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Uchronie biographique : sur quel futur parie Pascal ?

Avec l’aide de chercheurs spécialistes, ActuaLitté vous propose d’explorer ce que seraient devenues certaines grandes figures littéraires françaises si elles avaient vécu en ce début de XXIe siècle. Qu’aurait fait Voltaire avec un smartphone dans la poche ? Pensé Zola devant les lignes de train automatiques ? Quels vers aurait écrit Rimbaud sur Tinder ? 

Le 23/10/2020 à 17:18 par Auteur invité

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23/10/2020 à 17:18

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Aujourd'hui on vous présente un Blaise Pascal quelque peu dépressif, inquiet pour le futur de l'humanité et, peut-être, cryptocommuniste. 

Par Alain Cantillon, Maître de conférence en littérature du XVIIe siècle à Université de la Sorbonne nouvelle, auteur de Le-pari-de-Pascal : étude littéraire d'une série d'énonciations publié aux éditions de l'EHESS/J.Vrin

Si par une douce et lumineuse après-midi d’avril ...

Parmi toutes les tâches de mon métier, il y en a une que j’aime par-dessus tout : faire venir dans les temps présents les écrits de Blaise Pascal.

Un tel travail nécessite que l’on se tienne bien fermement attaché à quelques principes, au premier rang desquels figure le rejet des facilités offertes par les raisonnements circulaires de celui qui, supposé savoir, s’est doté petit à petit d’un bel instrument herméneutique total clos sur lui-même, nommé Blaise Pascal. Dans sa belle unité sphérique toute lisse et polie par le travail il a le pouvoir de régler tous les problèmes d’établissement et d’interprétation de n’importe quel texte, même les plus extraordinairement inachevés, et lacunaires, comme Les Pensées voire absolument déliés de leur auteur, comme les Écrits sur la grâce dont il n’existe que des manuscrits hétérographes.

Ce principe est particulièrement difficile à respecter dans le cas de Pascal parce que Les Pensées, justement par leur inachèvement, par leurs lacunes, provoquent l’interprétation mais aussi, et peut-être en premier lieu, parce que ce manuscrit, dans ses parties autographes, incite à des rêveries qui peuvent rester informulées ou tout aussi bien prendre place au sein d’un discours de connaissance. On se demande par exemple dans quelle situation et dans quel état se trouvait Pascal lorsqu’il écrivit son célèbre Pari, pour que les lignes soient disposées sur les pages d’une façon si étrange.

Entre rêveries plus ou moins manifestes, et interprétations plus ou moins forcées, on se forme ainsi une persona, représentation d’un certain Blaise Pascal, ayant vécu dans le royaume de France entre 1623 et 1662, une idéalité garantie par la connaissance indubitable de certains faits, mais dont l’épaisseur ontologique dépend d’un ensemble d’autres caractères qui viennent combler les innombrables interstices de ce savoir. Malgré la carapace que des habitudes de rigueur peuvent avoir peu à peu secrétée autour du spécialiste des écrits pour le protéger contre les risques de hantise, l’historien de la littérature, ou de la philosophie, voire le philologue, ne chasse pas toujours de son esprit la possibilité fantasmatique d’une éventuelle irruption de cette persona, de son apparition soudaine, là, en face de lui, dans sa chambre, par une nuit bleue et froide de décembre.

Un homme à la porte 

Bien plus simplement, un jour d’avril, par une douce et lumineuse après-midi, Blaise Pascal se contenta de frapper à la porte de ma maison. Comment ai-je pu le reconnaître au premier regard, habillé comme il l’était comme un promeneur d’aujourd’hui, pourquoi n’ai-je pas eu de mouvement de recul, n’éprouvant ni peur ni étonnement, je ne saurais le dire. Je l’accueillis comme un ami dont j’aurais attendu la venue. Il me rendait visite comme il l’avait fait, me dit-il, à d’autres avant moi, par obligation, sa volonté n’étant ni maîtresse, ni dominante, mais aussi pour tenter de comprendre, et, quelque peu, se plaindre.

J’ai tenté de lui expliquer comment, dans quelles circonstances historiques, selon quels fils de tradition, il était progressivement devenu l’objet d’un intérêt, si ardent qu’il le trouvait teinté d’idolâtrie. Il prétendait, sans pour autant m’adresser ce reproche plus qu’à d’autres, qu’il avait dû revenir sur la Terre par notre faute, nous qui faisions tant d’efforts pour le faire venir vers le temps présent ; à l’en croire, une si longue persévérance était enfin récompensée et il était maintenant notre contemporain. Je crois bien pourtant que son renvoi vers la vie terrestre, que les visites qu’il rend, que tout ce qu’il fait en ce moment dans ce monde, répondent à des raisons bien plus incandescentes.

Nous avons eu plusieurs entretiens assez longs, qui ne portaient jamais directement sur ses écrits du passé, mais sur ceux de sa nouvelle vie, et sur cette vie. Ce n’est pas qu’il eût oublié sa première vie terrestre, mais étant devenu pleinement quelqu’un du temps présent, il n’y avait plus accès, guère plus que nous, et seulement à travers la qualité propre de son existence et de ses expériences d’aujourd’hui. Les lignes qui suivent restituent ces conversations, librement, sous une forme condensée, et fidèlement malgré tout, autant qu’il est en mon pouvoir. J’espère que les lecteurs me seront reconnaissants de n’avoir pas tenté d’imiter son éloquence si frappante, ce qui m’aurait immanquablement conduit à ne produire qu’un pauvre pastiche.

Une modernité dénaturée ? 

Frêle, jeune encore, et assez alerte, il laissait cependant percer une très profonde lassitude, par-delà sa verve et l’acuité de sa pensée. En ces après-midi de printemps et d’été la crudité de la lumière le blessait dans la pièce aux murs blanchis, et nous devions fermer les grands persiennes pour ne faire entrer le soleil que par l’entrebâillement des jalousies. Malgré leur diversité, je conserve de nos discussions une impression dominante d’abattement devant l’évolution générale de l’humanité ; il dit à plusieurs reprises que tout tombait sous « l’alliance de l’homme », utilisant ainsi quasi littéralement, à travers les siècles, l’une de ces anciennes expressions que je connaissais si bien pour l’avoir lue, relue et méditée.

Il regrettait que certains hommes aient pu, au fil du temps, de siècle en siècle, entraîner l’humanité dans une rupture avec la nature, si radicale même que les cadres de l’existence humaine, de la sensibilité, de la pensée que l’âme trouve dans le corps où, dit-il , elle est jetée, que le temps, l’espace et le mouvement, soient désormais abolis par les nouveaux moyens de communication à distance d’une façon si totale que quelqu’un, à un point du globe, peut en un seul instant, par une simple impulsion électrique donnée à une machine, enrichir ou appauvrir quelqu’un d’autre, qu’il ne connaît pas, à 20.000 km de là. Mais il est temps de commencer notre récit recomposé.

 Science sans conscience...

Je naquis, me dit-il le 12 août 2019 (c’était notre septième rencontre), à Clermont- Ferrand le 19 juin 1985, dans une vieille famille d’Auvergne, très aisée ; mon père, qui avait une formation d’ingénieur, occupait alors un poste hiérarchiquement élevé dans une entreprise de fabrication de pneumatiques. Je n’ai pour ainsi dire pas connu ma mère et je ne garde d’elle aucun souvenir personnel. On aurait pu croire que la mort de sa femme aurait ébranlé la foi de mon père dans l’Église catholique, mais il n’en fut rien ; il pensa seulement, comme je le fais aujourd’hui après lui, que la mort les réunirait en Jésus-Christ.

Il est mort, lui aussi, voici peu, et je sais bien, cette fois-ci par expérience, qu’à ma nouvelle mort je les rejoindrai derechef. Ce qu’il accepta en revanche plus difficilement, ce fut le grand plan dit « social », dans l’entreprise qui l’employait, à la suite duquel plusieurs milliers de familles se trouvèrent réduites à la misère. Il décida de cesser de prendre part à cette grande farce tragique, de se mettre en retrait, de retrouver d’anciens amis versés dans la connaissance des sciences, et de s’occuper de l’éducation de ses enfants en vivant modestement de ses rentes. Il vint à Paris pour se rapprocher de ses anciens camarades d’École et nous faire profiter de leur société. Ce fut la période la plus heureuse de ma vie ; ma grande mélancolie, et les maladies qui y sont afférentes, ne s’était pas encore déclarée et je prenais plaisir à découvrir toutes les beautés que l’intelligence humaine peut créer lorsqu’elle est bien dirigée et employée.

Malheureusement, à la suite de divers revers de fortune, mon père dut prendre un nouvel emploi pendant quelques années, le temps nécessaire à la fin du procès, qu’il a heureusement gagné. Nous allâmes nous installer à Rouen où il fut embauché par cette usine de produits chimiques dont le nom devint si tristement célèbre l’année dernière à la faveur de l’incendie qui provoqua l’empoisonnement de nombreuses personnes jusqu’à plus de deux cents kilomètres de distance. J’avais alors 18 ans, la recherche du profit au mépris des lois et de la morale gouvernait déjà cette usine, mon père m’en faisait confidence, et je souffris de ce bouleversement bien plus que je n’avais pu le prévoir.

Interrompre ainsi les relations quasi quotidiennes avec tous nos amis ; voir que les sciences étaient, non seulement incertaines dans leurs résultats (cela je le savais déjà), mais malgré cette faiblesse, proprement formidables par la puissance de leurs produits; découvrir dans toute leur violence les injustices sociales qui de plus en plus dégoûtaient mon père, tout cela alluma en moi un feu de révolte qui, depuis, ne cessa d’être alimenté et de s’augmenter.

Une fuyante vérité 

Nous fîmes alors la connaissance de quelques catholiques particulièrement attachés à la formalité des pratiques ainsi qu’à des doctrines intransigeantes. Après m’être senti dans un premier temps aussi séduit que le furent mon père et mes sœurs, Jacqueline surtout, j’en suis venu petit à petit, au fil des années, à me défier de cet intégrisme, ou, si l’on veut, de ce fanatisme.

On se fait en effet une idole de tout, même de la vérité; or, m’a-t-il semblé, la vérité est bien de ce monde, parmi les hommes, mais elle y erre inconnue, et il faut faire tant et tant pour la découvrir parfois ici ou là qu’elle exige une recherche incessante, et de ne jamais oublier, lorsque l’on croit la tenir, de prendre en considération avec elle, dans le même mouvement, celle qui lui est opposée. Je me suis persuadé de cette nécessité à mesure que je progressais dans la pratique des sciences et dans l’approfondissement de mes lectures. Les Essais de Montaigne surtout sont pour moi des compagnons de savoir et de pensée qui me donnent toujours un plaisir sans cesse nouveau.

J’apprécie peu la peinture, la musique, et les écrits produits après 1650 ; il n’y a rien là de surprenant, si l’on n’oublie pas que je ne suis qu’un autre moi-même revenant d’un lointain, d’un autre monde incroyablement dissemblable de celui-ci qui n’en est pourtant séparé que d’à peine quatre cents années. Ce que j’aime, et ce que j’admire pourtant, parce que rien ne m’avait permis d’imaginer quoi que ce fût d’une telle profondeur, ce sont tous les écrits dans lesquels la place de l’homme dans l’univers est construite comme objet esthétique ; dans un tel travail, la qualité propre d’une écriture, ou d’un style, est déterminante : Rousseau, et surtout Giono, mais aussi Glissant.

La créolisation, telle qu’il l’a pensée, me permet d’apercevoir peut-être ce qui, rendant mon retour possible, en fait une expérience si pleine de plaisir et de déplaisir. Tant de choses sont arrivées depuis que j’ai quitté ce monde la première fois qu’il me semble souvent que l’histoire est faite de grands balancements, et que cette dialectique dont on parle tant depuis le XIXe siècle n’est pas opposée par nature à la voix des Écritures, entendue dans son sens véritable.

L'ignorance des herméneutes 

En 1662, une fois dans l’Autre monde, j’ai fini par comprendre pourquoi je n’avais pas réussi à achever le livre que j’avais commencé, celui qui se nomme aujourd’hui Pensées de Pascal : mon analyse des contrariétés de la nature humaine, malgré toutes ses implications politiques, ne parvenait pas à s’accomplir, ne débouchait sur rien, et mon discours se creusait sous l’effet de cette indépassable contradiction interne.

Je ne lis presque pas ce que l’on écrit sur ce livre; c’est trop souvent désespérant d’incompréhension. Un jour pourtant, sur les conseils insistants d’un vieil ami au jugement fiable qui me comprend bien, j’ai pris connaissance des travaux de Louis Marin. Son analyse linguistique de l’état d’inachèvement de mes écrits comme un évidement du sujet du discours exprime très exactement cette faille ou cette limite. Un autre livre que je n’ai pas pu ne pas lire, son titre exerçant sur moi une fascination, est LeDieu caché de Lucien Goldmann, qui parle si justement à mon sujet d’un paradoxal retrait intramondain du monde.

Toutes les révolutions qui sont venues ensuite, à partir de la fin du XVIIIe siècle, ont bien montré que la charité pouvait venir dans ce monde, même cachée sous d’autres formes, et même si l’Église catholique était tellement défaite qu’elle ne décidait plus en maîtresse du destin du monde. Contrairement à ce que Leszek Kolakowski a pu prétendre, ce que j’ai écrit ne peut pas être opposé à l’esprit de l’utopie, et c’est bien maltraiter la grâce selon moi que de considérer qu’elle ne peut pas se manifester soudain d’une façon qui puisse sembler incongrue à ceux qui s’érigent en spécialistes de la volonté divine.

La marche du monde : une éternelle contradiction 

Comme je lui demandais s’il ne voyait pas un désaccord entre cet assentiment à l’histoire du monde et sa condamnation de la rupture de l’alliance de l’homme et de l’univers, il en convint aussitôt. Il m’expliqua qu’il fallait installer la pensée dans les contrariétés de l’humaine condition, faite de grandeur et de misère, et maintenir dans cette pensée – pour parler comme Louis Marin, ajouta-t-il avec un léger sourire à mon endroit – le mouvement de la contradiction illimitée.

La dialectique, malgré les grands progrès qu’elle avait permis, ne devait pas être considérée comme le fin mot de la réflexion parce qu’elle demeure, c’est sa nature propre, fondamentalement réductrice et par voie de conséquence, dangereuse.

Si, par exemple, nous pouvons considérer que, avec le poids de la puissance de l’argent, et de tous les procédés techniques que la puissance financière développe pour s’accroître encore, la démocratie bourgeoise, capitaliste, est en train de conduire l’humanité à sa perte, il n’en reste pas moins vrai qu’au moment présent les espaces de liberté qu’elle ménage autorisent aussi quelqu’un comme ma chère sœur Jacqueline à mener une existence paisible et pleine de piété et de charité sans mélange, enfermée dans une abbaye isolée dans la montagne. Ce qui ne lui avait pas été permis alors que l’Église catholique semblait dans une position bien plus enviable qu’aujourd’hui, dans cet État laïque où se passe ma nouvelle vie.

Utopie et cryptocommunisme 

J’ai d’ailleurs, voici 4 ou 5 ans, tenté de tirer parti de cette liberté et de ces nouveaux moyens techniques qui souvent font tant de mal, en créant avec un groupe d’amis un forum de discussion sur internet où il était question de tisser des liens concrets entre amour de Dieu et amour des hommes, en remettant en cause non pas seulement l’accumulation primitive du capitalisme, mais même, au-delà, la propriété privée comme usurpation de toute la Terre ; à dire vrai, cela ne nous a valu que quelques bordées d’injures anonymes, la plus fréquente nous traitant de cryptocommunistes, et quelques menaces, heureusement sans suite ; mais tous nos efforts se sont perdus comme la pluie sur l’océan.

Je n’ai pas pour autant renoncé à communiquer avec les hommes pour leur salut et je prépare à nouveau, comme lors de ma première vie terrestre, un ouvrage que cette fois je pourrai conduire jusqu’à sa publication, du moins je l’espère, car il faut continuer d’espérer, même si rien ne nous est dû. Ayant très bien rétabli la situation financière de sa famille, notre père nous a laissé, à mes deux sœurs et à moi, assez de biens pour que je ne doive pas travailler pour vivre.

Une fois passé le temps nécessaire à la gestion de ce patrimoine, non pas pour le faire fructifier, mais pour éviter qu’il ne se déprécie (je pense à mes neveux et nièces), je dispose de loisirs suffisants pour écrire ce livre ; et si ma santé est fragile, les secours des médecins me sont autrement plus utiles que ceux que j’ai reçus jadis, à partir de 1650.

L'homme face à sa propre extinction 

J’ai d’abord voulu suivre le chemin emprunté par mon père en passant quelques concours et en soutenant une thèse il y a à peu près 10 ans. Ensuite je fus recruté par le CNRS, mais je parvenais mal à participer aux travaux de recherche collectifs, en partie à cause de mon état de santé, si erratique. Peut-être la disparition si précoce de ma mère, ou simplement la dureté des temps, quelque chose enfin d’insaisissable, m’empêche d’être pleinement présent à ma vie sociale ; je ne veux pas trop creuser cela, étant trop enclin au ressassement mélancolique. Il m’a semblé plus honnête de démissionner et de laisser ce poste à quelqu’un qui saurait le remplir pleinement.

L’époque est propice aux sécessions, départs aux déserts, mises en solitudes, comme jadis. J’entretiens cependant toujours des relations suivies avec mes amis de l’École et avec les membres des centres de recherche auxquels j’ai participé pendant quelques années avec tant d’ardeur. Nous discutons de l’avancement de leurs recherches, de leurs dernières découvertes, qui promettent de grandes avancées toutes proches, dont j’espère qu’il ne sera pas fait un mauvais usage.

Parfois, à la suite de ces conversations, je me lance dans de nouveaux calculs, tout ce qui a trait aux rapports entre la relativité généralisée et la physique quantique demeurant à mes yeux capital, mais aujourd’hui comme jadis je reste persuadé que l’on ne peut connaître les parties sans connaître le tout, et que notre position dans l’univers , comme simple partie, nous interdisant une saisie globale et immédiate de cette totalité, il continuera toujours de planer au-dessus de toutes nos connaissances un voile d’incertitude qui ne peut manquer de me remplir d’effroi lorsque je songe à la puissance technique conférée par les sciences dans certains de leurs secteurs.

Il semblerait bien que, malgré toutes les catastrophes déjà engendrées par la puissance que les hommes ont acquise en développant leur connaissance de la matière, il ne soit plus en leur pouvoir d’arrêter le mouvement d’accroissement aveugle de leurs connaissances, malgré les conséquences funestes que personne ne peut à présent nier.

ll est désespérant de constater comment le si beau principe de responsabilité, celui d’Hans Jonas, a pu être repris et dévoyé par la parole dévaluée qui est celle de la pseudo communication de masse au point de ne plus être qu’une sorte d’équivalent de la prudence, belle vertu, certes, mais de piètre usage dans ce cas.

Le véritable « principe de précaution », qui voudrait que l’on ne se lance pas dans une aventure technique sans avoir pu mesurer ses conséquences à long terme sur la Terre est en effet authentiquement pascalien – si l’on me permet cette petite satisfaction de vanité – puisqu’il tient effectivement compte de ce que nous ne sommes pas du tout propriétaires de la nature qui, dans sa pleine et entière majesté, nous comprend et nous écrase.

Aussi ne devons-nous pas la laisser dégradée à celles et à ceux qui viendront à notre suite. Je n’ignore pas, me dit-il comme pour m’éviter une objection inutile, que Jonas a parlé de mon pari comme d’un « sinistre pari métaphysique ». Il n’aura pas été le seul à juger mes écrits sans les avoir lus en entier avec une attention suffisante.

Le silence éternel de ces espaces infinis... 

C’est là que se finit le compte-rendu synthétique de nos conversations ; elles se sont terminées par une grande séance sur le rapport de l’humanité au savoir, et à tout ce qui reste et restera du domaine de l’incertain. Il était alors entré dans une telle mélancolie que je suis peu confiant dans ses capacités à finir son livre dans cette nouvelle vie plus que dans l’ancienne. Nous avions parlé si longtemps ce dernier jour que toutes les lumières du village étaient éteintes lorsqu’il s’en alla. Je descendis la rue avec lui, jusqu’à sa voiture. Un petit-duc ponctuait le silence ; la lune à son dernier quartier disparaissait rapidement derrière le Cardu et la Voie lactée devenait de plus en plus brillante.

Au dernier moment il me remit une enveloppe en me disant qu’il y avait dedans quelque chose qui me plairait, qui m’aiderait dans mon travail, et qu’il avait trouvé par hasard voici quelques années dans des papiers de famille. Il devait le lendemain partir pour retrouver sa maison, à Chanturgue. Ensuite, comme pour montrer sans attendre que les analyses de Pascal sont encore et plus que jamais pertinentes, un nouveau virus s’est très vite étendu sur les hommes, nous avons dû nous enfermer et il n’a plus jamais répondu à mes messages.

Dans l’enveloppe j’ai trouvé l’autographe jusque-là disparu d’un des plus fameux fragments de ses Pensées : « le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie » ; le papier fait très nettement apparaître un premier jet « les effraie », aussitôt (même encre, même plume, même ductus) rayé et corrigé au-dessus en « m’effraie ».

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21/12/2020, 08:06

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Gauz : rencontre et valse en trois temps

La rentrée littéraire de 2014 ressemblait étrangement à celle de 2020. Amélie Nothomb racontait une rencontre littéraire, Éric Reinhardt parlait de politique et des femmes, Emmanuel Carrère bataillait déjà avec sa dépression. Mais une nouvelle plume percutait : celle d’Armand Patrick Gbaka-Brédé, dit Gauz.

21/12/2020, 08:00

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Traduire #1 : Eleanor Marx, traductrice de son père Karl Marx

Eleanor Marx (1855-1898) parle couramment plusieurs langues. Elle est traductrice de l’allemand, du français et du norvégien vers l’anglais. Elle a traduit non seulement les œuvres de son père Karl Marx, mais aussi d’autres œuvres politiques et littéraires. Elle est notamment la première traductrice de Madame Bovary en anglais..

19/12/2020, 10:52

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John Le Carré est mort : ses archives littéraires conservées par la Bibliothèque Bodléienne

Mort ce 12 décembre 2020 à l'âge de 89 ans, l'écrivain John Le Carré, David John Moore Cornwell de son vrai nom, laisse une œuvre innervée par l'espionnage et la géopolitique, saluée pour sa complexité et son réalisme. Il avait légué en 2011 90 mètres linéaires de documents, les brouillons de ses principales œuvres.

14/12/2020, 11:03

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La maison de Tolkien transformée en musée chrétien ?

Initié la semaine dernière, le projet Northmoor a pour objectif de racheter la résidence oxfordienne de Tolkien pour en faire un musée. Rapidement soutenue par plusieurs acteurs des films de Peter Jackson, l’initiative est aujourd’hui sous le feu des critiques. L’organisme de charité à l’origine de la levée de fond est accusé de vouloir faire du célèbre auteur une figure chrétienne... 

09/12/2020, 17:22

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Entre Saints et syphilis, Noël chez les écrivains classiques

Bien avant l’institution du gros barbu en costume rouge et du Black Friday, Noël a empli de joie ou fait soupirer de nombreux auteurs classiques. Des saillies dépressives de Maupassant à l’amour inconditionnel que portait Flaubert aux pantoufles, on vous propose un petit tour d’horizon de leurs visions de la fête à travers la littérature. 

03/12/2020, 17:26

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Une collecte de fonds mondiale pour créer la maison-musée de Tolkien

La maison de JRR Tolkien, située à Oxford, deviendra-t-elle un musée ? Située au 20 Northmoor Road, elle fait l’objet d’un programme de financement participatif initié par l’autrice Julia Golding. Et promptement appuyé par les acteurs des différents films. Le Project Northmoor, une nouvelle communauté pour l’Anneau ?

03/12/2020, 10:40

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L'auteur de science-fiction américain Ben Bova est mort

Relativement peu connu en France malgré une imposante bibliographie de plus d'une centaine de livres, l'écrivain américain Ben Bova est mort ce 29 novembre 2020 à l'âge de 88 ans. Très au fait de l'exploration spatiale et même impliqué dans la recherche à la fin des années 1950, il fut également président de la Science Fiction and Fantasy Writers of America, organisation professionnelle d'auteurs de science-fiction, au début des années 1990

01/12/2020, 11:05

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Mort de Jean-Louis Servan-Schreiber, psychanalyste contrarié

Journaliste, fondateur entre autres de L’Expansion, de Radio Classique et de Psychologie Magazine, essayiste et membre d’une famille prestigieuse et foisonnante, Jean-Louis Servan-Schreiber est décédé de la Covid, apprend-on dans la presse. 

29/11/2020, 14:04

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Mort de Léopold Sédar Senghor : le père de la francophonie au Panthéon ?

Poète, académicien français, homme d’État, Léopold Sédar Senghor est l’un des pères fondateurs de la Francophonie. En 2021, sera célébré le 20e anniversaire de son décès. En cette année du 50e anniversaire de la Francophonie institutionnelle, la République française accordera-t-elle la légitime reconnaissance due au poète ?

23/11/2020, 11:41

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Les 40 livres favoris d'Elena Ferrante écrits par des femmes

La responsabilité d’Elena Ferrante — quels que soient l’autrice, l’auteur ou les auteurs derrière ce pseudonyme — se mesure à l’aune des 13 millions d’exemplaires vendus à travers le monde. Consciente de ce fait, elle vient de proposer une liste des 40 ouvrages de femmes qu’elle préfère. Une liste diffusée pas tout à fait sur n’importe quelle plateforme… preuve là encore de son implication.

21/11/2020, 14:43

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L'écrivain belge Jean-Claude Crommelynck, alias Ceejay, est décédé

Le Carnet et les instants nous apprend le décès de Jean-Claude Crommelynck, connu aussi sous le nom de plume de Ceejay, à l’âge de 74 ans. Né à Bruxelles le 10 septembre 1946, Jean-Claude Crommelynck est diplômé de l’Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles. Peintre, sculpteur, graveur, il était aussi professeur d’art et a exposé dans plusieurs pays, dont les États-Unis, la Suède ou la France. 

20/11/2020, 17:25

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Mort de Luke Rhinehart, l'Homme Dé : coquin de sort...

Écrivain américain né le 15 novembre 1932, il avait été surnommé Dice Man, titre de l’un de ses ouvrages — et référence à sa passion pour le hasard à six faces – toujours préférable au six-coups. Publié en France aux Forges de Vulcain, Luke Rhinehart y aura laissé trois ouvrages traduits avec brio, par Francis Guévremont, Jésus-Christ Président, Invasion et L’homme-dé. Et une grande peine.

15/11/2020, 09:55

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Décès de Charles-Henri Flammarion, l'éditeur qui fit Houellebecq

Héritier de la maison éponyme, Charles-Henri Flammarion avait dirigé la maison jusqu’en 2003. Dans un communiqué, l’actuelle présidente Anna Pavlowitch fait état de sa disparition.

11/11/2020, 11:01

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Mort du philosophe et penseur Moustafa Safouan

Polyglotte, diplômé de l’Université de Cambridge, traducteur de Freud, de Hegel, de La Boétie, de Lacan ou de Shakespeare en arabe, Safouan participa à la fondation de l’École freudienne à laquelle il resta liée jusqu’à sa dissolution.

09/11/2020, 10:19

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“Une mascarade vidée de son sens” : les auteurs démissionnent de l'Année BD 2020

Cette année de la bande dessinée finira aussi mal qu’elle avait commencé : 2020 devait incarner une célébration nationale pour le 9e Art, sur les recommandations sur rapport de Pierre Lungheretthi. Mais l’apparition du coronavirus a tout bouleversé, avant de tout mettre à plat. Avec le Confinement-1, fin des réjouissances. Avec le Confinement-2, et la fermeture des librairies, ce sont les porte-paroles de l’événement qui démissionnent.

31/10/2020, 10:34

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Spinoza, une vie : la biographie la plus complète, édition révisée de Steven Nadler

La biographie de Spinoza par Steven Nadler est exemplaire. Essentielle pour la compréhension des œuvres, elle donne vie à cet homme exceptionnel et nous plonge dans le Siècle d’or des Pays-Bas, au cœur d’Amsterdam, véritable et unique creuset de libertés. Voicir, traduit par Jean-François Sené et Olivier Bosseau, une nouvelle édition, revue et augmentée de l’œuvre certainement la plus complète et la plus documentée jamais publiée à ce jour. 

15/01/2021, 13:25

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Marc Levy présente Le Crépuscule des fauves, suite de son roman d'espionnage

Avec Le Crépuscule des fauves, Marc Levy va vite : ce tome 2 sortira le 2 mars, prolongeant les aventures du Groupe 9 entamées dans C’est arrivé la nuit. Le premier volume de son techno-thriller marquait une certaine rupture avec l’écriture qu’on lui connaît (ou attribue). Avec ce 22e roman, il n’a qu’une observation : « La réalité a amplement dépassé la fiction. »

15/01/2021, 09:28

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Lunch box : vous prendrez bien un drame pour le déjeuner

ROMAN FRANCOPHONE – Véritable institution américaine, ayant accompagné des générations d’enfants par millions, la lunch-box est au déjeuner, ce que les frites sont au hamburger, un accompagnement indissociable. Emilie de Turckheim nous emporte loin, dans des Etats-Unis rêvés, au coeur d'une ville de fiction : les familles y vivent heureuses, entre détente et école. Et toujours, ces journées rythmées par l'apparition de la lunch-box...

14/01/2021, 08:55

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Le détour : la folle puissance de Luce d'Eramo

ROMAN ETRANGER - Le détour de Luce d'Eramo fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021 dont ActuaLitté est partenaire. Un destin unique et bouleversant d’une puissance rare. 

13/01/2021, 15:33

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Penser comme un iceberg : faire alliance avec la planète-mère 

ESSAI - Un iceberg ? Penser comme un iceberg !!! Quelle vue de l'esprit ! Qu'est-ce qui a piqué Olivier Remaud ? Serait-il revenu profondément marqué de son voyage, raconté dans son magnifique livre Errances, dans les traces de Vitus Bering ? Marqué à jamais par le froid ?!

13/01/2021, 15:32

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Vue mer : radiographie d'un terrain miné

ROMAN FRANCOPHONE - Malgré les promesses d’horizon qu’offrent ces simples mots accolés, Vue mer n’est que le banal nom d’un dossier de restructuration de l’entreprise Bouké-Parteneure dont le sort se jouera au cinquième étage d’une tour d’affaires, dans le décor limité d’un open space. La nouvelle, telle une grenade dégoupillée, va être balancée au personnel. Mais, en ce lundi maussade, Stefan, le codirigeant, reste cloué au siège de sa voiture, sa main refusant d’actionner le démarreur. 

13/01/2021, 15:31

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Entre toutes les femmes : fracassantes et intimes

TEMOIGNAGES - Dans le préambule de son excellent dernier livre, Marlène Schiappa rappelle qu’elle a toujours aimé aller à la rencontre des femmes, qu’elle aime fédérer, aider, soutenir, promouvoir et unir, et je peux personnellement en témoigner ! Elle raconte ici des rencontres marquantes avec quelques-unes d’entre nous, qui tentent de faire changer les mentalités dans la société française et internationale, et dont le seul leitmotiv semble être d’améliorer la condition féminine. Marlène Schiappa leur rend justice et hommage dans un livre très altruiste et généreux.

13/01/2021, 15:05

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Dans la gueule de l’ours : roman noir sauvage 

ROMAN ETRANGER - Aux États-Unis, pour peu que vous soyez un défenseur des animaux et que vous ayez du fric, vous pouvez vous acheter une montagne et interdire à tous les bouseux du coin de venir déverser leur surplus de testostérone sur vos terres. Bien sûr, et malgré un respect sacré de la propriété privée, il faut quand même y mettre un peu de barbelés autour et un gardien, au milieu, pour faire joli… 

13/01/2021, 10:24

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Diane Meur, Sous le ciel des hommes : Choisir de ne pas subir

ROMAN FRANCOPHONE - Qui connaît le grand-duché d’Eponne ? Ni vous, ni moi, mais il rappelle furieusement nos petits paradis fiscaux européens. Bien lové dans ses montagnes et ses traditions, le grand-duché respire la prospérité. Mais si les premières pages du roman plantent un décor (presque) d’opérette, la suite du récit ne laisse aucun doute, nous sommes bien dans le monde d’aujourd’hui !

13/01/2021, 10:23

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Atchoum ! Aventures piquantes, drôles, entraînantes, à petites touches

MANGA - Atchoum ! est une anthologie compilant 8 histoires courtes du grand maître du récit Naoki Urasawa.  Des aventures que lui seul saurait rendre aussi intrigantes et variées en si peu de pages, de l’humour, et des récits autobiographiques sur le monde de la musique, basés sur les voyages de l’auteur aux États-Unis.

13/01/2021, 09:03

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Le Loup dans la bergerie, de Fabio M. Mitchelli : Le monstre de Caussols

AVANT-PARUTION – À mille mètres d’altitude au-dessus de Grasse s’étend le plateau de Caussols, lunaire et envoûtant. En son coeur : la bergerie de Jean-Michel Auban, accusé de cannibalisme et désormais sous les verrous. La première fois qu’il s’y rend, Samuel Steiner, qui est pourtant un commandant de police aguerri, est saisi de vertige. Mais « Il est des bergeries dans lesquelles même le loup n’ose pas entrer... »

12/01/2021, 16:51

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Thémistocle, d'Olivier Delorme : politique, amour et guerre à Athènes

AVANT-PARUTION – Il y a 2500 ans, dans une Athènes où la démocratie, encore en devenir, est contestée par ceux qui ont tout, mais n’ont pourtant jamais assez, un homme contribue à l’enraciner tout en devenant l’âme de la Résistance à l’invasion perse. Il s’appelle Thémistocle. 

12/01/2021, 14:51

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Dune, le roman graphique : bienvenue en Arrakis (ou pas)

ROMAN GRAPHIQUE – Août 2017. Le fils de Frank Herbert, Brian, annonce que trois romans graphiques viendront agrémenter la franchise que devient Dune. L’œuvre de son père, à compter de novembre 2016, entrait dans une logique d’exploitation commerciale par l’intermédiaire de Legendary Entertainement. Raúl Allén et Patricia Martín signent les illustrations d’une adaptation sans grande envergure — mais à défaut, plutôt fidèle.

12/01/2021, 09:22

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Ta main sur ma bouche : #MeToo, et l'accusation fait mouche

AVANT-PARUTION – Le 14 janvier sera publié Ta main sur ma bouche des scénaristes Déborah Saïag et Mika Tard. Elles ont notamment créé avec Katia Lewkowicz la série documentaire Kings, diffusée sur Canal +. Dans ce premier roman, elles questionnent les conséquences d’une accusation sexuelle ainsi que les séquelles physiques et mentales qui en découlent sur les femmes, mais également sur les hommes.

08/01/2021, 15:34

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Destination Terra, de la mangaka Keiko Takemiya, publié en 2021

Les éditions naBan annoncent la parution, pour la fin du premier semestre 2021, de la traduction de Terra e, de la mangaka Keiko Takemiya, sous le titre Destination Terra. Ce shōnen publié entre 1977 et 1980 au Japon est resté inédit en France, malgré un accueil public et critique très enthousiaste.

07/01/2021, 11:03

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La trajectoire des confettis : éclats de vie 

ROMAN FRANCOPHONE - Avec ces quelque six cents pages, La Trajectoire des confettis est de ces livres avec lesquels il faudra prendre son temps. Celui de rencontrer une riche galerie de personnages enthousiasmants et d’éprouver une narration en labyrinthe faite de courts sous-chapitres, aération subtile pour mieux nous surprendre.

06/01/2021, 18:42

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La Robe, de Catherine Le Goff : “Elle avança timidement face au miroir en pied”

AVANT-PARUTION – « Elle avança timidement face au miroir en pied. Ce qu’elle vit la bouleversa. Cette frontière entre la fermière et la bourgeoise qui lui paraissait jusqu’ici infranchissable venait de disparaître grâce à un morceau de tissu. Dans le reflet de la glace, la petite domestique auvergnate avait fait place à une femme du monde. » 

06/01/2021, 15:43

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Des Assassins : le chef-d'oeuvre du Taïwanais Chen Uen publié en France

AVANT-PARUTION – En ce début d’année, Patayo Editions inaugure sa nouvelle collection, « des cases, des langues, des mondes », sous la direction de Laurent Mélikian, avec un premier album à paraître le 15 janvier 2021 : une adaptation Des Assassins, œuvre du manhuajia taïwanais Chen Uen disparu en 2017 et pour la première fois traduite en français.

06/01/2021, 15:21

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Albert Memmi, Journaux de Guerre : Résister dans les ténèbres de l'Histoire 

RECITS - Albert Memmi nous a quittés aux abords de sa centième année, le 22 mai dernier. J’ai eu quant à moi la chance de rencontrer à plusieurs reprises au cours de l’année 2007, cet intellectuel quelque peu atypique, voire volontairement hors du temps - répondant au souhait de mon ami Émile Malet, directeur du Magazine Passages, afin de réaliser un entretien pour sa revue et avec lequel j’entretins par la suite une correspondance féconde. Personnage hospitalier, mais peu bavard, si ce n’est méfiant, au regard particulièrement sombre et aux propos toujours très mesurés, Albert Memmi ne laissait pas ses hôtes indifférents, tant la force et la précision de sa pensée, portait en elle un constant devenir, mais profondément marqué par les vicissitudes d’une époque non révolue, et demeurant au cœur d’une contemporanéité soumise à l’interrogation et au désir probant de vérité. 

05/01/2021, 15:30

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Philippe Delerm : plutôt que rose, voir La vie en relief

AVANT-PARUTION – « Je ne suis pas de mon temps. Je suis de tout mon temps. » Ce livre est un aboutissement : celui d’une carrière, celui d’une vie d’homme. La vie en relief, c’est ce sentiment qu’on a parfois de vivre un instant qui convoque tous les âges de notre existence – l’enfant, l’adulte et la personne d’âge mûr que nous sommes, tous rassemblés en quelques minutes d’une intensité inégalée. Un recueil de textes courts – le genre à succès de Delerm – qui est certainement un de ses plus grands livres.

05/01/2021, 13:16

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L'Empire du non-sens. L'art et la société technicienne, de Jacques Ellul

AVANT-PARUTION Dans notre monde envahi par les technologies et leur recherche frénétique de l’efficacité, l’art pourrait apparaître comme une oasis vouée à la contemplation et à la méditation. Il n’en est pourtant rien. L’art de notre temps emprunte à l’industrie ses objets et ses matériaux, peuple ses expositions d’écrans, et rêve de cyborgs et de réseaux. Ici, le grand penseur Jacques Ellul montre comment les artistes contemporains ont succombé au règne de la technique. 

 

05/01/2021, 13:02

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Apprendre à parler avec les plantes : aux racines de soi 

ROMAN ETRANGER - Il fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021 dont ActuaLitté est partenaire. On y rit, on pleure, on chemine dans cette vie pleine de détours, d'impasses mais aussi de chemins de traverse.

05/01/2021, 12:04

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Nord Est d'Antoine Choplin : de l'évasion au périple, la confrérie des infortunés 

ROMAN FRANCOPHONE  - Lire pour la première fois un roman d’Antoine Choplin, c’est comme tomber en amour. Tomber en amour d’un auteur, tellement tout ce qu’il écrit, la façon de l’écrire, tout ce qu’il évoque résonne en soi.

04/01/2021, 15:57

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L’attaque des titans 32 : dernière ligne droite pour l’humanité

MANGA - Le nouveau tome de L’Attaque des Titans est là, et on sent que la fin arrive. Alors que les héros se retrouvent de plus en plus acculés, les titans des murs se mettent en mouvement pour la première fois. Le grand terrassement commence. Est-il encore possible d’arrêter Eren ? Est-ce que tout le monde va mourir ? La pression est plus intense que jamais. Et il ne reste sans doute plus que deux tomes… (Attention aux spoils si vous ne connaissez pas la série.)

04/01/2021, 15:25

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Niko Tackian : Solitudes, ou petits meurtres dans le Vercors

POLAR – Un homme se fait tirer dans la tête, dans une casse de voitures. En une seconde, nous plongeons dans l’univers de Niko Tackian. Parce qu’au moment de l’autopsie, les légistes s’aperçoivent que le mort… respire encore. Étrange habitude, pour un cadavre.

 

04/01/2021, 14:29

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Mémoire de soie : remonter le fil des loyautés enfouies 

ROMAN FRANCOPHONE - Mémoire de soie, que signe Adrien Borne, fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021 dont ActuaLitté est partenaire.  Un premier roman très fort dont l’écriture sobre et délicate nous plonge dans les secrets et les non-dits d’une famille qui ressemble un peu à la nôtre. 

04/01/2021, 13:51

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Les Ensablés – Confession de minuit, de Georges Duhamel, un inconnu au pays des anti-héros

L’écrivain et académicien Georges Duhamel (prix Goncourt 1918 pour son roman Civilisation) entamait en 1920 avec Confession de minuit un cycle romanesque Vie et aventures de Salavin tout entier consacré à un personnage de parfait antihéros : Louis Salavin. Les éditions de la Belle Étoile ont la bonne idée de ressusciter en format poche ce texte oublié et pourtant majeur par bien des aspects. Ce titre, la Confession de minuit, a été classé par Le Figaro littéraire comme un des douze meilleurs romans de la première partie du XXe siècle. Inconnu, levez-vous ! 

03/01/2021, 10:07

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Carnaval : dans la grisaille, à bout de voix plutôt qu'à bout de souffle

ROMAN FRANCOPHONE - Il fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021 dont ActuaLitté est partenaire. Carnaval se révèle être un texte percutant où l'on retrouve Hector Mathis, l'auteur de K.O, dans un deuxième roman à l'écriture verte et ciselée, comme scandée. 

 

29/12/2020, 08:44

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La Prière des oiseaux : quand le griot chante le destin de l'homme qu'il habite 

ROMAN ETRANGER - Selon la mythologie igbo, ethnie du sud-est du Nigéria, chaque humain reçoit à sa naissance un Chi, une entité spirituelle, entre le guide moral et l’ange gardien, qui l’accompagne tout au long de sa vie terrestre. Un de ces êtres multiséculaires conte ici l’histoire de l’homme qu’il habite, son hôte, comme il le nomme, sous forme d’une longue incantation adressée à Chukwu, la divinité suprême des Igbo.

29/12/2020, 08:16

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Le champ : redonner leurs voix aux morts de la Marktstrasse 

ROMAN ETRANGER - Les premières pages de cet extraordinaire roman posent la question : « Si les morts pouvaient parler, que diraient-ils ? » Ce sont à ces voix, de femmes et d’hommes disparus, que Robert Seethaler donne vie dans Le champ. Plus qu’un roman, une variation autour de la vie, poétique et pudique.

29/12/2020, 08:09

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Chacun ses goûts :  Bentô et bonne humeur

MANGA - Haru est une petite otaku introvertie qui ne pense qu’à ses personnages préférés… jusqu’à ce qu’un soir, sous l’effet de l’alcool, elle s’engage dans une collocation avec Ao, un homme au charme féminin. Ayant tout à apprendre sur chacun, leur amitié va se développer à travers des bentô préparés avec soin l’un pour l’autre. Un manga doux et touchant où la cuisine japonaise occupe une place importante.

28/12/2020, 10:04

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La Cité de Larmes : Kate Mosse dans les fureurs de l'Histoire 

THRILLER ETRANGER - 1572. Depuis dix ans, les guerres de Religion ravagent la France. Aujourd’hui, enfin, un fragile espoir de paix renaît : Catherine de Médicis a manœuvré dans l’ombre et le royaume s’apprête à célébrer le mariage de la future reine Margot et d’Henri, le roi protestant de Navarre. Minou Joubert et son époux Piet quittent le Languedoc pour assister à la cérémonie.

28/12/2020, 10:01

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Rendez-vous à Gibraltar : chasse à l'homme

POLAR ETRANGER - Une banlieue chic d'Estepona, province de Malaga, Andalousie. Un vieux monsieur, alors qu'il se prépare pour aller se coucher, aperçoit des lueurs dans l'immense villa voisine dont le propriétaire lui a dit, le matin même, qu'il partait avec son épouse à Barcelone pour quelques jours de vacances. Et s'empresse aussitôt d'alerter par téléphone la police !

28/12/2020, 09:57

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Vladimir Nabokov, le troisième tome en Pleiade

AVANT-PARUTION  – Après le succès planétaire de Lolita, Nabokov jouit d’une grande liberté créatrice. La suite de son œuvre lance au lecteur, à son intelligence, à son imaginaire, un défi permanent. Le héros de Pnine (roman de 1957 ici proposé dans une nouvelle traduction), professeur d’origine russe enseignant dans une université américaine, c’est-à-dire doté d’une biographie proche de celle de son créateur, sera évincé de son poste par le narrateur du récit, qui se révèle être... Nabokov lui-même. 

28/12/2020, 09:54

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Garçon, un pastis et un peu moins de vent : un crépuscule plein de soleil.

ROMAN FRANCOPHONE - Le soleil, c'est celui de la Provence où évoluent deux seniors infiniment sympathiques. La volonté de bien y vivre le temps qu’il leur reste les anime, au son du chant des cigales et du jazz qui swingue et qui envoûte. Tout cela fait diablement penser à quelqu’un… Pour son sixième ouvrage, Guy Marchand nous livre un joli opuscule d’à peine une petite centaine de pages mais qui nous entraîne sur des routes et des champs qui font rêver, et des péripéties que nous aimons de suivre…

28/12/2020, 09:48

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Traquemage : le fromage de cornebiques au service de l'heroic fantasy

Débutée en septembre 2015, la série de Wilfrid Lupano, et Relom, avec Degreff aux couleurs, sent le fromage de chèvres paissant dans les hautes et le dragon arthritique. Par conséquent, s’il est recommandé de l’approcher en se pinçant le nez, on se lâche rapidement l’orifice nasal, de fous rires en fous rires. Traquemage ou l’histoire d’un berger dans un monde de magie dégoulinante et de fées alcooliques. Et de frometons qui puent, pourtant très convoités.

26/12/2020, 10:58