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Les Ensables - Notes de voyage de Laurent Jouannaud: "Les liaisons dangereuses" de Choderlos de Laclos (1741-1803) ou les basses oeuvres du plaisir

Je feuilletais Les Liaisons dangereuses (1782) pour retrouver le passage où Merteuil et Valmont se brouillent et provoquent leur perte mutuelle. C’est dans la lettre 153 : « Eh bien ! La guerre ! », décide la Merteuil. Pris par le texte, j’ai relu le chef d’œuvre de Choderlos de Laclos, avec la même fascination et le même malaise qu’à chaque fois. Ce sujet qui fascine, c’est le plaisir sexuel. Ce plaisir se prend à deux (sauf dans Charlot s’amuse !) et toute la difficulté est là, hier comme aujourd’hui. Laclos ne tourne pas autour du pot.

Le 19/10/2014 à 16:17 par Les ensablés

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19/10/2014 à 16:17

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

Dès la seconde lettre, la marquise de Merteuil propose au vicomte de Valmont de « mettre une rouerie de plus à ses Mémoires » : il doit coucher avec Cécile de Volanges, quinze ans, avant qu’elle n’épouse le Comte de Gercourt dont Merteuil veut se venger en lui plantant des cornes avant même son mariage. Ce que Valmont accepte de faire, bien qu’il soit occupé depuis quelques jours à une « passion forte » inspirée par Madame de Tourvel dont on connaît « la dévotion, l’amour conjugal, les principes austères » (Lettre 4).

A la fin du roman, Valmont aura couché avec ces deux femmes. Il lui aura fallu deux mois pour avoir Cécile et trois mois pour avoir Mme de Tourvel. Valmont aura en outre un revenez-y avec deux anciennes maîtresses. De son côté, la marquise de Merteuil est la maîtresse de Belleroche, mais s’offrira en passant le chevalier Prévan et le jeune Danceny. C’est pas mal pour l’époque, et même pour aujourd’hui ! Le roman décrit dans le détail comment Valmont s’y prend pour séduire les deux femmes. Il n’est pas si simple de déflorer une jeune fille surveillée par sa mère, ni de conquérir une femme mariée qui a des principes et aime son époux. Merteuil, elle, jeune et jolie, n’a qu’à s’offrir discrètement pour être prise. Laclos nous montre un Valmont qui est à la peine malgré sa jeunesse, son charme, sa situation sociale. La jeune Cécile ne le regarde même pas : elle n’a d’yeux que pour Danceny, son amoureux. La présidente de Tourvel connaît sa mauvaise réputation et prend son mariage au sérieux. Valmont va devoir séduire ces deux femmes (seducere signifiant « tromper » en latin). Il explique sa tactique et ses avancées à Mme de Merteuil dans les lettres qu’il lui envoie et que nous lisons. Il tend ses filets et les deux femmes finiront par y tomber. Nous voilà dans les cuisines peu ragoûtantes de la drague.

Il faut distinguer la fin et les moyens : il y a l’acte sexuel et les façons d’y parvenir. Le XVIIIe siècle condamnait à la fois les moyens et les fins. « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain », dit le dixième commandement. Aujourd’hui, le désir des deux libertins nous semble légitime. Mme de Merteuil est veuve, elle est libre et elle aime l’amour. Valmont est jeune, libre et il aime l’amour. Où est le mal ? « Conquérir est notre destin», écrit Valmont (Lettre 4). Pourquoi pas ? Pourquoi ne pas réaliser son désir ? Valmont explique qu’il est attiré malgré lui par Mme de Tourvel : « Je sentis enfin qu’il m’était également impossible et de ne pas vous aimer et d’en aimer une autre que vous. » (Lettre 52) Le séducteur affirme qu’il a été lui-même séduit, et ce fait l’autorise à séduire. Quant à Merteuil, sa courte autobiographie dans la fameuse lettre 81 est considérée comme un manifeste féministe avant l’heure : « Je puis dire que je suis mon ouvrage. »

Mon cher Hervé, je ne suis pas un libertin, je n’en ai ni l’envie ni les moyens, mais je suis moi aussi pour lalibertésexuelleentreadultesconsentants, il le faut bien. Valmont et Merteuil sont devenus notre modèle, avoué ou non : réussir sa vie sexuelle, aujourd’hui, c’est forcément aussi une affaire de quantité et de diversité. Pourtant, cette sexualité multipliée est toujours ambiguë : elle n’est pas compatible avec legrandamour, notre autre idéal, conçu comme fidélité à un seul être. Ces deux idéaux se contredisent. Les morales changent, mais ne s’annulent pas : elles s’empilent dans notre conscience. Des strates opposées coïncident en nous, particulièrement dans l’ordre sexuel qui a tant changé en quelques décennies. Valmont et Merteuil, à imiter ou à proscrire ? Difficile à dire.

Quant aux moyens utilisés pour séduire, nous les condamnons, hier comme aujourd’hui, n’est-ce pas ? Il n’est pas bien de mentir pour mettre l’autre dans son lit, c’est certain…. Mais la liberté sexuelle oblige à donner des coups de canif à une stricte morale de l’honneur et de la vérité. Autrement dit, on ne peut pas être Valmont ou Merteuil sans s’en donner les moyens. Il est admis de promettre plus que ce qu’on veut tenir, de se présenter sous son meilleur jour (habits de marque et implants en tout genre), d’enjoliver sa situation professionnelle, de mentir ou se taire sur son passé sexuel, etc. Ces mensonges entre homme et femme pour emporter le morceau enlèvent de son goût nature à l’amour, mais chacun suppose que l’autre n’est pas dupe. Ce que Serge Gainsbourg a résumé en ce bref dialogue : « Je t’aime. - Moi non plus. » Laclos pousse ces moyens à l’extrême : Valmont et Merteuil utilisent la ruse, le mensonge, l’intimidation pour arriver à leurs fins, c’est-à-dire l’acte sexuel avec quelqu’un qui n’en voulait pas. Ils restent encore du côté de la loi, leurs proies sont consentantes. Sade sera plus radical : ses personnages vont jusqu’au crime pour satisfaire leurs désirs sexuels. Valmont à ce mot lucide : « Voilà bien les hommes ! tous également scélérats dans leurs projets, ce qu’ils mettent de faiblesse dans l’exécution, ils l’appellent probité. » (Lettre 66)

Il lui faudra plusieurs mensonges pour avoir Cécile et pourtant il lui écrit : « Je hais tout ce qui a l’air de la tromperie ; c’est là mon caractère. » (Lettre 84) Il faudra faire une fausse clé pour entrer de nuit dans la chambre de la jeune fille. Une fois là, au moment de passer aux actes, Valmont emploie le chantage : « A qui persuaderez-vous que je ne sois pas ici de votre aveu ? » (Lettre 96) Parallèlement, il réussit à se faire aimer de la Tourvel en une dizaine de lettres et quelques rencontres. Mais il l’a espionnée ; il a organisé une mise en scène où il porte secours à des pauvres ; il viole sa correspondance ; il ira aux offices religieux et fera semblant de prier. Tourvel l’aime mais ne cède pas. Elle se sait désirée mais veut être aimée. Valmont fait donc semblant de l’aimer : il lui écrit de fausses lettres d’amour qui ressemblent parfaitement à des vraies. Le lecteur est alors curieusement tiraillé entre complicité et condamnation : il lit ces lettres pleines d’émotion, de passion et de respect, quand dans la lettre précédente Valmont expliquait à Merteuil sa tactique. Le chef d’œuvre est, bien entendu, la lettre d’amour (Lettre 48) qu’il écrit à Mme de Tourvel sur le cul d’une prostituée qu’il prend pour écritoire : « La situation où je suis en vous écrivant me fait connaître plus que jamais la puissance irrésistible de l’amour. » L’humour de Valmont fait de nous des voyeurs consentants. Le malaise va plus loin que la simple question morale. Laclos touche au cœur du langage.

Est-il donc si simple de tromper ? Que le vrai ne se distingue pas du faux a quelque chose de scandaleux. Une formule comme « Vous ne connaissez pas mon cœur » (Lettre 58) que Valmont écrit à Tourvel est à la fois vraie et fausse : la manipulation est parfaite. La littérature elle-même en est, sinon salie, en tout cas ternie : la virtuosité rhétorique de Valmont, Merteuil, Laclos jette le trouble dans la « communication ». Laclos arrive même à faire douter de l’innocence des victimes. Après l’acte sexuel qui leur a été extorqué, Cécile et Mme de Tourvel sont heureuses. Valmont s’est fait plaisir, et il leur a aussi fait plaisir. La petite Volanges était niaise, il a fallu la forcer un peu, mais elle écrit à Merteuil : « J’ai peur de ne pas m’être défendue autant que je le pouvais. Je ne sais pas comment cela se faisait : sûrement, je n’aime pas M. de Valmont, bien au contraire ; et il y avait des moments où j’étais comme si je l’aimais. » (Lettre 97) Quant à Madame de Tourvel, elle en redemande : « “Je ne puis plus supporter mon existence qu’autant qu’elle servira à vous rendre heureux. Je m’y consacre toute entière : dès ce moment je me donne à vous, et vous n’éprouverez de ma part ni refus, ni regrets.” Ce fut avec cette candeur naïve ou sublime qu’elle me livra sa personne et ses charmes, et qu’elle augmenta mon bonheur en le partageant. L’ivresse fut complète et réciproque. » (Lettre 125). Danceny, après que Merteuil l’a mis dans son lit pour faire enrager Valmont, ne se plaint pas non plus : « En attendant le bonheur de te voir, je me livre, ma tendre amie, au plaisir de t’écrire, et c’est en m’occupant de toi, que je charme le regret d’en être éloigné. » (Lettre 150) La fin aurait-elle justifié les moyens ? Si le plaisir était pour tous au rendez-vous, qu’y a-t-il à redire ? Laclos nous fait descendre dans l’enfer de la sexualité, où le plaisir volé n’en reste pas moins un plaisir.

Les Liaisons mettent l’acte sexuel au premier plan. Pas de fioritures, sauf pour tromper les proies. Le plaisir psychique (vanité et puissance) s’ajoute au plaisir physique, il ne le remplace pas. Là encore, il y a malaise : ils vont trop loin, nous ne les suivons pas, mais nous sommes pourtant sur la même route qu’eux. Sur ce plaisir-là, Laclos est d’ailleurs d’une élégance sans pareille. Le texte est émaillé de formules suggestives. Merteuil confie à Cécile qui se plaint après sa nuit d’amour : « Tous les hommes ne sont pas des Valmont ! » (Lettre 105) De Belleroche, son amant, elle dit : « Ses hommages réitérés, quoique toujours reçus par la même femme, le furent toujours par une maîtresse nouvelle. » (Lettre 10) Valmont commente ainsi sa nuit avec la Vicomtesse de M. : « Comme je n’ai point de vanité, je ne m’arrête pas aux détails de la nuit : mais vous me connaissez, et j’ai été content de moi. » (Lettre 71) Merteuil sur sa liaison avec Valmont : « Je brûlais de vous combattre corps à corps. » (Lettre 81) De Prévan que Merteuil séduit : « Il m’aperçut, l’éclair n’est pas plus prompt. Que vous dirai-je ? je fus vaincue, tout à fait vaincue, avant d’avoir pu dire un mot pour l’arrêter ou me défendre. » (Lettre 85) Quant à Cécile Volanges que Valmont possède régulièrement, il en obtient « ce qu’on n’ose pas même exiger des filles dont c’est le métier. » (Lettre 115) Laclos laisse à l’imagination des lectrices et lecteurs le soin de compléter les détails. Le roman pourrait s’arrêter à la chute de Cécile et de Mme de Tourvel. Mais Laclos n’en a pas fini. Les cent dernières pages viennent expliquer le titre du livre : ceux qui cherchent le plaisir sexuel sont des gens dangereux, il faut les éviter. Le roman finit dans les larmes et la mort. Valmont meurt en duel. Merteuil, ruinée, attrape la petite vérole et quitte la France. Cécile Volanges s’enferme au couvent. Son amoureux, le Chevalier Danceny, s’exile à Malte. Madame de Tourvel meurt de honte et de chagrin. Et voici un nouveau malaise : ce plaisir tant vanté et recherché a donc des conséquences si graves ?

J’aime cette formule de Mauriac concernant l’amour physique : « Vous avez beau dire, il ne s’agit pas d’un geste comme un autre. » (Bloc-notes, 1er février 1959) Et André Malraux dans sa préface aux Liaisons écrit : « Le caractère dramatique de la sexualité est masqué sous les loups de satin rose. » En effet, l’acte sexuel n’est pas un acte comme les autres. Il peut avoir des conséquences imprévues. Valmont écrivait à propos de Tourvel : « Ah ! le temps ne viendra que trop tôt, où, dégradée par sa chute, elle ne sera plus pour moi qu’une femme ordinaire. » (Lettre 95). Or, après avoir chuté, Mme de Tourvel a gagné en puissance. Valmont écrit maintenant : « Serai-je donc, à mon âge, maîtrisé comme un écolier, par un sentiment involontaire et inconnu ? » (Lettre 125) Tout commence au lieu de finir après la possession : « Je ne sortis de ses bras que pour tomber à genoux, pour lui jurer un amour éternel ; et, il faut tout avouer, je pensais ce que je disais. » D’autre part, cette poursuite du plaisir, aujourd’hui comme hier, ne tient que par le secret.

La liberté sexuelle semble impossible à pratiquer au grand jour. C’était impossible au XVIIIe. Le doute bénéficiait aux libertins, mais quand la société savait tout, elle les condamnait. Valmont est connu pour être « dangereux » et Madame de Volanges écrit : « Sans doute, je reçois M. de Valmont, et il est reçu partout ; c’est une inconséquence de plus à ajouter aux mille autres qui gouvernent la société. » (Lettre 32) Aujourd’hui encore, c’est une liberté à la fois prônée et mal vue, avec la même inconséquence que jadis : les derniers scandales éroticopolitiques le montrent. Enfin, curieusement, le plaisir des uns empêche le plaisir des autres : Merteuil ne supporte pas le plaisir que Valmont prend avec Tourvel. Elle provoquera la guerre qui les perdra tous deux. La jalousie est une réalité psychique qui s’oppose à la liberté sexuelle. Danceny apprenant que Valmont a possédé sa fiancée, le provoque en duel : « J’ai vu la preuve de votre trahison écrite de votre main. J’avoue que mon cœur en a été navré et que j’ai ressenti quelque honte d’avoir autant aidé moi-même à l’odieux abus que vous avez fait de mon aveugle confiance. » (Lettre 162) Et sa fiancée ne l’intéresse plus depuis qu’elle a connu le plaisir sans lui, même si le scandale est évité. Tourvel ne se supporte plus et en mourra : « Je suis devenue criminelle. » (Lettre 161) Les conclusions de Laclos sont claires. Dans sa préface, il souligne l’aspect moral de son livre : « C’est rendre un service aux mœurs que de dévoiler les moyens qu’emploient ceux qui en ont de mauvaises pour corrompre ceux qui en ont de bonnes. » Et Mme de Rosemonde, tante de Valmont, écrit : « Si on était éclairé sur son véritable bonheur, on ne le chercherait jamais hors des bornes prescrites par les Lois et la Religion. » (Lettre 171)

Nous vivons une époque où les lois et la religion ne prescrivent plus guère de bornes, l’individu doit se bricoler sa propre morale. On ne badine pas avec l’amour, a dit un poète. Avec le plaisir non plus, nous prévient Laclos…

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Depuis 10 années, les Ensablés explorent la littérature du XXème siècle, et il nous est venu l’idée de répertorier les écrivains qui ont connu la Grande Guerre et dont nous avons abordé les œuvres. Cela constitue en quelque sorte notre Monument aux morts, pour ne jamais oublier…

11/11/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Il nous est arrivé d'être jeunes" de François Bott

Une fois de plus, on en revient à cette collection de poche dirigée par Alice Déon, "La petite Vermillon" qui m'enchante depuis plusieurs années. Indifférente à la mode, La Table Ronde ose rééditer des textes qui ne feront certes pas la une des journaux littéraires de plus en plus conformistes, mais ravissent ceux pour qui la littérature est l'affaire de leur vie.

Aujourd'hui, il me faut parler d'un livre qui m'a ravi "Il nous est arrivé d'être jeune" de François Bott.

01/11/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Captain Cap" d'Alphonse Allais

« Jetons par-dessus bord paperasses et registres, et avec les ronds de cuir de ces incapables, faisons des bouées de sauvetage. »
Tel est l’un des principaux points de la profession de foi d’Albert Caperon, dit Captain Cap, candidat aux élections législatives de 1893. « Anti bureaucrate » et anti européen » il se présente comme un aventurier qui a passé « les trois quarts de sa vie sur mer et les deux tiers de son existence sur les terres vierges. »

18/10/2020, 09:00

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Les Ensablés – Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) par le comte de Fels

Le temps des vacances s'approche, ou s'éloigne : souvenez-vous, nous avions passé l’été à travers la Provence, en compagnie de Jean-Louis Vaudoyer. Cette fois, nous n’irons pas si loin, à peine pousserons-nous aux limites du département de la Seine-et-Oise ! Car nous sommes en 1927 et Jean-Louis Vaudoyer m’a demandé d’interviewer le comte de Fels, pour sa biographie d’Ange-Jacques Gabriel [1]. Le moyen de refuser ?

04/10/2020, 09:00

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Les Ensablés - L’incertitude amoureuse de René Laporte (1905-1954)

René Laporte est né à Toulouse dans une famille bourgeoise de magistrats et d’universitaires. Il fait des études de droit, mais lance, à dix-neuf ans, une revue bi-mestrielle, Les Cahiers libres, artistiques et littéraires, puis fonde les éditions du même nom qui, entre 1925 et 1934, publieront environ 150 ouvrages.

20/09/2020, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac: “Le vélo” de René Fallet

L’actualité récente a mis le vélo sous les feux de la rampe. La grève des transports de Décembre et Janvier derniers incite des milliers de cyclistes à enfourcher leur bécane pour se rendre au travail, au mépris de la pluie et des frimas hivernaux. Les programmes des candidats aux élections municipales font la part belle au vélo dans les grandes métropoles françaises.

06/09/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Patte de mouche : petite et indispensable

Il y a quelques mois, L’Association, qui compte parmi les éditeurs historiques ayant émergé dans les années 90, relançait sa fameuse collection Patte de mouche, revenant aux sources de leur catalogue. Le principe de cette collection est simple : un même format (A6), un nombre de pages relativement constant (oscillant autour de 32 pages), une impression en noir et blanc.

01/12/2021, 17:59

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Disparition de Marie-Claire Blais, romancière et poétesse canadienne

Âgée de 82 ans, la romancière, dramaturge et poète Marie-Claire Blais est décédée ce mardi 30 novembre à Key West (Floride). Née en 1939 à Québec, au Canada, l’artiste a publié son premier roman à l’âge de 20 ans, intitulé La Belle Bête. Au cours de sa carrière, elle aura écrit de nombreux romans, mais aussi des essais, des recueils de poésie et des pièces de théâtre.

01/12/2021, 16:11

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Entre les lignes : la douce rencontre de deux solitudes

Asa est une ado douce et sincère – mais quand ses parents meurent dans un accident de voiture, elle n’arrive même pas à pleurer. Elle est juste seule, comme au milieu d’un grand désert. Sur un coup de tête, sa tante Makio la recueille. Mais cette mystérieuse autrice n’a pas l’habitude des contacts sociaux prolongés… Entre les lignes nous présente les délicats balbutiements de deux êtres fragiles qui apprennent à se connaître. 

01/12/2021, 09:27

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Bile en tête, de Sébastien Bouillé : une incarnation visqueuse du vide intérieur 

Pour cette nouvelle année, les éditions Le Dilettante accueille le premier roman de Sébastien Bouillé, Bile en tête. Un ouvrage incarnant cette montée de bile, venue de nos entrailles vers la gorge, et qui nous submerge tout entier. Loin du dégoût inspiré par cette matière visqueuse, les tonalités cyniques renforcent davantage le mal-être d’un personnage piégé dans sa propre intériorité.

01/12/2021, 07:34

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Thierry Cohen : Rien ne nous séparera, ou l’obscure vérité

BONNES FEUILLES - Maroc, 1964. Sarah et Jacob sont de pauvres paysans. Inspiré d’une histoire vraie, Rien ne nous séparera est sans doute le roman le plus poignant de Thierry Cohen. Un miracle dans la tragédie. 

01/12/2021, 07:20

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Lliberata : la Grande Dépression, entre pâtisserie, amour et fascisme

BONNES FEUILLES – Voici que s’avance une nouvelle fresque, signée Gail Reitano (traduction Marie de Prémonville). Un ouvrage, premier roman, présenté comme aussi romanesque que littéraire. Et qui puise chez des auteurs aussi grandioses que Sinclair Lewis et Elena Ferrante.

01/12/2021, 06:43

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En votre intime conviction : Clémentine Thiébault, à l'heure du verdict

BONNES FEUILLES – Un jour de novembre, Clémentine Thiebault reçoit un courrier orné de l'en-tête comminatoire du parquet de la Cour d'appel d'Aix en Provence. Elle a été désignée par le sort pour accomplir les fonctions de juré à la cession de la Cour d'Assises du département des Bouches du Rhône. Voici son histoire.

30/11/2021, 15:50

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Craig Johnson : Dry Bones, plutôt T-bone ou T-Rex ? 

C’est complètement par hasard que Jennifer Watt, accompagnée de son dogue du Tibet, avait découvert, dans une grotte du Lone Elk Ranch, ce qui allait s’avérer être une découverte sensationnelle, extraordinaire même, pendant que Dave Baumann, le directeur du High Plains Dinosaur Museum, s’acharnait à remplacer une roue de son vieux Land Rover, crevée alors qu’ils sillonnaient les terres de l’immense ranch dans une quête jusque là restée infructueuse.

30/11/2021, 12:43

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Watergang, la première vague de Mario Alonso

BONNES FEUILLES – « Je rêve. Je suis connu dans le monde entier sous le nom de Jan De Vaart, écrivain né à Middelbourg, de père inconnu et de mère incertaine. Mais pour l’instant, au village, tout le monde m’appelle Paul. Paul De Vaart, et je n’ai rien d’un rêveur. Je sais ce que je veux. »

30/11/2021, 07:34

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Nous sommes l'incendie : l'Amérique brisée de Steph Cha

BONNES FEUILLES – Sous les palmiers, les flammes. Los Angeles, 1991. Tandis que la ville brûle sous le feu de la contestation et des émeutes, la sœur de Shawn Matthews se fait tuer sous ses yeux. Son crime ? Être noire. Depuis, l’injustice pèse sur les épaules de Shawn. 

30/11/2021, 07:18

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Langue Morte, d'Hector Mathis : quand ressuscite le passé

Langue Morte sera le nouveau roman d’Hector Mathis qui dépeint avec une tendresse acide la difficulté de grandir dans un monde désenchanté, gris, où les rapports humains ne connaissent ni empathie, ni complaisance. Loin de K.O. (2018) ou Carnaval (2020), ses précédents romans, Langue Morte offre au lecteur un roman sur la vie doté d’une écriture poétique et musicale avec une percutante ironie, qui exprime les contrastes entre les grandes villes et leurs banlieues et surtout le monde actuel occidental.

 

30/11/2021, 06:34

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Anouk Lejczyk : Felis Silvestris, sa soeur

BONNES FEUILLES - Elle porte une cagoule pour faire comme les autres et se protéger du froid. Du haut de sa cabane, ou les pieds sur terre, elle contribue à la vie collective et commence à se sentir mieux. Mais Felis ignore que c’est sa soeur qui la fait exister – ou bien est-ce le contraire ? 

29/11/2021, 16:57

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L’Ours ou le nature writing post-apocalyptique

C’est un étonnant petit roman que nous proposent les éditions Globe cet automne. L’Ours est avant tout un roman post-apocalyptique qui commence par ces mots : « Les deux derniers étaient une fille et son père… » Cette fille et son père, donc, qui ne seront pas nommés de tout le roman – mais à quoi bon nommer quand il n’y a plus ni autre femme ni autre homme ? – semblent être les deux derniers humains sur terre. Par Laurence Baulande.

29/11/2021, 15:00

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Le codex, de Simon de Thuillières : voyage à l'ère médiévale 

Durant le premier confinement, fameux temps de suspension pour nombre de français, Simon de Thuillières a réalisé des images dans lesquelles il représente des œuvres populaires suivant des conventions esthétiques caractéristiques de l’époque médiévale. L’auteur postait alors régulièrement ses images sur des réseaux sociaux et connu un tel succès qu’il les a regroupées dans ce recueil déjanté. 

29/11/2021, 13:22

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Boubou en était sûr : la déconfusion des sentiments

BONNES FEUILLES – Un échange epistolaire entre deux enfants met en scène les limites du langage face à l’amour et les difficultés de mettre en mots les sentiments. Un album à partir de 5 ans

29/11/2021, 08:26

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Selva Almada : Ce n’est pas un fleuve, un hymne à la nature

BONNES FEUILLES – Une partie de pêche sur un fleuve peuplé de raies géantes. Le grand roman de la nature tropicale où rêve et réalité se confondent dans la torpeur fluviale. Une Carson McCullers latina au sommet de sa forme. 

29/11/2021, 07:29

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Blake et Mortimer, By Jove ! : les 200 meilleures ventes (semaine 46)

Solidement accroché à son rocher, Astérix persiste et signe : 1,12 million d’exemplaires, soit près de 60.000 de plus que la semaine passée… Pas si fou pour l’irréductible Gaulois. Il est suivi par le Goncourt, à 125.000 exemplaires, et Blake et Mortimer, évidemment, qui pour sa première semaine de vente passe joyeusement les 24.000 unités. Enfin, solidarité oblige, le collectif 13 à table 2022 occupe la 4e place des meilleures ventes de la semaine. Juste devant Ken Follett, à 26.000 ventes !

26/11/2021, 10:17

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Vous haïssez vos voisins ? Attendez de voir Ceux d’à côté, de M.T. Edvardsson 

BONNES FEUILLES – À Köpinge, petite localité résidentielle proprette de Suède, tout le monde se connaît, et l’entraide entre voisins fait office de loi. Du moins, en apparence. Car Micke et Bianca Andersson, qui ont quitté Stockholm pour élever leurs deux enfants dans le calme de la petite ville, découvrent rapidement que leur voisinage est loin d’être aussi idyllique que prévu.

 

26/11/2021, 08:00

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Quand il fait triste Bertha chante : Rodney Saint-Éloi, de la mère au fils

« Ce récit est, à mes yeux, l’hommage le plus émouvant rendu à une mère depuis le Livre de ma mère d’Albert Cohen », écrit Alain Mabanckou. Dans ce récit admirablement écrit, l’auteur rend hommage à sa mère, Bertha. Cette grande dame noire à l’énergie et à la générosité exemplaires, « amoureuse de l’amour », vient de mourir. Rodney, son fils aîné, raconte l’enfance bleue au pays natal, leur chemin d’exil, elle à New York, lui à Montréal.

26/11/2021, 07:12

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Patrice Leconte et Vincent Lacoste : la BD fait son cinéma

Fort de ses succès en librairie, Riad Sattouf lance une nouvelle série, dans laquelle il raconte le parcours de Vincent Lacoste, jeune étoile du cinéma français. Au même moment, Joub et Nicoby retracent les aventures cinématographiques atypiques de Patrice Leconte, l'un des rares réalisateurs à être parvenu pendant plusieurs décennies à alterner films à grand succès et projets plus personnels. Ces deux albums BD dévoilent les coulisses des tournages, les complications de production et les joies de la création cinématographique. Des cases qui donnent des envies de salles obscures.

25/11/2021, 16:19

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Asphalte, de Matthieu Zaccagna : courir à perdre la vie ?

BONNES FEUILLES – À 17 ans, Victor fuit un quotidien d’une violence absolue. Sans argent, sans liens, sans but, sans aide de quiconque, il court dans Paris jusqu’à l’anéantissement, la souffrance. Il fera des rencontres, se mettra à l’épreuve, défiera sans cesse la mort pour se réapproprier son corps et son passé. 

25/11/2021, 07:35

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David Lelait-Helo : Je suis la maman du bourreau, Prier Dieu, se vouer au Diable

BONNES FEUILLES – Du haut de ses quatre-vingt-dix ans, Gabrielle de Miremont semblait inatteignable. Figée dans l’austérité de la vieille aristocratie catholique dont elle est l’incarnation. Sa devise : « Ne jamais rien montrer, taire ses émotions. » 

25/11/2021, 07:12

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Un projet inédit de Max Ernst et René Crevel en librairie

Ce 26 novembre, les éditions Prairial publient Monsieur Couteau, mademoiselle Fourchette, la traduction inédite de Mr. Knife Miss Fork, rareté de bibliophile parue en 1931 et vendue, par souscription, à 250 exemplaires. Ce bel ouvrage réunit Max Ernst et René Crevel autour d'un projet surréaliste.

24/11/2021, 16:08

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15 aphorismes insoucieux et désenchantés, par Françoise Sagan

Les éditions Julliard ont sorti en ce mois de novembre un recueil de plus de 230 aphorismes et pensées de Françoise Sagan sélectionnés par son fils, Denis Westhoff. L’occasion d’en faire une petite sélection pour pénétrer son univers désinvolte et mélancolique. Des aphorismes sur l'amour, l'argent, le jeu, la gloire, le bonheur ou encore la mort. Autant de traits d'esprit exprimant sa modernité et sa liberté, comme une approche radicale contre l’esprit de sérieux.

24/11/2021, 14:08

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Lenka Horňáková-Civade : Un regard bleu, quand Rembrandt rencontre Comenius

BONNES FEUILLES – Amsterdam, 1656. Alors que Rembrandt voit ses créanciers vider sa maison, il croise le regard bleu d’un inconnu dans la foule qui immédiatement capte son attention. Cet homme, Comenius, est un philosophe et pédagogue tchèque qui, chassé par la guerre, a été contraint de quitter son pays. La rencontre passionnante, au XVIIe siècle, entre deux génies attachants et modernes.

24/11/2021, 08:05

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David Joy : Nos vies en flammes, plus qu'un combat, une révolte

BONNES FEUILLES – Retraité depuis quelques années du service des forêts, Ray Mathis mène une vie solitaire dans sa ferme des Appalaches. Il attend sans vraiment attendre que son fils Ricky vienne le rejoindre. Mais celui-ci a d’autres préoccupations – se procurer sa dose quotidienne de drogue, par exemple...

24/11/2021, 07:30

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À la découverte de Zahhak, la légende du roi serpent, livre pop-up d'exception

Zahhak, fils du roi de Perse, séduit par le Démon, assassine son père et s’approprie le trône. Constamment menacé et intrigué par deux serpents lovés autour de ses épaules, il se lance dans une conquête dévastatrice et agrandit considérablement son royaume, imposant sa cruauté aux peuples opprimés. Il règne ainsi mille ans, jusqu’à ce qu’un oracle lui prédise sa chute prochaine sous le bras armé du jeune Fereydoun.

23/11/2021, 11:08

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Revenir à toi : Léonor de Récondo, meutrissures et abandon

Magdalena sort tout juste du cabinet de sa dermatologue lorsque son téléphone sonne : un rappel de sa messagerie sur laquelle Adèle, son agente, lui a laissé un message ! Encore engluée dans ses réflexions à propos des soins qu’elle vient de subir et qui sont, pourtant, sans conséquence, elle peine à entendre le sens des mots qu’Adèle a laissé pour elle : la trace de sa mère a enfin été retrouvée ! Après une disparition pendant trente ans. Sans aucune nouvelle. Sans aucune information. Seulement « partie » selon son père et ses grands parents ! Retrouvée !

23/11/2021, 10:38

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Le Syndrome du golem : Mikael Hirsch revisite Frankenstein

BONNES FEUILLES – Bizarrement, c’est moins le golem éponyme, le seul, l’unique, modelé à coups de pouce rageur, et dans une épaisse argile, par le rabbin pragois Judas Lœw Ben Bezalel, qu’évoque le formidable roman de Mikaël Hirsch, que la créature de Frankenstein, colosse couturé et titubant fait de bric charnel et de broc osseux. 

23/11/2021, 08:42

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Johanne : Graciano, sur des traces peu connues de Jeanne d'Arc

BONNES FEUILLES – Le premier roman de Marc Graciano avait failli s’intituler Anarchie dans la montagne. Celui qui nous vient aujourd’hui aurait pu tout autant s’intituler Liberté dans les forêts. Sans cesse déployé, et mûri par un écrivain parvenu à sa plénitude, c’est toujours le même enjeu, et toute la grâce de Graciano : nous soigner de ce qui nous fait souffrir, nous ouvrir à un regard qui comprend le monde, nous redonner une langue qui permet de nommer ce que nous ressentons et pouvons ressentir.

23/11/2021, 08:17

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Ils ont tué Oppenheimer : Virginie Ollagnier raconte le “Doctor Atomic”

BONNES FEUILLES – Un roman intime et politique qui nous plonge au cœur de la guerre froide et dans la pensée complexe du père de la bombe. Robert Oppenheimer aimait les femmes, courser les trains au volant de sa puissante voiture, affronter les tempêtes à la barre de son bateau et galoper sur les chemins du Nouveau-Mexique. Par-dessus tout, il aimait la physique car elle réveillait en lui le philosophe, le poète. 

23/11/2021, 08:00

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Sapiens, tome 2 : la puissance de la fiction

« Sapiens », le brillant essai fleuve de Yuval Noah Harari, ce best seller mondial qui raconte sous un jour nouveau l'histoire de l'Humanité, prend à nouveau d'assaut les tables des librairies dix ans après sa première parution en hébreu, en bande dessinée cette fois. Le deuxième tome, toujours aussi réussi, met en lumière les mécanismes qui ont permis aux homos sapiens de s'établir, de coopérer et, petit à petit, de faire société à grande échelle, notamment grâce au recours à des fictions collectives comme l'argent, les divinités ou les empires. Un récit en cases et en bulles qui, comme l'Homo Sapiens il y a 70000 ans, part à la conquête du monde entier.

22/11/2021, 11:51

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Daft Punk, Pikachu ou Greta Thunberg : le grand retour de Clotaire se déguise

BONNES FEUILLES – Roi incontesté du déguisement en tous genres, Clotaire revient dans une nouvelle édition, pour un défilé de personnages toujours plus surprenants ! Un album, paru originellement chez Autrement jeunesse en 2014, toujours dès 3 ans, mais que l'on retrouvera réédité en janvier prochain.

22/11/2021, 08:40

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Braconniers, d’Alessandro Cinquegrani : “Le chant d’une vie consumée”

Pour cette nouvelle année, les éditions do publiera Braconniers d’Alessandro Cinquegrani, traduit de l’italien par Laura Brignon. Plongé dans une représentation allégorique de l’histoire de l’Italie, le lecteur découvre des personnages tourmentés par la mort de leur fils dans des conditions mystérieuses, qui les laissent dans une souffrance — presque — inexprimable. 

22/11/2021, 08:15

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Le latin ? Un droit pour tous : un vivifiant plaidoyer 

Le latin ? Une langue ancienne, une langue morte, devenue inutile dans notre monde contemporain, diront certains. C’est pour répondre à ces mauvaises langues qui s’égarent dans une vision étriquée du savoir que Marie-Pierre Delaygue-Masson a décidé de prendre la plume. Son court essai intitulé Le latin ? Un droit pour tous ! vient d’être publié par la nouvelle maison d’édition l’autreface créée en 2020.

22/11/2021, 07:30

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Dragon Ball, Astérix et un Goncourt : les 200 meilleures ventes (semaine 45)

La potion magique continue de faire son effet, mais après avoir dépassé le million d’exemplaires en quelques semaines, Astérix et son Griffon perdent un peu leur souffle. Tout en gardant la première place des ventes. Assez logiquement, le Prix Goncourt décerné à Mohamed Mbougar Sarr, permet à son livre, avec 86.595 exemplaires, de prendre la seconde. Et à sa suite, San Goku et ses amis se glissent à la 3e place : le T.15 de Dragon Ball Super affiche 21.770 ventes, star de la semaine.

19/11/2021, 11:33