La promesse du gouvernement ? Améliorer la condition des artistes-auteurs ! Pourtant, nous vivons un enfer sur tous les fronts. L’un de nos nombreux problèmes actuels est notre régime de sécurité sociale. D’une part en raison des graves dysfonctionnements imputés à l’Agessa ces 40 dernières années, d’autre part dans un souci de simplification administrative, début 2020, le recouvrement des cotisations sociales des artistes-auteurs a basculé vers l’Urssaf Limousin. À cause de cette transition mal gérée, notre situation déjà difficile est devenue cauchemardesque.
Le 05/10/2020 à 11:02 par Auteur invité
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05/10/2020 à 11:02
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Il a d’abord fallu, à l’aide du code d’activation reçu par courrier, créer un espace personnel sur leur site internet. Problème : les trois quarts des artistes-auteurs que je connais et suis sur les réseaux sociaux n’avaient pas reçu ce code, ou avaient reçu un code qui ne fonctionnait pas, ou avaient reçu le code de quelqu’un d’autre (par exemple, une personne portant un nom vaguement similaire au leur). Le mien avait été envoyé au nom d’un ex-mari dont je suis divorcée depuis 23 ans : en toute logique, il n’a donc jamais trouvé le chemin de ma boîte à lettres.
En appelant l’Urssaf Limousin par téléphone pour réclamer que l’erreur soit rectifiée et qu’on m’adresse un nouveau code, j’ai également découvert que j’étais considérée comme déclarant toujours mes revenus artistiques en BNC, alors que je suis passée en Traitements et salaires depuis plusieurs années. J’ai eu de la chance à cette première étape : j’ai fini par réussir à créer mon espace personnel au printemps. Nous sommes aujourd’hui début octobre ; le dépôt des déclarations de revenus 2019 est clôturé depuis le 1er septembre, et un nombre non négligeable de mes collègues n’ont toujours pas reçu le fameux code d’activation ni réussi à rectifier les erreurs de leur dossier.
Le dépôt des déclarations de revenus fut justement l’occasion d’un nouveau coup de stress. Théoriquement ouvert le 1er juillet, il comportait un si grand nombre de bugs informatiques que la plupart des artistes-auteurs ont préféré attendre le dernier moment dans l’espoir qu’ils soient réparés entre-temps.
Espoir vain : fin août, les trois quarts d’entre nous ne parvenaient toujours pas à entrer les revenus qui n’avaient pas déjà été déclarés par leurs diffuseurs, à rectifier les montants si nécessaire, à télécharger le cas échéant les certificats de précompte qu’on leur réclamait, et surtout à valider leur déclaration une fois arrivés au bout du processus. Quand par miracle la validation réussissait, souvent, le PDF de récapitulation émis ne correspondait pas aux informations qui venaient d’être fournies.
Pour ma part, j’ai tout essayé : vider mon cache, changer de navigateur et même me connecter au milieu de la nuit pour éviter tout problème d’encombrement de la ligne. Rien à faire. À bout de nerfs, j’ai fini par joindre l’Urssaf Limousin au téléphone et envoyer une déclaration papier comme cela m’était suggéré. Je me suis alors crue tirée d’affaire jusqu’à l’année prochaine.
Naïve que j’étais.
Vendredi 2 octobre, je me connecte au site de l’Urssaf qui vient d’émettre les échéanciers avec les montants à régler pour les artistes-auteurs déclarant leurs revenus en BNC. Les autres, ceux qui comme moi les déclarent en Traitements et salaires, ont déjà été précomptés de leurs cotisations sociales par leurs diffuseurs ; en toute logique, ils ne doivent donc rien à l’Urssaf. Pourtant, mon échéancier affiche un montant coquet de 1755 € à régler avant le 15.
Panique.
Après deux heures de vaines tentatives, j’arrive à joindre l’Urssaf Limousin par téléphone pour demander une explication. Là, un monsieur très poli m’informe que l’un de mes diffuseurs a certes précompté mes cotisations sociales (comme je leur en ai apporté la preuve avec le fameux certificat si difficile à obtenir des diffuseurs puis à télécharger sur leur site), mais qu’il ne les leur a pas reversées.
Et que c’est à moi qu’il revient, soit d’apporter la preuve que le diffuseur les a bien payées et qu’ils ont commis une erreur comptable, soit de leur régler ces 1755 € et de me débrouiller ensuite pour les récupérer auprès du diffuseur.
À ce stade, précise-t-il, même si le diffuseur est de bonne foi et propose de rectifier directement son oubli auprès de l’Urssaf, ça ne sera plus possible. Je suis donc seule responsable du paiement à l’Urssaf d’une somme qui — je leur en ai apporté la preuve — se trouve en possession de mon diffuseur, et qu’ils refusent de lui demander eux-mêmes. Et si le problème vient d’un cafouillage comptable ? Hé bien, c’est également à moi de le prouver. À la traduction littéraire qui est mon métier de base, me voilà donc sommée d’ajouter les fonctions d’expert-comptable et d’huissier de justice.
Et vite, car si je n’ai pas résolu le problème d’ici le 15, les 1755 € indiqués à tort au débit de mon compte passeront en contentieux.
La mission de l’Urssaf consiste à recouvrer les cotisations sociales. Apparemment, elle ne consiste pas à les recouvrer auprès des gens qui les lui doivent — en l’occurrence, les diffuseurs, qui ont pourtant eux aussi un compte à l’Urssaf, et vers lesquels il leur serait facile de se tourner. Non : elle consiste à imposer des demandes injustes et irréalistes à ceux qui ont le moins de possibilités d’y répondre.
Ceux qui sont déjà écrasés par des dysfonctionnements administratifs ou techniques qui ne font qu’empirer au fil du temps. Les pouvoirs publics laissent les artistes-auteurs se noyer dans la plus parfaite indifférence malgré toutes les belles déclarations d’amour à notre égard dans la presse. Depuis le début de l’année, le niveau de stress d’une profession dont 41 % des membres vivent avec moins que le SMIC atteint des sommets.
À titre personnel, bien qu’ayant la chance de gagner correctement ma vie, je souffre d’hypertension et d’un trouble anxieux généralisé : les conséquences de tous ces problèmes sur ma santé physique et mentale sont désastreuses. Qu’attendent les pouvoirs publics pour nous accorder le minimum de considération que nous méritons ? Que nous allions tous en masse manifester devant l’Urssaf-Limousin ? Que nous arrêtions nos métiers les uns après les autres ? Que plusieurs d’entre nous, au pied du mur, mettent fin à leurs jours ?
Depuis plusieurs années, nos organisations professionnelles, tenues à bout de bras par des artistes-auteurs bénévoles, avaient tiré la sonnette d’alarme sur une transition qui s’annonçait mal préparée et chaotique. Personne ne les a écoutées. Voilà le résultat.
illustration : andreas160578 CC 0
Par Auteur invité
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Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. S’il revendique depuis l’enfance une passion pour les livres et l’horreur, l’écrivain entretient avec la musique une relation tout aussi profonde — quoique née plus tardivement, presque par accident. Du punk français aux chants celtiques, de Bob Dylan au free-jazz, des musiques de films à la darksynth, ses écoutes accompagnent autant son quotidien que son travail d’écriture. Au point de faire de la bande-son de Grand-Guignol une composante à part entière du roman. Il revient sur cette « musicobsession », ses découvertes fondatrices et ces morceaux qui, parfois, donnent à la fiction sa couleur avant même que les mots ne l’installent.
30/09/2026, 13:35
Auteur et président de l’Association de sauvegarde de l’Abbaye Saint-Félix de Montceau, Guilhem Méric revendique un parcours d’« auteur hybride », entre maisons d’édition et publication indépendante. À l’occasion du lancement de MORLHED – L’Ombre des Primordiaux, il explique pourquoi il a choisi le financement participatif, entre maîtrise des droits, cohérence de son univers, contexte économique du livre et relation directe avec ses lecteurs.
30/09/2026, 12:48
À 80 ans, Lucky Luke n’a pas fini de galoper. Commissaire de l’exposition Lucky Luke court toujours !, présentée à Quai des Bulles, Joub a replongé dans l’ensemble de la série pour raconter autrement le cow-boy de Morris : par le dessin, la couleur, les gags et les motifs qui traversent huit décennies d’albums.
30/09/2026, 12:04
Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? Une question qui a conduit Lucie Rico jusqu’à la finale du prix des Deux Magots 2026. Dans ce troisième roman publié chez P.O.L, une phrase inachevée ouvre une enquête sur un souvenir d’enfance, entre le baroque du giallo, reconstitution comme les vrais enquêteurs judiciaires, et mémoire familiale.
29/09/2026, 15:07
L’Académie Goncourt a donc retiré de Thélyson Orélien, de sa première sélection, au nom de plagiats antérieurs et d’analyses concluant que le roman serait « selon toute vraisemblance » produit avec IA. Une décision loin d'être unanime, on compte au moins Pascal Bruckner dans la résistance. Puisque l’Académie introduit le détecteur dans son prétoire, qu’elle aille au bout de sa logique : même outil, même protocole, même soupçon. Sinon, ce n’est plus une règle. C’est un traitement d’exception.
29/09/2026, 14:48
Paru le 22 avril 2026 aux Éditions Dangles, Fatigue chronique, et si c’était un épuisement surrénalien ? d’Elsa Holfert explore les mécanismes de l’épuisement liés au stress chronique. Kinésithérapeute de formation, l’autrice exerce aujourd’hui comme praticienne en santé fonctionnelle et en hormonologie.
28/09/2026, 16:40
Créée en juillet 2024 pour distinguer les œuvres d’origine humaine des contenus générés par intelligence artificielle, l’association Fabrication Humaine défend un label gratuit fondé sur l’engagement de l’artiste. Dans cette tribune, elle prend appui sur l’affaire Thélyson Orélien pour interroger la place prise par les outils de détection : sans trancher sur l’origine de C’était ça ou mourir, elle appelle à distinguer l’indice de la preuve et plaide pour davantage de transparence dans les processus de création.
28/09/2026, 16:30
Le 30 septembre, l’ONU célèbre la Journée internationale de la traduction. L’occasion de rappeler qu’en littérature, un mot de travers peut envoyer une expédition sur le mauvais continent, transformer Jésus en plante urticante ou rendre une civilisation extraterrestre dépendante à une voix. De Jules Verne à R. F. Kuang, sept livres où comprendre l’autre relève moins du confort que de la survie — avec, parfois, des résultats franchement discutables.
28/09/2026, 12:22
L’affaire Thélyson Orélien s’est imposée en quelques jours au cœur de la rentrée littéraire. Soupçonné d’avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour écrire C’était ça ou mourir, puis rattrapé par plusieurs cas de plagiat concernant des textes anciens, l’auteur québécois conteste les accusations visant son roman. Le retrait du livre de la sélection du Goncourt a encore amplifié une controverse qui interroge désormais tout le monde éditorial. Par Auguste Feydeau.
26/09/2026, 14:00
Le 28 septembre célèbre la Journée internationale de l’accès universel à l’information. Excellente initiative. À un détail près : depuis des siècles, la littérature s’échine à démontrer que certains renseignements se porteraient beaucoup mieux sous clé. Lettres compromettantes, manuscrits impossibles, confessions judiciaires, dossiers de surveillance : cinq lectures où ouvrir le mauvais document revient rarement à améliorer sa journée.
26/09/2026, 09:30
Le téléphone avait été inventé pour permettre à deux personnes éloignées de se parler. Puis quelqu’un a compris qu’il pouvait également servir à vendre des fenêtres, proposer une mutuelle, annoncer un décès ou rappeler à quelqu’un que son passé savait toujours composer son numéro.
26/09/2026, 08:00
Thomas Perroud, normalien, est animateur de l’émission Anachroniques consacrée notamment aux premiers romans sur Fréquence protestante. Il revient sur les soupçons d’usage de l’intelligence artificielle au sujet du premier roman de Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir (Grasset).
24/09/2026, 16:32
Après des décennies de mobilisations, de recherches et de récits, les violences sexistes et sexuelles ne sont plus seulement appréhendées comme une succession de drames privés. Elles constituent un objet politique, juridique et culturel. La proposition de « loi intégrale » actuellement examinée à l’Assemblée nationale en offre une nouvelle traduction — et invite à regarder l’histoire des mots qui ont rendu ces faits visibles.
24/09/2026, 16:10
Exclusif — Une figure de la science-fiction s'invite à l'Assemblée nationale, à la faveur d'une proposition de loi déposée par René Pilato, député La France insoumise — Nouveau Front Populaire de Charente. Les fameuses « lois de la robotique », conçues par l'écrivain américain, y sont citées, afin de motiver et nourrir un encadrement des intelligences artificielles mises à la disposition du grand public.
24/09/2026, 15:58
ActuaLitté a retrouvé, dans un article publié en 2023 sur un site alors animé par Thélyson Orélien, une phrase qui ressemble à une consigne de rédaction laissée par erreur. Un indice concret, distinct des détecteurs d’IA, qui vient désormais s’ajouter à une série d’éléments exhumés ces derniers jours par plusieurs médias et internautes autour des textes de l’auteur. Au-delà de son cas, l’affaire touche désormais à quelque chose de plus vertigineux : la possible fin d’un monde où l’on croyait encore savoir, sans trop de doute, ce qu’était un auteur.
24/09/2026, 13:34
Entre correction, réécriture et création, où commence véritablement « l’aide » à un auteur ? Écrivain, poète et correcteur, Adnan Algın plonge dans ses propres archives éditoriales pour interroger les interdictions visant l’intelligence artificielle. De ses interventions sur des romans aux cas célèbres de Raymond Carver ou T. S. Eliot, il questionne une frontière que l’IA n’a peut-être pas inventée, mais sérieusement brouillée.
24/09/2026, 11:53
Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. L'écrivain revendique une passion pour l’horreur née dans les livres, nourrie par le cinéma. De Guillermo del Toro à Stephen King, l’écrivain revient sur les monstres qui ont façonné son imaginaire et défend une conviction paradoxale : l’épouvante peut nous rassurer. Les démons de fiction ont sur les terreurs du réel un avantage décisif : ils n’existent pas. Une invitation à frissonner pour mieux souffler, qu'il partage dans nos colonnes...
23/09/2026, 17:36
Mère isolée, actrice pornographique quadragénaire, Sabine élève seule son fils Romain dans le vingtième arrondissement. Adolescent « normal », moyen, ce dernier subit un harcèlement en règle dès lors qu’une vidéo de Sabine fuite au collège, et fait le tour des réseaux sociaux… La suite ? Accompagnée par le hardeur Joseph, et par Enguerrand, bourgeois blasé, Sabine résout de se venger, guidée par son seul amour maternel. Une deuxième intrigue se met en place, mêlant cette fois milieux d’affaire et hauts-fonctionnaires, sur fond de revenge porn et de libertinage. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.
21/09/2026, 16:54
Aux Deux Magots, Jean-Luc Coatalem a connu presque toutes les places : celle du jeune homme qui observe, du lauréat photographié sur le boulevard, puis du juré chargé, à son tour, de choisir. À l’heure où le prix 2026 entre dans le vif de ses délibérations, l’écrivain ouvre les portes d’une institution qu’il connaît désormais de l’intérieur, avec ses goûts, ses rites et ses petites stratégies.
21/09/2026, 15:53
42 Commentaires
Jean
05/10/2020 à 13:13
Je ne peux que confirmer ce que dit cet article. C'est le désastre absolu et une véritable source de stress. Ma déclaration n'a toujours pas été validée alors qu'elle est complète depuis 2 mois. Ma "messagerie sécurisée" a deux accusés de réception de messages envoyés... le 30 juin et auxquels personne n'a jamais répondu. Aucune réponse aux emails envoyés hors messagerie, et mes tentatives de les joindre au téléphone se sont soldés par un système qui raccroche au nez après 20 min d'attente.
C'est vraiment une honte, un ratage épique, et une nouvelle fois la manifestation d'un mépris total pour ce que nous faisons. Je laisse tomber, j'attends de voir ce qui va se passer, pas le choix.
Mantichore
05/10/2020 à 13:15
Je fais partie des chanceux qui ont eu leur code en début d'année. J'ai créé mon site, je l'ai renseigné... et j'ai constaté qu'on m'attribuait un numéro SIRET et qu'on mentionnait un nom au prénom différent et une adresse en région parisienne. Et qu'on me réclamait une somme que j'ai versée. Résultat: un coup de fil en juin a en principe rectifié les erreurs, je ne dois plus rien, on va me rembourser... Sauf que ça ne prendra effet que lorsque mon dossier sera traité, qu'il n'est toujours pas traité, et qu'en plus l'argent que j'ai versé m'est encore réclamé. C'est du délire total. Combien a-t-on mis de gens pour s'occuper de ces dossiers? On doit les compter sur les doigts d'une main, vu l'avancée des travaux.
Et je suis un des chanceux...
Malojo
05/10/2020 à 14:19
Impossible pour moi de valider ma déclaration alors que je l'ai rempli il y a plusieurs mois, j ai donc rempli un formulaire papier, la messagerie du site marche très mal et je n'ai eu une réponse qu après 6 messages envoyés
Olivier Mannoni
05/10/2020 à 14:46
Confirmation complète de cet article. Adhérent à l'Agessa depuis 1987, j'ai dû écrire trois lettres dès le printemps dernier et faire un scandale sur Twitter pour que l'Urssaf m'envoie finalement à la fin de l'été un code d'accès, qui ne fonctionnait pas, et d'un second, qui fonctionnait mais donnait accès à un compte vide et sur lequel il ne m'a jamais été possible d'enregistrer mes DA 2019. Depuis, j'ai fait ma déclaration papier et j'attends les délires suivants. Plusieurs de mes collègues ont eux aussi découvert (découvert, car rien n'est envoyé ni même signalé, il faut aller consulter son compte pour l'apprendre) qu'ils devaient des sommes énormes alors qu'ils étaient entièrement précomptés. Qui est responsable de ce désastre? Tout le monde le sait: des décisions bureaucratiques imbéciles et des incompétents nommés à des postes qu'ils sont incapables d'occuper. Combien de temps le Ministère de la Culture va-t-il tolérer cet incroyable chaos ? Il faut reprendre ce dossier en main, et vite.
Jean
05/10/2020 à 15:00
Le Ministère de la Culture ne tolère rien du tout, il est, et le gouvernement au sens le plus large du mot, la source de tout ce chaos. Je n'en veux pas aux employés de l'URSSAF, que j'imagine bien ensevelis sous le boulot, en sous-effectifs, en but à notre frustration et incompréhension et eux aussi victimes d'un système informatique programmé sur un Atari par un gamin de six ans.
Le problème ne vient pas des gens qui s'efforcent de traiter les dossiers, mais de ceux qui leur ont balancé ces nouveaux dossiers, sans doute sans plus de concertation ou de souci d'eux qu'ils n'en ont eu de nous.
Olivier Mannoni
05/10/2020 à 15:06
De tout ce que je sais, hormis les bureaucrates qui ont monté cette usine à gaz dans les ministères, les gens qui ne répondent jamais aux courriers ni aux mails, les gens qui ont attendu 1 an et 1/2 pour passer une petite annonce de recrutement d'un juriste droit d'auteur, les gens qui ne réagissent que lorsqu'on secoue la maison-mère sur Twitter, ces gens-là, donc, ne sont pas ministres mais chargés d'une "transition" qu'ils ont conduite dans le mur. Quand je fais un contresens, je n'accuse pas le ministre de la Culture. Il faut assumer un peu, quand même... :)
Jean
05/10/2020 à 15:15
Pour avoir fait une expérience tout aussi ubuesque sur un autre dossier administratif (pas l'URSSAF donc) j'ai vu un peu les coulisses du système. Des services en sous-effectifs, car la mode était déjà à la réduction, soudain chargés de gérer un afflux de dossiers qu'ils n'avaient pas. Dépassés, noyés, stressés. Ils ont les mêmes préoccupations que nous, leur intérêt n'est pas de se faire pourrir la vie par les auteurs que nous sommes mais que tout aille bien, et je pense que les employés de l'URSSAF ont les mêmes frustrations que nous. Engager un juriste? Il a dû leur falloir des mois de tractation pour convaincre quelqu'un haut placé.
Imaginez-vous devoir répondre à 500 emails furieux par jour (ce qui doit se passer en ce moment), plus devoir traiter les dossiers à côté. Je ne défends pas l'URSSAF, je me fous de l'URSSAF en soi, mais je plains les gens qui y travaillent en ce moment au Limousin parce que ça ne doit pas être drôle pour eux.
Je pense que l'URSSAF a bon dos, il ne faut pas oublier qui se fout de notre gueule et s'obstine à nous refuser un statut. Le combat continue, et on va le gagner...
Charlotte Matoussowsky
05/10/2020 à 15:38
Moi aussi l'échéancier annonce que je dois une somme considérable, alors que l'appel à cotisation calcule que je dois 0 € (normal, je suis précomptée), j'ai écrit pour signaler l'erreur, mais si je comprend bien ce serait délibéré ? On marche sur la tête !
Jean
05/10/2020 à 15:43
Merci de nous tenir au courant, car si ce problème se répète, nous allons tous avoir besoin d'une explication. Je suis précompté aussi.
Mb
05/10/2020 à 15:41
Courage si on continue l éducation scolaire tell quel c’est sur il n y aura plus grand monde de compétant surtout en ne voulant pas payer ceux qui sont formés pour résoudre les problèmes ,moins de fonctionnaires c’est bien joli mais forcément c’est coincé
Tink
05/10/2020 à 15:55
Il m'arrive la même chose. Je suis traductrice, Je n'ai qu'en seul diffuseur, je suis precomptée et je devrais à l'urssaf... Plus de 2000 euros !
Il ne faut pas payer, ils finiront par comprendre, ou au moins, on finira par se faire entendre...
J'ai appelé, et on m'a dit "voyez avec votre diffuseur"!!!!
Contactez l'Atlf et le Self via Facebook ou mail, signalez ce scandale en masse !!!
ATLF
05/10/2020 à 16:49
L'ATLF est déjà sur le front, bien sûr ! Mais nous sommes preneurs de tous les témoignages.
Tink
05/10/2020 à 17:12
(désolée si 2 mails différents apparaissent mais je suis bien une seule et même personne ^^)
J'ai aussitôt contacté la comptabilité de mon diffuseur,qui m'assure verser mes cotisations à l'urssaf Limousin chaque trimestre, comme il se doit. La chef comptable a essayé de contacter l'urssaf pour régulariser la situation et attend en ce moment leur retour. De mon côté, j'ai renvoyé à l'urssaf et la preuve de mon statut de precomptée (que mon diffuseur m'envoie chaque année en avril-mai, avant l'ouverture des déclarations impôts et urssaf,et que j'avais déjà jointe à ma déclaration urssaf... déclaration papier vu que le site buggait en juillet) et la réponse de la chef comptable. C'est donc bien complètement une erreur de l'urssaf.
Aucun accusé de réception pour ma déclaration envoyée par la poste en juillet, aucun mail pour me prévenir de cet appel à cotisation abusif, je l'ai découvert parce qu'une amie traductrice m'en a parlé, aucun réponse autre que "débrouillez vous avec votre diffuseur" quand j'ai appelé (et j'ai de la chance que mon diffuseur soit réactif)... Tout ça alors que c'est l'urssaf qui a créé le problème...
Arthur Magnus
05/10/2020 à 17:09
Pour ma part, je n'ose même pas me connecter à mon compte chez eux. Politique de l'autruche, me direz-vous peut-être. Parfaitement. Je l'assume, je pense que je stresse moins comme ça. Et pourtant, comme Mantichore, je fais plutôt partie des chanceux : jusque là, ça s'est bien passé. Enfin, presque...
Jean
05/10/2020 à 17:25
C'est très compréhensible, je stresse chaque fois que je me connecte, et je pense que dans n'importe quel autre pays, il y aurait une "class action" contre le gouvernement tellement la situation est génératrice de détresse.
Pour ma part, j'en suis à refuser des engagements en me disant qu'au moins, ça me fera moins de problèmes, vu qu'on nous fait payer les manquements des diffuseurs...
Jean
05/10/2020 à 17:23
Je conseille à tous les auteurs d'écrire au Président de la Répulique:
https://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/
Ne croyez pas que c'est inutile, ça ne l'est pas, loin s'en faut. J'ai déjà résolu plusieurs problèmes comme ça, ce qui m'a un peu rassuré sur le fonctionnement de la démocratie. Ca prend 5 minutes, tout est informatique, alors allez-y, que vous soyez un nom ou pas, peu importe. Plus nous serons à le faire, plus ça servira, en appui aux démarches de la Ligue, ATLF, etc...
Joëlle Verbrugge
05/10/2020 à 20:20
En effet.. ce site est une vraie calamité...
Voir ici aussi
https://blog.droit-et-photographie.com/le-site-de-lurssaf-du-limousin-ca-coince-de-tous-les-cotes/
Je crains que les mois à venir ne soient pas simples.....
Corinne
06/10/2020 à 01:56
Fait appel au médiateur. J'ai eu un problème ubuesque d'un genre similaire. Au premier courrier au médiateur des droits ça s'est calmé direct et j'ai été remboursée alors qu'auparavant dès que je signalais un trop demandé ils m'augmentaient la dette !
Isabelle Troin
06/10/2020 à 08:11
Bonjour Corinne, de que médiateur parlez-vous et comment est-il possible de le joindre?
Jean
06/10/2020 à 09:25
Vous pouvez joindre soit le Défenseur des droits, qui vous renverra sur un correspondant local plus ou moins efficace.
Ou le médiateur de la sécurité sociale, que je privilégierais
https://www.ameli.fr/assure/droits-demarches/reclamation-mediation-voies-de-recours/saisir-mediateur
Jean
06/10/2020 à 08:35
Bonjour Corinne,
Vous parlez du Défenseur des droits ou du Médiateur de la Sécurité Sociale?
CBoCeciel
06/10/2020 à 08:30
Je confirme ce disfonctionnement ! Impossible de joindre URSsaf! Aucune reponse aux emails, ni au telephone, ni courriers papier.. c,est desesperant!
Isabelle
06/10/2020 à 10:11
Même constat pour moi. Autrice à temps plein, j'ai rempli ma déclaration (après des centaines de tentatives) qui n'est toujours pas validée après des mois, payé alors que j'étais précomptée...et aucune réponses à mes messages.
Jean
06/10/2020 à 10:18
Faire payer un auteur parce que le diffuseur n'a pas versé les cotisations, c'est comme d'enlever à quelqu'un son permis de conduire parce que son employeur a conduit en état d'ivresse.
C'est de l'extorsion pure et simple. Il faut médiatiser tout ça - il faudrait pouvoir publier une tribune dans un gros média - saisir les médiateurs et vos députés, dont vous trouverez l'adresse sur internet.
On comprend mieux pourquoi l'Etat nous refuse un statut, c'est pour nous empêcher de lutter. Ca ne nous empêchera aps.
Mantis
06/10/2020 à 11:45
Écrivez au Président, écrivez en masse à la ministre et informez les médias nationaux. Dénoncez les problèmes ici ne solutionnera pas grand chose.
princessh
06/10/2020 à 12:15
Ça fait des années que je dis que le précompte est un système pervers et toxique qui génère des disparitions de cotisations chez les clients que ça emmerde (ça génère des coûts de gestion pour des sommes parfois ridicules), ou pire : qui trouvent plus simple de garder cet argent.
En voilà encore la démonstration.
Jocelyne
06/10/2020 à 17:50
Je viens d’etre Victime d’un accident de vélo à Paris . Un scooter m’est rentré dedans et m’a cassé tibia et péroné (avant de prendre la fuite c’est plus drôle !) . Opération et pour commencer 3 mois d’arrêt avec immobilisation jambe. Bon. L’ussarf limousin joint sans problème me dit qu’ils vont envoyer ToUTES les déclarations des auteurs en arrêt ou pas à la sécu dans quelques semaines. Et ça sera comme ça tous les ans. C’est plutôt bien car avant la sécu devait demander le doc aux Agessas qui seulement à la réception de ce courriel (et non de leur propre initiative) pouvait envoyer mes revenus déclarés. Ça pouvait prendre 3 mois la sécu mentant éhontément sur l’envoi effective de la demande. L’urssaf a accepté de traiter mon dossier en urgence mais m’a envoyé à MOI et non à la SÉCU ma déclaration 2019 pour calcul droits (plafond sécu = en gros à 1100 euros/mois). On a pas d’employeur comme les intermittents qui compense le manque à gagner. J’ai relancé l’Urssaf Pour envoi courrier SÉCU directement . Parallèlement j’ai envoyé dossier sécu Cpam + envoi recommandé AR au conciliateur sécu. Je me méfie. Quand vais je toucher mes indemnités ? Quand je ne serai plus une femme héron et que j’aurai repris natation jogging et badminton ? On va voir ...
Françoise de Maulde / Françoise
06/10/2020 à 18:52
Bonjour, dans un registre un peu différent (quoique...) j'ai profité du confinement pour m'occuper de la régularisation de mes trimestres de retraite : il m'en manque 3 en 1992, alors que j'ai cotisé cette année-là à l'AGESSA (cotisations appelées l'années suivante) et à la SACD (cotisations appelées en 1992). Il m'a été indiqué, sur le site, que mon dossier serait traité dans un délai d'une semaine...à six mois. Évidemment, j'attends toujours!