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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1]. Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur. Par Antoine Cardinale.

Le 19/04/2020 à 09:00 par Les ensablés

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19/04/2020 à 09:00

Les ensablés

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Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrice Locmant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

Si l’exégèse littéraire de JK Huysmans fut toujours importante, savante et d’une abondance qui doit rendre modeste toute analyse[2], l’explication de sa culture visuelle est en revanche moins explorée. Le Dictionnaire de M. Schvalberg recense deux expositions seulement, avant celle d’Orsay, l’une de 1948, l’autre de 1979 : les deux dans le domaine du livre, à l’Arsenal et à la Bibliothèque Nationale. Ces Ecrits sur l’art nous seront donc d’autant plus précieux.

Les exécutions de Monsieur Huysmans

Commençons par ses éreintements : ils représentent pour nous la part délectable des Salons, même si l’on se sent coupable d’aimer ces exécutions -  ces Salons dans lesquels Huysmans compte en moyenne 95 imbéciles sur 100 personnes. Dans cette charretée de renommées éteintes - disciples attardés du classicisme, continuateurs d’Ingres, peintres académiques et rebelles artistiques à la mie de pain - les Bouguereau, Bastien-Lepage, Cabanel, Meissonier et Gérôme sont ses victimes préférées ; ils ne vivent plus qu’au travers de la cruauté de sa plume. Lisons sa critique du Saint François d’Ernest Ange Duez : « Ce saint est un jeune gommeux de boulevard, orné d’une barbe en pointe, luisante et brillantine, les cheveux coupés en pluie sur le front, à la dernière mode ; mais en sus du type ridicule qu’il prête au saint, M. Duez le représente, les yeux au ciel, souriant ainsi qu’un nigaud qui fait une farce. Pour compléter cette parodie dont le sens m’échappe, l’artiste a cru devoir affubler son héros de moines dont la triviale allure ajoute encore à l’indécence de la scène. Est-ce une plaisanterie ?»

Et que dire de ces nus mythologiques qui ont « la chair molle du poulpe», de ces garces d’atelier déguisées en Cléopâtre qui donnent la réplique à des « simili-Romains»ramassés dans un troquet des Batignolles, de ces plâtreux paysages peints au kilomètre, de ces morceaux de peinture militaire où ne manque pas un bouton de guêtre mais où le talent a été passé au fil de l’épée, de ces marines qui barbotent dans des flaques, et ces poncifs, ces décalques de toutes les écoles ! Huysmans en fait justice ; ses verdicts sont féroces, et d’une réjouissante injustice, car enfin des peintres comme Duez ou Bastien-Lepage ont malgré tout leurs honnêtes réussites, leurs petits moments de grâce !

Mais depuis ses débuts, Huysmans ne vit jamais la littérature comme une conversation savante. Il s’y lança comme on se lance dans la bataille, au cœur de cette l’armée de l’Art moderne qui se rassemble vers 1860. Une aile, celle du Naturalisme ; l’autre aile, celle des Impressionnistes ; la première ayant appris la manœuvre chez Baudelaire, et que fait marcher Emile Zola ;  la deuxième, sous le drapeau des Indépendants, ayant dressé les premières barricades contre les Salons. Au centre, les premiers au choc, enfonçant le moral de l’ennemi : Huysmans et les troupes auxiliaires ralliées à l’esprit moderne : Rops, Redon, Raffaelli, Moreau. A l’avant-garde de la littérature, il faut comme aux avant-postes d’une armée, des caractères aimant le combat, belliqueux par nature, dur au mal et cognant fort, et le frêle Huysmans se révèle dans ces luttes-là.

L’Art moderne

Qu’est-ce que cet Art moderne, quel en est le but de guerre ? Joris Karl Huysmans s’en fit le défenseur zélé, fanatique et il n’est donc pas inutile de se pencher sur cette idée, même si le paradoxe est qu’il en rassembla le manifeste en 1883, avec L’Art moderne, juste avant le tournant que constitua A rebours.

Taine, après Balzac avait esquissé le tour d’esprit d’un art naturaliste : il faut que le romancier, le peintre, « dissèque aussi volontiers le poulpe que l'éléphant, qu’il décompose aussi volontiers le portier que le ministre». Que ni l'ordure, ni l’illicite, ni la difformité sociale ne soient hors de son champ. Mais le véritable programme est fixé par Emile Zola : « le roman expérimental est une conséquence de l'évolution scientifique du siècle ; il continue et complète la physiologie, qui elle-même s'appuie sur la chimie et la physique ; il substitue à l'étude de l'homme abstrait, de l'homme métaphysique, l'étude de l'homme naturel, soumis aux lois physico-chimiques et déterminé par les influences du milieu.»

Cette déclamation qui tirait la littérature vers une forme d’entomologie et cherchait à l’investir d’un sens politique ne pouvait avoir de répondant dans la peinture et dans les arts visuels en général. Il fallut que Huysmans en complétât le programme. Degas et les impressionnistes s’étaient chargés d’accrocher aux cimaises les artefacts de la vie moderne : les locomotives fumant sous la grande verrière de Saint-Lazare ; les épaves de la vie sociale, hébétées devant un verre d'absinthe ; les messieurs à hauts de forme au foyer de l’Opéra ; les sorties d’usine en banlieue et les rapetasseuses en chambre : c’était fait. Mais il restait d’autres non-dits. L’érotisme tourmenté d’un Félicien Rops, les métamorphoses qu’Odilon Redon proposait à l’inconscient, Huysmans les incorpora à cette révolution générale des arts, tout comme les irisations dont Gustave Moreau allait colorer la mythologie.

Cet Art moderne a triomphé : il est devenu l’art classique de la seconde moitié du XIXème siècle. Il a tellement effacé l’art d’avant, que son caractère révolutionnaire, les luttes qui ont précédé, tout cela s’est estompé dans une brume de l’Histoire.

Tout art classique est la synthèse historique d’une époque, et cette synthèse reste parfois inaperçue des contemporains. Goethe voyait dans Piranèse, ce Piranèse qui est plus qu’aucun autre, pour nous, la représentation du rêve classique à l’âge des Lumières, d’autant plus précieux que la noirceur qui bistre ses Prisons allait offrir à la culture d’Occident un développement tout romantique, Goethe ne voyait en lui qu’un raconteur d’histoire, « un peintre à effet ». Le philosophe allemand caractérisait la vision classique par la sobriété ; la postérité en a jugé autrement que lui en installant dans le même Panthéon classique Piranèse le raconteur aux côtés du sobre Goethe.

Et ceci nous offre une piste : l’art moderne, dans son émergence, se caractériserait par un culte de l’effet, par une sorte de degré d’autonomie atteint par les choses réelles, à travers une signification détachée d’elles. Moderne, dans une peinture de paysage l’effet de lumière, beau et admirable par lui-même et sans rapport autre qu’accidentel avec ce village aux formes écrasées ; moderne, ces jeux d’enfants surpris d’une fenêtre et créant par l’angle de vue surprenant, un effet d’étrangeté ; moderne, les milles colorations de la cathédrale dont Monet fait le répertoire patient, celui de la féerie des couleurs.

Les peintres n’ont jamais ignoré cette voie, et en particulier ces écoles du Nord, dont Huysmans revendiqua une part d’héritage et dont il nourrit ses premiers essais critiques. Posons que ces peintres rapprochèrent Huysmans de cette théorie de la vision autonome. Les musées de Bruxelles, d’Amsterdam ou d’Anvers en sont pleins : du dedans le choc fauve d’un feu de cheminée sur des cuivres domestiques, ou du dehors « cette fumée d’or que tamisent les vitres »[3] d’un cellier et qui étame de mercure le vin du Rhin dans les verres ; ces marines qui agrafent un navire en détresse aux ténèbres menaçantes qui descendent du ciel ; ou dans une plus haute expression, passé à travers la haute verrière, le trait de feu qui semble arraché aux Livres prophétiques et qui porte à l’incandescence l’oraison du Philosophe de Rembrandt.

…et Dieu traça une route hors de la maison de la servitude

Cette séquence moderne qui commence avec l’Impressionnisme et le naturalisme, qui se poursuit avec le symbolisme et l’esthétique de la décadence, devait trouver sa révolution dans l’exploration d’un art chrétien et de la mystique de la beauté.

Après la publication de A rebours en 1884, Zola discerna avec lucidité dans le roman l’adieu de Huysmans au Naturalisme. Huysmans s’en expliquera, longtemps après, dans sa préface au roman : « […] le naturalisme s’essoufflait à tourner la meule dans le même cercle. La somme d’observations que chacun avait emmagasinée commençait à s’épuiser. Zola, qui était un beau décorateur de théâtre, s’en tirait ; il suggérait très bien l’illusion du mouvement et de la vie ; Il célébrait les halles, les magasins de nouveautés, les chemins de fer, les mines, et les êtres humains égarés dans ces milieux. Nous autres, préoccupés d’un art plus subtil et plus vrai, nous devions nous demander si le naturalisme n’aboutissait pas à une impasse et si nous n’allions pas bientôt nous heurter contre le mur du fond. Je cherchais vaguement à m’évader d’un cul-de-sac où je suffoquais.»

A rebours dégagea de la route de l’écrivain tout le fumier qu’une vie mauvaise avait déposé, entre messe noire et bordels, tout le vrac d’idées dont le naturalisme s’était assoté. Il restait un long chemin personnel, que retrace l’itinéraire de Durtal, pour passer d’une vie perdue à une vie gagnée, pour s’efforcer de mourir à soi-même, de nettoyer une« âme ouverte à tous les vents »et comme le peuple d’Israël sortant des terres de Pharaon, rallier la Terre promise. Cet itinéraire, entre 1895 et 1901, on le retrouvera dans les trois romans qui composent la trilogie de la conversion : En route, La cathédrale, l’Oblat : un cycle où il ne se passe rien, où l’action, au sens romanesque, est nulle, seulement caractérisé par la quête essentielle : changer de vie.

Ce furent des années difficiles et un combat quotidien : rencogné en lui-même, se cassant les ongles sur le rebord de la terrasse divine, les jambes battant dans le vide des jours dolents, essayant de bien faire et de bien penser, de ne plus se compter afin que les voix de la tentation tombent inécoutées.

Sa passion de l’art s’était rétrécie, durcie, et se cornait au fil du temps, avant que la révélation catholique ne lui rende vie. Car la grande découverte, le pari risqué de Huysmans c’est que la « vraie preuve du catholicisme, c’était cet art qu’il avait fondé ». C’est par son amour de l’art que Dieu le captera, le ravira, l’enlèvera, lui, l’athée, le débauché auquel rien de la réalité des choses n’arrivait. L’art chrétien lui sera baptême, exorcisme et communion et fort de cette certitude, il oppose désormais le radotage de la peinture contemporaine et son empire chimérique au langage de l’art ancien, oublié, à redécouvrir, et donc paradoxalement dans sa nouveauté.

Voulant toujours aller vers le plus secret, le plus rejeté aussi, Huysmans se tournera vers l’art gothique : dans cet art, « tout est signe »et dans les forêts de statues qui peuplent les cathédrales, il décèle un gigantesque système de réverbération de sens et d’échos,«  le répertoire le plus colossal qui soit du Ciel et de la Terre». Il se place en réaction à Viollet- le-Duc qui voulait voir dans le gothique une solution purement technique. Huysmans est en cela dans le sillage d’une nouvelle école que nourrissaient les premières intuitions de Brutails et la monographie de l’abbé Bulteau sur la cathédrale de Chartres. La cathédrale date de 1898, comme L’art religieux de Emile Mâle et tous deux puisent aux mêmes sources : à l’opposé de la vision rationaliste et du côté de la controverse savante, mais pas si loin de la vision romantique [4].

Ce sera le dernier combat de Huysmans que d’explorer la richesse de cet art paradoxal de la force morale d’une religion ondoyée dans les larmes ; retrouvant une verve assassine pour dénoncer les architectes religieux, ressemeleurs d’églises et tous ceux qui consentaient à une Eglise « adultérée par les siècles ; nommant si justement peintres les verriers des cathédrales, dont on ne sait ni comment ils trouvèrent ces bleus, ces jaunes de chrome, ces souffres, ces safrans, ni comment le secret s’en perdit ; et donnant pour finir à saint Grégoire des qualités qu’il serait juste de rendre à l’écrivain : « éperdu de justice, fou de charité, passionné d’art.

Une Crucifixion, une Courtisane

C’est le texte sur la Crucifixion de Grünewald,« cri d’admiration »et texte-clé en ce qu’il raccourcit dans une formule le long itinéraire de Huysmans lui-même, commençant par un « Grünewald était le plus forcené des réalistes » pour se terminer par « Grünewald était le plus forcené des idéalistes », c’est ce texte qui nous permet de remettre la conversion catholique dans un parcours critique cohérent.

ll est entendu qu’il faudrait en donner un extrait mais je préfère vous faire découvrir l’ecphrasis moins connue de La Florentine. C’est un tableau de l’Institut d’art Städel de Francfort-sur-le-Main, « mal placé dans un coin de cimaise, dans une salle péniblement éclairée ». Si vos affaires ou un hasard de transit peut vous y conduire, ce sera un rendez-vous obligatoire. Ajoutons que ce tableau nous sera l’illustration de cette opposition entre la culture du Nord et celle du Sud, qui prend chez Huysmans une valeur morale qu’il ne démentira jamais, qu’il eût consenti volontiers à catégoriser comme l’opposition du Bien et du Mal.  S’il consent parfois à juger des Primitifs italiens, la Renaissance, les Alpes lui sont d’infranchissables frontières et c’est pourquoi ce morceau est précieux à maints égards.[5]

Cette Florentine n’a pas bougé depuis la visite de Huysmans ; « l’auteur de cette sorcellerie »est inconnu, nous dit-il et son attribution est aujourd’hui encore bien incertaine[6].

Son costume, comme sa physionomie délicieuse et méchante, déconcerte. Le milieu du front est ceint d’une ferronnerie sertie d’un saphir entouré de perles ; le haut disparaît sous un bandeau d’un bleu d’hortensia et la tête est, au-dessus de ce bandeau, enveloppé d’une sorte de turban blanc aux plis lâches que cerne une couronne de buis d’un vert noir ; de cette étrange coiffure tombent de longs cheveux tressés d’or ; ils ondulent et se tordent, donnent l’illusion d’une cotte d’armes qui se démaille et cette crinière fulgurante est si singulière que l’on s’approche pour s’assurer que ces cheveux en sont ; vu de près, ces fils d’or sont en effet des cheveux patiemment  réunis à quelques-uns et qui frétillent, en s’effilant du bout, sur la poitrine à peine recouverte d’une écharpe rejetée sur l’épaule, laissant à nu un sein dur et petit, un sein de garçonne, à la pointe violie ; l’autre transparaît sous une chemise qui descend, n’abritant qu’une partie du corps et, dans le ravin de cette gorge brève, pend un bijou massif, une croix pectorale.

a

Cette prose, aux riche effets, menant par touches soyeuses à un portrait moral, il sut l’assagir, et sa préface de 1901 à La jeunesse du Pérugin ou son article sur les Nativités du Louvre nous donne l’intéressante notion d’un Huysmans qui conserve son mordant tout en se coulant avec naturel et distinction dans la pensée et dans le style de la critique académique : il en adopte la méthode, toute classique : « résumer la biographie du peintre et les origines de son art, expliquer le sujet qu’il traite, en indiquer les sources, définir son talent, son métier et les qualités de sa technique, et surtout décrire le tableau de telle façon que celui qui en lit la traduction écrite, le voit. »

Et cette dernière recommandation ne doit pas être perdue : elle désigne l’écrivain, l’artiste, comme le medium nécessaire vers le chef d’œuvre. Bien sûr, dans cette maturité de l’œuvre critique, et quand il le faut, l’écrivain ne retient pas plus son style, qu’il ne retient ses coups !

Comme il est juste, lorsqu’on le rapporte à l’univers complexe de Huysmans, ce jugement selon lequel un style ne vaut que s’il parvient à nous offrir « un univers de plus ! Il a raconté à Edmond de Goncourt la traumatique expérience que fut le jugement de l’éditeur Hetzel pour son premier ouvrage, qui le traita de « détraqué »pour croire « qu’un mot valait plus qu’un autre ». Il commença par écrire comme on tire à mitraille, et l’âge venant, aspira humblement, simplement à retrouver le« verbe ingénu des âges morts », sans jamais renoncer cependant à ce qu’un mot en vaille plus qu’un autre.

Celui qui fut conservateur en chef de la peinture au Louvre, Germain Bazin, dans son Histoire de l’histoire de l’Art nous fait la confidence que La cathédrale fut à l’origine de sa vocation, et il est vrai que le Louvre idéal de Huysmans, tel qu’il nous le décrit dans Certains, compose l’impeccable galerie de l’art de la fin du siècle : Manet et Gustave Moreau, « les marines de Claude Monet, les portraits de Renoir et les danseuses de Degas, une ou deux natures mortes de Cézanne »; Caillebotte, Sisley et Pissarro ; Whistler pour le domaine étranger, et pour les salles personnelles : Forain, Rafaelli, les Sataniques de Rops, et des fusains de Redon.

On n’a jamais jugé aussi bien de l’art de son époque ; on ne s’est jamais aussi brutalement écarté de l’art de son époque. De cet écrivain d’art si controversé retenons enfin ce qu’en disait Proust, qui se tint toujours à distance cet homme étrange aux idées cloîtrées et aux mille curiosités : il faut aimer Huysmans, « puisque l’admirer, on ne le peut entièrement. »

Joris Karl Huysmans - Ecrits sur l'art - De Bartillat - 9782841006861 - 34 €

[1] Réponse à l’enquête du Sillon, janvier 1899
[2] Le site de la Société JK Huysmans est le point de ralliement indispensable de tous ceux qui voudront former aux meilleures sources leur connaissance de l’écrivain.
[3] Le cellier, Musée des deux mondes, décembre 1875
[4] …et de la vision de Hyppolyte Taine : « … je ne pourrai jamais admettre que les églises de Rome soient chrétiennes. Que de fois par contraste j’ai pensé à nos églises gothiques, Reims, Chartres, Paris, Strasbourg surtout, et son énorme vaisseau noyé d’ombre !  »(Voyage en Italie, Hachette, 1866)
[5] Il consentira seulement, par admiration, pour Charles-Marie Dulac, à une exception italienne en écrivant un émouvant pèlerinage à Assise et a Fiesole, dans les endroits même où résida le saint. Ce sont de belles pages, dans lesquelles la prose de Huysmans prend des accents qui sont exceptionnels dans son œuvre.
[6] L’attribution admise aujourd’hui donne cette Courtisane à Bartolomeo Veneto (ou Veneziano), ce peintre actif au début du XVIème siècle en Italie du Nord et dont on sait au fond peu de choses. L’idée d’attribuer ce chef d’œuvre à un maître fut constante et bien sûr le nom d’Albert Dürer tenta Huysmans, comme il tenta d’autres historiens.

 

DOSSIER - Street art, fresques, tags : des livres au détour des rues

Par Les ensablés
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Ecrits sur l'art (1867-1905)

Joris-Karl Huysmans

Paru le 28/11/2019

600 pages

Bartillat

34,00 €

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Que reste-t-il de nos Goncourts ? Nombre d’heureux lauréats de ce prix littéraire tant convoité ne sont pas passés à la postérité et leurs romans sont aujourd’hui bien ignorés... Entre les oubliettes où ils churent et le Panthéon des auteurs consacrés, se maintiennent bon an mal an quelques romanciers dont la notoriété subit certes des éclipses, mais dont on redécouvre périodiquement l’intérêt. Par Marie Coat

 

26/10/2025, 09:00

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Les Ensablés - Le tout sur le tout, de Henri Calet (1904-1956)

Henri Calet (de son vrai nom Raymond Barthelmess) n'est pas un inconnu pour Les Ensablés qui l'ont abondamment célébré, notamment au travers de son roman majeur Monsieur Paul (publié en 1950). C'est que l'homme qui se devine au travers d'une œuvre largement autobiographique, est éminemment énigmatique et attachant, se caractérisant, selon les termes de son biographe Michel P. Schmitt par « un fin humour allié à la peine de vie la plus noire » . Dans l'un des articles que Les Ensablés lui ont consacrés, il est dit que « La vie de Calet fut riche en aventures dans sa première moitié, beaucoup moins dans la seconde ».

Par Isabelle Luciat.

12/10/2025, 09:00

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Les Ensables - Les modérés, d'Abel Bonnard

Le parcours d’Abel Bonnard  (1883-1968) est l’un des plus surprenants parmi les écrivains du XXe siècle. Son destin intellectuel et politique est un précipité d’ambiguïtés, de compromissions et de fulgurances. Par Nicolas Kinosky 

28/09/2025, 10:42

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Les Ensablés - La Reine battue, d'Henri Duvernois

Le propre du « petit maître » est d’être discret. Un temps, il s’impose, il plaît... Puis disparaît, écrasé sous les poids des « grands ». C’est que l’on ne peut pas retenir tout le monde. J’ai mes « petits maîtres » favoris, et l’un d’eux, vous le savez peut-être, car j’en ai déjà parlé, s’appelle Henri Duvernois. Récemment, dans un vide-grenier, perdu dans un amas de livres vendus un euro chacun, je suis tombé sur son roman « La Reine battue » publié sur papier alfa bouffant dans la belle collection de luxe Le livre de demain, où le texte s’orne de gravures. Je l’ai acheté évidemment, sachant à l’avance que je ne serais pas déçu. Par Hervé Bel.

14/09/2025, 10:00

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Les Ensablés - La Pierre angulaire, de Zoé Oldenbourg

Zoé Oldenbourg (1916-2002) fut longtemps associée aux succès d’édition de grandes fresques médiévales. Son premier livre, Argile et Cendres (1946) qui suit les péripéties d’un petit seigneur partant pour les croisades, impressionna tellement par sa précision et son ampleur qu’on y vit un potentiel Goncourt. Le couronnement arrivera finalement en 1953 avec son second roman La Pierre angulaire qui remporte le Prix Femina. Zoé Oldenbourg y expose les tableaux contrastés d’un Moyen-Âge où même les âmes les plus abjectes vivent dans l’espérance du salut éternel. Par Nicolas Acker.

31/08/2025, 09:00

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Les Ensablés - La vierge et le taureau, de Jean Meckert

Les éditions Joëlle Losfeld poursuivent avec bonheur la réédition des romans de Jean Meckert  (1910-1995). Le dernier en date, La vierge et le taureau, occupe une place à part dans l’œuvre de Meckert. D’abord parce qu’il s’agit du dernier publié sous son propre nom. S’il continue à publier par la suite, ce sera désormais sous le pseudonyme de Jean Amila, bien connu des amateurs de romans policiers. Dernier roman de Meckert donc, La vierge et le taureau est aussi entouré d’une légende noire qui fait de ce livre, une sorte d’ouvrage maudit qui a donné libre cours à de nombreuses spéculations. Par Carl Aderhold

17/08/2025, 09:00

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Les Ensablés - Le wagon à vaches (1953), de Georges Hyvernaud

Sa prose noire et acérée rappelle Raymond Guérin. Son ironie pessimiste penche du côté d’Emmanuel Bove. Le phrasé rageur est célinien. Nous sommes en 1953 lorsque Georges Hyvernaud publie son deuxième récit le Wagon à vaches. On y retrouve la veine existentialiste, sans le torse bombé de l’intellectuel engagé. Par Nicolas Acker.

27/07/2025, 09:00

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Les Ensablés - La fin de la IIIe République, de Emmanuel Berl

Paru en 1968 dans la célèbre collection de Gallimard, « Les trente journées qui ont fait la France », La fin de la IIIerépublique est republiée quelques années plus tard dans une autre collection intitulée «Témoins». Ce passage révèle bien à la fois la nature de cet ouvrage mais aussi celle de son auteur, Emmanuel Berl (1892-1976). S’il est aujourd’hui tombé dans l’oubli (tout juste certains se souviennent qu’il fut le mari de la chanteuse Mireille), il a pourtant marqué la vie intellectuelle des années 1930 par ses positions que ses biographes qualifient volontiers d’inclassables. Par Carl Aderhold

06/07/2025, 10:45

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Les Ensablés - Le roi dort, de Charles Braibant

« Nos pays ne sont pas beaux...mais il y a en eux une espèce de grandeur calme et comme un peu dédaigneuse qui est beaucoup plus captivante que la beauté ». Ainsi Charles Braibant (1889-1976), Champenois de lignée et de coeur, décrit-il sa région d’élection dans son roman Le roi dort qui, s’il rata de peu le prix Goncourt, fut couronné du Renaudot en 1933. Par Marie Coat

 

22/06/2025, 09:00

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Les Ensablés - La peau et les os de Georges Hyvernaud

Dans la fosse commune de l’oubli, Georges Hyvernaud n’a non seulement rien fait pour l’éviter - en ne publiant que deux livres de son vivant - mais y a sauté à pieds joints. La Peau et les os (1949), court mais édifiant récit de sa captivité pendant la seconde guerre mondiale, puis Le Wagon à Vaches (1953), roman implacable de l’impossible réadaptation à une vie dite normale, prouvent que l’écrivain avait pris le parti non négociable d’une vérité humaine très difficile à vendre. Par Nicolas ACKER.

08/06/2025, 19:15

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Les Ensablés - Planète sans visa, de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais  (1908-1998) - quitta la Pologne à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier, puis parvint à s'évader. Juif et apatride, il partagea alors l'existence précaire de nombre de personnes réfugiées à Marseille dans l'espoir d'obtenir un visa. Grâce à l'aide de son ami Gide, il obtint ce précieux sésame et gagna les Etats-Unis où il vécut plusieurs années, enseignant la littérature. Malaquais n'a publié que trois romans : « Les Javanais » (prix Renaudot 1939),  « Le Gaffeur » (publié en 1953), tous deux objets de précédents articles et  « Planète sans visa », grand roman de la France sous l'occupation, publié en 1947 et qu'il remania jusqu'à ses derniers jours. Ce roman de plus de 500 pages a été réédité en 1999 après sa mort.

25/05/2025, 09:41

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Les Ensablés - La Saint-Michel et le Pont Euxin d'Anne Lacroix, par François Ouellet

Anne Lacroix (1897-1982) n’aurait publié qu’un seul roman, La Saint-Michel et le Pont-Euxin chez Grasset en janvier 1933. À cette date, elle a déjà commencé un deuxième roman, Rézle (et même annoncé un troisième titre, Les Bergers d’Arcadie), soumis en décembre de la fin de cette même année pour le Prix du roman du Temps ; les quelques voix qu’elle récolte seront insuffisantes pour qu’elle obtienne ce prix qui consiste dans la publication du roman dans les pages du quotidien. Mais, cinq ans plus tard, en mars 1938, Rézle paraîtra en feuilleton dans Le Temps. Il ne semble pas que la carrière d’Anne Lacroix ait connu d’autres développements. Par François Ouellet.

11/05/2025, 09:00

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Les Ensablés - L'Impassible de Frédéric Berthet (1954-2003)

Lorsque la critique d’un livre est aussi intéressante, voire plus, que le livre dont elle parle, lorsqu’on se régale de son style, de son ironie, de sa drôlerie, et si transparaît à travers ses mots l’originalité de l’homme lui-même, alors on peut se dire qu’elle est elle-même œuvre littéraire, et que son auteur est un sacré bonhomme. Voilà la réflexion que je me suis faite après la lecture de ce recueil d’articles de Frédéric Berthet, récemment paru chez La Table Ronde sous le titre L’Impassible. Par Hervé BEL

27/04/2025, 09:00

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Les Ensablés - Happe-Chair de Camille Lemonnier (1844-1913)

Happe-Chair, un titre qui a tout de suite attiré mon attention. Je me trouvais alors dans une des dernières librairies anciennes de la rue Saint-Sulpice (pour combien de temps encore sera-t-elle là ?), dans la bonne odeur des vieux livres, lorsque je suis tombé sur la réédition de 1908 de ce roman de Camille Lemonnier publié une première fois en 1886 chez Kiestmaeckers…  par Hervé Bel. 

13/04/2025, 12:28

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Les Ensablés - Jacques Rivière, Sentiments et critique

À l’occasion du centenaire de sa mort, la collection Bouquins consacre un volume à Jacques Rivière, critique et essayiste, véritable cheville ouvrière de la Nouvelle revue française dont il assura la direction durant plus de 10 ans. Mort prématurément en 1925 à l’âge de 39 ans, celui qui fut à la fois le grand ami et le beau-frère d’Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, révèle par la quantité d’articles qu’il donna à la revue une perspicacité critique étonnante. Sensuelle et inspirée. Par Denis Gombert

30/03/2025, 09:00

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Les Ensablés - Lire sous l'occupation de Jacques Cantier

Le monde des livres sous l’Occupation a déjà été étudié par l’historien Jacques Cantier qui s’était intéressé à la trajectoire de l’une des figures maudites des lettres françaises avec sa biographie de Pierre Drieu La Rochelle (Perrin, 2011). Cette fois, avec Lire sous l’Occupation, publié en 2019 et en poche en 2024 aux Éditions CNRS, il nous présente un panorama global de la lecture entre 1939 et 1945. , par Nicolas Acker.

16/03/2025, 16:50

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Les Ensablés - La femme qui boit de Colette Andris, par Marie Coat

En mars 2023, Gallimard publiait dans sa collection L’imaginaire un grand succès de son catalogue paru en 1929, réédité à huit reprises puis repris en 1934 dans sa collection de poche : La femme qui boit », première oeuvre d’une jeune femme de 29 ans, Pauline Toutey. Par Marie  Coat

02/03/2025, 19:56

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Les Ensablés - Le gaffeur de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais - quitta la Pologne  à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Cette période de sa vie fut marquée par une grande précarité et  par la volonté farouche de vivre de sa plume. Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier, il s'évada et émigra vers le continent américain. Par Isabelle Luciat

16/02/2025, 10:09

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Les Ensablés - Le Boucher des Hurlus de Jean Meckert

Jean Meckert (alias Jean Amila, 1910-1995) est mort il y a trente ans… Pas tout à fait mort, car ses romans ont continué d’être réédités et nous n’avons pas manqué d'en parler dans nos colonnes (1). Cette fois, c’est la courageuse Ronces éditions (2) qui republie Le boucher des hurlus paru chez Gallimard en 1982 et signé du nom Jean Amila qu’il avait adopté pour ses romans publiés dans la Série Noire. Par Hervé BEL

02/02/2025, 19:38

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Les Ensablés - L'inconstante de Marie de Régnier

Fille de José Marie de Heredia, épouse du poète Henri de Régnier, Marie de Régnier n’eût peut-être d’autre choix que de devenir une femme de lettres. Mais en adoptant un nom d’homme tout de même, société corsetée oblige ! C’est ainsi que Marie de Régnier entama très tôt une carrière littéraire au confluent de deux siècles, à la période de la Belle Epoque, sous le nom de de Gérard d’Houville, puis de Gérardine (la renommée de Caroline Rémy, dite Séverine, étant peut-être passée par là). Par Denis Gombert.

19/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Autour des trônes que j’ai vus tomber (1921), de la princesse Louise de Belgique

L’Avenue Louise est l’une des plus importantes artères de Bruxelles. On oublie souvent qu’elle fut dédiée à la princesse Louise (1858-1924), fille aînée de Léopold II, le roi bâtisseur qui rénova la ville. Et l’on a tout autant perdu le souvenir de l’histoire rocambolesque et tragique de sa déchéance au sein des cours européennes de son temps... Ces mémoires romancés offrent au lecteur les confessions rares d’une princesse égarée par le destin. Par Louis Morès.

05/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Mes amis d'Emmanuel Bove, centenaire d'un chef-d'oeuvre

On ne pouvait pas laisser s’achever cette année 2024 sans célébrer les cent ans d’un des chefs-d’œuvre romanesques du XXe siècle. Des chefs-d’œuvre, la littérature française en a produit son lot, et les centenaires à venir ne manqueront pas : en 2026, ce sera Les Faux-monnayeurs, en 2032, Voyage au bout de la nuit, en 2038, La Nausée, etc. Mais les auteurs ensablés aussi ont leurs grands et petits chefs-d’œuvre, dont certains ont été chroniqués ici même : L’Enfant à la balustrade, Les Javanais, par exemple. Et maintenant Mes Amis d’Emmanuel Bove : avis à ceux qui ne l’auraient pas encore lu. Par François Ouellet.

15/12/2024, 16:14

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Claudio Magris, Poutine, génétique : les lectures de Books pour décrypter le monde

Cette semaine, la Booksletter traverse cinq territoires du savoir et de la mémoire : Claudio Magris relu depuis Trieste, les agences matrimoniales du Paris postrévolutionnaire, la génétique du sexe, un roman historique autour des réseaux trotskistes, et l’étude de la propagande poutinienne par Marc Bennetts. Sélection qui relie littérature, histoire sociale, biologie et politique contemporaine avec précision, sans mode facile, ni bruit éditorial.

09/05/2026, 09:38

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Une découverte dans une grotte relie trois époques dans Aven

Avec Aven, publié aux éditions La Manufacture de livres le 4 juin, Lilian Bathelot construit un roman mêlant préhistoire, exploration souterraine au XIXe siècle et enquête contemporaine autour de l’aven Armand. À travers trois récits reliés par un même lieu et un mystère traversant les siècles, l’auteur explore la mémoire enfouie des hommes dans les paysages du causse Méjan.

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Avec La fille du Sud, Barbara Monrose explore les traces du désir

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Les Invisibles, de R. J. Ellory : la traque obsessionnelle d’un serial killer

Dans Les Invisibles, Roger Jon Ellory entraîne le lecteur dans une enquête au long cours, marquée par des meurtres ritualisés, des références à Dante et l’obsession grandissante d’une enquêtrice du FBI.

06/05/2026, 08:00

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Les Filatures d’Irène Bouton, roman de Thomas Martinetti publié aux éditions L’Archipel, lance une série de cosy mystery située dans la région d’Annecy. Le livre suit Irène Bouton, costumière appelée sur le tournage d’une série, qui se retrouve soupçonnée après la mort d’un fournisseur local et décide de mener sa propre enquête pour comprendre ce qui s’est passé.

06/05/2026, 07:00

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Dominique Sylvain revient avec un roman noir dans le Brooklyn des années 1990

À paraître le 13 mai 2026 aux Éditions Rivages, L’Inconnue de Brooklyn, de Dominique Sylvain, suit trois amis d’enfance dans le Brooklyn des années 1990, entre cinéma, immobilier, ambitions sociales et secrets conservés pendant des années, jusqu’à ce qu’un passé compromettant ressurgisse.

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Eva Björg Ægisdóttir et Jérôme Loubry : un cadavre exquis policier entre Lyon et Reykjavík

Un petit polar à quatre mains entre Lyon et Reykjavík, porté par Eva Björg Ægisdóttir et Jérôme Loubry, avec une intrigue suffisamment solide pour faire de ce “coup éditorial” un agréable patchwork tricoté entre deux pays et deux cultures.

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La supérette du bord de mer de Sonoko Machida : profession, marchand de bonheur !

Nous sommes le lien que nous entretenons avec les autres. Voici ce que l’on pourrait dire de cette petite pépite venue tout droit du Japon. Au centre de ce roman, et donc de la supérette Tenderness Kogane Mura, située sur l’île de Kysushu, un gérant un peu fantasque et très séducteur, Monsieur Shiba, surnommé « Phéro Boss » par une de ses employées. 

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Doucement de Matthieu Frou : immersion en territoire fragile

On dit souvent que les voyages nous révèlent, qu’en dehors de notre quotidien et de nos habitudes, nous sommes obligés d’être nous-même. Mais être soi s’accompagne de notre passé, de notre enfance et de ses ombres qui s’allongent au zénith de notre vie d’adulte.

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Meilleures ventes : Fred Vargas reste en tête devant Valérie Perrin et Spy x Family

Avec 25.475 exemplaires vendus cette semaine, Une unique lueur de Fred Vargas conserve la première place du classement (semaine 17, du 20 au 26 avril). Le roman publié par Flammarion totalise désormais 101.508 ventes en trois semaines de présence. Derrière lui, Tata de Valérie Perrin remonte au 2e rang (15.087 exemplaires), tandis que le tome 16 de Spy x Family entre directement sur la troisième marche du podium avec 14.721 ventes.

 

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SUV, militants et doutes dans les rues de Lyon

En octobre 2022 à Lyon, des activistes d’Extinction Rebellion (XR pour les intimes) arpentent nuitamment des quartiers huppés pour y dégonfler des pneus de SUV, Sport Utility Vehicle. Dans les médias, dans les couloirs du conseil régional, sur les réseaux sociaux, l’on s’inquiète de savoir comment les désigner au mieux : écoterroristes ? Petits cons ? Ou bobos woke ?

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Yukito Ayatsuji : le polar culte enfin traduit

Tsunojima, au large des côtes japonaises. Un an après le quadruple meurtre qui a ensanglanté l’île, c’est l’endroit parfait pour la retraite annuelle des membres du Club des amateurs de roman policier. Ils vont pouvoir se concentrer sur la rédaction du prochain numéro de leur revue et, qui sait, résoudre le mystère de ce crime à huis clos, dont l’auteur reste encore inconnu. C’est néanmoins le programme qu’ils se sont fixés… Traduit du japonais par Patrick Honnoré.

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Anne Sexton : ses derniers poèmes surgissent d’un immeuble en feu

Publié à titre posthume, Lettre d’amour écrite dans un immeuble en feu (trad. Sabine Huynh) rassemble les derniers poèmes d’Anne Sexton et déploie toute la maturité de son art. Traversé par les thématiques de la maternité, de la maladie, du désir et de la foi, ce recueil entremêle images domestiques et métaphores violentes dans une confrontation directe avec la mort. La parole poétique devient alors un acte de résistance, voire de survie.

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De la Russie à Byzance, une explorations des pouvoirs

Forêts russes, spectre d’une guerre mondiale, violence byzantine, intrigues politiques et économie du sexe : la Booksletter de la semaine rassemble cinq lectures qui auscultent les rapports de force, les récits nationaux et les zones d’ombre de l’histoire. 

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Eric Halphen : Un sort enviable, un roman noir sur la chute d’un homme

Un sort enviable, d’Eric Halphen, paraît aux Éditions Rivages dans la collection Rivages/Noir le 6 mai 2026 et explore, à travers la trajectoire d’un homme en apparence comblé, les mécanismes intimes qui font basculer une existence vers la rupture et la violence.

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Un faussaire, une filature, un rêve d’Amérique : plongée dans six destins croisés

Avec Une table pour deux, Amor Towles, publié aux éditions Flammarion et traduit de l’anglais (États-Unis) par Nathalie Cunnington, propose un recueil de six nouvelles où New York devient le décor de rencontres furtives et décisives, révélant à travers des dialogues ciselés les failles, les ambitions et les illusions de personnages saisis à l’heure d’un face-à-face.

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Comme au premier jour : le portrait d’une mère face au départ des enfants

Claire Lombardo publie Comme au premier jour, traduit de l’anglais (États-Unis) par Laetitia Devaux et paraissant aux Éditions Rivages le 3 juin 2026, un roman qui suit une femme confrontée au départ de ses enfants et à la remise en question de son existence, entre souvenirs, regrets et tentatives de redéfinition de soi.

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Une histoire littéraire de la Révolution française

La glorieuse Révolution française : ses dates cardinales, ses journées de feu, ses tribunes, ses vainqueurs provisoires, ses martyrs, ses statues, ses fantômes. 1789, la Bastille, la fuite à Varennes, la chute du roi, la Terreur, Thermidor, Bonaparte. Ses textes même : la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, La Marseillaise, les discours de Robespierre surtout, les quelques pages de Rousseau devenues prophétiques. Olivier Ritz, de son côté, ne demande pas seulement ce que la Révolution a fait à la politique, mais ce qu’elle a fait à la littérature - et, plus encore, ce que la littérature a fait à la Révolution.

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Injonctions à la beauté et dérives dans Le Complexe

Tout le monde a des complexes. Au moins un qui traîne, là, et qu’on aimerait ignorer. Un nez trop large, un ventre un peu rond, des grands pieds, une peau sèche, des boutons d’acné à foison… Et tout le monde rêverait de les faire disparaître en un claquement de doigts, non ? Alors, si on vous donnait l’occasion de vous rendre dans une clinique miraculeuse pour effacer les complexes qui vous dérangent, diriez-vous oui sans hésiter ? 

30/04/2026, 17:47

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Squeezie, le portrait du youtubeur français

Squeezie - À l'école d'Internet, signé par Françoise Ancey et publié chez Hugo Publishing, paraîtra le 6 mai 2026 : ce livre retrace le parcours de Lucas, adolescent passionné de jeux vidéo devenu l’une des figures majeures de la création de contenus en ligne.

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Pourquoi Dirty dancing est devenu un film culte ?

Avec On ne laisse pas Bébé dans un coin, traduit de l’anglais par Marie Hermann et publié aux éditions Hors d’atteinte le 7 mai 2026, Andrea Warner revient sur Dirty Dancing pour en proposer une lecture qui dépasse la simple histoire d’amour et met en lumière ses dimensions sociales et politiques, notamment autour de l’avortement et de la liberté de choix.

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Qui ont été les premiers millionnaires du Loto ?

Les Amants du Loto, roman de Catherine Siguret publié aux Presses de la Cité et attendu en librairie le 7 mai 2026, revient sur le destin des premiers gagnants du Loto en France, dont la vie bascule après un gain inattendu, en explorant ce que l’argent change — ou non — aux rêves, à l’amour et à l’identité.

30/04/2026, 06:14

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Une dérive lucide entre Bruxelles et Paris

Eric Neirynck a fait paraître ce nouveau livre à la rentrée 2025. On peut le lire comme un court récit ou une longue nouvelle : le lecteur y retrouvera les uppercuts légendaires des précédents ouvrages, arborant cette même langue âpre et crue.

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Adeline Dieudonné dissèque la violence domestique

Sous le scalpel de l'auteure belge, la dissection d'un féminicide très ordinaire où l'on comprend que les monstres ne sont pas toujours des psychopathes qui se cachent à la cave. Chronique d'un féminicide annoncé.

29/04/2026, 10:24

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J’en ai pas : Camille Hazoumé transforme le refus d’enfant en vertige

Comment une femme décide-t-elle de ne pas avoir d’enfant ? Alors qu'elle est travaillée par des rêves de bébé, une thérapie hésitante et les soins donnés à sa grand-mère en EHPAD. Camille Hazoumé déplace la question maternelle vers la vieillesse, le couple et la peur du regret, avec une voix drôle, crue, parfois féroce, qui refuse les réponses toutes faites. Ni manifeste ni confession, elle sonde un manque choisi et ses vertiges.

29/04/2026, 10:19

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Mémoire coloniale et polar sous tension : Requiem pour un cri, de Marie Capron

Marie Capron transforme un cri en machine à suspense et change l’enquête de Priya Dharmesh en plongée dans les usages politiques de la colère. Entre RageTime, mémoire des pensionnats autochtones, manipulation sonore et tensions familiales, le roman fait du cri une matière criminelle, intime et historique. Un polar sous pression, où l’humour de la série se heurte à la violence des voix confisquées, jusqu’à interroger ce qu’une époque accepte d’entendre.

29/04/2026, 10:15

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Le Muséum ouvre ses réserves : un voyage vertigineux vous attend

Avec Voyages extraordinaires au Muséum national d’histoire naturelle, Nicolas Gilsoul et Jacques Cuisin ouvrent les portes des réserves du Jardin des Plantes. Entre récit d’exploration, cabinet de curiosités et méditation sur l’extinction, le livre transforme les coulisses du Muséum en aventure sensible, drôle et inquiète, où chaque spécimen raconte aussi notre rapport au vivant, à la science et aux traces que nous choisissons de préserver.

29/04/2026, 10:11

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Plus jamais seule(s)

Elle le connaissait. Pire, elle l’aimait. Et elle pensait – naïvement, pourra-t-on dire – qu’il l’aimait en retour, pour de vrai, pleinement. Qu’il la respectait. Que 2 ans de relation, c’était un gage de confiance. Pourtant, il l’a violée. Pendant 5 mois. Oscillant entre douceur et violence, il a profité d’elle, de son corps comme « un putain de buffet », de son incapacité à dire non. Et aujourd’hui, des années après les faits ? Le temps est venu : « je nettoie mon linge sale en public ».

29/04/2026, 08:30

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Colin Barrett : Le mal du pays, plongée dans une Irlande rurale et violente

Le mal du pays, de Colin Barrett, publié aux éditions Rivages et disponible en librairie le 6 mai 2026, réunit une série de nouvelles situées dans l’ouest de l’Irlande, où des existences fragiles et heurtées se déploient entre violence ordinaire et élans d’humanité. Traduit de l’anglais (Irlande) par Zacharie Boissau et révisé par Charles Bonnot. 

29/04/2026, 07:30

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Une légende du tennis reprend la compétition pour contrer une nouvelle star montante

Taylor Jenkins Reid signe avec Le retour de Carrie Soto, parution le 5 mai 2026 aux éditions Charleston, un roman centré sur une ancienne championne de tennis prête à revenir sur le circuit pour défendre son héritage, face à une nouvelle génération qui menace ses records. Traduit de l'anglais par Typhaine Ducellier.

29/04/2026, 07:00

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Lena Situations : son parcours, des débuts au succès

Lena Situations. Grandir, créer, tenir bon, de Carole Coatsaliou, paraît aux éditions Hugo Publishing le 6 mai 2026 et retrace, en une phrase, le parcours d’une créatrice de contenus devenue figure majeure des réseaux sociaux, entre débuts intimes, expérimentations et construction progressive d’une audience fidèle.

29/04/2026, 06:21