ville de Liège doit son célèbre surnom au titre de ce roman historique publié en 1905 (Paris, Perrin) par le comte Henry Carton de Wiart, le premier d’une série de cinq livres constituant le « cycle de la Destinée nationale ». L’ambition de l’auteur, qui s’apprête à occuper d’importantes fonctions gouvernementales au seuil de la guerre, est de renforcer le sentiment national belge en illustrant littérairement des épisodes de vaillance, de courage et de résistance puisés dans l’Histoire. Par Louis Mores

24/10/2021, 16:00

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Les Ensablés - La grande peur dans la montagne (1925) de Charles-Ferdinand Ramuz

L’œuvre de Ramuz comprend une vingtaine de romans. La grande peur dans la montagne est un texte de 1925 qui fait montre d’une grande maturité d’un auteur qui a entamé une carrière littéraire à Paris en 1900, à l’âge de vingt ans. Cependant, à Paris, là où son éditeur Bernard Grasset lui demandera toute sa vie de « se montrer », Charles Ferdinand Ramuz aura à cœur de toujours se mettre en retrait des mondanités. Par pudeur ainsi que par méfiance de la corruption urbaine, Ramuz est avant tout un homme de la terre. Par Denis Gombert

11/10/2021, 16:51

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Les Ensablés - L’univers sévère et lumineux de Maria Borrély (1890-1963)

Maria Borrély, le nom n’est pas connu. Pourtant, il devrait !...Il est toujours émouvant de découvrir des auteurs du passé. Je ne parle pas d’auteurs renommés qu’on lit pour la première fois, mais de ces auteurs complètement oubliés, que plus personne ne lit depuis longtemps, si tant est qu’ils ont déjà été lus. Par François Ouellet. 

27/09/2021, 09:39

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Les Ensablés - Les quatre éléments (1935) d'André Chamson (1900-1983)

« Mort sont les beaux diseurs/Mais le livre est écrit/Morts sont les bâtisseurs/mais le temple est bâti » (F.Mistral) André Chamson fit un voyage au Japon qu’il relate dans ses souvenirs. Nous avons été naturellement chez les geishas qui ne sont pas ce que l’on peut croire. La fille qui était venue sur le tatami pour allumer ma cigarette m’a dit « Monsieur, j’ai lu votre livre les Quatre éléments ». Les quatre éléments étaient devenus « le soleil, la rivière, la montagne » et je ne sais plus quoi… Par Antoine Cardinale

12/09/2021, 14:02

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Les Ensablés – La Rédemption de Mars de Pierre Nothomb (1887-1966)

Au sortir de la Première Guerre mondiale, durant laquelle il a travaillé pour le Gouvernement belge en exil au Havre (Sainte-Adresse) et publié des essais défendant et illustrant les positions de son pays, Pierre Nothomb (1887-1966) mène une vie littéraire entre la Belgique et la France et fait notamment paraître à Paris le roman La Rédemption de Mars (Paris, Plon, 1922). Par Louis Morès.

18/07/2021, 10:00

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Les Ensablés - Prétextat, de Pierre Bost (1901-1975)

Nos fidèles lecteurs n'ignorent pas que nous aimons Pierre Bost (1), écrivain d'avant-guerre devenu scénariste célèbre après 1945, et que nous aimons aussi les Editions de la Thébaïde qui, il y a deux ans, ont publié un recueil de nos articles sur les écrivains oubliés (Lectures en stock). Il était donc évident et naturel que nous parlions aujourd'hui de la réédition de Prétextat (1925) de Pierre Bost, d'autant plus que la préface a pour auteur François Ouellet, chroniqueur des "Ensablés", et par ailleurs grand spécialiste de l'écrivain. Par Hervé Bel.

27/06/2021, 13:22

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Les Ensablés – La Maison Camille, (1935) de Henri Duvernois

Les fidèles de notre rubrique se rappelleront que nous avons déjà chroniqué deux romans de cet auteur prolixe (Edgar, L’homme qui s’est retrouvé) mort en 1937, juste avant la guerre ; ce qui lui fut peut-être fatal, car, en 1945, on était passé à un autre monde, pas forcément meilleur. À côté de Camus, Sartre, et tant d’autres, Duvernois ne faisait plus très sérieux, d’autant que l’homme, dans sa vie comme dans ses écrits, avait toujours imité la légèreté. Je dis « imité » à dessein, car l’œuvre de Duvernois, sous des apparences d’ironie et de comique, dissimule une profonde mélancolie, une réflexion désabusée sur l’homme. Par Hervé Bel.

06/06/2021, 19:41

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Les Ensablés - Voyage d’un livre à travers la Bibliothèque Nationale de  Henri Beraldi

Exhumé de l’oubli, ce petit texte écrit par un bibliophile passionné raconte et s’inquiète de la croissance des arrivées des livres en masse à la Bibliothèque Nationale. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et la noble institution enregistre déjà 500.000 références disponibles (14 millions aujourd’hui !). « La vérité, annonce l’auteur, est que, de ces espaces, aujourd’hui, il n’y en a plus. La Bibliothèque est pleine, archipleine, bondée, bourrée jusqu’à refus. » Voyage au cœur de la Bibliothèque, ogre-machine qui tourne à plein régime. 

23/05/2021, 20:41

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Les Ensablés - Hiver 1814, de Bernard Michel, la Campagne de France

Les Ensablés ont plusieurs fois évoqué Napoléon pour rappeler que dans sa jeunesse, il avait écrit des nouvelles, et qu’à Sainte-Hélène, il avait retrouvé son désir d’écrire et pu assouvir sa passion pour la lecture. Il faut lire Le Mémorial pour mesurer l’étendue de sa culture littéraire. Il profita de son inactivité pour écrire quelques ouvrages, dont une étude sur « La guerre des Gaules », et une espèce de fiction sur son exil à Sainte-Hélène. Par Hervé Bel

 

09/05/2021, 10:22

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Les Ensablés - Black (1858) d’Alexandre Dumas (1802-1870)

« Pas de mystère, pas de souterrain, pas de ténèbres dans cette œuvre ; partout le rayonnement, partout le plein midi », disait Victor Hugo. L’œuvre d’Alexandre Dumas n’intéresse pas l’Histoire de l’art. En 1840 certes, résidant à Florence, il lui fut commandé, pour la somme considérable de dix mille francs, un ouvrage sur la galerie des Offices. La description des trois cent cinquante portraits de peintres qui sont dans ce fameux musée devait former L’histoire biographique et anecdotique de la peinture depuis huit siècles. Par Antoine Cardinale.

25/04/2021, 10:12

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Christophe Bourseiller réhabilite L'homme qui voulait faire de sa vie une oeuvre d'art

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Yasha : complot scientifique et humains génétiquement modifiés  

Sei a toujours été particulièrement intelligent, et avec une ouïe surdéveloppée par rapport à ses congénères. Il vivait bien tranquillement avec sa mère, en essayant de ne pas se faire remarquer. Jusqu’au jour où des scientifiques américains ont débarqué chez lui… Mystérieux et finement orchestré, Yasha est la quête de deux frères pour éclaircir leurs origines et élucider un complot scientifique.

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Une chance amère ou le souvenir d'un exil par Alice Dumas Kol

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Abdlekrim Saifi se livre dans une autofiction familiale

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Même si je dois y laisser ma culotte, un roman feel-good qui tombe à plat

Le premier roman de Daphné Woodfight, publié le 15 septembre 2022 aux Hey Éditions, interpelle par son titre et déçoit par son contenu. La couverture et l’histoire de Même si je dois y laisser ma culotte, sont attrayantes, car elles se détachent de manière assumée du registre dramatique. Mais l’écriture lourde et l’humour à répétition font de la lecture de ce roman, un moment qui est loin d’être une partie de plaisir.

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Riad Sattouf et la BD sur le toit des meilleures ventes

Difficile de faire entrée plus spectaculaire. Tout juste sorti, le tome 6 de L’Arabe du futur, qui conclut la série de Riad Sattouf, remporte la première place du classement des meilleures ventes de la semaine avec 51 300 exemplaires. Autre nouvelle sortie et autre bande dessinée, le tome 29 de Blake et Mortimer, intitulé Huit heures à Berlin, peut se vanter d’une seconde place avec 29 155 éditions vendues. 

 

02/12/2022, 12:20

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Quelques moments sans gravité pour le plus grand des secrets

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L’indépendance des États-Unis ou le jeu de dupes des nations 

Quel livre déroutant que voila. Signé par Joel Richard Paul, professeur de droit à l’université de Californie, l'ouvrage est intitulé Unlikely Allies - How a Merchant, a Playwright, and a Spy Saved the American Revolution (littéralement Improbables alliés - Comment un marchand, un dramaturge et un espion ont sauvé la révolution américaine) dans sa version originale. Traduit chez Perrin par Espions en révolution – Beaumarchais, le chevalier d’Éon, Silas Deane & les secrets de l’indépendance américaine, ce titre aurait peut-être dû s’arrêter au marchand et au dramaturge. Passé une certaine déception, il devient fort intéressant à lire. Voici pourquoi. 

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Grégory Rateau et ses Imprécations Nocturnes…

Dans son nouveau recueil élégamment intitulé Imprécations Nocturnes, préfacé par Jean-Louis Kuffer, l’auteur poursuit sa quête inlassable ou plutôt sa « hantise insondable », amplement signifiée dès son premier recueil, Conspiration du Réel, dont j’avais dans un article précédent vanté les qualités littéraires. Mais également le contenu singulier, dont les thèmes récurrents qui n’ont rien d’une argumentation passive ou poussive, c’est selon, convoquent une fois de plus les affres de la vie et plus encore ses pernicieux revers.

29/11/2022, 11:29

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Les trompettes de la mort : un premier album puissant

C'est toujours un bonheur de tomber sur un album qui happe les lecteurs comme le tuyau d'un aspirateur emporte la poussière. Les trompettes de la mort a la puissance des grands livres, à savoir celle qui efface le monde environnant et nous plonge de la tête aux pieds dans le pur espace de la fiction. Et plus particulièrement dans les décors d'une campagne nostalgique qui évoque à peu près tout sauf le bonheur et l'insouciance.

29/11/2022, 11:24

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Paula Jacques débarque à New York avec Mon oncle de Brooklyn

BONNES FEUILLES - Quand Éva débarque à New York, elle a plus d’une idée en tête : côté pile, interviewer des personnalités apparemment inaccessibles pour une jeune journaliste française – comme l’impressionnante Toni Morrison, qui pourrait se confier sur les très récentes émeutes raciales qui viennent d’enflammer la ville. 

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Aurélien Delsaux : tirer à vue sur l'époque

BONNES FEUILLES - Etienne rentre de vacances avec sa famille parfaite et son apparent bien-être. Sa vie est confortable, routinière. Il mène une vie normale, c’est l’essentiel. 

28/11/2022, 09:30

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Le destin d'un ténor d'exception par Alexia Stresi

BONNES FEUILLES - Paris, 1935. Ce soir-là, à la Première du Rigoletto de Verdi à l’Opéra-Comique, une chose inouïe se produit.

28/11/2022, 09:00

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Laurent Quintreau : hommes et femmes à travers les âges

BONNES FEUILLES - Une fresque intergénérationnelle explorant l'évolution des rapports de force entre hommes et femmes, construite à partir d'une seule histoire familiale, dont on suit la trajectoire du milieu du XIXe siècle jusqu'en 2050, à l'aube du transhumanisme et de la disparition de la famille traditionnelle.

28/11/2022, 08:00

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Véronique Ovaldé laisse s'exprimer la Fille en colère sur un banc de pierre

BONNES FEUILLES - Quand elle décroche, Aïda entend sa sœur lui lancer un grotesque « coucou » ; on ne dit pas coucou à quelqu’un qu’on n’a pas vu (et pas voulu voir) pendant quinze ans. 

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Thibaut Solano met Clermont à l'épreuve dans Les Dévorés

BONNES FEUILLES - Un roman social avec comme toile de fond le mouvement des gilets jaunes et la sauvagerie d'un grand méchant loup moderne. 

27/11/2022, 08:00

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Rodolphe Danjou imagine Ces vies d'où l'on vient

BONNES FEUILLES - Faut-il retourner aux sources pour rebattre les cartes ? Faut-il revenir d’où l’on vient pour tout recommencer ? Tel est le pari d’Adrien, quadra. 

26/11/2022, 09:00

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Mickaël Brun-Arnaud explore Les vallées closes

BONNES FEUILLES - On pardonne rarement à celui qui s'éloigne du troupeau. Une tragédie moderne et poignante sur le déterminisme social. 

26/11/2022, 08:00

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Le temps des orphelins, autofiction de Claude Rodhain

Avocat honoraire, désormais installé dans les Bouches-du-Rhône, Claude Rodhain a fort bien évoqué son parcours d’enfant abandonné devenu notable dans Le Destin bousculé, autobiographie parue chez Robert Laffont en 1986, deuxième prix des lectrices du magazine Elle, succès de librairie. Vingt-six ans plus tard, l’homme revient avec une suite, plus romancée, plus sombre aussi. Texte d'Étienne Ruhaud.

25/11/2022, 15:35

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Meilleures ventes : l'éternel effet prix

On le sait, nous le savons, ils savent. Les prix littéraires ont une influence considérable sur les meilleures ventes des livres, en fin d'année. Alors un prix Goncourt à un petit mois de Noël, c'est quasi synonyme de première place au classement. Cette année, c'est Brigitte Giraud qui en profite : son roman Vivre vite (Flammarion) a convaincu 24.048 lecteurs cette semaine.

25/11/2022, 12:22

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Eric Faye présente sa petite saga des années 2010

BONNES FEUILLES - Dans les années 2010, un journaliste vit, de l’intérieur, les convulsions de l’entreprise de presse dans laquelle il travaille depuis de nombreuses années : rachat, brutalité managériale, obsession du profit envers et contre tout... 

25/11/2022, 09:00

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Boris, 1985 : un premier “je” pour Douna Loup

BONNES FEUILLES - Janvier 1985. Boris Weisfeiler, quarante-quatre ans, disparaît dans le Chili de Pinochet. Né en URSS au sein d’une famille juive, ce surdoué des chiffres s’exile aux États-Unis pour pouvoir exercer librement les mathématiques. 

25/11/2022, 08:00

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Nesrine Slaoui à la croisée des vies d'Anissa et de Nora avec Seule

BONNES FEUILLES - À la mort d'Anissa qu'elle était trop loin pour empêcher, Nora décide d'en finir radicalement avec la violence des hommes.

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Moïse ou la Chine, un monde sans Dieu

Le titre est lié à une pensée de Pascal, qu'il a ensuite raturée : « Lequel est le plus croyable des deux ? Moïse ou la Chine ? ». L’enjeu, mettre Dieu en comparaison, est de taille ! Et propre à effrayer. François Jullien pratique un vis-à-vis des deux cultures, il ne les mesure pas, ne mesure pas leur distance, leurs écarts, il ne les frotte pas l’une contre l’autre ni pour faire des étincelles, ni pour les faire briller. S’il dit l’une de la fenêtre de l’autre, en alternance et réciprocité, c’est pour les écrire au mieux, les décrire mieux. Texte d'Orelien Péréol. 

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Une somme humaine : coup de projecteur sur l’humanité

La narratrice n’est jamais nommée, pourtant c’est l’entièreté de sa vie qu’elle offre à travers le voile de la mort. Son passé, ses pensées, ses espoirs et ses déboires, mais aussi une vision de l’humanité — crue, accusatrice, féroce. Son récit débute avec la fin de sa vie : le souhait de disparaître, ces moments où elle imagine comme s’y prendre, puis le saut sur les rails, devant un train à Paris, cette ville devenue son refuge face à une enfance d’une violence inouïe.

24/11/2022, 12:17

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Isabelle Rodriguez dévoilent Les Orphelines du mont Luciole

BONNES FEUILLES - Un retour envoûtant sur les lieux de l’enfance et l’imaginaire qui s’y déploie. Une supplique pour que la mémoire des campagnes ne s’efface jamais.

24/11/2022, 09:00

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Samuel Dock fait la lumière sur une triste vérité avec L'enfant thérapeute

BONNES FEUILLES - Quand faire le deuil de son enfance implique de faire celui de l’enfance que sa propre mère n’a jamais eue. Samuel Dock livre un récit poignant sur l’enfance maltraitée, ses saccages, la reconstruction et la puissance du lien filial.

24/11/2022, 08:00