#Insolite

Uchronie biographique : sur quel futur parie Pascal ?

Avec l’aide de chercheurs spécialistes, ActuaLitté vous propose d’explorer ce que seraient devenues certaines grandes figures littéraires françaises si elles avaient vécu en ce début de XXIe siècle. Qu’aurait fait Voltaire avec un smartphone dans la poche ? Pensé Zola devant les lignes de train automatiques ? Quels vers aurait écrit Rimbaud sur Tinder ? 

Le 23/10/2020 à 17:18 par Auteur invité

0 Réactions |

Publié le :

23/10/2020 à 17:18

Auteur invité

linkedin mail print
ActuaLitté

Aujourd'hui on vous présente un Blaise Pascal quelque peu dépressif, inquiet pour le futur de l'humanité et, peut-être, cryptocommuniste. 

Par Alain Cantillon, Maître de conférence en littérature du XVIIe siècle à Université de la Sorbonne nouvelle, auteur de Le-pari-de-Pascal : étude littéraire d'une série d'énonciations publié aux éditions de l'EHESS/J.Vrin

Si par une douce et lumineuse après-midi d’avril ...

Parmi toutes les tâches de mon métier, il y en a une que j’aime par-dessus tout : faire venir dans les temps présents les écrits de Blaise Pascal.

Un tel travail nécessite que l’on se tienne bien fermement attaché à quelques principes, au premier rang desquels figure le rejet des facilités offertes par les raisonnements circulaires de celui qui, supposé savoir, s’est doté petit à petit d’un bel instrument herméneutique total clos sur lui-même, nommé Blaise Pascal. Dans sa belle unité sphérique toute lisse et polie par le travail il a le pouvoir de régler tous les problèmes d’établissement et d’interprétation de n’importe quel texte, même les plus extraordinairement inachevés, et lacunaires, comme Les Pensées voire absolument déliés de leur auteur, comme les Écrits sur la grâce dont il n’existe que des manuscrits hétérographes.

Ce principe est particulièrement difficile à respecter dans le cas de Pascal parce que Les Pensées, justement par leur inachèvement, par leurs lacunes, provoquent l’interprétation mais aussi, et peut-être en premier lieu, parce que ce manuscrit, dans ses parties autographes, incite à des rêveries qui peuvent rester informulées ou tout aussi bien prendre place au sein d’un discours de connaissance. On se demande par exemple dans quelle situation et dans quel état se trouvait Pascal lorsqu’il écrivit son célèbre Pari, pour que les lignes soient disposées sur les pages d’une façon si étrange.

Entre rêveries plus ou moins manifestes, et interprétations plus ou moins forcées, on se forme ainsi une persona, représentation d’un certain Blaise Pascal, ayant vécu dans le royaume de France entre 1623 et 1662, une idéalité garantie par la connaissance indubitable de certains faits, mais dont l’épaisseur ontologique dépend d’un ensemble d’autres caractères qui viennent combler les innombrables interstices de ce savoir. Malgré la carapace que des habitudes de rigueur peuvent avoir peu à peu secrétée autour du spécialiste des écrits pour le protéger contre les risques de hantise, l’historien de la littérature, ou de la philosophie, voire le philologue, ne chasse pas toujours de son esprit la possibilité fantasmatique d’une éventuelle irruption de cette persona, de son apparition soudaine, là, en face de lui, dans sa chambre, par une nuit bleue et froide de décembre.

Un homme à la porte 

Bien plus simplement, un jour d’avril, par une douce et lumineuse après-midi, Blaise Pascal se contenta de frapper à la porte de ma maison. Comment ai-je pu le reconnaître au premier regard, habillé comme il l’était comme un promeneur d’aujourd’hui, pourquoi n’ai-je pas eu de mouvement de recul, n’éprouvant ni peur ni étonnement, je ne saurais le dire. Je l’accueillis comme un ami dont j’aurais attendu la venue. Il me rendait visite comme il l’avait fait, me dit-il, à d’autres avant moi, par obligation, sa volonté n’étant ni maîtresse, ni dominante, mais aussi pour tenter de comprendre, et, quelque peu, se plaindre.

J’ai tenté de lui expliquer comment, dans quelles circonstances historiques, selon quels fils de tradition, il était progressivement devenu l’objet d’un intérêt, si ardent qu’il le trouvait teinté d’idolâtrie. Il prétendait, sans pour autant m’adresser ce reproche plus qu’à d’autres, qu’il avait dû revenir sur la Terre par notre faute, nous qui faisions tant d’efforts pour le faire venir vers le temps présent ; à l’en croire, une si longue persévérance était enfin récompensée et il était maintenant notre contemporain. Je crois bien pourtant que son renvoi vers la vie terrestre, que les visites qu’il rend, que tout ce qu’il fait en ce moment dans ce monde, répondent à des raisons bien plus incandescentes.

Nous avons eu plusieurs entretiens assez longs, qui ne portaient jamais directement sur ses écrits du passé, mais sur ceux de sa nouvelle vie, et sur cette vie. Ce n’est pas qu’il eût oublié sa première vie terrestre, mais étant devenu pleinement quelqu’un du temps présent, il n’y avait plus accès, guère plus que nous, et seulement à travers la qualité propre de son existence et de ses expériences d’aujourd’hui. Les lignes qui suivent restituent ces conversations, librement, sous une forme condensée, et fidèlement malgré tout, autant qu’il est en mon pouvoir. J’espère que les lecteurs me seront reconnaissants de n’avoir pas tenté d’imiter son éloquence si frappante, ce qui m’aurait immanquablement conduit à ne produire qu’un pauvre pastiche.

Une modernité dénaturée ? 

Frêle, jeune encore, et assez alerte, il laissait cependant percer une très profonde lassitude, par-delà sa verve et l’acuité de sa pensée. En ces après-midi de printemps et d’été la crudité de la lumière le blessait dans la pièce aux murs blanchis, et nous devions fermer les grands persiennes pour ne faire entrer le soleil que par l’entrebâillement des jalousies. Malgré leur diversité, je conserve de nos discussions une impression dominante d’abattement devant l’évolution générale de l’humanité ; il dit à plusieurs reprises que tout tombait sous « l’alliance de l’homme », utilisant ainsi quasi littéralement, à travers les siècles, l’une de ces anciennes expressions que je connaissais si bien pour l’avoir lue, relue et méditée.

Il regrettait que certains hommes aient pu, au fil du temps, de siècle en siècle, entraîner l’humanité dans une rupture avec la nature, si radicale même que les cadres de l’existence humaine, de la sensibilité, de la pensée que l’âme trouve dans le corps où, dit-il , elle est jetée, que le temps, l’espace et le mouvement, soient désormais abolis par les nouveaux moyens de communication à distance d’une façon si totale que quelqu’un, à un point du globe, peut en un seul instant, par une simple impulsion électrique donnée à une machine, enrichir ou appauvrir quelqu’un d’autre, qu’il ne connaît pas, à 20.000 km de là. Mais il est temps de commencer notre récit recomposé.

 Science sans conscience...

Je naquis, me dit-il le 12 août 2019 (c’était notre septième rencontre), à Clermont- Ferrand le 19 juin 1985, dans une vieille famille d’Auvergne, très aisée ; mon père, qui avait une formation d’ingénieur, occupait alors un poste hiérarchiquement élevé dans une entreprise de fabrication de pneumatiques. Je n’ai pour ainsi dire pas connu ma mère et je ne garde d’elle aucun souvenir personnel. On aurait pu croire que la mort de sa femme aurait ébranlé la foi de mon père dans l’Église catholique, mais il n’en fut rien ; il pensa seulement, comme je le fais aujourd’hui après lui, que la mort les réunirait en Jésus-Christ.

Il est mort, lui aussi, voici peu, et je sais bien, cette fois-ci par expérience, qu’à ma nouvelle mort je les rejoindrai derechef. Ce qu’il accepta en revanche plus difficilement, ce fut le grand plan dit « social », dans l’entreprise qui l’employait, à la suite duquel plusieurs milliers de familles se trouvèrent réduites à la misère. Il décida de cesser de prendre part à cette grande farce tragique, de se mettre en retrait, de retrouver d’anciens amis versés dans la connaissance des sciences, et de s’occuper de l’éducation de ses enfants en vivant modestement de ses rentes. Il vint à Paris pour se rapprocher de ses anciens camarades d’École et nous faire profiter de leur société. Ce fut la période la plus heureuse de ma vie ; ma grande mélancolie, et les maladies qui y sont afférentes, ne s’était pas encore déclarée et je prenais plaisir à découvrir toutes les beautés que l’intelligence humaine peut créer lorsqu’elle est bien dirigée et employée.

Malheureusement, à la suite de divers revers de fortune, mon père dut prendre un nouvel emploi pendant quelques années, le temps nécessaire à la fin du procès, qu’il a heureusement gagné. Nous allâmes nous installer à Rouen où il fut embauché par cette usine de produits chimiques dont le nom devint si tristement célèbre l’année dernière à la faveur de l’incendie qui provoqua l’empoisonnement de nombreuses personnes jusqu’à plus de deux cents kilomètres de distance. J’avais alors 18 ans, la recherche du profit au mépris des lois et de la morale gouvernait déjà cette usine, mon père m’en faisait confidence, et je souffris de ce bouleversement bien plus que je n’avais pu le prévoir.

Interrompre ainsi les relations quasi quotidiennes avec tous nos amis ; voir que les sciences étaient, non seulement incertaines dans leurs résultats (cela je le savais déjà), mais malgré cette faiblesse, proprement formidables par la puissance de leurs produits; découvrir dans toute leur violence les injustices sociales qui de plus en plus dégoûtaient mon père, tout cela alluma en moi un feu de révolte qui, depuis, ne cessa d’être alimenté et de s’augmenter.

Une fuyante vérité 

Nous fîmes alors la connaissance de quelques catholiques particulièrement attachés à la formalité des pratiques ainsi qu’à des doctrines intransigeantes. Après m’être senti dans un premier temps aussi séduit que le furent mon père et mes sœurs, Jacqueline surtout, j’en suis venu petit à petit, au fil des années, à me défier de cet intégrisme, ou, si l’on veut, de ce fanatisme.

On se fait en effet une idole de tout, même de la vérité; or, m’a-t-il semblé, la vérité est bien de ce monde, parmi les hommes, mais elle y erre inconnue, et il faut faire tant et tant pour la découvrir parfois ici ou là qu’elle exige une recherche incessante, et de ne jamais oublier, lorsque l’on croit la tenir, de prendre en considération avec elle, dans le même mouvement, celle qui lui est opposée. Je me suis persuadé de cette nécessité à mesure que je progressais dans la pratique des sciences et dans l’approfondissement de mes lectures. Les Essais de Montaigne surtout sont pour moi des compagnons de savoir et de pensée qui me donnent toujours un plaisir sans cesse nouveau.

J’apprécie peu la peinture, la musique, et les écrits produits après 1650 ; il n’y a rien là de surprenant, si l’on n’oublie pas que je ne suis qu’un autre moi-même revenant d’un lointain, d’un autre monde incroyablement dissemblable de celui-ci qui n’en est pourtant séparé que d’à peine quatre cents années. Ce que j’aime, et ce que j’admire pourtant, parce que rien ne m’avait permis d’imaginer quoi que ce fût d’une telle profondeur, ce sont tous les écrits dans lesquels la place de l’homme dans l’univers est construite comme objet esthétique ; dans un tel travail, la qualité propre d’une écriture, ou d’un style, est déterminante : Rousseau, et surtout Giono, mais aussi Glissant.

La créolisation, telle qu’il l’a pensée, me permet d’apercevoir peut-être ce qui, rendant mon retour possible, en fait une expérience si pleine de plaisir et de déplaisir. Tant de choses sont arrivées depuis que j’ai quitté ce monde la première fois qu’il me semble souvent que l’histoire est faite de grands balancements, et que cette dialectique dont on parle tant depuis le XIXe siècle n’est pas opposée par nature à la voix des Écritures, entendue dans son sens véritable.

L'ignorance des herméneutes 

En 1662, une fois dans l’Autre monde, j’ai fini par comprendre pourquoi je n’avais pas réussi à achever le livre que j’avais commencé, celui qui se nomme aujourd’hui Pensées de Pascal : mon analyse des contrariétés de la nature humaine, malgré toutes ses implications politiques, ne parvenait pas à s’accomplir, ne débouchait sur rien, et mon discours se creusait sous l’effet de cette indépassable contradiction interne.

Je ne lis presque pas ce que l’on écrit sur ce livre; c’est trop souvent désespérant d’incompréhension. Un jour pourtant, sur les conseils insistants d’un vieil ami au jugement fiable qui me comprend bien, j’ai pris connaissance des travaux de Louis Marin. Son analyse linguistique de l’état d’inachèvement de mes écrits comme un évidement du sujet du discours exprime très exactement cette faille ou cette limite. Un autre livre que je n’ai pas pu ne pas lire, son titre exerçant sur moi une fascination, est LeDieu caché de Lucien Goldmann, qui parle si justement à mon sujet d’un paradoxal retrait intramondain du monde.

Toutes les révolutions qui sont venues ensuite, à partir de la fin du XVIIIe siècle, ont bien montré que la charité pouvait venir dans ce monde, même cachée sous d’autres formes, et même si l’Église catholique était tellement défaite qu’elle ne décidait plus en maîtresse du destin du monde. Contrairement à ce que Leszek Kolakowski a pu prétendre, ce que j’ai écrit ne peut pas être opposé à l’esprit de l’utopie, et c’est bien maltraiter la grâce selon moi que de considérer qu’elle ne peut pas se manifester soudain d’une façon qui puisse sembler incongrue à ceux qui s’érigent en spécialistes de la volonté divine.

La marche du monde : une éternelle contradiction 

Comme je lui demandais s’il ne voyait pas un désaccord entre cet assentiment à l’histoire du monde et sa condamnation de la rupture de l’alliance de l’homme et de l’univers, il en convint aussitôt. Il m’expliqua qu’il fallait installer la pensée dans les contrariétés de l’humaine condition, faite de grandeur et de misère, et maintenir dans cette pensée – pour parler comme Louis Marin, ajouta-t-il avec un léger sourire à mon endroit – le mouvement de la contradiction illimitée.

La dialectique, malgré les grands progrès qu’elle avait permis, ne devait pas être considérée comme le fin mot de la réflexion parce qu’elle demeure, c’est sa nature propre, fondamentalement réductrice et par voie de conséquence, dangereuse.

Si, par exemple, nous pouvons considérer que, avec le poids de la puissance de l’argent, et de tous les procédés techniques que la puissance financière développe pour s’accroître encore, la démocratie bourgeoise, capitaliste, est en train de conduire l’humanité à sa perte, il n’en reste pas moins vrai qu’au moment présent les espaces de liberté qu’elle ménage autorisent aussi quelqu’un comme ma chère sœur Jacqueline à mener une existence paisible et pleine de piété et de charité sans mélange, enfermée dans une abbaye isolée dans la montagne. Ce qui ne lui avait pas été permis alors que l’Église catholique semblait dans une position bien plus enviable qu’aujourd’hui, dans cet État laïque où se passe ma nouvelle vie.

Utopie et cryptocommunisme 

J’ai d’ailleurs, voici 4 ou 5 ans, tenté de tirer parti de cette liberté et de ces nouveaux moyens techniques qui souvent font tant de mal, en créant avec un groupe d’amis un forum de discussion sur internet où il était question de tisser des liens concrets entre amour de Dieu et amour des hommes, en remettant en cause non pas seulement l’accumulation primitive du capitalisme, mais même, au-delà, la propriété privée comme usurpation de toute la Terre ; à dire vrai, cela ne nous a valu que quelques bordées d’injures anonymes, la plus fréquente nous traitant de cryptocommunistes, et quelques menaces, heureusement sans suite ; mais tous nos efforts se sont perdus comme la pluie sur l’océan.

Je n’ai pas pour autant renoncé à communiquer avec les hommes pour leur salut et je prépare à nouveau, comme lors de ma première vie terrestre, un ouvrage que cette fois je pourrai conduire jusqu’à sa publication, du moins je l’espère, car il faut continuer d’espérer, même si rien ne nous est dû. Ayant très bien rétabli la situation financière de sa famille, notre père nous a laissé, à mes deux sœurs et à moi, assez de biens pour que je ne doive pas travailler pour vivre.

Une fois passé le temps nécessaire à la gestion de ce patrimoine, non pas pour le faire fructifier, mais pour éviter qu’il ne se déprécie (je pense à mes neveux et nièces), je dispose de loisirs suffisants pour écrire ce livre ; et si ma santé est fragile, les secours des médecins me sont autrement plus utiles que ceux que j’ai reçus jadis, à partir de 1650.

L'homme face à sa propre extinction 

J’ai d’abord voulu suivre le chemin emprunté par mon père en passant quelques concours et en soutenant une thèse il y a à peu près 10 ans. Ensuite je fus recruté par le CNRS, mais je parvenais mal à participer aux travaux de recherche collectifs, en partie à cause de mon état de santé, si erratique. Peut-être la disparition si précoce de ma mère, ou simplement la dureté des temps, quelque chose enfin d’insaisissable, m’empêche d’être pleinement présent à ma vie sociale ; je ne veux pas trop creuser cela, étant trop enclin au ressassement mélancolique. Il m’a semblé plus honnête de démissionner et de laisser ce poste à quelqu’un qui saurait le remplir pleinement.

L’époque est propice aux sécessions, départs aux déserts, mises en solitudes, comme jadis. J’entretiens cependant toujours des relations suivies avec mes amis de l’École et avec les membres des centres de recherche auxquels j’ai participé pendant quelques années avec tant d’ardeur. Nous discutons de l’avancement de leurs recherches, de leurs dernières découvertes, qui promettent de grandes avancées toutes proches, dont j’espère qu’il ne sera pas fait un mauvais usage.

Parfois, à la suite de ces conversations, je me lance dans de nouveaux calculs, tout ce qui a trait aux rapports entre la relativité généralisée et la physique quantique demeurant à mes yeux capital, mais aujourd’hui comme jadis je reste persuadé que l’on ne peut connaître les parties sans connaître le tout, et que notre position dans l’univers , comme simple partie, nous interdisant une saisie globale et immédiate de cette totalité, il continuera toujours de planer au-dessus de toutes nos connaissances un voile d’incertitude qui ne peut manquer de me remplir d’effroi lorsque je songe à la puissance technique conférée par les sciences dans certains de leurs secteurs.

Il semblerait bien que, malgré toutes les catastrophes déjà engendrées par la puissance que les hommes ont acquise en développant leur connaissance de la matière, il ne soit plus en leur pouvoir d’arrêter le mouvement d’accroissement aveugle de leurs connaissances, malgré les conséquences funestes que personne ne peut à présent nier.

ll est désespérant de constater comment le si beau principe de responsabilité, celui d’Hans Jonas, a pu être repris et dévoyé par la parole dévaluée qui est celle de la pseudo communication de masse au point de ne plus être qu’une sorte d’équivalent de la prudence, belle vertu, certes, mais de piètre usage dans ce cas.

Le véritable « principe de précaution », qui voudrait que l’on ne se lance pas dans une aventure technique sans avoir pu mesurer ses conséquences à long terme sur la Terre est en effet authentiquement pascalien – si l’on me permet cette petite satisfaction de vanité – puisqu’il tient effectivement compte de ce que nous ne sommes pas du tout propriétaires de la nature qui, dans sa pleine et entière majesté, nous comprend et nous écrase.

Aussi ne devons-nous pas la laisser dégradée à celles et à ceux qui viendront à notre suite. Je n’ignore pas, me dit-il comme pour m’éviter une objection inutile, que Jonas a parlé de mon pari comme d’un « sinistre pari métaphysique ». Il n’aura pas été le seul à juger mes écrits sans les avoir lus en entier avec une attention suffisante.

Le silence éternel de ces espaces infinis... 

C’est là que se finit le compte-rendu synthétique de nos conversations ; elles se sont terminées par une grande séance sur le rapport de l’humanité au savoir, et à tout ce qui reste et restera du domaine de l’incertain. Il était alors entré dans une telle mélancolie que je suis peu confiant dans ses capacités à finir son livre dans cette nouvelle vie plus que dans l’ancienne. Nous avions parlé si longtemps ce dernier jour que toutes les lumières du village étaient éteintes lorsqu’il s’en alla. Je descendis la rue avec lui, jusqu’à sa voiture. Un petit-duc ponctuait le silence ; la lune à son dernier quartier disparaissait rapidement derrière le Cardu et la Voie lactée devenait de plus en plus brillante.

Au dernier moment il me remit une enveloppe en me disant qu’il y avait dedans quelque chose qui me plairait, qui m’aiderait dans mon travail, et qu’il avait trouvé par hasard voici quelques années dans des papiers de famille. Il devait le lendemain partir pour retrouver sa maison, à Chanturgue. Ensuite, comme pour montrer sans attendre que les analyses de Pascal sont encore et plus que jamais pertinentes, un nouveau virus s’est très vite étendu sur les hommes, nous avons dû nous enfermer et il n’a plus jamais répondu à mes messages.

Dans l’enveloppe j’ai trouvé l’autographe jusque-là disparu d’un des plus fameux fragments de ses Pensées : « le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie » ; le papier fait très nettement apparaître un premier jet « les effraie », aussitôt (même encre, même plume, même ductus) rayé et corrigé au-dessus en « m’effraie ».

0 Commentaires

 

Aucun commentaire.

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Disparition de l’écrivain libanais Jabbour Douaihy

Jabbour Douaihy est décédé ce 23 juillet, à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie, à Ehden, village montagnard au nord nord du Liban, et sa ville natale. Il laisse derrière lui une importante œuvre romanesque, ancrée dans la culture libanaise.

03/08/2021, 12:02

ActuaLitté

Mort d'Henri Deluy, directeur d'Action poétique

Fondée en 1950, Action poétique est une des plus anciennes revues de poésie française publiées. Elle a également publié des recueils. Pendant plus de cinquante ans, Henri Deluy dirigea cette revue qu’il ouvrit à tous les débats et à toutes les formes de poésies. Il s’est éteint le 20 juillet, à l’âge de 90 ans.

20/07/2021, 19:52

ActuaLitté

Disparition de Robson Rocha, illustrateur chez DC Comics

Dimanche 11 juillet, Robson Rocha, illustrateur, est décédé à 41 ans suite à des complications liées à la COVID-19. Après une entrée dans le monde de la bande dessinée en 2010, Rocha avait signé un contrat exclusif avec DC Comics en 2016, où il a fait carrière depuis. Il s’est principalement fait connaître pour son travail de reprise d’illustrations pour Aquaman, d’après le script de Kelly Sue DeConnick.

12/07/2021, 12:12

ActuaLitté

Uchronie biographique : Rimbaud en 2021, poète dans un monde sans poésie ?

Aujourd’hui, Raphaël Gariépy, à la suite d'un entretien avec Adrien Cavallaro, maître de conférences à l’université Grenoble Alpes, auteur de Rimbaud et le rimbaldisme. XIXe-XXe siècles, et codirecteur, avec Yann Frémy et Alain Vaillant, d'un récent Dictionnaire Rimbaud, imagine une rencontre avec le jeune Arthur, auteur de polar, sympathisant des Gilets jaunes et futur transhumaniste. 

09/07/2021, 16:14

ActuaLitté

Martin Monestier, érudit de l’insolite, est mort

Attiré par l’étrange, fasciné par les tabous, Martin Monestier était un écrivain hors norme. Outre ces nombreux ouvrages aux sujets insolites, il fut notamment chroniqueur dans l’émission Ça balance à Paris sur Paris Première. Il est mort ce 23 juin 2021 à Bassussarry à l’âge de 79 ans, ont annoncé les éditions Le cherche midi dans un communiqué.

24/06/2021, 12:40

ActuaLitté

L’éditeur et correcteur libertaire Marc Tomsin est mort

Membre des mouvements libertaires de l’après-guerre, Marc Tomsin resta attaché aux valeurs anarchistes tout au long de sa vie. Correcteur à L’Humanité puis au Monde, il est également le fondateur des éditions Ludd et des éditions Rue des Cascades. Soutien indéfectible des mobilisations zapatistes, il est mort ce lundi 8 juin des suites d’une chute accidentelle. 

14/06/2021, 16:50

ActuaLitté

Disparition de l’écrivain Michel Host, emporté par la Covid

Michel Host, lauréat du Prix Goncourt 1986 pour son roman Valet de nuit (Grasset), est décédé dimanche 6 juin 2021 à Paris. Parti à l’âge de 79 ans, ses proches indiquent qu’il est décédé des suites du coronavirus. Né Yves Chavatte en 1942, ce fils de parents français aura grandi en Belgique.

09/06/2021, 12:43

ActuaLitté

Disparition du poète Matthieu Messagier

Matthieu Messagier, poète français, est décédé le mardi 1er juin 2021 à l’hôpital de Trévenans (Bourgogne-Franche-Comtée). Agé de 72 ans, il avait dédié sa vie à l’écriture. Fils du peintre Jean Messagier, représentant de la tendance abstraite de l'École de Paris, et de l'artiste céramiste Marcelle Baumann-Messagier, il écrivait depuis son plus jeune âge et ne cessa jamais de le faire.

08/06/2021, 13:39

ActuaLitté

Benoît Sokal : mort d'un passionné, de la BD aux jeux vidéo

C’est avec une profonde tristesse que l’équipe de Microids annonce le décès de Benoît Sokal, survenu le 28 mai 2021 des suites d’une longue maladie. Connu avant tout pour être un talentueux scénariste et dessinateur de bande dessinée, Benoît a aussi marqué l’industrie du jeu vidéo à travers le monde avec ses différentes productions pendant plus de vingt-cinq ans.

29/05/2021, 10:14

ActuaLitté

Décès du poète SAÏD, exilé iranien sur le sol allemand

Exilé en Allemagne, le poète originaire d’Iran SAÏD, est décédé ce 15 mai dernier, nous informe la traductrice Nathalie Huet. L’auteur avait connu, écrivant en allemand, une grande reconnaissance, il reste encore à découvrir pour le public français. Seuls quelques-uns de ses textes furent proposés en traduction par des maisons audacieuses.

25/05/2021, 08:58

ActuaLitté

Kentaro Miura, créateur de Berserk, est décédé

Voilà quelques jours, la possibilité d’une adaptation sur Netflix de Berserk était définitivement exclue. Ou quasi. Et voici que l’on apprend le décès, survenu le 6 mai, du créateur de cette saga, Kentaro Miura. À 54 ans, le mangaka est mort des suites d’une dissection aortique aiguë, explique un communiqué de son éditeur Hakusensha.

20/05/2021, 09:11

ActuaLitté

RIP Raphaël Sorin : hommages à l'éditeur, absent de Paris...

Il avait décidé de prolonger sa carrière dans l’aventure des éditions Ring, mais Raphaël Sorin, éditeur historique, et directeur de collection, laissera surtout une carrière grandiose. Il aura traversé l’édition française, de Seuil à Albin Michel, en passant par Flammarion ou Fayard. C’est aussi lui qui mettra le pied à l’étrier d’un certain Michel Houellebecq, publiant deux romans de l’écrivain.

16/05/2021, 18:55

ActuaLitté

Alain Joubert, de l'autre côté du surréalisme

Passionné de cinéma, Alain Joubert aura exploité cet art à travers le prisme du surréalisme. Écrivain, mais également journaliste, il produisit pour la télévision. Emporté par la Covid le 22 avril dernier, il est mort à l’âge de 85 ans, après avoir voué sa création au surréalisme.

15/05/2021, 12:28

ActuaLitté

Le poète Jean-Guy Pilon est décédé

Poète originaire du Québec, Jean-Guy Pilon est décédé ce 28 avril à l’âge de 90 ans. L’Académie des Lettres du Québec lui rend hommage dans un texte parvenu à ActuaLitté. Le voici reproduit dans son intégralité.

30/04/2021, 09:12

ActuaLitté

« Au fil des émotions » : 4e édition du concours d’écriture UNICEF

UNICEF France, en partenariat avec Le Livre de Poche, donne la parole aux 15-20 ans, en leur proposant de participer à son grand concours d’écriture 2021, sur le thème « Au fil des émotions », parrainé par la chanteuse et romancière Olivia Ruiz.

28/04/2021, 15:15

ActuaLitté

Cinéphile et spécialiste du XXe siècle, l’historien Marc Ferro est mort à l’âge de 96 ans

Historien spécialiste de la colonisation, de la Russie et de l’URSS et du cinéma, Marc Ferro est décédé dans la nuit du 21 avril entouré de sa famille en banlieue parisienne. Il avait 96 ans.

22/04/2021, 15:56

ActuaLitté

La maison d'Agatha Christie à saisir : 3 étages, 5 pièces, aucun crime

Quarante années d’Agatha Christie, cela vous imprègne les murs, de la cuisine au jardin, en passant par le grenier. Voilà probablement, d’ailleurs, l’ultime argument de vente que l’agence a trouvé pour commercialiser la Winterbrook House : pour la somme dérisoire de 2,75 millions £ (3,2 millions €), on s’offrira les cinq chambres et les 575 m2 de terrain qui entourent la bicoque. Le tout en bord de rivière.

20/04/2021, 16:53

ActuaLitté

Journaliste, écrivain, voyageur : Vassili Golovanov est décédé

Né en 1960, Vassili Golovanov fut journaliste et écrivain. Il a vécu à Moscou ou en voyage. Il est mort ce 13 avril 2021, ont « la très grande tristesse » d'annoncer les éditions Verdier.

14/04/2021, 21:08

ActuaLitté

Poète et romancier, Bernard Noël est mort, sensure et sans reproche

Farouche défenseur des mots et de leur pouvoir, il était à l’origine de la notion de sensure, cette censure insidieuse qui ne bâillonne pas, mais dénature la langue. Il est décédé ce mardi 13 avril à l’âge de 90 ans.

14/04/2021, 13:04

ActuaLitté

Anniversaire de Baudelaire : 200 ans, une poésie toujours sulfureuse

Le 9 avril 1821, naissait l’une des plus grandes figures de la poésie française. Poète maudit, inventeur de la modernité, artiste cynique, syphilitique dandy… Baudelaire est toujours auréolé d’une lumière sombre. Sa figure vénéneuse fascine et ses mots résonnent encore aujourd’hui dans la bouche de nombreux artistes. Nous vous proposons un bref retour sur cet héritage.

09/04/2021, 15:45

ActuaLitté

400 ans après sa naissance, La Fontaine plus vivant que jamais 

Le 8 avril 2021 a marqué le lancement du 400e anniversaire de la naissance de Jean de La Fontaine dans sa ville natale, Château-Thierry. Le maire de Château-Thierry, Sébastien Eugène, déclare que ces commémorations sont l'occasion « de mieux connaître la personnalité et l’œuvre de Jean de La Fontaine ». 

09/04/2021, 12:20

ActuaLitté

Mort d'Antoine Martin, écrivain “tout d'élégance et d'humour”

Antoine Martin était né en 1955. Romancier, nouvelliste, traducteur d’espagnol, de catalan et d’italien « aucun code de langue latine ne pouvait lui résister. Aucun sud », indique son éditrice. Il avait adopté un style brillant et un humour sans faille à la recherche d’une littérature qui ne se prend pas au sérieux. Son éditeur, Au Diable Vauvert, lui rend hommage, alors que l'auteur est décédé d'une longue maladie.

08/04/2021, 08:57

ActuaLitté

Le dessinateur et scénariste Michel Koeniguer est mort

Créateur de la trilogie Bushido, Michel Koeniguer s’était peu à peu spécialisé dans le domaine des séries de guerres, illustrant avec brio les conflits irakien et vietnamien. Il est mort ce 6 avril 2021 d’un arrêt cardiaque à 49 ans.

 

07/04/2021, 12:34

ActuaLitté

Artiste hongroise engagée, Krisztina Tóth, en résidence à Cognac

Krisztina Tóth, autrice hongroise réputée, sera présente à Cognac du 16 octobre au 22 novembre 2021 dans le cadre de la résidence d’écriture Jean Monnet. Autrice renommée et engagée, elle a récemment fait l’objet de pressions de la part du gouvernement Orbán. 

06/04/2021, 18:22

ActuaLitté

Décès de Jeanne Hyvrard, juriste, autrice et féministe

Autrice d’une vingtaine d’ouvrages, Jeanne Hyvrard était née à Paris en 1945. Économiste de formation et de profession, elle aura, durant une quarantaine d’années, multiplié les œuvres littéraires originales : romans, théories-fictions, récits, essais, poèmes, chansons de geste et même un livret d’opéra.

05/04/2021, 11:50

ActuaLitté

Mort de l'autrice jeunesse Beverly Cleary à 104 ans

Beverly Cleary, écrivaine américaine, est décédée le 25 mars 2021. Elle avait 104 ans. Enfant unique d’une mère institutrice et d’un père cultivateur, elle vécut à la ferme, près de Yarmhill, jusqu’à ses six ans, puis déménagea à Portland. Apprendre à lire lui sera une corvée. « J’avais la varicelle, la variole et l’amygdalite en première année et personne ne semblait penser que cela avait quoi que ce soit à voir avec mes problèmes de lecture. »

29/03/2021, 10:57

ActuaLitté

Larry McMurtry, Prix Pulitzer pour Lonesome Dove et traqueur de cow-boys 

Auteur du célèbre ouvrage Lonesome Dove (Ed. Gallmeister, trad. Richard Crevier, paru en deux tomes), Larry McMurtry est décédé d’une insuffisance cardiaque. Prix Pulitzer 1986 pour cet ouvrage, il laisse de nombreux romans, qui se déroulaient souvent au Texas. S’y déclinent les valeurs mythiques du territoire et de l’Ouest américain, que le romancier ne manquait toutefois pas d’écorner. Il avait aussi signé le scénario de Brokeback Mountain, avec l’Oscar du meilleur scénario en 2006.

27/03/2021, 18:38

ActuaLitté

Hommage à Gil Jouanard, l'inspiré du bord des routes

« Gil Jouanard, l'homme livre, le nomade casanier, s'en est allé, délicat et discret, ainsi qu’il était. » Écrivain français et créateur de nombreux événements autour du livre Gil Jouanard s’est éteint ce 25 mars à l’âge de 83 ans. Le poète et éditeur Éric Poindron lui rend aujourd'hui hommage dans un texte que nous publions ici dans son intégralité. 

 

26/03/2021, 13:18

ActuaLitté

L’écrivain et poète Gil Jouanard est mort

Écrivain français et créateur de nombreux événements autour du livre, Gil Jouanard avait publié son premier ouvrage sur les conseils de René Char. Il s’est éteint ce 25 mars à l’âge de 83 ans.

26/03/2021, 11:41

ActuaLitté

Mort de l'écrivain vietnamien Nguyễn Huy Thiệp 

Le grand auteur vietnamien Nguyễn Huy Thiệp est décédé ce 20 mars 2021. Un auteur dont les éditions de l'Aube ont publié de nombreux ouvrages. Son éditrice Marion Hennebert, adresse un mot en hommage. Nguyễn Huy Thiệp vivait à Hanoï, où il est né en 1950, en pleine guerre d'Indochine.

23/03/2021, 09:51

ActuaLitté

Découvrir les littératures de 150 pays dans une carte interactive

Partir à la rencontre d’auteurs et de livres du monde entier, ou quasi, voici le projet de cette carte interactive. Prolixe de ses biens, le réseau de lecteurs Babelio a mobilisé ses ressources pour produire une mappemonde réunissant plusieurs milliers d’ouvrages. Et propose ainsi de voyager, d'un territoire à l'autre, dans un tour du monde bien au-delà des 80 jours...

17/03/2021, 11:32

ActuaLitté

Le poète et traducteur Jean-Jacques Viton est décédé

Né le 24 mai 1933, le poète Jean-Jacques Viton est mort aujourd’hui, dimanche 14 mars 2021, chez lui, à Marseille, au petit matin, entouré de ses proches. En cette période de théâtres et de cinémas fermés, son décès nous rappelle qu’il fut administrateur du Théâtre quotidien de Marseille. Le premier lieu professionnel régulier de la décentralisation.

 

 

 

14/03/2021, 20:03

ActuaLitté

Mort du scénariste Claude Lacroix, coauteur du Cycle de Cyann

On apprend par son éditeur, Delcourt, le décès survenu ce 2 mars du scénariste Claude Lacroix, auteur avec François Bourgeon, notamment du Cycle de Cyann. Journaliste et illustrateur, il aura contribué à alimenter plusieurs médias — depuis Science et vie, jusqu’au Journal de Mickey. Ses premières armes, des dessins humoristiques, furent publiées dans L’Os à moelle, en 1964.

08/03/2021, 16:47

ActuaLitté

Académie française : Pascal Ory élu au fauteuil de Weyergans 

Quelques semaines après l’élection de Chantal Thomas un nouvel immortel a été nommé par l’Académie. L’auteur et historien de 72 ans Pascal Ory siégera au fauteuil 32, précédemment occupé par François Weyergans. Avec cette nouvelle nomination, il ne reste aujourd’hui plus que cinq places à pourvoir pour que les 40 soient au complet.

 

04/03/2021, 17:51

ActuaLitté

L’irlandaise Edna O’Brien nommée Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres

La prestigieuse distinction est décernée à O’Brien en reconnaissance de « la lutte d’une féministe engagée qui a offert une voix aux femmes du monde entier ». Elle sera remise le 7 mars prochain, veille de la Journée internationale des droits des femmes.

04/03/2021, 12:45

ActuaLitté

Décès de l'archiviste paléographe Benoît Van Reeth, père de la philosophe

L’École nationale des Chartes vient de communiquer l’information : Benoît Van Reeth, archiviste paléographe, de la promotion 1984 est décédé ce 28 février. Né le 17 février 1956 à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), il était conservateur général du patrimoine, ancien directeur des Archives nationales d’outre-mer. Françoise Banat-Berger Cheffe du Service interministériel des Archives de France vient de lui rendre hommage.

01/03/2021, 17:24

Autres articles de la rubrique Livres

ActuaLitté

Ceci est ma chair, de Marc Villemain : cannibalisme, tabou fascinant et futur de l'humain

BONNES FEUILLES – À l'approche de la rentrée littéraire, les éditions les Pérégrines publient le nouveau roman de Marc Villemain. La mise en œuvre romanesque d’une idée folle : le summum de la civilisation, par protection des animaux et de la planète, et respect de l’homme, serait le cannibalisme. L’humour se mêle à des personnages hauts en couleurs pour questionner en creux l’humaine et tragique condition.

03/08/2021, 10:45

ActuaLitté

Danger en rive, de Nathalie Rheims : d’une disparition, l’autre

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions Léo Sheer publient le prochain roman de Nathalie Rheims. Dans ses livres, l’autrice évoque souvent les disparus et sa relation avec les défunts. Dans ce roman, la narratrice met en scène une autre forme de disparition, celle qui consiste à fuir sans laisser de traces, pour commencer une autre vie.

03/08/2021, 10:30

ActuaLitté

Jean-Baptiste Andréa, magicien des mots et des histoires

Dans les halls de gare ou d’aéroports, les foules passent à proximité de lui, l’oreille distraite, emmaillotées dans leurs soucis et leurs préoccupations. Pourtant, ils sont nombreux à ralentir, à s’arrêter même, pour l’écouter jouer. Lui, c’est Joe. Autrefois, c’était Joseph. Mais il préfère Joe. Il est assis face à un piano posé là, aux quatre vents de toutes les migrations quotidiennes, et il joue. Merveilleusement !

03/08/2021, 10:17

ActuaLitté

Fenrir : entre rêves, légendes et combats, l’épopée de Gengis Khan

Temüjin est le second du chef de son clan, des nomades dans les steppes mongoles. Dans leur monde, il faut tuer pour éviter d’être tué. Mais son demi-frère le chef fait le choix de la soumission, ce qui finira par lui coûter la vie. Temüjin, lui, échappe de justesse à la mort, sauvé par l’esprit Fenrir, en forme de femme séduisante. Elle lui dévoile le destin qu’il devra faire sien : unifier la terre entière pour y régner en paix. 

03/08/2021, 10:17

ActuaLitté

Mamma Roma, de Luca Di Fulvio : entre rêves et destin 

BONNES FEUILLES – Pour la rentrée littéraire, les éditions Slatkine & Cie publient le nouveau roman de l’auteur très médiatisé, Luca Di Fulvio : Mamma Roma (traduit par Elsa Damien, aux éditions Pocket). Transporté dans le coeur de l’Italie, Rome, le lecteur fera la connaissance de trois personnages aux rêves bien définis. Malheureusement, un évènement dramatique risque rapidement de les compromettre.

03/08/2021, 10:05

ActuaLitté

Les ombres filantes, de Christian Guay-Poliquin : sauver l'avenir de la jeunesse

BONNES-FEUILLES – Pour la rentrée littéraire, les éditions La Peuplade publient le nouveau roman de l'auteur québécois Christian Guay-Poliquin, récompensé par de nombreux Prix. Les ombres filantes retrace le parcours d'un homme, à travers la forêt, qui tente de rejoindre sa famille. Construit comme une fable politique, ce livre revendique l'importance de protéger l'avenir de la jeunesse. 

03/08/2021, 09:59

ActuaLitté

Mégafauna : quand Sapiens et Néandertaliens se partageaient le monde

BANDE DESSINÉE – En 1488 après Kmaresh coexistent sur Terre deux grandes civilisations d’Homo : des Sapiens d’un côté, des Néandertaliens de l’autre. Séparées par une muraille monumentale, bâtie par les Néandertaliens, qui constitue une frontière quasi infranchissable, les deux populations, qui se font régulièrement la guerre, ne manquent pas de profiter des suspensions des conflits pour commercer et échanger tous les produits qui leur font respectivement défaut puisque les divergences culturelles et les richesses naturelles des territoires respectifs ont fini par leur attribuer des valeurs bien différentes de part et d’autre de la muraille !

02/08/2021, 12:26

ActuaLitté

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, ou Sisyphe revisité

Il peut à première vue sembler étrange, voire incongru qu’un roman dont le narrateur est enfermé dans une prison canadienne soit une telle ode au libre arbitre. Pourtant, dans Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, lauréat du Goncourt 2019, Jean-Paul Dubois affirme la puissance du choix dans un monde livré à l’absurdité. L'ouvrage s'est déjà vendu à plus de 633.000 exemplaires (données Edistat).

02/08/2021, 11:10

ActuaLitté

La maison des solitudes, de Constance Rivière : une fresque de secrets

BONNES FEUILLES — « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand- père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » Pour cette rentrée littéraire, les éditions Stock publient le prochain roman de l’autrice Constance Rivière.

02/08/2021, 10:57

ActuaLitté

Bucket list of the dead : les zombies, mieux que les antidépresseurs

Akira était ravi d’intégrer le marché du travail dans une grosse boîte. Mais voilà, trois ans après, il est tellement exploité et opprimé qu’il ne lui reste même pas l’énergie de démissionner. Plus mort que vivant, il se traîne. Jusqu’à ce qu’arrive une apocalypse zombie : les rues en sont remplies, impossible d’aller au boulot ! Akira va pouvoir reprendre sa vie en main, à commencer par dresser sa liste de choses à faire avant de se faire zombifier. 

02/08/2021, 10:44

ActuaLitté

Alerte 5, de Max de Radiguès : comme des mouches dans un bocal

Imaginez une fusée sur son pas de tir, la mise à feu, le lancement et, zou, sous les yeux admiratifs de la foule et des hauts gradés de l’armée, une explosion vient anéantir des mois et de mois de préparatifs. Sans parler du coût en vies humaines. Et si la catastrophe semble causée par un sabotage volontaire, on peut redouter le pire pour l’ensemble des opérations spatiales en cours. Notamment pour un groupe de jeunes adultes installés dans un camp de recherche sur la planète rouge… Ne risquent-ils pas d’être les prochaines victimes ? Mieux vaut se montrer prudent. Quitte à les mettre en danger sans le savoir.

02/08/2021, 09:41

ActuaLitté

Gaëlle Josse : Ce matin-là, renouer avec les rêves de l'enfance

ROMAN FRANCOPHONE – « Un matin, ça ne sert à rien », chantait Goldman. Sauf ces matins de terribles révélations, façon théophanie où apparaîtrait une divinité maléfique. Le ciel vous tombe sur la tête, embarquant les satellites et les astres. Dans l’histoire Clara, ce matin-là, celui-ci plus que tous les autres, est devenu le bac révélateur : avant toute photo, un négatif, qui a capté ce que l’on souhaitait ignorer.

31/07/2021, 07:31

ActuaLitté

OK Ici, la Béringie, de Jeremie Brugidou : plongée surprenante dans le détroit de Béring

BONNES FEUILLES - Jeremie Brugidou, surtout connu comme réalisateur de film s’essaie à l’écriture dans son premier roman Ici, la Béringie, publié par les éditions de l’Ogre, qui sortira pour la rentrée littéraire. Au sein de ce récit qui lie le destin de trois protagonistes, il « [part] de la science, d’une perspective anthropologique et animiste, pour proposer une nouvelle lecture du monde par la fiction ». Le livre sortira en librairie le 19 août 2021. 

31/07/2021, 07:19

ActuaLitté

L'inexistence de David Turgeon : entre histoire, sociologie, art et politique 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier publie le cinquième roman de David Turgeon : L’inexistence. Dans l’Empire fictif de Privine, Carel Ender fait le lien entre différentes réalités, propres à chaque personnage, dans un monde où la guerre approche à grands pas. Ce roman est « une fiction politique et un conte tout à la fois, qui examine l’influence structurante de la vie sociale, artistique et politique d’une époque sur les parcours artistiques individuels ».

31/07/2021, 07:18

ActuaLitté

La grande vie, de Jean-Pierre Martinet, “Feel bad book de chevet !”

Grâce au buzz international autour de la table « feel bad books » montée par Maldoror. books et Electron_livre au Furet du nord de Lille, il est peut-être temps de parler du plus feel bad book de tous les feel bad. Voici celui qui fera tourner les corbeaux au-dessus de vos têtes, bouffant chacun de vos cheveux blancs en guise de mise en bouche. Vous allez crever, c’est une certitude, mais sans avoir lu La grande vie de Jean-Pierre Martinet, ce serait pire que tout. Pas le temps ? 48 pages. Pas les sous ? 9 euros. OK c’est parti.

30/07/2021, 09:41

ActuaLitté

L'Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, par Antoine Brea : entre rimes et rires 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier rend hommage à Dante à travers une « révision » de son oeuvre : l’Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, signée par Antoine Brea. « Le livre propose une adaptation souriante de l’Enfer de Dante où l’invention langagière la plus débridée puise dans l’argot populaire et les archaïsmes français. »

30/07/2021, 09:04

ActuaLitté

Ultramarins, de Mariette Navarro : voyage dans la désorientation

BONNES FEUILLES – « Il y a les vivants occupés à construire et les morts calmes au creux des tombes. Et il y a les marins. » Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Quidam publient le premier roman de Mariette Navarro, Ultramarins. A bord d’un cargo qui traverse l’Atlantique, l’équipage décide un jour, après l’accord inattendu de la Commandante de bord, de s’offrir une baignade en pleine mer, totalement gratuite et clandestine. De cette baignade, à laquelle seule la Commandante ne participe pas, naît un vertige qui contamine toute la suite du voyage.

30/07/2021, 08:51

ActuaLitté

Téké, de Mika Biermann : kaléidoscopique cosmique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Anacharsis publient le prochain livre de Mika Biermann. Téké se fait roman métaphysique, alternativement bouffon, terrifiant et splendide, par lequel l’auteur parvient à l’impossible : dire l’indicible.

30/07/2021, 08:43

ActuaLitté

Les Aquatiques, de Osvalde Lewat : Africaine, au présent 

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée littéraire, les éditions Les Escales publient le premier roman de l’autrice franco-camerounaise Osvalde Lewat. Dans une écriture ciselée, Les Aquatiques porte un regard éclairé sur les enjeux des sociétés d'Afrique francophone d’aujourd'hui. La révélation d’une nouvelle voix…

30/07/2021, 08:40

ActuaLitté

Le saut d’Aaron, de Magdaléna Platzová : une fresque politique et artistique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Agullo publient le prochain livre de l’autrice tchèque Magdaléna Platzová, traduit du tchèque par Barbora Faure. Le destin tragique d'une artiste fauchée par l'Histoire, assassinée à Auschwitz en 1944.

29/07/2021, 08:53

ActuaLitté

Les Bourgeois de Calais, de Michel Bernard : découvrir Rodin, passionnément

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions de la Table Ronde publient le prochain roman de Michel Bernard. Le monument des Bourgeois de Calais – hommage à l’héroïsme de six riches habitants qui se livrèrent au roi d’Angleterre à l’issue d’un long siège, au début de la guerre de Cent Ans, pour que soient épargnés leurs concitoyens – exerce une fascination universelle.

29/07/2021, 08:35

ActuaLitté

Six pieds sur terre, de Antoine Dole : et l’amour ?

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Robert Laffont publient le premier roman de Antoine Dole, alias Mr Tan, auteur de la série jeunesse Mortelle Adèle. Sans le savoir, Camille et Jérémy marchent l'un vers l'autre depuis leur naissance…

29/07/2021, 08:11

ActuaLitté

La maison des solitudes de Constance Rivière : lorsque la ritournelle accélère 

BONNES FEUILLES - « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand-père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » La maison des solitudes de Constance Rivière, à paraître lors de la prochaine rentrée littéraire chez Stock, se lit d’une traite, et porte avec délicatesse les questions de la transmission, du secret et de la réconciliation dans un style d’une grande maturité.

28/07/2021, 15:57

ActuaLitté

Madame, de Gisèle Berman : entre folie et émancipation

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons arléa vous proposent de découvrir le premier roman de Gisèle Berkman, Madame. L’autrice donne ici un premier roman vertigineux. Le style, la maîtrise de l’écriture et de l’émotion, la gravité du sujet changée en grâce, tout cela fait de Madame un grand texte.

28/07/2021, 14:38

ActuaLitté

La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine, de Jean de Boishue : traque politique, littéraire et historique 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Bartillat publie le premier roman de Jean de Boishue : La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine. Ce dernier retrace l’enquête, menée par l’officier du KGB, Alexis Kars, sur les circonstances de la mort de l’un des plus grands poètes russes. 

28/07/2021, 14:38

ActuaLitté

Les oracles de Teresa, de Arianna Cecconi : secrets de famille

BONNES FEUILLES – « Grand-mère rêvait tout en nous écoutant, elle dormait tout en veillant sur nous. Ses paupières étaient closes, mais dessous, ses yeux étaient grands ouverts. » A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons la Belle étoile vous proposent de découvrir le premier roman de Arianna Cecconi, Les oracles de Teresa., traduit de l’italien par Marianne Faurobert.

28/07/2021, 14:37

ActuaLitté

Sous le ciel immense selon O'Keeffe, de Catherine Guennec : histoire d'un chef d'oeuvre

Pour la rentrée littéraire, les éditions Ateliers Henry Dougier publient le nouveau roman de Catherine Guennec : Sous le ciel immense selon O’Keeffe. Basé sur la vie de la peintre américaine, l’histoire raconte celle d’un tableau de manière romancée et historique. Un livre à découvrir en parallèle de l’exposition sur O’Keeffe à Pompidou.

28/07/2021, 14:37

ActuaLitté

Jeu-concours 2022 : entre écologie et territoires 

Les éditions Terre Urbaine, qui sensibilisent aux questions écologiques et territoriales, proposent aux jeunes de 18 à 36 ans de participer à leur jeu-concours. Celui-ci consistera à la rédaction d’un manuscrit sur le thème imposé par la maison. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2021 pour participer !

28/07/2021, 10:14

ActuaLitté

34 centimes la minute, de Sophie Boursat : avenir, que seras-tu ?

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions du Canoë vous proposent de découvrir le prochain roman de Sophie Boursat. Un récit qui suit le quotidien d'Olivia...

28/07/2021, 08:55

ActuaLitté

L'étonnante facilité de Louise Erdrich

Seize nouvelles composent ce recueil qui fait suite à un premier tome,  La Décapotable Rouge (paru aux mêmes éditions, mais que, fidèle à mon habitude, je n’ai pas encore lu), et présente des textes déjà parus (certains, mais pas tous, loin de là) dans des revues littéraires et des magazines américains. Il eût été dommage que, sans l’intervention de proches de l’auteure, cette dernière ne les fasse pas paraître sous la forme de ces recueils comme elle laisse entendre qu’elle en avait bien l’intention : les garder dans ses cahiers semblait la satisfaire en les considérant comme des « textes embryonnaires » qui étaient terminés, mais qui auraient pu recevoir retouches et modifications. Voire, parfois, devenir de véritables romans.

27/07/2021, 13:11

ActuaLitté

René Crevel, à la recherche de Paul Klee

Les éditions de la variation publient dans leur collection « regard(s) » des petits carnets contenant de grands écrits. Vient ainsi de paraître une critique d’art sur Paul Klee signée René Crevel et publiée pour la première fois en 1930 à la NRF ; un essai poétique qui s’inspire du parcours des sœurs Brontë et de leur frère Patrick Branwell, toujours signé René Crevel, et enfin un texte d’Antonin Artaud qui déplore l’arrivée du cinéma parlant. Des petits délices. 

27/07/2021, 10:20

ActuaLitté

La femme qui n'aimait plus les hommes, d'Isabelle Le Nouvel : vivre, envers et contre tout

BONNES FEUILLES – Quand la violence du présent convoque celle du passé : Jeanne, harcelée et frappée par son mari, va devoir affronter, pour pouvoir revivre, le bourreau de son enfance… A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Michel Lafon vous proposent de découvrir le premier roman d’Isabelle Le Nouvel. « On ne guérit pas d’être morte. »

27/07/2021, 09:51

ActuaLitté

Grande Couronne, de Salomé Kiner : entre rêves et contradictions 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Christian Bourgois publient le premier roman de Salomé Kiner, Grande Couronne. Décrit comme un roman « de banlieue », il se distingue de la production actuelle : ni banlieue HLM (Faïza Guène), ni France périphérique (Nicolas Mathieu, David Lopez). Il n’est ni politiquement correct, ni naïf. En somme, un roman de formation qui ravira les nostalgiques des années 1990, tout en décrivant avec justesse la relation mère/fille. Il s’inscrit dans la lignée du roman Il est des hommes qui se perdront toujours de Rebecca Lighieri.

27/07/2021, 09:43

ActuaLitté

Hadès, Argentine, de Daniel Loedel : entre violence, trahison et aveuglement 

Pour la rentrée littéraire, les éditions La Croisée publie le premier roman de Daniel Loedel, traduit par David Fauquemberg. Il fait partie de la sélection Fnac 2021. « Ce n’est donc que ça, l’enfer ? Rien que notre vie à nouveau ? »

27/07/2021, 09:40

ActuaLitté

Le chat, le général et la corneille, de Nino Haratischwili : entre histoire et fiction

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Belfond vous propose de découvrir le roman de l’autrice Nino Haratichwili. Un récit de violence, de passion et de culpabilité inextricablement lié à l’histoire de l’Europe contemporaine…

26/07/2021, 10:53

ActuaLitté

Murnau des ténèbres, de Nicolas Chemla : une expédition mystérieuse

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Le Cherche Midi vous proposent de découvrir le roman de l’auteur Nicolas Chemla, Murnau des ténèbres. L’histoire d’un homme, à la frontière du rêve et de la réalité, de la vérité et de la fiction…

26/07/2021, 09:35