#Technologie

“Pourquoi j'ai choisi de publier chez Amazon...”

Auteur hybride : cette notion que balayaient des organisations d’auteurs voilà quelques années se répand, dans toutes les strates de la filière. Évidemment, elle est plus propice aux auteurs de romans, qui s’emparent des outils d’édition numérique en toute simplicité. Disons que l’autopublication numérique de livres pop-up a encore ses preuves à faire.

Le 11/06/2020 à 14:44 par Auteur invité

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11/06/2020 à 14:44

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ActuaLitté

Par hybride se désigne un auteur qui partage ses parutions entre une (ou plusieurs) maison d’édition traditionnelle et une solution d’autopublication. Éric Dubois, connu pour ses textes poétiques, vient de choisir la seconde voie pour deux textes. L’auteur, dans un texte personnel, détaille son projet.

Après l’édition à compte d’éditeur, depuis 2001, j’expérimente cette année sur Amazon l’autopublication * (livre papier en impression à la demande et livre numérique Kindle ) avec les outils en ligne de la Kindle Direct Publishing avec mon livre de nouvelles Paris est une histoire d’amour et mon premier roman Lunatic, on va me dire : mais c’est sur Amazon ! Et pourquoi pas ?

Depuis plus de vingt ans, j’ai publié en revues, toute sorte de textes, poèmes et articles, récits, j’en ai réuni certains pour faire des livres publiés chez 6 éditeurs (Le Manuscrit/Manuscrit.com, Hélices, Encres Vives, L’Harmattan, Publie.net, Unicité) à compte d’éditeur, évidemment comme j’ai choisi de publier surtout de la poésie, je n’ai touché qu’un public en marge, souvent des poètes eux-mêmes, dans quelques petits salons du livre et autres marchés de la poésie et autres festivals, ou bien par la voie des réseaux sociaux et du bouche-à-oreille.

Mes éditeurs qui me publient ne font pas de plans média, leurs auteurs passent rarement à la télé ou sur de grandes radios et mes livres se trouvent rarement dans les rayons des libraires sauf à la Griffe Noire, à St Maur des Fossés, à ma demande ou à la librairie L’Antre de pages, à Joinville-le-Pont où je fais souvent des signatures.

Mais pourquoi Amazon ? Parce que je touche plus de gens avec ce site et avant qu’un jour je ne sois publié chez de grands éditeurs, je n’ai trouvé (avec évidemment dans les prochaines années des publications chez des éditeurs traditionnels comme je l’ai toujours fait, je continue dans ce sens-là) que cette solution accompagnée de mes publications, poèmes, extraits de récit en cours d’écriture sur mes blogs personnels, sur mes pages Facebook ou sur Twitter.

Car la littérature se fait en ligne désormais, comme le dit et l’écrit l’ami François Bon, avec les outils dont on dispose sur le Web, tout ce que j’ai évoqué précédemment, fini l’Ancien Monde, on est dans la Web-Littérature, on publie n’importe quand, n’importe où et on se fiche des rentrées littéraires et autres prix.

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On laisse ça aux vieux écrivains ! J’en suis revenu du mirage germanopratin, de la fréquentation de certains écrivains people, mes cinq ans comme membre du jury du Prix Rive Gauche à Paris, et avec tout le respect que je dois à sa créatrice Laurence Biava et à ses coreligionnaires, nostalgiques des années 20/30 ou 50/60, des écrivains français et étrangers en goguette à Montparnasse ou à St-Germain-des-Près, le merchandising capitaliste a tout détruit, les librairies, les écrivains, la littérature, l’édition...

Mais alors pourquoi Amazon ? J’avoue que c’est paradoxal. Pourquoi ? Parce qu’on y touche des droits d’auteur plus conséquents, que les 8 à 10 % avec les éditeurs tradi, parce que ce n’est pas de l’édition à compte d’auteur et qu’on ne me demande rien et qu’Amazon prend un pourcentage sur les ventes, cependant, je n’en dirais pas plus parce qu’on va me dire que je fais de la pub à un GAFAM...

Et puis de toute façon, je conserve mes droits en tant qu’auteur, chez Amazon, je ne suis pas prisonnier d’un système, où l’on est pieds et mains liées avec un éditeur pour des années, je peux dépublier quand je veux, et donc retirer mes billes.

Éric Dubois

*Ndlr : au terme d'autoédition choisi par l'auteur dans son texte, ActuaLitté a préféré substituer celui d'autopublication, qui reflète plus strictement la réalité : moins un système d'édition que de commercialisation – de mise à disposition pour le public.

illustration : OpenClipart-Vectors CC 0

Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com

31 Commentaires

 

NAUWELAERS

11/06/2020 à 17:59

«Fini l'ancien monde» et «Avant qu'un jour je ne sois publié chez de grands éditeurs»...
Cette contradiction flagrante me laisse un peu perplexe, tout comme la certitude de cet auteur d'être publié un jour chez de grands éditeurs...
Sauf s'il a déjà un contrat ou une option ?
CHRISTIAN NAUWELAERS

Eric Dubois

11/06/2020 à 20:01

M. Christina Nauwlears, à propos de «Avant qu'un jour je ne sois publié chez de grands éditeurs » je suis un " vieux " poète et un "jeune " romancier " de 53 ans , je connais bien le milieu de la poésie qui me connait aussi, je crois, un peu , par contre moins bien le milieu du roman en France, mais je connais quelques personnes chez des grands éditeurs. Par contre, à propos de « fini l'autre monde » , je pense que le monde des livres va muter dans les prochaines années avec l'arrivée des livres numériques depuis une dizaine d'années, les blogs de lecteurs, les réseaux sociaux, déjà la critique littéraire officielle, sur support papier, s'essoufle dans la presse spécialisée et généraliste. Les prix littéraires sont légion, on s'y perd un peu. Je pense que c'est le Lecteur ( éventuellement Auteur hybride ou indépendant , comme dans la Musique ) qui va changer la donne.

NAUWELAERS

12/06/2020 à 00:48

Bonjour Monsieur Dubois,
Eh bien moi je suis persuadé qu'il est erroné de vouloir enterrer le livre papier, et les critiques littéraires officielles sur papier...
Qui fatalement,étant très sélectives, se font moult ennemis.
Quant aux prix littéraires, on n'est absolument pas obligé d'y accorder plus d'attention qu'ils ne méritent !
Si on n'en obtient pas,c'est le principe de la loterie,que voulez-vous !
Le talent compte mais peut-être en tant que variable d'ajustement parmi d'autres...
Ce n'est vraiment pas un problème même si je m'y intéresse tout de même.
Mais sans en faire une priorité systématique dans mon amour des livres.
Ce qui se passe dans le monde numérique est incontournable mais l'attrait du livre papier et de bonnes critiques bien étayées avec de la culture et de l'argumentation par de grands pros dans au moins trois grands quotidiens français reste incontournable.
Et la qualité remarquable -littéraire et informative -de certains périodiques reste et est faite pour durer,écran ou pas.
Le cybermonde est complémentaire mais il ne fera pas basculer le monde de l'édition et de la critique physiques (sur papier) par-dessus bord.
Vous pouvez y croire, à ce remplacement total: moi non.
Je connais de nombreuses personnes attachées autant que moi aux livres et qui restent fidèles à leur passion de toujours.
La poésie reste un domaine difficile et je ne vois pas pourquoi ce serait plus simple si elle apparaît sur écran...
Le numérique peut à la rigueur faciliter un peu la diffusion de la poésie.
Si on parvient à émerger et à capter un peu de l'attention sursollicitée des internautes !
Enfin chacun a le droit de croire et prédire exactement ce qu'il veut.
Y compris des prophéties autoréalisatrices.
Moi le tout à l'écran ne me correspond pas: trop de numérique est indigeste.
Lassant,pas naturel.
Et les livres papier restent les plus attractifs pour moi sans conteste tout comme les revues et périodiques de qualité.
Même si j'apprécie fort ce site dit «pure player» mais il est ce qui surnage,et de loin, en ce qui me concerne.
Celui qui surpasse les autres et en ridiculise même certains.
Je ne passe pas mes journées sur les sites ni sur l'écran.
Les prédictions négatives contre le livre et la presse papier (qui souffre fort en ce moment en France mais c'est dû en grande partie à la débâcle de Presstalis) polluent l'atmosphère depuis très longtemps,tout comme la télévision allait tuer la radio et le cinéma dès les années cinquante-soixante...
On voit ce qu'il en fut et ce qu'il en est.
Le lecteur peut toujours garder ses tropismes,cher Monsieur.
Quels que soient les oracles au son de glas assénés à répétition contre l'univers physique (ce qui le rend encore plus séduisant en fait !).
Mais cela,certes,en cohabitation avec les nombreux amoureux du numérique...
Le streaming n'empêche en rien le formidable retour du vinyle en musique.
Voilà nous resterons sur nos positions respectives.
En aimant l'un et l'autre la lecture et la recherche de la qualité.
Bien à vous.
CHRISTIAN NAUWELAERS











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,ne peut absolument pas être remplacé par le support numérique.
Ce dernier est complémentaire mais il ne fera pas basculer le monde de l'édition et de la critique physique (sur papier) par-dessus bord.
Vous pouvez y croire: moi non.
Je connais de nombreuses personnes attachées autant que moi aux livres et qui restent fidèles à leur passion de toujours.
La poésie reste un domaine difficile et je ne vois pas pourquoi ce serait plus simple si elle apparaît sur écran...
Le numérique peut à la rigueur faciliter un peu la diffusion de la poésie.
Si on parvient à surnager et à capter un peu de l'attention sursollicitée des internautes !
Enfin chacun a le droit de croire et prédire ce qu'il veut.
Moi le tout à l'écran ne me correspond pas: trop d'écran est indigeste.
Et les livres papier restent les plus attractifs tout comme les revues et périodiques de qualité.
Même si j'apprécie fort ce site dit «pure player» mais il est ce qui surnage,et de loin,pour moi.
Celui qui surpasse les autres.
Je ne passe pas mes journées sur les sites ni sur l'écran.
Les prédictions négatives contre le livre et la presse papier (qui souffre fort en ce moment en France mais c'est dû à la débâcle de Presstalis) polluent l'atmosphère depuis très longtemps,tout comme la télévision allait tuer la radio dès les années cinquante-soixante...
On voit ce qu'il en fut et ce qu'il en est.
Le lecteur peut toujours garder ces tropismes,cher Monsieur.
En cohabitation avec les amoureux du numérique...
Bien à vous.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Eric Dubois

12/06/2020 à 11:41

Je n'ai rien contre les livres papier ! Je suis édité aussi chez des éditeurs traditionnels, allez sur un moteur de recherche et tapez mon nom + livres (et/ ou + poésie / poète) et vous verrez . J'adore l'objet livre aussi.

Véhy

12/06/2020 à 06:49

Mais pourquoi Monsieur DUBOIS au lieu d'Amazon n'a-t-il pas publié chez "Edilivre "?

Eric Dubois

12/06/2020 à 08:22

Parce que Edilivre est une maison d'édition à compte d'auteur.

Patrick Pike

12/06/2020 à 10:31

Éric Dubois a bien eu raison, j'ai procédé de même manière.
Tout d'abord, pour répondre à Christian Nauwelaers dont l'humeur se focalise sur les epub et autres Kindle, Amazon édite aussi sur papier, à la demande certes, mais ce qui est exactement l'identique procédé utilisé par certaines maisons d'édition dites "à compte d'éditeur".
Il est bien évident que le livre papier, tant pour moi-même que pour Éric Dubois je pense, demeure un support inestimable pour toutes les raisons que l’on voudra lui trouver, que ce soit sa beauté, son odeur, sa tactilité, sa présence, etc., etc. Avec la même prégnance que les tablettes d’argile rassemblées à Babylone ou les papyrus à Alexandrie.
L'avantage avec Amazon, par rapport aux éditeurs classiques, c'est :
– un délai immédiat d'édition (inutile d'envoyer un tapuscrit pour un prétendu comité de lecture, un PDF est suffisant)
– une liberté quasi totale (en respectant les contraintes informatiques)
– une diffusion mondiale
– une publicité que l'on gère soi-même (si l'on s'en donne la peine, ce dont je me moque totalement)
– enfin et surtout, un paiement sous forme de virement immédiat des droits d'auteur (le mois suivant la vente) quand bien même ne s'agirait-il que de 2,50 €
Au fait, il existe également une autre plateforme que je me propose de tester, celle offerte par Chapitre.
Je dois, pour conclure, remercier l'éditeur de mon second bouquin qui a bien voulu m'accueillir l'an dernier mais dont je n'ai plus aucune nouvelle, pas même pour me régler les quelques royalties, qu'heureusement je n'attends pas pour survivre, et qu'il me doit pour les quelques exemplaires papier vendus.

NAUWELAERS

12/06/2020 à 11:20

Pour répondre à Patrick Pike: sa réponse est sensée mais elle est émise depuis le point de vue de l'auteur !
La mienne l'est en tant que lecteur.
Le «prétendu comité de lecture», cela ressemble à un mépris pour le travail authentique, de pros, accompli dans de nombreuses maisons d'édition(s) qui ne songent pas qu'à faire des coups commerciaux...
Et la liberté et fluidité totales si séduisantes évoquées par Mr.Pike ne permettent en rien de préjuger de...la qualité et de l'intérêt des innombrables publications «amazonesques» -si vous me pardonnez ce néologisme -qui s'ajoutent à la surproduction livresque traditionnelle maintes fois dénoncée et encore plus en cette période de crise !
Je crois que tant Messieurs Dubois et Pike que moi-même, nous avons tous raison mais...différemment et pas sur la même ligne.
Bien entendu,la comparaison avec les tablettes d'argile et les papyrus entrent de façon pertinente et même cruciale dans ce débat !
Bonne chance avec Amazon et bonne chasse aux lecteurs, même si pas vraiment sevrés de sollicitations d'auteurs dont le nombre est en croissance exponentielle,contrairement donc aux chances de succès...
Mais il faut suivre sa voie,ses envies,ses tropismes.
Et avoir la foi.
Après, à-Dieu- va(t)...
CHRISTIAN NAUWELAERS

Lemanovitch

12/06/2020 à 11:39

L’auto-publication est souvent une illusion, la simplicité du système Amazon préserve peut-être d’une partie des pièges de l’auto-édition mais la qualité de l’écrit reste le principal critère d’une hypothétique réussite. J’ai vu trop de candidats auteurs se faire berner par des maisons d’édition à compte d’auteur pour leur reprocher de tenter cette aventure avec le mastodonte Amazon. Par contre je ne suis pas certain que le résultat ne soit pas aussi décevant que le système d’édition à compte d’auteur dès que votre production a été refusée par des éditeurs « classiques «  les vrais. Si vous avez pour ambition de distribuer votre livre à votre famille, le compte d’auteur est correcte, mais si vous voulez que du public vous lise, laissez tomber ces systèmes.

Patrick Pike

12/06/2020 à 13:05

Le compte d'auteur n'est pas correct, c'est payer pour se faire imprimer.
Amazon, Chapitre et quelques autres ne demandent rien, sinon d'avoir écrit un certain nombre de phrases, plus ou moins bancales j'en conviens, avant de leur envoyer l'épreuve.
Quant à savoir si les publications de ces maisons sont de qualité ou non, seuls les lecteurs peuvent en juger ; je ne crois d'ailleurs pas plus qu'un éditeur quelconque, voire un comité de lecture, puisse juger en toute indépendance. Il y a suffisamment d'exemples qui prouvent le contraire, un nombre important d'œuvres publiées relevant avant tout du domaine commercial et non littéraire.
Business is business, même chez Gallimard.

Eric Dubois

12/06/2020 à 11:56

Je vous invite à regarder cette vidéo d'un auteur de qualité ( qui a été édité chez des éditeurs à compte d'éditeur ) François Bon, sur Youtube :

https://www.youtube.com/watch?v=qTyLr0Eg_7A ou tapez sur un moteur de recherche : francçois bon autoedition

NAUWELAERS

12/06/2020 à 12:44

Si un auteur renommé -c'est vrai -comme François Bon passe,comme c'est le cas, de l'édition traditionnelle au compte d'éditeur...cela tend à prouver qu'il y a un problème.
Mais lequel ?
Qu'il ne se vend tout simplement pas ou plus par le circuit traditionnel ?
Ce n'est pas vraiment bon signe mais je ne critique pas ce que je n'ai pas lu et je ne connais pas les arcanes de sa situation.
Il est évident que des foules de plumes autoéditées n'ont pas nécessairement le talent et la crédibilité de François Bon.
Mais l'autoédition a parfois servi de tremplin à de futures grandes signatures... qui s'en sont sorties brillamment après avoir été repérées par des spécialistes de certaines maisons d'édition(s) dont le web est le terrain de chasse !
L'autoédition m'intéresse de temps à autre en tant que lecteur pour des ouvrages sur tel ou tel sujet pointu qui me concerne mais dont l'assiette de rentabilité potentielle est jugée insuffisante dans les circuits traditionnels.
En priant pour que le style, la syntaxe et l'orthographe n'y soient point martyrisées par l'absence de travail en amont (relecture, voire réécriture) par des pros ou des gens non seulement amicaux et bienveillants mais également compétents et crédibles !
Ce qui en principe se paie: «If you pay peanuts you get monkeys» mais cet adage peut certes souffrir quelques exceptions.
Encore une fois, je m'exprime en tant que lecteur et non aspirant-écrivain.
Évitons des discussions à des étages différents avec des problématiques spécifiques.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Eric Dubois

12/06/2020 à 14:58

" Si un auteur renommé -c'est vrai -comme François Bon passe,comme c'est le cas, de l'édition traditionnelle au compte d'éditeur...cela tend à prouver qu'il y a un problème. " Phrase qui n'a aucun sens !!! Vous confondez compte d'éditeur et compte d'auteur . L'édition traditionnelle c'est toujours à compte d'éditeur. L'éditeur prend le risque financier, moral, artistique de publier un auteur ( il paye pour la maquette, la mise en page, l'imprimeur, le distributeur etc. la chaîne du livre ) Le compte d'auteur , c'est quand un éditeur demande à l'auteur de contribuer financièrement à la maquette, la mise en page et l'impression de son livre, et ça peut atteindre des sommes exorbitantes. Amazon ce n'est pas ça. Enfin, il y a l'auto-édition où l'auteur se fait éditeur de lui-même, paye un imprimeur, fixe lui-même le prix de vente de son livre, s'auto-diffuse etc... NE PAS TOUT CONFONDRE SVP !!!!

La phrase correcte donc c'est : " Si un auteur renommé -c'est vrai -comme François Bon passe,comme c'est le cas, de l'édition traditionnelle à l'auto-édition...cela tend à prouver qu'il y a un problème. "

François Bon s'auto-édite des livres qui ne sont plus commercialisés et qui sont épuisés.

Véhy

12/06/2020 à 13:14

Nauwelaers… Et oui ! Passionné par l'histoire de l'Occupation, j'ai découvert d'un auteur qui a publié de nombreuses fois auprès de très grandes maisons, en autoédition cette fois, un monumental "Le Monde du Cinéma sous l'Occupation", 400 pages (!) auteur: un Mr dont je ne sais rien d'autre: Pierre Darmon. pourquoi ?

NAUWELAERS

12/06/2020 à 17:08

Bien entendu un auteur véritable qui publie en autoédition après l'édition traditionnelle mérite le plus grand intérêt...
En livre papier donc ?
Sinon je ne le connais pas et ce thème est évidemment intéressant.
Et pour ses raisons, il est le mieux placé pour répondre bien évidemment.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Eric Dubois

12/06/2020 à 17:30

Oui en livre papier. Mais aussi en livre numérique.

NAUWELAERS

12/06/2020 à 17:13

Réponse au message d'Éric Dubois de ce jour (12 juin): ces précisions sont effectivement très utiles, y compris sûrement pour d'autres que moi.
Merci pour cela.
Et pour le reste,les préférences et les raisons de chacun et chacune demeurent.
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

12/06/2020 à 17:40

Réponse à Patrick Pike, nouveau message du 12 juin.
D'accord avec vous, des publications même dans de grandes maisons ne signifient pas ou plus que l'on puisse y trouver tous les gages de haute qualité exigibles.
Le côté commercial voire même putassier -passez-moi l'expression - s'y développe parfois de façon trop envahissante, comme des algues,des plastiques ou maintenant des masques usagés dans des océans-martyrs que le «monde d'après» risque d'épargner encore moins qu'avant; mais j'arrête ici cette digression.
Moi je serais très étonné que le passage par l'édition amazonienne (nouveau néologisme dans cette acception ni sylvestre ni forestière !)ou via Chapitre rehausse ou du moins garantisse toujours un minimum la qualité éditoriale !
Si certains médecins sont médiocres, cela ne signifie pas que l'automédication- ou les conseils en ligne de quiconque croit devoir en prodiguer avec des motivations altruistes ou mercantiles- soient préférables.
Tout dépend au bout du compte de la compétence,du talent et de l'exigence (lorsque ces denrées sont disponibles à l'étal de qui présente ses oeuvres) de l'auteur ou autrice qui se passe des canaux traditionnels.
Mais encore une fois, je ne marche pas dans les rangs des croque-morts qui
sont prêts à enterrer ces derniers.
Je préfère faire confiance à mon discernement et à ma chance, la «sérendipité» qui permet parfois des correspondances inexplicables entre une quête personnelle et des trouvailles qui tombent mystérieusement à pic.
CHRISTIAN NAUWELAERS

belaval

02/12/2020 à 14:29

Je lis surtout papier mais les autres supports me conviennent parfois. En tant que lectrice, je n'apprécie pas beaucoup l'auto-édition que pratiquent mes amis (après avoir cherché en vain un éditeur) il me semble que l'éditeur est à l'auteur ce qu'un chien guide est à son maître. Leurs livres manquent souvent d'un suivi rigoureux, assuré en principe par l'équipe éditoriale. Le problème est que des scribouillards se prennent souvent pour des génies méconnus .

Eric Dubois

05/02/2021 à 17:02

A lire après plusieurs mois de " test" ce article sur mon blog in Mediapart :
" J'ai arrêté l'auto-publication ( ou auto-édition ) sur Amazon parce que j'ai vendu très peu d'exemplaires ( papier et numérique ) de mes livres (...) J'ai analysé, tout cela froidement, mes récits sont atypiques et ne sont pas "grand public" ou littérature mainstream. (...) Par conséquent, ces récits sont en recherche maintenant d'un éditeur. Compte d'auteur s'abstenir. "

Plus en détail : https://blogs.mediapart.fr/eric-dubois/blog/050221/jai-arrete-lauto-publication-ou-auto-edition-sur-amazon-0

Eric Dubois

25/02/2021 à 12:40

Mes livres "Lunatic " et "Paris est une histoire d'amour" ont été remis en ligne par mes soins sur Amazon. ( Maj 25/02/2021 )

ANNIE-FRANCE BELAVAL

25/02/2021 à 16:35

Je ne serai pas sa lectrice puisque je ne vais pas sur Amazon et résiste aux GAFAM; je ne suis pas conquise par l'auto-publication! Tant pis si cet auteur me taxe d'attardée. Je lis sur papier, j'utilise peu ma liseuse mais suis en revanche grande audio-lectrice.

Whoviane

08/06/2021 à 14:53

Les 8 à 10 % qu'on touche avec un éditeur traditionnel ?... Je vous trouve bien optimiste. Si vous avez touché ça, vous avez bien de al chance.
En tout cas, la chose à se demander, en terme de choix d'édition (ou de "publication", bon, là-dessus je ne ais pas pinailler sur la mention d'ActuaLitté sur le distinguo à faire entre les deux : tout dépend du sens qu'on donne aux verbes "éditer" et "publier" Beaucoup d'auteurs qui n'ont pas à rougir de leurs écrits disent qu'ils sont "publiés chez Machin ou truc" tout autant que "édités par Machin"), la chose à de demander, disais-je donc, est :

vaut-il mieux un éditeur à diffusion limitée, qui ne mettra pas du tout votre livre en avant, n'aura en outre eu aucun contact avec vous en cours de peaufinage (corrections, choix de couverture, etc) de l'ouvrage, n'aura jamais répondu à vos demandes de mises en relation avec le commercial, pas plus qu'à vos demandes de savoir à qui il envoyait les services de presse (ceci pour éviter de faire des envois persos pris sur votre petit stock d'exemplaires auteur), qui vous donnera donc 5% de droits d'auteur (soit pour moi, 70 centimes par livre)... Je pourrais ajouter : et qui se trompera de visuel de couverture et de nom d'auteur au moment de sa communication vers les sites de référencements libraires et sites de vente à distance (oui oui, c'est ce qui m'est arrivé !!!!! Sans un mot d'excuse, et vous imaginez donc le boulot pour rectifier tout ça !!!! En fait c'est impossible quand on sait que la durée d'impact d'un nouveau titre est très très brève).
Oui oui (bis) , j'ai cumulé absolument TOUT ça avec mon éditeur traditionnel pourtant reconnu et qui n'est pas né d'hier.
Ah, j'oubliais ("Et ce n'est pas tout" comme disent les lettres de pub pour vous présenter un Nième avantage) : : curieusement, en cours de réalisation, on m'informe que le roman ne sera pas édité dans la collection à diffusion nationale qu'on m'avait "vendue" lors de l'acceptation du manuscrit, mais dans une collection à diffusion régionale. Grand argument : "mais vous allez y gagner car notre commercial vendra votre livre de façon beaucoup plus personnalisée". Ah oui ? LE commercial ? Quel commercial ? Je n'ai jamais pu le contacter pour le briefer sur des arguments "porteurs".

Donc, je reprends ma question : vaut-il mieux cet éditeur traditionnel (qui n'est pas un nouveau venu, n'a pas mauvaise réputation, et dont le catalogue a de très bonnes choses je le précise)
OU
une plate-forme qui ne vous réservera pas autant de surprises en avalanche ?

On me répondra qu'il faut savoir choisir ses éditeurs. Choisir son éditeur ??? Tout auteur en herbe comprendra qu'on peut tout au plus choisir le style d'éditeur : on ne va bien sur pas envoyer de la poésie à un éditeur de science-fiction, ça va de soi. Mais au-delà de ça, on ne choisit pas, on arrose, et on espère qu'une goutte retombera au bon endroit.
Et puis : mais quand vous prenez la peine d'envoyer votre manuscrit à un éditeur qui préfère les envois postaux (ce sont en principe les éditeurs sérieux), que la maison d'édition vous est connue depuis longtemps, a bonne réputation, que le contact avec la direction éditoriale est excellent le jour où elle vous appelle pour vous dire "j'aime beaucoup cette histoire et je voudrais vous publier", que vous choisissez cet éditeur plutôt qu'un autre moins "pignon sur rue" et qui était également intéressé par votre roman, vous n'avez aucune raison de penser que vous avez fait un mauvais choix.

Il y a des précautions à prendre des deux côtés, je dirais. Et financièrement, en terme d'investissements, même si certaines plate-formes demandent des sous (là aussi, prudence !), il n'est pas dit que ça revienne plus cher que tous les envois postaux que vous aurez fait de votre manuscrit.
Bref, le choix plate-forme/éditeur classique n'est pas aussi simple ni surtout aussi "manichéen" qu'il semble, et je suis d'accord avec l'auteur de cet article sur la grande tentation qu'on peut avoir, de passer d'un éditeur classique à un e-éditeur.
Bien cordialement
Whoviane

Whoviane

08/06/2021 à 15:36

Ce n'est pas une réponse à moi-même (je n'en suis tout de même pas là !!!) mais mes excuses pour avoir relu trop vite et laissé des fautes de frappe.On sait que le cerveau lit ce qu'il sait devoir être lu, et on peut passer cent fois sur une faute sans la voir. Et en général, quand on la voit, c'est trop tard (je n'ai pas vu de bouton "éditer". Tiens, encore le verbe "éditer" :-)
La relecture : cauchemar de l'écrivain. Enfin bon, quand on sait qu'on a laissé passer le "pie" de la vache chez Orsenna, ça console un peu...

Eric Dubois

28/06/2021 à 10:06

Mon premier roman Lunatic est désormais aux éditions Le Lys Bleu. Il n'est plus autoédité sur Amazon. Il est disponible en librairies, chez l'éditeur et sur les plateformes de vente en ligne.


https://www.lysbleueditions.com/produit/lunatic/

Whoviane

28/06/2021 à 11:44

Il est un peu regrettable que les interventions d'Eric Dubois sur ce fil se limitent à informer les gens de passage sur sa propre publication, sans discuter les points soulevés par les internautes qui prennent la peine de venir alimenter ledit fil. Ainsi, j'ai trouvé intéressant le commentaire d'Annie-France Belaval, qui pouvait être discuté de diverses manière dans un échange constructif, et qui était en plein dans le sujet lancé par Eric Dubois, lequel aurait donc pu au moins y répondre.
J'ai remarqué que les sites d'auteurs, tout comme l'intervention desdits auteurs (je ne vise pas ici Eric Dubois, que je découvre) ne sont souvent, sous couvert de "discussion générale", qu'une façon pour lesdits auteurs, de faire un peu de pub autour de leur ouvrage édité ou auto-édité, et qu'il n'y a pas, sauf exceptions, de véritable échange avec eux.
Certes, quand on fait un commentaire, ce n'est pas forcément le commentaire du siècle, mais un fil c'est comme une conversation, on est toujours content quand ça ressemble plus à un dialogue qu'à un monologue...

Eric Dubois

22/11/2021 à 20:16

Pour les auteurs deux solutions :

l'autoédition

l'édition à compte d'éditeur

éviter le compte d'auteur ....


Autre solution : le blog . Juste une connexion internet. Un nom de domaine payant mais c'est pas obligatoire. Et on rend publique ses textes. Et si on sait coder, on peut faire un site magnifique et original. François Bon en parle très bien sur son site tierslivre.net .

Eric Dubois

06/06/2022 à 18:51

J'ai arrêté la publication de Paris est une histoire d'amour en mai 2022 sur Amazon . Ce livre sera publié en automne chez Unicité si tout va bien.

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La Mer Salée, une maison d'édition “aujourd’hui détenue par ses lectrices et lecteurs”

Le secteur du livre, en France, connaît un fort repli économique, provoqué par une baisse générale des ventes de livres et une concentration des achats sur un nombre restreint de titres. Les structures indépendantes, librairies ou maisons d'édition, sont particulièrement vulnérables, si bien que de nouvelles organisations émergent. Sandrine et Yannick Roudaut, co-fondateur.es des Éditions La Mer Salée ont ainsi fait le choix de la structure coopérative, bien commun des lecteurs et lectrices. Ils s'en expliquent dans un texte reproduit ci-dessous en intégralité.

10/07/2026, 10:58

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Un livre géant brûlé pour les 60 ans de l’Université de Rouen : le symbole qui dérange

Lors des festivités de la Saint-Jean, à Mont-Saint-Aignan, un grand livre en bois a été brûlé pour célébrer les 60 ans de l’Université de Rouen. ActuaLitté donne la parole à plusieurs universitaires, chercheurs et intellectuels, qui s’interrogent sur la portée symbolique d’un tel geste : peut-on célébrer le savoir en mettant en scène la destruction de l’un de ses symboles les plus forts ?

24/06/2026, 12:28

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Censure à Castres : Catherine Pégard interpellée par le Off Avignon

Avignon Festival & Compagnies, qui accompagne le festival Off Avignon, dénonce la déprogrammation à Castres de Passeport, pièce d’Alexis Michalik, par le maire RN Florian Azéma. L’association y voit une décision politique et idéologique, contraire à la liberté de création et de diffusion, et affirme son soutien à l’auteur comme à ses équipes.

23/06/2026, 17:42

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Un label pour l’édition indépendante : “Quitte à le faire seul, faisons-le joyeusement”

Alors que Grasset sombre dans l’idéologie, que le mouvement de protestation contre l’instrumentalisation de grandes maisons d’édition au service d’une radicalisation politique et sociale voit le jour, il est grand temps de rendre nos indépendances plus visibles. Je crois en cette urgence, en cette nécessité d’afficher notre fierté (une notion peu mobilisée dans le secteur éditorial) d’être indé. Par Étienne Galliand, éditeur.

19/06/2026, 10:44

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Quand Gaston Bachelard nous aide à comprendre notre obsession pour l’IA

L’intelligence artificielle est généralement présentée comme une révolution technologique. On la décrit comme un ensemble d’algorithmes, de modèles statistiques ou d’infrastructures informatiques. Pourtant, cette définition technique ne suffit pas à expliquer l’intensité des passions qu’elle suscite. Par Bertrand Jouvenot.

17/06/2026, 12:52

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Hachette au Sénat : Jean-Yves Mollier dénonce une ombre vieille de 80 ans

Entre les combats parlementaires autour de la loi Bichet, en 1947, et le récent rejet au Sénat, d’un amendement visant à renforcer le lien de confiance entre auteurs et éditeurs, l'historien Jean-Yves Mollier établit un fameux parallèle. Dans une tribune communiquée à ActuaLitté, il y voit la persistance d’une influence d’Hachette sur la fabrique de la loi, et interroge les effets démocratiques de la concentration éditoriale et médiatique.

12/06/2026, 11:51

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“Paris, place forte du commerce des droits internationaux”

Quatre ans après son lancement, le Paris Book Market s’impose comme un rendez-vous majeur du commerce international des droits. Pierre Astier et Laure Pécher saluent ce succès dans un texte adressé à ActuaLitté... Tout en appelant à ouvrir plus largement l’événement aux agents, scouts et professionnels étrangers qui gravitent déjà autour de la place parisienne.

08/06/2026, 11:47

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Le livre survivra-t-il à l’économie de l’instant ?

Guilhem Méric, auteur de romans de l’imaginaire, analyse les difficultés croissantes du monde du livre. Entre baisse des ventes, concurrence des écrans et transformation des usages culturels, il alerte sur une crise de l’attention qui touche aujourd’hui toute la chaîne de l’édition.

05/06/2026, 16:57

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L'union fera-t-elle la force des librairies indépendantes ?

La vente en ligne a changé d’échelle. Pour rester visibles, les librairies indépendantes doivent-

elles construire une puissance collective ? Renny Aupetit, propriétaire de la librairie Le Comptoir des Lettres (Paris, 5e), pose la question.

04/06/2026, 11:47

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“Le libraire ne reste peut-être qu’un commerçant”

Tout le secteur du livre s'interroge aujourd'hui sur la place des librairies indépendantes face à la montée de l’extrême droite, le poids du groupe Bolloré dans l’édition et la responsabilité des libraires dans la défense du pluralisme démocratique. Dans ce texte proposé par Christophe Marie, co-gérant de la librairie Au saut du livre, à Joigny, dans l’Yonne, tout un pan de l'industrie du livre est questionné. Et ses clients avec lui.

21/05/2026, 10:21

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“Pour que la pensée demeure libre, il faut que l'édition soit libre” - Jean-Yves Mollier

Les auteurs Grasset ont initié ce 13 mai les Etats généraux de l'édition, devenus Etats généreux – s'inscrivant dans le sillage des actions menées par les auteurs de Fayard pour la récupération de leurs droits. A ce titre, l'universitaire Jean-Yves Mollier intervenait au théâtre de la Concorde où nom de 87 autres écrivains de la maison, mais également pour présenter son propre combat.

14/05/2026, 09:03

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Gibert Joseph : “La routine a anesthésié l’esprit commerçant des libraires”

Après l’« affaire Nora » et le placement en redressement judiciaire de Gibert Joseph, Francis Kapétanovic, fondateur des éditions Abak, interroge l’effet ciseaux qui frappe les librairies indépendantes — baisse des ventes de livres neufs, hausse des coûts fixes — et les pistes possibles pour sortir de l’ornière. ActuaLitté lui donne la parole.

13/05/2026, 17:18

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Au Maroc, le chantier qui scandalise archéologues et défenseurs du patrimoine

Le sociologue Mustapha Saha et l'archéologue Youssef Bokbot alertent sur le devenir de Sijilmassa, ancienne cité caravanière du Tafilalet et haut lieu de la mémoire maghrébine. Face à un projet d’aménagement touristique et muséal jugé destructeur, ils dénoncent une atteinte irréversible aux vestiges encore enfouis. Le texte plaide pour l’arrêt du chantier, la poursuite des fouilles archéologiques et une approche respectueuse des équilibres historiques, écologiques et humains du site.

11/05/2026, 14:44

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“Pas de liberté de création sans indépendance éditoriale”

La fronde des auteurs et autrices des éditions Grasset choqués par le limogeage du PDG Olivier Nora, ordonné par l'actionnaire Vincent Bolloré, a ouvert tout un champ de réflexion et d'interrogations quant au manque de protections des écrivains face aux maisons d'édition et leurs propriétaires. Les membres de la Scam et les lauréats et lauréates du Prix Albert Londres affirment leur solidarité, dans un texte reproduit ci-dessous.

07/05/2026, 13:13

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Éditeur “référent”, cession de 10 ans maximum... Comment éviter une nouvelle affaire Grasset

Le limogeage d'Olivier Nora, ex-PDG de Grasset, par Vincent Bolloré a mis en lumière la puissance de l'actionnaire, mais aussi la faiblesse de l'auteur dans la relation contractuelle avec une maison ou un groupe d'édition. Dans un texte reproduit ci-dessous, le Conseil Permanent des Écrivains (CPE) appelle les pouvoirs publics à agir pour renforcer le droit d'auteur, via plusieurs mesures.

05/05/2026, 12:14

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IA : “Un secteur économique se construit sur le pillage généralisé” des oeuvres

Après l’adoption unanime, le 8 avril, d’une proposition de loi instaurant une présomption d’utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d’IA, 81 organisations de la culture, de la presse et de la création interpellent les députés. Elles défendent un marché de licences volontaires, fondé sur l’autorisation, la transparence et la rémunération, face à ce qu’elles décrivent comme un pillage généralisé des œuvres protégées.

05/05/2026, 10:38

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IA : la présomption d’utilisation des oeuvres attendue à l’Assemblée nationale

Une proposition de loi visant à instaurer une présomption d’utilisation des œuvres par les systèmes d’intelligence artificielle, dans un contexte de débats sur l’entraînement des IA à partir de contenus culturels protégés, doit encore être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Le Syndicat national de l’édition (SNE) souscrit à une tribune collective appelant les députés à examiner sans délai ce texte, déjà adopté par le Sénat. 

28/04/2026, 10:27

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Témoignage : le démantèlement d'une librairie, vu de l'intérieur

Au cœur d'une époque particulièrement anxiogène, la fermeture d'une librairie pourrait passer inaperçue. L'événement n'est toutefois pas anodin, parce que la librairie n'est pas un commerce comme les autres. À l'heure où les difficultés s'accumulent pour le secteur, le témoignage publié ci-dessous vient rappeler ce que ces commerces ont de si spécial, et ce que l'on perd, collectivement, avec l'abaissement définitif du rideau.

28/04/2026, 09:39

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La coopérative éditoriale, réponse à la déferlante Bolloré

La crise ouverte chez Éditions Grasset, après l’éviction d’Olivier Nora dans un contexte de reprise par Vincent Bolloré, suscite une riposte politique et intellectuelle. Trois acteurs liés aux Éditions Syllepse et au Réseau Bastille avancent une hypothèse radicale : transformer l’éditeur en coopérative pour préserver le pluralisme.

27/04/2026, 16:41

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La crise chez Grasset “révèle des déséquilibres structurels anciens”

Le licenciement d'Olivier Nora par Vincent Bolloré et le mouvement de départ de plusieurs centaines d'auteurs de la maison d'édition Grasset, en guise de protestation, a jeté la lumière sur la fragilité de l'indépendance éditoriale. La Ligue des auteurs professionnels et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse rappellent, dans un texte publié ci-dessous, que les créateurs restent bien peu protégés face à la puissance des groupes éditoriaux.

27/04/2026, 16:02

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“Défendre le livre c’est défendre la liberté de penser et de créer”

L'industrie du livre deviendra-t-elle enfin un échosystème ? Un espace collectif, commun, en mesure de faire corps pour assurer sa pérennité. Jérôme Sion, président de L'Agence Unique, Occitanie Culture adresse à ActuaLitté une tribune exhortant les professionnels à « garantir leur liberté collective ». Une adresse autant qu'un espoir.

24/04/2026, 20:32

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Le 23 avril, journée mondiale du livre : il faut célébrer “le droit d’y accéder”

Ce 23 avril marque la journée mondiale du livre, l'occasion d'en ouvrir un et de profiter des bienfaits de la lecture. Mais cette activité reste très limitée pour les personnes atteintes d'une déficience visuelle, qui ne peuvent pas lire des ouvrages imprimés d'une manière standardisée. La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France rappelle, dans un texte reproduit ci-dessous, les obstacles auxquels ils font face, ainsi que le manque de volonté politique pour lever ces barrières.

23/04/2026, 15:56

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Après Grasset, où aller ? 4000 éditeurs indépendants prêts à accueillir les auteurs

Partir, oui, mais où ? La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) annonce son soutien aux nombreux auteurs et autrices souhaitant quitter leur maison pour rejoindre les « 4000 maisons d’édition indépendantes » et faire vivre autrement le livre et la création. Quitter les grandes maisons pour une édition plus indépendante : tel est le pari de la Fill.

22/04/2026, 12:08

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Artistes-auteurs : le ministère de la Culture “dénature le sens” du vote de l’Assemblée nationale

En janvier, l’intersyndicale réunissant une trentaine d’organisations réagissait déjà à un courrier de l’URSSAF : « Artistes-auteurs : ce qui change pour votre protection sociale en 2026 ! ». Quelques mois plus tard, le ministère de la Culture présente un projet de décret d’application de la réforme, vivement contesté par les organisations, qui y voient un détournement du vote des députés. Le texte de l'organisation est reproduit en intégralité ci-dessous.

22/04/2026, 11:06

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Contrats d’auteur : les écrivains réclament une réforme face à la concentration

Le Conseil permanent des écrivains (CPE) alerte sur les effets de la concentration croissante dans l’édition, relancée par l’éviction d’Olivier Nora chez Grasset. Dans une tribune reproduite ci-dessous, l’organisation appelle à adapter le cadre légal et à rouvrir les discussions avec les éditeurs, notamment sur les contrats d’auteur, la durée des cessions de droits et le respect du droit moral.

21/04/2026, 16:03

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“L’enfance est précieuse et fragile, la littérature essentielle” : les auteurs Grasset Jeunesse inquiets

Un collectif d'auteurs des éditions Grasset Jeunesses se mobilise à travers une tribune pour soutenir « la liberté de création [qui] est indispensable aux bons livres ». Alors que la maison fait l'objet d'une attention médiatique à la hauteur de ce qu'elle traverse, ActuaLitté publie leur texte en intégralité.

21/04/2026, 15:31

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Clause de conscience : “Il s’avère impératif que le gouvernement s'engage”

Exclusif – Vice-présidente du Sénat, membre de la commission culture, éducation et communication, la sénatrice Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine, groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) appelle aussi de ses vœux, après les événements au sein du groupe Hachette, à la création d'une clause de conscience pour les auteurs. Mais cet ajout au contrat d'édition ne pourra se faire rapidement qu'avec le soutien du gouvernement, qu'elle interpelle par un courrier à Catherine Pégard, ministre de la Culture. Il est reproduit ci-dessous, en intégralité.

21/04/2026, 08:35

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Les festivals littéraires montent au créneau après le départ d’Olivier Nora

Les responsables de festivals et manifestations littéraires réunis au sein du réseau RELIEF prennent la parole après l’éviction d’Olivier Nora. Dans un texte collectif, ils expriment leur attachement au rôle des éditeurs dans la chaîne du livre et leur inquiétude face aux conséquences pour les équipes. Ils rappellent l’importance du lien construit avec les auteurs et le public, dans un contexte de fragilisation de la lecture. Une prise de position qui souligne aussi les équilibres du monde éditorial contemporain.

20/04/2026, 16:12

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Grasset : face à “la mise au pas”, la CFDT réclame des “garanties d'indépendance éditoriale”

L'interventionnisme de Vincent Bolloré dans les entreprises dont il est le propriétaire n'est pas une nouveauté. Mais, en limogeant le PDG des éditions Grasset, le milliardaire réactionnaire a rendu plus visibles les risques que fait courir la financiarisation de l'édition sur l'organisation des maisons et leur production. Dans un texte reproduit ci-dessous, la CFDT Livre-Édition appelle le Syndicat national de l'Édition et les pouvoirs publics à agir, sans tarder.

20/04/2026, 11:52

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Grasset, ou la “prédation” des actionnaires

Après l’éviction d’Olivier Nora de la tête de Grasset, la Société des Gens de Lettres dénonce une emprise croissante des actionnaires sur les orientations éditoriales. Dans un communiqué offensif, l’organisation alerte sur un risque systémique pour la liberté de création et appelle à des mesures d’urgence, de la clause de conscience à une régulation accrue du secteur.

18/04/2026, 10:26

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Fayard, Grasset : les libraires dénoncent la “mise au pas” d'Hachette par Vincent Bolloré

Après Fayard, Grasset : le limogeage d’Olivier Nora cristallise les inquiétudes d’une profession confrontée à une transformation brutale du groupe Hachette. Dans cette tribune, le syndicat des libraires dénoncent une reprise en main idéologique et ses effets sur l’équilibre du secteur. Au-delà d’un départ, c’est toute la chaîne du livre qui se dit fragilisée.

16/04/2026, 18:13

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“Entre grands groupes et précarité, le choix est devenu impossible”

La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires publie une tribune offensive dans le contexte de la crise chez Grasset. Le syndicat y dénonce une concentration accrue du secteur, qu’il associe à un « tournant politique et économique » depuis la prise de contrôle d’Hachette par Vincent Bolloré. Évoquant une dégradation des conditions de travail et une évolution des lignes éditoriales, il appelle l’ensemble des professionnels du livre à se mobiliser collectivement.

16/04/2026, 18:05

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Vous qui quittez les maisons du groupe Bolloré, “réservez vos écrits à des éditeurs indépendants”

Alors que les réactions d’auteurs et d’éditeurs se multiplient dans le secteur après l'éviction d'Olivier Nora par le groupe Bolloré, Étienne Galliand, éditeur indépendant, prend la plume. Il revient sur sa rencontre avec André Schiffrin, figure majeure de la critique de la financiarisation de l’édition, et livre un texte à la fois personnel et engagé en faveur de l’édition indépendante. L'éditeur alerte sur les dérives actuelles et invite les auteurs à soutenir concrètement le monde de l'édition.

16/04/2026, 15:48

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Francophonie : le braille devient un enjeu mondial d’accès à la lecture

La francophonie affiche une croissance soutenue à l’échelle mondiale, mais se confronte à un défi majeur : garantir un accès réel à la lecture et à l’écriture pour tous. Portée par des initiatives internationales autour du braille et de l’inclusion, une nouvelle dynamique s’organise. Institutions, enseignants et réseaux émergents redéfinissent les conditions d’une langue véritablement accessible.

14/04/2026, 09:43

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“Les auteurs sont en économie de guerre toute l’année”

Face à la précarité structurelle des auteurs, revient l'idée de créer un statut d’« intermittents de l’écrit », inspiré de celui du spectacle, afin de garantir un revenu stable et une reconnaissance professionnelle. Cette tribune met en lumière une économie fragilisée où les écrivains, pourtant au cœur de la chaîne du livre, peinent à vivre de leur activité. Par Mathias de Breyne. 

11/04/2026, 09:47

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Entretien caviardé : Livres Hebdo juge “irrecevable” le droit de réponse de Jean-Yves Mollier

Après la modification d'un entretien sans l'accord du principal intéressé, l’historien Jean-Yves Mollier, la revue Livres Hebdo refuse à présent la publication d'un droit de réponse, selon l'avocat du professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay/Versailles-Saint-Quentin. 

13/03/2026, 16:35

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Le génie de Baudelaire : entre fatalité tragique et modernité poétique

PORTRAIT – Lorsqu’on évoque Charles Baudelaire, on songe aussitôt au poète-alchimiste capable de transmuer la laideur en splendeur et la tristesse en allégresse. Pourtant, derrière la figure emblématique du grand poète se dessine l’ombre d’un homme profondément mélancolique. C’est précisément dans cette affliction de l’âme que le génie baudelairien puise sa force et se déploie avec une intensité si singulière qu’il s’impose comme l’un des grands précurseurs de la poésie moderne, ouvrant la voie tant au symbolisme qu’au surréalisme. De Karim S. Rebeiz.

13/07/2026, 10:27

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La lecture, une gourmandise : des recettes d'enfants pour donner envie de lire

Cet été, je lis ! : entre l’assertion et la promesse faite à soi-même, le ministère de l’Éducation nationale annonce la couleur de sa campagne estivale. Ce 10 juillet, à la Fnac des Ternes, une vingtaine d’élèves, du CM1 à la 6e, ont mis leur imagination aux fourneaux avec l’autrice Aurélie Gerlach. Au menu : inventer un gâteau magique, choisir ses pouvoirs et dresser la liste de ses ingrédients. Os humains compris.

10/07/2026, 15:16

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Makassar “unique fautif” ? Pollen refuse le procès trop simple

La crise Makassar ne se résume pas, estime Benoît Vaillant, à la défaillance d’un seul — fut-il diffuseur-distributeur. À la tête de Pollen, il organise actuellement l’arrivée d’une trentaine de structures (principalement de BD), en collaboration avec Vincent Dodivers. Mais le président de Pollen réaffirme surtout le besoin d’une lecture plus collective, face à un modèle qu’ont fragilisé les coûts de stockage.

10/07/2026, 10:14

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OPlibris-Dilicom : une boussole pour la facture électronique

La facture électronique ne changera pas seulement le format des documents comptables. Pour les maisons d’édition indépendantes, elle pose une question plus concrète : où circuleront, demain, les factures, les données clients, les informations fournisseurs, les statuts de paiement et les écritures qui, jusqu’ici, passaient souvent par un outil de gestion, un PDF, un mail et un cabinet comptable ?

09/07/2026, 10:26

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Avec l'iridologie, Coralie Imhoff entend ”porter un autre regard sur votre regard”

Coralie Imhoff a publié aux éditions Quintessence L’iridologie psycho-émotionnelle - Explorer le lien entre terrain, émotions et inconscient à travers l’iris. Elle y présente une lecture de l’iris qui ne se limite pas au terrain physiologique, mais prend aussi en compte les émotions, l’inconscient et certains éléments transgénérationnels. L’ouvrage s’adresse aux thérapeutes comme au grand public, avec une cartographie et des signes observables sans matériel spécifique.

07/07/2026, 11:54

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“Le pilon, si redouté des auteurs, a-t-il un cœur ?”

En juin dernier, François Belley s’inquiétait de ce que les autrices et auteurs modernes entretiennent leur bronzage à grand renfort de selfies : se montrer ou disparaître, cruel avenir. Ou pas. Tout dépend des tempéraments, certainement. L’écrivain pirate marque une pause, pour mieux observer les ravages de l'industrie, sur ses propres ouvrages... Dans la tête du bourreau des livres, ou les états d’âme du pilon.

06/07/2026, 17:28

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Maison des histoires : jouer dans les albums jeunesse

Ouverte le 9 juillet 2025, la seconde Maison des histoires de L’école des loisirs déploie, au 7 cité de la Roquette, douze univers d’albums jeunesse sur deux niveaux. Un musée à jouer où les enfants peuvent courir, grimper, lire, bricoler et, accessoirement, rappeler aux parents pourquoi les bibliothèques municipales ont inventé le chuchotement.

06/07/2026, 17:19

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Facture électronique : l’édition indépendante ne peut pas laisser filer ses flux

À deux mois de l’obligation de réception des factures électroniques, OPlibris et Dilicom défendent un choix d’organisation : intégrer la réforme aux outils des maisons, plutôt que de les laisser dépendre d’un portail extérieur.

04/07/2026, 10:51

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À Kinshasa, La Maison du Savoir réinvente la librairie francophone

À Kinshasa, La Maison du Savoir s’est imposée en quelques années comme l’un des acteurs majeurs du livre. Fondée par Raïssa Hakim, pharmacienne de formation devenue libraire par conviction, l’enseigne compte aujourd’hui trois points de vente et poursuit son développement avec l’ouverture prochaine d’une quatrième librairie. Loin des réseaux habituels, Raïssa Hakim avance vite et bien dans l’une des plus grandes villes d’Afrique, en portant une image moderne, vivante et ambitieuse de la librairie francophone. Propos recueillis par Agnès Debiage (ADCF Africa).

03/07/2026, 16:39

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Roxane Blondel, un yoga à hauteur de soi : "Le yoga doit pouvoir s’adapter à chacun"

Avec Le Yoga qui vous ressemble – Des pratiques simples et accessibles pour chaque moment de votre journée, publié aux éditions Grancher, Roxane Blondel défend une pratique souple, concrète et inclusive. Professeure de yoga, créatrice d’outils pédagogiques et ancienne pâtissière, elle propose un ouvrage à consulter selon ses besoins, pour faire du mouvement un véritable soutien au quotidien.

25/06/2026, 16:19

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Quand le cloud fait de l'ombre : qui héberge désormais la mémoire culturelle ?

Où vivent vraiment les livres numériques . La Commission européenne estime, à titre préliminaire, que les services cloud AWS et Azure devraient relever du régime renforcé des « contrôleurs d’accès » du Digital Mrkets Act. Le dossier dépasse la concurrence : qui héberge les catalogues, les archives, les liseuses et les usages de lecture ? Voici une sélection de huit ouvrages qui ramènent le cloud à ses serveurs, ses contrats et ses sorties de secours.

 

25/06/2026, 12:56

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Michaël Ferrier, l’écrivain aux semelles de corail

PORTRAIT - Les carnets de voyage de Michaël Ferrier publiés mensuellement dans La Revue des deux mondes se lisent comme  autrefois lorsqu’on s’attachait à un feuilleton littéraire : par épisodes, par haltes, par reprises, avec ce plaisir particulier de retrouver une voix, un rythme, une manière d’entrer dans le monde. De l’Inde à la Guyane, de Pondichéry à Cayenne, il réactive la revue comme lieu d’apparition progressive de la littérature, celle du récit qui avance par fragments, celle de l’aventure donnée non d’un bloc, mais comme une suite précise et vivante.

25/06/2026, 12:17

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Même marché, mêmes règles : ce que la fast fashion explique au livre

En dénonçant le risque d’une loi fast fashion appliquée d’abord aux entreprises françaises, la Fevad soulève une question que l’édition connaît bien : comment réguler les pratiques des grandes plateformes sans faire peser l’essentiel des contraintes sur les acteurs les plus faciles à contrôler ? Dans le livre aussi, la vitesse de production, la rotation des références et la captation de la visibilité déplacent le risque vers les créateurs et les libraires.

25/06/2026, 11:53

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Le webtoon français : une filière en quête de reconnaissance

Protoon, première association professionnelle dédiée au webtoon en France, veut donner une voix collective à une filière encore fragile, mais déjà riche de créateurs, de studios, de plateformes et de lecteurs. Entre succès d’audience, dépendance aux plateformes, précarité des auteurs, manque de données et de reconnaissance institutionnelle, et besoin de formation, récit d'un secteur qui cherche à sortir de l’angle mort pour devenir une véritable industrie culturelle.

24/06/2026, 18:33

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L'urgence de redéfinir “la notion de projet commercial et culturel en librairie”

Librairies : quel avenir au-delà de l’urgence économique ? En trois volets, Évelyne Darmanin, formatrice aux métiers du livre, examine les conditions d’un renouveau. Après la fragilisation économique du secteur, cette série interroge la valeur du conseil, la librairie comme lieu de débat et le projet culturel susceptible de donner sens à l’entreprise. Premier épisode : faire de la relation avec le lecteur une force visible.

24/06/2026, 16:22

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Les librairies, “commerces, d'accord, mais de proximité, de confiance et de relation”

Librairies : quel avenir au-delà de l’urgence économique ? Évelyne Darmanin, auteure de cet article, est sociologue de formation. Elle nous propose une série de trois articles, qui questionnent et interrogent. Alors que les librairies souffrent dans un environnement trop calme, la notion de projet d’entreprise serait plus que jamais nécessaire. Ce premier volet défend une idée simple : la librairie ne se réduit pas à la vente d’un produit dont le prix échappe au libraire. Non, non...

24/06/2026, 16:21

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Librairies : “Il est grand temps de rallumer les consciences”

Librairies : quel avenir au-delà de l’urgence économique ? En trois volets, Évelyne Darmanin, formatrice aux métiers du livre, examine les conditions d’un renouveau. Le premier texte plaçait le conseil et la relation avec le lecteur au cœur de la valeur du métier. Le deuxième défendait la librairie comme espace de dialogue, de circulation des idées et de débat. Ce dernier volet interroge le projet d’entreprise capable d’articuler activité commerciale, transmission professionnelle, ambition culturelle et exigence démocratique.

24/06/2026, 16:15

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IA : comment améliorer les catalogues de bibliothèque sans numériser les livres ?

Alors que l’IA et le RAG s’imposent comme des pistes pour renouveler la recherche documentaire en bibliothèque universitaire, leur déploiement se heurte à une réalité matérielle et juridique : accès aux textes, numérisation des fonds, droits d’usage et coûts de traitement. Derrière la promesse de catalogues plus intelligents, la question demeure celle de l’autonomie des bibliothèques face aux grandes plateformes. Par Cédric Limousin.

23/06/2026, 16:16

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La canicule à son clim’axe : quand les climatiseurs volent la vedette

Une climatisation défaillante peut transformer un bureau d’espions en plage artificielle. Elle peut aussi obséder un conducteur, accompagner une solitude californienne, dérégler une tour de béton ou servir de voie d’accès à une prise d’otages. Dans les romans, l’air conditionné a sa mécanique, son humeur et parfois son sens du spectacle.

23/06/2026, 15:51

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Au cœur des villages, le salon des écrivains nomades rassemble lecteurs et livres

Depuis cinq ans, le Salon du livre Nomade se déplace de commune en commune en Gironde, avec une idée claire : aller à la rencontre des lecteurs là où ils vivent. Porté par le cercle des Écrivaines de la Table Ronde, il défend une littérature plurielle, des premières publications aux auteurs déjà installés, et fait de la rencontre un geste culturel à part entière.

21/06/2026, 10:55

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IA et littérature : Hervé Le Tellier et Abel Quentin face à la grande dépossession

Face à l’intelligence artificielle générative, Hervé Le Tellier et Abel Quentin ne parlent pas seulement de littérature. L’un, venu des mathématiques et de l’Oulipo, interroge la disparition possible du geste d’écrire, le choc professionnel, psychologique et démocratique que provoquent les machines. L’autre cherche des lieux où préserver l’intelligence humaine, la lenteur, la joie et la confiance. 

20/06/2026, 11:22

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Les Éditions au Pluriel : la maison indépendante qui défend une littérature humaine et engagée

Dans le paysage de l’édition indépendante française et à travers ces différentes collections, les Éditions au Pluriel construisent un catalogue singulier Romans, essais, imaginaire, beaux livres ou récits de voyage. C’est un ensemble cohérent, animé par une même exigence : défendre des textes incarnés, accessibles et profondément humains.

19/06/2026, 17:57

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Le livre d’occasion, l’économie circulaire d’une filière linéaire

Dix années de commerce de seconde main, le Label Emmaus invitait à fêter son anniversaire à l'Académie du Climat, ce 18 juin. Un appel, finalement, pour comprendre ce qu’est le réemploie, qui le porte : « 10 ans d’engagement, d’innovation sociale et de coopération au service d’une économie plus juste et circulaire », explique l’organisme. Avec un volet consacré au livre d’occasion – toujours objet de fantasmes…

19/06/2026, 16:36

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“La cage n’est pas simplement un ensemble de barreaux de fer”

Dans Naissances au zoo, Ashraf Al Ashmawi fait du zoo une métaphore de la condition humaine. Ancien juge, il explore justice, pouvoir et fragilité des êtres, sans réduire ses personnages à des archétypes. Lauréat du Sheikh Zayed Book Award 2026 dans la catégorie « Littérature » pour Naissances au zoo, il répond aux questions d’ActuaLitté.

19/06/2026, 11:05

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“Accompagner la lecture est une affaire collective” (Association des Bibliothécaires de France)

L'Association des Bibliothécaires de France a ouvert, ce mercredi 17 juin, son 71e congrès à Rennes, au sein du Couvent des Jacobins. L'organisation a choisi un thème fédérateur, l'hospitalité, qui rappelle que les établissements de lecture publique incarnent le premier équipement culturel de proximité, par ailleurs libre d'accès. Un statut qui n'empêche ni les remises en cause ni les réflexions... Le bureau national de l'ABF a abordé, pour ActuaLitté, une variété de sujets à l'occasion d'un entretien.

18/06/2026, 13:11

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“Des chemins de traverse” pour “donner de la joie” : le pari des éditions Poids Plume

Depuis le début de juin, les éditions Poids Plume ont confié leur diffusion et leur distribution à DG Diffusion. Fondée en 2022 à Morlanne, dans les Pyrénées-Atlantiques, par Gaëlle Perret, la maison indépendante entend renforcer sa présence en librairie. Stockage, suivi des ventes et logistique constituent les principaux leviers de ce passage à une diffusion nationale, sans dissocier développement commercial, illustration et transmission.

18/06/2026, 12:42

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Affaire Samuel Paty : “J'étais susceptible de reconnaître mes étudiants dans tous les jeunes accusés“

Dans Notes d’une enseignante sur le procès de l’assassinat de Samuel Paty publié aux éditions Maurice Nadeau, Eloïse Lièvre propose une approche incarnée et réflexive du procès des huit personnes accusées d’être impliquées dans l’assassinat de Samuel Paty qui s’est tenu à l’hiver 2024. Un livre qui mêle récit personnel, journal du procès, analyse intellectuelle et réflexion morale. Par Olivier Stroh.

17/06/2026, 18:24

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Intelligence artificielle en librairie : le risque de déposséder un métier

Aux Rencontres nationales de la librairie 2026, l’intelligence artificielle s’était invitée dans un double débat : celui de la création, du droit d’auteur et des œuvres, et celui, plus concret, des usages professionnels en librairie. Entre vigilance éthique et outils d’aide au pilotage, l’enjeu consiste à distinguer la menace du remplacement de la promesse d’une assistance pensée au service du métier. Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, dépassionne le débat.

17/06/2026, 13:10

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“Sans surmonter ces griefs historiques, aucun dialogue significatif ne peut s’épanouir”

Dans son essai, Zuhair Tawfiq explore la manière dont les stéréotypes se construisent entre Orient et Occident. À travers cette réflexion, il questionne le rôle de l’écrivain dans la déconstruction des idées reçues et des représentations de l’Autre. Lauréat du Sheikh Zayed Book Award 2026 dans la catégorie « Critique littéraire et artistique » pour Perceiving the World: Mutual Stereotypes Between the Self and the Other, il répond aux questions d’ActuaLitté.

16/06/2026, 10:53

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Climat : pourquoi “la lassitude peut vite devenir indifférence”

L’information climatique circule davantage, alerte plus souvent et documente mieux l’ampleur du dérèglement en cours. Pourtant, l’accumulation des faits déclenche parfois l’angoisse, la lassitude ou le repli, au lieu de nourrir l’action. Pour dépasser cette impasse, le monde du livre dispose d’un rôle singulier : faire entendre d’autres récits, d’autres voix, et transformer la prise de conscience en mouvement collectif. Fanny Audibert publie chez Oxus Sortir du déni climatique, entrer en action.

15/06/2026, 13:03

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La librairie indépendante peut-elle rester indépendante si son modèle s’épuise ?

ANALYSE – La question de l’indépendance des commerces du livre se déplace. Au-delà du statut juridique ou du choix éditorial, elle engage désormais la viabilité économique, la fatigue des équipes, l’écologie du livre et les conditions concrètes d’un métier sous tension. Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, aborde le sujet frontalement.

15/06/2026, 12:30

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Rentrée littéraire 2026 : les grandes tendances des romans français et étrangers

La grande fête annuelle de la librairie démarrera fin août comme chaque année, avec son lot de romans, les premiers, les francophones, les traductions. Si 277 romans de cette rentrée ont été utilisés pour amorcer la tendance 2026, aucun n'a été blessé (certains furent blessants...). Et s'impose d'emblée un constat : la littérature prend le présent à bras-le-corps, sans distance ni précaution.

15/06/2026, 11:28

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De DSK à Patrick Bruel : violences sexuelles et impunité des puissants

Dans cette tribune, l’essayiste Nasser interroge, à partir de l’affaire Patrick Bruel et d’autres figures publiques mises en cause, la tension entre parole des victimes, présomption d’innocence, prescription judiciaire et responsabilités médiatiques. Un texte d’opinion, polémique et engagé, sur l’impunité supposée des puissants face aux violences sexuelles.

13/06/2026, 08:33

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“Traduire un texte vieux de plusieurs siècles est un véritable défi”

L’œuvre de Nawal Nasrallah navigue sur de multiples aspects : le patrimoine culinaire d’Al-Andalus et du Maghreb, l’histoire matérielle, la traduction savante et les circulations méditerranéennes constituent autant d’atouts. Elle travaille sur l’histoire et la culture de la cuisine arabe à travers les siècles, avec un intérêt particulier pour les textes culinaires médiévaux. Lauréate du Sheikh Zayed Book Award 2026 catégorie Traduction, elle répond à ActuaLitté.

13/06/2026, 07:00

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“Lancer un livre, c’est créer un moment ; l'installer, c’est construire une durée”

ANALYSE – Surproduction, encore et toujours, l'éternelle problématique de l'industrie du livre. Trop de livres, peut-être, probablement – assurément ? Ou bien, pas assez de temps pour que chaque ouvrage vive sa vie dans les points de vente ? Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, propose une autre lecture.

13/06/2026, 06:00

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Affaire Lyhanna : du silence des adultes aux mots de Darmanin

Après la mort de Lyhanna, 11 ans, à Fleurance, Gérald Darmanin a reconnu une défaillance de l’institution judiciaire et demandé le réexamen de milliers de plaintes concernant des mineurs. Face à l’émotion nationale, plusieurs livres rappellent ce que la langue politique nomme mal : la durée du trauma, l’emprise, le silence des adultes et la place trop vite retirée aux victimes.

12/06/2026, 12:59