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Auteurs professionnels : un statut non essentiel ?

Je ne suis pas le premier, je ne serai sûrement pas le dernier, mais je souhaitais m’exprimer sur la situation alarmante des artistes-auteurs dont je fais partie. Parce que pour parler net, il semblerait qu’on ait décidé en hauts lieux de nous laisser crever la bouche ouverte. Par Guilhem Meric.

Le 25/03/2021 à 10:01 par Auteur invité

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25/03/2021 à 10:01

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Clairement, cela fait des années que l’on demande au gouvernement une chose toute simple : obtenir un statut professionnel. Car malgré les cotisations que nous payons comme tout travailleur qui se respecte, côté droits sociaux, ça reste toujours le no man’s land.

Pour tenter de changer la donne, il y a eu un rapport : le rapport Racine, soumis au gouvernement il y a un peu plus d’un an, fort de 23 mesures prometteuses. Les principales se déclinaient en trois volets : la création d’un statut professionnel pour les artistes-auteurs, la mise en place d’une vraie représentativité et l’organisation d’élections professionnelles. Ce qui aurait permis, enfin, d’avoir une discussion équilibrée avec les différents exploitants de nos œuvres et de meilleures conditions de travail.

Début mars d’ailleurs, Télérama publiait une tribune signée par 1700 artistes pour demander la mise en application des mesures du rapport Racine.

Seulement voilà : malgré tout le travail, toutes les heures de réunions interminables consenties par les représentants de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et de la Ligue des auteurs professionnels, toujours de manière bénévole, la décision est tombée : le rapport Racine a été enterré. Proprement et simplement.

Enterré par qui ? Par des représentants salariés d’organismes qui bénéficient du statu quo et affirment la main sur le cœur qu’ils défendent nos intérêts.

Le coup de massue est à la mesure de l’écœurement. Samantha Bailly, présidente de la Ligue, qui s’était engagée depuis trois ans dans ce combat, a remis sa démission après les déclarations de notre ministre de la Culture. Lewis Trondheim, l’auteur de BD, a renvoyé avec perte et fracas sa médaille de Chevalier des Arts et des Lettres à la face du gouvernement.

Personnellement, je n’ai aucune médaille à rendre. Aucune démission à donner. Je ne suis qu’un petit auteur qui a sorti un peu moins d’une dizaine de bouquins en dix ans. Je rêvais de faire carrière. De me battre aux côtés de mes éditeurs pour chacun de mes livres. Et je l’ai fait longtemps, avec conviction. Mais au bout d’un moment, à moins d’un miracle en librairie, on finit par se rendre davantage compte de ce qu’on y perd que de ce qu’on y gagne.

Alors j’ai fini par lâcher un peu l’affaire. Plus précisément, je me suis lancé dans l’autoédition de livres physiques en montant une petite équipe au sein d’une association. Le crowdfunding est devenu mon allié et, d’une certaine façon, m’a émancipé de la chaîne du livre, grâce à la fidélité et à la solidarité de mes lecteurs qui se mobilisent pour donner vie à mes projets.

C’est beaucoup de travail. Beaucoup plus que celui d’écrire son manuscrit et le faire publier par son éditeur. Mais on a cette improbable satisfaction de ne plus être la cinquième roue du carrosse. On suit notre bébé de sa gestation jusqu’à sa naissance, on l’accompagne, on l’éduque, on l’habille. On lui donne les moyens, aussi modestes soient-ils, de sortir de l’ombre et de rencontrer son public.

CNL: le ministère de la Culture fait place nette

On devient une sorte d’artisan. Un couteau suisse de l’édition. Parce qu’on doit tout maîtriser de A à Z. Et qu’au final, quand on nous achète un livre, on n’a pas à compter combien il faut en vendre pour rembourser l’avance sur droits versée par notre éditeur et toucher entre 6 et 10 % (8,2 % en moyenne) sur son prix de vente hors taxe. C’est 99 % des bénéfices du livre dans la poche, ou au pire 70 % si l’on passe par un libraire.

Je ne dis pas que c’est la solution idéale. Car pour rester un auteur qui compte, un auteur crédible et respectable, on a besoin de toute cette chaîne du livre avec laquelle on a plaisir à travailler, à échanger. Mais si cette solution n’est pas idéale, elle est parfois plus digne. En tout cas pour beaucoup d’artistes-auteurs : la moitié d'entre nous ne touche même pas l’équivalent du SMIC, et un sur trois vit sous le seuil de pauvreté. Ce qui, entre autres, est mon cas.

Le métier d’artiste-auteur doit-il devenir l’apanage des nantis ? De ceux dont l’illustre condition autorise l’oisiveté d’écrire à leur gré ? En quoi notre statut de professionnel est-il moins recevable, moins méritant que celui d’un artiste du spectacle ? Nos cousins de la scène, maintes fois déjà, ont dû se battre pour préserver leurs droits et leur statut. Alors n’en déplaise à Madame la Ministre et à son gouvernement, les artistes-auteurs continueront de se battre pour arracher ce précieux sésame qu’on leur refuse.

Celui d’être des professionnels comme les autres.

NDLR : une version Youtube, « un peu plus musclée » de l'avis de l'auteur, est également disponible pour appuyer le propos...

 

Crédit photo : cocoparisienne CC 0 ; Guilhem Meric - Rama, CC BY SA 2.0

 
 
 
 
 
 
 
 

Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com

13 Commentaires

 

Alfred

25/03/2021 à 15:16

Quelle indécence de parler de "crever la bouche ouverte" quand des millions de français souffrent, à l'hôpital, avec leur commerce fermé...

Les nantis de la culture ont perdu le sens des réalités. Pas étonnant que les français s'en détachent. Le monde d'après va être terrible pour ce petit monde quand il réalisera que le public n'a pas l'intention de revenir.

Ne pas nourrir le troll

25/03/2021 à 16:21

(Rappel aux quelques camarades "nantis de la culture". Et à tous les autres camarades de la culture qui ne sont pas des nantis.)

Guilhem Méric

29/03/2021 à 17:28

J'aime beaucoup votre titre ! :)
Je crois même qu'on pourrait écrire tout un sujet particulièrement savoureux sur l'art d'être troll.

Adrien TOMAS

25/03/2021 à 17:02

De quel côté se situe l'indécence, quand on parle de "nantis de la culture" pour évoquer une population dont 40% gagne moins que le SMIC ? Où est le sens des réalités de gens qui ne connaissent rien au métier d'auteur mais ont quand même quelque chose à dire sur le sujet ?

Sophie

25/03/2021 à 22:17

L'indécence d'un pauvre type qui prétend s'appeler Alfred...

LOL

26/03/2021 à 07:01

Ce n'est pas en comparant au pire qu'on élève le débat. D'ailleurs, si je suis votre raisonnement, il existe des milliers de personnes qui sont torturées dans le monde : les gens qui meurent donc dans nos hôpitaux occidentaux sont donc des nantis en comparaison.

Si vous voulez vraiment trouver des nantis, cherchez dans les ministères.

Forbane

26/03/2021 à 13:29

Bravo à l'auteur.

Cynorhodon

27/03/2021 à 18:05

Bonsoir
A la lecture des articles, presque quotidiens, sur la difficulté d'exercer le "métier" d'auteur, je m'interroge sur la légitimité à utiliser le terme métier pour cette "activité" et à revendiquer des droits comparables aux autres professions.

En effet, sauf erreur de ma part, n'importe quelle personne sachant écrire peut se "proclamer" auteur : il n'y a pas de formation sanctionnée par un diplôme, pas d'apprentissage, pas de savoir-faire validé par des tiers…

L'écriture d'histoires (au sens large) est du domaine du loisir. Si l'on peut en vivre, tant mieux, mais c'est rare et de nombreux auteurs ont un "vrai" métier par ailleurs.

Par conséquent, je ne comprends pas les lamentations récurrentes sur le niveau de vie des auteurs : si les livres ne se vendent pas et / ou si les contrats avec les éditeurs ne sont pas satisfaisants c'est le problème de l'auteur et pas celui de l’État…

PS 1 : je ne suis pas auteur, je ne travaille pas dans la filière des métiers du livre, je suis "seulement" grand lecteur et curieux de comprendre "l'envers" du décor d'où mon abonnement aux articles d'Actuallité.
PS 2 : je n'ai peut être pas tout compris au problème des auteurs : merci de m'éclairer.

Thomas Fouchault

28/03/2021 à 03:25

Votre commentaire me laisse songeur : parce qu’une profession rencontre des difficultés, ce n’est pas légitime de parler de métier, ni même de revendiquer des droits (?).
Croyez-vous que ce commentaire serait acceptable pour d’autres professions vocationnelles en difficulté, disons, les enseignants ? Ou le personnel hospitalier ?
Après tout, on peut enseigner par plaisir ? Soigner par bonté ? Et se nourrir d’amour et d’eau fraîche, non ?

Les auteurs cotisent socialement et fiscalement sur les revenus tirés de l’exploitation de leurs œuvres comme tous les autres professionnels. Il n’est pas acceptable qu’on leur refuse un vrai statut professionnel, tout comme le recours aux droits sociaux !

Écrire une œuvre littéraire ne s’improvise pas, cela requiert des techniques, des efforts et de l’investissement. Le savoir-faire est validé par quantité de tiers : en premier lieu les éditeurs pour les auteurs édités, les prescripteurs de lecteurs ensuite (blogueurs, libraires, bibliothécaires...) et puis enfin les lecteurs...
C’est la divulgation au public qui fait l’œuvre, et c’est le public qui valide au final (et non pas un quidam sur internet).

Pour finir, si les contrats ne sont satisfaisants, c’est aussi le problème de l’Etat d’assurer que les relations entre auteurs et éditeurs soient équilibrées et que la valeur soit bien distribuée sur la chaîne du livre (plutôt que de laisser faire parce qu’après tout, c’est la loi du marché...). Et cela passe par la reconnaissance d’une représentation professionnelle des auteurs !

Cynorhodon

28/03/2021 à 15:55

Bonjour
Merci pour votre réponse qui me montre que je n'ai peut être pas bien exprimé mon point de vue.

1 - il y a effectivement grand nombre d'autres professions vocationnelles mais, pour reprendre vos exemples d'enseignant ou de personnel hospitalier vous devez, pour pouvoir les exercer, avoir un diplôme, passé un concours ou avoir validé des acquis professionnels : ceci n'existe pas pour les auteurs…

2 - les diplômes ne sont certainement pas la panacée mais ils ont le mérite de "faire un tri". La seule validation du travail de l'auteur est le nombre d'exemplaires vendus : le verdict est peut être cruel et arrive tardivement mais, si tant d'auteurs se plaignent de leur revenu (quelle proportion ?), c'est peut être juste parce que leur travail ne répond pas aux attentes des lecteurs...

3 - je ne nie pas qu'écrire une œuvre littéraire nécessite de la technique, des efforts et de l'investissement mais je fais la distinction entre ce qui est du travail (cultiver son jardin) et ce qui est un métier (être jardinier)

4 - il n'y a pas que les professionnels qui cotisent socialement et fiscalement sur leurs revenus : c'est le "privilège" de tous les français qui perçoivent des revenus de quelque nature que ce soit et sans forcément en retirer un bénéfice personnel si ce n'est les investissements publics mis à leur disposition.

5 - j'ose avouer que je laisserais volontiers faire la loi du marché dans le domaine du livre : cela assainirait le marché qui est en surproduction. Quand aux relations éventuellement déséquilibrées entre auteurs et éditeurs, c'est une question de négociation : si je veux demander une augmentation de salaire à mon patron, il vaut mieux que je puisse lui démontrer que je lui fais gagner de l'argent…

Thomas Fouchault

28/03/2021 à 21:48

Merci pour votre réponse qui clarifie effectivement votre position.
Ces questionnements sont légitimes et sont au cœur des enjeux.

1- Ces validations par diplômes ou qualifications n’existent effectivement pas pour les auteurs, et pourtant, les auteurs professionnels existent. Que fait-on : on détourne le regarde ou on s’accorde à définir qui sont les professionnel et qui sont les amateurs (et donc, définir un statut professionnel) ?
À partir de là, il faut pouvoir fixer le critère de professionnalisation et c’est un casse-tête qui revient à la puissance publique. On a le choix :
a- Ou on retient le seuil de l’affiliation Agessa (900 SMIC horaires), soit 9027€... donc plus de 4500 ventes par an d’ouvrages à 20€ avec des droits d’auteur à 10% (et si vous êtes auteur jeunesse et/ou que vous devez partager vos DA avec un illustrateur, il faut encore vendre beaucoup plus...) —> choix totalement arbitraire et injuste qui ne retient qu’une fraction des 200.000 artistes-auteurs, car l’exploitation et donc le succès de l’œuvre ne dépend pas de l’auteur, mais de son éditeur (dans le cas d’un auteur édité). Si vous êtes édité dans une ou plusieurs petites maisons d’édition indépendantes, vous pouvez dire au revoir à votre professionnalisation (alors que personne n’irait dire à ces éditeurs qu’ils sont des amateurs!)
b- ou on retient la publication (ou l’auto-publication) d’un ouvrage pour accéder au statut d’auteur professionnel.
c- ou on considère que c’est la source de revenus principale qui fait l’auteur professionnel, mais cela ne ferait que mettre davantage en valeur la paupérisation de notre population.
Ce n’est pas simple, et il y a sans doute d’autres pistes qui n’ont pas été évoquées, mais le statu quo n’est pas tenable.

2- C’est faux. Le nombre d’exemplaires vendus est davantage la validation du travail de l’éditeur qui est chargé d’exploiter l’œuvre et donc de la porter à connaissance et la faire vendre au public (on lui cède nos droits pour cela, bon sang!). Irait-on dire à un producteur laitier de la Creuse que c’est de sa faute s’il ne tire pas un revenu décent de la vente de son lait ? Il fournit le produit, tout comme les auteurs, et c’est aux autres acteurs de la chaîne du livre de faire leur boulot pour que les ouvrages se vendent. La question clé est la répartition de la valeur dans cette chaîne et son rééquilibrage : sans l’auteur, rien n’existe... pourtant, il est l’acteur le moins bien rémunéré (et le moins bien considéré) de toute la chaîne. Nous sommes dans une industrie, et on ne peut pas faire peser le poids des dysfonctionnements sur les seuls auteurs sans remettre en cause le rôle des gros éditeurs, des distributeurs-diffuseurs et des OGC.

3- Et donc ? Diriez-vous de quelqu’un qui travaille + de 40 heures par semaine sur plusieurs manuscrits, corrections et salons, déployant une expertise et un savoir-faire acquis depuis plusieurs années, qu’il n’est pas un professionnel ? Soyons sérieux...

4- Certes. Pourtant, on ne parle pas de la location d’airbnb le week-end de Pâques : les artistes-auteurs sont couverts par un régime de sécurité sociale spécifique, ont leur code NAF 90.03... c’est bien la preuve qu’il y a une profession en jeu et pas seulement des amateurs qui s’amusent avec des mots et des crayons, vous en conviendrez ?

5- C’est une position. Une autre serait de mettre le holà sur les pratiques abusives des distributeurs-diffuseurs qui poussent à la surproduction par leurs contrats imposés aux maisons d’éditions. Et quand vous êtes face au groupe Hachette, aussi grosses que soient vos cojones, votre foi en la main invisible du marché ou votre confiance à gratter quelques % de droits d’auteurs supplémentaires, vous n’êtes pas en position de négocier. Vous signez ou vous prenez la porte (et disparaissez du marché).

LOL

29/03/2021 à 10:31

En fait, pour répondre à vos interrogations légitimes, il suffit de comprendre qu'il existe un flou juridique qui déséquilibre la vie des auteurs.

Les auteurs veulent vivre de leurs œuvres : ils ne souhaitent pas vivre de subsides de l'État ni être à la charge de la société. Il y a pour cela deux solutions :

- la première est classique depuis des siècles. Le mécénat. Il n'existe pas ou plus en France pour la profession littéraire, et à la marge pour les autres activités.

- la seconde est que les écrivains soient payés pour leur travail. Cela paraît hallucinant en 2021, mais un écrivain travaille GRATUITEMENT en France. L'éditeur est la seule profession au monde, après l'esclavagiste, à vivre d'un travail entièrement fourni gratuitement. Et encore, les esclavagistes nourrissent les esclaves en leur fournissant aussi le gîte, CE QUI N'EST PAS LE CAS DES ÉDITEURS !

Cela pose à la fois un problème juridique et moral. Pour le moral, il est évident. Pour le juridique, c'est de comment payer à sa juste valeur un manuscrit. C'est difficile, mais plutôt que d'essayer de le faire - après tout, une mauvaise solution sera toujours meilleure que pas de solution du tout ! -, tous les acteurs de la chaîne du livre font mine d''ignorer la demande, malgré l'insistance des auteurs.

Il existe une raison pour cela. Hormis que cela fera un tri salutaire chez les éditeurs (n'importe qui ouvre aujourd'hui une maison d'éditions et il n'est nul besoin d'avoir une trésorerie pour le faire, sauf de quoi tirer 100 bouquins à l'arrache !), la profession d'auteur se double d'un handicap : beaucoup de non-professionnels se présentent avec un manuscrit et sont prêts à tout pour que leur bijou soit accepté, y compris à des conditions contractuelles inacceptables : aucun ouvrier en France n'accepterait ne serait-ce que 1% des conditions qu'un auteur avale.

Du coup, d'un côté, il y a un blocage des acteurs et de l'autre, une alimentation gratuite qui ne se tarira jamais.

Du beurre donc pour les éditeurs peu scrupuleux (pléonasmes donc, si vous avez bien suivi !)

Seul l'État pourrait ÉVENTUELLEMENT y mettre bon ordre (on n'ose imaginer que les éditeurs abandonnent d'eux-mêmes leurs attitudes esclavagistes, mais on peut l'espérer).

L'idée est là. Sur le reste, vous avez raison. Ne survivront que les auteurs pris par les éditeurs et ceux-là seuls auront le droit de se dire professionnels, donc pourraient vivre de leur métier. Une autre frange, auto-éditée, pourraient se dire de même, mais ne pourraient compter que sur leurs propres revenus.

Et comme aujourd'hui, un auteur riche seraient un auteur qui vend (beaucoup ? Pas mal ?).

Un monde normal quoi !

Guilhem Méric

29/03/2021 à 17:41

Merci pour ces débats, qui ont le mérite d'éclairer beaucoup de monde - et les lecteurs les premiers - sur la complexité de notre métier, sur les rapports de forces souvent déséquilibrés, sur les préjugés et l'ignorance du grand public - souvent légitime - quant à notre situation juridique, fiscale et nos sources de revenus. Même si on a parfois l'impression de devoir tout réexpliquer de zéro, je crois qu'il faut continuer à le faire. Un peu comme avec l'écologie : il faut avoir le nez enfoncé dedans pour comprendre les rouages qui font passer les activistes pour des zozos ou des charlatans.

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“Les auteurs sont en économie de guerre toute l’année”

Face à la précarité structurelle des auteurs, revient l'idée de créer un statut d’« intermittents de l’écrit », inspiré de celui du spectacle, afin de garantir un revenu stable et une reconnaissance professionnelle. Cette tribune met en lumière une économie fragilisée où les écrivains, pourtant au cœur de la chaîne du livre, peinent à vivre de leur activité. Par Mathias de Breyne. 

11/04/2026, 09:47

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Entretien caviardé : Livres Hebdo juge “irrecevable” le droit de réponse de Jean-Yves Mollier

Après la modification d'un entretien sans l'accord du principal intéressé, l’historien Jean-Yves Mollier, la revue Livres Hebdo refuse à présent la publication d'un droit de réponse, selon l'avocat du professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay/Versailles-Saint-Quentin. 

13/03/2026, 16:35

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Pour une politique commune du jeu en tant que pratique culturelle

Le domaine du jeu, qu'il soit de société ou vidéo, accueille aujourd'hui de nouveaux publics, et se trouve de plus en plus légitimé au sein des pratiques culturelles. Ludothèques et médiathèques le rendent plus accessible, tandis que les professionnels assurent une indispensable médiation. L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et l'Association des Ludothèques Françaises (ALF) appellent, dans un texte reproduit ci-dessous, à une politique publique ambitieuse pour affirmer la place du jeu dans les lieux culturels.

11/03/2026, 11:29

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Un Cultura à Forbach : “Pourquoi faire ?”

L'enseigne de produits culturels et créatifs Cultura pourrait s'inviter prochainement à Forbach, en Moselle, après la cession d'une parcelle à Valimmo, la société foncière du groupe. La Librairie-Pâtisserie Autonome, installée dans la ville depuis juillet 2025, interpelle les candidats à la mairie sur les conséquences d'une telle installation pour le tissu commercial du centre-ville. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, la tribune adressée par les libraires aux six candidats et candidates.

10/03/2026, 16:20

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Jean-Yves Mollier : “Cette censure a entraîné une déformation complète de mon entretien”

Nous publions ci-dessous le texte d’un droit de réponse adressé le 2 mars 2026 au directeur de la publication du magazine Livres Hebdo par l’historien Jean-Yves Mollier, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay / Versailles-Saint-Quentin. Ce document a été transmis par l’intermédiaire de son conseil, Me Stephan Alamowitch, avocat à la Cour.  

09/03/2026, 14:06

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Face au “modèle économique planétaire mortifère” d'Amazon, “unissons-nous”

L'épisode polémique autour du partenariat noué entre Amazon et le Festival du Livre de Paris, avec l'assentiment du Syndicat national de l'édition, laissera des traces dans la chaine du livre. Il témoigne d'une présence de plus en plus banalisée de la multinationale américaine au sein de cette dernière, un constat contre lequel le collectif lyonnais TENIR ! appelle à se mobiliser, dans une tribune.

06/03/2026, 10:50

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“Les pratiques d’Amazon fragilisent les librairies en France comme à l’étranger”

Suite à la polémique qu'a déclenchée la présence d'Amazon au Festival du livre de Paris, édition 2026, l’association internationale des libraires francophone (AILF) a fait parvenir à ActuaLitté un communiqué. Par ce texte, l'organisation se tient solidaire du Syndicat de la Librairie française dans la dénonciation du partenariat entre le Festival du Livre de Paris et Amazon. Leur texte est proposé dans son intégralité.

04/03/2026, 10:38

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Un maire peut-il interdire un livre ? Les bibliothécaires rappellent la loi

L’Association des bibliothécaires de France réaffirme que la censure n’a pas sa place en bibliothèque, à la suite de l’intervention d’un maire auprès d’une professionnelle pour empêcher l’acquisition d’un roman. S’appuyant sur le cadre légal, l’ABF rappelle que les collections doivent être pluralistes et exemptes de toute pression idéologique, politique ou religieuse. 

03/03/2026, 13:20

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Municipales 2026 : les archivistes interpellent les futurs maires

À l’approche des élections municipales de mars 2026, l’Association des archivistes français (AAF) intensifie son plaidoyer. L’organisation lance un appel national aux maires sortants candidats à leur réélection ainsi qu’à l’ensemble des futur·es candidat·es, les invitant à s’engager formellement en faveur d’une gestion rigoureuse des archives communales et intercommunales.

24/02/2026, 14:48

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Retraites d’auteurs : “Un dispositif créé pour ne pas fonctionner” que l’État a laissé pourrir

Cette tribune naît d’une plongée dans le scandale Agessa, de ces mois passés à s’enliser dans un marécage administratif où chaque démarche enfonce davantage. Derrière les formulaires, les silences et les réponses dilatoires, se dessine un système qui exige des victimes qu’elles financent leur propre réparation. Ce récit d'Henri Fellner expose les rouages d’un piège institutionnel, ses acteurs, ses complicités et les forces qui s’acharnent à maintenir les auteurs hors du droit commun. 

23/02/2026, 12:02

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Les documentalistes territoriaux, un “rôle fondamental” dans la vie publique

À l'heure de la remise en cause de la fiabilité des informations par les intelligences artificielles génératives, de la post-vérité et d'une réduction drastique des dépenses publiques, les documentalistes territoriaux et leurs services sont menacés. L'association des spécialistes de l'information-documentation, Interdoc, appelle dans une tribune à maintenir les moyens et missions des documentalistes, et qualifie leur rôle dans la vie publique de « fondamental ».

19/02/2026, 11:25

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Spectacle vivant : l’intersyndicale annonce une crise “d’une gravité exceptionnelle“

Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu, l’intersyndicale du spectacle vivant public alerte sur une crise d’une « gravité exceptionnelle ». Les organisations dénoncent les effets de la loi de finances, l’effondrement des financements territoriaux et les menaces pesant sur l’intermittence. 

17/02/2026, 12:40

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Livres jeunesse : la classification proposée par le RN, “fausse bonne idée”

Le député d'extrême droite Julien Guibert (Nièvre, Rassemblement national) a déposé à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à instaurer un système de classification par âge des ouvrages destinés aux jeunes et aux adolescents. Une initiative accueillie fraîchement par pratiquement toutes les professions du secteur : l'Association des bibliothécaires de France ajoute en effet ses propres arguments pour écarter l'idée, dans une tribune reproduite ci-dessous en intégralité.

09/02/2026, 10:13

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Derrière la perquisition de Violette and Co, une “procédure absurde”

La perquisition de la librairie parisienne Violette and Co, le 7 janvier dernier, pour la vente d'un livre de coloriage sur la Palestine, a largement choqué le monde du livre. L'intervention policière paraît en effet disproportionnée, pour un titre qu'il était alors légal de proposer au public et qui a depuis fait l'objet d'un avis défavorable d'une commission très critiquée, au fonctionnement opaque... L'Observatoire de liberté de création réitère son appel à une réforme de l'encadrement des publications jeunesse, dans un courrier à trois ministres reproduit ci-dessous.

03/02/2026, 11:05

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Philip Roth et Franz Kafka contre la démocratie au guichet de Donald Trump

Deux fronts obsèdent actuellement l’administration Trump : une poussée fédérale vers des scrutins gérés localement et une pression accrue sur les universités, des visas étudiants aux données d’admission. Ces affaires, ancrées dans le droit électoral et académique ouvrent cependant une question de lecture : que deviennent des vies quand l’État transforme le contrôle en procédure, l’arbitraire en formulaire et le soupçon en méthode ?

12/05/2026, 12:48

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L’odeur des livres ardéchois ne plairait-elle pas aux Parisiens ?

Depuis l’Ardèche, Fabienne De Dyn défend une édition indépendante, lente et vivante, trop souvent ignorée par Paris. Un appel à ouvrir les librairies, les chroniques et les salons aux livres venus des territoires.

11/05/2026, 14:32

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Les livres qui veulent vous réparer vous détruisent

L'auteur Charles Garatynski interroge l’essor d’une littérature dite thérapeutique, pensée pour réparer, rassurer ou réconcilier le lecteur avec lui-même. À rebours des promesses de consolation, il défend une littérature de l’inconfort, capable non de guérir la souffrance, mais de lui donner une forme, une langue et une dignité.

11/05/2026, 13:35

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Angeline Delcroix : victimes ou coupables, “la frontière est très difficile à déterminer”

Angelina Delcroix ouvre les portes de sa Fabrique du Mal, où l'on entre par la violence, mais refuse d’y installer le lecteur pour le seul choc. À paraître ce 13 mai, la romancière nous immerge dans son univers, entre réalisme glacé et espoirs d'une vie meilleure.

11/05/2026, 10:43

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Estelle Derouen :“ Un livre n’est pas seulement un objet culturel”

Le phénomène Estelle Derouen est avant tout un phénomène de société. Sur Instagram a imposé une présence singulière. Ni critique institutionnelle ni simple prescriptrice numérique, elle occupe une place à part, quelque part entre la lectrice passionnée, la passeuse intraitable et la créatrice de contenu qui refuse de laisser les livres se dissoudre dans le grand marché des recommandations interchangeables.

08/05/2026, 14:12

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“Le Prix Lumière d’août est né d’une amitié — et d’un refus”

À l’heure où les distinctions littéraires cherchent à se renouveler, l’écrivain et psychanalyste Vincent Hein lance, avec le photographe Sylvain Holtermann, le Prix Lumière d’août. Un projet singulier, à la croisée de la littérature et de l’image, nourri par une histoire commune, mais aussi par une prise de position face aux mutations du monde éditorial.

08/05/2026, 13:54

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TikTok, enfance et attention : qui raconte encore l’adolescence ?

Le signalement de TikTok au parquet de Paris par le ministère de l’Éducation, dans un contexte mondial de restrictions d’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs, pose une question plus ancienne que l’algorithme : qui raconte encore l’adolescence ? Face à l’écran infini, les romans réinstallent la chambre, l’ennui, la honte, le désir, le regard des autres et le temps long, fragile, de la formation de soi, loin des réponses administratives. 

07/05/2026, 14:38

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Affaire Grasset : pourquoi 617 artistes-auteurs réclament une “nouvelle loi Jean Zay” ?

ENQUÊTE — La crise qui secoue Grasset a déclenché un mouvement inédit d’auteurs. Mais elle révèle surtout une histoire plus longue : celle d’un rendez-vous manqué pour les auteurs, depuis 1936, avec des droits sociaux et professionnels que les éditeurs ont contribué à empêcher.

07/05/2026, 11:41

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Écrire un roman ? Je n'attendais que ça

9 Octobre 2018 : Un brin soûl de quelques mignonnettes de whisky enchaînées dans l’avion — bien loin tout de même des outrances d’Ange Delagrive, je rissole sur le tarmac de l’aéroport international de Fa’a'ā en attendant mes bagages. Par Arnaud Garnier.

06/05/2026, 11:07

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Quitter Grasset ? Pour Gilles Ascaride, “on reste, on occupe le terrain et on se bagarre”

Alors que le licenciement d’Olivier Nora accaparait l’attention médiatique, l’auteur Gilles Ascaride adressait un email entre désinvolture et bravade, intitulé “Je quitte Grasset.”. Curieux ? Non, enfin, un peu tout de même. ActuaLitté est allé à la rencontre de l’écrivain qui revendiquait déjà d’avoir « tué Maurice Thorez (Maurice qui ?) ». 

05/05/2026, 16:11

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Du sanglier au surimi : Astérix passe à table chez Fleury Michon

Contrairement à une idée reçue, Hachette ne fait pas bouillir la marmite en vendant l’image d’Asterix à l’industrie agroalimentaire : elle était déjà sur le feu. En héritant d’un personnage compatible avec la consommation de masse, le groupe l’a simplement inscrit dans une exploitation plus systématique. Le banquet est devenu une stratégie de licensing qui cette année sert les intérêts d'une société spécialisée en préparations charcutières...

04/05/2026, 16:53

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Pourquoi le Tarot de Wirth fascine-t-il encore ?

Réduit à la divination, le tarot de Wirth perd sa singularité. Redessiné il y a un siècle par l’occultiste Oswald Wirth, ce jeu puise dans l’Égypte ancienne, la kabbale, le pythagorisme et l’alchimie. Autrice du livre Lire le tarot avec l'Oswald Wirth (éditions Trajectoire) Régine Brzesc-Colonges en éclaire chaque arcane, entre traditions initiatiques, mythes et symboles, pour rappeler la portée spirituelle d’un tarot pensé comme science de l’âme.

04/05/2026, 16:34

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Les algorithmes et l'IA réduisent les horizons de nos bibliothèques

La Commission européenne s'est intéressée à la découvrabilité des œuvres au sein de l'environnement numérique, concept qu'elle explore dans un épais rapport de 300 pages. Une partie dédiée au livre pointe le risque que font courir réseaux sociaux, plateformes de vente et autres algorithmes pour la diversité linguistique et la variété des œuvres et artistes mis en avant.

04/05/2026, 16:01

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Quand les milliardaires commercialisent leur futur, la SF en dévoile les pièges

Elon Musk, Sam Altman, Mark Zuckerberg et Jeff Bezos ne vendent plus seulement des technologies. Ils imposent des infrastructures qui redessinent l’espace, l’attention, les corps et la mémoire. Face à cette privatisation du futur, la science-fiction et l’anticipation offrent une contre-enquête : leurs romans montrent ce que l’innovation masque lorsqu’elle devient pouvoir, marché et langage commun, jusque dans l’industrie du livre.

04/05/2026, 15:36

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Comment l’édition jeunesse endure les campagnes de censure de livres

Aux États-Unis, les interdictions de livres ne relèvent plus d’incidents locaux isolés. Voilà des années que l’American Library Association et de PEN America décrivent une censure structurée, portée par des groupes de pression, des élus et des décisions administratives. Ses effets touchent les bibliothèques, les écoles, les auteurs et l’édition jeunesse, désormais confrontée à un risque économique direct.

02/05/2026, 14:51

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Ce que les guerres de Poutine, Trump et Netanyahu laissent aux vivants

Trump, Poutine, Netanyahu, Macron, Merz, Kagame, von der Leyen. Vous qui faites la guerre, la prolongez, la financez, ou en préparez de nouvelles. Vous qui lisez des projections de pertes acceptables. Certains d'entre vous, du moins. Il existe des hommes et des femmes qui ont regardé en face ce que vous produisez. Pas depuis un bureau. Ce sont des romanciers.

02/05/2026, 09:52

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La maison de Kenneth White déchire ses héritiers à Trébeurden

À Trébeurden, l’avenir de la maison de Kenneth White oppose deux visions de son héritage. D’un côté, le légataire, la mairie et Stéphane Bigeard défendent un projet culturel à redéfinir, porté par une nouvelle structure. De l’autre, l’Institut international de géopoétique, par la voix de Régis Poulet, exige le respect strict des volontés de l’écrivain et la création d’une maison d’artistes à Gwenved. Entre enjeux patrimoniaux, querelles associatives et incertitudes juridiques, le dossier reste loin d’être tranché.

30/04/2026, 16:02

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La Mutinerie : former les lecteurs d’aujourd’hui à devenir les citoyens de demain

Face au recul du temps de lecture chez les adolescents, La Mutinerie défend une conviction simple : l’écriture peut ramener les jeunes vers les livres, mais aussi vers eux-mêmes. Créée par Guillaume Le Cornec, cette structure associe auteurs, établissements scolaires, lieux culturels et scientifiques pour faire des collégiens de véritables coauteurs. À travers ces projets collectifs, la littérature devient un outil de médiation, de confiance et d’apprentissage du monde.

30/04/2026, 12:52

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Accessibilité numérique : “Les bibliothèques des collectivités territoriales sont en retard”

La Journée mondiale du livre, le 23 avril dernier, a été assombrie par un constat implacable, établi par la Fédération des aveugles et amblyopes de France. L'accès aux livres numériques reste extrêmement complexe pour les personnes atteintes d’une déficience visuelle, en particulier via les bibliothèques et médiathèques publiques. Le ministère de la Culture, conscient de cette problématique, envisage plusieurs pistes d'action.

29/04/2026, 12:54

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Le manque d'envie, principal obstacle à la lecture ?

La question taraude de plus en plus de professionnels du livre, dans le monde entier : comment expliquer la baisse de l'intérêt pour lecture, souvent observée à travers l'ensemble de la population ? Une enquête de l'Ifop, consacrée aux pratiques culturelles des Français, suggère une absence d'envie pour la lecture, plus qu'un manque de temps ou d'argent.

27/04/2026, 16:05

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10 idées reçues sur l’édition qui sabordent votre projet de livre

Publier un livre reste entouré d’illusions tenaces, entre promesses de succès fulgurant et doutes paralysants. À rebours de ces représentations, Nathalie Philippe démonte, avec précision et sans complaisance, les principaux mythes qui freinent ou déforment le passage à l’écriture. De la légitimité à l’autoédition, l'éditrice et fondatrice de La Sirène aux Yeux Verts éditions remet l'église au centre du village. 

26/04/2026, 19:03

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Esthétique du dévoilement : faire politiquement de la littérature

Le travail de Michael Roch s’inscrit dans celui d'une génération d’auteurs cherchant à renouveler les formes narratives pour mieux rendre compte des réalités politiques et culturelles du monde contemporain. Dans ce texte, il défend une « esthétique du dévoilement » qui rompt avec les formes héritées et revendique une littérature qui nomme, explicite et engage le lecteur face aux mécanismes de domination.

21/04/2026, 16:22

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“Entendre le peuple ? Mais à quoi bon : nous savions très bien ce qu’il lui fallait”

Sous couvert de réforme administrative, la transformation annoncée de la Sécurité sociale des artistes-auteurs ravive un vieux soupçon : celui d’un pouvoir qui consulte sans jamais infléchir ses décisions. Entre continuité assumée des pratiques, marginalisation des représentants élus et contournement du cadre législatif, le récit d’une modernisation tourne à la critique d’un système fermé sur lui-même. Lady En Passant quelque chose à nous en dire.

19/04/2026, 14:34

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Grasset à l'ère Bolloré : “Ce n’est pas une coïncidence, c’est une méthode”

ANALYSE – La séquence ouverte par la reprise en main de Grasset, au sein d’un groupe lui-même intégré à l’écosystème constitué par Vincent Bolloré, s’inscrit dans une logique désormais identifiée au-delà du seul cas français. Le rapport Right to Write de la Fédération des scénaristes d’Europe décrit précisément ces configurations, où concentration des médias, recomposition des directions culturelles et transformation des conditions éditoriales convergent vers un même objectif : encadrer les récits en circulation dans l’espace public.

19/04/2026, 12:26

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“Le livre ne produit plus de la pensée, il produit un message”

Concentration capitalistique, soupçons d’alignement idéologique et rupture avec une tradition éditoriale pluraliste : la mise à l’écart d’Olivier Nora après vingt-six ans à la tête de Grasset agit comme un révélateur. Thibault Leonard, fondateur de Primento, analyse cette recomposition du paysage du livre interrogeant l’indépendance des catalogues et, au-delà, le rôle démocratique de l’édition. 

19/04/2026, 12:02

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“Ce que l’affaire Olivier Nora m’inspire en tant qu’éditrice indépendante”

« Après Grasset, à qui le tour ? » La question que pose Sophie Caillat, présidente des éditions du Faubourg, maison indépendante, a quelque chose de piquant. Mais elle donne surtout l’occasion de partager quelques remarques, formulées dans un post et que nous reproduisons ici avec son autorisation. 

18/04/2026, 10:51

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Roland Topor : derrière l’humour noir, l’exil

Avec la réédition de La Plus Belle Paire de seins du monde, publiée par L’Arbre vengeur, l’occasion est donnée de redécouvrir, derrière le farceur génial, un écrivain de l’exil, du masque et de l’inquiétude. Par Charles Garatynski.

17/04/2026, 18:04

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Auteurs et groupe Hachette : partir est possible, mais juridiquement contraint

Bolloré a encore frappé. Mardi 14 avril restera dans les annales du groupe Hachette Livre : Olivier Nora, homme « charismatique » comme le souligne Le Monde, à sa tête depuis plus de vingt ans, s’est fait évincer par le groupe Bolloré. Un très grand nombre d’auteurs et d’éditeurs ont vite réagi et montré publiquement leur soutien et leur mécontentement : ils veulent partir. Mais ce n’est pas si simple que ça…

16/04/2026, 10:49

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“74 % des Français considèrent les hommes politiques comme corrompus”

Comment, diable, peut-on se lever un matin et, « en se rasant », avoir l’idée de créer un jeu sur la politique, à l’heure où (presque) plus personne n’y croit ? Oser s’amuser de la rubrique « faits divers » de la vie publique, alors que, H24 7/7, le monde entier la commente sur le zinc des plateaux et des réseaux ? Et qui plus est, préciser en gros et en gras, que ce nouveau jeu satirique ne s’adresse qu’« aux pourris uniquement » ?

16/04/2026, 10:32

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Axel Springer, Hachette, Carlson : l’édition bascule dans la dimension politique

Des États-Unis à l’Allemagne, la publication de livres ne relève plus seulement d’une logique de catalogue. Avec la filiale lancée par Tucker Carlson, l’expansion d’Axel Springer dans la presse anglophone et la reprise en main d’Hachette en France, une même tendance se dessine : des lignes politiques plus visibles autour de communautés déjà constituées.

15/04/2026, 15:43

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Sophie de Closets, Olivier Nora : qui sera la prochaine “victime” de Sarkozy chez Hachette ?

Le départ d’Olivier Nora éclaire une séquence de tensions anciennes entre pouvoir politique et direction éditoriale au sein du groupe Hachette. À travers les relations conflictuelles entretenues avec Nicolas Sarkozy, puis les recompositions imputées à Vincent Bolloré, se dessine un affrontement durable autour de l’indépendance des maisons d’édition, entre influence, gouvernance et liberté de publication.

15/04/2026, 11:22

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Zapping : j'ai sauté les pages... d'un livre audio (et ça mérite d'être raconté)

Sauter des pages dans un livre papier relevait déjà d’une petite entorse à la lecture classique – bien que cautionnée par Daniel Pennac. Avec le livre audio, ce geste devient invisible, presque banal. Pourtant, avancer dans un récit, ignorer des passages ou accélérer l’écoute transforme profondément notre rapport au texte, entre liberté nouvelle et fragmentation de l’expérience narrative.

14/04/2026, 16:18

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Écrans, parents, école... Comment expliquer le déclin de la lecture chez les jeunes ?

Le Centre national du livre a présenté, ce mardi 14 avril, les résultats de son étude consacrée aux pratiques de lecture des jeunes Français, âgés de 7 à 19 ans. Si le nombre de jeunes lecteurs reste stable cette année, l'activité décline avec l'âge, en particulier chez les garçons, tandis que l'attention des jeunes lecteurs est captée par les écrans. Pour la présidente du Centre national du livre, Régine Hatchondo, il est temps de « massifier » les actions de promotion de la lecture, alors que les dépenses publiques sur le sujet sont en baisse.

14/04/2026, 14:59

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Jessica Mazencieux : “Dieu a un plan. Pas de chance, moi aussi.”

Dieu a un plan, moi j’ai une réunion à 14 heures de Jessica Mazencieux ne s’impose pas par une ambition formelle démonstrative, mais par une énergie immédiate, presque brute, qui traverse chaque page. Une voix s’y fait entendre — au sens propre comme au sens figuré — et c’est sans doute là que réside sa première force : une sincérité rarement prise en défaut. Probablement l'histoire d'un parcours éditorial qui n'y est pas non plus étrangère.

14/04/2026, 14:50

ActuaLitté

La Complainte des Boîtes à Livres : “Nous ne voulons plus nous taire”

Durant une trentaine d’années passées dans le monde du livre, Laurence H. aura exercé différents métiers en diffusion, distribution et peut-être d’autres encore. Depuis quelque temps, elle a rejoint le monde professionnel du spectacle vivant. Mais elle renoue parfois, et volontiers, avec l’édition. « Et vous êtes un de ces liens », écrit-elle à ActuaLitté. Elle nous adresse un texte, « une saute d’humeur en quelque sorte ».

14/04/2026, 14:31

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Ebook : Thotario instaure un droit de suite pour les oeuvres numériques

Le numérique a transformé l’accès aux œuvres, mais a figé leur circulation économique. Livres numériques et jeux vidéo restent enfermés dans des droits d’usage, sans véritable marché secondaire. En s’appuyant sur un système de revente encadrée et de rémunération continue des créateurs, Thotario propose un modèle inédit, à la croisée du droit, de la technologie et des usages culturels. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

14/04/2026, 12:23