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Les Ensablés - "Rouge" de Carl Aderhold (2016), un interview de l'auteur réalisé par L. Jouannaud

Cher Hervé, ce printemps très humide est une invitation à la lecture. Ces dernières semaines, j’ai lu un bon roman policier français, un bon thriller américain, deux romans autobiographiques de François Nourissier (beaucoup de répétitions !), une biographie de Robespierre, et Rouge, le dernier roman de Carl Aderhold qui est un collaborateur des Ensablés.

Le 24/04/2016 à 09:00 par Les ensablés

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24/04/2016 à 09:00

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

C’est un roman original qui bouscule les genres et le lecteur. S’il fallait le classer, je parlerais volontiers de « roman personnel », une formule qu’un personnage emploie à la fin du livre : « Les souvenirs forment ce que j’appelle notre roman personnel. Chacun en rédige un dans sa tête. (…) Nous passons notre existence à l’écrire. Nous comblons les blancs, nous inventons les passages qui nous manquent. C’est une œuvre interminable. » Ni autofiction complaisante, ni autobiographie résignée, ni souvenirs déjà funèbres, ce livre est à la fois général et particulier, évocateur et actuel. Un homme se retourne sur le passé à la mort de son père. Situation exceptionnelle pour l’individu, banale dans l’espèce humaine, souvent reprise en littérature.

Ce père imposant, aux convictions politiques affichées, ambitieux, a mené la vie dure à son entourage, mais le roman qui commençait comme un procès jugé d’avance se termine par un non lieu. Il n’y a plus de juges dans l’affaire Pierre Aderhold, et en tout cas, ce ne serait pas le fils : « Chaque proche, chaque ami, chaque personne que j’ai aimée a été tout à la fois l’accusé et le procureur, sans qu’il me soit possible de sortir du prétoire. »

J’ai demandé à Carl Aderhold de répondre à quelques questions sur son livre complexe et touffu, à la langue subtile quand l’auteur avance à tâtons dans le passé, sensible pour rendre les palpitations du cœur, et colorée s’il faut enfourcher les événements.

L.J. :Rouge, tel est le titre de votre livre. Avez-vous pensé à d’autres titres avant de vous arrêter à celui-là ?

C.A. : Non. Ce titre m’est apparu évident, une fois le point final mis au manuscrit. Le mot en lui-même a une sonorité très belle. Surtout, il est riche à mes yeux de plusieurs sens intéressants suggérés par les divers aspects du roman. « Rouge » est un mot et une couleur très présents dans l’univers communiste. C’est celui du sang, « Rouge du sang de l’ouvrier » dit une chanson révolutionnaire. C’est aussi le surnom péjoratif donné aux communistes que nous aimions reprendre à notre compte avec fierté. « Rouge », c’est également le mot qui revenait sans cesse dans les cuites de mon père, qui en marquait en quelque sorte le premier stade, lorsqu’il voulait nous démontrer la supériorité de la langue française sur les autres…

L.J :…et le rouge de la honte (« Le rouge me montait au visage »), le rouge de l’écriture (« Le sang épais de la prose »), le rouge de la colère. C’est aussi le chef d’accusation principal : votre père était un rouge. Son engagement dans le Parti communiste, tel que vous le racontez, était actif, profond, sincère. C’était un mode de vie qui impliquait toute la famille, femme et enfants compris.

C.A. : Oui, le communisme était pour nous une forme d’électrisation de tous les instants, comme un alcool fort. Lorsqu’on a été élevé dans cette attente fiévreuse qui se nourrit chaque jour du moindre événement, tout le reste après n’a qu’un goût fade. Cet engagement était une passion pour les excès, jusque dans les erreurs les plus évidentes. Avec la fin du communisme, la légitimité même de l’excès s’effondrait. La politique n’avait de sens que si elle promettait un bouleversement total de nos existences et qu’elle nécessitait un abandon total.

L.J. : Vous décrivez très bien cette enfance où, d’autorité, le père engage le fils. « Conçu sous les portraits de Marx et Lénine », vous avez manifesté contre la guerre du Vietnam, participé à la « Fête de L’Humanité », connu les distributions de tracts et les fièvres des soirées électorales, fait un séjour en Allemagne de l’Est, et attendu le Grand soir avec papa. Cette chronique d’une enfance politisée appartient à une époque pas si lointaine dont la fin coïncide avec la chute du Mur de Berlin.

C.A. : Oui, le communisme fut pour moi cette passion dans laquelle j’ai grandi. Souvent les gens qui ont lu mon roman m’interrogent pour savoir quand j’ai cessé d’être communiste, ou bien si j’y crois encore. J’ai l’impression que ce n’est pas la bonne question. Il me semble que c’est plutôt de savoir si la vie vaut la peine d’être vécue sans excès. Pour moi la réponse est non. « On ne guérit jamais du communisme… » disait Nizan.

L.J. : Au début du roman, c’est la mort du père qui provoque la remontée des souvenirs : « Je croyais pourtant avoir tout oublié. J’avais tout oublié. » Mais vous évitez immédiatement l’odeur de naphtaline des autobiographies en faisant du narrateur le personnage d’un roman qui se déroule en même temps que reviennent les souvenirs. Le narrateur a une sœur, il est marié, il a lui-même des enfants et la vie suit son cours. Les souvenirs deviennent alors des éléments actifs de sa personnalité et influent sur ses actes.

C.A. : En effet, il m’a semblé que pour écrire aujourd’hui son autobiographie (surtout en venant d’un milieu communiste où la morale joue un rôle central), la sincérité qui me tient tant à cœur ne pouvait plus résider dans l’aveu de ses propres errements comme Rousseau dans ses Confessions, ni dans l’analyse du caractère humain et de ses ressorts comme Montaigne. Il fallait prendre le sujet comme un personnage de roman. Les faits sont pour la plupart vrais, mais ce qui m’importe, c’est le mouvement, la dynamique. Comment faire de toutes ces vies, une matière romanesque.

L.J. : Le livre part en effet dans plusieurs directions à la fois : le présent du narrateur qui vide avec sa sœur la maison de famille, parle sur Skype avec sa fille qui se trouve au Canada, a rendez-vous avec sa femme, tombe malade ; le passé de l’enfance ; le grand passé des Aderhold ; l’avenir de Simon et de Pauline, les enfants du narrateur ; le temps de la chronique politique française qui occupe la vie du père. Cela donne à votre récit une épaisseur et un foisonnement qui en font un bon reflet de la société française de l’époque.

C.A. : Je suis parti de l’exergue du Journal d’un homme de 40 ans de Jean Guéhenno (dont j’ai fait le compte-rendu pour le site des Ensablés) : « Nul de nous n’a l’honneur d’avoir une vie qui soit à lui. » Cette phrase de Victor Hugo a constitué le fil rouge, si j’ose dire, de mon roman. À rebours de l’autofiction, j’ai tenté de rendre la foison d’existences qui m’ont nourri, qui m’ont fait. Mon autobiographie n’est que la focale à travers laquelle le lecteur peut observer les existences des Aderhold depuis l’arrivée de mon arrière-grand-père allemand en France à la fin du XIXe siècle. Un peu comme Obaldia avec ses Exo-biographies qui rend compte des gens qu’il a croisés durant sa vie, j’ai voulu exhumer, raconter tous ces hommes dont je suis à la fois l’héritier et le passeur puisque l’autre thématique du livre est centrée sur la transmission de ce passé à mes enfants.

L.J. : Le père est la figure centrale du roman, c’est une personnalité, et l’enfant ne peut que le suivre, le souffrir, l’admirer. Mais le militant communiste modèle, qui donnerait sa chemise aux prolétaires et au Parti, a d’autres facettes. A la vie politique s’ajoutent sa vie amoureuse et sa vie professionnelle. On le sait, mais on l’oublie : un être humain joue toujours plusieurs rôles. Ici, il est Néron, et là, il est Le Cid. Ceux qui l’ont vu dans Corneille ont du mal à l’imaginer dans Racine ou Labiche. Votre père, je veux dire le père de votre narrateur, incarne cette contradiction puisqu’il est acteur et puisqu’il a deux noms, un nom civil (Pierre Aderhold) et un nom de scène (Pierre Decazes). Vous évoquez la vie professionnelle du personnage, ses hauts, ses bas, et pour finir la sécurité matérielle sans devenir une star. Un comédien n’est pas un prolétaire, votre père a eu du mal à tenir ces deux bouts-là. C’était l’époque où les artistes s’engageaient. Picasso, Montand, Aragon ont longtemps été les soutiens du parti communiste, le parti du peuple et de la classe ouvrière…

C.A. : …oui, l’importance accordée à la politique était vraiment une caractéristique de la société française des années 1960-1970. Je me rends compte aux réactions des lecteurs plus jeunes que bien des choses qui me semblaient évidentes ne le sont pas pour eux. Un ami de mon âge dont les parents étaient du PSU me racontait récemment que ses parents n’achetaient que des Renault parce que c’était la régie, l’entreprise nationalisée… Aujourd’hui, ça prête à sourire mais l’époque était ainsi.

L.J. : C’était aussi un homme à femmes et un mari violent. Il y a des scènes dures dans votre roman. Le personnage n’en sort pas grandi, mais vous ne voulez pas cacher la face sombre du quotidien.

C.A.  Cela correspondait à l’image de l’homme que l’on se faisait à l’époque. La virilité se devait d’être violente. Je pense que pour des garçons qui avaient grandi durant la guerre, la violence était une façon courante d’exprimer ses émotions. Et ma sœur et moi ne la ressentions pas avec l’acuité qu’elle a à nos yeux aujourd’hui. J’ai l’impression qu’à chaque génération, le seuil acceptable de violence évolue. Dans mon enfance, j’avais plein d’amis qui redoutaient une mauvaise note parce qu’ils avaient droit à une raclée en cas de mauvais bulletin… Ce qui nous paraissait surtout pénible à ma sœur et à moi, c’étaient les raisons de cette violence. Elle nous échappait souvent ou se portait sur des sujets qui n’auraient jamais valu la moindre réprimande chez les autres. Le plus violent savon que j’ai pris concernait le film surréaliste L’Âge d’or que j’ai vu adolescent. Parce que je ne l’avais pas aimé, mon père n’a pas décoléré contre moi pendant plusieurs jours, m’accusant d’avoir le goût petit-bourgeois… Pour revenir à votre question, je ne suis pas sûr que cette violence soit l’expression d’un pouvoir mais plutôt celle des frustrations, des déceptions que mon père subissait à la fois dans ses attentes politiques et sa carrière de comédien.

L.J. : Vous oscillez alors entre votre autobiographie et une biographie de Pierre Aderhold-Decazes, les deux projets s’entremêlant naturellement puisque les vies d’un père et d’un fils sont mêlées. Vous remontez les lignées ascendantes, et apparaissent la mère du père et le père du père. Vous comprenez que cet homme était lui-même soumis à des influences, des récits ou légendes familiales : une mère qui était une maîtresse femme et du côté paternel, on remonte deux siècles en arrière et on quitte la France. Votre père, écrivez-vous, aurait aimé que vous rédigiez une chronique familiale…

C.A. : … mon père voulait que je sois l’historien de la famille, j’ai préféré en être le romancier. L’exactitude des faits n’est pas un but en soi, ni même une aspiration. Il ne s’agissait pas pour moi de retrouver la sensation précise éprouvée lors de tel ou tel événement mais d’écrire la trace laissée dans ma mémoire. Certains neuropsychologues expliquent que nos souvenirs sont des fictions que nous nous attachons à entretenir, parfois même à créer, pour donner un sens à notre histoire. C’est exactement ce que j’ai cherché à rendre. Le pacte autobiographique, pour employer un terme de la critique littéraire, repose me semble-t-il, non pas sur la vérité mais sur la sincérité. Mes souvenirs d’enfance ne sont pas un témoignage, mais constituent un roman, ou si vous préférez une histoire, mon histoire, je veux dire la version de l’histoire que je me suis créée pour vivre. Tout l’enjeu de mon roman tourne autour de cet aspect. Beaucoup de faits ne se sont pas passés tels que je les raconte. Approximations, erreurs, décalages, omissions, volontaires ou non, tout ceci est présent. C’est le jeu de la mémoire. « Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende » dit un des héros de L’Homme qui tua Liberty Valance de John Ford. Cet affranchissement assumé de la réalité correspond à l’enjeu profond de Rouge : qu’est-ce qui se transmet de génération en génération, comment chacun en fait son propre miel. Le poids des échecs de mon arrière-grand-père et de mon grand-père a pesé sur l’existence de mon père d’une façon si lourde qu’il n’en avait pas même conscience et que j’en ai à mon tour subi les échos assourdis, comme les circonvolutions que dessinent les pierres en tombant dans l’eau.

L.J. : La mémoire est en effet un thème central de votre roman. En l’écrivant, vous avez décidé de transmettre à vos enfants l’histoire de la saga Aderhold. Mais vous précisez que vous avez refusé de leur imposer vos convictions. Faut-il ou non mettre sur disque dur le passé, les souvenirs, les origines ? Ne vaut-il pas mieux les effacer ? La société actuelle veut préserver toutes les traces, et je me demande si l’oubli n’a pas aussi ses vertus. Mais le « héros » de votre roman ne peut guère passer inaperçu. Sa dernière « scène », à Berck, quand il est malade et qu’on le transporte en brancard sur la plage, qu’il se met à chanter L’Internationale, a quelque chose de fellinien, à la fois tragique et risible. Le père en sort grandi : l’acteur joue jusqu’au bout le rôle qu’il a choisi et qui est devenu sa vie, rouge un jour, rouge toujours.  Ce père, finalement, était-il admirable ?

C.A. : Il est difficile pour moi de répondre à cette question. Chaque fils entretient avec son père des rapports à la complexité charnelle, qui dépassent le cadre du raisonnement. La réflexion, la mise en distance ne sont d’aucun secours. Si je l’admire ? Il a fait en grande partie ce que je suis. Est-il admirable ? Je pense qu’à sa façon, oui. La condamnation est pourtant presque évidente : intolérant, alcoolique, violent… Mais il y a dans son entêtement à échouer malgré les chances qui s’offrent à lui, dans sa volonté de faire de sa vie et de la nôtre, une scène de théâtre, dans ses excès mêmes, quelque chose de puissant comme un fleuve charriant alluvions et boue, allant à la mer, quels que soient les barrages des hommes. Il est tout à la fois ridicule, détestable, voire méprisable et aussi lyrique, passionné, enivrant. Il n’y avait pas de repos avec lui, toujours en perpétuelle inquiétude, en quête de quelque chose, un rôle, une aventure, un combat politique. Il est des hommes qui ne sont pas faits pour prendre l’autobus, mon père était de ceux-là. Il y a effectivement quelque chose de fellinien dans sa manière de vivre qui en fait un héros de roman. Après, ce ne fut pas toujours facile pour nous d’avoir pour père un tel personnage romanesque.

L.J. : Votre père était comédien, vous êtes écrivain. La différence n’est pas si grande puisqu’un écrivain met en scène et « joue » des personnages. Je vous pose donc la question la plus banale qui soit : « Pourquoi écrivez-vous ? »

C.A. : L’écriture fut pour moi une façon de m’opposer à l’implacable logique marxiste du devenir, le grain de sable dans la machine. Puisqu’il me semblait impossible d’échapper à mon destin, les histoires étaient la possibilité de tracer un autre chemin. Tant que je pouvais raconter, j’étais affranchi de l’histoire. L’histoire au sens de ce qui devait advenir était advenue. Mes petites histoires étaient le hasard qui dérange les systèmes philosophiques prétendant aboutir à une théorie générale du devenir humain. Les histoires réintroduisaient la part aléatoire, l’inattendu. D’une certaine manière, les petits romans que j’écrivais étaient une façon de réécrire le grand rouleau dont parle Jacques le fataliste dans le roman de Diderot. C’est écrit là-haut, dit-il à chaque événement qui survient. Inventer des histoires est cette échappatoire qui détricote le destin. Je crois en le pouvoir fondamentalement libérateur de la littérature. Ecrire ou lire un livre, c’est s’abandonner au désordre, accepter de ne pas savoir la suite, attendre et espérer tous les possibles.

 Mon cher Hervé, le roman de Carl est une réussite. J’espère que vous le lirez.

Laurent Jouannaud.

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Une fois de plus, on en revient à cette collection de poche dirigée par Alice Déon, "La petite Vermillon" qui m'enchante depuis plusieurs années. Indifférente à la mode, La Table Ronde ose rééditer des textes qui ne feront certes pas la une des journaux littéraires de plus en plus conformistes, mais ravissent ceux pour qui la littérature est l'affaire de leur vie.

Aujourd'hui, il me faut parler d'un livre qui m'a ravi "Il nous est arrivé d'être jeune" de François Bott.

01/11/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Captain Cap" d'Alphonse Allais

« Jetons par-dessus bord paperasses et registres, et avec les ronds de cuir de ces incapables, faisons des bouées de sauvetage. »
Tel est l’un des principaux points de la profession de foi d’Albert Caperon, dit Captain Cap, candidat aux élections législatives de 1893. « Anti bureaucrate » et anti européen » il se présente comme un aventurier qui a passé « les trois quarts de sa vie sur mer et les deux tiers de son existence sur les terres vierges. »

18/10/2020, 09:00

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Les Ensablés – Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) par le comte de Fels

Le temps des vacances s'approche, ou s'éloigne : souvenez-vous, nous avions passé l’été à travers la Provence, en compagnie de Jean-Louis Vaudoyer. Cette fois, nous n’irons pas si loin, à peine pousserons-nous aux limites du département de la Seine-et-Oise ! Car nous sommes en 1927 et Jean-Louis Vaudoyer m’a demandé d’interviewer le comte de Fels, pour sa biographie d’Ange-Jacques Gabriel [1]. Le moyen de refuser ?

04/10/2020, 09:00

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Les Ensablés - L’incertitude amoureuse de René Laporte (1905-1954)

René Laporte est né à Toulouse dans une famille bourgeoise de magistrats et d’universitaires. Il fait des études de droit, mais lance, à dix-neuf ans, une revue bi-mestrielle, Les Cahiers libres, artistiques et littéraires, puis fonde les éditions du même nom qui, entre 1925 et 1934, publieront environ 150 ouvrages.

20/09/2020, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac: “Le vélo” de René Fallet

L’actualité récente a mis le vélo sous les feux de la rampe. La grève des transports de Décembre et Janvier derniers incite des milliers de cyclistes à enfourcher leur bécane pour se rendre au travail, au mépris de la pluie et des frimas hivernaux. Les programmes des candidats aux élections municipales font la part belle au vélo dans les grandes métropoles françaises.

06/09/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Robin Hood : arc, flèches et ordinateur, la jeunesse d'un justicier 

Préado perdu dans un monde en déréliction, Robin vit seul avec son père et son frère. Dans la ville de Nottingham, un homme règne en maître : Guy Gisborne. Ce dernier a fait fortune en exploitant la misère grandissante de la cité : auparavant riche de ses usines de fabrication de voiture, elle est aujourd’hui à l’abandon, corrompue et terrorisée…

28/10/2021, 10:03

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Mon Mari : vous connaissez Maud Ventura ? Vous devriez...

ROMAN FRANCOPHONE – Avant, vous ne la connaissiez pas (c’est son premier roman), et voilà qu’on vous la sert à toutes les sauces : en cette rentrée Maud Ventura et Mon Mari (L’Iconoclaste) sont défendus partout, à tel point que la petite clochette publicitaire a déclenché comme d’habitude en moi, chien de Pavlov que je suis, l’envie réflexe d’en dire du mal. Avant de devoir ravaler ma salive.

27/10/2021, 15:19

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Complainte sur les trépassés sans sépultures d'Astrid Mujinga

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27/10/2021, 07:35

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Au-delà des mers d'Arnaud Mora - Tome I : 1782-1815

« L’Île de la Réunion, ce petit caillou dans l’Océan Indien qu’un roi de France avait décrit ainsi : une émeraude posée sur un lit de saphir. »   

27/10/2021, 07:33

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Avec Liberty, Simon Liberati inclassable et caractéristique

BONNES FEUILLES – Les Éditions Séguier, connues pour leur catalogue de « curiosités », publieront un récit d’une nature à la fois inclassable et néanmoins caractéristique du style Liberati. Auteur de onze ouvrages, Simon Liberati fut lauréat du Prix de Flore pour L’Hyper Justine ainsi que du Prix Femina pour Jayne Mansfield 1967. Son livre Eva a été unanimement salué par la critique. 

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Le sang des bêtes : Qu'as-tu fait de ta vie ? Crise de la cinquantaine sous la plume corrosive de Thomas Gunzig

BONNES FEUILLES – Dans un roman jubilatoire, Thomas Gunzig dézingue tous les sujets d’actualité : identité, véganisme, écologie, société patriarcale... Tom, vendeur dans une boutique de compléments alimentaires et de protéines pour bodybuilders, est en pleine dépression. Le passage àla cinquantaine lui ouvre les yeux sur sa vie rangée avec sa femme Mathilde qui ne le rend plus heureux.

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Je crois que mon fils est gay : votre dose de sérotonine et d’inclusivité

Tomoko est une petite mère au foyer tout ce qu’il y a de plus ordinaire. À moins qu’elle ne soit un peu plus attentive que la moyenne ? Elle devine en tous cas que son fils aîné, lycéen, est gay… Mais il est pour l’instant trop timide pour faire son coming-out ! À Tomoko de lui faire sentir qu’elle l’aime comme il est. Un manga qui réchauffe mieux qu’un rayon de soleil. 

26/10/2021, 11:53

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Nos Espoirs croisés : vivre, pas “pour changer le monde”, mais pour demain 

En matière de romance dans des univers Young Adult, Nos espoirs croisés d’Iman Eyitayo se présente comme un récit au style classique et dont l’histoire semble véritablement centrée sur un public. Mais la fluidité du récit et sa ligne directrice forte – autour de la difficulté à garder le goût de la vie – en font un livre à remarquer.

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FANTASY – À la fin, il n’en restera qu’une. Des trois sœurs, seule la plus puissante, la plus agile, la mieux formée sera autorisée à monter sur le trône. Kendare Blake publie Three Dark Crowns, premier opus de sa trilogie. Après 600.000 exemplaires vendus et une vingtaine de traduction, le phénomène arrive en France, dans une traduction d’Hermine Hémon…

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Claude Cahun : portrait de l'artiste en femme

Ce 25 octobre, Google a décidé de nous rappeler l’existence de Claude Cahun – née Lucy Schwob le 25 octobre 1894. L’occasion de célébrer l’anniversaire de cette artiste, plasticienne, photographe, mais également écrivaine. Décédée le 8 décembre 1954, elle est très liée au mouvement des surréalistes, mais également connue pour sa liaison avec Suzanne Malherbe, artiste originaire de Nantes.

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Mohamed Mbougar Sarr : lettres et le néant

Après De purs hommes, roman qui traite de l’homosexualité en Afrique, Mohamed Mbougar Sarr revient avec un des romans les plus remarqués de la rentré littéraire. La plus secrète mémoire des hommes est paru aux éditions Philippe Rey, avec 8753 exemplaires vendus à ce jour (données : Edistat). Un roman en lice pour la plupart des grands prix littéraires : Goncourt, Fémina, Renaudot et de l’Académie Française. Le sujet : la quête d’un auteur mythique, TC Elimane...

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Regarde le ciel : corps, désirs et combats, un roman sur les femmes

BONNES FEUILLES – Regarde le ciel est un roman choral à suspense psychologique d’un nouveau genre : un meurtre sans enquête, un suspense construit autour de la psychologie de chaque personnage, le cœur des femmes en filigrane. 

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Les contraceptés : des spermatozoïdes et des hommes

La contraception masculine est un sujet quasiment tabou : depuis l’apparition de la pilule, le poids de la contraception et de ses effets secondaires repose presque exclusivement sur les épaules des femmes. Elles ont eu beau réclamer un partage des tâches dans ce secteur comme dans bien d’autres, peu d’hommes répondent à l’appel. Et l’industrie pharmaceutique ne suit pas. Deux journalistes, l’un moustachu, l’autre barbu, se plongent à la première personne du pluriel dans ce dossier qui met encore bien des virilités mal à l’aise. Où sont donc les contraceptés ?

22/10/2021, 16:08

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Les Romantiques, pour un voyage dans l’érotisme des grands classiques  

Soixante grandes références de la littérature, en commençant tout naturellement par L’Odyssée de Homère, avant de s’échouer sur les membres entrelacés de Tristan, Yseult, Héloïse, Abélard, Paul et Virginie, soit une belle troupe d’amants. Et tous se donnent à corps perdus. Les Romantiques, c’est un petit voyage pour redécouvrir l’amour, comme dans les livres mais aussi dans la vraie vie, avec une pointe d’humour et un érotisme charmant — ou devrait-on plutôt dire charmeur ?

22/10/2021, 16:04

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Attaque des titans, Demon slayer, Rowling : les 200 meilleures ventes (semaine 41)

PALMARÈS – Grosse semaine pour le monde du manga, puisque le tome 34 de L’Attaque des titans d’Hajime Isayama balaye tout sur son passage. Et deux fois plutôt qu’une puisque l’édition limitée et la version classique publiées chez Pika, prennent la tête des ventes (trad. Sylvain Chollet, adaptateur Olivier Marcel). Et plus largement, le manga se paye une belle tranche de réussite, plaçant le tome 19 de Demon slayer dans les 5 meilleures ventes — et bien entendu, le nouveau livre de JK Rowling fait son apparition.

22/10/2021, 11:03

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Trafalgar - 21 octobre 1805 : Nelson 1 – Napoléon 0

À l’occasion du bicentenaire de la mort de l’Empereur Napoléon, les éditions Passés Composées sortent une nouvelle édition du livre du contre-amiral et historien Rémi Monaque, Trafalgar. Ce tableau extrêmement complet des tenants et aboutissants de la célèbre bataille avait d’ailleurs reçu le Grand Prix de la Fondation Napoléon en 2005. J’entends déjà grincer les dents des « aficionados » de l’Empereur. C’est un peu comme parler d’Alésia à Abraracourcix.

21/10/2021, 11:11

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Maikan : quand le Canada décidait d'apprendre “à lire et à écrire” aux Autochtones

Montréal, de nos jours. La jeune avocate Audrey Duval, pour répondre aux sollicitations du barreau qui incite ses membres à accepter de plaider, une fois par an, une cause sans honoraires, a décidé de ne pas faire le choix d’une cause trop semblable à ses interventions habituelles en droit des affaires. Non !

20/10/2021, 14:33

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Totale Résistance : Helge Reumann, un monde en (mal)formation

Massacres de branches de bois partiellement anthropomorphes sadiquement exécutées par des bûcherons burinés, larve miraculée assassinant ses congénères à l’aveugle une fois une kalachnikov en main, affrontements âpres virant à plusieurs exterminations de masse... Voici une partie du programme qui attend le lecteur de ces planches hypnotiques de Helge Reumann. 

20/10/2021, 12:55

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Festin d’Anne Brugni et McCloud Zicmuse : ma vie de miche

De la naissance d’un champ de blé à une dégustation collective autour d’une table, Festin nous présente différentes étapes de la « vie » d’une miche de pain. Après Bonjour (qui suivait le cycle d’une journée) et Chemin (qui nous entrainait dans une balade bucolique), Anne Brugni et McCloud Zicmuse concluent ici une trilogie originale.

19/10/2021, 10:29

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Meurtres à Tautavel : un pendu qui aura donné sa langue au chat

Entre Corbières et Pyrénées, c’est dans le Fenouillèdes que se niche le petit village de Tautavel dont la notoriété est aujourd’hui plus associée à la découverte, à la Caune de l’Arago, de morceaux du squelette du plus ancien humain identifié dans toute l’Europe (0,5 million d’années !!!), qu’aux ruines du château médiéval qui dominent les maisons du village !

18/10/2021, 15:24

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Milwaukee Blues : vision douloureusement réaliste des États-Unis

« Je n’aurais jamais dû composer ce foutu numéro. » Une première phrase, qui ouvre ce roman de Louis-Philippe Dalembert, et happe. Pas question de s’arrêter de lire, lorsque l’écriture, incisive et exacte en tout point, nous invite à dévorer chaque page. S’offre alors au lecteur une histoire fictive, qui sonne pourtant si terriblement vrai. 

15/10/2021, 12:20

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Avec Mater, Stanislas Moussé poursuit “son improbable tapisserie de Bayeux”

BONNES FEUILLES – Un mal étrange et profond ronge le château familial et s’attaque aux héritiers de la dynastie du roi. Alors que le royaume est en danger, c’est une femme, une mère, une magicienne, qui va entamer un combat avec les forces obscures pour la survie de son enfant et de sa lignée. 

15/10/2021, 11:26

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Ascension fulgurante de Patrick Modiano : les 200 meilleures ventes de la semaine (40)

Pas de grands mouvements cette semaine, l’hydre Musso/Zemmour continue de monopoliser l’attention des lecteurs. En termes de chiffre d’affaires, le premier représente 3,36 millions € et le second 4,05 millions €. Non négligeable. Mais voici qu’une lueur surgit : Chevreuse de Patrick Modiano. Plus de 11.600 exemplaires en l’espace d’une semaine.

15/10/2021, 10:29

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Kukum : le lac, les rivières et le couple

Années 18... et quelques, sur les bords du lac Saint Jean, au fond du fjord du Saguenay au Québec. Almanda est une jeune orpheline qui vit avec un couple d’agriculteurs, qu’elle appelle « mon oncle » et « ma tante », qui triment chaque jour pour arracher à leur lopin de terre des bords du lac une maigre subsistance. Du haut de ses quinze ans, Almanda leur donne un coup de main à la petite ferme — elle adore traire les vaches — quand elle n’est pas à l’école où ses résultats sont prometteurs. Mais face à ce lac grandiose, Almanda rêve.

14/10/2021, 11:43

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Moi, Calife... Iznogoud et c'est comme cela qu'on l'aime

Six années depuis le dernier tome qu’avaient cosigné Laurent Vassilian et Nicolas Tabary — et qui très personnellement, ne m’avait pas emballé. « Moi président », clamait voilà peu encore un heureux candidat à l’Élysée, dont on se gardera bien de dire que les promesses n’engagent que ceux qui les croient (ah, tiens, non…) ! Eh bien, ô Grand Vizir, qu’en est-il de votre débordante ambition : vous, Calife, que gagnerait le bon peuple de Bagdad ?  

13/10/2021, 13:08

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Mashle : invasion de choux à la crème et de coups de poing à Poudlard

Mash est né sans magie dans un monde où les non-magiciens sont tués à la naissance. Mais son papa d’adoption l’a protégé au fin fond d’une forêt. Mash a donc grandi à l’écart du monde, en ne faisant que… de la musculation. Désormais menacé, notre héros va devoir intégrer l’académie de magie la plus prestigieuse du pays. Ses muscles suffiront-ils à sa survie ? Un manga hilarant qui brise tous ses propres codes. 

13/10/2021, 11:28

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Mathieu Lindon : seul contre tous

Après Hervelino paru en début d’année, où Mathieu Lindon évoquait son compagnonnage avec l’écrivain Hervé Guibert, l’auteur revient cette même année avec un texte tout d’un bloc. Un bloc de haine, contre les « autres ». Une centaine de pages d’éructations qui prennent sens dans l’intégralité du texte, même si cette haine sans objet autre que ces autres confine à la répétition. 

 

13/10/2021, 10:34

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Andrée Viollis : Criquet. “Être une femme, c'est être empêchée”

Dans les premières années du XXe siècle, la famille Dayrolles a l’habitude de passer l’été dans une vieille maison sur une île de la côte vendéenne. C’est là que, jeune fille de presque quatorze ans, Camille, que tout le monde surnomme Criquet, retrouve, avec un bonheur à chaque fois renouvelé, ses vêtements élimés de garçonne pour courir, sauter, parcourir les plages, les rochers, la campagne en compagnie de son cousin Michel, chasser avec son arc les poulpes dans les creux d’eau, profiter de ces moments privilégiés de liberté et de vacances.

12/10/2021, 14:38

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Les vivants et les morts en quatre livres

De la poésie de Bukowski à la folie cyberpunk de Philip K. Dick, du prophétisme d'un génie russe inconnu à la biographie d'un des plus grands représentants du spectacle vivant, une question : où est la vie et où est la mort ? Quatre livres de poche posent la question, chacun à sa manière.

 

 

12/10/2021, 14:06

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Troisième tome : le dernier Atlas tire en pleine cible

Dire qu’on attendait le troisième et ultime tome du Dernier Atlas est un euphémisme. Les deux premiers volets avaient prouvé à quel point Vehlmann et Bonnneval ont peaufiné leur scénario et leur univers d’anticipation pour aboutir à un des projets les plus solides et novateurs de la décennie. Ce dernier tome, plus sombre, plus fort, démontre que les scénaristes avaient gardé des atouts dans leur manche pour transformer ce récit d’anticipation en fable morale et politique, mais toujours aussi palpitante et bourrée d’action.

11/10/2021, 10:23

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Blacksad, Cyril Lignac et Star Wars : les 200 meilleures ventes de la semaine (39)

Le duo de la rentrée, Guillaume Musso et Éric Zemmour, continue de truster les deux meilleures places du classement. Si Blacksad — la première partie du tome 6 de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido –, entre à la troisième place, Cyril Lignac occupe la quatrième. Et la science-fiction fait soudainement son apparition… Avec une bande dessinée Star Wars. Eh oui, les goûts et les couleurs, comme chaque semaine…

09/10/2021, 16:07

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La Princesse rebelle : déconstruire les conceptions traditionnelles du genre

Pour amorcer la rentrée littéraire 2021, les éditions du Rouergue ont dévoilé un nouveau album jeunesse : La Princesse rebelle se dévoile, scénarisé par Guillaume Guéraud et illustré par Henri Meunier. À travers l'incarnation de cette princesse fougueuse, les parents sont invités à amener leurs enfants - filles et garçons, bien entendu - à déconstruire pas à pas les constructions traditionnelles autour du genre. Loin de vouloir se positionner explicitement et uniquement comme un livre politique, les auteurs cherchent avant tout à donner la force à leurs jeunes lecteurs de devenir les maîtres de leur destin. 

07/10/2021, 17:08

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Se perdre dans Blizzard, pour mieux se retrouver

Alaska. Une tempête effroyable – et un garçon égaré. Il n’a fallu qu’une minute, le temps pour Bess de refaire son lacet, et le voilà disparu au cœur de ce blizzard impétueux. L’espoir de le retrouver est infime. Pourtant, elle n’hésite pas et se lance à sa recherche, désespérée, suivie de près, sans le savoir, par les autres protagonistes de ce roman tissé avec justesse par Marie Vingtras.

07/10/2021, 15:58

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Jacques Schiffrin, ou l’édition hissée au rang des beaux-arts

Alors que sort ce 7 octobre, L'Espèce humaine et autres écrits des camps dans la plus prestigieuse des collections française, la Pléiade, Amos Reichman publie au Seuil le même jour, une biographie du créateur de la collection, Jacques Schiffrin. Ce juif russe adopté par la France sera lui-même victime de cette époque tragique. Sacrifié par une France défaite et pour beaucoup, antisémite, il restera un éternel apatride et un éditeur qui tenta de hisser son métier au sommet.

 

07/10/2021, 08:10

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Je connais peu de mots : Elisa Sartori interroge plus que le langage

Une femme exprime les difficultés d’apprentissage d’une langue étrangère. Mais à travers ces confidences d’une gêne de communication, il nous semble qu’Élisa Sartori raconte autre chose, qu’un récit enchâssé se love dans ces images, un drame ineffable, beau, profondément intime et éminemment visuel.

06/10/2021, 15:13

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Le dessinateur Vincent Mallié s'empare des aventures d'Arsène Lupin

BONNES FEUILLES – Découvrez les aventures d’Arsène Lupin, le plus téméraire des cambrioleurs, dont les seules armes sont l’esprit et l’audace ! Dans ces neuf nouvelles, il réalise d’incroyables tours de passe-passe pour voler les bourgeois. Jamais vraiment le même, toujours différent, Arsène Lupin est insaisissable ! 

05/10/2021, 11:34