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Livres, actualités : tout sur Albert Camus

Né en 1913 en Algérie, Albert Camus fait ses études à Alger, où il profite de ma bienveillance d'un de ses instituteurs, Louis Germain, pour lequel il conservera une reconnaissance intacte. Fréquentant un temps le Parti communiste algérien, il s'en éloigne rapidement et, en 1940, il quitte l'Algérie pour s'installer à Paris avec Francine Faure. Deux ans plus tard parait L'Étranger, premier roman et immense succès d'Albert Camus.

Le 03/01/2020

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03/01/2020

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L'essai Le Mythe de Sisyphe, lui aussi publié en 1942, fonde avec ce premier roman la philosophie de Camus, qui voit comme échappatoire à l'absurde la révolte. Souvent désigné comme « l'homme révolté » pour cette raison, Camus trouvera avec la Seconde Guerre mondiale des raisons de s'engager, notamment dans la Résistance contre l'occupant nazi. 

Son éloignement précoce du parti communiste se prolonge avec la condamnation du totalitarisme soviétique, tandis que ses opinions le mènent à une rupture avec l'auteur Jean-Paul Sartre en 1952. En 1957, le Prix Nobel de Littérature lui est décerné, quelques années avant l'accident de voiture qui lui coûtera la vie, en 1960.

Photo : Photographie d'Albert Camus après l'obtention du Prix Nobel de Littérature (United Press International, domaine public)

Extraits

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Philosophie

Situations. Tome 7, Octobre 1964 - Octobre 1966, Edition revue et augmentée

De mai 1958 à octobre 1964, Sartre est sur tous les fronts. Depuis le premier volume de Situations, on le sait curieux et perspicace ami des écrivains et des artistes : Albert Camus, Paul Nizan, André Masson, Merleau-Ponty, Andreï Tarkovsky... Le refus du prix Nobel de littérature et la tonalité polémique que Sartre lui donne viennent mettre le point final à ces pages consacrées aux lettres et aux arts. Ce qui, incontestablement, tient la première place, c'est le combat politique. La toile de fond en est le conflit algérien et, de manière plus générale, les conflits du Tiers Monde ; y apparaissent de grotesques figures, d'autres que Sartre juge plus pernicieuses et dangereuses pour la démocratie et la République, d'autres enfin qui sont à ses yeux porteuses d'espérance ou véritablement héroïques. Dans ce combat politique, Sartre fait flèche de tout bois : le polémiste y excelle, le moraliste y cisèle ses aphorismes ; la violence va jusqu'au cri, semble emporter l'écrivain au-delà de toute retenue. Mais il est enfin un autre Sartre plus humain, plus fraternel, celui qui part à la recherche de ses amis disparus, qui sont morts prématurément, absurdement, et à qui il faut rendre hommage ou justice : Camus, Nizan et Merleau-Ponty. Ces trois éloges funèbres sont également trois occasions de revenir sur soi, de comparer sa propre vie et celle de ceux qui ont disparu, de voir tout le chemin parcouru, tantôt avec eux tantôt sans eux ou contre eux, de jeter sur qui l'on fut un regard qui n'a nulle complaisance mais qui n'est pas sans tendresse.

11/2021

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Récits de voyage

Carnet vénitien

Ecrit en 1956 en français par une Vénitienne, publié à Paris sous l'égide d'Albert Camus, Carnet vénitien est à la fois l'oeuvre frontalière d'une écrivaine entre deux cultures, la française et l'italienne, mais aussi dans la vie de l'auteure qui va quitter Venise et Paris pour s'installer à Rome. Liliana Magrini en garde un souvenir nostalgique, comme une sorte d'âge d'or. Cette nostalgie imprègne son récit qui s'étend environ sur une année, débutant à la fin de l'été tout en réservant une grande place à l'hiver. La maison de Goldoni, les dentellières de Burano, le Fresco sur le Grand Canal, tout comme la fête annuelle des verriers ou les manèges de la rive degli Schiavoni sont autant d'étapes dans les incursions de l'auteure. Sans parler de ses habitants et leurs moeurs, petit peuple, gamins, jeunes gens, hommes et femmes, vieux et vieilles, ivrognes, clochards, sans-logis... de Venise, la Guidecca, du Lido ou de Chioggia...

11/2021

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Critique littéraire

Ecrire Marseille. 15 grands auteurs célèbrent la cité phocéenne

"Marseille n'est pas une ville pour touristes. Il n'y a rien à voir. Sa beauté ne se photographie pas. Elle se partage. Ici, il faut prendre parti. Se passionner. Etre pour, être contre. Etre, violemment. Alors seulement ce qui est à voir se donne à voir". Jean-Claude Izzo, Total KhéopsAlbert Camus, Simone de Beauvoir, Albert Cohen, Marcel Pagnol, Louis Brauquier, Maylis de Kerangal... 15 écrivains, marseillais de naissance ou d'élection, nous ouvrent, depuis l'Estaque jusqu'aux calanques, leur cité phocéenne.

11/2021

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Littérature française

Les grandes rencontres

On n'a jamais vu une telle réunion d'écrivains, une telle affluence de signatures ! Les classiques sont là : Molière, Corneille, Madame de Sévigné, La Rochefoucauld, Voltaire... Les modernes aussi : Sylvain Tesson, Albert Camus, Simone de Beauvoir, Tahar Ben Jelloun, Anaïs Nin, Grand Corps Malade, Patrick Modiano, Françoise Giroud... Les Grandes Rencontres, qu'on peut lire comme un récit ou comme une pièce de théâtre, est un livre ébouriffant que ces grandes plumes ont écrit malgré elles ! D'une manière très originale, Véronique Berger Grenier a emprunté des phrases à l'un et à l'autre et a fait discuter ces multiples écrivains sur les sujets les plus brûlants : l'amour, la vie, les autres, l'écriture... Voilà donc des conversations au sommet, profondes autant que plaisantes, graves autant que joyeuses. Comme l'écrit Gilles Costaz dans la préface, " impossible de ne pas se laisser emporter par la houle et par la foule assemblées. Ecoutez bien ces 668 invités. "

10/2021

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BD tout public

Bartleby le scribe

Un notaire engage dans son étude un dénommé Bartleby pour un travail de clerc, chargé de copier des actes. Au fil du temps Bartleby, qui s'est d'abord montré travailleur, consciencieux, lisse, ne parlant à personne, révèle une autre part de sa personnalité : il refuse certains travaux que lui demande son patron. Il ne les refuse pas ouvertement, il dit simplement qu'il "préférerait pas" les faire, et ne les fait pas. Et cette phrase revient alors systématiquement dans sa bouche : "I would prefer not to", traduite en français par "je préférerais pas". Peu à peu, Bartleby cesse complètement de travailler, mais aussi de sortir de l'étude, où il dort. Il ne mange rien d'autre que des biscuits au gingembre, et refuse même son renvoi par son employeur. Le dessinateur Stefano Ricci s'empare de cette oeuvre majeure d'Herman Melville de 1853 et la transpose dans notre monde du XXI ? siècle. Je préférerais pas... : avec cette petite phrase apparemment inoffensive de Bartleby, c'est toute la logique productiviste du XIX ? siècle qui vacille. Une phrase qui résonne encore aujourd'hui. Après Céline par Tardi, Albert Camus par José Munoz, Romain Gary par Sfar, la collection Futuropolis/Gallimard confirme sa place d'exceptionnelle collection des grands écrits littéraires illustrés.

10/2021

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Littérature française

Arrière-pays

Ce livre rassemble des textes politiques et littéraires (certains inédits) écrits par Daniel Rondeau depuis 1984 jusqu'à nos jours. Au début des années 70, l'auteur avait passé quatre années de sa vie à l'usine comme établi. Ayant quitté l'usine et le militantisme (après constat de mission impossible), il fait l'expérience du désenchantement, sans jamais renoncer à comprendre son temps. Accroché à la barre de son arche de papier, il renoue avec la politique, la plume à la main, pour des causes (Pologne, Liban, Sarajevo - Belgrade, boat people de Méditerranée, chrétiens d'Orient, Tombouctou, indépendance de l'Europe, les banlieues abandonnés) menacées par l'indifférence ou le mensonge. L'obsession de l'Europe apparait dès les premiers textes (1984). Pas celle des quotas laitiers : l'Europe des livres et des écrivains. La littérature et la culture, oubliées par les politiques, ont fait de notre continent une terre de civilité, engloutie par un désastre qui dure et se renouvelle. L'Europe sans âme et sans histoire qu'ils nous ont faite et que nous avons laissé faire est vouée à la dislocation ou à la servitude. Tous ces textes parlent bien sûr de la globalisation. Nous sommes connectés avec le monde entier alors que notre passé, criblé au laser de l'anachronisme permanent, crédité de nombreux crimes, est déféré au tribunal du présent, qui en destitue les héros et ordonne le déboulonnage de nos statues. Ce double mouvement, connexion / déconstruction, fonctionne comme une machine à fabriquer des égarés. Sur tous les continents, mais principalement en Europe, des provinces démembrées de vieux pays, archipels intérieurs de pauvreté et de souffrance, nouveaux déserts pour l'esprit et le coeur, disparaissent des tableaux d'affichage de la mondialisation, en même temps que la remise en cause du passé nous ampute d'une part fondatrice de nous-mêmes. La planète rétrécie, banalisée, dépoétisée est laminée par les rouleaux compresseurs de l'uniformité. Rondeau écrit avec sa raison et avec son coeur. Cette alliance de la raison et du coeur n'a pas cessé d'exister, depuis Dom Mabillon, cet historien du XVIIème siècle qui, de sa bibliothèque de Saint-Germain-des-Prés, fit rayonner dans toute l'Europe une façon française de penser et d'écrire l'histoire, jusqu'à Albert Camus.

09/2021

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Manga

La peste Tome 2

Le mangaka japonais Ryota Kurumado adapte pour la première fois en manga le chef d'oeuvre d'Albert Camus, prix Nobel de littérature. Lorsque le concierge du docteur Rieux meurt brutalement d'une maladie inconnue, la lumière se fait alors dans son esprit : la peste s'est abattue sur la ville. Une course contre le temps s'engage alors pour Rieux qui, malgré les réticences des autorités, organise la résistance face à l'épidémie qui menace de se répandre.

09/2021

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Manga

La peste Tome 1

Le mangaka japonais Ryota Kurumado adapte pour la première fois en manga le chef d'oeuvre d'Albert Camus, prix Nobel de littérature. Oran, années 1940. De plus en plus de rats sont retrouvés morts dans les rues, semant la confusion chez les habitants. Une situation qui inquiète le jeune docteur Bernard Rieux et où l'indécision pourrait avoir des conséquences terribles.

09/2021

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Critique littéraire

Toute ma vie. Journal intégral, Tome 3. 1946-1950

Julien Green (1900-1998) a tenu son journal de 1919 à sa mort. Le texte paru en 19 volumes de 1938 à 2006 n'est pas le texte intégral, comme Julien Green l'a indiqué dans les préfaces aux éditions successives, mais un choix opéré parmi des notes journalières prises tout au long d'une vie dont les dates se confondent avec celles du XXe siècle dans sa presque totalité. Ouvre monumentale qui couvre soixante-dix ans de la vie de l'écrivain, le Journal de Julien Green n'avait pourtant jamais été publié dans sa version intégrale et définitive. L'auteur en avait délibérément écarté les pages les plus intimes, jugeant impubliable de son vivant cette " confession qui rétablissait la vérité ". Mais il se déclarait favorable à ce qu'elle fût exhumée le moment venu. C'est chose faite aujourd'hui grâce à cette édition conçue et présentée par Guillaume Fau, Carole Auroy, Alexandre de Vitry et Tristan de Lafond. Ce troisième volume couvre la période 1946-1950, celle de la réinstallation Green à Paris, au retour des années d'exil passées aux Etats-Unis. L'écrivain reprend pied dans la vie intellectuelle, artistique et mondaine, aux côtés de son compagnon de vie, Robert de Saint Jean, et d'Anne Green, sa soeur. Il retrouve les écrivains dont il fut l'ami et le con dent durant l'entre-deux-guerres, André Gide, François Mauriac, Jean Cocteau, Jacques Maritain, surtout. Mais il est aussi confronté à une génération nouvelle d'auteurs qui, de Jean-Paul Sartre et Albert Camus à Jean Genet, bouleverse quelque peu son univers littéraire. Auprès de lui se renforcent dans le même temps le rôle et l'influence de religieux qui vont devenir ses interlocuteurs quasi quotidiens et les témoins de son évolution intérieure. Au début des années 1950, on voit s'ouvrir pour l'auteur de nouveaux horizons : celui du théâtre, d'abord, forme d'expression pour lui inédite ; celui, aussi, d'un infléchissement de sa vie personnelle avec la rencontre d'Eric Jourdan, son futur fils adoptif.

09/2021

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BD tout public

Kazantzaki Tome 1 : Le regard crétois 1883-1919

De Nikos Kazantzaki, la majorité des Français ne connaît que les romans Alexis Zorba et La Dernière Tentation, adaptés au cinéma. Pourtant, cet écrivain né en Crète sous la domination ottomane, dont la jeunesse fut marquée par les persécutions de l'occupant, est un des plus grands penseurs grecs du XXe siècle. Auteur de romans, de récits, de théâtre, d'essais, il fut l'élève de Bergson et découvrit Nietzsche dont la philosophie l'inspira toute sa vie. Il se nourrit également de la figure du Christ, de Bouddha, de Lénine. Homme d'action, il participa à la première guerre balkanique, organisa le rapatriement de centaines de milliers de Grecs du Caucase. Nikos Kazantzaki est un auteur à la personnalité complexe, riche de contradictions, souvent mal compris par ses contemporains. Admiré par Albert Camus et Einstein, ami d'Albert Schweitzer, il consacra sa vie à l'ascension d'un sommet de spiritualité tout en conservant un attachement viscéral à sa terre crétoise et au combat pour la justice sociale.

09/2021

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Critique littéraire

Homère pour Astéropée

Je découvre Homère à l'âge de douze ans. Monsieur Bron inflige à ses élèves de "quatrième" l'heureux supplice de mettre brièvement en vers la rencontre d'Ulysse et de Nausicaa. Celle-ci me laissa une image idéale de la jeune fille telle que la rêve tout être épris de beauté et de pureté. Je lus plus tard quelques pages imprudentes d'Albert Camus sur "l'exil d'Hélène", qu'il regrettait. Non, il n'y a pas à regretter l'exil d'Hélène ; nous devons à cette garce, qui ne cesse jamais d'être parmi nous, hélas, la guerre de Troie et toutes les guerres consécutives. C'est Nausicaa que nous avons exilée, avec elle l'édénique pays des Phéaciens et son écologie intégrale. Peu me chaut l'érudition. Je n'ai en la science, dès qu'elle prétend se fourvoyer où elle n'a guère de prises, que peu de foi. Georges Bataille après Nietzsche souligne que toujours inachevée elle n'est que le produit de la volonté de science. Que peut-on savoir, savamment, par exemple des relations intimes d'Achille et de Patrocle ? Je m'en suis rapporté non à l'érudition moderne mais à l'opinion d'Eschine ou d'Eschyle. Cela n'est qu'un détail. Plus gravement (? ) j'ai pris le parti de lire Homère non avec les lorgnons des doctes mais avec le libre, l'espiègle, le subversif regard du vivant que je suis chrétien que je suis dans le temps où je suis...

06/2021

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Histoire de France

La victoire en pleurant. Alias Caracalla (1943-1946)

Les lecteurs d'Alias Caracalla vont retrouver dans le deuxième volume des Mémoires de Daniel Cordier le même bagarreur épris d'idéal et de sacrifice, le même témoin candide mais scrupuleux de la grande histoire, le même jeune homme sensible, avide d'art et de culture, le même timide trop fier pour ne pas souffrir de ses faiblesses, le même ami fidèle multipliant les rencontres avec des êtres d'exception. La Victoire en pleurant prend la suite d'Alias Caracalla, immédiatement après l'arrestation de Jean Moulin, en juin 1943, et accompagne Daniel Cordier jusqu'en janvier 1946, moment où il démissionne des services secrets quand le général de Gaulle quitte le pouvoir. On le retrouve accomplissant son harassante besogne de pivot de la Délégation du Comité français de la Libération nationale, avec une lassitude croissante et au milieu de dangers toujours plus menaçants. On l'accompagne dans ses vacances improvisées ; dans ses conversations avec Jean-Paul Sartre, Albert Camus ou Raymond Queneau ; dans son internement en Espagne ; à la tête de son " agence de voyage " de Londres, où il contribue de son mieux à la réussite du Débarquement ; dans son douloureux retour en France à l'automne 1944 ; dans ses fonctions au sein des services secrets, à l'intersection de la Résistance et du pouvoir politique. On l'entend s'entretenir avec Raymond Aron ou André Malraux. On est à ses côtés, quand il retrouve ses amis rentrant de déportation. Il y demeure le même, avec sa loyauté, ses emportements, sa passion, ses doutes, ses fous rires inattendus ou ses larmes. Toujours fidèle à son engagement au service de la liberté.

06/2021

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Littérature française

La tendre indifférence

"La tendre indifférence du monde" s'est abattue sur "L'étranger" d'Albert Camus qui apparaît ici comme témoin ou puissance tutélaire. S'il est vrai que sur ce rivage où les dieux parlent dans le soleil, le cri de ralliement des jeunes pousses étaient "Tant pis si j'en crève ! ", il n'en reste pas moins que tous avaient un amour immodéré de la vie des sens et de la jouissance des heures claires. Sous divers masques et sur quelques portraits en pied, le narrateur fait tourner, au cadran de l'Algérie d'avant, l'ardente aiguille qui marque tous les temps de bonheur qui jalonnèrent sa vie.

05/2021

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Guides de France

Les plus belles randonnées. Lacs et cascades autour du Mont-Blanc

35 itinéraires pour découvrir les lacs et cascades autour du mont Blanc. Existe-il plus apaisant plaisir que de contempler le reflet de cimes dans les eaux cristallines d'un lac de montagne ? Peut-être celui de se laisser emporter à la méditation par le son perpétuel d'une cascade et la vision de ces flots qui semblent s'écouler à l'infini... Avec Albert Camus, dans son Mythe de Sisyphe, on admet que la lutte vers les sommets suffit à combler le coeur de l'homme. On peut cependant estimer que le spectacle d'une étendue d'eau l'apaise ; douceur, silence, sérénité, quiétude, voilà de généreux présents que nous offre Dame nature ! Il y a des lacs grandioses, des lacs mystérieux, des lacs d'altitude, des nappes limpides et d'autres colonisées par la végétation. Ils sont parfois en voie de disparition, comme celui de Charamillon, au col de Balme, ou celui de la Marmotte, en val Veni. D'autres naissent de la fonte des glaces, comme à Bionnassay, ou sous la langue terminale de la Mer de Glace. Paradis des enfants, où ils développent spontanément leurs terrains de jeux, ou sources d'inspiration des artistes, célébrons leur existence, ressentons cette onde de bien-être délivrée par la seule contemplation ! Nul besoin d'être un marcheur ultra entraîné pour découvrir les 35 itinéraires que nous propose Pierre Million dans son guide. L'Arve et sa source à proximité du col de Balme feront l'objet du premier chapitre, avec le lac de Catogne. Pourquoi ignorer aussi la chute de l'Arveyron, son petit frère, et les deux petits lacs nés de la "disparition" de la Mer de Glace ? L'inventaire de l'auteur se limite à la région du Mont-Blanc, autant dans le versant français que chez nos voisins du val Ferret, du val Veni, de la retenue d'Emosson.

05/2021

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Littérature française

Mon cher Albert. Lettre à Camus

"J'ai besoin d'invoquer votre visage, le fantôme de votre présence pour instaurer entre nous un tant soit peu d'intimité épistolaire. [...] me mettre dans vos pas, revisiter les moments de votre vie étroitement noués à votre oeuvre. l'une et l'autre inscrivent en profondeur leurs effets de résonance en moi." En native de la même terre, Martine Mathieu-Job interroge avec une affectueuse complicité le lien d'Albert Camus à l'Algérie en s'intéressant surtout à deux périodes clés : son enfance, qui a nourri un rêve utopique brisé par l'histoire coloniale, et les années trente qui ont forgé son éducation esthétique et politique. Sous le signe d'une Méditerranée lumineuse et tragique, le dialogue avec le "philosophe-artiste" aide plus que jamais à penser les questions toujours brûlantes du rapport à l'altérité, à la justice, à la haine et à la solidarité.

05/2021

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Littérature française

Mémoires d'outre-vies Tome 1 : Je me retourne, sidéré...

"Après trois quarts de siècle qui ont laissé des encoches, des brûlures et des blessures dans ma mémoire, les hasards d'une existence et d'une carrière non programmée ayant fait que je me suis retrouvé au coeur de la plupart des événements qui ont façonné le monde d'aujourd'hui, je me retourne, sidéré... Comment est-il possible que j'aie vécu tout ça ? " La vie de Jean-François Kahn est un véritable roman. Le roman d'un homme fasciné par l'Histoire et par l'art de décrypter l'Histoire : le journalisme. Observateur des folies du communisme, des dérives du colonialisme, de la montée de l'extrême droite, le grand reporter raconte enfin, dans ce premier tome de ses mémoires, sa traversée d'un siècle fou, où l'on croyait tout possible - et où tout fut possible, hélas. Se retournant sur sa vie, et tout étonné encore des événements dont il fut le témoin, il nous livre un récit plein d'aventures et de drôlerie, traversé de révolutions et de coups d'Etat, de guerres extérieures et intestines, d'humanisme et de terreur, de misères et de servitudes - bref, de bruit et de fureur, de rires et de larmes. Conteur formidable, il offre aussi aux lecteurs des portraits saisissants de Nasser et de Che Guevara, d'Albert Camus et d'André Malraux, de de Gaulle et de Mitterrand, d'Hubert Beuve-Méry et de Françoise Giroud. Les mémoires de la mémoire du siècle.

05/2021

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Littérature française

Lettre de noblesse

Dans cette "Lettre de noblesse" , l'auteur nous raconte sa propre histoire à travers le voyage. Issu d'une famille pauvre de la banlieue dakaroise, il rêve d'aller poursuivre ses études de sciences humaines dans les pays d'Europe pour, plus tard, rentrer et aider sa famille à sortir de la misère. L'eldorado qu'on lui a tant vanté est revêtu d'illusions et parsemé d'obstacles. Tiraillé entre la pression du bled et la réalité de l'Europe, il se battra de toutes ses forces pour gagner sur les deux plans. Ainsi se dessine son évolution, semée d'embûches dans la restauration. Au plus bas de l'échelle, jusqu'à la table préférée de Jean-Paul Sartre et Albert Camus, à la Coupole de Paris.

05/2021

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Littérature française

L'unique, Maria Casarès [EDITION EN GROS CARACTERES

Elle a " le génie de la vie " disait d'elle Albert Camus. Ils se sont aimés pendant seize ans. Elle, c'est Maria Casarès. Appétit d'ogre, rire tapageur, sensualité brûlante, sommeil de plomb, elle naît et grandit en Galice, fuit Franco en 1936, et arrive à Paris à l'âge de 14 ans. Vite, elle veut apprendre cette impitoyable langue française, devenir actrice. Rien ne l'arrête, ni les refus au Conservatoire, ni les codes parisiens. Bientôt son talent conquiert Carné (Les Enfants du paradis), Bresson (Les Dames du bois de Boulogne), Cocteau (Orphée), et surtout le théâtre, Vilar, Avignon. Et Gérard Philipe, dont elle a été l'amante. Elle, c'est d'abord une femme libre. Un récit qui se lit comme un roman. Edition adaptée facile à lire : malvoyance ; fatigue visuelle ; troubles de l'apprentissage ; troubles cognitifs ; troubles DYS ; dyslexie ; dysgraphie ; TDA/H ; alphabétisation, FLE.

04/2021

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Histoire internationale

La terre, l'étoile, le couteau. Alger, le 2 août 1936

Un beau dimanche de l'été algérois... Ce matin-là, quelque quinze mille participants se rassemblent au Stade municipal, à Belcourt, où le Congrès musulman algérien, formé deux mois plus tôt, rend compte de ses entretiens avec le gouvernement de Front populaire. Messali Hadj, venu par surprise de Paris où il dirige l'Etoile nord-africaine, dénonce la perspective de "?rattachement à la France?" prônée par le Congrès et reçoit un triomphe lorsqu'il proclame : "?Cette terre n'est pas à vendre ! ?". Au même moment, dans la Basse Casbah, le muphti d'Alger est poignardé en pleine rue, crime dont l'administration s'empresse d'imputer l'initiative au cheikh El-Okbi, figure algéroise du réformisme musulman. Le meeting. Le discours. Le meurtre. Nourrie de nombre d'archives et témoignages inédits, cette enquête restitue au plus près le déroulement, d'un bout à l'autre de la ville, de cette matinée décisive. A l'encontre de bien des relectures biaisées, elle en étudie les suites pour les diverses forces politiques algériennes et l'essor ultérieur du combat indépendantiste. Reprenant les pièces du procès El-Okbi et le compte-rendu quotidien qu'en fit le jeune Albert Camus dans Alger républicain, elle remet au jour ce qu'étaient déjà les pratiques coloniales de la provocation et de la torture, et réunit des éléments neufs qui pourraient lever le mystère du dossier criminel. Dès ce 2 août 1936, l'appel à une "?Constituante élue au suffrage universel sans distinction de race et de religion ! ?" liait dans une même exigence de souveraineté, l'affirmation d'une nation et l'exigence de la démocratie. Mais n'est-ce pas à cette "?seconde indépendance?" d'où, après plus d'un demi-siècle d'autoritarisme, naîtrait une société fraternelle, pluraliste, unie dans sa diversité, qu'aspire le peuple algérien depuis que, fort de toute sa jeunesse, il tente de se ressaisir de son destin ?

04/2021

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Critique littéraire

Au temps du coronavirus. Chroniques d'un monde en quête de remède

De Gabriel García Márquez à Philip Roth, Boccace, Albert Camus ou Thucydide, la recherche existentielle d'Hanz Gutierrez atteint son apogée avec la lecture pastorale des Psaumes de David. S'inspirant de grands classiques de portée universelle et intemporelle, il porte un regard neuf et plein d'acuité sur une crise qui en rappelle d'autres, ouvrant ainsi des voies insoupçonnées. Si la littérature ne fournit pas de réponses immédiates aux maux d'aujourd'hui, elle peut nourrir la réflexion qui nous aidera à tracer notre propre chemin, personnel ou collectif. C'est ce que montre l'auteur avec érudition et brio, dans ce recueil de chroniques élaborées au moment où la pandémie de coronavirus embrase tous les pays du monde les uns après les autres.

03/2021

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Actualité et médias

Le courage de la nuance

"Nous étouffons parmi des gens qui pensent avoir absolument raison", disait Albert Camus, et nous sommes nombreux à ressentir la même chose aujourd'hui, tant l'air devient proprement irrespirable. Les réseaux sociaux sont un théâtre d'ombres où le débat est souvent remplacé par l'invective : chacun, craignant d'y rencontrer un contradicteur, préfère traquer cent ennemis. Au-delà même de Twitter ou de Facebook, le champ intellectuel et politique se confond avec un champ de bataille où tous les coups sont permis. Partout de féroces prêcheurs préfèrent attiser les haines plutôt qu'éclairer les esprits. Avec ce livre, Jean Birnbaum veut apporter du réconfort à toutes les femmes, tous les hommes qui refusent la "brutalisation" de notre débat public et qui veulent préserver l'espace d'une discussion aussi franche qu'argumentée. Pour cela, il relit les textes de quelques intellectuels et écrivains qui ne se sont jamais contentés d'opposer l'idéologie à l'idéologie, les slogans aux slogans. Renouer avec Albert Camus, George Orwell, Hannah Arendt, Raymond Aron, Georges Bernanos, Germaine Tillion ou encore Roland Barthes, ce n'est pas seulement trouver refuge auprès de figures aimées, qui permettent de tenir bon, de se tenir bien. C'est surtout retrouver l'espoir et la capacité de proclamer ceci : dans le brouhaha des évidences, il n'y a pas plus radical que la nuance.

03/2021

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Littérature française (poches)

Maximes et pensées. Caractères et anecdotes

Un enfant naturel, admirablement doué, beau comme l'Amour, qui ne fait la conquête de la haute société que pour lui dire son mépris et laisser la plus cruelle peinture des dernières années de l'Ancien Régime. La Révolution survenue, Chamfort s'y jette à corps perdu. Mais ce dernier des justes ne supporte pas ce que Robespierre et Marat imposent de violence et de sang à l'action politique et il tente de se tuer "dans des circonstances si horribles, écrit Albert Camus, qu'elles donnent sa dimension exacte à cette tragédie de la morale" . Chamfort est "le moraliste de la révolte" et son oeuvre "le récit d'une négation de tout qui finit par s'étendre à la négation de soi, une course vers l'absolu qui s'achève dans la rage du néant" .

03/2021

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Sports

Collisions. Au coeur des crashs qui ont tué nos légendes

Enquête sur la disparition tragique de dix légendes Ces dix destins célèbres ont un point commun : ils ont tous été brisés par un tragique accident de voiture. Racontés comme jamais et exposés par de nouveaux détails révélés ici pour la première fois, Collisions livre un récit inédit au coeur des minutes cruciales qui ont stoppé ces dix icônes mondiales. L'acteur mythique James Dean, la danseuse Isadora Duncan, l'écrivain Albert Camus, l'actrice et chanteuse Jayne Mansfield, la star du rock Eddie Cochran, les pilotes Bruce McLaren et Ayrton Senna, les princesses Diana Spencer et Grace Kelly, Paul Walker, l'acteur vedette de la saga Fast and Furious. Les enquêtes de Collisions ont nécessité de longs voyages et de longues recherches, difficiles et complexes. Certains faits exposés ici sont rigoureusement absents de toute biographie ou récit d'accidents. Avant de mourir brisées dans l'acier cinétique, ces dix légendes ont toutes subi de lourds traumatismes dans l'enfance ou l'adolescence dont ils se sont relevés avec bravoure. Isadora Duncan perd ses deux enfants dans un accident de voiture. Albert Camus est condamné à vivre avec une tuberculose incurable qui peut le tuer d'un jour à l'autre. Bruce MacLaren souffre le martyre toute sa vie à cause d'un problème de nécrose osseuse pour lequel il n'existe aucun remède. Même Ayrton Senna doit surmonter une paralysie faciale qui aurait empêché n'importe quel pilote de courir. Tous ont puisé leur force et leur fureur de vivre dans leurs souffrances. Leurs destins pourraient se résumer au titre chanté par Eddie Cochran " Live Fast, Love Hard, Die Young ". Auteur d'une trentaine de polars et d'essais, Bob Garcia est un spécialiste de course automobile, accrédité par les instances sportives pour couvrir plusieurs épreuves reines de l'endurance dont les 24 Heures du Mans et les 6 Heures de Spa-Francorchamps WEC.

02/2021

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Littérature française

Judoka

Qu'est ce qui détermine un caractère, une inclination, un destin ? Peu et beaucoup de choses à la fois. Eventuellement, un lieu géographique ou un milieu social. Peut-être la fréquentation d'un mentor ou l'emprise d'une passion. Une éducation, de toute évidence. Né il y a soixante ans de parents optimistes, persuadés du bon fonctionnement des institutions républicaines et installés par choix aux Minguettes, en banlieue lyonnaise ; d'emblée confronté à la diversité des origines et des statuts dans un environnement sans contrainte, Thierry Frémaux se penche avec curiosité sur le chemin parcouru. "Je ne serais pas arrivé là, si... " En remontant le cours de sa vie, le directeur de l'Institut Lumière et Délégué général du Festival de Cannes, familier de la planète cinéma dans son ensemble, de ses institutions comme de ses stars, constate, non sans surprise, que c'est sans doute la pratique du judo qui a déterminé avec le plus d'efficience et de constance ses goûts et sa personnalité. Un exercice qu'il pratiqua avec ardeur et assiduité (jusqu'à devenir ceinture noire ! ), mais qui, surtout - pour paraphraser la célèbre confidence d'Albert Camus à propos du football -, lui a apporté ce qu'il sait "de plus sûr à propos de la morale et des obligations des hommes" . De l'enfance au judo, du judo au cinéma qui nourrit aussi grandement ce récit réjouissant et passionnant, Thierry Frémaux reconstitue l'ossature d'une vie à l'aune d'un art empreint de sagesse. Celui qui lui a offert les bases d'un savoir-vivre ensemble où le respect de l'autre, le contrôle de soi, la modestie et le courage jouent le rôle le plus important.

02/2021

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Littérature française

Buveuse de fronts

Qu'est-ce qu'une buveuse de fronts ? Une alchimiste transformant le sang en encre ? Une audacieuse affrontant la guerre ? Ou une lectrice de Marc Bloch pour qui "les hommes ressemblent plus à leur temps qu'à leurs pères" ? La narratrice donne une voix à celles et ceux qui n'en ont jamais eu, à René et à sa famille ballottés de 1914 à 1959 dans les péripéties d'une existence mouvementée où les guerres reviennent régulièrement. Les générations successives écrivent ainsi à leur insu l'héritage familial. Et les liens explorés montrent la complexité de la mémoire. Les personnages, sortis d'un album sépia, savent insuffler l'air des héros du quotidien et en possèdent l'humanité. Quand les conflits se reproduisent au XXIe siècle avec des fronts plus mouvants et d'un autre genre, la maison familiale des Ardennes demeure toujours un refuge sûr quand on doit quitter Noisy-le-Sec, dans la banlieue parisienne. L'exode comme un refrain... Puisque le vrai tombeau des morts est le coeur des vivants, il faut entreprendre ce voyage dans le temps pour le vérifier, s'y perdre, le vivre, sans connaître le comment et le pourquoi. Se laisser happer pour se trouver. Devenir enfin le maître des horloges. Abandonner les heures et les jours ordinaires. Et comprendre que la mémoire fonde l'identité. Au bar de l'Histoire, elle boit, n'oublie rien et malgré elle, trinque avec Albert Camus : "Au lendemain des grandes crises historiques on se retrouve aussi mécontent et malade qu'au matin qui suit une nuit d'excès. Mais il n'y a pas d'aspirine pour la gueule de bois historique".

01/2021

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Philosophie

Ré-humaniser le monde

Ré-humaniser le monde se propose de dresser un état des lieux des sociétés concernées par une forte élévation du niveau de vie, sous l'égide de la terrible prémonition de René Char : "Etrange faillite que celle de notre civilisation qui naufrage à l'instant de son triomphe." De l'ensauvagement au discrédit démocratique, de la nostalgie de la croyance à la crise des Etats-nations, de la fin de l'hospitalité à la société du mépris, de la propagande de masse au "jouir-à-tout-prix", cet essai procède à une mise en dialogue d'écrivains, de philosophes et de spécialistes des sciences sociales en écho avec leurs aînés : Hannah Arendt, Albert Camus, Jacques Ellul, Paul Valéry, Edmund Husserl, Léon Tolstoï... Dans l'espoir qu'advienne, selon les mots de René Char, "l'homme à tête de nouveau-né".

01/2021

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Histoire internationale

Alger. De l'Antiquité à l'Algérie française

Alger est une étoile qui brille au sud de la Méditerranée depuis plus de trente siècles. Baptisée Exoci par Hercule, oubliée ou presque par Saint Augustin, elle a été sanctifiée par "L'italienne à Alger" et son amoureux. Devenue El Djezaïr avec Barberousse, elle fût ensuite désirée par Charles Quint, dédai­gnée par le Roi-Soleil et même marchandée par le Directoire. Mais c'est Boutin qui l'a conçue sous Napoléon. Il aura été notre Lawrence d'Algérie avant d'être le Roméo d'une belle Juliette anglaise. Conquise en 1830 sous Charles X, remportée par Bugeaud sur Abd el-Kader, Alger est alors colonisée par la France durant 132 ans, après trois siècles de régence turque. Elle est morte en 1962 après le mensonge gaulliste, mais le naufrage du Général a fait du martyre des Pieds-Noirs - ô merveilleux malheur - une belle Odyssée. Et l'étoile d'Alger brillera encore longtemps grâce à quelques hommes qui l'ont faite, de Saint Augustin à Albert Camus.

01/2021

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Littérature française

La vie libre. Discours de Suède

"Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n'ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S'il m'est nécessaire au contraire, c'est qu'il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes." Albert Camus

11/2020

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Philosophie

Situations. Tome 6, Edition revue et augmentée

De mai 1958 à octobre 1964, Sartre est sur tous les fronts. Depuis le premier volume de Situations, on le sait curieux et perspicace ami des écrivains et des artistes : Albert Camus, Paul Nizan, André Masson, Merleau-Ponty, Andreï Tarkovsky... Le refus du prix Nobel de littérature et la tonalité polémique que Sartre lui donne viennent mettre le point final à ces pages consacrées aux lettres et aux arts. Ce qui, incontestablement, tient la première place, c'est le combat politique. La toile de fond en est le conflit algérien et, de manière plus générale, les conflits du Tiers Monde ; y apparaissent de grotesques figures, d'autres que Sartre juge plus pernicieuses et dangereuses pour la démocratie et la République, d'autres enfin qui sont à ses yeux porteuses d'espérance ou véritablement héroïques. Dans ce combat politique, Sartre fait flèche de tout bois : le polémiste y excelle, le moraliste y cisèle ses aphorismes ; la violence va jusqu'au cri, semble emporter l'écrivain au-delà de toute retenue. Mais il est enfin un autre Sartre plus humain, plus fraternel, celui qui part à la recherche de ses amis disparus, qui sont morts prématurément, absurdement, et à qui il faut rendre hommage ou justice : Camus, Nizan et Merleau-Ponty. Ces trois éloges funèbres sont également trois occasions de revenir sur soi, de comparer sa propre vie et celle de ceux qui ont disparu, de voir tout le chemin parcouru, tantôt avec eux tantôt sans eux ou contre eux, de jeter sur qui l'on fut un regard qui n'a nulle complaisance mais qui n'est pas sans tendresse.

10/2020

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Philosophie

La philosophie selon Kaamelott

Le royaume philosophique de Kaamelott Kaamelott fourmille de références philosophiques : les définitions du pouvoir d'Arthur et Léodagan rappellent les modèles de contrat social de Rousseau et de Hobbes, la Dame du Lac interroge l'existence de Dieu à la Descartes... Quant à Perceval, sa conception bien à lui du monde qui l'entoure n'est pas sans rappeler les réflexions sur l'absurde d'Albert Camus. Sans compter les références philosophiques qui habitent tous les autres personnages loufoques de cet univers que nous adorons depuis leur apparition il y a une dizaine d'années.

10/2020

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Poches Littérature internation

Dévotion

C'est une histoire d'obsession qui anime Patti Smith. Une obsession créatrice, que l'on retrouve sous différentes formes dans cet ouvrage très personnel. De passage à Paris, l'artiste observe tout et absorbe tout. A la manière d'un journal intime, elle retranscrit ses impressions qui viendront nourrir "Dévotion", la nouvelle qui compose le coeur du livre et lui donne son titre. C'est en quittant la capitale à bord d'un train que l'inspiration la saisit. L'histoire d'une jeune fille et de son obsession pour le patin à glace ; celle d'un homme à l'intelligence cruelle, obnubilé par sa quête d'objets précieux. L'oeuf au plat parfaitement rond du café de Flore où elle a pris son petit déjeuner la veille se transforme alors en étang gelé. L'esprit libre de Simone Weil dont elle a recherché la tombe quelques jours plus tôt se réincarne dans l'énigmatique personnage d'Eugenia. Dans ce conte poétique et glaçant, Patti Smith revisite le Faust de Goethe au féminin. Enfin, l'auteur achève son voyage en se rendant dans la maison familiale d'Albert Camus, où elle est autorisée à parcourir le manuscrit inachevé du Premier Homme, la rapprochant un instant de l'un de ses grands modèles. Un aperçu émouvant de son processus d'écriture mais aussi une réflexion sur ce qui la pousse à écrire, encore et toujours.

10/2020

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Critique littéraire

Epistolaire, Revue de l'Aire N° 46/2020 : Albert Camus

SOMMAIRE : Geneviève Haroche-Bouzinac, Avant-propos. Dossier : ALBERT CAMUS EPISTOLIER Anne Prouteau et Agnès Spiquel, Ouverture. - DIALOGUES EPISTOLAIRES. Marie-Thérèse Blondeau, "Camus-Grenier : un ami capital" . - Françoise Kleltz-Drapeau, "Ecrire "un roman d'amour" : la correspondance avec Maria Casarès" . - Laurent Bove, "L'absurde et l'esprit d'orthodoxie. La correspondance A. Camus-F. Ponge" . - Samantha Novello, "Un "Mythe de Sisyphe en action" : la correspondance en tant qu'espace politique chez Camus et Chiaromonte" . - Christian Phéline, "D'amitié, en réplique, imaginaire... la lettre publique dans tous ses états" . - L'AMITIE AU SERVICE DE L'OEUVRE. Pierre-Louis Rey, ""Cher ami"" . - Alexis Lager, "La correspondance de Camus avec les poètes : "un long débat avec la poésie" ? " . - David Walker, "Camus - Lettres et théâtre" . - Hans Peter Lund, "L'oeuvre à l'épreuve du doute dans la correspondance d'Albert Camus" PERSPECTIVES Sophie Rothé, "Mutisme, censure et révolte de l'épistolier : Mirabeau à Vincennes" . - Marie Dupond, "La correspondance du géomètre Gaspard Monge (1746-1818). Pratique scientifique et action publique" . - Motasem Alrahabi, Pauline Flepp, Camille Koskas : "Polémiques dans le rituel épistolaire : le cas des correspondances Ponge et Paulhan" . - Béatrice Vernier, "Le Bruit des clés d'Anne Goscinny. Epistolaire et recherche de filiation" CHRONIQUES Guy Basset, Etat de la question : La correspondance d'Albert Camus. - Karin Schwerdtner, "Leïla Sebbar : son oeuvre, ses lettres, ses fragments" , Entretien avec Karin Schwerdtner. - Benoit Melançon, Le Cabinet des Curiosités Epistolaires. RECHERCHE Bibliographie (Agnès Cousson et alia.). - Comptes rendus. - Résumés du Dossier et des Perspectives

09/2020

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Théâtre

AmericCamus 1959. Albert Camus en Amérique maccarthyste

Dans les années 50, le maccarthysme sévissait aux Etats-Unis. Le sénateur Joseph McCarthy encourageait les Américains à dénoncer les "espions communistes" imaginaires qui auraient infiltré le pays. Durant cette "peur rouge" , des dizaines de milliers de personnes étaient accusées, déclarées coupables, puis renvoyées de leur travail. L'auteur de cette pièce a imaginé Albert Camus à l'automne 1959, quelques mois avant sa mort. Invité par Germaine Brée, son amie de la Résistance, il s'est rendu dans la région de Chicago, encore gravement touchée par la peste maccarthyste.

06/2020

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Actualité et médias

Tracts de crise. Un virus et des hommes 18 mars/11 mai 2020

Les "Tracts de crise" ont paru en édition numérique durant le confinement, tous liés à la circonstance de la crise épidémique. Leur recueil ne prétend rien résumer ; mais il dit beaucoup sur notre temps, sorti de ses gonds pendant des mois. L'événement a agi comme un "grand révélateur", individuel et collectif, dont ces "Tracts" seront la trace durable. Chacun pourra comprendre que seuls entre quatre murs, nous n'étions pas seuls au monde. C'est une bonne nouvelle, dont il faudra se souvenir. Avec les textes de Régis Debray, Erri De Luca, Cynthia Fleury, Danièle Sallenave, Pierre Bergounioux, Stéphane Velut, François-Henri Désérable, René Frégni, Didier Daeninckx, Arthur Dreyfus, Patrick Kéchichian, Pascal Ory, Michel Crépu, Johann Chapoutot, Pierre Jourde, Vincent Raynaud, Antoine Garapon, Arthur Dénouveaux, Thierry Laget, Claire Fercak, Alain Badiou, Erik Orsenna, Amaury Nauroy, Adèle Van Reeth, Etienne Klein, Anne Sinclair, Alain Borer, Philippe Videlier, Annie Ernaux, Ingrid Astier, Frédéric Boyer, Alexandre Postel, Nancy Huston, Jean-Paul Demoule, Alessandro Baricco, Tsolag Paloyan, David Rochefort, Arundhati Roy, Gilles Paché, Chloé Morin, Marion Muller-Collard, Christian Debry, Patrice Franceschi, Gwenaëlle Aubry, Anne Nivat, Gustave Koenig, Claire Chazal, Thomas Snégaroff, Alya Aglan, Anna Hope, Fabrice Humbert, Edgar Morin, Carole Fives, Pierre Assouline, Daniel Fieschi, Michaël Ferrier, Jean-Yves Chevalier, Catherine Cusset, Bruno Tertrais, Liu Zhenyun, Louisa Hall, Bruno Le Maire, Christophe Rioux, Jacques Drillon, Daniel Cohen, Sylvain Tesson ainsi que d'albert Camus, Guillaume de Machaut et Simone Weil. Traductions de Danièle Valin, Vincent Raynaud, Irène Margit, Marie-Pierre Gracedieu, Jacqueline Cerquiglini-Toulet et Geneviève Imbot-Bichet. Avant-propos d'Alban Cerisier. Les bénéfices de cet ouvrage sont versés intégralement à la Fondation de l'AP-HP pour la Recherche.

06/2020

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Critique littéraire

Journal 1954-1960. "Avec elle et la bande critique"

C’est un Jacques Lemarchand (1908-1974) bien installé dans ses doubles fonctions de lecteur et de critique théâtral, et compagnon depuis décembre 1950 de Silvia Monfort, que nous retrouvons dans ce Journal 1954-1960. Sous l’Occupation, il a connu les errements et les difficultés d’un jeune intellectuel bordelais «monté à Paris» pour devenir écrivain. Grâce à Jean Paulhan, il est entré au comité de lecture de Gallimard, puis Albert Camus lui a demandé de tenir la chronique théâtrale de Combat. Il devient alors l’un des critiques dramatiques les plus lus de l’après-guerre qui voit l’émergence de jeunes auteurs, acteurs et metteurs en scène, soutenus par la décentralisation théâtrale. Au Figaro littéraire, où l’a appelé Pierre Brisson en 1950, Jacques Lemarchand exerce sa lucidité ironique, sa grande culture et sa déontologie «janséniste». Ferraillant avec la «bande critique» de ses confrères, comme Jean-Jacques Gautier du Figaro ou Robert Kemp du Monde, il entame une défense acharnée de ce que l’on appellera «le Nouveau Théâtre». Chez Gallimard, il fonde la collection théâtrale «Le Manteau d’Arlequin» en 1955, puis la «Collection Blanche» de littérature pour enfants en 1959. Dans son bureau, qu’il partage avec Camus, passent de nombreux écrivains – Boris Vian, Jean Blanzat, Brice Parain, Eugène Ionesco, Arthur Adamov, Jacques Audiberti, Marguerite Duras, Violette Leduc et aussi les Gallimard, qui lui font part des bruits du jour… Devenu quinquagénaire, Jacques Lemarchand ne dédaigne pas jouer à «l’homme brûlé» en exagérant le nombre de ses conquêtes, mais désire par-dessus tout «inspirer confiance». L’angoisse de l’âge commence cependant à poindre et ses rêves s’en ressentent. Le 21 septembre 1954, il constate : «je bois fort et je tombe dans le sombre»… Liées à un profond ennui existentiel, ces crises se multiplient, parallèlement à une vie sentimentale fort agitée. Après une étonnante scène de rupture avec Silvia Monfort au Festival d’Avignon en juillet 1954, plusieurs jeunes femmes – actrices, écrivaines ou journalistes –, se succèdent ou s’imposent. Frénétique en amour, mais attaché à sa famille et fidèle en amitié, Jacques Lemarchand se montre très affecté par la mort de sa mère, en juin 1958, puis par celle de deux de ses proches amis : Boris Vian en juin 1959 et Albert Camus en janvier 1960.

05/2020

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Science-fiction

La raison du mal

Ce pourrait être n'importe laquelle de nos cités prospères, ouvertes et cosmopolites qui se trouverait soudain en proie à un mal étrange que, tout d'abord, l'on préfèrera tenir caché. Un médecin et un photographe de renom chercheront les premiers une explication à l'inexplicable. Mais ce qui semblait n'être qu'un ennuyeux contretemps devient bientôt une épidémie incontrôlable, une menace mortelle, capable, telle un tourbillon gigantesque, d'aspirer chacun, de bouleverser les convictions les plus intimes, d'engendrer le chaos. En contrepoint de l'appel strident des sirènes d'ambulance, du silence effarant des malades en quarantaine, de l'effondrement général et de la disparition de l'avenir, un amour se construit pourtant, appuyé sur la force des mythes. Avec cet art de la fiction que Daniel de Foe, Albert Camus, Thomas Mann et George Orwell ont su manier, Rafael Argullol explore, dans ce roman, la condition d'homme face à l'épreuve la plus redoutée.

05/2020

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Littérature française

L'unique. Maria Casarès

Elle a "le génie de la vie" disait d'elle Albert Camus. Ils se sont connus et aimés pendant seize ans. D'un amour unique, tourmenté, demeuré dans l'ombre, mais qui s'est épanoui dans une correspondance fascinante. Elle, c'est Maria Casarès. Appétit d'ogre, rire tapageur, sensualité brûlante, sommeil de plomb, elle naît et grandit en Galice, fuit Franco en 1936, et arrive à Paris, 148 rue de Vaugirard, âgée de 14 ans. Vite, elle veut apprendre cette impitoyable langue française, devenir actrice, s'exprimer physiquement, danser, aimer. Rien ne l'arrête, ni les refus au Conservatoire, ni les codes parisiens. Bientôt son talent conquiert Carné, avec Les Enfants du paradis, Bresson avec Les Dames du Bois de Boulogne, Cocteau avec Orphée, Vilar à Avignon. Et Gérard Philipe, dont elle a été l'amante. Elle, c'est d'abord une femme libre. Une femme avec une volonté de fer, dont la fragilité nous touche à chaque page. Anne Plantagenet raconte le destin d'une Espagnole, tombée amoureuse de la France. Les combats, les planches, les caméras, la gloire - et la tragédie. Un récit qui dit la flamme d'une grande artiste, et se lit comme un roman.

04/2020

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Littérature française

La maison indigène

Ce livre est, à sa façon, une visite : non seulement de la maison que fit bâtir, en 1930, l'architecte Léon Claro, grand-père de l'auteur, pour rendre hommage au style néomauresque lors du centenaire de l'Algérie française, mais également de tout un passé - intime, historique, littéraire, politique - auquel l'écrivain avait toujours refusé de s'intéresser. Reconnaissant enfin, dans cette maison indigène, une vraie "boite noire" dont il importe d'extraire la mémoire, Claro apprend qu'elle a été visitée en 1933 par un jeune homme de vingt ans, Albert Camus, lequel en ressortit littéralement ébloui et écrivit alors un de ses tout premiers textes : "La Maison mauresque", véritable acte de naissance littéraire du futur prix Nobel. Mais la "Villa Claro" - ainsi qu'on l'appelait parfois - a également accueilli un autre créateur : Le Corbusier, que Léon Claro convia à Alger en 1931 et qui, à cette occasion, s'égara dans la Casbah, allant jusqu'à s'aventurer dans une autre maison, "close" celle-là, où l'attendait le secret de son esthétique à venir. Au cours de cette enquête, Claro est amené à croiser d'autres visiteurs, tel le poète Jean Sénac, qui avait pris son père en amitié, mais aussi Visconti, venu à Alger tourner l'adaptation de L'Etranger. Camus, Sénac, Le Corbusier, et quelques autres, tous fascinés par la Ville Blanche ou pris dans la tourmente de la guerre d'Algérie - et chacun détenant, à sa manière, une dé de la "maison mauresque" : il fallait donc forcer des serrures, pousser des portes. Dont une, inattendue, donnant sur une pièce que l'écrivain croyait vide : celle du père.

03/2020

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Policiers

L'absurde destin des êtres

L'absurde destin des êtres est une page de l'histoire contemporaine de notre monde, réaliste, imparfaite, dangereuse et mortelle. Une saga moderne où se croisent des personnages qui croient à la justice contre le crime et sont confrontés au monde tel que nous le connaissons, à travers les guerres du Moyen-Orient ou de l'Afrique et une intrigue policière déroutante. De Bagdad à New York ou Bogota, c'est pour chacun d'eux, comme l'écrit Albert Camus dans L'Etranger, la confrontation de l'humain avec un monde qui ne donne pas de sens à la vie. L'absurde destin des êtres nous entraîne dans une tragédie sombre et poignante où chaque protagoniste, en quête de reconnaissance, est à la recherche d'une identité utopique car il porte en lui, physiquement ou moralement, le fardeau d'un destin incomplet et... absurde.

02/2020

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Critique littéraire

La Nouvelle Revue Française N° 640, janvier 2020

La littérature aujourd'hui : comme pour le numéro de septembre, la NRF accompagne les auteurs de la rentrée de janvier en leur proposant d'écrire un texte non pas nécessairement sur leur livre mais de faire un pas de côté, d'en tirer un fil peu développé dans leur livre. Avec Alexandre Postel, Agnès Riva, Côme Martin-Karl, Alain Blottière... Dossier : L'impatience, amour et politique La patience a tout pour elle, au chapitre des vertus. Mais l'impatience ? Fille du mouvement et du désir, elle traverse l'amour aussi bien que la politique. Elle anticipe parfois mieux que s'emballer : l'impatience n'est pas l'imprudence. Dans tous les cas, c'est un révélateur précieux. Avec Sénèque (texte présenté par Jean Yves Boriaux), Chantal Thomas (XVIIIe siècle), Romain Slocombe (guerre d'Algérie), Romain Graziani (spiritualité chinoise de l'action). Inédits : pour le 60e anniversaire de la mort d'Albert Camus, extraits inédits de sa correspondance avec Elsa Triolet. Bonnes feuilles du prochain roman de Ian Mc Ewan. Arts : Jean-Philippe Toussaint, Les trois arbres d'Hudimesnil (sur le photographe Jean-Luc Vilmouth) ; Truffaut critique d'art, par Guillaume Louet. La forme et le fond : Mémoires d'un professeur, par Henri Godard ; Traduire Dante, par Thierry Laget ; Retour sur Robert Frank, par Jean-François Duval (sous réserve). Notes de lecture et Chronique de l'amateur de Michel Crépu.

01/2020

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Critique littéraire

Albert Camus, Des pays de liberté

Depuis sa disparition accidentelle le 4 janvier 1960, Albert Camus hante les consciences par sa figure absente, touche ses lecteurs par la beauté de son écriture, et rend les sociétés nostalgiques de la liberté pour laquelle il s'était inlassablement battu. De telles qualités, littéraires autant que politiques, s'unissent dans son oeuvre inachevée et sa vie brève. Cette unité est restée souvent méconnue. Il était temps de retrouver Albert Camus dans la pensée héroïque qui fut la sienne et son écriture du monde où demeurent, comme des étoiles dans la nuit, des pays de liberté et de justice. Fondée sur des sources inédites, éclairée par l'étude de sa postérité, cette biographie restitue l'humanité d'un écrivain souvent seul et d'un intellectuel longtemps rejeté, prêt aux combats les plus essentiels. Un éclairage précieux sur la vie et l'oeuvre d'Albert Camus.

01/2020

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Critique littéraire

Albert Camus au fil des rencontres. Littérature, théâtre, politique

Fondée par Michel Minard en 1954, " La Revue des Lettres modernes " est une collection de séries monographiques et thématiques consacrée aux écrivains modernes et contemporains.

01/2020

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Philosophie

L'abécédaire d'Albert Camus

De Camus, Hannah Arendt disait en 1952 qu'il était "sans aucun doute pour le moment le meilleur homme en France" parmi ses pairs qu'elle trouvait "tout juste supportables" . Comment expliquer un jugement aussi tranché à l'encontre d'un milieu intellectuel où l'écrivain algérois côtoyait pourtant Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty ou encore Georges Bataille ? C'est que l'auteur de L'Homme révolté a su incarner, à une époque d'extrême polarisation du débat d'idées, le difficile équilibre de la nuance. Sa lucidité, dont son ami Char disait qu'elle est la blessure la plus rapprochée du soleil, face à la réalité de l'idéologie totalitaire et son refus obstiné de céder aux sirènes du manichéisme ont fait de lui un penseur souvent caricaturé et incompris. Les Justes, Lettres à un ami allemand, Le Mythe de Sisyphe, La Chute... A l'heure de l'immédiateté numérique et de la polémique permanente, il importe plus que jamais d'entendre cette pensée exigeante, tendue comme un fil d'Ariane entre des extrêmes mortifères.

01/2020

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Littérature française

Oeuvres

"A ceux qui cherchent un sens à la vie, Camus répond qu'on ne sort pas du ciel qui nous contient. A ceux qui se désolent de l'absurde, Camus raconte que le monde est beau et que cela suffit à remplir le coeur d'un homme. A ceux qui souhaitent la tyrannie parce que l'Homme n'est pas à la hauteur du bien qu'on lui veut, Camus dit qu'il faut aimer les hommes avant les idées. Aux partisans de la haine, il décrit la gratitude. Aux indignés et aux sectateurs d'un "autre monde possible" qui s'endorment, sereins, sur l'oreiller des contestations incontestables, Camus enseigne que la véritable exigence est le contraire de la radicalité. [... ] Albert Camus soigne le désespoir par le sentiment qu'il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ; c'est le seul homme normal que je connaisse". Raphaël Enthoven.

01/2020

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Critique littéraire

Correspondance (1944-1959)

"Tu es entrée, par hasard, dans une vie dont je n'étais pas fier, et de ce jour-là quelque chose a commencé de changer. J'ai mieux respiré, j'ai détesté moins de choses, j'ai admiré librement ce qui méritait de l'être. Avant toi, hors de toi, je n'adhérais à rien. Cette force, dont tu te moquais quelquefois, n'a jamais été qu'une force solitaire, une force de refus. Avec toi, j'ai accepté plus de choses. J'ai appris à vivre. C'est pour cela sans doute qu'il s'est toujours mêlé à mon amour une gratitude immense". Pendant quinze ans, Albert Camus et Maria Casarès échangent des lettres où jaillit toute l'intensité de leur amour. Entre la déchirure des séparations et les élans créateurs, cette correspondance met en lumière l'intimité de deux monstres sacrés au sommet de leur art.

01/2020

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Musique, danse

La construction du langage musical de Pierre Boulez. La Première Sonate pour piano

Pour qui se penche sur la création musicale dans la France de l'immédiat après-guerre, la composition d'une sonate pour piano ne semble pouvoir s'y être effectuée sans la conscience historique aiguë qu'impliquerait le choix d'une telle forme. Choisir une forme participerait, face à l'histoire, d'un positionnement volontaire. Ce, particulièrement au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, tragédie meurtrière dont l'impact est, dans la population française, aussi immédiat que refoulé. Les atrocités de cette guerre ont eu lieu sous les yeux d'un monde "stupide et inconscient" dit Albert Camus qui, Paris juste libéré, dénonce "le sort que les démocraties victorieuses réservent aux témoins" de ce "temps d'algèbre damnée". S'agit-il pour les jeunes musiciens d'alors, adolescents à la Libération, de réitérer un monde meurtri en usant de genres et de formes traditionnels, attachés au passé ? Ceux-ci peuvent-ils répondre aux injonctions du jour ? Une oeuvre signée au lendemain de l'armistice peut-elle se soustraire au devoir de témoigner ?

12/2019

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Théâtre

Albert Camus

Biographie théâtrale en deux actes qui raconte la vie d'Albert Camus. "Albert Camus m'a ouvert la qualité d'écriture pour le théâtre, celle également de ne jamais donner de rendez-vous... rares sont les gens qui sont à l'heure ! " Voici ses dix mots : le monde, la douleur, la terre, la mère, les hommes, le désert, l'honneur, la misère, l'été, la mer.

12/2019

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Critique littéraire

Camus face à Dieu

Pourquoi y a-t-il des incroyants avec qui le croyant éprouve un étrange sentiment de fraternité ? Albert Camus fait partie de ces auteurs qui, sans jamais être devenus chrétiens, semblent avoir appuyé le message du Christ dans sa dimension horizontale, tout en restant étrangers à sa dimension verticale. Celle-ci, pourtant, n'échappe pas à Camus sur le plan de la pensée. D'une part, nul ne pousse aussi loin l'analyse de la condition de l'homme sans Dieu. D'autre part, depuis Caïn jusqu'à Staline, c'est bien la révolte des humains contre Dieu que Camus analyse avec une envergure, une pertinence, une probité et un courage que n'ont pas toujours les théologiens. Par ailleurs, la dimension personnelle de son rapport à Dieu, et plus précisément au Christ, est abordée ici. Le philosophe André Comte-Sponville, si proche de Camus par son honnêteté face aux Ecritures, par sa sympathie pour les chrétiens... et par son incroyance, a bien voulu préfacer ce livre avec toute l'amicale sincérité qui est sa marque de fabrique.

11/2019

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Critique littéraire

Le livre de l'autre. 30 écrivains racontent le rôle de l'autre dans la naissance de leur oeuvre

Quelle réponse apporterait Albert Camus s'il pouvait être interrogé sur le rôle de l'autre dans l'élaboration de son oeuvre ? Sans doute dirait-il à juste titre que cet autre est pluriel. Mais qui nommerait-il s'il devait choisir à tout prix, citer l'être essentiel, celui qui ne cesse d'occuper son esprit, même quand il n'y pense pas : sa mère analphabète et murée dans le silence ? Louis Germain, son instituteur "aimé et aimant", auquel il dédia ses Discours de Suède ? Jean Grenier, son professeur de philosophie, l'auteur des Iles, dont la lecture le décida à devenir écrivain ? L'un des trois sans conteste, mais qui ? Sollicités par l'Atelier Imaginaire, trente auteurs ont accepté de se prêter au jeu pour leur propre compte. En dévoilant cet autre inaugural qui, dans l'ombre, à leur insu parfois, les a toujours accompagnés sur le chemin de l'écriture, se trouve révélé de façon inédite un aspect généralement ignoré du métier d'écrivain.

11/2019

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Sciences historiques

Les arbres, témoins de l'histoire

Si l'on tonnait le travail photographique de Richard Melloul avec ses portraits de très nombreuses personnalités, c'est cette fois-ci aux arbres qu'il offre son regard. Alors que son métier l'a amené à Auschwitz, en Pologne, Richard Melloul se met à observer cet arbre planté à l'entrée du tristement célèbre camp n°1, toujours là des décennies après la Shoah. Et le photographe de méditer : "Vieux parfois de plusieurs siècles, combien sont-ils à travers le monde, ces témoins passifs de l'Histoire ? Qu'ont-ils vu ? Que pourraient-ils raconter ? Quels secrets conservent-ils dans leur longévité ? " Dès lors, au cours de ses voyages, Richard Melloul n'a de cesse de photographier ces arbres témoins d'événements grandioses ou bouleversants. Voici un livre dans lequel les photographies et les mots se rencontrent et s'éclairent pour nous conter l'aventure pleine de sensibilité d'une trentaine d'arbres à travers le monde : les oliviers du Christ à Jérusalem ; le sophora de Marie-Antoinette à Versailles ; l'arbre qui a vu tomber John Lennon aux abords de Central Park ; le marronnier qui a permis à Anne Frank de garder espoir, à Amsterdam, alors qu'elle fuyait les persécutions nazies ; le figuier au pied duquel Bouddha a atteint l'éveil, en Inde ; les arbres qui ont inspiré Monet, Renoir ou encore Van Gogh ; l'arbre-refuge de Nelson Mandela dans son village natal d'Afrique du Sud ; le sombre platane sur lequel Albert Camus a trouvé la mort ; le Gingko biloba qui a survécu à l'explosion de la bombe atomique à Hiroshima ; ou encore ce conifère qui marque la frontière au-delà de laquelle plus aucune vie n'est possible, plus rien ne pousse... Une ode à ces arbres qui restent, immuables, dans la tourmente et la folle équipée des hommes.

10/2019

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Critique littéraire

Correspondance avec ses amis Bénisti 1934-1958

Voici une cinquantaine de lettres d'Albert Camus à des proches d'Alger rencontrés quand il avait vingt ans : le sculpteur et peintre Louis Bénisti (1903-1995), son frère Lucien et leurs épouses respectives. Aux lettres et fac-similés sont associées, comme autant de traces d'un univers sensible et partagé, des reproductions d'oeuvres de Louis Bénisti, de photographies et d'autres documents. A la faveur de ce dialogue amical, intellectuel et artistique, Camus exprime son idée et sa pédagogie de la philosophie ou ses exigences et scrupules d'éditeur. Surtout, il se livre en toute confiance et simplicité. Confronté à la maladie et aux difficultés de sa vie affective, il aborde la carrière littéraire à la fois inquiet et empli d'espoir, jusqu'à l'arrivée du tourbillon de la célébrité. Exceptionnelle par la précocité et la longévité des amitiés qui la fondent, cette correspondance inédite affine notre vision de l'écrivain. Elle éclaire aussi l'effervescence créatrice d'une jeune génération dans l'Algérie des années 1930.

10/2019

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