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Les Ensablés - "Rouge" de Carl Aderhold (2016), un interview de l'auteur réalisé par L. Jouannaud

Cher Hervé, ce printemps très humide est une invitation à la lecture. Ces dernières semaines, j’ai lu un bon roman policier français, un bon thriller américain, deux romans autobiographiques de François Nourissier (beaucoup de répétitions !), une biographie de Robespierre, et Rouge, le dernier roman de Carl Aderhold qui est un collaborateur des Ensablés.

Le 24/04/2016 à 09:00 par Les ensablés

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Publié le :

24/04/2016 à 09:00

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

C’est un roman original qui bouscule les genres et le lecteur. S’il fallait le classer, je parlerais volontiers de « roman personnel », une formule qu’un personnage emploie à la fin du livre : « Les souvenirs forment ce que j’appelle notre roman personnel. Chacun en rédige un dans sa tête. (…) Nous passons notre existence à l’écrire. Nous comblons les blancs, nous inventons les passages qui nous manquent. C’est une œuvre interminable. » Ni autofiction complaisante, ni autobiographie résignée, ni souvenirs déjà funèbres, ce livre est à la fois général et particulier, évocateur et actuel. Un homme se retourne sur le passé à la mort de son père. Situation exceptionnelle pour l’individu, banale dans l’espèce humaine, souvent reprise en littérature.

Ce père imposant, aux convictions politiques affichées, ambitieux, a mené la vie dure à son entourage, mais le roman qui commençait comme un procès jugé d’avance se termine par un non lieu. Il n’y a plus de juges dans l’affaire Pierre Aderhold, et en tout cas, ce ne serait pas le fils : « Chaque proche, chaque ami, chaque personne que j’ai aimée a été tout à la fois l’accusé et le procureur, sans qu’il me soit possible de sortir du prétoire. »

J’ai demandé à Carl Aderhold de répondre à quelques questions sur son livre complexe et touffu, à la langue subtile quand l’auteur avance à tâtons dans le passé, sensible pour rendre les palpitations du cœur, et colorée s’il faut enfourcher les événements.

L.J. :Rouge, tel est le titre de votre livre. Avez-vous pensé à d’autres titres avant de vous arrêter à celui-là ?

C.A. : Non. Ce titre m’est apparu évident, une fois le point final mis au manuscrit. Le mot en lui-même a une sonorité très belle. Surtout, il est riche à mes yeux de plusieurs sens intéressants suggérés par les divers aspects du roman. « Rouge » est un mot et une couleur très présents dans l’univers communiste. C’est celui du sang, « Rouge du sang de l’ouvrier » dit une chanson révolutionnaire. C’est aussi le surnom péjoratif donné aux communistes que nous aimions reprendre à notre compte avec fierté. « Rouge », c’est également le mot qui revenait sans cesse dans les cuites de mon père, qui en marquait en quelque sorte le premier stade, lorsqu’il voulait nous démontrer la supériorité de la langue française sur les autres…

L.J :…et le rouge de la honte (« Le rouge me montait au visage »), le rouge de l’écriture (« Le sang épais de la prose »), le rouge de la colère. C’est aussi le chef d’accusation principal : votre père était un rouge. Son engagement dans le Parti communiste, tel que vous le racontez, était actif, profond, sincère. C’était un mode de vie qui impliquait toute la famille, femme et enfants compris.

C.A. : Oui, le communisme était pour nous une forme d’électrisation de tous les instants, comme un alcool fort. Lorsqu’on a été élevé dans cette attente fiévreuse qui se nourrit chaque jour du moindre événement, tout le reste après n’a qu’un goût fade. Cet engagement était une passion pour les excès, jusque dans les erreurs les plus évidentes. Avec la fin du communisme, la légitimité même de l’excès s’effondrait. La politique n’avait de sens que si elle promettait un bouleversement total de nos existences et qu’elle nécessitait un abandon total.

L.J. : Vous décrivez très bien cette enfance où, d’autorité, le père engage le fils. « Conçu sous les portraits de Marx et Lénine », vous avez manifesté contre la guerre du Vietnam, participé à la « Fête de L’Humanité », connu les distributions de tracts et les fièvres des soirées électorales, fait un séjour en Allemagne de l’Est, et attendu le Grand soir avec papa. Cette chronique d’une enfance politisée appartient à une époque pas si lointaine dont la fin coïncide avec la chute du Mur de Berlin.

C.A. : Oui, le communisme fut pour moi cette passion dans laquelle j’ai grandi. Souvent les gens qui ont lu mon roman m’interrogent pour savoir quand j’ai cessé d’être communiste, ou bien si j’y crois encore. J’ai l’impression que ce n’est pas la bonne question. Il me semble que c’est plutôt de savoir si la vie vaut la peine d’être vécue sans excès. Pour moi la réponse est non. « On ne guérit jamais du communisme… » disait Nizan.

L.J. : Au début du roman, c’est la mort du père qui provoque la remontée des souvenirs : « Je croyais pourtant avoir tout oublié. J’avais tout oublié. » Mais vous évitez immédiatement l’odeur de naphtaline des autobiographies en faisant du narrateur le personnage d’un roman qui se déroule en même temps que reviennent les souvenirs. Le narrateur a une sœur, il est marié, il a lui-même des enfants et la vie suit son cours. Les souvenirs deviennent alors des éléments actifs de sa personnalité et influent sur ses actes.

C.A. : En effet, il m’a semblé que pour écrire aujourd’hui son autobiographie (surtout en venant d’un milieu communiste où la morale joue un rôle central), la sincérité qui me tient tant à cœur ne pouvait plus résider dans l’aveu de ses propres errements comme Rousseau dans ses Confessions, ni dans l’analyse du caractère humain et de ses ressorts comme Montaigne. Il fallait prendre le sujet comme un personnage de roman. Les faits sont pour la plupart vrais, mais ce qui m’importe, c’est le mouvement, la dynamique. Comment faire de toutes ces vies, une matière romanesque.

L.J. : Le livre part en effet dans plusieurs directions à la fois : le présent du narrateur qui vide avec sa sœur la maison de famille, parle sur Skype avec sa fille qui se trouve au Canada, a rendez-vous avec sa femme, tombe malade ; le passé de l’enfance ; le grand passé des Aderhold ; l’avenir de Simon et de Pauline, les enfants du narrateur ; le temps de la chronique politique française qui occupe la vie du père. Cela donne à votre récit une épaisseur et un foisonnement qui en font un bon reflet de la société française de l’époque.

C.A. : Je suis parti de l’exergue du Journal d’un homme de 40 ans de Jean Guéhenno (dont j’ai fait le compte-rendu pour le site des Ensablés) : « Nul de nous n’a l’honneur d’avoir une vie qui soit à lui. » Cette phrase de Victor Hugo a constitué le fil rouge, si j’ose dire, de mon roman. À rebours de l’autofiction, j’ai tenté de rendre la foison d’existences qui m’ont nourri, qui m’ont fait. Mon autobiographie n’est que la focale à travers laquelle le lecteur peut observer les existences des Aderhold depuis l’arrivée de mon arrière-grand-père allemand en France à la fin du XIXe siècle. Un peu comme Obaldia avec ses Exo-biographies qui rend compte des gens qu’il a croisés durant sa vie, j’ai voulu exhumer, raconter tous ces hommes dont je suis à la fois l’héritier et le passeur puisque l’autre thématique du livre est centrée sur la transmission de ce passé à mes enfants.

L.J. : Le père est la figure centrale du roman, c’est une personnalité, et l’enfant ne peut que le suivre, le souffrir, l’admirer. Mais le militant communiste modèle, qui donnerait sa chemise aux prolétaires et au Parti, a d’autres facettes. A la vie politique s’ajoutent sa vie amoureuse et sa vie professionnelle. On le sait, mais on l’oublie : un être humain joue toujours plusieurs rôles. Ici, il est Néron, et là, il est Le Cid. Ceux qui l’ont vu dans Corneille ont du mal à l’imaginer dans Racine ou Labiche. Votre père, je veux dire le père de votre narrateur, incarne cette contradiction puisqu’il est acteur et puisqu’il a deux noms, un nom civil (Pierre Aderhold) et un nom de scène (Pierre Decazes). Vous évoquez la vie professionnelle du personnage, ses hauts, ses bas, et pour finir la sécurité matérielle sans devenir une star. Un comédien n’est pas un prolétaire, votre père a eu du mal à tenir ces deux bouts-là. C’était l’époque où les artistes s’engageaient. Picasso, Montand, Aragon ont longtemps été les soutiens du parti communiste, le parti du peuple et de la classe ouvrière…

C.A. : …oui, l’importance accordée à la politique était vraiment une caractéristique de la société française des années 1960-1970. Je me rends compte aux réactions des lecteurs plus jeunes que bien des choses qui me semblaient évidentes ne le sont pas pour eux. Un ami de mon âge dont les parents étaient du PSU me racontait récemment que ses parents n’achetaient que des Renault parce que c’était la régie, l’entreprise nationalisée… Aujourd’hui, ça prête à sourire mais l’époque était ainsi.

L.J. : C’était aussi un homme à femmes et un mari violent. Il y a des scènes dures dans votre roman. Le personnage n’en sort pas grandi, mais vous ne voulez pas cacher la face sombre du quotidien.

C.A.  Cela correspondait à l’image de l’homme que l’on se faisait à l’époque. La virilité se devait d’être violente. Je pense que pour des garçons qui avaient grandi durant la guerre, la violence était une façon courante d’exprimer ses émotions. Et ma sœur et moi ne la ressentions pas avec l’acuité qu’elle a à nos yeux aujourd’hui. J’ai l’impression qu’à chaque génération, le seuil acceptable de violence évolue. Dans mon enfance, j’avais plein d’amis qui redoutaient une mauvaise note parce qu’ils avaient droit à une raclée en cas de mauvais bulletin… Ce qui nous paraissait surtout pénible à ma sœur et à moi, c’étaient les raisons de cette violence. Elle nous échappait souvent ou se portait sur des sujets qui n’auraient jamais valu la moindre réprimande chez les autres. Le plus violent savon que j’ai pris concernait le film surréaliste L’Âge d’or que j’ai vu adolescent. Parce que je ne l’avais pas aimé, mon père n’a pas décoléré contre moi pendant plusieurs jours, m’accusant d’avoir le goût petit-bourgeois… Pour revenir à votre question, je ne suis pas sûr que cette violence soit l’expression d’un pouvoir mais plutôt celle des frustrations, des déceptions que mon père subissait à la fois dans ses attentes politiques et sa carrière de comédien.

L.J. : Vous oscillez alors entre votre autobiographie et une biographie de Pierre Aderhold-Decazes, les deux projets s’entremêlant naturellement puisque les vies d’un père et d’un fils sont mêlées. Vous remontez les lignées ascendantes, et apparaissent la mère du père et le père du père. Vous comprenez que cet homme était lui-même soumis à des influences, des récits ou légendes familiales : une mère qui était une maîtresse femme et du côté paternel, on remonte deux siècles en arrière et on quitte la France. Votre père, écrivez-vous, aurait aimé que vous rédigiez une chronique familiale…

C.A. : … mon père voulait que je sois l’historien de la famille, j’ai préféré en être le romancier. L’exactitude des faits n’est pas un but en soi, ni même une aspiration. Il ne s’agissait pas pour moi de retrouver la sensation précise éprouvée lors de tel ou tel événement mais d’écrire la trace laissée dans ma mémoire. Certains neuropsychologues expliquent que nos souvenirs sont des fictions que nous nous attachons à entretenir, parfois même à créer, pour donner un sens à notre histoire. C’est exactement ce que j’ai cherché à rendre. Le pacte autobiographique, pour employer un terme de la critique littéraire, repose me semble-t-il, non pas sur la vérité mais sur la sincérité. Mes souvenirs d’enfance ne sont pas un témoignage, mais constituent un roman, ou si vous préférez une histoire, mon histoire, je veux dire la version de l’histoire que je me suis créée pour vivre. Tout l’enjeu de mon roman tourne autour de cet aspect. Beaucoup de faits ne se sont pas passés tels que je les raconte. Approximations, erreurs, décalages, omissions, volontaires ou non, tout ceci est présent. C’est le jeu de la mémoire. « Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende » dit un des héros de L’Homme qui tua Liberty Valance de John Ford. Cet affranchissement assumé de la réalité correspond à l’enjeu profond de Rouge : qu’est-ce qui se transmet de génération en génération, comment chacun en fait son propre miel. Le poids des échecs de mon arrière-grand-père et de mon grand-père a pesé sur l’existence de mon père d’une façon si lourde qu’il n’en avait pas même conscience et que j’en ai à mon tour subi les échos assourdis, comme les circonvolutions que dessinent les pierres en tombant dans l’eau.

L.J. : La mémoire est en effet un thème central de votre roman. En l’écrivant, vous avez décidé de transmettre à vos enfants l’histoire de la saga Aderhold. Mais vous précisez que vous avez refusé de leur imposer vos convictions. Faut-il ou non mettre sur disque dur le passé, les souvenirs, les origines ? Ne vaut-il pas mieux les effacer ? La société actuelle veut préserver toutes les traces, et je me demande si l’oubli n’a pas aussi ses vertus. Mais le « héros » de votre roman ne peut guère passer inaperçu. Sa dernière « scène », à Berck, quand il est malade et qu’on le transporte en brancard sur la plage, qu’il se met à chanter L’Internationale, a quelque chose de fellinien, à la fois tragique et risible. Le père en sort grandi : l’acteur joue jusqu’au bout le rôle qu’il a choisi et qui est devenu sa vie, rouge un jour, rouge toujours.  Ce père, finalement, était-il admirable ?

C.A. : Il est difficile pour moi de répondre à cette question. Chaque fils entretient avec son père des rapports à la complexité charnelle, qui dépassent le cadre du raisonnement. La réflexion, la mise en distance ne sont d’aucun secours. Si je l’admire ? Il a fait en grande partie ce que je suis. Est-il admirable ? Je pense qu’à sa façon, oui. La condamnation est pourtant presque évidente : intolérant, alcoolique, violent… Mais il y a dans son entêtement à échouer malgré les chances qui s’offrent à lui, dans sa volonté de faire de sa vie et de la nôtre, une scène de théâtre, dans ses excès mêmes, quelque chose de puissant comme un fleuve charriant alluvions et boue, allant à la mer, quels que soient les barrages des hommes. Il est tout à la fois ridicule, détestable, voire méprisable et aussi lyrique, passionné, enivrant. Il n’y avait pas de repos avec lui, toujours en perpétuelle inquiétude, en quête de quelque chose, un rôle, une aventure, un combat politique. Il est des hommes qui ne sont pas faits pour prendre l’autobus, mon père était de ceux-là. Il y a effectivement quelque chose de fellinien dans sa manière de vivre qui en fait un héros de roman. Après, ce ne fut pas toujours facile pour nous d’avoir pour père un tel personnage romanesque.

L.J. : Votre père était comédien, vous êtes écrivain. La différence n’est pas si grande puisqu’un écrivain met en scène et « joue » des personnages. Je vous pose donc la question la plus banale qui soit : « Pourquoi écrivez-vous ? »

C.A. : L’écriture fut pour moi une façon de m’opposer à l’implacable logique marxiste du devenir, le grain de sable dans la machine. Puisqu’il me semblait impossible d’échapper à mon destin, les histoires étaient la possibilité de tracer un autre chemin. Tant que je pouvais raconter, j’étais affranchi de l’histoire. L’histoire au sens de ce qui devait advenir était advenue. Mes petites histoires étaient le hasard qui dérange les systèmes philosophiques prétendant aboutir à une théorie générale du devenir humain. Les histoires réintroduisaient la part aléatoire, l’inattendu. D’une certaine manière, les petits romans que j’écrivais étaient une façon de réécrire le grand rouleau dont parle Jacques le fataliste dans le roman de Diderot. C’est écrit là-haut, dit-il à chaque événement qui survient. Inventer des histoires est cette échappatoire qui détricote le destin. Je crois en le pouvoir fondamentalement libérateur de la littérature. Ecrire ou lire un livre, c’est s’abandonner au désordre, accepter de ne pas savoir la suite, attendre et espérer tous les possibles.

 Mon cher Hervé, le roman de Carl est une réussite. J’espère que vous le lirez.

Laurent Jouannaud.

Par Les ensablés
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Le parcours d’Abel Bonnard  (1883-1968) est l’un des plus surprenants parmi les écrivains du XXe siècle. Son destin intellectuel et politique est un précipité d’ambiguïtés, de compromissions et de fulgurances. Par Nicolas Kinosky 

28/09/2025, 10:42

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Les Ensablés - La Reine battue, d'Henri Duvernois

Le propre du « petit maître » est d’être discret. Un temps, il s’impose, il plaît... Puis disparaît, écrasé sous les poids des « grands ». C’est que l’on ne peut pas retenir tout le monde. J’ai mes « petits maîtres » favoris, et l’un d’eux, vous le savez peut-être, car j’en ai déjà parlé, s’appelle Henri Duvernois. Récemment, dans un vide-grenier, perdu dans un amas de livres vendus un euro chacun, je suis tombé sur son roman « La Reine battue » publié sur papier alfa bouffant dans la belle collection de luxe Le livre de demain, où le texte s’orne de gravures. Je l’ai acheté évidemment, sachant à l’avance que je ne serais pas déçu. Par Hervé Bel.

14/09/2025, 10:00

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Les Ensablés - La Pierre angulaire, de Zoé Oldenbourg

Zoé Oldenbourg (1916-2002) fut longtemps associée aux succès d’édition de grandes fresques médiévales. Son premier livre, Argile et Cendres (1946) qui suit les péripéties d’un petit seigneur partant pour les croisades, impressionna tellement par sa précision et son ampleur qu’on y vit un potentiel Goncourt. Le couronnement arrivera finalement en 1953 avec son second roman La Pierre angulaire qui remporte le Prix Femina. Zoé Oldenbourg y expose les tableaux contrastés d’un Moyen-Âge où même les âmes les plus abjectes vivent dans l’espérance du salut éternel. Par Nicolas Acker.

31/08/2025, 09:00

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Les Ensablés - La vierge et le taureau, de Jean Meckert

Les éditions Joëlle Losfeld poursuivent avec bonheur la réédition des romans de Jean Meckert  (1910-1995). Le dernier en date, La vierge et le taureau, occupe une place à part dans l’œuvre de Meckert. D’abord parce qu’il s’agit du dernier publié sous son propre nom. S’il continue à publier par la suite, ce sera désormais sous le pseudonyme de Jean Amila, bien connu des amateurs de romans policiers. Dernier roman de Meckert donc, La vierge et le taureau est aussi entouré d’une légende noire qui fait de ce livre, une sorte d’ouvrage maudit qui a donné libre cours à de nombreuses spéculations. Par Carl Aderhold

17/08/2025, 09:00

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Les Ensablés - Le wagon à vaches (1953), de Georges Hyvernaud

Sa prose noire et acérée rappelle Raymond Guérin. Son ironie pessimiste penche du côté d’Emmanuel Bove. Le phrasé rageur est célinien. Nous sommes en 1953 lorsque Georges Hyvernaud publie son deuxième récit le Wagon à vaches. On y retrouve la veine existentialiste, sans le torse bombé de l’intellectuel engagé. Par Nicolas Acker.

27/07/2025, 09:00

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Les Ensablés - La fin de la IIIe République, de Emmanuel Berl

Paru en 1968 dans la célèbre collection de Gallimard, « Les trente journées qui ont fait la France », La fin de la IIIerépublique est republiée quelques années plus tard dans une autre collection intitulée «Témoins». Ce passage révèle bien à la fois la nature de cet ouvrage mais aussi celle de son auteur, Emmanuel Berl (1892-1976). S’il est aujourd’hui tombé dans l’oubli (tout juste certains se souviennent qu’il fut le mari de la chanteuse Mireille), il a pourtant marqué la vie intellectuelle des années 1930 par ses positions que ses biographes qualifient volontiers d’inclassables. Par Carl Aderhold

06/07/2025, 10:45

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Les Ensablés - Le roi dort, de Charles Braibant

« Nos pays ne sont pas beaux...mais il y a en eux une espèce de grandeur calme et comme un peu dédaigneuse qui est beaucoup plus captivante que la beauté ». Ainsi Charles Braibant (1889-1976), Champenois de lignée et de coeur, décrit-il sa région d’élection dans son roman Le roi dort qui, s’il rata de peu le prix Goncourt, fut couronné du Renaudot en 1933. Par Marie Coat

 

22/06/2025, 09:00

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Les Ensablés - La peau et les os de Georges Hyvernaud

Dans la fosse commune de l’oubli, Georges Hyvernaud n’a non seulement rien fait pour l’éviter - en ne publiant que deux livres de son vivant - mais y a sauté à pieds joints. La Peau et les os (1949), court mais édifiant récit de sa captivité pendant la seconde guerre mondiale, puis Le Wagon à Vaches (1953), roman implacable de l’impossible réadaptation à une vie dite normale, prouvent que l’écrivain avait pris le parti non négociable d’une vérité humaine très difficile à vendre. Par Nicolas ACKER.

08/06/2025, 19:15

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Les Ensablés - Planète sans visa, de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais  (1908-1998) - quitta la Pologne à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier, puis parvint à s'évader. Juif et apatride, il partagea alors l'existence précaire de nombre de personnes réfugiées à Marseille dans l'espoir d'obtenir un visa. Grâce à l'aide de son ami Gide, il obtint ce précieux sésame et gagna les Etats-Unis où il vécut plusieurs années, enseignant la littérature. Malaquais n'a publié que trois romans : « Les Javanais » (prix Renaudot 1939),  « Le Gaffeur » (publié en 1953), tous deux objets de précédents articles et  « Planète sans visa », grand roman de la France sous l'occupation, publié en 1947 et qu'il remania jusqu'à ses derniers jours. Ce roman de plus de 500 pages a été réédité en 1999 après sa mort.

25/05/2025, 09:41

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Les Ensablés - La Saint-Michel et le Pont Euxin d'Anne Lacroix, par François Ouellet

Anne Lacroix (1897-1982) n’aurait publié qu’un seul roman, La Saint-Michel et le Pont-Euxin chez Grasset en janvier 1933. À cette date, elle a déjà commencé un deuxième roman, Rézle (et même annoncé un troisième titre, Les Bergers d’Arcadie), soumis en décembre de la fin de cette même année pour le Prix du roman du Temps ; les quelques voix qu’elle récolte seront insuffisantes pour qu’elle obtienne ce prix qui consiste dans la publication du roman dans les pages du quotidien. Mais, cinq ans plus tard, en mars 1938, Rézle paraîtra en feuilleton dans Le Temps. Il ne semble pas que la carrière d’Anne Lacroix ait connu d’autres développements. Par François Ouellet.

11/05/2025, 09:00

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Les Ensablés - L'Impassible de Frédéric Berthet (1954-2003)

Lorsque la critique d’un livre est aussi intéressante, voire plus, que le livre dont elle parle, lorsqu’on se régale de son style, de son ironie, de sa drôlerie, et si transparaît à travers ses mots l’originalité de l’homme lui-même, alors on peut se dire qu’elle est elle-même œuvre littéraire, et que son auteur est un sacré bonhomme. Voilà la réflexion que je me suis faite après la lecture de ce recueil d’articles de Frédéric Berthet, récemment paru chez La Table Ronde sous le titre L’Impassible. Par Hervé BEL

27/04/2025, 09:00

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Les Ensablés - Happe-Chair de Camille Lemonnier (1844-1913)

Happe-Chair, un titre qui a tout de suite attiré mon attention. Je me trouvais alors dans une des dernières librairies anciennes de la rue Saint-Sulpice (pour combien de temps encore sera-t-elle là ?), dans la bonne odeur des vieux livres, lorsque je suis tombé sur la réédition de 1908 de ce roman de Camille Lemonnier publié une première fois en 1886 chez Kiestmaeckers…  par Hervé Bel. 

13/04/2025, 12:28

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Les Ensablés - Jacques Rivière, Sentiments et critique

À l’occasion du centenaire de sa mort, la collection Bouquins consacre un volume à Jacques Rivière, critique et essayiste, véritable cheville ouvrière de la Nouvelle revue française dont il assura la direction durant plus de 10 ans. Mort prématurément en 1925 à l’âge de 39 ans, celui qui fut à la fois le grand ami et le beau-frère d’Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, révèle par la quantité d’articles qu’il donna à la revue une perspicacité critique étonnante. Sensuelle et inspirée. Par Denis Gombert

30/03/2025, 09:00

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Les Ensablés - Lire sous l'occupation de Jacques Cantier

Le monde des livres sous l’Occupation a déjà été étudié par l’historien Jacques Cantier qui s’était intéressé à la trajectoire de l’une des figures maudites des lettres françaises avec sa biographie de Pierre Drieu La Rochelle (Perrin, 2011). Cette fois, avec Lire sous l’Occupation, publié en 2019 et en poche en 2024 aux Éditions CNRS, il nous présente un panorama global de la lecture entre 1939 et 1945. , par Nicolas Acker.

16/03/2025, 16:50

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Les Ensablés - La femme qui boit de Colette Andris, par Marie Coat

En mars 2023, Gallimard publiait dans sa collection L’imaginaire un grand succès de son catalogue paru en 1929, réédité à huit reprises puis repris en 1934 dans sa collection de poche : La femme qui boit », première oeuvre d’une jeune femme de 29 ans, Pauline Toutey. Par Marie  Coat

02/03/2025, 19:56

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Les Ensablés - Le gaffeur de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais - quitta la Pologne  à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Cette période de sa vie fut marquée par une grande précarité et  par la volonté farouche de vivre de sa plume. Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier, il s'évada et émigra vers le continent américain. Par Isabelle Luciat

16/02/2025, 10:09

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France-Maroc : les Bleus avalent les Lions de l’Atlas

Je vous écris ce matin les yeux fermés (c’est beau la confiance) : cette Coupe du monde outre-Atlantique va me coûter encore quelques nuits sans assez de sommeil. Des cernes, certes, mais qu’au moins je ne dois pas à une peine que la défaite face au Maroc aurait provoquée. Une fatigue victorieuse, avec quelques réserves.

11/07/2026, 12:19

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La colonisation rend-elle fou ? Une enquête après Fanon

À partir des dossiers retrouvés des personnes internées à Anjanamasina (Madagascar), l’un des premiers asiles d’aliénés des colonies françaises, Raphaël Gallien prend au sérieux des paroles jugées délirantes, des gestes incompris, des trajectoires brisées, pour approcher les effets intimes de la colonisation. 

11/07/2026, 09:00

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Le roman d’un père qui refuse de voir son fils lui échapper

Sur l’île de Muckle Flugga, le point habité le plus septentrional du Royaume-Uni, se dresse le phare de l’impossible, un des fameux phares de Stevenson. Un père et son fils le gèrent ensemble, depuis des années, accueillant parfois des pensionnaires, ornithologues pour la plupart. L’île est en effet peuplée d’une immense variété d’oiseaux, dont certains inattendus.

11/07/2026, 08:00

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Un homme de 456 ans veut rejoindre la maison d’Elvis

Quand Will Somersby débarque en titubant dans le hall d’un hôpital psychiatrique canadien, il prétend être venu à pied depuis le Tennessee, guidé par le chant d’un rossignol. Il affirme, en outre, être âgé de 456 ans. Il est alors confié aux bons soins du Dr Miranda Gosling, peu à peu convaincue d’avoir déjà croisé l’étrange individu...

11/07/2026, 07:00

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Federica Zombie

10/07/2026, 16:53

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Freida McFadden reprend la tête, devant les cahiers de vacances

Nouveau livre de Freida McFadden en poche rime souvent avec nouvelle entrée dans le Top 10 — et pas à n’importe quelle place : Le Dîner s’installe directement en tête, avec 88.707 ventes en une seule semaine, du 29 juin au 5 juillet. Une entrée phénoménale. Derrière, les cahiers de vacances conservent pourtant leur mainmise sur le classement, dont ils occupent huit des dix premières places.

10/07/2026, 13:00

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Houaria : fragments de vies algériennes

Houaria, roman de l'auteure algéro-syrienne Inam Bioud, est paru en 2025, dans la collection Khamsa, co-créée par les éditions Barzakh en Algérie et les éditions Philippe Rey en France. Ce roman polyphonique met en avant plusieurs personnages. Leur point commun, la lettre « H » présente dans le prénom de chacun.e : Hadia, Hicham, Houari… Par Ghozlène Benabi.

10/07/2026, 09:40

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Le fabuleux piano : Sonia Devillers enquête sur les pianos volés aux juifs

Dans Le fabuleux piano, à paraître le 27 août chez Robert Laffont, Sonia Devillers retrace l’histoire d’un instrument disparu, le piano de la famille Enoch, éditeurs de partitions, en l’inscrivant dans celle des milliers de pianos volés aux familles juives à Paris pendant l’Occupation, puis déplacés jusqu’aux confins du IIIe Reich. À travers cette enquête, l’autrice explore à la fois la spoliation, la mémoire familiale et la place intime que peuvent occuper les objets dans la transmission.

10/07/2026, 08:56

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Un week-end entre proches fait éclater les certitudes de deux familles

Avec Entre amis (Actes Sud), premier roman de Hal Ebbott traduit de l’anglais (États-Unis) par Laure Manceau et publié le 26 août, l’auteur met en scène deux familles liées par une amitié ancienne, soudain confrontées à un acte de violence qui bouleverse leurs certitudes et révèle les tensions sociales, intimes et familiales longtemps restées sous silence.

10/07/2026, 06:56

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John, Fils de John : Douglas Stuart revient au pays des hommes blessés

Cal Macleod revient d’Édimbourg vers Falabay, dans les Hébrides extérieures, avec un sac à dos, un sac-poubelle et des secrets que l’île devine avant même qu’il pose le pied sur le quai. Son père John, tisserand, éleveur et chantre d’une foi sans souplesse, l’attend avec Ella, les moutons, la mer et le poids du nom familial. Traduit de l’anglais d’Écosse par Charles Bonnot, John, Fils de John, noue retour au pays, désir, honte et filiation dans un roman rude, drôle et profondément habité. Généalogie à ouvrir le 26 août.

09/07/2026, 13:07

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Argentine-Égypte : le calvaire des champions du monde avant le miracle Messi

Hier, la terre a tremblé. Les bars autour de chez moi étaient en ébullition : l’Égypte menait 2-0 contre l’Argentine, championne du monde en titre, dans le dernier huitième de finale de la Coupe du monde. L’Albiceleste n’avait pas dit son dernier mot ; moi, je perdais les miens. En quelques minutes seulement, Lionel Messi a mis le match à l'envers. À l’arrivée : 3-2, pleurs, soulagement. Et vertige. 

 

08/07/2026, 22:51

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Résoudre ce qu’Albert Einstein qualifiait d’”éternel mystère”

S’il est loisible de méditer sur les mystères insondables du monde que nous habitons, le fait que la science parvienne à le rendre compréhensible devrait, en soi, être un sujet d’étonnement. Pourquoi l’ingéniosité du vivant anticipe-telle nos techniques ? Pourquoi les mathématiques les plus abstraites décrivent-elles le réel ? Conjuguant sciences sociales et sciences du vivant, Bernard Lahire remonte aux racines du réalisme pour élucider l’« éternel mystère » : pourquoi comprenons-nous le monde ?

08/07/2026, 08:00

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Malraux, un homme fondamentalement paradoxal

Françoise Theillou explore la relation complexe d’André Malraux à l’amour et aux femmes, à peu près absente de son œuvre et des grandes biographies qui lui ont été consacrées. L’écrivain a volontairement brouillé les pistes entre réel et imaginaire, taisant l’intime et rejetant toute lecture biographique de son œuvre. Ce sont surtout les femmes qui l’ont aimé, Clara, Josette, Madeleine, Sophie, qui ont permis de lever en partie le voile, chacune révélant un Malraux différent.

08/07/2026, 07:00

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Jeunesse à la Fleur : grandir dans l’ombre de la violence

Jeunesse à la Fleur est le premier roman de Rym Khelil paru en 2025 aux éditions Barzakh. Le récit autofictif - c'est-à-dire que l'auteure s'inspire de son vécu en y mêlant la fiction - se déroule à Alger, pendant la décennie noire et met en scène des adolescents se préparant au BAC. Par Ghozlène Benabi.

07/07/2026, 17:18

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Dans les coulisses de Bahreïn, un roman d’espionnage très actuel

Si vous avez envie de jouer aux espions à l'ombre de Téhéran pour apprendre tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'émirat de Bahreïn. Une ambiance à la John Le Carré dans ce roman qui a été écrit en 2023 mais qui éclaire parfaitement les conflits d'aujourd'hui.

07/07/2026, 16:17

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Raconter l’Amérique eugéniste à hauteur de femme : Mon corps donné pour vous

En 1924, Carrie Buck, 17 ans, est envoyée dans une institution de Virginie où médecins, juges et travailleurs sociaux préparent sans le lui dire le procès qui doit légitimer sa stérilisation. À partir de l’affaire Buck v. Bell, Marouane Essadek construit, chez Noir sur Blanc, un premier roman documenté et rageur sur l’eugénisme américain, ses discours de progrès et les vies qu’il a méthodiquement confisquées.

07/07/2026, 11:10

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Notre-Dame-des-Anges : Célia Houdart à l'écoute des voix disparues

À l’automne 1938, Henri vit auprès de Rachel, son épouse atteinte de sclérose en plaques, dans une clinique près de Liège. Marcelle, pianiste en tournée entre le Maroc, l’Égypte et l’Italie, lui écrit depuis les gares, les paquebots et les chambres d’hôtel. Célia Houdart publie chez POL Notre-Dame-des-Anges et transforme une correspondance familiale couvrant les années 1935 à 1944 en un roman de désir, de maladie et de guerre imminente. Révélation le 20 août.

07/07/2026, 11:03

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Clémentine Mélois, le grand déménagement des souvenirs

Un verre Musclor brisé, des assiettes sorties des placards, des coupures du Dauphiné libéré : sur le point de déménager après une rupture, la narratrice de Choses que je croyais perdues emballe davantage qu’un appartement. Clémentine Mélois transforme ces restes domestiques en récit d’apprentissage vif, drôle et fissuré, où chaque objet remet une histoire en circulation. À retrouver, le 20 août.

07/07/2026, 11:02

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Le roman qui imagine Israël sans ses Palestiniens

Plus d’ouvriers, plus de conducteurs de bus, plus de vendeurs… La société israélienne est à l’arrêt. À Tel-Aviv, Ariel et Alaa sont voisins et amis. L’un est journaliste, un sioniste libéral, critique à l’égard de l’occupation militaire de la Cisjordanie et de Gaza, mais fidèle au projet du pays ; l’autre, cameraman palestinien, est hanté par les souvenirs de sa grand-mère récemment décédée, jamais remise de la Nakba et de la perte de sa ville, Jaffa. 

07/07/2026, 09:00

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Amateurs de Shameless, une nouvelle famille dysfonctionnelle vous attend

Vous pensez avoir une famille dysfonctionnelle ? Attendez de rencontrer les Flynn. Rien ne va plus chez eux. La mère tente de sauver son mariage en s’essayant au couple libre, tandis que le père s’enfonce dans une crise existentielle forcément pathétique.

07/07/2026, 08:00

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Alizée Delpierre enquête sur l’esclavage moderne en France

Après Servir les riches, sa première enquête retentissante chez les grandes fortunes, Alizée Delpierre poursuit sa réflexion sur les rapports de domination et d’exploitation. Dans ce nouveau terrain inédit nourri de nombreux témoignages et de scènes stupéfiantes, elle fait tomber un tabou : aujourd’hui en France, autour de nous, dans tous les secteurs d’activité, il existe des travailleurs que leurs employeurs traitent comme des esclaves. 

07/07/2026, 07:00

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Nouvelle-Zélande – France : les copains du rugby

34-32 à Christchurch, samedi 4 juillet : pas besoin de canicule pour suffoquer durant cette première journée des phases de poule. Nouvelle-Zélande – France, affiche de rêve du Championnat des Nations. Oppressés, les Bleus ont cédé face à des All Blacks qui les ont usés sans jamais vraiment les écraser. Duel de titans ? Sûr. Et pour mieux le mesurer, je vous propose trois œuvres pour mieux le comprendre.

 

06/07/2026, 20:30

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De Shefa Amr à Paris, la grande traversée familiale de Jadd Hilal

À Shefa Amr, Aïda grandit parmi les champs, les figuiers, les bœufs et Adam, le garçon juif du voisinage. Puis viennent les mariages contraints, l’exode, Beyrouth, les guerres et les appartements que l’on quitte avant d’avoir pu les appeler maison. Dans Ici commence la terre, Jadd Hilal suit plusieurs générations palestiniennes à travers une mémoire qui refuse de se laisser déraciner. Généalogie à suivre le 21 août.

06/07/2026, 13:15

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De guerre ou d’ailleurs : Séverine Chevalier refuse l’effacement

Rémi a longtemps cru sa mère morte. À quinze ans, il découvre que Minerve vit sous le nom de Lolita B., ancienne figure de téléréalité devenue matière à requêtes, moqueries et fantasmes publics. En suivant son fils, sa mère et ceux qui ont contribué à la transformer en spectacle, De guerre ou d’ailleurs compose un roman noir et social d’une violence saisissante. Dans les tranchées, le 20 août.

06/07/2026, 11:32

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Celle que je suis

06/07/2026, 11:01

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Dimitri Bortnikov : Tombeau de Parsifal revisite les blessures du passé

Tombeau de Parsifal, de Dimitri Bortnikov, paraîtra le 19 août aux éditions Rivages. Dans ce roman, un écrivain franco-russe retourne dans sa ville natale après vingt ans d'absence afin de comprendre les circonstances de la mort de sa mère. Ce voyage, nourri par les souvenirs, la culpabilité et la quête de justice, devient une exploration de la mémoire et des frontières entre vengeance, pardon et responsabilité.

06/07/2026, 09:29

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Un roman rural plonge dans les blessures d'une famille québécoise

Lait cru, premier roman de Steve Poutré, paraîtra le 20 août 2026 aux éditions Les Escales. Lauréat du Prix littéraire du Gouverneur général, ce roman plonge le lecteur dans une ferme laitière québécoise où un enfant grandit au sein d'une famille marquée par les troubles psychiques, la rudesse du monde agricole et une violence omniprésente.

06/07/2026, 08:23

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Suzanne Valadon, l'insoumise : Agnès Clancier retrace le destin d'une artiste libre

Suzanne Valadon, l'insoumise, d'Agnès Clancier, paraîtra le 25 août aux éditions des Instants. Ce roman biographique retrace le parcours de Suzanne Valadon, artiste majeure de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, en revenant sur son ascension dans un univers artistique largement dominé par les hommes et sur l'affirmation d'une liberté qui irrigue toute son œuvre.

06/07/2026, 07:14

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En vacances : 7 romans français à lire avant la rentrée littéraire

Du retour d’Adamsberg au conte végétal de Charlotte Monsarrat, le premier semestre 2026 a fait émerger des succès de librairie aussi bien que des échappées plus discrètes. Tous publiés entre le 1er janvier et le 30 juin, ces sept romans écrits en français offrent, avant le déferlement de la rentrée, une cartographie vivante des lectures qui ont compté. Et compteront encore ces prochaines et estivales semaines. 

05/07/2026, 14:48

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Une bibliothèque conjugale devient le vrai enjeu d’un divorce

« Aucune histoire ne devrait débuter de cette façon », se dit Cécile Blain, cinquante-six ans, en jetant un ultime regard sur son appartement vide. Après un divorce, elle s’apprête à déménager le dernier vestige de sa vie passée : sa bibliothèque. 

05/07/2026, 08:00

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Un roman social sur ceux que personne ne vient sauver

Dans les tours de béton aux confins de la ville, Virginia chasse le poids des années et la violence qui l’entoure avec ses rêves de fête et ses dessins d’oiseaux. Entre deux étages, un jeune homme scrute les taches bleues qui naissent sous ses yeux. 

05/07/2026, 07:00

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Méthane : pourquoi ce gaz devient l’urgence climatique oubliée

Cette semaine, la Booksletter traverse un Brésil gagné par la dictature de Vargas, ausculte l’autoportrait de Donald Trump, remet le méthane au cœur de l’urgence climatique, suit le destin d’un caïd colombien et interroge notre rapport au soleil. Une revue de presse où l’histoire, la politique, la science et la littérature se répondent, jusque dans la mise à l’écart, à Moscou, de 18 000 livres ukrainiens sous couvert de conservation patrimoniale.

04/07/2026, 10:42

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Face à un monde en ruines, deux survivants refusent de céder à la haine

Chercher la bête, sixième roman de Loulou Robert, paraîtra le 20 août aux éditions de L'Observatoire. Dans ce récit d'anticipation, l'autrice imagine une société gagnée par une violence inexpliquée, tandis que deux personnages tentent de préserver leur humanité face à un monde qui semble basculer dans la barbarie.

04/07/2026, 08:06

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Quand Montaigne devait préparer l’indocile Henri de Navarre à devenir roi de France

Le Chat de Montaigne, premier roman en français de Nils Minkmar, paraîtra le 20 août aux Presses de la Cité. Dans ce récit historique, l'auteur imagine Michel de Montaigne appelé par Catherine de Médicis à une mission politique au cœur des guerres de Religion, tandis qu'un chat accompagne le philosophe dans une France traversée par les violences et les luttes de pouvoir.

 

04/07/2026, 07:26

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Une relecture romanesque de la vie de Vincent van Gogh

Rien que de grands tournesols, premier roman de Vincent Vigneron, paraîtra le 20 août en librairie. Dans ce récit inspiré de la vie de Vincent van Gogh, l'auteur retrace le parcours intime du peintre, de son enfance aux Pays-Bas jusqu'à ses dernières années, en s'attachant à explorer les doutes, les aspirations et la naissance de sa vocation artistique.

04/07/2026, 06:18

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La mort d'un fils

Ce récit touche au cœur. Il narre la vie brute, pleine et sensible d’un être perdu. Il raconte la tragédie familiale née autour du mystère d’un fils, entre révolte et résilience. On le lit comme un road-movie avec des séquences réussies de flash-back. Heureux, presque ou si peu, aux Editions Taos, de Corinne Desthieux.

03/07/2026, 16:30