Big Data : des données personnelles à la peur de son “nombre”

Victor De Sepausy - 14.10.2020

Edition - Les maisons - Big data nombre - personne internet données - données personnelles internet


AVANT-PARUTION – « Le respect de la vie privée et la protection de nos données personnelles sont les conditions préalables à notre participation à la discussion publique, au développement de notre personne et à notre émancipation. »




 

Les innovations et bouleversements technologiques que nous vivons ne sont pas exclusivement... technologiques. Ils sont également socio-économiques et politiques. C’est sur ces plans que Pierre Henrichon cherche à cerner les nouveaux phénomènes qui accompagnent le déploiement de l’économie numérique et du Big Data.

Au-delà des promesses de progrès et de liberté que nous chantent ses principaux laudateurs, dont Google, Amazon et Facebook, quelles logiques, quels intérêts, quels nouveaux pouvoirs se cachent dans la lumière de nos écrans ? Qui possède nos données ? Quels dangers recèle la rencontre entre l’automatisation du travail, le Big Data et la marchandisation du monde ?
 

Le Big Data n’est pas sans poser de réels défis à nos sociétés, surtout en ce qui a trait à la protection de la vie privée, à l’emploi ou au vivre-ensemble. Les piliers sur lesquels repose cette nouvelle configuration de l’économie capitaliste alimentent une logique qui court-circuitent le politique, érode la pertinence du travail humain et menace ni plus ni moins nos sociétés de dissolution.
 

Surfant sur la numérisation effrénée du réel, le Big Data permet aux géants du Web et à leurs clients publics et privés d’apprêter les moindres aspects de nos existences en données, c’est-à-dire en marchandises ou en outils de surveillance. Il s’agit de tout mesurer, de réduire la vie à des données que l’on utilise et s’approprie à notre insu.

Au travail, les employés sont mis en concurrence les uns avec les autres à travers l’évaluation continue de leur performance : des individus, on fait des microentreprises. À la maison, chaque membre du ménage est réduit aux données qu’il génère, à un nuage dont personne ne perçoit pourtant l’ombre : des humains, on fait des profils. Entre les deux, tous les achats, les likes et les déplacements sont enregistrés, prêts à servir de boule de cristal pour le département marketing d’une multinationale ou d’un parti politique.
 

Solidement documenté, Big Data : faut-il avoir peur de son nombre? est non seulement une analyse percutante des dynamiques sous-jacentes au phénomène du Big Data, mais également un vibrant plaidoyer pour éviter que l’humain n’en soit réduit à devenir une forme de capital dont il faut uniquement mesurer le rendement.
 


 

Pierre Henrichon est traducteur et membre du conseil d’administration d’Écosociété. Militant depuis plus de quarante ans dans divers mouvements politiques, il a été président- fondateur d’Attac-Québec. Il s’intéresse depuis plusieurs années aux liens entre les sciences, les technologies et les évolutions sociales et politiques.


[à paraître le 22/10] Pierre Henrichon – Big data, faut-il avoir peur de son nombre ? - Cybernétique, dataveillance et néolibéralisme, des armes contre la société – Ecosociété – 9782897196080 – 16 €




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