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Les Ensablés - "Rouge" de Carl Aderhold (2016), un interview de l'auteur réalisé par L. Jouannaud

Cher Hervé, ce printemps très humide est une invitation à la lecture. Ces dernières semaines, j’ai lu un bon roman policier français, un bon thriller américain, deux romans autobiographiques de François Nourissier (beaucoup de répétitions !), une biographie de Robespierre, et Rouge, le dernier roman de Carl Aderhold qui est un collaborateur des Ensablés.

Le 24/04/2016 à 09:00 par Les ensablés

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24/04/2016 à 09:00

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

C’est un roman original qui bouscule les genres et le lecteur. S’il fallait le classer, je parlerais volontiers de « roman personnel », une formule qu’un personnage emploie à la fin du livre : « Les souvenirs forment ce que j’appelle notre roman personnel. Chacun en rédige un dans sa tête. (…) Nous passons notre existence à l’écrire. Nous comblons les blancs, nous inventons les passages qui nous manquent. C’est une œuvre interminable. » Ni autofiction complaisante, ni autobiographie résignée, ni souvenirs déjà funèbres, ce livre est à la fois général et particulier, évocateur et actuel. Un homme se retourne sur le passé à la mort de son père. Situation exceptionnelle pour l’individu, banale dans l’espèce humaine, souvent reprise en littérature.

Ce père imposant, aux convictions politiques affichées, ambitieux, a mené la vie dure à son entourage, mais le roman qui commençait comme un procès jugé d’avance se termine par un non lieu. Il n’y a plus de juges dans l’affaire Pierre Aderhold, et en tout cas, ce ne serait pas le fils : « Chaque proche, chaque ami, chaque personne que j’ai aimée a été tout à la fois l’accusé et le procureur, sans qu’il me soit possible de sortir du prétoire. »

J’ai demandé à Carl Aderhold de répondre à quelques questions sur son livre complexe et touffu, à la langue subtile quand l’auteur avance à tâtons dans le passé, sensible pour rendre les palpitations du cœur, et colorée s’il faut enfourcher les événements.

L.J. :Rouge, tel est le titre de votre livre. Avez-vous pensé à d’autres titres avant de vous arrêter à celui-là ?

C.A. : Non. Ce titre m’est apparu évident, une fois le point final mis au manuscrit. Le mot en lui-même a une sonorité très belle. Surtout, il est riche à mes yeux de plusieurs sens intéressants suggérés par les divers aspects du roman. « Rouge » est un mot et une couleur très présents dans l’univers communiste. C’est celui du sang, « Rouge du sang de l’ouvrier » dit une chanson révolutionnaire. C’est aussi le surnom péjoratif donné aux communistes que nous aimions reprendre à notre compte avec fierté. « Rouge », c’est également le mot qui revenait sans cesse dans les cuites de mon père, qui en marquait en quelque sorte le premier stade, lorsqu’il voulait nous démontrer la supériorité de la langue française sur les autres…

L.J :…et le rouge de la honte (« Le rouge me montait au visage »), le rouge de l’écriture (« Le sang épais de la prose »), le rouge de la colère. C’est aussi le chef d’accusation principal : votre père était un rouge. Son engagement dans le Parti communiste, tel que vous le racontez, était actif, profond, sincère. C’était un mode de vie qui impliquait toute la famille, femme et enfants compris.

C.A. : Oui, le communisme était pour nous une forme d’électrisation de tous les instants, comme un alcool fort. Lorsqu’on a été élevé dans cette attente fiévreuse qui se nourrit chaque jour du moindre événement, tout le reste après n’a qu’un goût fade. Cet engagement était une passion pour les excès, jusque dans les erreurs les plus évidentes. Avec la fin du communisme, la légitimité même de l’excès s’effondrait. La politique n’avait de sens que si elle promettait un bouleversement total de nos existences et qu’elle nécessitait un abandon total.

L.J. : Vous décrivez très bien cette enfance où, d’autorité, le père engage le fils. « Conçu sous les portraits de Marx et Lénine », vous avez manifesté contre la guerre du Vietnam, participé à la « Fête de L’Humanité », connu les distributions de tracts et les fièvres des soirées électorales, fait un séjour en Allemagne de l’Est, et attendu le Grand soir avec papa. Cette chronique d’une enfance politisée appartient à une époque pas si lointaine dont la fin coïncide avec la chute du Mur de Berlin.

C.A. : Oui, le communisme fut pour moi cette passion dans laquelle j’ai grandi. Souvent les gens qui ont lu mon roman m’interrogent pour savoir quand j’ai cessé d’être communiste, ou bien si j’y crois encore. J’ai l’impression que ce n’est pas la bonne question. Il me semble que c’est plutôt de savoir si la vie vaut la peine d’être vécue sans excès. Pour moi la réponse est non. « On ne guérit jamais du communisme… » disait Nizan.

L.J. : Au début du roman, c’est la mort du père qui provoque la remontée des souvenirs : « Je croyais pourtant avoir tout oublié. J’avais tout oublié. » Mais vous évitez immédiatement l’odeur de naphtaline des autobiographies en faisant du narrateur le personnage d’un roman qui se déroule en même temps que reviennent les souvenirs. Le narrateur a une sœur, il est marié, il a lui-même des enfants et la vie suit son cours. Les souvenirs deviennent alors des éléments actifs de sa personnalité et influent sur ses actes.

C.A. : En effet, il m’a semblé que pour écrire aujourd’hui son autobiographie (surtout en venant d’un milieu communiste où la morale joue un rôle central), la sincérité qui me tient tant à cœur ne pouvait plus résider dans l’aveu de ses propres errements comme Rousseau dans ses Confessions, ni dans l’analyse du caractère humain et de ses ressorts comme Montaigne. Il fallait prendre le sujet comme un personnage de roman. Les faits sont pour la plupart vrais, mais ce qui m’importe, c’est le mouvement, la dynamique. Comment faire de toutes ces vies, une matière romanesque.

L.J. : Le livre part en effet dans plusieurs directions à la fois : le présent du narrateur qui vide avec sa sœur la maison de famille, parle sur Skype avec sa fille qui se trouve au Canada, a rendez-vous avec sa femme, tombe malade ; le passé de l’enfance ; le grand passé des Aderhold ; l’avenir de Simon et de Pauline, les enfants du narrateur ; le temps de la chronique politique française qui occupe la vie du père. Cela donne à votre récit une épaisseur et un foisonnement qui en font un bon reflet de la société française de l’époque.

C.A. : Je suis parti de l’exergue du Journal d’un homme de 40 ans de Jean Guéhenno (dont j’ai fait le compte-rendu pour le site des Ensablés) : « Nul de nous n’a l’honneur d’avoir une vie qui soit à lui. » Cette phrase de Victor Hugo a constitué le fil rouge, si j’ose dire, de mon roman. À rebours de l’autofiction, j’ai tenté de rendre la foison d’existences qui m’ont nourri, qui m’ont fait. Mon autobiographie n’est que la focale à travers laquelle le lecteur peut observer les existences des Aderhold depuis l’arrivée de mon arrière-grand-père allemand en France à la fin du XIXe siècle. Un peu comme Obaldia avec ses Exo-biographies qui rend compte des gens qu’il a croisés durant sa vie, j’ai voulu exhumer, raconter tous ces hommes dont je suis à la fois l’héritier et le passeur puisque l’autre thématique du livre est centrée sur la transmission de ce passé à mes enfants.

L.J. : Le père est la figure centrale du roman, c’est une personnalité, et l’enfant ne peut que le suivre, le souffrir, l’admirer. Mais le militant communiste modèle, qui donnerait sa chemise aux prolétaires et au Parti, a d’autres facettes. A la vie politique s’ajoutent sa vie amoureuse et sa vie professionnelle. On le sait, mais on l’oublie : un être humain joue toujours plusieurs rôles. Ici, il est Néron, et là, il est Le Cid. Ceux qui l’ont vu dans Corneille ont du mal à l’imaginer dans Racine ou Labiche. Votre père, je veux dire le père de votre narrateur, incarne cette contradiction puisqu’il est acteur et puisqu’il a deux noms, un nom civil (Pierre Aderhold) et un nom de scène (Pierre Decazes). Vous évoquez la vie professionnelle du personnage, ses hauts, ses bas, et pour finir la sécurité matérielle sans devenir une star. Un comédien n’est pas un prolétaire, votre père a eu du mal à tenir ces deux bouts-là. C’était l’époque où les artistes s’engageaient. Picasso, Montand, Aragon ont longtemps été les soutiens du parti communiste, le parti du peuple et de la classe ouvrière…

C.A. : …oui, l’importance accordée à la politique était vraiment une caractéristique de la société française des années 1960-1970. Je me rends compte aux réactions des lecteurs plus jeunes que bien des choses qui me semblaient évidentes ne le sont pas pour eux. Un ami de mon âge dont les parents étaient du PSU me racontait récemment que ses parents n’achetaient que des Renault parce que c’était la régie, l’entreprise nationalisée… Aujourd’hui, ça prête à sourire mais l’époque était ainsi.

L.J. : C’était aussi un homme à femmes et un mari violent. Il y a des scènes dures dans votre roman. Le personnage n’en sort pas grandi, mais vous ne voulez pas cacher la face sombre du quotidien.

C.A.  Cela correspondait à l’image de l’homme que l’on se faisait à l’époque. La virilité se devait d’être violente. Je pense que pour des garçons qui avaient grandi durant la guerre, la violence était une façon courante d’exprimer ses émotions. Et ma sœur et moi ne la ressentions pas avec l’acuité qu’elle a à nos yeux aujourd’hui. J’ai l’impression qu’à chaque génération, le seuil acceptable de violence évolue. Dans mon enfance, j’avais plein d’amis qui redoutaient une mauvaise note parce qu’ils avaient droit à une raclée en cas de mauvais bulletin… Ce qui nous paraissait surtout pénible à ma sœur et à moi, c’étaient les raisons de cette violence. Elle nous échappait souvent ou se portait sur des sujets qui n’auraient jamais valu la moindre réprimande chez les autres. Le plus violent savon que j’ai pris concernait le film surréaliste L’Âge d’or que j’ai vu adolescent. Parce que je ne l’avais pas aimé, mon père n’a pas décoléré contre moi pendant plusieurs jours, m’accusant d’avoir le goût petit-bourgeois… Pour revenir à votre question, je ne suis pas sûr que cette violence soit l’expression d’un pouvoir mais plutôt celle des frustrations, des déceptions que mon père subissait à la fois dans ses attentes politiques et sa carrière de comédien.

L.J. : Vous oscillez alors entre votre autobiographie et une biographie de Pierre Aderhold-Decazes, les deux projets s’entremêlant naturellement puisque les vies d’un père et d’un fils sont mêlées. Vous remontez les lignées ascendantes, et apparaissent la mère du père et le père du père. Vous comprenez que cet homme était lui-même soumis à des influences, des récits ou légendes familiales : une mère qui était une maîtresse femme et du côté paternel, on remonte deux siècles en arrière et on quitte la France. Votre père, écrivez-vous, aurait aimé que vous rédigiez une chronique familiale…

C.A. : … mon père voulait que je sois l’historien de la famille, j’ai préféré en être le romancier. L’exactitude des faits n’est pas un but en soi, ni même une aspiration. Il ne s’agissait pas pour moi de retrouver la sensation précise éprouvée lors de tel ou tel événement mais d’écrire la trace laissée dans ma mémoire. Certains neuropsychologues expliquent que nos souvenirs sont des fictions que nous nous attachons à entretenir, parfois même à créer, pour donner un sens à notre histoire. C’est exactement ce que j’ai cherché à rendre. Le pacte autobiographique, pour employer un terme de la critique littéraire, repose me semble-t-il, non pas sur la vérité mais sur la sincérité. Mes souvenirs d’enfance ne sont pas un témoignage, mais constituent un roman, ou si vous préférez une histoire, mon histoire, je veux dire la version de l’histoire que je me suis créée pour vivre. Tout l’enjeu de mon roman tourne autour de cet aspect. Beaucoup de faits ne se sont pas passés tels que je les raconte. Approximations, erreurs, décalages, omissions, volontaires ou non, tout ceci est présent. C’est le jeu de la mémoire. « Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende » dit un des héros de L’Homme qui tua Liberty Valance de John Ford. Cet affranchissement assumé de la réalité correspond à l’enjeu profond de Rouge : qu’est-ce qui se transmet de génération en génération, comment chacun en fait son propre miel. Le poids des échecs de mon arrière-grand-père et de mon grand-père a pesé sur l’existence de mon père d’une façon si lourde qu’il n’en avait pas même conscience et que j’en ai à mon tour subi les échos assourdis, comme les circonvolutions que dessinent les pierres en tombant dans l’eau.

L.J. : La mémoire est en effet un thème central de votre roman. En l’écrivant, vous avez décidé de transmettre à vos enfants l’histoire de la saga Aderhold. Mais vous précisez que vous avez refusé de leur imposer vos convictions. Faut-il ou non mettre sur disque dur le passé, les souvenirs, les origines ? Ne vaut-il pas mieux les effacer ? La société actuelle veut préserver toutes les traces, et je me demande si l’oubli n’a pas aussi ses vertus. Mais le « héros » de votre roman ne peut guère passer inaperçu. Sa dernière « scène », à Berck, quand il est malade et qu’on le transporte en brancard sur la plage, qu’il se met à chanter L’Internationale, a quelque chose de fellinien, à la fois tragique et risible. Le père en sort grandi : l’acteur joue jusqu’au bout le rôle qu’il a choisi et qui est devenu sa vie, rouge un jour, rouge toujours.  Ce père, finalement, était-il admirable ?

C.A. : Il est difficile pour moi de répondre à cette question. Chaque fils entretient avec son père des rapports à la complexité charnelle, qui dépassent le cadre du raisonnement. La réflexion, la mise en distance ne sont d’aucun secours. Si je l’admire ? Il a fait en grande partie ce que je suis. Est-il admirable ? Je pense qu’à sa façon, oui. La condamnation est pourtant presque évidente : intolérant, alcoolique, violent… Mais il y a dans son entêtement à échouer malgré les chances qui s’offrent à lui, dans sa volonté de faire de sa vie et de la nôtre, une scène de théâtre, dans ses excès mêmes, quelque chose de puissant comme un fleuve charriant alluvions et boue, allant à la mer, quels que soient les barrages des hommes. Il est tout à la fois ridicule, détestable, voire méprisable et aussi lyrique, passionné, enivrant. Il n’y avait pas de repos avec lui, toujours en perpétuelle inquiétude, en quête de quelque chose, un rôle, une aventure, un combat politique. Il est des hommes qui ne sont pas faits pour prendre l’autobus, mon père était de ceux-là. Il y a effectivement quelque chose de fellinien dans sa manière de vivre qui en fait un héros de roman. Après, ce ne fut pas toujours facile pour nous d’avoir pour père un tel personnage romanesque.

L.J. : Votre père était comédien, vous êtes écrivain. La différence n’est pas si grande puisqu’un écrivain met en scène et « joue » des personnages. Je vous pose donc la question la plus banale qui soit : « Pourquoi écrivez-vous ? »

C.A. : L’écriture fut pour moi une façon de m’opposer à l’implacable logique marxiste du devenir, le grain de sable dans la machine. Puisqu’il me semblait impossible d’échapper à mon destin, les histoires étaient la possibilité de tracer un autre chemin. Tant que je pouvais raconter, j’étais affranchi de l’histoire. L’histoire au sens de ce qui devait advenir était advenue. Mes petites histoires étaient le hasard qui dérange les systèmes philosophiques prétendant aboutir à une théorie générale du devenir humain. Les histoires réintroduisaient la part aléatoire, l’inattendu. D’une certaine manière, les petits romans que j’écrivais étaient une façon de réécrire le grand rouleau dont parle Jacques le fataliste dans le roman de Diderot. C’est écrit là-haut, dit-il à chaque événement qui survient. Inventer des histoires est cette échappatoire qui détricote le destin. Je crois en le pouvoir fondamentalement libérateur de la littérature. Ecrire ou lire un livre, c’est s’abandonner au désordre, accepter de ne pas savoir la suite, attendre et espérer tous les possibles.

 Mon cher Hervé, le roman de Carl est une réussite. J’espère que vous le lirez.

Laurent Jouannaud.

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Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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La disparition de Jim Thompson, de Vincent Hein : éclairer les zones d'ombre 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Arléa publient le nouveau roman de Vincent Hein : La disparition de Jim Thompson. Dans ce livre, l’auteur revient sur la vie de cet homme d’affaires américain, anciennement lié au service de renseignements américain, disparu mystérieusement en 1967. « Il ajouta enfin – et rien à ses yeux n’avait plus de prix – qu’il avait eu l’impression ce soir de tenir dans le creux de sa main le personnage accompli d’un roman qu’il aimerait écrire. »

04/08/2021, 09:03

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Bel Abîme, de Yamen Manai : cruel éveil d’un adolescent révolté 

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons Elyzad vous proposent de découvrir le nouveau roman de Yamen Manai. En un monologue fiévreux et haletant, un jeune homme s’adresse tour à tour à son avocat et à un expert psychiatrique venus lui rendre visite en prison.

04/08/2021, 09:02

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Les Narcisses blancs, de Sylvie Wojcik : rencontre en nature sauvage

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons arléa vous proposent de découvrir le nouveau roman de Silvie Wojcik. Roman sur le dépassement de soi, sur la puissance des rencontres et sur le grandiose d’une nature sublimée, Les Narcisses blancs nous conduisent avec grâce et émotion vers le partage d’un grand moment de vie, porté par une écriture sobre et inspirée.

04/08/2021, 09:02

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Disparition de l’écrivain libanais Jabbour Douaihy

Jabbour Douaihy est décédé ce 23 juillet, à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie, à Ehden, village montagnard au nord nord du Liban, et sa ville natale. Il laisse derrière lui une importante œuvre romanesque, ancrée dans la culture libanaise.

03/08/2021, 12:02

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Ceci est ma chair, de Marc Villemain : cannibalisme, tabou fascinant et futur de l'humain

BONNES FEUILLES – À l'approche de la rentrée littéraire, les éditions les Pérégrines publient le nouveau roman de Marc Villemain. La mise en œuvre romanesque d’une idée folle : le summum de la civilisation, par protection des animaux et de la planète, et respect de l’homme, serait le cannibalisme. L’humour se mêle à des personnages hauts en couleurs pour questionner en creux l’humaine et tragique condition.

03/08/2021, 10:45

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Danger en rive, de Nathalie Rheims : d’une disparition, l’autre

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions Léo Scheer publient le prochain roman de Nathalie Rheims. Dans ses livres, l’autrice évoque souvent les disparus et sa relation avec les défunts. Dans ce roman, la narratrice met en scène une autre forme de disparition, celle qui consiste à fuir sans laisser de traces, pour commencer une autre vie.

03/08/2021, 10:30

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Jean-Baptiste Andréa, magicien des mots et des histoires

Dans les halls de gare ou d’aéroports, les foules passent à proximité de lui, l’oreille distraite, emmaillotées dans leurs soucis et leurs préoccupations. Pourtant, ils sont nombreux à ralentir, à s’arrêter même, pour l’écouter jouer. Lui, c’est Joe. Autrefois, c’était Joseph. Mais il préfère Joe. Il est assis face à un piano posé là, aux quatre vents de toutes les migrations quotidiennes, et il joue. Merveilleusement !

03/08/2021, 10:17

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Fenrir : entre rêves, légendes et combats, l’épopée de Gengis Khan

Temüjin est le second du chef de son clan, des nomades dans les steppes mongoles. Dans leur monde, il faut tuer pour éviter d’être tué. Mais son demi-frère le chef fait le choix de la soumission, ce qui finira par lui coûter la vie. Temüjin, lui, échappe de justesse à la mort, sauvé par l’esprit Fenrir, en forme de femme séduisante. Elle lui dévoile le destin qu’il devra faire sien : unifier la terre entière pour y régner en paix. 

03/08/2021, 10:17

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Mamma Roma, de Luca Di Fulvio : entre rêves et destin 

BONNES FEUILLES – Pour la rentrée littéraire, les éditions Slatkine & Cie publient le nouveau roman de l’auteur très médiatisé, Luca Di Fulvio : Mamma Roma (traduit par Elsa Damien, aux éditions Pocket). Transporté dans le coeur de l’Italie, Rome, le lecteur fera la connaissance de trois personnages aux rêves bien définis. Malheureusement, un évènement dramatique risque rapidement de les compromettre.

03/08/2021, 10:05

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Les ombres filantes, de Christian Guay-Poliquin : sauver l'avenir de la jeunesse

BONNES-FEUILLES – Pour la rentrée littéraire, les éditions La Peuplade publient le nouveau roman de l'auteur québécois Christian Guay-Poliquin, récompensé par de nombreux Prix. Les ombres filantes retrace le parcours d'un homme, à travers la forêt, qui tente de rejoindre sa famille. Construit comme une fable politique, ce livre revendique l'importance de protéger l'avenir de la jeunesse. 

03/08/2021, 09:59

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Mégafauna : quand Sapiens et Néandertaliens se partageaient le monde

BANDE DESSINÉE – En 1488 après Kmaresh coexistent sur Terre deux grandes civilisations d’Homo : des Sapiens d’un côté, des Néandertaliens de l’autre. Séparées par une muraille monumentale, bâtie par les Néandertaliens, qui constitue une frontière quasi infranchissable, les deux populations, qui se font régulièrement la guerre, ne manquent pas de profiter des suspensions des conflits pour commercer et échanger tous les produits qui leur font respectivement défaut puisque les divergences culturelles et les richesses naturelles des territoires respectifs ont fini par leur attribuer des valeurs bien différentes de part et d’autre de la muraille !

02/08/2021, 12:26

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Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, ou Sisyphe revisité

Il peut à première vue sembler étrange, voire incongru qu’un roman dont le narrateur est enfermé dans une prison canadienne soit une telle ode au libre arbitre. Pourtant, dans Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, lauréat du Goncourt 2019, Jean-Paul Dubois affirme la puissance du choix dans un monde livré à l’absurdité. L'ouvrage s'est déjà vendu à plus de 633.000 exemplaires (données Edistat).

02/08/2021, 11:10

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La maison des solitudes, de Constance Rivière : une fresque de secrets

BONNES FEUILLES — « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand- père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » Pour cette rentrée littéraire, les éditions Stock publient le prochain roman de l’autrice Constance Rivière.

02/08/2021, 10:57

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Bucket list of the dead : les zombies, mieux que les antidépresseurs

Akira était ravi d’intégrer le marché du travail dans une grosse boîte. Mais voilà, trois ans après, il est tellement exploité et opprimé qu’il ne lui reste même pas l’énergie de démissionner. Plus mort que vivant, il se traîne. Jusqu’à ce qu’arrive une apocalypse zombie : les rues en sont remplies, impossible d’aller au boulot ! Akira va pouvoir reprendre sa vie en main, à commencer par dresser sa liste de choses à faire avant de se faire zombifier. 

02/08/2021, 10:44

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Alerte 5, de Max de Radiguès : comme des mouches dans un bocal

Imaginez une fusée sur son pas de tir, la mise à feu, le lancement et, zou, sous les yeux admiratifs de la foule et des hauts gradés de l’armée, une explosion vient anéantir des mois et de mois de préparatifs. Sans parler du coût en vies humaines. Et si la catastrophe semble causée par un sabotage volontaire, on peut redouter le pire pour l’ensemble des opérations spatiales en cours. Notamment pour un groupe de jeunes adultes installés dans un camp de recherche sur la planète rouge… Ne risquent-ils pas d’être les prochaines victimes ? Mieux vaut se montrer prudent. Quitte à les mettre en danger sans le savoir.

02/08/2021, 09:41

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Gaëlle Josse : Ce matin-là, renouer avec les rêves de l'enfance

ROMAN FRANCOPHONE – « Un matin, ça ne sert à rien », chantait Goldman. Sauf ces matins de terribles révélations, façon théophanie où apparaîtrait une divinité maléfique. Le ciel vous tombe sur la tête, embarquant les satellites et les astres. Dans l’histoire Clara, ce matin-là, celui-ci plus que tous les autres, est devenu le bac révélateur : avant toute photo, un négatif, qui a capté ce que l’on souhaitait ignorer.

31/07/2021, 07:31

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OK Ici, la Béringie, de Jeremie Brugidou : plongée surprenante dans le détroit de Béring

BONNES FEUILLES - Jeremie Brugidou, surtout connu comme réalisateur de film s’essaie à l’écriture dans son premier roman Ici, la Béringie, publié par les éditions de l’Ogre, qui sortira pour la rentrée littéraire. Au sein de ce récit qui lie le destin de trois protagonistes, il « [part] de la science, d’une perspective anthropologique et animiste, pour proposer une nouvelle lecture du monde par la fiction ». Le livre sortira en librairie le 19 août 2021. 

31/07/2021, 07:19

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L'inexistence de David Turgeon : entre histoire, sociologie, art et politique 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier publie le cinquième roman de David Turgeon : L’inexistence. Dans l’Empire fictif de Privine, Carel Ender fait le lien entre différentes réalités, propres à chaque personnage, dans un monde où la guerre approche à grands pas. Ce roman est « une fiction politique et un conte tout à la fois, qui examine l’influence structurante de la vie sociale, artistique et politique d’une époque sur les parcours artistiques individuels ».

31/07/2021, 07:18

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La grande vie, de Jean-Pierre Martinet, “Feel bad book de chevet !”

Grâce au buzz international autour de la table « feel bad books » montée par Maldoror. books et Electron_livre au Furet du nord de Lille, il est peut-être temps de parler du plus feel bad book de tous les feel bad. Voici celui qui fera tourner les corbeaux au-dessus de vos têtes, bouffant chacun de vos cheveux blancs en guise de mise en bouche. Vous allez crever, c’est une certitude, mais sans avoir lu La grande vie de Jean-Pierre Martinet, ce serait pire que tout. Pas le temps ? 48 pages. Pas les sous ? 9 euros. OK c’est parti.

30/07/2021, 09:41

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L'Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, par Antoine Brea : entre rimes et rires 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier rend hommage à Dante à travers une « révision » de son oeuvre : l’Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, signée par Antoine Brea. « Le livre propose une adaptation souriante de l’Enfer de Dante où l’invention langagière la plus débridée puise dans l’argot populaire et les archaïsmes français. »

30/07/2021, 09:04

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Ultramarins, de Mariette Navarro : voyage dans la désorientation

BONNES FEUILLES – « Il y a les vivants occupés à construire et les morts calmes au creux des tombes. Et il y a les marins. » Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Quidam publient le premier roman de Mariette Navarro, Ultramarins. A bord d’un cargo qui traverse l’Atlantique, l’équipage décide un jour, après l’accord inattendu de la Commandante de bord, de s’offrir une baignade en pleine mer, totalement gratuite et clandestine. De cette baignade, à laquelle seule la Commandante ne participe pas, naît un vertige qui contamine toute la suite du voyage.

30/07/2021, 08:51

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Téké, de Mika Biermann : kaléidoscopique cosmique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Anacharsis publient le prochain livre de Mika Biermann. Téké se fait roman métaphysique, alternativement bouffon, terrifiant et splendide, par lequel l’auteur parvient à l’impossible : dire l’indicible.

30/07/2021, 08:43

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Les Aquatiques, de Osvalde Lewat : Africaine, au présent 

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée littéraire, les éditions Les Escales publient le premier roman de l’autrice franco-camerounaise Osvalde Lewat. Dans une écriture ciselée, Les Aquatiques porte un regard éclairé sur les enjeux des sociétés d'Afrique francophone d’aujourd'hui. La révélation d’une nouvelle voix…

30/07/2021, 08:40

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Le saut d’Aaron, de Magdaléna Platzová : une fresque politique et artistique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Agullo publient le prochain livre de l’autrice tchèque Magdaléna Platzová, traduit du tchèque par Barbora Faure. Le destin tragique d'une artiste fauchée par l'Histoire, assassinée à Auschwitz en 1944.

29/07/2021, 08:53

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Les Bourgeois de Calais, de Michel Bernard : découvrir Rodin, passionnément

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions de la Table Ronde publient le prochain roman de Michel Bernard. Le monument des Bourgeois de Calais – hommage à l’héroïsme de six riches habitants qui se livrèrent au roi d’Angleterre à l’issue d’un long siège, au début de la guerre de Cent Ans, pour que soient épargnés leurs concitoyens – exerce une fascination universelle.

29/07/2021, 08:35

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Six pieds sur terre, de Antoine Dole : et l’amour ?

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Robert Laffont publient le premier roman de Antoine Dole, alias Mr Tan, auteur de la série jeunesse Mortelle Adèle. Sans le savoir, Camille et Jérémy marchent l'un vers l'autre depuis leur naissance…

29/07/2021, 08:11

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La maison des solitudes de Constance Rivière : lorsque la ritournelle accélère 

BONNES FEUILLES - « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand-père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » La maison des solitudes de Constance Rivière, à paraître lors de la prochaine rentrée littéraire chez Stock, se lit d’une traite, et porte avec délicatesse les questions de la transmission, du secret et de la réconciliation dans un style d’une grande maturité.

28/07/2021, 15:57

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Madame, de Gisèle Berman : entre folie et émancipation

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons arléa vous proposent de découvrir le premier roman de Gisèle Berkman, Madame. L’autrice donne ici un premier roman vertigineux. Le style, la maîtrise de l’écriture et de l’émotion, la gravité du sujet changée en grâce, tout cela fait de Madame un grand texte.

28/07/2021, 14:38

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La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine, de Jean de Boishue : traque politique, littéraire et historique 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Bartillat publie le premier roman de Jean de Boishue : La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine. Ce dernier retrace l’enquête, menée par l’officier du KGB, Alexis Kars, sur les circonstances de la mort de l’un des plus grands poètes russes. 

28/07/2021, 14:38

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Les oracles de Teresa, de Arianna Cecconi : secrets de famille

BONNES FEUILLES – « Grand-mère rêvait tout en nous écoutant, elle dormait tout en veillant sur nous. Ses paupières étaient closes, mais dessous, ses yeux étaient grands ouverts. » A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons la Belle étoile vous proposent de découvrir le premier roman de Arianna Cecconi, Les oracles de Teresa., traduit de l’italien par Marianne Faurobert.

28/07/2021, 14:37

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Sous le ciel immense selon O'Keeffe, de Catherine Guennec : histoire d'un chef d'oeuvre

Pour la rentrée littéraire, les éditions Ateliers Henry Dougier publient le nouveau roman de Catherine Guennec : Sous le ciel immense selon O’Keeffe. Basé sur la vie de la peintre américaine, l’histoire raconte celle d’un tableau de manière romancée et historique. Un livre à découvrir en parallèle de l’exposition sur O’Keeffe à Pompidou.

28/07/2021, 14:37

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Jeu-concours 2022 : entre écologie et territoires 

Les éditions Terre Urbaine, qui sensibilisent aux questions écologiques et territoriales, proposent aux jeunes de 18 à 36 ans de participer à leur jeu-concours. Celui-ci consistera à la rédaction d’un manuscrit sur le thème imposé par la maison. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2021 pour participer !

28/07/2021, 10:14

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34 centimes la minute, de Sophie Boursat : avenir, que seras-tu ?

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions du Canoë vous proposent de découvrir le prochain roman de Sophie Boursat. Un récit qui suit le quotidien d'Olivia...

28/07/2021, 08:55

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L'étonnante facilité de Louise Erdrich

Seize nouvelles composent ce recueil qui fait suite à un premier tome,  La Décapotable Rouge (paru aux mêmes éditions, mais que, fidèle à mon habitude, je n’ai pas encore lu), et présente des textes déjà parus (certains, mais pas tous, loin de là) dans des revues littéraires et des magazines américains. Il eût été dommage que, sans l’intervention de proches de l’auteure, cette dernière ne les fasse pas paraître sous la forme de ces recueils comme elle laisse entendre qu’elle en avait bien l’intention : les garder dans ses cahiers semblait la satisfaire en les considérant comme des « textes embryonnaires » qui étaient terminés, mais qui auraient pu recevoir retouches et modifications. Voire, parfois, devenir de véritables romans.

27/07/2021, 13:11

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René Crevel, à la recherche de Paul Klee

Les éditions de la variation publient dans leur collection « regard(s) » des petits carnets contenant de grands écrits. Vient ainsi de paraître une critique d’art sur Paul Klee signée René Crevel et publiée pour la première fois en 1930 à la NRF ; un essai poétique qui s’inspire du parcours des sœurs Brontë et de leur frère Patrick Branwell, toujours signé René Crevel, et enfin un texte d’Antonin Artaud qui déplore l’arrivée du cinéma parlant. Des petits délices. 

27/07/2021, 10:20

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La femme qui n'aimait plus les hommes, d'Isabelle Le Nouvel : vivre, envers et contre tout

BONNES FEUILLES – Quand la violence du présent convoque celle du passé : Jeanne, harcelée et frappée par son mari, va devoir affronter, pour pouvoir revivre, le bourreau de son enfance… A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Michel Lafon vous proposent de découvrir le premier roman d’Isabelle Le Nouvel. « On ne guérit pas d’être morte. »

27/07/2021, 09:51