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Les Ensables - Notes de voyage de Laurent Jouannaud: "Les liaisons dangereuses" de Choderlos de Laclos (1741-1803) ou les basses oeuvres du plaisir

Je feuilletais Les Liaisons dangereuses (1782) pour retrouver le passage où Merteuil et Valmont se brouillent et provoquent leur perte mutuelle. C’est dans la lettre 153 : « Eh bien ! La guerre ! », décide la Merteuil. Pris par le texte, j’ai relu le chef d’œuvre de Choderlos de Laclos, avec la même fascination et le même malaise qu’à chaque fois. Ce sujet qui fascine, c’est le plaisir sexuel. Ce plaisir se prend à deux (sauf dans Charlot s’amuse !) et toute la difficulté est là, hier comme aujourd’hui. Laclos ne tourne pas autour du pot.

Le 19/10/2014 à 16:17 par Les ensablés

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19/10/2014 à 16:17

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

Dès la seconde lettre, la marquise de Merteuil propose au vicomte de Valmont de « mettre une rouerie de plus à ses Mémoires » : il doit coucher avec Cécile de Volanges, quinze ans, avant qu’elle n’épouse le Comte de Gercourt dont Merteuil veut se venger en lui plantant des cornes avant même son mariage. Ce que Valmont accepte de faire, bien qu’il soit occupé depuis quelques jours à une « passion forte » inspirée par Madame de Tourvel dont on connaît « la dévotion, l’amour conjugal, les principes austères » (Lettre 4).

A la fin du roman, Valmont aura couché avec ces deux femmes. Il lui aura fallu deux mois pour avoir Cécile et trois mois pour avoir Mme de Tourvel. Valmont aura en outre un revenez-y avec deux anciennes maîtresses. De son côté, la marquise de Merteuil est la maîtresse de Belleroche, mais s’offrira en passant le chevalier Prévan et le jeune Danceny. C’est pas mal pour l’époque, et même pour aujourd’hui ! Le roman décrit dans le détail comment Valmont s’y prend pour séduire les deux femmes. Il n’est pas si simple de déflorer une jeune fille surveillée par sa mère, ni de conquérir une femme mariée qui a des principes et aime son époux. Merteuil, elle, jeune et jolie, n’a qu’à s’offrir discrètement pour être prise. Laclos nous montre un Valmont qui est à la peine malgré sa jeunesse, son charme, sa situation sociale. La jeune Cécile ne le regarde même pas : elle n’a d’yeux que pour Danceny, son amoureux. La présidente de Tourvel connaît sa mauvaise réputation et prend son mariage au sérieux. Valmont va devoir séduire ces deux femmes (seducere signifiant « tromper » en latin). Il explique sa tactique et ses avancées à Mme de Merteuil dans les lettres qu’il lui envoie et que nous lisons. Il tend ses filets et les deux femmes finiront par y tomber. Nous voilà dans les cuisines peu ragoûtantes de la drague.

Il faut distinguer la fin et les moyens : il y a l’acte sexuel et les façons d’y parvenir. Le XVIIIe siècle condamnait à la fois les moyens et les fins. « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain », dit le dixième commandement. Aujourd’hui, le désir des deux libertins nous semble légitime. Mme de Merteuil est veuve, elle est libre et elle aime l’amour. Valmont est jeune, libre et il aime l’amour. Où est le mal ? « Conquérir est notre destin», écrit Valmont (Lettre 4). Pourquoi pas ? Pourquoi ne pas réaliser son désir ? Valmont explique qu’il est attiré malgré lui par Mme de Tourvel : « Je sentis enfin qu’il m’était également impossible et de ne pas vous aimer et d’en aimer une autre que vous. » (Lettre 52) Le séducteur affirme qu’il a été lui-même séduit, et ce fait l’autorise à séduire. Quant à Merteuil, sa courte autobiographie dans la fameuse lettre 81 est considérée comme un manifeste féministe avant l’heure : « Je puis dire que je suis mon ouvrage. »

Mon cher Hervé, je ne suis pas un libertin, je n’en ai ni l’envie ni les moyens, mais je suis moi aussi pour lalibertésexuelleentreadultesconsentants, il le faut bien. Valmont et Merteuil sont devenus notre modèle, avoué ou non : réussir sa vie sexuelle, aujourd’hui, c’est forcément aussi une affaire de quantité et de diversité. Pourtant, cette sexualité multipliée est toujours ambiguë : elle n’est pas compatible avec legrandamour, notre autre idéal, conçu comme fidélité à un seul être. Ces deux idéaux se contredisent. Les morales changent, mais ne s’annulent pas : elles s’empilent dans notre conscience. Des strates opposées coïncident en nous, particulièrement dans l’ordre sexuel qui a tant changé en quelques décennies. Valmont et Merteuil, à imiter ou à proscrire ? Difficile à dire.

Quant aux moyens utilisés pour séduire, nous les condamnons, hier comme aujourd’hui, n’est-ce pas ? Il n’est pas bien de mentir pour mettre l’autre dans son lit, c’est certain…. Mais la liberté sexuelle oblige à donner des coups de canif à une stricte morale de l’honneur et de la vérité. Autrement dit, on ne peut pas être Valmont ou Merteuil sans s’en donner les moyens. Il est admis de promettre plus que ce qu’on veut tenir, de se présenter sous son meilleur jour (habits de marque et implants en tout genre), d’enjoliver sa situation professionnelle, de mentir ou se taire sur son passé sexuel, etc. Ces mensonges entre homme et femme pour emporter le morceau enlèvent de son goût nature à l’amour, mais chacun suppose que l’autre n’est pas dupe. Ce que Serge Gainsbourg a résumé en ce bref dialogue : « Je t’aime. - Moi non plus. » Laclos pousse ces moyens à l’extrême : Valmont et Merteuil utilisent la ruse, le mensonge, l’intimidation pour arriver à leurs fins, c’est-à-dire l’acte sexuel avec quelqu’un qui n’en voulait pas. Ils restent encore du côté de la loi, leurs proies sont consentantes. Sade sera plus radical : ses personnages vont jusqu’au crime pour satisfaire leurs désirs sexuels. Valmont à ce mot lucide : « Voilà bien les hommes ! tous également scélérats dans leurs projets, ce qu’ils mettent de faiblesse dans l’exécution, ils l’appellent probité. » (Lettre 66)

Il lui faudra plusieurs mensonges pour avoir Cécile et pourtant il lui écrit : « Je hais tout ce qui a l’air de la tromperie ; c’est là mon caractère. » (Lettre 84) Il faudra faire une fausse clé pour entrer de nuit dans la chambre de la jeune fille. Une fois là, au moment de passer aux actes, Valmont emploie le chantage : « A qui persuaderez-vous que je ne sois pas ici de votre aveu ? » (Lettre 96) Parallèlement, il réussit à se faire aimer de la Tourvel en une dizaine de lettres et quelques rencontres. Mais il l’a espionnée ; il a organisé une mise en scène où il porte secours à des pauvres ; il viole sa correspondance ; il ira aux offices religieux et fera semblant de prier. Tourvel l’aime mais ne cède pas. Elle se sait désirée mais veut être aimée. Valmont fait donc semblant de l’aimer : il lui écrit de fausses lettres d’amour qui ressemblent parfaitement à des vraies. Le lecteur est alors curieusement tiraillé entre complicité et condamnation : il lit ces lettres pleines d’émotion, de passion et de respect, quand dans la lettre précédente Valmont expliquait à Merteuil sa tactique. Le chef d’œuvre est, bien entendu, la lettre d’amour (Lettre 48) qu’il écrit à Mme de Tourvel sur le cul d’une prostituée qu’il prend pour écritoire : « La situation où je suis en vous écrivant me fait connaître plus que jamais la puissance irrésistible de l’amour. » L’humour de Valmont fait de nous des voyeurs consentants. Le malaise va plus loin que la simple question morale. Laclos touche au cœur du langage.

Est-il donc si simple de tromper ? Que le vrai ne se distingue pas du faux a quelque chose de scandaleux. Une formule comme « Vous ne connaissez pas mon cœur » (Lettre 58) que Valmont écrit à Tourvel est à la fois vraie et fausse : la manipulation est parfaite. La littérature elle-même en est, sinon salie, en tout cas ternie : la virtuosité rhétorique de Valmont, Merteuil, Laclos jette le trouble dans la « communication ». Laclos arrive même à faire douter de l’innocence des victimes. Après l’acte sexuel qui leur a été extorqué, Cécile et Mme de Tourvel sont heureuses. Valmont s’est fait plaisir, et il leur a aussi fait plaisir. La petite Volanges était niaise, il a fallu la forcer un peu, mais elle écrit à Merteuil : « J’ai peur de ne pas m’être défendue autant que je le pouvais. Je ne sais pas comment cela se faisait : sûrement, je n’aime pas M. de Valmont, bien au contraire ; et il y avait des moments où j’étais comme si je l’aimais. » (Lettre 97) Quant à Madame de Tourvel, elle en redemande : « “Je ne puis plus supporter mon existence qu’autant qu’elle servira à vous rendre heureux. Je m’y consacre toute entière : dès ce moment je me donne à vous, et vous n’éprouverez de ma part ni refus, ni regrets.” Ce fut avec cette candeur naïve ou sublime qu’elle me livra sa personne et ses charmes, et qu’elle augmenta mon bonheur en le partageant. L’ivresse fut complète et réciproque. » (Lettre 125). Danceny, après que Merteuil l’a mis dans son lit pour faire enrager Valmont, ne se plaint pas non plus : « En attendant le bonheur de te voir, je me livre, ma tendre amie, au plaisir de t’écrire, et c’est en m’occupant de toi, que je charme le regret d’en être éloigné. » (Lettre 150) La fin aurait-elle justifié les moyens ? Si le plaisir était pour tous au rendez-vous, qu’y a-t-il à redire ? Laclos nous fait descendre dans l’enfer de la sexualité, où le plaisir volé n’en reste pas moins un plaisir.

Les Liaisons mettent l’acte sexuel au premier plan. Pas de fioritures, sauf pour tromper les proies. Le plaisir psychique (vanité et puissance) s’ajoute au plaisir physique, il ne le remplace pas. Là encore, il y a malaise : ils vont trop loin, nous ne les suivons pas, mais nous sommes pourtant sur la même route qu’eux. Sur ce plaisir-là, Laclos est d’ailleurs d’une élégance sans pareille. Le texte est émaillé de formules suggestives. Merteuil confie à Cécile qui se plaint après sa nuit d’amour : « Tous les hommes ne sont pas des Valmont ! » (Lettre 105) De Belleroche, son amant, elle dit : « Ses hommages réitérés, quoique toujours reçus par la même femme, le furent toujours par une maîtresse nouvelle. » (Lettre 10) Valmont commente ainsi sa nuit avec la Vicomtesse de M. : « Comme je n’ai point de vanité, je ne m’arrête pas aux détails de la nuit : mais vous me connaissez, et j’ai été content de moi. » (Lettre 71) Merteuil sur sa liaison avec Valmont : « Je brûlais de vous combattre corps à corps. » (Lettre 81) De Prévan que Merteuil séduit : « Il m’aperçut, l’éclair n’est pas plus prompt. Que vous dirai-je ? je fus vaincue, tout à fait vaincue, avant d’avoir pu dire un mot pour l’arrêter ou me défendre. » (Lettre 85) Quant à Cécile Volanges que Valmont possède régulièrement, il en obtient « ce qu’on n’ose pas même exiger des filles dont c’est le métier. » (Lettre 115) Laclos laisse à l’imagination des lectrices et lecteurs le soin de compléter les détails. Le roman pourrait s’arrêter à la chute de Cécile et de Mme de Tourvel. Mais Laclos n’en a pas fini. Les cent dernières pages viennent expliquer le titre du livre : ceux qui cherchent le plaisir sexuel sont des gens dangereux, il faut les éviter. Le roman finit dans les larmes et la mort. Valmont meurt en duel. Merteuil, ruinée, attrape la petite vérole et quitte la France. Cécile Volanges s’enferme au couvent. Son amoureux, le Chevalier Danceny, s’exile à Malte. Madame de Tourvel meurt de honte et de chagrin. Et voici un nouveau malaise : ce plaisir tant vanté et recherché a donc des conséquences si graves ?

J’aime cette formule de Mauriac concernant l’amour physique : « Vous avez beau dire, il ne s’agit pas d’un geste comme un autre. » (Bloc-notes, 1er février 1959) Et André Malraux dans sa préface aux Liaisons écrit : « Le caractère dramatique de la sexualité est masqué sous les loups de satin rose. » En effet, l’acte sexuel n’est pas un acte comme les autres. Il peut avoir des conséquences imprévues. Valmont écrivait à propos de Tourvel : « Ah ! le temps ne viendra que trop tôt, où, dégradée par sa chute, elle ne sera plus pour moi qu’une femme ordinaire. » (Lettre 95). Or, après avoir chuté, Mme de Tourvel a gagné en puissance. Valmont écrit maintenant : « Serai-je donc, à mon âge, maîtrisé comme un écolier, par un sentiment involontaire et inconnu ? » (Lettre 125) Tout commence au lieu de finir après la possession : « Je ne sortis de ses bras que pour tomber à genoux, pour lui jurer un amour éternel ; et, il faut tout avouer, je pensais ce que je disais. » D’autre part, cette poursuite du plaisir, aujourd’hui comme hier, ne tient que par le secret.

La liberté sexuelle semble impossible à pratiquer au grand jour. C’était impossible au XVIIIe. Le doute bénéficiait aux libertins, mais quand la société savait tout, elle les condamnait. Valmont est connu pour être « dangereux » et Madame de Volanges écrit : « Sans doute, je reçois M. de Valmont, et il est reçu partout ; c’est une inconséquence de plus à ajouter aux mille autres qui gouvernent la société. » (Lettre 32) Aujourd’hui encore, c’est une liberté à la fois prônée et mal vue, avec la même inconséquence que jadis : les derniers scandales éroticopolitiques le montrent. Enfin, curieusement, le plaisir des uns empêche le plaisir des autres : Merteuil ne supporte pas le plaisir que Valmont prend avec Tourvel. Elle provoquera la guerre qui les perdra tous deux. La jalousie est une réalité psychique qui s’oppose à la liberté sexuelle. Danceny apprenant que Valmont a possédé sa fiancée, le provoque en duel : « J’ai vu la preuve de votre trahison écrite de votre main. J’avoue que mon cœur en a été navré et que j’ai ressenti quelque honte d’avoir autant aidé moi-même à l’odieux abus que vous avez fait de mon aveugle confiance. » (Lettre 162) Et sa fiancée ne l’intéresse plus depuis qu’elle a connu le plaisir sans lui, même si le scandale est évité. Tourvel ne se supporte plus et en mourra : « Je suis devenue criminelle. » (Lettre 161) Les conclusions de Laclos sont claires. Dans sa préface, il souligne l’aspect moral de son livre : « C’est rendre un service aux mœurs que de dévoiler les moyens qu’emploient ceux qui en ont de mauvaises pour corrompre ceux qui en ont de bonnes. » Et Mme de Rosemonde, tante de Valmont, écrit : « Si on était éclairé sur son véritable bonheur, on ne le chercherait jamais hors des bornes prescrites par les Lois et la Religion. » (Lettre 171)

Nous vivons une époque où les lois et la religion ne prescrivent plus guère de bornes, l’individu doit se bricoler sa propre morale. On ne badine pas avec l’amour, a dit un poète. Avec le plaisir non plus, nous prévient Laclos…

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02/01/2022, 09:00

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Les Ensablés - Batouala (1921) de René Maran (1887-1960)

Les Ensablés ont le plaisir d'accueillir aujourd'hui dans leur rubrique Marie Coat, grande lectrice, qui nous fera partager au fil du temps ses découvertes. Merci à elle. Il y a tout juste un siècle, le 14 décembre 1921, le prix Goncourt fut attribué à René Maran, administrateur des colonies, pour son roman Batouala, proposé au jury par Henri de Régnier. Par Marie Coat

19/12/2021, 09:00

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Les Ensablés - Amour étrusque (1898) de JH Rosny aîné (1856-1940)

La littérature française est riche d’innombrables récits tirés de l’Antiquité grecque ou romaine. Sans remonter aux Aventures de Télémaque, nous avons tous lu La Venus d’Ille de Mérimée et son cruel dénouement, Gautier et Arria Marcella, Dumas et sa sulfureuse Acté et bien entendu Salammbô dans lequel Flaubert, de son aveu même, voulut appliquerà l’Antiquité les règles du roman moderne. L’Antiquité comme décor fabuleux et comme recueild’exemples politiques, mais aussi l’Antiquité onirique, féroce et sensuelle dont les jeunes latinistes découvraient avec ébahissement qu’elle reposait, au sens chrétien, sur une immoralité sans limite. Par Antoine Cardinale.

05/12/2021, 09:00

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Les Ensablés - Quinze rounds de Henri Decoin

Henri Decoin a connu plusieurs vies. Il fut tour à tour sportif de haut niveau – et le livre du jour fera montre de la science qu’il avait du noble art, la boxe -, héros de guerre, journaliste et cinéaste. Il fut aussi romancier. L’arbre vengeur a la bonne idée de rééditerune petite pépite, Quinze rounds, récit retraçant l’histoire d’une rencontre de boxe commentée par un boxeur sur le ring en temps réel. L’expérience littéraire y croise étonnamment les gants avec l’expérience sportive. Par Denis Gombert

21/11/2021, 09:19

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Les Ensablés – Les Maîtres du vertige, six romans de “merveilleux scientifique”

L’Arbre Vengeur, jamais en reste pour nous surprendre, nous offre aujourd’hui un très beau livre (sur la forme et le fond), Maîtres du Vertige, qui regroupe six romans de science-fiction — ou plutôt de « merveilleux scientifique », ayant été écrit par des auteurs de langue française du début du vingtième siècle… L’occasion, pour tous les curieux, épris de bonne littérature, de découvrir, non plus un seul auteur oublié, mais toute une littérature « ensablée », un continent, aurais-je envie de dire, dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Par Hervé Bel.

08/11/2021, 16:26

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Les Ensablés – La Cité ardente d’Henry Carton de Wiart (1869-1951)  

La ville de Liège doit son célèbre surnom au titre de ce roman historique publié en 1905 (Paris, Perrin) par le comte Henry Carton de Wiart, le premier d’une série de cinq livres constituant le « cycle de la Destinée nationale ». L’ambition de l’auteur, qui s’apprête à occuper d’importantes fonctions gouvernementales au seuil de la guerre, est de renforcer le sentiment national belge en illustrant littérairement des épisodes de vaillance, de courage et de résistance puisés dans l’Histoire. Par Louis Mores

24/10/2021, 16:00

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Les Ensablés - La grande peur dans la montagne (1925) de Charles-Ferdinand Ramuz

L’œuvre de Ramuz comprend une vingtaine de romans. La grande peur dans la montagne est un texte de 1925 qui fait montre d’une grande maturité d’un auteur qui a entamé une carrière littéraire à Paris en 1900, à l’âge de vingt ans. Cependant, à Paris, là où son éditeur Bernard Grasset lui demandera toute sa vie de « se montrer », Charles Ferdinand Ramuz aura à cœur de toujours se mettre en retrait des mondanités. Par pudeur ainsi que par méfiance de la corruption urbaine, Ramuz est avant tout un homme de la terre. Par Denis Gombert

11/10/2021, 16:51

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Les Ensablés - L’univers sévère et lumineux de Maria Borrély (1890-1963)

Maria Borrély, le nom n’est pas connu. Pourtant, il devrait !...Il est toujours émouvant de découvrir des auteurs du passé. Je ne parle pas d’auteurs renommés qu’on lit pour la première fois, mais de ces auteurs complètement oubliés, que plus personne ne lit depuis longtemps, si tant est qu’ils ont déjà été lus. Par François Ouellet. 

27/09/2021, 09:39

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Les Ensablés - Les quatre éléments (1935) d'André Chamson (1900-1983)

« Mort sont les beaux diseurs/Mais le livre est écrit/Morts sont les bâtisseurs/mais le temple est bâti » (F.Mistral) André Chamson fit un voyage au Japon qu’il relate dans ses souvenirs. Nous avons été naturellement chez les geishas qui ne sont pas ce que l’on peut croire. La fille qui était venue sur le tatami pour allumer ma cigarette m’a dit « Monsieur, j’ai lu votre livre les Quatre éléments ». Les quatre éléments étaient devenus « le soleil, la rivière, la montagne » et je ne sais plus quoi… Par Antoine Cardinale

12/09/2021, 14:02

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Les Ensablés – La Rédemption de Mars de Pierre Nothomb (1887-1966)

Au sortir de la Première Guerre mondiale, durant laquelle il a travaillé pour le Gouvernement belge en exil au Havre (Sainte-Adresse) et publié des essais défendant et illustrant les positions de son pays, Pierre Nothomb (1887-1966) mène une vie littéraire entre la Belgique et la France et fait notamment paraître à Paris le roman La Rédemption de Mars (Paris, Plon, 1922). Par Louis Morès.

18/07/2021, 10:00

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Les Ensablés - Prétextat, de Pierre Bost (1901-1975)

Nos fidèles lecteurs n'ignorent pas que nous aimons Pierre Bost (1), écrivain d'avant-guerre devenu scénariste célèbre après 1945, et que nous aimons aussi les Editions de la Thébaïde qui, il y a deux ans, ont publié un recueil de nos articles sur les écrivains oubliés (Lectures en stock). Il était donc évident et naturel que nous parlions aujourd'hui de la réédition de Prétextat (1925) de Pierre Bost, d'autant plus que la préface a pour auteur François Ouellet, chroniqueur des "Ensablés", et par ailleurs grand spécialiste de l'écrivain. Par Hervé Bel.

27/06/2021, 13:22

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Les Ensablés – La Maison Camille, (1935) de Henri Duvernois

Les fidèles de notre rubrique se rappelleront que nous avons déjà chroniqué deux romans de cet auteur prolixe (Edgar, L’homme qui s’est retrouvé) mort en 1937, juste avant la guerre ; ce qui lui fut peut-être fatal, car, en 1945, on était passé à un autre monde, pas forcément meilleur. À côté de Camus, Sartre, et tant d’autres, Duvernois ne faisait plus très sérieux, d’autant que l’homme, dans sa vie comme dans ses écrits, avait toujours imité la légèreté. Je dis « imité » à dessein, car l’œuvre de Duvernois, sous des apparences d’ironie et de comique, dissimule une profonde mélancolie, une réflexion désabusée sur l’homme. Par Hervé Bel.

06/06/2021, 19:41

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Les Ensablés - Voyage d’un livre à travers la Bibliothèque Nationale de  Henri Beraldi

Exhumé de l’oubli, ce petit texte écrit par un bibliophile passionné raconte et s’inquiète de la croissance des arrivées des livres en masse à la Bibliothèque Nationale. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et la noble institution enregistre déjà 500.000 références disponibles (14 millions aujourd’hui !). « La vérité, annonce l’auteur, est que, de ces espaces, aujourd’hui, il n’y en a plus. La Bibliothèque est pleine, archipleine, bondée, bourrée jusqu’à refus. » Voyage au cœur de la Bibliothèque, ogre-machine qui tourne à plein régime. 

23/05/2021, 20:41

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Les Ensablés - Hiver 1814, de Bernard Michel, la Campagne de France

Les Ensablés ont plusieurs fois évoqué Napoléon pour rappeler que dans sa jeunesse, il avait écrit des nouvelles, et qu’à Sainte-Hélène, il avait retrouvé son désir d’écrire et pu assouvir sa passion pour la lecture. Il faut lire Le Mémorial pour mesurer l’étendue de sa culture littéraire. Il profita de son inactivité pour écrire quelques ouvrages, dont une étude sur « La guerre des Gaules », et une espèce de fiction sur son exil à Sainte-Hélène. Par Hervé Bel

 

09/05/2021, 10:22

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Les Ensablés - Black (1858) d’Alexandre Dumas (1802-1870)

« Pas de mystère, pas de souterrain, pas de ténèbres dans cette œuvre ; partout le rayonnement, partout le plein midi », disait Victor Hugo. L’œuvre d’Alexandre Dumas n’intéresse pas l’Histoire de l’art. En 1840 certes, résidant à Florence, il lui fut commandé, pour la somme considérable de dix mille francs, un ouvrage sur la galerie des Offices. La description des trois cent cinquante portraits de peintres qui sont dans ce fameux musée devait former L’histoire biographique et anecdotique de la peinture depuis huit siècles. Par Antoine Cardinale.

25/04/2021, 10:12

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Les Ensablés - Le grand coucher, de Guy Dupré (1981)

Guy Dupré (1925-2018) ne fut un écrivain ni prolixe ni facile. Son œuvre littéraire ne comporte que trois ouvrages, si l’on met de côté des chroniques diverses : Les Fiancées sont Froides (paru en 1953 et salué par Gracq et par Breton), Le Grand Coucher (1981) et Les Mamantes (1986). par Henri-Jean Coudy

04/04/2021, 09:08

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Rodolphe Danjou imagine Ces vies d'où l'on vient

BONNES FEUILLES - Faut-il retourner aux sources pour rebattre les cartes ? Faut-il revenir d’où l’on vient pour tout recommencer ? Tel est le pari d’Adrien, quadra. 

26/11/2022, 09:00

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Mickaël Brun-Arnaud explore Les vallées closes

BONNES FEUILLES - On pardonne rarement à celui qui s'éloigne du troupeau. Une tragédie moderne et poignante sur le déterminisme social. 

26/11/2022, 08:00

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Le temps des orphelins, autofiction de Claude Rodhain

Avocat honoraire, désormais installé dans les Bouches-du-Rhône, Claude Rodhain a fort bien évoqué son parcours d’enfant abandonné devenu notable dans Le Destin bousculé, autobiographie parue chez Robert Laffont en 1986, deuxième prix des lectrices du magazine Elle, succès de librairie. Vingt-six ans plus tard, l’homme revient avec une suite, plus romancée, plus sombre aussi. Texte d'Étienne Ruhaud.

25/11/2022, 15:35

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Meilleures ventes : l'éternel effet prix

On le sait, nous le savons, ils savent. Les prix littéraires ont une influence considérable sur les meilleures ventes des livres, en fin d'année. Alors un prix Goncourt à un petit mois de Noël, c'est quasi synonyme de première place au classement. Cette année, c'est Brigitte Giraud qui en profite : son roman Vivre vite (Flammarion) a convaincu 24.048 lecteurs cette semaine.

25/11/2022, 12:22

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BONNES FEUILLES - Dans les années 2010, un journaliste vit, de l’intérieur, les convulsions de l’entreprise de presse dans laquelle il travaille depuis de nombreuses années : rachat, brutalité managériale, obsession du profit envers et contre tout... 

25/11/2022, 09:00

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Boris, 1985 : un premier “je” pour Douna Loup

BONNES FEUILLES - Janvier 1985. Boris Weisfeiler, quarante-quatre ans, disparaît dans le Chili de Pinochet. Né en URSS au sein d’une famille juive, ce surdoué des chiffres s’exile aux États-Unis pour pouvoir exercer librement les mathématiques. 

25/11/2022, 08:00

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Nesrine Slaoui à la croisée des vies d'Anissa et de Nora avec Seule

BONNES FEUILLES - À la mort d'Anissa qu'elle était trop loin pour empêcher, Nora décide d'en finir radicalement avec la violence des hommes.

25/11/2022, 07:30

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Moïse ou la Chine, un monde sans Dieu

Le titre est lié à une pensée de Pascal, qu'il a ensuite raturée : « Lequel est le plus croyable des deux ? Moïse ou la Chine ? ». L’enjeu, mettre Dieu en comparaison, est de taille ! Et propre à effrayer. François Jullien pratique un vis-à-vis des deux cultures, il ne les mesure pas, ne mesure pas leur distance, leurs écarts, il ne les frotte pas l’une contre l’autre ni pour faire des étincelles, ni pour les faire briller. S’il dit l’une de la fenêtre de l’autre, en alternance et réciprocité, c’est pour les écrire au mieux, les décrire mieux. Texte d'Orelien Péréol. 

24/11/2022, 15:38

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Une somme humaine : coup de projecteur sur l’humanité

La narratrice n’est jamais nommée, pourtant c’est l’entièreté de sa vie qu’elle offre à travers le voile de la mort. Son passé, ses pensées, ses espoirs et ses déboires, mais aussi une vision de l’humanité — crue, accusatrice, féroce. Son récit débute avec la fin de sa vie : le souhait de disparaître, ces moments où elle imagine comme s’y prendre, puis le saut sur les rails, devant un train à Paris, cette ville devenue son refuge face à une enfance d’une violence inouïe.

24/11/2022, 12:17

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Isabelle Rodriguez dévoilent Les Orphelines du mont Luciole

BONNES FEUILLES - Un retour envoûtant sur les lieux de l’enfance et l’imaginaire qui s’y déploie. Une supplique pour que la mémoire des campagnes ne s’efface jamais.

24/11/2022, 09:00

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Trillion game : gagner 1000 milliards de dollars à partir de rien  

Haru et Gaku, meilleurs amis depuis le lycée, tentent de trouver leur premier emploi. Ils visent tous deux la prestigieuse Dragon Bank – mais beaucoup trop introvertis, Gaku échoue lamentablement à l’entretien. Ce n’est pas ça qui va les séparer ! Haru leur lance un défi : à eux deux, ils vont monter une boîte, et obtenir 1000 milliards de dollars.

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Héliotrope, l’amour déjanté

Le prolifique Joann Sfar commence une nouvelle série fantastique en collaboration avec Benjamin Chaud. Le Tome 1 d’Héliotrope, publié en juin 2022 aux Éditions Dupuis (le T.2 ce 18 novembre), est empreint de toute la verve de Sfar. Mais convainc moins que la saga Petit Vampire

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Sonia Mossé, biographie d'une reine sans couronne

Sans ambitionner d’être catalogué biographe, Gérard Guégan s’est montré fort habile, depuis une douzaine d’années, à filmer littérairement des Français au destin tragique : Jean Fontenoy, Aragon, Drieu La Rochelle, Théodore Fraenkel, qui avaient en commun d’être nés à l’extrême fin du XIXe siècle. Après eux, on espérait une femme. La voici enfin. Plus jeune que les précédents (née à Paris en 1917), belle et blonde, Sonia Mossé est juive comme Fraenkel et plus franchement homosexuelle qu’Aragon. Sa vie sera plus brève, puisque, arrêtée à Paris par des inspecteurs du service des Affaires juives, elle mourra gazée à Sobibór avec sa demi-sœur en 1943. Texte par Adrien Le Bihan.

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Philippe Besson de retour : Ceci n'est pas un fait divers

BONNES FEUILLES - « Papa vient de tuer maman. » Passée la sidération, deux enfants brisés vont devoir se débattre avec le chagrin, la colère, la culpabilité. Et réapprendre à vivre.

22/11/2022, 09:00

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Sous les apparences, les vrais Monstres

Paris, dans la France du XVIIe siècle. Un lieu, à l’époque, où règnent le chaos et l’immondice en termes d’hygiène. Ici, tout est « gris, sale, étroit, boueux, disparate », au point que les rues et les parcs sont devenus les poubelles et les latrines des habitants — impossible, donc, de naviguer dans cette ville sans heurter ses narines ou crotter ses chaussures. Pourtant, au cœur de Paris se dresse Le Louvre, ce palais merveilleux de beauté et de parfums épicés, « une perle dans une huître ».

21/11/2022, 12:53

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La Main de Dieu : l'Église, la mafia ou les deux

En ce matin de 13 janvier, après un bref passage au bureau, le Commissaire Soneri était parti faire un tour dans les rues de Parme pour faire passer sa mauvaise humeur quand le téléphone le ramena à la triste réalité : un policier l’appelait pour lui annoncer la découverte d’un cadavre échoué sur la grève de la Parma au niveau du Ponte di Mezzo. Comme il était juste à deux pas dudit pont, il put observer un moment, avec les badauds qui se délectaient du spectacle et immortalisaient l’instant avec leurs téléphones portables, l’agitation des agents autour du corps que la baisse du niveau de l’eau avait dû déposer là après les grosses pluies des jours précédents.

21/11/2022, 12:12

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Zanzibar, l'autre voie d'Altaïr Despres

BONNES FEUILLES - Ce premier roman raconte une île tropicale d’une beauté franche et sale, théâtre de rencontres exaltées entre des jeunes Européennes qui ont tout plaqué pour faire leur vie loin de chez elles, et des beach boys, décidés à saisir les opportunités laissées par un tourisme écrasant.

21/11/2022, 09:00

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Les désobéissantes dévoilent les secrets de Marcus Solar

BONNES FEUILLES - On dit de lui qu’il a eu mille vies. Une enfance passée à l’orphelinat, une jeunesse marquée par le succès et, au faîte de sa gloire, des fiançailles avec une riche Américaine.

21/11/2022, 08:00

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Le Roitelet, de l'oiseau fragile au roi sans prestige

BONNES FEUILLES - Un homme vit paisiblement à la campagne avec sa femme Livia, son chien Pablo et le chat Lennon. Pour cet écrivain parvenu à l’aube de la vieillesse, l’essentiel n’est plus tant dans ses actions que dans sa façon d’habiter le Monde, et plus précisément dans la nécessité de l’amour.

21/11/2022, 07:00

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Défaire l'amour : l'art de l'autosabotage amoureux

BONNES FEUILLES - À vingt ans, fuyant Paris et mon chaos intérieur, je débarquai dans un Istanbul en pleine effervescence. 

20/11/2022, 09:00

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Ta seule issue, un premier thriller glaçant pour Giles Kristian

BONNES FEUILLES - Une nature hostile. Un tueur impitoyable. Qui sera la proie ?

20/11/2022, 08:00

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Les Ravissements, ou le "réalisme magique" de Jan Carson

BONNES FEUILLES - Hannah, le personnage principal des Ravissements, est une petite fille de onze ans née dans une famille de fondamentalistes protestants – les chrétiens charismatiques évangélistes – à Ballylack, un village imaginaire d’Irlande du Nord, qui n’est pas sans rappeler Ballymena, où est née l’écrivaine, elle-même issue d’une famille presbytérienne très stricte.

19/11/2022, 09:30

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La Promesse d'un homme par Marie de Lattre

BONNES FEUILLES - La Promesse raconte le destin de quatre adultes et d'un enfant pendant la Seconde Guerre mondiale et ses lendemains, tous liés par un secret qui, encore aujourd'hui, stupéfie.

19/11/2022, 09:00

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Lettre à Vouchka, "La quête du pardon ne doit pasêtre une figure de style"

BONNES FEUILLES - Un deuil. De cette séparation brutale renaît progressivement un chaos de souvenirs fait de lieux revisités, de rencontres, de conversations à bâtons rompus, où la stricte chronologie cède aux caprices de la mémoire.

19/11/2022, 08:00

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Bambine, la vie au féminin d'Alice Ceresa

BONNES FEUILLES – Avec un regard désenchanté mais d’une précision chirurgicale implacable, et maniant une ironie savamment dissimulée, Alice Ceresa dresse le portrait intimiste d’une famille ordinaire, pour mettre au jour la structure profonde de la famille patriarcale et l’aliénation qui, inexorablement en découle.

19/11/2022, 07:30

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Modernité du livre : de nouvelles maisons d’édition pour de nouveaux lectorats

BONNES FEUILLES – Le livre semble à la peine dans la société contemporaine, détrôné par les objets connectés. Les sondages inquiétants sur l'évolution de la lecture font apparaître un tassement du goût pour les livres, notamment chez les jeunes générations. 

18/11/2022, 11:56

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Meilleures ventes : un prix littéraire, sinon rien ?

Noël approche, plus question de plaisanter : désormais, les prix littéraires s’imposent comme des bulldozers. Certes, le roman de Giuliano Da Empoli, Le mage du Kremlin (Prix de l’Académie française) déroule un 115.710 ventes cumulées. Mais le Prix Goncourt, Vivre vite de Brigitte Giraud, prend la tête des meilleures ventes de la semaine passée avec 19.228 exemplaires écoulés (35.503 ventes cumulées) – contre 16.436 pour Da Empoli. 

18/11/2022, 10:32

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Un bon endroit pour vivre, un recueil de nouvelles hypnotisant et poétique

BONNES FEUILLES - Une cabane dans les arbres, une ancienne maison dans les montagnes, une piscine…

18/11/2022, 09:30

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Les femmes de dispensaire : sur les docks de Hambourg

BONNES FEUILLES - Port de Hambourg, 1910. De retour de Londres qu’elle a dû fuir sous un faux nom, Anne Fitzpatrick retrouve sa ville natale, les docks flottants de Steinwerder, les quais et les canaux grouillant d’ouvriers et de mendiants et les splendides hôtels et boutiques chics des faubourgs mondains.

18/11/2022, 09:00

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Makeup with Mud : les visages sous le maquillage  

« Je te préfère au naturel. » Compliment ou injonction ? Miku n’a jamais très bien su se maquiller, mais ces derniers temps, elle se fait critiquer par sa supérieure au travail. Sauf que ses efforts sont sans cesse dénigrés par son petit ami… Suffoquant sous les critiques contradictoires, Miku ne sait plus où donner de la tête. Jusqu’à sa rencontre avec un beau jeune homme qui se maquille mieux que personne.

17/11/2022, 14:54

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Les mémoires les plus controversés des athlètes professionnels

Il est courant de voir certaines personnes écrire une œuvre autobiographique où elles narrent : leurs parcours, expériences, réussites échecs, etc. Ceux qui s'adonnent à cet exercice de souvenir sont généralement des personnes célèbres dans un domaine ou dans un autre.

17/11/2022, 11:47

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L'embuscade, le combat d'une mère pour la vérité 

Nuit d’août. Dans la chambre flotte le parfum de Cédric. Un mois et demi que ce soldat des forces spéciales est en mission et que Clémence attend son retour avec leurs trois garçons. Au petit matin, une délégation militaire sonne à la porte. L’adjudant Cédric Delmas est tombé dans une embuscade avec cinq de ses camarades. 

17/11/2022, 11:28

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Le territoire sauvage de l'âme, périple poétique de Jean-François Létourneau

BONNES FEUILLES - Un premier roman qui célèbre ce monde vivant et ce territoire que nous voudrions transmettre, intacts, dans toute leur splendeur, à celles et ceux qui viendront après nous.

17/11/2022, 09:00