#Edition

L’appropriation culturelle et les Sensitivity readers

Ou la question du T’es-qui-toi-à-la-base-pour-causer-de-ça ? Suite à notre entretien avec l'éditeur Stephen Carrière, autour de la censure d'ouvrages, nous avons souhaité prolonger la réflexion posée sur l'avenir de l'édition. Et ce, à travers deux thématiques très contemporaines : le rôle du trigger warning, détaillé la semaine passée. Il évoque cette fois-ci les sensitivity readers et la notion d'appropriation culturelle autre enjeu pour l'industrie du livre.

Le 22/03/2021 à 08:11 par Auteur invité

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22/03/2021 à 08:11

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ActuaLitté

ActuaLitté m’a demandé un article sur chacun de ces deux sujets, mais je me suis dit qu’il n’y avait pas d’intérêt à séparer le mauvais vin de la gueule de bois.

Contrairement à l’article précédent sur les Trigger warnings, je ne vais pas consacrer une longue introduction à la définition de l’appropriation culturelle. Je pars du principe que c’est un concept bien mieux connu. Je définirai en revanche plus tard le terme de sensitivity reader. Au lecteur qui râle devant un nouvel anglicisme, je dis : « Ami, prie pour que sa traduction française ne devienne pas trop vite familière à tes oreilles. »

Pour commencer, il n’est pas inutile de rappeler que, dans l’histoire littéraire, la question de la légitimité n’est pas nouvelle. Permettez-moi deux détours. On va les emprunter en excellente compagnie, c’est promis.

Le dandy et l’ouvrier

Rien ne prédisposait Eugène Sue à entrer dans l’histoire littéraire comme un champion des masses laborieuses. Dilapidant un héritage familial, cet avide lecteur de Fenimore Cooper affectionnait les salons à la mode et les romans qui fleurent bon les embruns et l’aisselle de pirate. Son ambition artistique auto-proclamée était de « se carrer dans une décente réputation négative » et parvenir « à la douce et paresseuse quiétude des gras chanoines de la littérature » (1). 

La plupart des biographes de Sue retiennent une anecdote rapportée pas l’écrivain Félix Pyat comme le moment fort de son éveil à conscience politique.

Le 25 mai 1841, Sue assiste au théâtre de la porte Saint-Martin à la première d’une pièce de Pyat qui raconte les misères d’un vieil ouvrier. Il en ressort bouleversé. Le lendemain, Pyat l’invite à dîner en compagnie d’un ouvrier estampeur nommé Fugères. Ce dernier reproche aimablement au dramaturge d’avoir dressé dans sa pièce un portrait d’ouvrier fort peu réaliste.

Sue est subjugué par la conversation de Fugères et quitte la table en déclarant : « Je suis socialiste. » (Il sera élu député républicain de la Seine en 1850).

Un dandy est ému par un personnage d’ouvrier dans une œuvre de fiction jugée par un vrai ouvrier comme représentant mal sa condition… Qu’est-ce que cela produit ?

Les mystères de Paris.

Un type tellement décent

Je pense qu’on n’en est pas encore à brûler Georges Orwell. Il a laissé quelques gages solides de son engagement en faveur des défavorisés. En revanche, il est intéressant de savoir que lui-même s’est posé cette question de la légitimité à parler pour les pauvres. Un « t’es-qui-toi… » qu’il s’est infligé toute sa vie comme un cilice de moine, et qui est bien décrit par Simon Leys dans Orwell ou l’horreur politique (Ed. Plon). Je vous livre l’extrait :

« Il n’y avait aucun espoir, pour l’ancien étudiant d’Eton, de pouvoir jamais se fondre dans la foule prolétarienne. {...Il ne put jamais surmonter les difficultés qu’il éprouvait à simplement communiquer avec les membres des classes populaires — d’entrée de jeu, son accent aristocratique (…) rétablissait les barrières qu’il aurait voulu abolir. (…) C’est encore sa nièce qui résuma le mieux le fond du problème (...) : « Une bonne part de ses complexes provenaient du fait qu’il aurait dû aimer tous ses frères humains, alors qu’il n’était même pas capable en fait de leur parler naturellement. »

Un membre de la gentry se reprochant de lutter pour les pauvres sans « en être »… Qu’est-ce que cela produit ?

1984 et la Common decency.

Que peut-on apprendre de ces deux exemples ? Qu’est-ce qui sauve les bonnes intentions des handicaps liés à l’origine ? Je dirais la sincérité, l’intelligence, le talent et l’effort. C’est peut-être ma conclusion définitive sur le sujet. Mais à ce stade, un esprit woke me reprochera de cantonner l’appropriation culturelle à la lutte des classes quand elle fait surtout rage aujourd’hui dans la lutte des races. Je lui donne raison. Je pense même que c’est le cœur du problème.

T’as-quelle-couleur-de-peau-toi-pour-écrire-ou-traduire-ça ?

L’année dernière, Jeannine Cummings publie un roman flirtant avec le thriller, American Dirt. Il a pour intrigue la fuite d’une Mexicaine et son fils dans l’enfer des Cartels. L’éditeur a cassé sa tirelire pour lui offrir un à-valoir de légende, Stephen King et Don Winslow ont chanté les louanges du texte, Sa Majesté Oprah Winfrey l’a adoubé, le succès suit assez logiquement. Sauf que, Jeannine Cummings est née en Espagne, a grandi dans le Maryland, qu’elle s’est installée à New York et qu’elle a épousé un type d’origine irlandaise. Bref vous l’aurez compris, elle n’est pas Mexicaine.

CENSURE: Seuss, le vivre-ensemble et la cancel culture

Tollé, pétition contre le livre, deuxième pétition d’une centaine d’auteurs pour pousser Oprah à rétracter son soutien, annulation de la tournée promo, excuses publiques de la maison d’édition, mouvement de nombreux libraires qui refusent de vendre de livre.

J’ai choisi cette anecdote, mais un tour sur la toile de tous nos mécontentements vous offrira mille vilenies similaires. L’argument contre le livre est simple : une blanche s’est approprié un morceau de souffrance latino.

Quand Roberto Bolaño, dans son colossal roman 2066, s’empare du sujet des disparues de Ciudad Juarez, il a « le droit ». Il est chilien, pas mexicain, mais on va dire qu’il est « latino ». Tiens… c’est le sujet du dernier roman de Yasmina Khadra, Pour l’amour d’Elena, dans lequel un adolescent quitte son village natal de l’État mexicain de Chihuahua pour retrouver l’amour sa vie, disparue à Ciudad Juarez… dans l’enfer des cartels.

Le Mexique, les cartels… Khadra a-t-il « le droit » contrairement à Cummings ? Est-ce pour cela que le titre du livre est accompagné de la mention « inspiré d’une histoire vraie » ?

Et plus sérieusement, est-ce qu’on pourrait s’arrêter un instant sur la dimension économique de cette pensée ?

Cummings s’approprie un sujet latino. Cela implique qu’elle s’est aussi approprié une « valeur » qui devrait profiter à un auteur latino. Ce n’est pas moi qui fais ce raccourci, il est explicite dans les récriminations. Vous la voyez venir, l’AOC littéraire ? Vous commencez à admirer l’implacable beauté commerciale d’un identitarisme qui « ouvre des droits » (mais pas du genre civique) ?

Un point très important : les thuriféraires de l’appropriation justifient toujours le concept comme une forme de rééquilibrage face à une dominance économique et raciale. La logique est qu’il existe plein d’auteurs latinos qui se font spolier par une auteure blanche, forte de ses privilèges blancs de Nord-Américaine impérialiste. Parce qu’il est clair qu’un auteur latino brillant n’a pas vraiment ses chances… On a cité Bolaño, le dernier titan mondial des lettres, ce doit être une anomalie…

Je souhaite sortir de toute ironie, parce que le drame, j’en ai bien peur, c’est que les gens dont on parle n’ont aucune idée de l’importance de la littérature sud-américaine dans l’histoire mondiale des lettres classique ou contemporaine. Le problème de toutes ces discussions, c’est qu’on fait semblant, par courtoisie, d’ignorer qu’une grande partie du problème, c’est justement l’ignorance. Vous pensez qu’elle lit quoi, vraiment, la lectrice adulte qui réclame des triggers warning en début d’ouvrages de fiction : Easton Ellis ? Angot ? Houellebecq ? Ellroy ? Vous pensez qu’il lit quoi, pour de vrai, le vengeur-sur-canapé qui gueule contre Cummings en pensant qu’elle a empêché plein d’auteurs latinos d’entrer dans la lumière : Bolaño ? Cortazar ? Borges ? Vargas Llosa ?

Néo-marxisme ou McKinsey ?

Et vint l’affaire Amanda Gorman… Tout a déjà été dit sauf le pire, je crois. Au point où on en est, je prends le pire sur moi : mais quelle brillante campagne de pub ! Parce qu’on parle quand même de poésie à la base.

Amanda Gorman, cette illustre inconnue (n’allez pas me faire croire que tout le monde a regardé cette investiture morne comme un jour de covid).

Amanda Gorman la poétesse/activiste/noire, presque traduite aux Pays-Bas par une écrivaine/activiste/blanche, presque traduite en Catalogne par un traducteur/non-activiste/blanc, bientôt traduite en France par une autrice-compositrice/mannequin/noire.

Avec ces éléments de langage, vous réalisez les ressources en storytelling de tout ça ? Cette histoire a pour les médias un potentiel de clics à rendre jalouse Meghane Markle.

Quel éditeur (premier ou étranger) aurait pu espérer un tel lancement pour un recueil de poésie ? Avec la certitude que tout critique se posant la seule question qu’un critique devrait se poser : « Que vaut la poésie d’Amanda Gorman ? » se verra lapider comme s’il avait été pris en flag en train de faire des quenelles avec Soral et Dieudonné.

Je précise que je n’ai pas lu la poésie de Gorman et je n’insinue pas un instant que le plan de com’ était prémédité.

Mon interrogation est la suivante : et si l’appropriation culturelle était un business model disruptif génial ? Un indice renforçant ce soupçon est que le péché capital de l’appropriation culturelle nous a été présenté accompagné de sa rédemption tarifée : les sensitivity readers.

Les « Relecteurs en sensibilité »En gros des gens qui parce qu’ils sont {noir/latino/trans/etc.} possèdent une expertise qu’ils peuvent louer aux auteurs afin que les personnages qu’ils créent et qui ne leur rassemblement pas, soient garantis exempts de représentations erronées, offensantes. Après les AOC pour les auteurs, voici les certifications ISO pour leurs personnages.

L’idée que la littérature devrait s’encombrer de l’impératif d’épargner les susceptibilités des uns et des autres n’est pas une idée qui se discute, c’est juste une idée idiote. Parce que c’est une idée de gens qui confondent la littérature et l’Entertainment.

Je voudrais insister sur un paradoxe politique qui me fascine. Les conservateurs américains reprochent à la cancel culture d’être portée par des « néo-marxistes », prédateurs de la liberté d’expression. C’est oublier qu’ils pratiquaient sans complexe la cancel culture bien avant les wokes, en militant pour retirer des écoles et bibliothèques des listes d’ouvrages qu’ils accusaient de contenir des contenus offensants (sexualité, athéisme, culture LGBT, etc.).

Qui le premier grand « Culture canceller » de l’histoire américaine en fait ? Mc Carthy, il me semble.

Je n’irai pas plus loin sur ce sujet, mais je formule un doute : Et si l’identitarisme, matrice de la pensée woke, était plutôt une mutation de la société d’hyper consommation ? C’est précisément l’absurdité de ces histoires d’appropriations, de Sensitivity readers, de Trigger warnings, qui m’alerte. Parce que vu sous un autre angle, elles ne sont pas si absurdes que ça ces histoires. Elles prennent même carrément du sens… si le but est de transformer chaque individu en marque déposée. 

D’ailleurs, si vous trouvez que je suis dur avec les Sensitivity readers, sachez que je ne me fais pas de souci pour eux. Je suis persuadé qu’ils finiront tous chez McKinsey à facturer des milliers d’heures de consulting pour un lancement de shampoing de L’Oréal. L’expertise identitaire, c’est le métier de demain.

Comme dans un film, Denzel Washington sauve tout le monde à la fin…

Vous l’avez remarqué, je n’ai pas commencé cet article par des exemples pathétiques comme celui de Cummings, mais par de grands esprits qui se posaient de grandes questions.

Ce serait dommage de balayer ce thème de la légitimité par rejet d’une pandémie de crétinisme matérialiste. La question des « territoires » de l’écrivain est passionnante et complexe.

L’acteur Denzel Washington y a apporté une belle contribution lors de la promotion de son film Fences. Il s’agit de l’adaptation d’une pièce d’August Wilson (pour laquelle il avait reçu un Pulitzer). Fences, comme souvent dans l’œuvre de Wilson, traite de la condition des noirs en Amérique.

Denzel a donc réalisé une splendide adaptation. Mais elle est sortie en salle en plein mouvement Black Lives Matter et tous les journalistes ont voulu le ramener à sa propre couleur de peau, couleur « indispensable » pour avoir « le droit » de filmer cette histoire. Inlassablement, courageusement, se faisant beaucoup d’ennemis, il a réfuté : « Ce n’est pas une question de race, c’est une question de culture. »

Au risque de prêcher : comme elle est belle et simple la ligne de conduite à tenir !

August Wilson était un métis, né à Pittsburgh, fils d’un immigré allemand des Sudètes et d’une Afro-Américaine de Caroline du Nord. Il disait que c’est dans les histoires de Gauchos argentins de Borges, qu’il avait appris le mouvement du particulier à l’universel. Il disait que dans Fences, son personnage Troy, un éboueur noir, se débattait avec les questions de l’amour, de l’honneur, de la beauté, de la trahison, et du devoir. Il disait que les spectateurs blancs reconnaîtraient ces questions comme celles qui agitent leurs propres vies, et que cela les conduirait à ne plus voir la couleur de Troy, mais un homme qui leur ressemble.

Fences, en français, veut dire « barrières ».

Je pense sincèrement qu’on peut continuer à en faire tomber quelques-unes sans se laisser empoisonner par de sombres passions identitaires.

 

1. L’intégralité de mon érudition au sujet d’Eugène Sue est empruntée à l’historienne Judith Lyon-Caen et sa passionnante préface des Mystères de Paris, Éditions Quarto Gallimard.

Crédit photo : StockSnap, CC 0 ; Nanthapongs CC 0 ; Cdd20 CC 0

 
 
 
 
 
 
 
 

17 Commentaires

 

Cylcée

22/03/2021 à 20:10

En ce qui concerne l'engagement d'Orwell, il faut consulter le travail de l'historienne britannique Frances Stonor Saunders sur les archives déclassées, et son rôle dans le MacCarthysme...

Who Paid the Piper: The CIA and the Cultural Cold War / Frances Stonor Saunders.
- London: Granta Books, 1999.- £20.

http://monthlyreview.org/1999/11/01/the-cia-and-the-cultural-cold-war-revisited/

NAUWELAERS

23/03/2021 à 00:46

Article nécessaire et salutaire, bien entendu.
Pour l'appropriation culturelle, elle a toujours existé.
Mais certes, comme l'auteur le rappelle, elle a pu donner lieu à des discussions et des interrogations d'auteurs comme Sue ou Orwell, des débats intérieurs sérieux et vraiment fructueux et dignes de respect.
Un exemple tout aussi célèbre est évidemment celui de Victor Hugo, le chantre ultime du peuple qui fut dans sa jeunesse un homme de droite voire d'extrême droite...
On remarque que de façon indirecte d'abord (Sue et son épiphanie rappelée par l'auteur) puis directe (Edmond Rostand), le théâtre de la porte Saint-Martin est à l'origine de deux des plus grands chefs-d'oeuvre que le génie français a pu engendrer: «Les Mystères de Paris» et «Cyrano de Bergerac» (un cas problématique puisque ce titre eût dû être monté à Bergerac donc ! Appropriation culturelle !).
Sinon l'appropriation culturelle existe dans l'autre sens: Jules Romains et Maurice Leblanc ne pensaient pas du tout à un protagoniste noir pour le docteur Knock ou Arsène Lupin...
Omar Sy est sans doute excellent -je n'ai pas vu -mais si l'appropriation culturelle est tellement inadmissible, il faudrait protester pour ce cas également -ce que seules des voix vraiment très à droite font.
En brassant du vent qui souffle pour rien, en rigolant bien, le vent.
Ce n'est pas sérieux, tout cela et sans appropriation culturelle, pas de culture, tout bêtement.
Les idéologues ont l'art du déni de réalité.
Et/ou de la tordre (y compris par la novlangue) dans le sens qui leur convient et qu'il s'agit d'imposer à autrui car ils ont raison et que c'est comme ça.
Une histoire belge toute récente pour démontrer la bêtise insigne des néo-censeurs...qui ne justifie en rien les méfaits de la censure tristement «traditionnelle», je m'empresse de le préciser (qui sévit encore trop souvent) !
Suite au changement de nom du tunnel Léopold II à Bruxelles -ce roi colonialiste longtemps vénéré étant tricard aujourd'hui (ce qui bien sûr mérite des discussions sérieuses et étayées) -eh bien ce fleuron de la ville de Bruxelles, qui bat tous les records de pots d'échappement au mètre ou disons décimètre carré, a été rebaptisé: tunnel Annie Cordy !
Ce qui est une manière douteuse d'honorer la fantaisiste et actrice belge, ont remarqué certains à raison.
Mais à peine la décision fut-elle prise suite à un vote populaire à Bruxelles... que des redresseurs de torts (sous statut d'autoentrepreneurs non sollicités par quiconque) ont pleurniché à propos d'une chanson de Cordy de 1985 considérée par ces éclairés comme raciste, et très connue.
«Cho Ka Ka Ka O» (retitré erronément «Chaud Cacao»).
Même la section belge de la LICRA s'est insurgée contre la stupidité de cette attaque bien-pensante mais au point d'en être...rien-pensante !
Agréable surprise que cet organisme officiel de lutte contre le (VRAI) racisme ait pris ses responsabilités et refusé de tirer à boulets rouges ridicules contre un embryon de toile d'araignée.
La LICRA tient à sa crédibilité.
Qu'elle en soit louée.
Il vaudrait mieux maintenant qu'aucun plaisantin ne s'avise de diffuser dans une émission un peu populaire le titre «Oui Missié» de ladite Cordy, paru en 1956 sur le EP «La Petite Martiniquaise» en l'an de grâce 1956 !
Ha ha ha...«In cauda venenum»...!
C'est audible en ligne (avant censure ?).
(Ah et au fait de quel droit chantait-elle son immortel classique «La Bonne du Curé» sans expérience de cette activité ?Mais d'où parlait-elle ?)
Autrefois on concluait souvent avec ce qui suit:«Tout finit par des chansons.»...
Si on piquait enfin toutes ces baudruches envahissantes et si inutiles d'aujourd'hui ?
Pour les dégonfler à jamais ?
Merci à ActuaLitté pour cet article qui peut-être suscitera moult réactions en sens divers...
Enfin disons que lorsque des silex sont frottés les uns contre les autres, de belles étincelles peuvent parfois jaillir !
CHRISTIAN NAUWELAERS

Forbane

23/03/2021 à 16:43

Merci pour votre humour et votre intelligence Nauwelaers;)

NAUWELAERS

23/03/2021 à 19:52

Merci Forbane, vous êtes vraiment très gentille !
CHRISTIAN NAUWELAERS

Michaël MULERO

23/03/2021 à 03:30

Brillant !

Laurent Gidon

23/03/2021 à 09:54

Votre article tombe à pic après la diffusion hier soir, sur Culture Box (mais qui regarde Culture Box ?), d'une réappropriation de Les Justes de Camus par Abd Al Malik : une pièce d'un auteur blanc des années 1940, mise en musique par un griot des années 2000, jouée par des acteurs de couleur et parlant de révolutionnaires russes (donc blancs ET rouges) des années 1900. En voilà de l'appropriation culturelle croisée puissance 5 !
Le problème me semble être donc double : l'ignorance dont vous parlez très bien, mais aussi l'inaction. On pleure, on râle, mais qu'est-ce qu'on fait ? Abd Al Malik répond, et superbement. Les râleurs et les pleureurs ont-ils vu son spectacle ?

Lyo

23/03/2021 à 12:04

La série Arsène Lupin qui se déroule de nos jours parlé d'un cambrioleur joué par Omar Sy qui s'inspire des méthodes d'Arsène Lupin et qui est un fan du livre. C'est tout.

Je pense que les débats à ce sujet sont très intéressants. La question ne se poserait évidemment pas si tous le monde avait les mêmes chances d'accès à la publication. Malheureusement, ce n'est pas le cas, ce qui fait qu'il y a un sentiment de frustration qui est née.

La censure n'est évidemment jamais la solution et franchement, j'encourage celle et ceux qui sont victimes de lynchage sur les réseaux sociaux de se déconnecter complètement. C'est souvent de là que vient le problème, il y a un effet de meute.

Si on était plus à l'écoute les uns des autres, ça n'arriverait pas. Mais, je peux comprendre la colère de certaines communautés. Au Canada, il y a des milliers de femmes de première Nation (amérindienne) qui disparaissent sans que ça choque les autorités, Elles sont victimes de diverses violences médicales, sexuelle, policières.... les rapports gouvernementaux mentionnent le terme "génocide", ce qui n'est pas rien...

Alors imaginez, une personne blanche écrit un roman policier à ce sujet alors que ces femmes sont ignorées la plupart du temps et discriminées. Mettez vous à leur place 5 secondes et imaginez que cette personne fasse son succès là-dessus. Vous ne seriez pas en colère ?

Alors certes, la personne qui publie ce livre n'est pas responsable de ce qui se passe. Mais d'un autre côté, elle s'approprie un sujet qui ne l'a concerne pas et de plus oui cette personne bénéficie du système de discrimination mis en place.

Voilà, je pense qu'il faut avoir de l'empathie et savoir écouter les gens qui sont en souffrance. Évidemment, maintenant il y a beaucoup de colère mais il n'est jamais trop tard pour établir un dialogue.

NAUWELAERS

23/03/2021 à 19:51

Lyo,
Vous écrivez (littéralement): «...elle s'approprie un sujet qui ne l'a concerne pas...».
Figurez-vous que c'est exactement la définition de la littérature !
Qui «s'approprie» (quel mot mesquin) tout ce qu'elle veut, libre comme Carmen face à tous les Don José aux petits pieds, jaloux, frustrés, teigneux...
On peut certes préférer l'autofiction voire le nombrilisme.
Ce n'est heureusement pas le cas de tout le monde.
Un auteur sérieux étudie son sujet, se documente, prend des contacts et essaie de transposer dans son livre ce qu'il a découvert pour le thème qu'il entend développer à sa manière spécifique.
Son intérêt sincère pour le sujet le rend légitime et les «frustrations» voire la jalousie de tel ou telle ne sont pas son problème, excusez-moi.
Un vrai écrivain ne s'en préoccupe pas le moins du monde.
Littérature et liberté...puis il y a les gens qui bossent et les opportunistes.
Les faisans et les gens de talent.
Ces derniers ont raison aux yeux des amateurs de littérature.
«Vous ne seriez pas en colère ?», écrivez-vous.
Et si à l'inverse -en élargissant le carcan mental victimaire - les personnes victimes de telles maltraitances se réjouissaient qu'un livre, même écrit par un auteur blanc ne vivant pas ces problèmes, et à succès attire l'attention sur ce qui se passe et ce qui les afflige ?
Pourquoi ne pas envisager les choses de façon positive plutôt que systématiquement négative et parfaitement stérile ?
Un auteur comme un porte-parole possible contre les injustices qui les afflige plutôt que le méchant-étranger-qui-s'approprie etc. ?
Loin des rancoeurs et des jalousies dont on n'a pas à tenir compte sinon l'employé de la Poste qui écrit n'a le droit de raconter qu'une histoire arrivant à un employé de la Poste et non au serveur d'un restaurant où il prend sa pause, en période vivable et normale ?
Je préfère la grande focale plutôt que le (tout) petit bout de la lorgnette, qu'il faut ignorer lorsque l'on prétend écrire des livres et non des pensums bien-pensants destinés à plaire à toutes les doxas qui guettent, menacent, se lamentent, commentent et condamnent.
Aux oiseaux tous ces grumeaux sans intérêt et on y va...
Ou alors on fait autre chose.
Et foncer dans ce qu'on veut raconter et exprimer -sans chaperon rebaptisé «sensitivity reader».
«Trigger warning»: à l'extrême rigueur pour de jeunes enfants.
Sinon c'est un cheveu sur ou dans cette soupe qu'est devenu une partie de ce monde littéraire trop perméable à ce genre de diktats et de frilosités envahissantes.
Pas la totalité heureusement !
Les écrivains libres planent au-dessus du lot.
Pourquoi diable ne pas préférer le et les meilleur(s) ?
Et puis les chiens aboient, les commères commèrent et la caravane des écrivains passe, parfois en brûlant les feux rouges.
Seul le talent et la personnalité restent, et un souci certes de véracité et d'authenticité.
Construire sur du solide.
Vive la littérature, le talent, le souffle d'une écriture et d'une personnalité et la liberté.
Y compris de s'approprier tout ce qu'on veut: seule la manière fait la différence et nous permet de garder le bon grain en dédaignant l'ivraie.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Alex-si

23/03/2021 à 14:20

Pour moi c'est aussi une mutation d'une chose que j'entends trop souvent les parents dire à leurs amies sans enfants "Tu peux pas comprendre, t'as pas d'enfants" avec le gros sous entendu : "boucle la, tu sais pas de quoi tu parles".
Depuis quand faut-il avoir une expérience personnelle de quelque chose pour en parler? Si c'était le cas personne ne pourrait communiquer avec personne ni avoir d'opinion politique !
La souffrance mérite compassion et il faut tout faire pour éviter que les injustices et la violence existent. Pour autant je ne pense pas qu'elle doive donner de passe-droit.
Il y a là une ligne fine et difficile à concevoir. Je déteste qu'on parle de mes émotions comme si l'on savait mieux que moi ce que je ressens mais j'aime aussi voir que mes émotions sont comprises et parfois exprimées mieux que je ne suis capable de le faire par une personne qui a un vécu différent.
Je pense que la différence, au delà de la tolérance du lectorat (qui malheureusement est loin d'être une évidence) tient à l'humilité de la tentative. Ne feignons pas l'empathie, respectons l'autre en espérant que ce monde en folie ne s'emballe pas dans cette spirale infernale de "ta gueule, t'es pas légitime". J'ai bien peur, hélas, qu'il ne soit déjà trop tard...

NAUWELAERS

23/03/2021 à 20:01

Alex-si, tout à fait d'accord avec vous.
Petite pointe d'optimisme tout de même pour tirer vers le haut votre constatation désabusée de fin de message: si cette médiocrité victimaire à base de ressentiment, de jalousie et de conformisme continue à envahir le champ littéraire, les vrais écrivains seront d'autant plus et mieux mis en valeur par comparaison !
Moi j'y crois.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Alex

23/03/2021 à 14:24

Au risque de passer pour un néo nazi, voici ce que j'en pense : ne sommes nous pas tous humains? N'est-ce pas une légitimité suffisante à parler de problème humains?

Victor

23/03/2021 à 14:51

Heureusement que les tenants de l’appropriation culturelle n'aient pas existé au 19e siècle. Sinon, les mouvements abolitionnistes blancs n'auraient pas eu droit de cité, et l'esclavage n'aurait jamais été aboli dans les sociétés occidentales !

Calou

24/03/2021 à 10:47

Remarquable article!

Alexandre Pinteau

28/03/2021 à 19:15

Excellent article.
Richard Wright raconte dans son livre autobiographique black boy qu'il avait discuté avec un flic sympa en oubliant qu'il était blanc.

NAUWELAERS

28/03/2021 à 23:59

On mentionne souvent le terme «sensitivity readers» sur ce site, notamment depuis l'interview édifiante de Stephen Carrière le 5 mars par Nicolas Gary, à ce sujet et celui des «trigger warnings» et de la «cancel culture».
Mais je propose de réintégrer le terme français, apparu sur ActuaLitté l'an passé: «démineur éditorial», ou donc démineuse éditoriale...
On aimerait que tant la version anglaise que française de ce triste nouveau métier soient bientôt plus obsolètes -même si moins sympathiques -que le travail de rempailleur de chaises, ou allumeur de réverbères par exemple ; ici, symboliquement, on les éteindrait plutôt !
Mais tant que ce nom existe, autant l'utiliser en français.
Je ne sais plus quelles jeunes éditrices françaises interrogées sur le site, il y a un bon bout de temps, avaient cru bon d'incorporer le déminage éditorial dans leur savoir-faire professionnel, ce qui m'avait fortement déçu et ce qui prouve que cette tendance est déjà présente depuis tout un temps dans le monde de l'édition.
Il ne faut pas hésiter à manifester notre souhait d'une littérature non expurgée, filtrée, épurée et pasteurisée.
Voire infantilisée pour ménager les susceptibilités de tout le monde...enfin mis à part les gens sensés qui eux, font encore la différence entre ce qui est écrit dans un livre et la vraie vie.
Loin d'une certaine confusion ou schizophrénie moderne qui pousse à la plus insupportable intolérance qui -avec une tartufferie sans borne(s) -ose se prétendre «progressiste» !
Un peu comme un un trou de gruyère qui tonnerait: «Appelez-moi maître Fromage !»
C'est celâââ, oui...
Bref: soutenons et promulguons une littérature libre et respectée, qui ne s'impose à personne mais que personne n'a le droit de plier et tordre à sa guise comme un simple tuyau d'arrosage.
Sous n'importe quel prétexte...à part des écrits qui véritablement tombent sous le coup de la loi.
Là, pas besoin de «trigger warnings» ni de déminage éditorial: on s'abstient de sombrer dans l'illégalité avérée, c'est tout.
Et à part cela...liberté: c'est tout (bis).
CHRISTIAN NAUWELAERS

Dudz

29/03/2021 à 10:52

Résumé de l'article : JE pense JE sais JE ne comprends pas MAIS JE vais en parler avec MON opinion toute faite sans consulter les concernés car JE suis la voix donc JE m'autorise à parler de quelque chose que JE ne maîtrise pas...

De quoi traite t-on déjà ?...
Ah oui c'est ça, on y est en fait.

NAUWELAERS

29/03/2021 à 11:15

Dudz,
Ne soyez si pessimiste...!
On comprend très bien les dérives qui s'installent et on n'en veut pas pour des raisons évidentes et légitimes.
Que l'on explique en long et en large: cela vous a-t-il échappé ?
Tant Nicolas Gary qu'une majorité du lectorat.
Que vous compreniez ou pas cette position démocratique, c'est une autre question.
Les partisans de «trigger warnings» etc. s'expriment librement sur un site qui se veut pluraliste et donc démocratique et intelligent.
Ce qui n'oblige personne à être d'accord avec ce point de vue-là...
Bonne journée.

CHRISTIAN NAUWELAERS

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Égypte : un chercheur détenu pour son travail sur les droits des femmes

74 organisations non gouvernementales internationales cosignent une tribune pour exiger la libération de l'étudiant et chercheur égyptien Ahmed Samir Santawy. Le 1er février dernier, il a été interpelé alors qu'il rendait visite à sa famille en Égypte, et reste aujourd'hui en détention provisoire, pour des motifs non expliqués. Nous reproduisons ci-dessous le texte des ONG, en intégralité.

16/04/2021, 16:57

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Québec : le devenir des écrivains au coeur des préoccupations

L’Union des écrivaines et écrivains québécois fait état de la publication de deux sondages convergents. Le premier, auprès de la population du Québec, le second auprès des écrivains, mais tous deux font état d’une prise de conscience et d’un réel soutien aux artistes. Nous reproduisons ici leur tribune, dans son intégralité. 

16/04/2021, 13:29

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Les bibliothèques universitaires demandent “une offre riche et diversifiée” d'ebooks

Les bibliothèques françaises des établissements de l’Enseignement Supérieur et des écoles de management, soutenues par le consortium Couperin, qui négocie les accès aux œuvres au format numérique, demandent dans une tribune un accès plus large et économiquement viable aux catalogues numériques des éditeurs. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, leur texte.

15/04/2021, 16:58

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Roselyne Bachelot et l'Observatoire des métiers : “Un problème de méthode”

ActuaLitté reproduit ici une lettre ouverte de l’intersyndicale signée par 20 organisations professionnelles d’artistes-auteurs. Datée du 8 avril, elle concerne l’une des rares promesses de la ministre Roselyne Bachelot sur un Observatoire des métiers. Une annonce qui semble déjà fortement compromise compte tenu de la méthodologie du ministère, analysent-elles.

08/04/2021, 10:19

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“Le poids parfaitement illégitime de la commandite” d'Arnaud Lagardère

En tant qu’actionnaires minoritaires des Éditions Calmann-Lévy aux côtés de Hachette Livre, Éliane et Christopher Calmann-Lévy ont pris acte du départ d’Arnaud Nourry qui présidait aux destinées de Hachette Livre depuis 18 années. Dans un message communiqué à ActuaLitté, ils évoquent cette rupture, pour l’ex-PDG passé de « l’homme fort » au « maillon faible ».

03/04/2021, 17:24

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Ouverture des bibliothèques : “Aucune solution unique ne saurait être imposée”

Après les annonces présidentielles de ce mercredi 31 mars, les mêmes questions reviennent, du côté des professionnels des bibliothèques. Encore une fois, les associations interprofessionnelles apporteront des réponses, mais l'Association des Bibliothécaires de France (ABF) tient à avertir les autorités de la situation et des difficultés actuelles. Nous reproduisons ci-dessous le message de l'organisation.

02/04/2021, 14:47

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“Opacité, manipulation et atteinte aux droits syndicaux des artistes-auteurs”

L'intersyndicale des artistes-auteurs apprend aujourd'hui, le 29 mars, que la Direction générale de la création artistique du ministère de la Culture (DGCA) a convié les organismes de gestion collective et diffuseurs à des « groupes de travail utilisateurs, en visioconférence, sur la nomenclature de revenus d’artistes auteurs à laquelle travaille le ministère de la Culture et qui servira de base à la nouvelle interface informatique de déclaration des revenus d’artistes auteurs ». Nous reproduisons ici l'intégralité de leur texte.  

29/03/2021, 16:58

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Mahomet supprimé de La Divine Comédie : Dante victime du “politiquement correct”

Une traduction de La Divine Comédie de Dante expurgée de Mahomet « pour ne pas blesser » : le choix d'un éditeur néerlandais fait couler beaucoup d'encre, avec des accusations de censure qui se multiplient. Le PEN Club français s'inquiète lui aussi de précautions qui finissent par porter atteinte à l'œuvre et à la « dimension transculturelle » de Dante. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, le texte de l'organisation.

29/03/2021, 16:44

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Auteurs professionnels : un statut non essentiel ?

Je ne suis pas le premier, je ne serai sûrement pas le dernier, mais je souhaitais m’exprimer sur la situation alarmante des artistes-auteurs dont je fais partie. Parce que pour parler net, il semblerait qu’on ait décidé en hauts lieux de nous laisser crever la bouche ouverte. Par Guilhem Meric.

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"La Maison des écrivains est menacée parce que la littérature est menacée"

La Maison des écrivains est en proie à des difficultés persistantes, clame l’association, qui diffuse un manifeste. Ce dernier, que signe l’ensemble de son conseil d’administration et de direction, dévoile la réalité de cette situation. Une structure qui n’est pas « entendue à la hauteur de ses ambitions », et a recours actuellement à un appel aux dons pour se sortir de l’embarras. Leur plaidoyer est ici diffusé en intégralité.

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Le ministère de la Culture donne “le coup de grâce au rapport Racine”

La semaine dernière, le ministère de la Culture a dévoilé, d'une manière assez discrète, 15 premières mesures qui doivent « améliorer les conditions de création des auteurs ». Les principaux intéressés ne cachent pas leur déception : la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse y voit ainsi « le coup de grâce au rapport Racine ». Nous reproduisons ci-dessous le message diffusé par l'organisation.

15/03/2021, 16:09

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Hongrie : l'autrice Krisztina Tóth accusée de cancel culture par le gouvernement Orbán

De quoi l'expression cancel culture est-elle le nom ? Selon les contextes, elle est adaptée : quand le gouvernement de Viktor Orbán l'utilise, en Hongrie, c'est pour remettre en question la parole d'une autrice, Krisztina Tóth, vis-à-vis de l'histoire littéraire telle qu'elle a été écrite par la postérité. Le PEN Club français, dans une tribune, défend Tóth, accusée de « censure féministe » et menacée sur les réseaux sociaux. Nous reproduisons ce texte ci-dessous, en intégralité.

15/03/2021, 09:35

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Maroc : Maâti Monjib et les détenus politiques en besoin “urgent” de solidarité

Condamné le jeudi 28 janvier dernier à un an d'emprisonnement, jugé coupable de « fraude » et d'« atteinte à la sécurité de l'État », l'historien Maâti Monjib a entamé il y a quelques jours une grève de la faim pour protester contre une peine qu'il juge arbitraire. Le PEN Club français appelle à la solidarité envers l'écrivain et les autres détenus politiques au Maroc dans un texte que nous reproduisons en intégralité ci-dessous.

11/03/2021, 12:51

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Objet : atteinte aux droits sociaux des artistes-auteurs et autrices

Il n’y aura pas de confinement du week-end, ainsi l’a voulu Emmanuel Macron. Voilà qui laissera plus de temps encore aux ministres interpellés par une vingtaine d’organisations professionnelles, sur la question des cotisations sociales. Un courrier enlevé et senti, qui remet l’église au centre du village. Leur texte est ici relayé dans son intégralité.

04/03/2021, 14:31

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La Commission européenne en conflit avec les éditeurs et auteurs belges 

Depuis 2019, La Commission européenne refuse de verser une rémunération aux éditeurs belges pour la photocopie de leurs œuvres par des entreprises et des institutions publiques. L'organisme de gestion collective des ayants droit belges Reprobel publie aujourd'hui un communiqué pour protester contre cette décision. Selon eux, la Commission prétendrait à tort que cette rémunération constituerait une "taxe" dont elle-même et les institutions européennes qu'elle représente en sont exonérées. Nous publions ici leur texte dans son intégralité. 

 

 

03/03/2021, 11:09

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Rapport Racine : “Un an plus tard, nous n’oublions pas”

« Un an après la remise du rapport Bruno Racine, rien ne bouge plus. Notre situation économique et sociale n’a jamais même été aussi catastrophique ! Vous êtes donc nombreux et nombreuses à vouloir agir. Des actions sont nées spontanément de toutes parts (BD, audiovisuel, etc.), et ont été plus ou moins bien médiatisées. Mais, malgré des problèmes communs, rien n’avait encore été rédigé pour l’ensemble des créateurs et créatrices, qui sont pourtant unis par un même statut social et fiscal », indique la Ligue des Auteurs Professionnels.

02/03/2021, 15:43

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Les bibliothèques, “des biens communs au service de tous” (ABF)

L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et d'autres organisations rappellent, dans un communiqué, la politique documentaire qui constitue le cadre du travail des bibliothécaires, garants des « équilibres de toutes sortes, à l’indispensable pluralisme des goûts, genres et orientations, sans jamais faire prévaloir leurs propres opinions ». Cette piqûre fait suite à deux événements récents qui illustrent une possible ingérence d'une hiérarchie administrative dans ce cadre et ces missions... Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité du texte communiqué.

02/03/2021, 14:45

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Édition : M. le ministre, “les procédures bâillons menacent l’information”

La liberté d'information, mais aussi la liberté de publier, sont toutes deux menacées par un processus judiciaire vieux de cent quarante ans, dénonce l'éditeur Florent Massot dans un courrier envoyé au Garde des Sceaux, ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. D'après Florent Massot, le coût pour l'accusé de la citation directe, dans le cadre d'une plainte en diffamation, est dangereux pour la liberté d'informer. Nous reproduisons ci-dessous le courrier envoyé par l'éditeur au ministre de la Justice, en intégralité.

26/02/2021, 15:11

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La “censure politique et idéologique” menace en Pologne

Le PEN Club polonais vient de communiquer à ActuaLitté une déclaration officielle sur la situation juridique du pays. Au cœur de cette intervention, un exercice de censure « politique et idéologique ». Une situation d’autant plus délicate qu’elle découle d’une destruction méthodique du travail universitaire, autant que d’une réécriture de l’Histoire. Le texte est ici présenté dans son intégralité.

26/02/2021, 14:16

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“La responsabilité sociale et environnementale est au cœur de notre projet”, Éditions Leduc

Les éditions Leduc viennent de communiquer un détail, non exhaustif, de leurs engagements écoresponsables, « mis en pratique depuis des années maintenant ». Et d’ajouter : « Comme toujours, ce sont tous nos services et chacun de nos salariés qui portent individuellement et collectivement ces engagements. » Le texte est proposé dans son intégralité.

25/02/2021, 09:54

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Recherche universitaire : une “police de la pensée” bientôt à l'oeuvre ?

Quand les situations économiques et sociales des étudiants et des universités frisent la catastrophe, les responsables politiques évoquent l'« islamo-gauchisme » qui orienterait de nos jours la recherche universitaire. Un concept aux contours flous, adopté par Jean-Michel Blanquer, Gérald Darmanin et désormais Frédérique Vidal, dont la Ligue des Droits de l'Homme pointe la dangerosité. Nous reproduisons ci-dessous le texte que nous a fait parvenir l'organisation.

23/02/2021, 15:01

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Étudier la Shoah en Pologne et risquer un procès en diffamation...

Pour défendre la liberté d’expression et exprimer sa solidarité avec les professeurs et historiens Barbara Engelking et Jan Grabowski, le Centre PEN suisse romand interpelle le président de la République de Pologne. L’organisation fait part d’une grave inquiétude au sujet du procès en diffamation contre ces deux chercheurs de renommée internationale et co-auteurs d’une publication intitulée Night without End (Plus loin, c’est encore la Nuit) et publiée en 2018.

23/02/2021, 10:04

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Le PEN Club français condamne les violations évidentes des droits humains par le Maroc

Le jeudi 28 janvier dernier, l'historien et intellectuel Maâti Monjib a été condamné à un an d'emprisonnement, jugé coupable de « fraude » et d'« atteinte à la sécurité de l'État ». Un verdict qui survient plusieurs années après le début du procès en question, ouvert en 2015, et qui évoque une « mesure arbitraire » au PEN Club français. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, le texte diffusé par l'organisation.

22/02/2021, 16:44

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Biélorussie : créateurs, artistes, auteurs “particulièrement visés par la répression“

Depuis plusieurs mois, la Biélorussie traverse une forte période d'instabilité politique : si le président Alexandre Loukachenko a été réélu en août 2020, une partie de la population conteste les résultats de cette élection. Et, plus largement, dénonce le climat liberticide dans le pays. Le PEN Club français témoigne de sa solidarité avec les manifestants, et en particulier les créateurs et artistes, dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

19/02/2021, 11:19

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Tribune : lettre ouverte à “Mon Amie L'Urssaf“

« Tu dois fredonner Dalida chaque matin au petit déj, mon Amie (cf : Paroles paroles) À l'autre bout du téléphone, l'AA (cf : Artiste Auteur) songe à se reconvertir. Moine Bouddiste ou Sado Maso ? Macramé ou bilboquet ? On hésite. » Virginie Jouannet est écrivaine et dépend du statut Artiste Auteur. Dans son texte que nous reproduisons ici en intégralité, elle évoque un quotidien fait d'infinies mésaventures administratives. 

17/02/2021, 12:06

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Territoires, collectivités et culture : “On ne peut plus attendre”

L’urgence se dessine. La Fédération nationale des collectivités pour la culture (FNCC) alerte le gouvernement, alors que l'été se profile.... et que, déjà, des festivals annoncent l’annulation de leur édition 2021. Le désarroi s’ancre dans le monde des arts et de la culture. Une colère légitime grandit. Dans un tribune, la FNCC demande instamment à Roselyne Bachelot d'être reçue, et entendue. Leur texte est ici diffusé dans son intégralité.

16/02/2021, 11:37

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Rustica et Système D interpellent leur PDG, Vincent Montagne

Le groupe Lagardère n’est pas seul à s’interroger sur le devenir de ses médias. Au sein de Média Participations, groupe éditorial comptant plusieurs magazines et présidé par Vincent Montagne, certaines structures tirent la sonnette d’alarme. En effet, la direction du magazine de jardinage Rustica et du magazine de bricolage Système D a décidé de contraindre ses journalistes à accepter des tâches publicitaires ou de « placements de produits ».

12/02/2021, 12:27

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Droit de réponse d'Emmanuel Pierrat : des accusations “diffamatoires” et “grotesques”

Suite à un article publié le 8 février dernier, qui évoquait le dépôt d'une plainte pénale par le PEN Club français contre son ancien président, Emmanuel Pierrat, ce dernier a fait parvenir un droit de réponse à la rédaction d'ActuaLitté. Nous le reproduisons ci-dessous, dans son intégralité. Emmanuel Pierrat avait pourtant été contacté, préalablement à la publication de l'article en question, mais n'avait pas donné suite.

09/02/2021, 16:35

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Édition : “Le livre et la revue de théâtre souffrent actuellement”

Plusieurs marchés du livre dans le monde, notamment anglophones ou européens (en partie), font petit à petit état d'une année 2020 pas si catastrophique, économiquement parlant. On ne le répétera toutefois jamais assez : un chiffre d'affaires global masque de fortes disparités, notamment selon les tailles des maisons d'édition. Ou les secteurs : 12 maisons d'édition de théâtre alertent ainsi sur leur situation, et celle du livre et de la revue de théâtre. Leur texte est reproduit ci-dessous, en intégralité.

29/01/2021, 10:00

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Auteurs : des “pratiques injustes et inéquitables”

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec procède actuellement à une consultation en ligne sur la révision des deux lois sur le statut de l’artiste. Dans son mémoire déposé aujourd’hui au ministère, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) affirme que la loi qui régit le statut des écrivain·e·s est injuste, inéquitable et inapplicable, et revendique un nouvel encadrement législatif. L'association accompagne son intervention d'un texte reproduit ici dans son intégralité.

26/01/2021, 13:06

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FIBD d'Angoulême : “[N]ous avons plutôt le sentiment d’être exemplaires”

Un an après le dévoilement du Rapport Racine, destiné à améliorer la condition des artistes-auteurs, le collectif Artistes Auteurs en Action (AAA) levait le poing et appelait à un boycott du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (FIBD). L'organisation pointait le manque d'engagement politique et d'effets, après ce rapport, mais critiquait aussi la posture du FIBD. Franck Bondoux, délégué général de la manifestation, leur répond dans un texte, reproduit ici dans son intégralité.

26/01/2021, 09:28

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Secret défense : une classification d'archives sans limite de temps ?

Depuis un an, l’association des archivistes français se bat pour faire la lumière sur les archives classées Secret défense. En cause, l’avenir des documents, pour lesquels l’AAF demande une déclassification. L’association vient d’entamer une nouvelle procédure, en déposant un recours au Conseil d’État « contre la nouvelle version de l’IGI 1300 et pour l’accès aux archives selon les termes de la loi ». Leur tribune est diffusée en intégralité ci-dessous.

20/01/2021, 11:51

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Droit de réponse d'Emmanuel Pierrat : “J'ai choisi de ne pas briguer un second mandat" au PEN

Suite à la publication d'un article, le 14 janvier dernier, consacré aux accusations du PEN Club français portées à l'encontre de Me Emmanuel Pierrat, ancien président de l'organisation de défense de la liberté d'expression des auteurs, ce dernier a fait parvenir à ActuaLitté un droit de réponse. Il est publié ci-dessous en intégralité.

19/01/2021, 09:37

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Prix des livres : avertissement sans frais des libraires belges aux groupes français

Au 1er janvier 2021, le prix unique du livre arrivait enfin en Belgique. Des années de combats, avant d'obtenir un texte de loi, et un échelonnement au terme duquel la tabelle allait disparaître. Finie, donc, cette excroissance économique, qui conduisait un livre vendu à Bruxelles à se retrouver plus cher qu'à Lille. Pourtant, quelques problèmes tarifaires demeurent...

14/01/2021, 16:57

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Culture : “La logique et la cohérence des décisions nous échappent”

Ouvertes au public depuis le 28 novembre, au même titre que les librairies, les bibliothèques et médiathèques font partie des équipements culturels qui ont échappé à la prolongation de la fermeture sanitaire jusqu'au 7 janvier prochain, au moins. Une exception que questionne l'Association des Bibliothécaires de France (ABF), dans un texte publié ici dans son intégralité.

17/12/2020, 11:39

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Les artistes-auteurs appellent le gouvernement à l'aide

Dans cette crise sans précédent du secteur de la culture, la quasi-totalité des organisations d’auteurs, toutes disciplines confondues, s’unit pour parler d’une même voix sur les questions essentielles qui les rassemblent. « La culture pèse plus lourd dans notre PIB que l’industrie automobile. C’est l’un des moteurs de l’économie française et il repose en premier lieu sur le travail des créateurs », rappellent ainsi 36 organismes, dans un appel global.

15/12/2020, 15:34

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Voyage dans la Rome de Gianfranco Calligarich, avec sa traductrice

Voici l’un des textes « intemporels » de la littérature italienne : Le dernier été en ville de Gianfranco Calligarich. Depuis 1973, date de sa parution, l’ouvrage du cinéaste et dramaturge, L'ultima estate in città, était resté inédit en France. Ancré à Rome, dans les années 60, il suit les déboires du jeune milanais Leo Gazzarra, perdu dans une vie privée de sens. Entretien avec la traductrice Laura Brignon.

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Covid : fatigue et inquiétude gagnent des bibliothèques

Depuis le 28 novembre, les bibliothèques, aux côtés des services d'archives et centres de documentation, font partie des seuls lieux culturels de proximité à être ouverts au public, malgré le contexte sanitaire. Ce sort réservé aux établissements de lecture publique, qui reconnaît leur caractère essentiel, en vient toutefois à peser sur certains professionnels des bibliothèques, qui craignent pour leur santé et soulignent une fatigue générale. À ce contexte viennent souvent s'ajouter des revendications plus larges, sur les conditions de travail.

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“L'émotion suscitée par les événements les plus minuscules” : hommage à Gil Jouanard

Gil Jouanard est mort le 25 mars dernier à l'âge de 83 ans. Directeur de la Maison du Livre et des Écrivains pendant deux décennies, à l'origine de nombreux événements littéraires, le poète s'investissait considérablement dans la vie de l'écrit. L'écrivain Antoine Spire, président du PEN Club français, lui rend hommage dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

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Avec ou sans pandémie, le difficile accès aux livres des détenus français

La pandémie de Covid-19 aura fait vivre à l'ensemble de la population l'expérience du confinement, de la privation de liberté et des difficultés qui les accompagnent. Parmi ces dernières, l'accès aux livres et à la lecture. Pour les détenus des prisons françaises, ce droit reste très difficile à faire appliquer, les progrès sont timides et le statu quo souvent de mise. La crise sanitaire, évidemment, n'améliore pas les conditions.

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Bientôt morts, vivants en sursis : Pré-Mortem, à découvrir en 6 séries et films

Patrick McSpare vient de faire paraître aux éditions Leha son dernier roman, Pré-Mortem. Ce passionné de mythologie celtique fait toujours naviguer ses univers entre un monde réel et des créatures fantastiques, pas toujours commodes. Dans ce livre, l’humanité tout entière apprend le jour précis de sa mort, lors de l’apparition de Banshees, le 31 octobre. Joyeux Hallloween…

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Antonio Tabucchi, “le plus italien des écrivains portugais”

Écrivain, certes, mais aussi traducteur de Fernando Pessoa en italien, Antonio Tabucchi a lié avec le Portugal une relation particulière. Enseignant tout à la fois la langue et la littérature lusophone, à Sienne, il est décédé à Lisbonne en mars 2012. Comme si quelque chose devait s’écrire ainsi. Clelia Bettini, de l’université de Coimbra, faculté de Lettres, nous en offre un portrait inédit.

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Juan Branco : “Il y a encore la possibilité d’une guerre civile dans ce pays”

ENTRETIEN — En 2018, Juan Branco publiait Crépuscule, un ouvrage qui mettait en lumière les puissances à l’œuvre derrière l’ascension d’Emmanuel Macron. Devenu un best-seller, le pamphlet avait accompagné l’élan révolutionnaire des Gilets jaunes. Aujourd’hui, l’avocat dissident publie un nouveau manifeste aux éditions Michel Lafon : Abattre l’Ennemi. Au sein de cette œuvre dont le titre annonce déjà la couleur, c’est une refonte totale de la politique française qui est proposée au lecteur « Ce livre est là pour aider ceux qui le souhaitent à rompre avec le système existant dans les mois et années à venir. »

 

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La lutte pour l’organisation d’élections professionnelles n’est pas un détail

L'écrivain Frédéric Maupomé vient de signer une tribune évoquant la question des élections professionnelles pour les artistes auteurs. Il nous propose ici un texte mettant à plat toutes les problématiques de ce sujet. Son plaidoyer est proposé en intégralité.

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Trigger warning en littérature : du danger d'avertir du danger

La censure de six ouvrages du Dr Seuss nous avait donné l’opportunité d’interviewer le traducteur français de certains titres. Stephen Carrière est avant tout éditeur, et posait les bases de réflexions plus profondes sur ce qu’il identifiait comme des menaces pour l’industrie du livre. Devant l'enthousiasme suscité par ce premier entretien, nous lui avons demandé de développer plus largement ses intuitions et de revenir sur la question du trigger warning. Un principe d’avertissement pas forcément charitable.

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“Chaque traduction est une nouvelle traduction“, Nathalie Bauer

Assise à un ancien bureau en bois, une série de gravures raffinées derrière elle, une femme élégante répond avec affabilité et calme à nos questions. Il s'agit de Nathalie Bauer, l'une des plus célèbres traductrices de l'italien vers le français, avec plus de cent cinquante ouvrages à son actif. Sa passion pour la langue italienne est née à l'âge de quinze ans et s’est développée en autodidacte à l’aide d’un livre, L’italien en 90 leçons. Son travail a commencé par hasard, à une époque plus facile, où l’on pouvait encore faire de la traduction littéraire son seul métier.  

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Développement rural et de sécurité alimentaire : La dernière mission

Auteur de l’essai La Faim du monde (Balland 2019), Nasser Brahimi travaille auprès d’agences internationales et pour des programmes liés aux Nations Unies. Le consultant, fils de parents algériens, a vécu à Paris, avant de retourner à Alger et de s’installer finalement à Rome. Expert en communication, il travaille au développement de deux agences, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture et le Fonds international de développement agricole. Son texte raconte un moment de ces expériences.

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Seuss, le vivre-ensemble et la cancel culture

Cesser la commercialisation de livres du Dr Seuss, accusés de véhiculer un « racisme infect » par certains commentateurs, voilà qui donne à réfléchir. Les ouvrages jeunesse de l’Américain n’ont pas connu en France le succès d’outre-Atlantique. Pourtant, leur traducteur français s’inquiète, à plus d’un titre, de ces comportements. D’autant que Stephen Carrière, qui a traduit une dizaine d’oeuvres de Seuss, est également éditeur, directeur des éditions Anne Carrière. Il nous répond.

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#AdopteUnLibraire : “Il n’y a pas d’écrivain sans librairie”

Les librairies ont été hissées au rang de commerces essentiels dans le décret n° 2021-217. Ou plus précisément « les commerces de détail de livres ». Contraint et forcé, comme tant d'autres, non plus d'imaginer, mais de vivre dans un pays aux librairies fermées, le romancier Gilles Marchand, auteur entre autres d’un Funambule sur le sable, adresse à ActuaLitté un texte passionné. 

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France : Amazon assigné en justice pour concurrence déloyale

EXCLUSIF – Le confinement a révélé, à son insu, quelques secrets de fabrication et autres télescopages douteux chez Amazon France. Un différend juridique entre une éditrice et son prestataire a mis en lumière de manière flagrante les arrangements de la firme, aboutissant à une distorsion de concurrence. Tout à la fois revendeur et fournisseur de services, elle aura rendez-vous avec la justice française pour en répondre.

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Québec : dix ans après, revient l'idée d'un prix unique du livre

La sortie de la députée Ruba Ghazal (Québec solidaire) a pris de court bien des observateurs et acteurs de l’industrie québécoise du livre. Pour autant, sa demande, « est pleinement pertinente », assure Katherine Fafard, directrice générale de l’Association des Libraires du Québec. Et pour cause, un prix réglementé sur la vente de livres intéresse. Et le Québec, de par sa position au sein du Canada, aurait toutes les armes pour se lancer dans la procédure législative.

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Lise Caillat, traductrice : “Aujourd’hui, quand je ne traduis pas, je lis”

Après une Maîtrise de Langue, Littérature et Civilisation italiennes (Université Stendhal-Grenoble III) et un DESS Édition (Université Paris XIII), Lise Caillat a travaillé pendant dix ans dans l’édition puis en librairie, tout en développant son activité de traduction littéraire. Depuis 2017, elle se consacre totalement à cette dernière ainsi qu’à la recherche d’auteurs et d’ouvrages italiens à faire découvrir au public français. Elle anime également des ateliers de traduction qui visent à sensibiliser les lecteurs et les amoureux des mots aux joies et aux défis du métier.

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Vivants à l'unisson : à la défense du spectacle et des artistes

Ne pas laisser mourir les artistes et le spectacle : voici en quelques mots le sens du texte écrit et diffusé par le chanteur Cali, la thérapeute Anne-Laure Buffet et le poète Éric Poindron. Plus qu’un mouvement d’humeur, un appel à l’aide, parti à la défense (et illustration ?) du spectacle vivant. Un manifeste que ActuaLitté diffuse dans son intégralité.

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Le Pass Culture et la lecture : et si ça fonctionnait ?

Toujours en phase d'expérimentation, le Pass Culture doit prochainement révéler les conditions de sa généralisation à tous les jeunes Français et Françaises de 18 ans, doté de 300 € et non 500 € comme prévu. Dans les librairies, les niveaux des réservations sont généralement très bons, malgré certaines réserves sur les effets concrets du Pass dans la promotion de la lecture.

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Traduire Dante : “En poésie, le rythme impose un sens supérieur au sens.”

Coutumier des grands noms de la littérature italienne, Michel Orcel a fréquenté Giacomo Leopardi, aussi bien que Lorenzo Da Ponte. En 2019, La Dogana publiait sa traduction de La Divine Comédie (Enfer, Purgatoire, celle du Paradis arrivera au printemps), en édition bilingue. Alors que 2021 rime avec les célébrations du 700e anniversaire de la mort de Dante, le traducteur revient avec nous sur ce travail du texte d’Aligheri, les choix opérés et la relation au poète italien. Propos recueillis par Federica Malinverno.

22/02/2021, 12:28

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Portrait des bibliothèques en ”sociétés d'émulation“, ou laboratoires d'idées

Les bibliothèques auraient l'environnement nécessaire pour devenir des think tank modernes – quoique le terme soit désormais connoté. L'auteur Jean Behue le suggère : il présente une invitation à réinventer les bibliothèques en sociétés d'émulation, ces cercles d'amateurs et de passionnés qui ont fleuri dès le XVIIIe siècle, et se sont prolongés par la suite dans un bel élan de libération individuelle et collective. Un billet à savourer.

22/02/2021, 09:36

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Aramebook : précurseur du livre numérique pour les lecteurs d'Algérie

Créée en 2018, la plateforme Aramebook propose des livres numériques au format PDF. Première du genre en Algérie, cette plateforme dont le nom vient de Aram – ces grosses pierres qui servaient de repères aux voyageurs –, et ebook, a pour vocation de promouvoir la lecture et la littérature algérienne à travers le monde. Rencontre avec sa fondatrice, Nacéra Khiat, également éditrice chez Sedia.

Propos recueillis par Chloé Martin pour ActuaLitté

19/02/2021, 13:09

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Éditeur indépendant : passion ou profession ?

« En avril 2021, cela fera 10 ans que je fais officiellement des livres, au sein de ma petite maison d’édition indépendante de livres d’art : les Éditions Hartpon. Si cette date anniversaire est une bonne occasion de constater que la “passion“ reste intacte, je me dis qu’elle pourrait l’être également pour faire un premier bilan de ma manière de considérer cette “profession“, aujourd’hui. » Par Caroline Perreau, fondatrice des Éditions Hartpon.

18/02/2021, 12:56

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L'infernale circulaire 2016, ou la retraite à prix d'or pour les auteurs

Ah, la retraite : paisible repos après une dure vie de labeur, accompagnée d’un pécule qui permettra d’offrir les étrennes de fin d’année ou la petite enveloppe d’anniversaire. Ou dans certains cas, plus rares, de faire creuser la piscine rêvée. Pour les artistes-auteurs, l’Agessa se vit confier le soin de collecter les sommes, avec l’incurie que l’on a fini par découvrir… Et qui n’en finit pas. 

17/02/2021, 15:58

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Poésie et livre numérique : la délicate transition du mot à l'écran

Si vous avez déjà acheté de la poésie au format numérique, et à plus forte raison de la poésie en vers, vous vous êtes sans doute rendu compte que les contraintes formelles propres à ce genre littéraire se heurtent aux contraintes techniques de l’ebook. Face à ce constat, les éditeurs de poésie adoptent différentes stratégies, allant de la non-publication de leurs titres en numérique à une réflexion sur la manière dont le numérique peut servir la poésie.

16/02/2021, 14:46

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Les avanies des auteurs face à l'URSSAF : “C'est de mal en pis”

« L'impéritie informatique et téléphonique de l'Urssaf vis-à-vis des auteurs se perpétue. Matinées perdues à tenter de parler à un humain, site informatique nase, lettre comminatoire vous enjoignant de faire une déclaration en ligne sous peine de lourdes amendes, journées en vain perdues à tenter de le faire... » Dominique Sels est autrice, et comme d’autres, en proie aux affres de l’URSSAF. Dans un billet, elle évoque les difficultés rencontrées « avec ces bandits de grand chemin ».

16/02/2021, 09:22

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Ankama, c’est aussi de la bande dessinée

RENCONTRE – Ankama Éditions fête ses quinze ans cette année. Occasion de revenir sur une initiative éditoriale née un peu par hasard. Ankama, c’est avant tout des jeux vidéo en ligne, mais aussi des livres. Si la société roubaisienne est toujours associée à Dofus, elle s’est aussi fait une place dans le monde de l’édition, et plus particulièrement de la bande dessinée, en une quinzaine d’années. 

09/02/2021, 13:06

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Pour avoir préféré la croyance à la pensée, et pour le reste : “Ni oubli ni pardon”

Depuis des mois maintenant, le monde de la culture et de la création ne cesse de hurler  à la mort. La sienne. Mille fois, du plus humble au plus célèbre, les créateurs, auteurs ou interprètes, dans une unanimité inédite, ont répété partout que fermer durablement les lieux de spectacles, de monstration, de vente, était un désastre. Désastre culturel, désastre économique, désastre personnel, désastre social, désastre psychologique, désastre à tous les étages. Par Yves Frémion, écrivain animateur de PEPS-Culture.

09/02/2021, 11:10

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Les Sept Péchés capitaux, entre “parfum d’éternité et aperçu d’anthropologie”

7... chiffre sacré, mystique, évocateur s’il en est ! Il se trouve tout aussi bien associé aux merveilles du monde antique, qu’aux péchés capitaux. À ce titre, sept écrivains ont été mis au défi : produire un texte, libre, s’emparant de l’un de ces péchés sur un mode contemporain, dans le cadre d’une aventure collective et totalement incarnée. La collection regroupant leurs œuvres vient de sortir aux éditions du Cerf, sous l'appellation, Les Sept Péchés capitaux. 

06/02/2021, 12:55

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Moniteurs étudiants : entre la “procédure” et la “bienveillance", Paris 3 balance

Ce mardi 2 février, les moniteurs étudiants de la bibliothèque Sainte-Barbe, rattachée à l'université Sorbonne Nouvelle — Paris 3, débrayaient une nouvelle fois, accompagnés par des bibliothécaires permanents et des professeurs de l'université. Alors que la crise sanitaire frappe de plein fouet les étudiants, ils réclament le maintien de leur rémunération en cas de confinement et de fermeture de l'établissement. Une partie du personnel de la bibliothèque les soutient et réclame plus de moyens.

05/02/2021, 17:41

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Gabriel Matzneff publie Vanessavirus, son ultime livre

EXCLUSIF – Ce mois de janvier ne manque définitivement pas de rebondissements : alors que le titre de Camille Kouchner, La familia grande, vient de sortir en grand format, sa parution fait écho à la sortie en poche du Consentement, l’ouvrage de Vanessa Springora. L’éditrice avait dénoncé avec force les actes de Gabriel Matzneff, et toute la complaisance autour du personnage. Quelque peu oublié des médias, l’auteur n’a pour autant pas quitté la plume. Et s'apprête même à publier son prochain titre, Vanessavirus.

02/02/2021, 09:30

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Financement, structure, Livre Paris : les Grandes espérances 2021 du SNE

Livre Paris 2020 compte parmi les premiers salons victime de la crise sanitaire. Pas de manifestation pour la capitale française, et pas de revenus pour le Syndicat national de l’édition, coorganisateur avec Reed Expositions France. Au cours des dernières semaines, les messages promotionnels n’ont pourtant pas manqué, rassurants ou tentant de l'être. Ainsi, la programmation se dévoile pour partie : l’Inde reste le pays à l’honneur, quand le monde d’après servira de fil rouge à l'ensemble. 

27/01/2021, 16:20

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Et si se remettre à lire était aussi génial qu'arrêter de fumer ?

Personne n’a raté l’intervention du ministre de la Santé : avec l’arrivée du variant britannique – qui n’a rien d’un patient anglais – se profile un reconfinement. Ces mesures durcies, en regard d’un couvre-feu déjà plombant, résonnent avec les propos de décembre dernier : nous étions avertis. Alors, comment préparer cette prochaine période de disette, quand on a abandonné la lecture ? Aujourd’hui, petit traité d’optimisme.

22/01/2021, 17:26

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“Les romans épuisés, oubliés que je souhaite publier furent des histoires d’amour pour moi”

À la tête de la rubrique Les Ensablés, Hervé Bel s'efforce chaque semaine de redécouvrir un ouvrage injustement oublié et perdu dans le flot des années et des nouvelles parutions. Parfois, un éditeur se décide à rendre justice à ces livres, en leur offrant une nouvelle vie. Cette semaine, rencontre avec Philippe Guyot-Jeannin, libraire et éditeur dans le Jura. Il a créé les Éditions de la Belle étoile, qui ont récemment attiré l'oeil de notre chroniqueur.

21/01/2021, 11:45

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Conspiration des imbéciles ? Amazon, accusé à son tour : Apple s'esclaffe

Amazon paierait-il enfin sa position dominante sur le marché du livre – numérique, papier ou audio ? En tout cas, l’histoire semble vilainement se répéter alors que le vendeur et cinq groupes éditoriaux américains sont accusés d’entente. La même procédure que celle endurée en 2013 par Apple entraînera-t-elle les mêmes effets ? Ou dévoile-t-elle une vaste fumisterie en matière de droit ?

18/01/2021, 12:16

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Lisimachio, le PDG de Hachette Livre qui voulut racheter Amazon

Jean-Louis Lisimachio a laissé une profonde empreinte sur le groupe Hachette Livre, qu’il quitta brutalement en mai 2003. Depuis, il vit quelque part entre les massifs alpins et Nice, « désintéressé de ce qui concerne l’édition et au courant de tout ». Ses anciens collaborateurs décrivent une personnalité fascinante, admirée ou haïe. Incontestablement, l’ex-PDG de Hachette filiale de Lagardère, avant qu’elle ne soit renommée Lagardère Publishing, a marqué plus que son époque. Une figure d’autant plus intrigante qu’elle ne frayait pas avec le gotha littéraire, bien au contraire.

14/01/2021, 14:20

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Auteurs : “Si vous n’êtes pas à la table, c’est que vous êtes au menu.”

Début décembre, l’auteur et illustrateur Henri Fellner faisait parvenir à ActuaLitté et au CSPLA (ou inversement), un courrier passablement désabusé. Le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, organisme chargé d’éclairer le ministère de la Culture sur des points de droit, venait de renouveler la liste des membres de sa commission consultative. Et au grand dam de l’écrivain, les représentants directs des auteurs faisaient défaut. Voici donc une seconde missive, plus claire peut-être...

12/01/2021, 12:13