#Insolite

Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1]. Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur. Par Antoine Cardinale.

Le 19/04/2020 à 09:00 par Les ensablés

0 Réactions | 1 Partages

Publié le :

19/04/2020 à 09:00

Les ensablés

1

Partages

Partager cet article sur Linkedin Partager cet article par mail Imprimer cet article
ActuaLitté

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrice Locmant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

Si l’exégèse littéraire de JK Huysmans fut toujours importante, savante et d’une abondance qui doit rendre modeste toute analyse[2], l’explication de sa culture visuelle est en revanche moins explorée. Le Dictionnaire de M. Schvalberg recense deux expositions seulement, avant celle d’Orsay, l’une de 1948, l’autre de 1979 : les deux dans le domaine du livre, à l’Arsenal et à la Bibliothèque Nationale. Ces Ecrits sur l’art nous seront donc d’autant plus précieux.

Les exécutions de Monsieur Huysmans

Commençons par ses éreintements : ils représentent pour nous la part délectable des Salons, même si l’on se sent coupable d’aimer ces exécutions -  ces Salons dans lesquels Huysmans compte en moyenne 95 imbéciles sur 100 personnes. Dans cette charretée de renommées éteintes - disciples attardés du classicisme, continuateurs d’Ingres, peintres académiques et rebelles artistiques à la mie de pain - les Bouguereau, Bastien-Lepage, Cabanel, Meissonier et Gérôme sont ses victimes préférées ; ils ne vivent plus qu’au travers de la cruauté de sa plume. Lisons sa critique du Saint François d’Ernest Ange Duez : « Ce saint est un jeune gommeux de boulevard, orné d’une barbe en pointe, luisante et brillantine, les cheveux coupés en pluie sur le front, à la dernière mode ; mais en sus du type ridicule qu’il prête au saint, M. Duez le représente, les yeux au ciel, souriant ainsi qu’un nigaud qui fait une farce. Pour compléter cette parodie dont le sens m’échappe, l’artiste a cru devoir affubler son héros de moines dont la triviale allure ajoute encore à l’indécence de la scène. Est-ce une plaisanterie ?»

Et que dire de ces nus mythologiques qui ont « la chair molle du poulpe», de ces garces d’atelier déguisées en Cléopâtre qui donnent la réplique à des « simili-Romains»ramassés dans un troquet des Batignolles, de ces plâtreux paysages peints au kilomètre, de ces morceaux de peinture militaire où ne manque pas un bouton de guêtre mais où le talent a été passé au fil de l’épée, de ces marines qui barbotent dans des flaques, et ces poncifs, ces décalques de toutes les écoles ! Huysmans en fait justice ; ses verdicts sont féroces, et d’une réjouissante injustice, car enfin des peintres comme Duez ou Bastien-Lepage ont malgré tout leurs honnêtes réussites, leurs petits moments de grâce !

Mais depuis ses débuts, Huysmans ne vit jamais la littérature comme une conversation savante. Il s’y lança comme on se lance dans la bataille, au cœur de cette l’armée de l’Art moderne qui se rassemble vers 1860. Une aile, celle du Naturalisme ; l’autre aile, celle des Impressionnistes ; la première ayant appris la manœuvre chez Baudelaire, et que fait marcher Emile Zola ;  la deuxième, sous le drapeau des Indépendants, ayant dressé les premières barricades contre les Salons. Au centre, les premiers au choc, enfonçant le moral de l’ennemi : Huysmans et les troupes auxiliaires ralliées à l’esprit moderne : Rops, Redon, Raffaelli, Moreau. A l’avant-garde de la littérature, il faut comme aux avant-postes d’une armée, des caractères aimant le combat, belliqueux par nature, dur au mal et cognant fort, et le frêle Huysmans se révèle dans ces luttes-là.

L’Art moderne

Qu’est-ce que cet Art moderne, quel en est le but de guerre ? Joris Karl Huysmans s’en fit le défenseur zélé, fanatique et il n’est donc pas inutile de se pencher sur cette idée, même si le paradoxe est qu’il en rassembla le manifeste en 1883, avec L’Art moderne, juste avant le tournant que constitua A rebours.

Taine, après Balzac avait esquissé le tour d’esprit d’un art naturaliste : il faut que le romancier, le peintre, « dissèque aussi volontiers le poulpe que l'éléphant, qu’il décompose aussi volontiers le portier que le ministre». Que ni l'ordure, ni l’illicite, ni la difformité sociale ne soient hors de son champ. Mais le véritable programme est fixé par Emile Zola : « le roman expérimental est une conséquence de l'évolution scientifique du siècle ; il continue et complète la physiologie, qui elle-même s'appuie sur la chimie et la physique ; il substitue à l'étude de l'homme abstrait, de l'homme métaphysique, l'étude de l'homme naturel, soumis aux lois physico-chimiques et déterminé par les influences du milieu.»

Cette déclamation qui tirait la littérature vers une forme d’entomologie et cherchait à l’investir d’un sens politique ne pouvait avoir de répondant dans la peinture et dans les arts visuels en général. Il fallut que Huysmans en complétât le programme. Degas et les impressionnistes s’étaient chargés d’accrocher aux cimaises les artefacts de la vie moderne : les locomotives fumant sous la grande verrière de Saint-Lazare ; les épaves de la vie sociale, hébétées devant un verre d'absinthe ; les messieurs à hauts de forme au foyer de l’Opéra ; les sorties d’usine en banlieue et les rapetasseuses en chambre : c’était fait. Mais il restait d’autres non-dits. L’érotisme tourmenté d’un Félicien Rops, les métamorphoses qu’Odilon Redon proposait à l’inconscient, Huysmans les incorpora à cette révolution générale des arts, tout comme les irisations dont Gustave Moreau allait colorer la mythologie.

Cet Art moderne a triomphé : il est devenu l’art classique de la seconde moitié du XIXème siècle. Il a tellement effacé l’art d’avant, que son caractère révolutionnaire, les luttes qui ont précédé, tout cela s’est estompé dans une brume de l’Histoire.

Tout art classique est la synthèse historique d’une époque, et cette synthèse reste parfois inaperçue des contemporains. Goethe voyait dans Piranèse, ce Piranèse qui est plus qu’aucun autre, pour nous, la représentation du rêve classique à l’âge des Lumières, d’autant plus précieux que la noirceur qui bistre ses Prisons allait offrir à la culture d’Occident un développement tout romantique, Goethe ne voyait en lui qu’un raconteur d’histoire, « un peintre à effet ». Le philosophe allemand caractérisait la vision classique par la sobriété ; la postérité en a jugé autrement que lui en installant dans le même Panthéon classique Piranèse le raconteur aux côtés du sobre Goethe.

Et ceci nous offre une piste : l’art moderne, dans son émergence, se caractériserait par un culte de l’effet, par une sorte de degré d’autonomie atteint par les choses réelles, à travers une signification détachée d’elles. Moderne, dans une peinture de paysage l’effet de lumière, beau et admirable par lui-même et sans rapport autre qu’accidentel avec ce village aux formes écrasées ; moderne, ces jeux d’enfants surpris d’une fenêtre et créant par l’angle de vue surprenant, un effet d’étrangeté ; moderne, les milles colorations de la cathédrale dont Monet fait le répertoire patient, celui de la féerie des couleurs.

Les peintres n’ont jamais ignoré cette voie, et en particulier ces écoles du Nord, dont Huysmans revendiqua une part d’héritage et dont il nourrit ses premiers essais critiques. Posons que ces peintres rapprochèrent Huysmans de cette théorie de la vision autonome. Les musées de Bruxelles, d’Amsterdam ou d’Anvers en sont pleins : du dedans le choc fauve d’un feu de cheminée sur des cuivres domestiques, ou du dehors « cette fumée d’or que tamisent les vitres »[3] d’un cellier et qui étame de mercure le vin du Rhin dans les verres ; ces marines qui agrafent un navire en détresse aux ténèbres menaçantes qui descendent du ciel ; ou dans une plus haute expression, passé à travers la haute verrière, le trait de feu qui semble arraché aux Livres prophétiques et qui porte à l’incandescence l’oraison du Philosophe de Rembrandt.

…et Dieu traça une route hors de la maison de la servitude

Cette séquence moderne qui commence avec l’Impressionnisme et le naturalisme, qui se poursuit avec le symbolisme et l’esthétique de la décadence, devait trouver sa révolution dans l’exploration d’un art chrétien et de la mystique de la beauté.

Après la publication de A rebours en 1884, Zola discerna avec lucidité dans le roman l’adieu de Huysmans au Naturalisme. Huysmans s’en expliquera, longtemps après, dans sa préface au roman : « […] le naturalisme s’essoufflait à tourner la meule dans le même cercle. La somme d’observations que chacun avait emmagasinée commençait à s’épuiser. Zola, qui était un beau décorateur de théâtre, s’en tirait ; il suggérait très bien l’illusion du mouvement et de la vie ; Il célébrait les halles, les magasins de nouveautés, les chemins de fer, les mines, et les êtres humains égarés dans ces milieux. Nous autres, préoccupés d’un art plus subtil et plus vrai, nous devions nous demander si le naturalisme n’aboutissait pas à une impasse et si nous n’allions pas bientôt nous heurter contre le mur du fond. Je cherchais vaguement à m’évader d’un cul-de-sac où je suffoquais.»

A rebours dégagea de la route de l’écrivain tout le fumier qu’une vie mauvaise avait déposé, entre messe noire et bordels, tout le vrac d’idées dont le naturalisme s’était assoté. Il restait un long chemin personnel, que retrace l’itinéraire de Durtal, pour passer d’une vie perdue à une vie gagnée, pour s’efforcer de mourir à soi-même, de nettoyer une« âme ouverte à tous les vents »et comme le peuple d’Israël sortant des terres de Pharaon, rallier la Terre promise. Cet itinéraire, entre 1895 et 1901, on le retrouvera dans les trois romans qui composent la trilogie de la conversion : En route, La cathédrale, l’Oblat : un cycle où il ne se passe rien, où l’action, au sens romanesque, est nulle, seulement caractérisé par la quête essentielle : changer de vie.

Ce furent des années difficiles et un combat quotidien : rencogné en lui-même, se cassant les ongles sur le rebord de la terrasse divine, les jambes battant dans le vide des jours dolents, essayant de bien faire et de bien penser, de ne plus se compter afin que les voix de la tentation tombent inécoutées.

Sa passion de l’art s’était rétrécie, durcie, et se cornait au fil du temps, avant que la révélation catholique ne lui rende vie. Car la grande découverte, le pari risqué de Huysmans c’est que la « vraie preuve du catholicisme, c’était cet art qu’il avait fondé ». C’est par son amour de l’art que Dieu le captera, le ravira, l’enlèvera, lui, l’athée, le débauché auquel rien de la réalité des choses n’arrivait. L’art chrétien lui sera baptême, exorcisme et communion et fort de cette certitude, il oppose désormais le radotage de la peinture contemporaine et son empire chimérique au langage de l’art ancien, oublié, à redécouvrir, et donc paradoxalement dans sa nouveauté.

Voulant toujours aller vers le plus secret, le plus rejeté aussi, Huysmans se tournera vers l’art gothique : dans cet art, « tout est signe »et dans les forêts de statues qui peuplent les cathédrales, il décèle un gigantesque système de réverbération de sens et d’échos,«  le répertoire le plus colossal qui soit du Ciel et de la Terre». Il se place en réaction à Viollet- le-Duc qui voulait voir dans le gothique une solution purement technique. Huysmans est en cela dans le sillage d’une nouvelle école que nourrissaient les premières intuitions de Brutails et la monographie de l’abbé Bulteau sur la cathédrale de Chartres. La cathédrale date de 1898, comme L’art religieux de Emile Mâle et tous deux puisent aux mêmes sources : à l’opposé de la vision rationaliste et du côté de la controverse savante, mais pas si loin de la vision romantique [4].

Ce sera le dernier combat de Huysmans que d’explorer la richesse de cet art paradoxal de la force morale d’une religion ondoyée dans les larmes ; retrouvant une verve assassine pour dénoncer les architectes religieux, ressemeleurs d’églises et tous ceux qui consentaient à une Eglise « adultérée par les siècles ; nommant si justement peintres les verriers des cathédrales, dont on ne sait ni comment ils trouvèrent ces bleus, ces jaunes de chrome, ces souffres, ces safrans, ni comment le secret s’en perdit ; et donnant pour finir à saint Grégoire des qualités qu’il serait juste de rendre à l’écrivain : « éperdu de justice, fou de charité, passionné d’art.

Une Crucifixion, une Courtisane

C’est le texte sur la Crucifixion de Grünewald,« cri d’admiration »et texte-clé en ce qu’il raccourcit dans une formule le long itinéraire de Huysmans lui-même, commençant par un « Grünewald était le plus forcené des réalistes » pour se terminer par « Grünewald était le plus forcené des idéalistes », c’est ce texte qui nous permet de remettre la conversion catholique dans un parcours critique cohérent.

ll est entendu qu’il faudrait en donner un extrait mais je préfère vous faire découvrir l’ecphrasis moins connue de La Florentine. C’est un tableau de l’Institut d’art Städel de Francfort-sur-le-Main, « mal placé dans un coin de cimaise, dans une salle péniblement éclairée ». Si vos affaires ou un hasard de transit peut vous y conduire, ce sera un rendez-vous obligatoire. Ajoutons que ce tableau nous sera l’illustration de cette opposition entre la culture du Nord et celle du Sud, qui prend chez Huysmans une valeur morale qu’il ne démentira jamais, qu’il eût consenti volontiers à catégoriser comme l’opposition du Bien et du Mal.  S’il consent parfois à juger des Primitifs italiens, la Renaissance, les Alpes lui sont d’infranchissables frontières et c’est pourquoi ce morceau est précieux à maints égards.[5]

Cette Florentine n’a pas bougé depuis la visite de Huysmans ; « l’auteur de cette sorcellerie »est inconnu, nous dit-il et son attribution est aujourd’hui encore bien incertaine[6].

Son costume, comme sa physionomie délicieuse et méchante, déconcerte. Le milieu du front est ceint d’une ferronnerie sertie d’un saphir entouré de perles ; le haut disparaît sous un bandeau d’un bleu d’hortensia et la tête est, au-dessus de ce bandeau, enveloppé d’une sorte de turban blanc aux plis lâches que cerne une couronne de buis d’un vert noir ; de cette étrange coiffure tombent de longs cheveux tressés d’or ; ils ondulent et se tordent, donnent l’illusion d’une cotte d’armes qui se démaille et cette crinière fulgurante est si singulière que l’on s’approche pour s’assurer que ces cheveux en sont ; vu de près, ces fils d’or sont en effet des cheveux patiemment  réunis à quelques-uns et qui frétillent, en s’effilant du bout, sur la poitrine à peine recouverte d’une écharpe rejetée sur l’épaule, laissant à nu un sein dur et petit, un sein de garçonne, à la pointe violie ; l’autre transparaît sous une chemise qui descend, n’abritant qu’une partie du corps et, dans le ravin de cette gorge brève, pend un bijou massif, une croix pectorale.

a

Cette prose, aux riche effets, menant par touches soyeuses à un portrait moral, il sut l’assagir, et sa préface de 1901 à La jeunesse du Pérugin ou son article sur les Nativités du Louvre nous donne l’intéressante notion d’un Huysmans qui conserve son mordant tout en se coulant avec naturel et distinction dans la pensée et dans le style de la critique académique : il en adopte la méthode, toute classique : « résumer la biographie du peintre et les origines de son art, expliquer le sujet qu’il traite, en indiquer les sources, définir son talent, son métier et les qualités de sa technique, et surtout décrire le tableau de telle façon que celui qui en lit la traduction écrite, le voit. »

Et cette dernière recommandation ne doit pas être perdue : elle désigne l’écrivain, l’artiste, comme le medium nécessaire vers le chef d’œuvre. Bien sûr, dans cette maturité de l’œuvre critique, et quand il le faut, l’écrivain ne retient pas plus son style, qu’il ne retient ses coups !

Comme il est juste, lorsqu’on le rapporte à l’univers complexe de Huysmans, ce jugement selon lequel un style ne vaut que s’il parvient à nous offrir « un univers de plus ! Il a raconté à Edmond de Goncourt la traumatique expérience que fut le jugement de l’éditeur Hetzel pour son premier ouvrage, qui le traita de « détraqué »pour croire « qu’un mot valait plus qu’un autre ». Il commença par écrire comme on tire à mitraille, et l’âge venant, aspira humblement, simplement à retrouver le« verbe ingénu des âges morts », sans jamais renoncer cependant à ce qu’un mot en vaille plus qu’un autre.

Celui qui fut conservateur en chef de la peinture au Louvre, Germain Bazin, dans son Histoire de l’histoire de l’Art nous fait la confidence que La cathédrale fut à l’origine de sa vocation, et il est vrai que le Louvre idéal de Huysmans, tel qu’il nous le décrit dans Certains, compose l’impeccable galerie de l’art de la fin du siècle : Manet et Gustave Moreau, « les marines de Claude Monet, les portraits de Renoir et les danseuses de Degas, une ou deux natures mortes de Cézanne »; Caillebotte, Sisley et Pissarro ; Whistler pour le domaine étranger, et pour les salles personnelles : Forain, Rafaelli, les Sataniques de Rops, et des fusains de Redon.

On n’a jamais jugé aussi bien de l’art de son époque ; on ne s’est jamais aussi brutalement écarté de l’art de son époque. De cet écrivain d’art si controversé retenons enfin ce qu’en disait Proust, qui se tint toujours à distance cet homme étrange aux idées cloîtrées et aux mille curiosités : il faut aimer Huysmans, « puisque l’admirer, on ne le peut entièrement. »

Joris Karl Huysmans - Ecrits sur l'art - De Bartillat - 9782841006861 - 34 €

[1] Réponse à l’enquête du Sillon, janvier 1899
[2] Le site de la Société JK Huysmans est le point de ralliement indispensable de tous ceux qui voudront former aux meilleures sources leur connaissance de l’écrivain.
[3] Le cellier, Musée des deux mondes, décembre 1875
[4] …et de la vision de Hyppolyte Taine : « … je ne pourrai jamais admettre que les églises de Rome soient chrétiennes. Que de fois par contraste j’ai pensé à nos églises gothiques, Reims, Chartres, Paris, Strasbourg surtout, et son énorme vaisseau noyé d’ombre !  »(Voyage en Italie, Hachette, 1866)
[5] Il consentira seulement, par admiration, pour Charles-Marie Dulac, à une exception italienne en écrivant un émouvant pèlerinage à Assise et a Fiesole, dans les endroits même où résida le saint. Ce sont de belles pages, dans lesquelles la prose de Huysmans prend des accents qui sont exceptionnels dans son œuvre.
[6] L’attribution admise aujourd’hui donne cette Courtisane à Bartolomeo Veneto (ou Veneziano), ce peintre actif au début du XVIème siècle en Italie du Nord et dont on sait au fond peu de choses. L’idée d’attribuer ce chef d’œuvre à un maître fut constante et bien sûr le nom d’Albert Dürer tenta Huysmans, comme il tenta d’autres historiens.

 

Ecrits sur l'art (1867-1905)

Joris-Karl Huysmans

Paru le 28/11/2019

600 pages

Bartillat

34,00 €

Commenter cet article

 

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Les Ensablés - Henry Thoreau sauvage, de Léon Bazalgette

Emmanuel Bluteau m’a envoyé ce livre, Henri Thoreau sauvage, qu’il vient de rééditer dans sa maison d’édition, la Thébaïde, avec ce petit mot : « Voilà un vrai ensablé ! ». Par Hervé Bel.

05/02/2023, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Deutschland de René Trintzius (1898-1953)

Quiconque vous demanderait ce qu’évoque pour vous le nom de Trinztius, vous resteriez coi ou chercheriez en vain du côté des érudits anversois de la Renaissance. Bien oublié aujourd’hui, René Trintzius fut très connu dans le monde des lettres de la première moitié du siècle dernier. Né en 1898 dans une famille bourgeoise de Rouen -son père était un architecte renommé- il abandonna très en amont une carrière de magistrat pour se consacrer dans un premier temps au journalisme, puis rapidement à l’écriture de pièces de théâtre et de romans. Par Marie Coat

22/01/2023, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Malpertuis (1943) de Jean Ray (1887-1964)

Au carrefour de ruelles obscures se dresse Malpertuis. Quentin Moretus Cassave, le maître de cette grande maison, s’éteint sur son lit de mort et fait lire à sa famille réunie les articles de son testament. Pour recevoir l’héritage, les héritiers doivent s’engager à venir vivre au sein de ce lieu rempli de mystères et seul le dernier d’entre eux recevra la fortune. Le dernier ? Dans cette demeure hantée peuplée d’une faune étrange et où le temps s’étire à la croisée des mondes, les périls sont immenses. Jean-Jacques Grandsire, un jeune neveu de Cassave, nous confie avec effroi les heurts et malheurs de Malpertuis. Un chef-d’œuvre du fantastique belge à redécouvrir. Par Louis Morès. 

08/01/2023, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - une biographie de Marie Borrély (1890-1963)

J’ai parlé, il y a quelques mois dans cette chronique, de Maria Borrély (1890-1963), une romancière d’exception de la Haute-Provence. Voici qu’une belle biographie vient de lui être consacrée par Danièle Henky aux éditions Le Papillon rouge, Maria Borrély. La Vie d’une femme éblouie. La biographe, qui a commencé à s’intéresser à Maria Borrély au début des années 2000, a pu avoir accès aux archives de l’écrivaine, se nourrir des souvenirs de Pierre Borrély, le cadet des deux fils de l’écrivaine, qu’elle a maintes fois rencontré, travailler aux premières rééditions avec Paulette Borrély, la femme de Pierre. Par François Ouellet

25/12/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - La baie des Wallons (1991) de Viviane Dumont

Dernier tome d’une trilogie de romans historiques suivant sur trois générations l’histoire d’une famille aux XVIe et XVIIe siècles dans les Provinces-Unies et les Pays-Bas espagnols, La Baie des Wallons relate les aventures du jeune Tristan de Noirfontaine, un orphelin seul héritier de sa lignée ne rêvant que d’exploration au point de s’embarquer dans un navire à la conquête du Nouveau Monde. C’est avec enthousiasme qu’il participera àl’émergence d’une nouvelle ville et d’une société lui offrant une vie pleine de promesses, à condition de faire preuve de prudence et de ne pas oublier ses racines.

Par Louis Morès.

11/12/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Adieu mes quinze ans de Claude Campagne

Un chef-d’œuvre de la littérature jeunesse : Adieu mes quinze ans fut en 1960 un véritable phénomène éditorial : plus de 650.000 exemplaires écoulés. Le livre fut traduit en 11 langues et adapté en un feuilleton de 10 épisodes qui fit les beaux jours de l’ORTF au tout début des années 70. Il faut croire que ce roman sur l’adolescence possédait quelque chose de particulier qui avait pu toucher toute une génération. Elle se retrouvait dans le portrait de Fanny, l’héroïne du roman qui voyait du jour au lendemain sa vie bousculée avec l’apparition de deux êtres et d’un secret. Mais quoi ? Par Denis Gombert

27/11/2022, 11:34

ActuaLitté

Les Ensablés – Stephen Hecquet, vie et trépas d’un maudit de Frédéric Casotti

Stephen Hecquet, avocat, écrivain… Pour beaucoup, ce nom ne dit plus rien. Auteur d’une dizaine de romans publiés dans les années cinquante, il est pourtant considéré comme l’un des membres de ce groupe que Bernard Frank appela les « hussards ». Ses romans n’ont jamais été réédités (sauf en 1993 pour « Les collégiens »). Début 2022, est parue chez Séguier une courte et bienvenue biographie de Stephen Hecquet par Frédéric Casotti intitulée Stephen Hecquet, vie et trépas d’un maudit, dont les Ensablés se devaient de rendre compte, d’autant qu’en 2013 notre ami Henri-Jean Coudy (dont les parents connaissaient bien Hecquet) avait déjà fait un article à propos d’Anne ou le garçon de verre.

13/11/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Régis Messac et le polar lettré, par François Ouellet

Romancier, essayiste, pamphlétaire, journaliste, professeur, historien de la littérature populaire, du roman policier et de la science-fiction, rédacteur en chef des Primaires, revue de gauche anticléricale, syndicale et pacifiste, etc., Régis Messac (1893-1945) a été de bien des engagements littéraires et politiques. Par François Ouellet.

30/10/2022, 09:22

ActuaLitté

Les Ensablés : Passage des émigrants, de Jacques Chauviré

Prendre soin des seniors, des anciens, du quatrième âge, des personnes âgées, bref : des vieux, problème de société rebattu, mais irrésolu, au parfum de désolant scandale malgré d’indéniables avancées... En 1977, paraissait sur ce sujet Passage des émigrants, un remarquable roman écrit par un médecin, Jacques Chauviré (1915-2005), dernier d’une trilogie mettant en scène le parcours du Dr Desportes, médecin du travail puis gériatre. Par Marie Coat.

09/10/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Un jardin pour l'éternel, de Jean Carrière

« Tout a commencé en Champagne, fin mars 1915, lors de l’offensive menée par Joffre. Durant l’attaque, Pierre-Ézéchiel Séguier eut la moitié inférieure de sa jambe fracassée par un éclat d’obus. Il fallut l’amputer […] Il ne restait plus assez de morphine. […] “Je suis fait au fer et au sang”, rétorqua le blessé avec la raideur de ceux qui méprisent les faiblesses du corps et de l’âme. » Par Carl Aderhold

25/09/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Le Greco (1931) de Camille Mauclair, seconde partie

En 1905, Camille Mauclair, sentit qu’avec le fauvisme et le début du cubisme en 1905, apparaissait un nouveau paradigme, auquel il était incapable en tant que critique de donner une réponse. Et cette incapacité signa la rupture de Mauclair avec l’art moderne.  En 1931, il écrira un ouvrage critique sur le Greco, dont l’originalité le confrontera à nouveau au problème de la rupture de la tradition dans l’art pictural. Ceci est la deuxième partie de notre article (voir la première partie). Par Antoine Cardinale

04/09/2022, 14:40

ActuaLitté

Les Ensablés - Le Greco (1931) de Camille Mauclair (1/2)

En 1905, Camille Mauclair (1872-1945), sentit qu’avec le fauvisme et le début du cubisme en 1905, apparaissait un nouveau paradigme, auquel il était incapable en tant que critique de donner une réponse. Et cette incapacité signa la rupture de Mauclair avec l’art moderne. En 1931, il écrira un ouvrage critique sur le Greco, dont l’originalité le confrontera à nouveau au problème de la rupture de la tradition dans l’art pictural. Cet article paraît en deux parties. La seconde est programmée pour la semaine prochaine. Par Antoine Cardinale

 

21/08/2022, 12:20

ActuaLitté

Les Ensablés - Ma vie entre les lignes d'Antoine Blondin

Les vacances sont là, et pour ceux qui aiment ou ne connaissent pas Antoine Blondin (il aurait cent ans cette année...), l'occasion rêvée de (re) découvrir ses chroniques publiées entre 1943 et le début des années 80. Les éditions de La Table Ronde ont eu la bonne idée de les rééditer dans sa collection "La petite Vermillon. Pour un prix modique (11,2 euros), un plaisir assuré, à goûter sous les tilleuls en buvant un petit blanc sec, bien glacé, à la santé de ce cher Blondin pour qui la littérature était exigence mais aussi amitié. Hervé BEL

07/08/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - L'Abbaye d'Evolayne de Paule Régnier (1888-1950)

Je ne sais plus où et quand je suis tombé sur ce livre L’abbaye d’Evolayne de Paule Régnier (Grand prix de l’Académie Française 1933), avec sa couverture jaune défraichie des éditions Plon. Longtemps, je l’ai gardé dans mes réserves : j'avais d’autres priorité de lectures. Il y a peu, fouillant ma bibliothèque, je l’ai redécouvert, l’ayant totalement oublié. Allons, il fallait quand même me renseigner sur cette Paule Régnier ! Le destin tragique de cet auteur, il faut bien le dire, m’a conduit à lire enfin son roman. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, j’en conviens, il peut paraître dépassé, appartenir à un autre monde (mais n’est-ce pas après tout un motif de le parcourir ?), mais il palpite dans ce texte quelque chose de bouleversant et de prenant. Par Hervé BEL

24/07/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Les Javanais de Jean Malaquais (1908-1998)

Dans ces temps de résurgence de nationalismes, chauvinismes et prurits identitaires, la littérature nous offre heureusement quelques pépites à leur encontre… Figure en bonne place parmi ces romans salutaires une œuvre qui obtint un franc succès juste avant le deuxième guerre mondiale : refusé par Gallimard, publié par Denoël, le roman «Les Javanais» fut couronné du prix Renaudot en 1939 et traduit en plusieurs langues. Par Marie Coat

03/07/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés : Echec au temps de Marcel Thiry (1897-1977)

Sur la plaine de la bataille de Waterloo, une aigle impériale trône au sommet de la butte monumentale. Le 18 juin 1815, c’est Napoléon qui a remporté cette victoire décisive. Plus d’un siècle après les faits, le descendant d’un capitaine anglais est résolu à corriger l’erreur de son ancêtre, qui avait donné de mauvaises informations à Wellington et précipité la défaite des Alliés. L’invention d’une machine à remonter le temps lui permet de tenter une modification avec ses amis, mais à quel prix et pour quelles conséquences historiques et humaines ? Par Louis Morès

19/06/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Suzanne Chantal et Le roman de Lisbonne, 1940

Spécialiste du Portugal où elle a vécu une bonne partie de sa vie, Suzanne Chantal (1908-1994) a notamment publié une Histoire du Portugal (Hachette, 1965), que précédait La vie quotidienne au Portugal après le tremblement de terre de Lisbonne de 1755 (Hachette, 1962). Vers la fin de sa vie, elle publiera un roman historique (Ervamoïra, éd. Olivier Orban, 1982), qui raconte, autour de l’évolution d’une famille sur six générations, l’histoire du vin de Porto, avec ses luttes, ses négociants, ses propriétaires, etc. Par François Ouellet

05/06/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Fil d'or, de Susy Solidor (1900-1983)

Suzy avait de grandes jambes. Longues et musclées, assez affolantes. Et un nez fort, signe de caractère. Une blondeur pâle, des yeux délavés par la mer, une frange au carré, du talent et de l’énergie à revendre. Introduite dans les milieux parisiens par Yvonne de Bremond d’Ars, célèbre antiquaire, Suzy va vite mettre Paris à ses pieds. Symbole de la « garçonne » des années folles, Suzy Solidor s’illustra comme actrice et comme chanteuse dans les années 30 et 40.  Mais peu le savent, la grande Suzy fut aussi romancière. Par Denis Gombert

22/05/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Les saints vont en enfer, de Gilbert Cesbron

Ses romans ont connu de grands succès de librairie, vendus à plusieurs reprises à plus de 1 million d’exemplaires, et même largement au-delà (Chiens Perdus sans Collier, porté au cinéma avec Jean Gabin dans le rôle principal frôla les 4 millions d’exemplaires). Gilbert Cesbron (1911-1979) a donc été un écrivain célèbre dans la deuxième moitié du XX siècle ; il est aujourd’hui inconnu des moins de cinquante ans, un cas exemplaire d’ensablé et peut être d’enterré. Par Henri-Jean Coudy

08/05/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Direction Etoile (1937) de Francis de Miomandre

Les éditions de l’Arbre Vengeur nous ont donné une réédition de Direction Etoile, de Francis de Miomandre (1880-1959). Bernard Quiriny, par ailleurs biographe de Henri de Régnier, auteur cher aux Ensablés , signe une préface pleine d’humour ; les dessins de Regis Lejonc accompagnent merveilleusement le lecteur dans ce conte désenchanté. Puisse cette réédition rendre de nombreux lecteurs au sixième lauréat du prix Goncourt ! Par Antoine Cardinale.

 

24/04/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Les enfants aveugles, de Bruno Gay-Lussac (1918-1995) par Hervé Bel

C’était il y a peu dans le 6ème arrondissement, un samedi, jour béni entre tous puisque le dimanche nous protège encore du lundi. En passant devant la librairie « Le dilettante », maison d’édition dont les Ensablés affectionnent les publications, je tombe sur des bacs remplis de livres d’occasion. L’un d’eux attire mon attention : « Les enfants aveugles » d’un certain Bruno Gay-Lussac, avec une introduction de François Mauriac. Mauriac? Il fallait que ce roman oublié ait quelque qualité... Alors je l’ai acheté. Par Hervé Bel 

10/04/2022, 09:00

ActuaLitté

“Raymond Schwab : mystification littéraire d’un génie méconnu” par François Ouellet

Les Sept dormants (1896), Confession de Sainte-Croix (1902), les deux volumes de poèmes Feuilles sous la glace écrits entre 1899 et 1913 ou encore l’autobiographie posthume Mon Bourreau, vous connaissez ? Ce sont quelques-unes des œuvres du poète Mathias Crismant (1882-1913), dont Raymond Schwab (1884-1956) entreprit de raconter la vie singulière et tourmentée dans un livre simplement intitulé Mathias Crismant, paru chez Plon en 1925. Par François Ouellet.

27/03/2022, 08:25

ActuaLitté

Les Ensablés - Avec le feu de Victor Barrucand (1864-1934)

« Décennie de la bombe», les dernières années du 19ème siècle furent marquées en France par l’anarchisme insurrectionnel: attentats à la dynamite, assassinat du Président Carnot et autres pratiques de «propagande par le fait», dans un pays par ailleurs perturbé par d’autres mouvements révolutionnaires et déchiré par l’affaire Dreyfus. Remettant en cause la logique de subordination des gouvernés aux gouvernants, l’anarchisme -malgré sa violence terroriste et une certaine naïveté idéologique- fascine nombre d’intellectuels et artistes tel que Mallarmé («Le poème est comme une bombe»). Par Marie Coat

 

13/03/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Le Siège de Bruxelles (1996) de Jacques Neirynck

Au milieu des années 1990 paraît ce détonnant roman à clefs, une politique-fiction imaginant la fin de la Belgique par la prise d’indépendance de la Flandre et le déclenchement d’une guerre civile dans la capitale. Soulevés par une atmosphère décliniste, violente et baroque, des personnages symboliques hauts en couleur discourent et agissent au nom de passions diverses, confrontés aux mystères du sens du hasard et de l’Histoire. Racontés a posteriori sous forme de mémoires, ces événements sont censés s’être déroulés en l’an 2007. Par Louis Morès. 

27/02/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - La psychanalyse de Freud de Pierre Janet, par Armel Job

Quand on parle de maladies mentales, s’il est un nom qui accourt spontanément sur toutes les lèvres, c’est bien celui de Sigmund Freud (1856-1939). Freud a été élevé au rang des grands génies de l’humanité pour avoir exploré un véritable continent, terra incognita avant lui, à savoir le monde de l’inconscient. La méthode psychanalytique qu’il mit au point s’est frayé un chemin dans cet univers ténébreux afin d’en révéler les mystères. De nos jours, le public cultivé pourra citer quelques noms supplémentaires des explorateurs de ce monde parmi les disciples ou les épigones du maître viennois, tels Jung, Adler, ou Lacan. Mais qui se souvient de Pierre Janet ? Par Armel Job, écrivain

06/02/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – Hélène ou la solitude, de Jean Gaulmier

Roman fleuve, roman monde, Hélène ou la solitude de Jean Gaulmier avait il y a quelques années déclenché l’enthousiasme de notre ami et fondateur des Ensablés, Hervé Bel. Son engouement a suscité l’envie d’un éditeur, en l’occurrence les éditions de la Belle Étoile, de republier cet ouvrage. Que cet éditeur soit ici remercié d’avoir fait confiance au goût d’un lecteur pour prendre un tel pari. Doublement remercié même, car ce roman mérite assurément de sortir du petit cercle des amateurs éclairés auxquels il était jusqu’alors confiné pour être désormais disponible auprès d’un public plus large. Par Carl Aderhold, écrivain.

23/01/2022, 10:17

ActuaLitté

Les Ensablés - On ne revient pas, le roman exupérien d'Hélène Froment

Hélène Froment (1908-2003), auteure d’un excellent premier roman paru chez Gallimard en 1941, On ne revient pas, est le pseudonyme d’Hélène Jaunez, qui a épousé l’aristocrate Jean de Vogüé (futur chef de la Résistance) en 1927. Dite Nelly de Vogüé, elle est surtout connue pour avoir été la maîtresse de Saint-Exupéry à partir de leur rencontre chez Louise de Vilmorin en 1929, deux ans avant le mariage de l’écrivain avec Consuelo. En 1949, cette fois-ci sous le pseudonyme de Pierre Chevrier, Nelly va lui consacrer un ouvrage, Antoine de Saint-Exupéry (Gallimard, 1949), et sera responsable de l’édition posthume de Citadelle (1948) et des Carnets (1953) de l’écrivain. par François Ouellet.

02/01/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Batouala (1921) de René Maran (1887-1960)

Les Ensablés ont le plaisir d'accueillir aujourd'hui dans leur rubrique Marie Coat, grande lectrice, qui nous fera partager au fil du temps ses découvertes. Merci à elle. Il y a tout juste un siècle, le 14 décembre 1921, le prix Goncourt fut attribué à René Maran, administrateur des colonies, pour son roman Batouala, proposé au jury par Henri de Régnier. Par Marie Coat

19/12/2021, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Amour étrusque (1898) de JH Rosny aîné (1856-1940)

La littérature française est riche d’innombrables récits tirés de l’Antiquité grecque ou romaine. Sans remonter aux Aventures de Télémaque, nous avons tous lu La Venus d’Ille de Mérimée et son cruel dénouement, Gautier et Arria Marcella, Dumas et sa sulfureuse Acté et bien entendu Salammbô dans lequel Flaubert, de son aveu même, voulut appliquerà l’Antiquité les règles du roman moderne. L’Antiquité comme décor fabuleux et comme recueild’exemples politiques, mais aussi l’Antiquité onirique, féroce et sensuelle dont les jeunes latinistes découvraient avec ébahissement qu’elle reposait, au sens chrétien, sur une immoralité sans limite. Par Antoine Cardinale.

05/12/2021, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Quinze rounds de Henri Decoin

Henri Decoin a connu plusieurs vies. Il fut tour à tour sportif de haut niveau – et le livre du jour fera montre de la science qu’il avait du noble art, la boxe -, héros de guerre, journaliste et cinéaste. Il fut aussi romancier. L’arbre vengeur a la bonne idée de rééditerune petite pépite, Quinze rounds, récit retraçant l’histoire d’une rencontre de boxe commentée par un boxeur sur le ring en temps réel. L’expérience littéraire y croise étonnamment les gants avec l’expérience sportive. Par Denis Gombert

21/11/2021, 09:19

ActuaLitté

Les Ensablés – Les Maîtres du vertige, six romans de “merveilleux scientifique”

L’Arbre Vengeur, jamais en reste pour nous surprendre, nous offre aujourd’hui un très beau livre (sur la forme et le fond), Maîtres du Vertige, qui regroupe six romans de science-fiction — ou plutôt de « merveilleux scientifique », ayant été écrit par des auteurs de langue française du début du vingtième siècle… L’occasion, pour tous les curieux, épris de bonne littérature, de découvrir, non plus un seul auteur oublié, mais toute une littérature « ensablée », un continent, aurais-je envie de dire, dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Par Hervé Bel.

08/11/2021, 16:26

ActuaLitté

Les Ensablés – La Cité ardente d’Henry Carton de Wiart (1869-1951)  

La ville de Liège doit son célèbre surnom au titre de ce roman historique publié en 1905 (Paris, Perrin) par le comte Henry Carton de Wiart, le premier d’une série de cinq livres constituant le « cycle de la Destinée nationale ». L’ambition de l’auteur, qui s’apprête à occuper d’importantes fonctions gouvernementales au seuil de la guerre, est de renforcer le sentiment national belge en illustrant littérairement des épisodes de vaillance, de courage et de résistance puisés dans l’Histoire. Par Louis Mores

24/10/2021, 16:00

ActuaLitté

Les Ensablés - La grande peur dans la montagne (1925) de Charles-Ferdinand Ramuz

L’œuvre de Ramuz comprend une vingtaine de romans. La grande peur dans la montagne est un texte de 1925 qui fait montre d’une grande maturité d’un auteur qui a entamé une carrière littéraire à Paris en 1900, à l’âge de vingt ans. Cependant, à Paris, là où son éditeur Bernard Grasset lui demandera toute sa vie de « se montrer », Charles Ferdinand Ramuz aura à cœur de toujours se mettre en retrait des mondanités. Par pudeur ainsi que par méfiance de la corruption urbaine, Ramuz est avant tout un homme de la terre. Par Denis Gombert

11/10/2021, 16:51

ActuaLitté

Les Ensablés - L’univers sévère et lumineux de Maria Borrély (1890-1963)

Maria Borrély, le nom n’est pas connu. Pourtant, il devrait !...Il est toujours émouvant de découvrir des auteurs du passé. Je ne parle pas d’auteurs renommés qu’on lit pour la première fois, mais de ces auteurs complètement oubliés, que plus personne ne lit depuis longtemps, si tant est qu’ils ont déjà été lus. Par François Ouellet. 

27/09/2021, 09:39

ActuaLitté

Les Ensablés - Les quatre éléments (1935) d'André Chamson (1900-1983)

« Mort sont les beaux diseurs/Mais le livre est écrit/Morts sont les bâtisseurs/mais le temple est bâti » (F.Mistral) André Chamson fit un voyage au Japon qu’il relate dans ses souvenirs. Nous avons été naturellement chez les geishas qui ne sont pas ce que l’on peut croire. La fille qui était venue sur le tatami pour allumer ma cigarette m’a dit « Monsieur, j’ai lu votre livre les Quatre éléments ». Les quatre éléments étaient devenus « le soleil, la rivière, la montagne » et je ne sais plus quoi… Par Antoine Cardinale

12/09/2021, 14:02

ActuaLitté

Les Ensablés – La Rédemption de Mars de Pierre Nothomb (1887-1966)

Au sortir de la Première Guerre mondiale, durant laquelle il a travaillé pour le Gouvernement belge en exil au Havre (Sainte-Adresse) et publié des essais défendant et illustrant les positions de son pays, Pierre Nothomb (1887-1966) mène une vie littéraire entre la Belgique et la France et fait notamment paraître à Paris le roman La Rédemption de Mars (Paris, Plon, 1922). Par Louis Morès.

18/07/2021, 10:00

Autres articles de la rubrique Livres

ActuaLitté

Quels sont les meilleurs livres pour initier son enfant à la lecture ?

Découvrez les trois meilleurs livres pour apprendre à son enfant à maîtriser la lecture tout seul. 

08/02/2023, 10:56

ActuaLitté

Ishmael Beah : cinq orphelins dans une carcasse d’avion

BONNES FEUILLES - Dans un pays d’Afrique qui n’est jamais nommé, cinq orphelins s’improvisent un foyer dans une carcasse d’avion abandonnée, relique du chaos et de la guerre qui a ensanglanté la région, et élèvent la survie au rang d’art, subsistant grâce à de menus larcins et des missions douteuses.

08/02/2023, 09:30

ActuaLitté

Six foyers prêts à livrer leurs secrets dans Un Coup de Soleil

BONNES FEUILLES - Salerno. Six foyers italiens, et un point commun : Eléonore, femme de ménage. Mais la routine bien huilée risque de se voir bientôt chamboulée...

08/02/2023, 09:00

ActuaLitté

DIdier Van Cauwelaert ressuscite Jacques, 25 ans après

BONNES FEUILLES - Vingt-cinq ans après l’immense succès de La vie interdite, Didier van Cauwelaert « ressuscite » l’un de ses personnages emblématiques : Jacques, le quincailler d’Aix-les-Bains, mort à trente-quatre ans dont l’esprit continue de se promener dans la vie de ses proches.

08/02/2023, 08:00

ActuaLitté

Sonja Delzongle : pompes funèbres au cœur du lac Léman

BONNES FEUILLES - Sur cette île qui ne figure sur aucune carte, les morts sont rois. Thanatea. Un nom qui sonne comme celui d’une femme ou d’une déesse. Un mot plutôt agréable, exotique, à condition de ne pas en connaître la racine grecque, thanatos, la mort. Le plus long des voyages. L’éternité.

07/02/2023, 09:30

ActuaLitté

Alia Cardyn s'immisce dans la lignée des Rosas

BONNES FEUILLES - Après le succès de Mademoiselle Papillon, une saga familiale d'un genre nouveau. L'histoire des Rosas, un clan de femmes puissantes.

07/02/2023, 09:00

ActuaLitté

Charles W. Mills : contrat social ou contrat racial ?

BONNES FEUILLES - Un livre-monument traduit pour la première fois en français : le philosophe Charles W. Mills expose les failles du contrat social qui est avant tout un contrat racial.

07/02/2023, 08:00

ActuaLitté

Benoit Cohen : empêcher son père de souffrir

BONNES FEUILLES - « Mon père ne devait pas souffrir », écrit Benoit Cohen. Dix ans après, l’auteur revient sur la disparition de son père, mort d’un cancer du pancréas. 

06/02/2023, 18:45

ActuaLitté

L'impératrice de Pierre : A travers le temps et l'Histoire

BONNES FEUILLES - Catherine Ire est née Marta Skowronska en 1684. Issue d’une famille lituanienne appauvrie, la première impératrice de Russie, épouse du tsar Pierre le Grand, fut qualifiée par Voltaire de « Cendrillon du xviiie siècle ». En mai 1727, sur son lit de mort, elle remonte le temps et le cours de l’histoire, où l’on verra que sa vie était loin de ressembler à un conte de fées.

06/02/2023, 16:31

ActuaLitté

La fabrique des livres anonymes, hommage à la création littéraire

Le dernier roman d’Isabelle Marsay, La fabrique des livres anonymes, est à la fois un beau roman et une ambitieuse fresque.

06/02/2023, 15:08

ActuaLitté

Takopi : un petit alien peut-il sauver un enfant du désespoir ?  

Takopi est un petit poulpe de l’espace venu rendre les humains heureux. La première qu’il rencontre s’appelle Shizuka, de l’espèce « CM1 ». Elle ne sourit pas beaucoup et a le visage plein de marques violacées. Takopi pourra-t-il lui rendre son sourire ? Découvrez la série coup de poing qui a ému le Japon.

06/02/2023, 10:29

ActuaLitté

Meilleures ventes : Sarah Rivens renverse la domination du prince Harry

Alors que les deux dernières semaines du classement des meilleures ventes étaient dominées par le livre Le Suppléant du prince Harry, ce dernier perd sa couronne au profit de la jeune Sarah Rivens. Le tome 2 de son roman Captive, qu'elle avait d'abord publié sur Wattpad, a convaincu 53.257 acheteurs pour sa première semaine sortie, plus du double que les mémoires du duc de Sussex (21.383 ex.).

03/02/2023, 15:28

ActuaLitté

Le vêtement masculin en littérature : l'émergence du dandy

Avoir « la classe » comme on dit aujourd'hui revient souvent pour un homme à arborer avec une certaine distinction un beau costume. Si le choix en matière de garde-robe est plus restreint pour les hommes que pour les femmes, il y a tout un art qui s'immisce dans les détails pour rejoindre la catégorie tant recherchée du dandy !

03/02/2023, 11:03

ActuaLitté

Chloé Thomas explore le monde du sommeil  

BONNES FEUILLES - Nous n’avons jamais appris à dormir. Une exploration du monde du sommeil par son envers. 

03/02/2023, 08:00

ActuaLitté

L'Altus : ouvrez le coffre et acceptez d’être changé à jamais...

BONNES FEUILLES - Tous les vœux sont-ils bons à exaucer? Et si votre plus grand désir était l’enfer? Un thriller fantastique haletant avec un scénario digne des meilleures séries pour les adolescents ! 

02/02/2023, 09:00

ActuaLitté

Sugar Street : chronique d’une disparition annoncée

Nous suivons le chemin, la disparition, d’un homme blanc d’un certain âge qui est en fuite. Peu de détails nous sont donnés, il rejette sa vie passée, possède un petit magot dans une enveloppe posée sur le siège avant droit de sa voiture.  

02/02/2023, 08:15

ActuaLitté

Un portrait original de Barbey d'Aurevilly

BONNES FEUILLES - Les Rêveries de Barbey forment un portrait original : une flânerie vagabonde sur les pas de Barbey d'Aurevilly, au-delà des éternels clichés du dandy catholique réfractaire au progrès. Le regard singulier d'un écrivain contemporain déjà lauréat de plusieurs prix sur un autre écrivain 

02/02/2023, 08:00

ActuaLitté

Thomas Oussin : Victor n’a pas été épargné par la vie

BONNES FEUILLES - Pendant ces six cent douze jours le silence et l’obscurité ont été mes seuls amis. Presque les seuls. 

01/02/2023, 08:00

ActuaLitté

La papeterie Tsubaki

31/01/2023, 12:34

ActuaLitté

#LesMémés Tome 3 : Fraîcheur de vivre

31/01/2023, 12:08

ActuaLitté

Le Séminaire. Livre XIV : La Logique du fantasme

31/01/2023, 12:07

ActuaLitté

La sirène et autres nouvelles

31/01/2023, 12:01

ActuaLitté

Hyper Loto Espace

31/01/2023, 12:00

ActuaLitté

Nero Tome 1 : Obscurci est le soleil, ternes sont les étoiles

31/01/2023, 11:59

ActuaLitté

Ivo Andric : un portrait imaginaire de Belgrade

BONNES FEUILLES - Chronique littéraire de Belgrade et de ses « petites gens » au début du XXe siècle. Un texte inédit du prix Nobel de littérature 1961.

31/01/2023, 08:00

ActuaLitté

Dominique Sampiero reconvertit l'espace intime de la dissidence 

« Ce qui est trop clair en poésie relève d’un défaut technique. » D’emblée que faut-il entendre ou comprendre par cette apostrophe singulière presque vindicative, lancée volontairement sur la page par l’éminent critique Alain Borer dans sa préface vertigineuse du dernier recueil de Dominique Sampiero ?

30/01/2023, 18:02

ActuaLitté

Alan Parks : pas de répit pour l’Inspecteur McCoy

BONNES FEUILLES - L'IRA a-t-elle décidé de s'attaquer à Glasgow ? Des bombes explosent dans la ville, tandis qu'un marin stationné à la base de Holy Loch disparaît. Pas de répit pour l’Inspecteur Harry McCoy. 

30/01/2023, 17:10

ActuaLitté

Henning Ahrens s'inspire de sa propre histoire pour conter Les péchés des pères

BONNES FEUILLES - Le grand roman d’une famille au cœur de l’Histoire allemande.

30/01/2023, 13:11

ActuaLitté

“Je préfèrerais ne pas…”

Lucie est analyste financière pour une grande entreprise d’énergie. Elle doit analyser le marché fluctuant pour aider les traders à prendre de bonnes décisions. 

30/01/2023, 12:41

ActuaLitté

Le tribunal des oiseaux, les rencontres silencieuses

Allis, jeune femme inquiète, trouve un travail d’aide à domicile à la campagne dans un fjord. Elle fuit la ville et un scandale dont elle a honte.

30/01/2023, 12:40

ActuaLitté

La Renaissance du sexe, tout une histoire

Sandro Guzzi-Heeb, professeur d’histoire moderne à l’université de Lausanne, vient de sortir une riche étude aux éditions du CNRS, Sexe, impôt et parenté. Une histoire sociale à l’époque moderne. 1450-1850.

30/01/2023, 10:37

ActuaLitté

Otoshiyori, trésors japonais

28/01/2023, 16:10

ActuaLitté

Les contemplées, roman autobiographique enflammé

BONNES FEUILLES - 2013, Tunis. Arrêtée à la suite d’une manifestation, Pauline, jeune Française, est arrêtée et conduite à La Manouba, la prison pour femmes.

28/01/2023, 09:00

ActuaLitté

Le sang noir de la terre, suivez les Graycloud dans leur exil

BONNES FEUILLES - Se basant sur une histoire vraie, que Martin Scorcese traite dans son nouveau film Killers of the Flower Moon, Linda Hogan nous fait toucher du doigt la cupidité dévastatrice avec ses conséquences sur l’univers désormais éclaté des Indiens.

28/01/2023, 08:00

ActuaLitté

La beauté d'un amour que l'on ne connait qu’une seule fois dans une vie

Voici venir l'une des plus belles histoires d’amours et de révolution de la science-fiction ! Tous les Hommes… d’Emmanuel Brault accompagne longtemps après que l'on a tourné la dernière page en repensant aux destins de ses trois hommes solitaires et pourtant si aimés.

27/01/2023, 16:31

ActuaLitté

Écrire la violence : exorciser ou aiguiser la souffrance ?

Le dernier livre de Chantal Chawaf, et l’un de ses plus remarquables, comprend trois récits précédés d’un préambule. Les premiers mots, intitulés « Préambule à la séduction », et écrits à la première personne, affrontent la question épineuse, mais essentielle des relations entre la violence et le langage. Écrire la violence exorcise-t-il ou aiguise-t-il la souffrance ? 

27/01/2023, 15:52