Il aura fallu un confinement et le cynisme poussé à son maximum de la part de la direction pour que nous sautions le pas et décidions enfin de fermer définitivement notre boutique Amazon...
Le 30/04/2020 à 12:16 par Auteur invité
44 Réactions | 3 Partages
Publié le :
30/04/2020 à 12:16
44
Commentaires
3
Partages
Mais pourquoi avons-nous décidé, un jour, d'ouvrir une boutique sur cette plateforme inhumaine ?
par la Librairie et Caetera - Librairie des Liserons
Lorsque nous avons démarré la vente de livres en ligne (en 1999), nous n'avions nul besoin d'Amazon, nous vendions sur Chapitre, Galaxidion, Livre-rare-book, Abebooks... Nous parvenions à gagner notre vie.
En 2008, notre activité ne nous permettant plus de dégager un revenu suffisant pour vivre, nous avons repris les marchés, qui, malheureusement, ne rapportaient pas grand-chose non plus... Plusieurs collègues nous ont conseillé de rejoindre Amazon : "On y bosse" disaient-ils... C'est en désespoir de cause que nous y avons ouvert un compte ; il y avait les gosses à nourrir, les emprunts à rembourser...
Eh oui ! "On y bossait" en effet...
Damned ! C'était donc là qu'avaient migré une bonne partie de lectrices et lecteurs et nous y avons retrouvé quelques connaissances ...
Et voilà, la grosse machine avait trouvé la façon d'embarquer un maximum de personnes dans son entreprise d'algorithmisation du monde...
C'est par "facilité" que nous y sommes restés si longtemps... Mais, si ce n'est un apport financier quasi "garanti", nous n'avons trouvé aucune satisfaction à exercer notre métier sur cette plateforme. Notre degré de souffrance n'est, bien entendu, pas comparable à celui des salariés des entrepôts, mais nous nous sommes trouvés noyés au milieu d'une masse des livres à des prix aberrants (le prix d'un même livre peut varier de 1 centime à 1965,37 €), en proie à la "fusion" des offres dénaturant nos descriptions, interdits de communication directe avec nos clients, minutés, évalués, fliqués, incités à être toujours plus compétitifs, infantilisés, mal considérés et menacés de suspension de notre compte à la moindre protestation... Chez Amazon, le client a toujours raison, le "collaborateur" marketplace a donc toujours tort...
Et que dire du malaise éprouvé à l'idée d'être acteurs de cette catastrophique dérive du monde et de notre propre aliénation ?
Et que dire du dépit à l'idée de participer à l'accroissement de la fortune indécente de Jeff Bezos(grosso modo 20% du montant de nos ventes étaient prélevés par Amazon) ?
Nous n'étions pas clients Amazon et l'intention de quitter ce navire était là depuis l'origine. Nous sommes très heureux d'avoir aujourd'hui l'audace de faire ce pas de côté. Même si nous ne savons pas trop où nous allons en nous privant d'un tiers de notre revenu, cette décision nous réjouit... En nous libérant de cette "tyrannie de la commodité" nous allons certainement gagner en inventivité et, en attendant, nous plantons des patates.
Je souris en lisant les messages larmoyants de la direction : le méchant tribunal qui empêche Amazon d'apporter "de l'aide" à ses clients en cette période exceptionnelle, le virus qui affecte notre "communauté"... l'assurance que notre partenariat est apprécié... J'ai récemment relu mon contrat, je n'y ai pas trouvé trace de cet esprit communautaire...
Nous invitons chacun et chacune à s'affranchir de ce mode de consommation et, d'une façon générale, à se demander avant tout achat "des personnes ont-elles été maltraitées pour que, moi, je puisse accéder à ce bien de consommation ?" Cette Éthique minimale réduira rapidement notre impact social et environnemental !
Pour continuer à exercer notre beau métier, nous rejoignons des plateformes indépendantes : Leslibraires.fr, plateforme française dédiée au livre, et nous tentons l'Amérique avec Biblio.com et peut-être l'Espagne avec Uniliber.
Cela s'ajoute à nos boutiques Abebooks(Filiale d'Amazon (eh oui...), mais sur laquelle il n'est pas désagréable de travailler, car elle permet encore, à ce jour, le contact direct entre vendeur et acheteur) et, livre-rare-book (notre lieu de travail préféré !)
livre-rare-book étant le seul site à ne pas prélever de commission sur les ventes, en passant votre commande sur ce site, c'est vous qui bénéficierez d'une remise.
Au plaisir de vous retrouver ici ou là...
Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com
Plus d'articles sur le même thème
L'épisode polémique autour du partenariat noué entre Amazon et le Festival du Livre de Paris, avec l'assentiment du Syndicat national de l'édition, laissera des traces dans la chaine du livre. Il témoigne d'une présence de plus en plus banalisée de la multinationale américaine au sein de cette dernière, un constat contre lequel le collectif lyonnais TENIR ! appelle à se mobiliser, dans une tribune.
06/03/2026, 10:50
Suite à la polémique qu'a déclenchée la présence d'Amazon au Festival du livre de Paris, édition 2026, l’association internationale des libraires francophone (AILF) a fait parvenir à ActuaLitté un communiqué. Par ce texte, l'organisation se tient solidaire du Syndicat de la Librairie française dans la dénonciation du partenariat entre le Festival du Livre de Paris et Amazon. Leur texte est proposé dans son intégralité.
04/03/2026, 10:38
L’Association des bibliothécaires de France réaffirme que la censure n’a pas sa place en bibliothèque, à la suite de l’intervention d’un maire auprès d’une professionnelle pour empêcher l’acquisition d’un roman. S’appuyant sur le cadre légal, l’ABF rappelle que les collections doivent être pluralistes et exemptes de toute pression idéologique, politique ou religieuse.
03/03/2026, 13:20
À l’approche des élections municipales de mars 2026, l’Association des archivistes français (AAF) intensifie son plaidoyer. L’organisation lance un appel national aux maires sortants candidats à leur réélection ainsi qu’à l’ensemble des futur·es candidat·es, les invitant à s’engager formellement en faveur d’une gestion rigoureuse des archives communales et intercommunales.
24/02/2026, 14:48
Cette tribune naît d’une plongée dans le scandale Agessa, de ces mois passés à s’enliser dans un marécage administratif où chaque démarche enfonce davantage. Derrière les formulaires, les silences et les réponses dilatoires, se dessine un système qui exige des victimes qu’elles financent leur propre réparation. Ce récit d'Henri Fellner expose les rouages d’un piège institutionnel, ses acteurs, ses complicités et les forces qui s’acharnent à maintenir les auteurs hors du droit commun.
23/02/2026, 12:02
À l'heure de la remise en cause de la fiabilité des informations par les intelligences artificielles génératives, de la post-vérité et d'une réduction drastique des dépenses publiques, les documentalistes territoriaux et leurs services sont menacés. L'association des spécialistes de l'information-documentation, Interdoc, appelle dans une tribune à maintenir les moyens et missions des documentalistes, et qualifie leur rôle dans la vie publique de « fondamental ».
19/02/2026, 11:25
Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu, l’intersyndicale du spectacle vivant public alerte sur une crise d’une « gravité exceptionnelle ». Les organisations dénoncent les effets de la loi de finances, l’effondrement des financements territoriaux et les menaces pesant sur l’intermittence.
17/02/2026, 12:40
Le député d'extrême droite Julien Guibert (Nièvre, Rassemblement national) a déposé à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à instaurer un système de classification par âge des ouvrages destinés aux jeunes et aux adolescents. Une initiative accueillie fraîchement par pratiquement toutes les professions du secteur : l'Association des bibliothécaires de France ajoute en effet ses propres arguments pour écarter l'idée, dans une tribune reproduite ci-dessous en intégralité.
09/02/2026, 10:13
La perquisition de la librairie parisienne Violette and Co, le 7 janvier dernier, pour la vente d'un livre de coloriage sur la Palestine, a largement choqué le monde du livre. L'intervention policière paraît en effet disproportionnée, pour un titre qu'il était alors légal de proposer au public et qui a depuis fait l'objet d'un avis défavorable d'une commission très critiquée, au fonctionnement opaque... L'Observatoire de liberté de création réitère son appel à une réforme de l'encadrement des publications jeunesse, dans un courrier à trois ministres reproduit ci-dessous.
03/02/2026, 11:05
Le monde feutré de la romance industrielle craque sous le bruit sec des algorithmes. Harlequin confie ses traductions à une IA générative, sous contrat avec Fluent Planet, reléguant les traducteurs humains au rôle de réparateurs sous-payés de phrases-machines. Tarifs écrasés, post-édition déguisée, clause de silence imposée : dans une tribune, le SNAC dénonce une fuite en avant où l’innovation sert d’alibi à la casse sociale et au contournement du droit d’auteur.
31/01/2026, 10:05
Dans une lettre ouverte adressée à la ministre de la Culture Rachida Dati, l’association Avignon Festival & Compagnies dénonce le nouveau décret modifiant le FONPEPS, le fonds public de soutien à l’emploi dans le spectacle vivant. En cause : la réforme du dispositif APAJ, une aide destinée à soutenir l’emploi des artistes dans les spectacles joués dans des salles de petite jauge, là où les recettes de billetterie sont insuffisantes pour couvrir les coûts salariaux.
28/01/2026, 18:03
Alors qu’Amazon contourne sans vergogne la loi Lang tout en bradant les frais de port, une prise de conscience de la part des lecteurs s’opère et ralentit la croissance du géant du web sur le livre. On espère ce sursaut citoyen durable, mais pour l’heure, il n’est pas suffisant pour sortir les librairies indépendantes de l’ornière. Leurs frais fixes grimpent d’année en année et l’augmentation du prix du livre ne suffit pas à compenser le déclin de la lecture. Par Amandine Pacaud.
27/01/2026, 16:12
Marion Mazauric rend hommage à Pierre Bordage, compagnon de route et géant de l’imaginaire, en retraçant trente ans d’amitié, de livres et d’audace littéraire. Un texte personnel et puissant, à la mesure d’un écrivain dont l’œuvre et la vie n’ont jamais cessé de se confondre. Voici l’hommage que le Diable lui a rendu par la voix de Marion Mazauric.
15/01/2026, 11:45
Dans une lettre ouverte, le photojournaliste franco-iranien Reza Deghati interpelle le président de la République, Emmanuel Macron, sur la répression en cours en Iran. À travers le destin de Rubina, jeune étudiante tuée lors d’une manifestation, le photojournaliste franco-iranien appelle la France à un sursaut politique et moral.
13/01/2026, 12:43
Lectrice de toujours, autrice et praticienne confirmée, Céline Mas retrace ici le chemin qui l’a conduite à la bibliothérapie. De la découverte fondatrice de Sadie Peterson Delaney à la construction d’une méthode croisant littérature et sciences cognitives, elle raconte une pratique exigeante, engagée, et profondément ancrée dans le réel. Un témoignage à la première personne qui éclaire les enjeux, les responsabilités et les promesses d’un accompagnement par les livres.
05/01/2026, 11:56
Voici l'histoire d'un renoncement intérieur. Loin de l’image d’un secteur agressé de l’extérieur, l'industrie du livre serait gagné par le conformisme, la frilosité intellectuelle et l’autosatisfaction morale, où la curiosité éditoriale s’est effacée au profit de la reproduction, de la sécurisation et de l’alignement idéologique. Un diagnostic sévère qui interroge la perte de sens du métier d’éditeur et pointe une crise moins visible mais plus radicale : celle du désir, du risque et de la confiance dans l’intelligence du lecteur.
25/12/2025, 09:45
En 2022, j’ai publié sur Actualitté une tribune dans laquelle je décrivais des symptômes physiques apparus dans les semaines ayant suivi ma vaccination contre le Covid-19. À l’époque, je traversais une période d’errance médicale profonde. Je ne savais pas ce que j’avais. Je ne disposais d’aucun diagnostic. Je tentais simplement de mettre des mots sur ce que je vivais, avec les outils dont je disposais alors : l’écriture et le témoignage. Depuis, beaucoup de choses ont changé. Par Guilhem Méric.
24/12/2025, 10:26
Même au-delà des frontières de l'Hexagone – et peut-être plus encore – le dernier ouvrage de Nicolas Sarkozy fait polémique. Hassen Jaied, entrepreneur franco‑tunisien du monde de l’édition et de la librairie en Tunisie, se passionne pour les mutations de l’industrie. Il pose les bases de principes ethiques et moraux dans le commerce du livre, et ses librairies en particulier.
20/12/2025, 15:25
Ce jeudi 18 décembre, dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Écologiste au Sénat, les sénateurs examineront la proposition de loi portée par Monique de Marco sur la continuité de revenus des artistes-auteurs. Marion Cocklico, illustratrice, raconte la précarité de ses débuts, des à-valoir insuffisants et la nécessité de cumuler un second emploi après un burn-out. Elle défend l’accès des artistes-auteurices à l’assurance chômage et la reconnaissance de leurs métiers.
18/12/2025, 10:35
Ce jeudi 18 décembre, à l'occasion d'une niche parlementaire du groupe Écologiste au Sénat, une proposition de loi de Monique de Marco (Gironde, Écologiste - Solidarité et Territoires) sur la continuité de revenus des artistes-auteurs sera examinée. Une opportunité d'amélioration de la condition des artistes auteurs, souligne le Syndicat des éditeurs alternatifs (S.E.A) dans un communiqué, reproduit ci-dessous.
17/12/2025, 11:40
À l’heure où l’édition connaît de profondes mutations économiques et techniques, les pratiques d’impression cristallisent de nombreuses tensions entre acteurs de la chaîne du livre. L’essor de l’impression à la demande, longtemps perçue comme marginale, interroge désormais les modèles de diffusion, le rôle des libraires et la place des éditeurs indépendants dans un paysage dominé par la surproduction et la concentration.
16/12/2025, 16:39
Hélène Pince, une des représentantes du groupement pour les musiques actuelles au sein du Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs (SNAC), lance un appel vibrant pour la préservation des appartements de Boris Vian et de Jacques Prévert. Selon elle, plus que des murs, ces espaces incarnent une histoire poétique, humaniste et profondément vivante, dont la transmission aux générations futures demeure essentielle.
16/12/2025, 11:58
La perspective d’une diminution des crédits destinés au développement de la lecture dans le projet de budget 2026 suscite une profonde inquiétude au sein du monde du livre. Cette orientation budgétaire intervient pourtant dans un contexte de mobilisation forte, illustrée notamment par les États généraux de la lecture jeunesse, qui ont mis en lumière l’urgence et l’ampleur des enjeux liés à la pratique de la lecture.
15/12/2025, 16:48
Militante iranienne des droits humains, vice-présidente du Defenders of Human Rights Center, Narges Mohammadi est engagée depuis plus de vingt ans contre la répression, la peine de mort et les discriminations, notamment à l’égard des femmes en Iran. Son combat s’inscrit dans un contexte marqué par l’autoritarisme de la République islamique, qui réprime violemment toute dissidence, restreint les libertés fondamentales et impose des lois strictes telles que le port obligatoire du hijab.
14/12/2025, 11:14
La Société des Auteurs des arts visuels et de l'Image Fixe (SAIF) salue les conclusions de la mission flash sur la continuité de revenus des artistes-auteur·rices et réaffirme son soutien à la proposition de projet de loi visant à leur accorder le droit à l’assurance chômage.
11/12/2025, 13:14
Alors que l’essor fulgurant de l’IA recompose les pratiques de création et fragilise les modèles de diffusion, les éditeurs s’organisent pour protéger l’originalité des œuvres et les droits des auteurs. Entre exigences éthiques, enjeux juridiques et lutte contre le piratage, la profession cherche à établir un cadre capable de préserver la valeur du livre et la diversité culturelle.
10/12/2025, 10:46
« Je vis à peu près de mon métier, car je pédale sans m’arrêter. » Comme de nombreuses autrices, Amandine Laprun fait face à une réalité implacable : produire, encore et encore, sous peine de n’avoir plus de ressources. Pour cela et bien plus encore, la perspective de la loi Continuité de revenus représente la possibilité d’une respiration. Elle le raconte dans une tribune confiée à ActuaLitté.
09/12/2025, 15:00
Invitée au festival BD Colomiers pour présenter Syndrome Italie, l’autrice italienne Elena Mistrello a été expulsée dès son arrivée à l’aéroport de Toulouse, le 21 novembre 2025. Agnès Tricoire, Présidente de l'Observatoire de la liberté de création, a fait parvenir à ActuaLitté un courrier adressé au préfet de la Haute-Garonne, interpellant sur cette situation des plus incongrues.
08/12/2025, 12:46
Autrice-dessinatrice depuis 2003, reconnue en France et à l’étranger, Élodie Durand a vu en 2025 deux contrats annulés et trois années de travail disparaître, révélant la précarité structurelle des artistes-auteur·ices. Son témoignage rappelle combien le projet de loi sur la continuité de revenus est essentiel pour garantir des conditions de création dignes et durables.
08/12/2025, 10:19
Depuis l’entrée en vigueur de la loi Darcos fin 2021, les commandes en ligne de livres neufs de moins de 35 € sont systématiquement assorties d’un minimum de 3 € de frais de port — un surcoût désormais inscrit dans l’acte d’achat. Deux ans plus tard, cette mesure destinée à « rééquilibrer la concurrence » entre plateformes numériques et librairies physiques apparaît comme une taxe invisible sur la lecture.
08/12/2025, 05:00
La question de la continuité de revenus pour les artistes-auteurs s’impose aujourd’hui comme l’un des enjeux majeurs de la politique culturelle. Malgré l’existence d’un statut juridique spécifique, confirmé notamment par les constats du Rapport Racine en 2020 sur la fragilité économique du secteur, les créateurs restent soumis à des rémunérations irrégulières, dépendantes des avances, des droits perçus ou des résidences obtenues.
05/12/2025, 12:13
Dix ans après la disparition de Pierre Drachline, ses collègues du Cherche midi lui rendent un hommage vibrant, à la mesure de son exigence littéraire et de sa liberté d’esprit. Éditeur entier, intransigeant et profondément humain, il a marqué ceux qu’il accompagnait par son regard acéré et son sens de la vérité des mots. Un héritage vivant selon eux, qui continue d’éclairer celles et ceux qui font la littérature aujourd’hui.
04/12/2025, 12:14
ActuaLitté a fait état, le 21 novembre dernier, de plusieurs opérations sur le capital de la société Decitre par le groupe Nosoli, également propriétaire du Furet du Nord. Malgré nos efforts, nous n'avions pas pu obtenir de commentaires de la part de Nosoli avant la parution de l'article. Christophe Desbonnet, président de Nosoli, a demandé un droit de réponse, que nous lui accordons ci-dessous.
02/12/2025, 09:50
Dégradations de vitrines, menaces, sanctions économiques... Depuis quelques semaines, les librairies indépendantes françaises sont visées en raison de leurs prises de position ou des ouvrages qu'elles proposent. L'Association Librairies Indépendantes en Nouvelle-Aquitaine (LINA) s'inquiète de ce climat délétère et appelle les pouvoirs publics à agir pour soutenir la profession.
01/12/2025, 10:49
Le 27 novembre au soir, plus de 250 personnes se sont rassemblées place de la République, à Paris, pour dénoncer la multiplication d’attaques, d’intimidations et de campagnes de harcèlement visant des librairies indépendantes.
28/11/2025, 14:21
Incroyable. Voilà ce que je me suis dit en voyant les premières mentions de ce projet de loi sur la continuité de revenus pour les artistes-auteurs. Incroyable au sens premier : je ne pouvais pas y croire. Par Benjamin Adam.
28/11/2025, 10:00
Autres articles de la rubrique À la loupe
Alors comme ça, Emmanuel Macron aime poser avec des livres de la maison Gallimard – et plus particulièrement l'édition Quarto, Résider sur la terre. Œuvres choisies de Pablo Neruda ? invité dans les bureaux de l’Élysée : manuel de survie poétique pour un président en fin de cycle
07/03/2026, 08:00
Le numérique culturel s’impose partout, mais un détail change tout : le marché secondaire demeure un désert juridique. Dans le livre comme dans le jeu vidéo, l’achat en ligne ressemble à une propriété. En réalité, il s’agit le plus souvent d’un droit d’usage personnel, encadré par des conditions générales. Je m’intéresse à cette faille depuis le jeu vidéo, mon premier terrain de culture. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.
06/03/2026, 14:53
Dans un rêve survenu dans la nuit du 15 au 16 février 2026, un ancien interprète d’Artaud retourne au Théâtre de l’Épée de Bois, comme rappelé à une filiation souterraine. De la rue Mouffetard aux laboratoires des années 1960-1970, se dessine un théâtre-champ de bataille où l’ombre d’Artaud continue de travailler les corps et les lieux. Par Ilios Chailly.
05/03/2026, 17:22
ActuaLitté ouvre ses colonnes à Jean-Claude Ceccarelli, qui revient sur son goût pour les récits mêlant faits historiques et imagination romanesque. À travers ses ouvrages consacrés à Paris et à la Renaissance italienne, il évoque sa manière de faire dialoguer réalité et fiction pour raconter l’Histoire.
05/03/2026, 15:34
Ils sont irlandais, gallois, néerlandais, espagnols, belges, américains, français. Ils écrivent des polars, des sagas familiales, des romans d'apprentissage, des récits autofictionnels, des fables politiques. Leurs romans se passent dans des hameaux isolés du Cantal, des marécages de Virginie, des collines de Cumbrie, des plateaux du Jura, des forêts du Jura suisse, des montagnes de Corrèze. Ce qu'ils ont en commun, c'est de faire du monde rural le territoire central de leur fiction.
03/03/2026, 19:24
Lobbies, groupes de pression ou d'influence... Peu importe leur dénomination, ces entités tentent d'influencer le débat public, le vote des lois et la politique de l'État. Le secteur du livre, dont les logiques sont parfois industrielles, n'échappe pas à ce phénomène. Des données publiées par la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) permettent de dresser une carte du lobbying en 2024, avec une présence forte des éditeurs et des organismes de gestion collective.
02/03/2026, 16:19
En tant qu'industrie culturelle aux importants revenus, doublée d'une capacité d'influence non négligeable, le secteur du livre et son encadrement suscitent bien des convoitises. Quelques multinationales aux moyens conséquents n'hésitent pas à solliciter les représentants publics, afin d'influer sur les votes ou la politique générale. En 2024, Amazon et Fnac-Darty se sont montrés particulièrement offensifs...
02/03/2026, 16:18
Comme d'autres industries et secteurs culturels, le livre n'échappe pas aux pouvoirs de lobbies et groupes d'influence, qui informent les décisions publiques, mais tentent aussi de les orienter à leur profit. Afin d'encadrer ces pratiques et d'éviter des dérives dommageables pour la démocratie, quelques obligations existent, malgré tout très limitées.
02/03/2026, 16:18
Les occasions de rêver, sans arrière-pensée ni messages d’alerte subliminaux, devenant assez rares, j’ai pris comme une bouffée d’oxygène, en une sorte de flash réconfortant, l’image de Perrette et de son fameux pot au lait, rendue populaire par Jean de La Fontaine (Fables, Livre VII).
02/03/2026, 15:53
Le 6 mars paraîtra aux éditions des Syrtes La Promenade de Mária Földes, « une véritable découverte littéraire », traduit du hongrois (Transylvanie) par Catherine Fay. Un roman autobiographique publié en 1974, écrit par une autrice de langue hongroise en Roumanie, survivante de la Shoah, oubliée ensuite par les vagues de l’histoire.
02/03/2026, 12:04
À la fin du Moyen-Âge, dans les années 1430, un jeu somptueux fut créé pour le divertissement des riches aristocrates de l’Italie du Nord. Ses cartes magnifiques, enluminées et dorées à l’or fin, se répandent dans les cours italiennes. Et depuis lors, ce jeu, appelé « jeu des triomphes » puis « tarot », fascine les esprits…
02/03/2026, 11:43
Le 27 février 2026, Donald Trump a ordonné à toute l'administration américaine de cesser d'utiliser l'IA d'Anthropic. Derrière la décision : une opération militaire au Venezuela, un garde-fou automatique, et un refus maintenu sous pression directe de la Maison-Blanche. John le Carré aurait reconnu cette histoire. Il l'avait déjà écrite.
01/03/2026, 10:02
TÉMOIGNAGE - « OnlyFans ou le Bois de Boulogne. Ce sont là mes dernières options. Je suis éditrice. Voici mon histoire. Elle est authentique. » Épisode 9. Grand final. Oui, je respire encore. Il aura fallu des semaines de négociations pour aboutir. Je m'appelle Victoire. J'ai décidé de tout envoyer paître. Je vous annonce que je me casse, pour retrouver mon indépendance, dans un cadre respectueux et factuel.
27/02/2026, 16:57
Un maire refuse l’acquisition d’un roman dans une médiathèque municipale. Le livre : Fille de pute, de Swann Dupont. Les motifs avancés sont connus. Pas de règlement voté, donc pas d’achats, considère le maire. Et puis, n'oublions pas la protection des mineurs, donc l'impérieuse prudence. D'ailleurs, le titre du livre lui-même, voyez-vous... même sans lire le bouquin, pas besoin d'aller trop loin. Pourtant, la lecture de ce récit fait assez mal à la réalité.
25/02/2026, 16:43
En octobre 2025, la députée Sophie Taillé-Polian (Écologiste et Social, Val-de-Marne), vice-présidente de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale, déposait une proposition de loi cherchant à empêcher « la constitution de monopoles économiques dans les secteurs des médias et de l'édition ». Elle revient pour nous, à l'occasion d'un entretien, sur les motivations derrière ce texte, pensé en réponse à un phénomène qui « représente un danger pour notre démocratie ».
25/02/2026, 10:10
Il existe, en plein centre de Hong Kong, une librairie française - mais il serait plus juste de dire francophone - nichée dans le quartier animé de Sheung Wan, au beau milieu des gratte-ciel, des tramways grinçants - que l’on appelle ici ding-ding - et du flux continu des passants.
24/02/2026, 17:25
Qu’une médiathèque de l’Orne reçoive des conseils du maire, quant aux ouvrages qui ont droit de cité ou non dans les étagères, voici qui étonne. Le titre du récit que Swann Dupont a publié chez Istya & Cie, peut-être – Fille de pute –, mais l’argument serait court. Dans une longue tribune, l’autrice détaille cette étonnante situation et combien l’interventionnisme de l’édile va à l’encontre du sens commun – pour ne pas dire, du bien commun.
23/02/2026, 16:43
À un mois du rendez-vous parisien, La Conscience & l’Invisible, qui se tiendra au Grand Rex, voit son programme et ses intervenants susciter curiosité et intérêt. Dans la continuité des précédentes éditions conçues de concert, les éditions Guy Trédaniel s’associent à l’essayiste et conférencier Jean Staune. Cette rencontre rassemblera un large auditoire autour d’une interrogation qui résiste aux certitudes — ce que “nous” sommes, et ce qui, peut-être, subsiste lorsque le cerveau s’éteint.
23/02/2026, 15:31
Sur le quai de l’Hôtel de Ville, Pierre est assis avec son camarade Maxime. L'ancien libraire et chineur invétéré nous présente ses « outils » : des textes « utiles », des archives de luttes, des classiques qui reviennent, des fonds devenus introuvables ou presque - et surtout, des ponts.
20/02/2026, 18:22
Bibliothécaire à la médiathèque Jean Rousselot, à Guyancourt (Yvelines), Grégory Launay est membre du jury du Prix Les Visionnaires 2026. À travers ce prix littéraire et territorial, il défend une vision de la lecture comme outil de médiation, de réflexion sur le monde contemporain et de dialogue avec les différents publics.
17/02/2026, 15:54
La Saint-Valentin déborde de cœurs rouges, mais sous le vernis sucré, Luciana Peker tranche dans la chair du mythe romantique. Son enquête dissèque l’amour comme un champ de bataille intime, saturé d’héritages politiques, de domination feutrée et de déséquilibres affectifs. Entre désir sincère et architecture sociale, elle dévoile une cartographie du sentiment où le pouvoir circule, s’infiltre et modèle les corps, les choix et les silences, loin du conte amoureux vendu comme universel.
17/02/2026, 09:35
C’est un petit séisme auquel a assisté l’édition voilà une semaine : après la publication d’une quinzaine d’ouvrages et près d’un million de livres vendus, Patricia Darré décidait de collaborer avec Mickaël Palvin fondateur de l’agence littéraire Héraklès. Pourquoi ce choix, quand la notoriété et la réussite sont avérées ? Et que dit cette relation nouvelle de l’époque ?
13/02/2026, 17:01
Comme les éditions Anacharsis misent sur les vies effacées, l’historien Philippe Braunstein ouvre le bal de cette collection si brassensienne. Et l’intéressé (Philippe, pas Georges) d’attaquer d’emblée un détail éditorial : « Donc je peux dire tout de suite que je suis furieux de la couverture qui a été faite, parce que ça n’a aucun rapport avec Venise, ni avec un noble vénitien, ni avec un ambassadeur, et ils ont inventé un portrait qui n’existe pas. »
09/02/2026, 17:19
Dans cet article, Charles Garatynski relit l’œuvre de Witold Gombrowicz comme une entreprise radicale de déstabilisation des identités, des rôles et des formes sociales. De Ferdydurke à Cosmos, l’écrivain polonais apparaît comme un penseur de l’inauthenticité, pour qui la littérature devient un espace de résistance contre les assignations culturelles, nationales et symboliques.
09/02/2026, 16:33
Depuis quelques semaines, Bernard Werber s’installe comme un horloger mystique prêt à disséquer l’imaginaire humain et la littérature, à travers un podcast qu'il a monté. Ici, pas de nostalgie confortable : place au moteur brut, à l’idée nue, au monde qui naît sous le scalpel narratif. Entre méthode d’atelier et pulsion de création, il démonte la fiction pièce par pièce, puis la relance comme une machine vivante prête à happer l’auditeur.
06/02/2026, 14:11
L’Amérique tangue, ivre de sa propre légende, coincée entre les néons sales du pouvoir brut et les fantômes électriques de Ginsberg qui hurlent encore sur l’asphalte. Dans le cockpit, un milliardaire enragé joue avec les boutons rouges comme un enfant trop riche dans un magasin d’armes. Pourtant, sous la tôle froissée, le moteur démocratique gronde. Les poètes, les musiciens, les libraires, les profs, les types fatigués qui votent sans illusions tiennent encore la ligne. Ce texte parle d’une chute possible. Mais surtout d’une résistance culturelle qui mord, qui encaisse, qui refuse de plier. Par Mathias de Breyne.
06/02/2026, 14:08
De la découverte sidérante de la mort de Marilyn Monroe à l’enquête intime sur Norma Jeane Baker, ce Daniel Charneux retrace ici une fascination née dans l’enfance et devenue projet littéraire. Entre mémoire personnelle, immersion dans les archives, films et biographies, et réflexion sur l’identité, l’auteur traque la femme derrière l’icône. Une plongée sensible dans la fracture entre mythe hollywoodien, violence médiatique et destin humain brisé. Il publie ce 5 février I'm not M.M. chez Arléa.
04/02/2026, 09:00
Beyrouth s’accroche aux branches du cèdre du Liban comme par miracle, ce pays reste un mystère pour Marwan Khalil, désormais à la retraite. Sa pension de flic n’étant pas suffisante, il a ouvert dans son quartier, un cabinet de détective privé. Pas de quoi vivre dans le luxe, mais bien assez pour s’acheter de quoi fumer et mettre de l’essence dans sa bonne vieille Alfa dans laquelle, dans ce nouvel opus, il écoute les cassettes de Chris de Burgh en boucle.
02/02/2026, 10:53
Un livre à petit prix posé entre des chargeurs de téléphone, des timbres et des chariots de supermarché : la scène a quelque chose de trivial et de politique à la fois. Avec le rachat d’Expodif et de Temps Livre, Maxilivres revendique une vision industrielle de la lecture : faire circuler des millions d’ouvrages hors des circuits consacrés, capter l’achat d’impulsion, épouser les contraintes budgétaires et transformer l’économie circulaire en moteur culturel.
29/01/2026, 10:00
Entre 1930 et 1932, Antonin Artaud séjourne à plusieurs reprises à Berlin, au moment même où la République de Weimar s’effondre. À partir d’archives, de lettres, de manuscrits et d’une relecture attentive des textes asilaires, Ilios Chailly retrace ces séjours berlinois et interroge l’une des affirmations les plus troublantes d’Artaud : sa rencontre supposée avec Adolf Hitler.
27/01/2026, 13:06
La poésie se joue souvent sous néon blafard, entre un verre tiède et une rage froide. Ici, on dégoupille la grenade avec un sourire carnassier : la Maison de la poésie, ses VIP, ses têtes d’affiche, son petit théâtre bourgeois. Le texte grince, éructe, ricane. Un pamphlet en roue libre, entre PMU, Johnny imaginaire et satire sociale, où la littérature se cogne au star-system comme un poète contre une vitrine.
27/01/2026, 11:33
Il y eut After, Calendar Girl et bien d'autres : un autre phénomène se profile, sur fond de patinoire. Heated Rivalry, romance sportive homosexuelle d'après l'oeuvre de Rachel Reid, connaît un engouement fulgurant depuis son adaptation télévisée – avec un raz de marée sur les livres en bibliothèques et librairies américaines. Parue sans faire de bruit en France dès 2021 (avant de disparaître des rayons), la saga reviendra dans une nouvelle traduction.
24/01/2026, 10:38
Plonger dans Eldorado, c’est embarquer à l’arrière d’un camion brinquebalant, quelque part entre une saga familiale, une radiographie politique et un western tropical sans héros. Marcello Quintanilha raconte le Brésil comme on raconte une cicatrice : sans pathos, avec précision, en laissant affleurer la colère, la tendresse et les regrets. Un roman graphique comme une confession à ciel ouvert, où l’histoire intime devient un procès-verbal du siècle.
23/01/2026, 16:00
« La réalité d’un livre photo, c’est qu’on le conservera durant une année entière. Et au moment où l’on se décide à le renvoyer, un client le sauvera du retour pour l’acheter. » Cette théorie, qu’une libraire présente dans la salle du Musée de Picardie expose comme amplement vérifiée, concluait les échanges avec humour et délicatesse. Pour autant, l’anecdote dit quelque chose de cette difficulté de diffusion…
22/01/2026, 18:24
À l’occasion de la journée de sensibilisation au livre de photographie organisée à Amiens, ce 22 janvier par France Photobook, Éric Cez a ouvert les échanges en proposant un autre regard. Cofondateur de la maison d’édition Loco et président de l’association, il invite à « nous armer contre la violence de notre monde d’images », par la photographie.
22/01/2026, 11:00
Bibliothécaire à la médiathèque L’Odyssée de Lomme, Mario Alonso retrace, dans cet entretien, la création d’un rayon consacré au livre de photographie, les choix de médiation qui l’accompagnent et l’évolution du regard du public sur ce type d’ouvrages. Il revient sur sa manière d’aborder la photographie comme un langage narratif, sur l’importance de l’éducation à l’image et les raisons qui le conduisent à intervenir lors de la prochaine journée professionnelle dédiée au livre photo, organisée à Amiens.
22/01/2026, 10:14
Top Articles
Amazon partenaire du Festival du livre de Paris : les libraires claquent la porte Alain Soral condamné à 2 ans de prison ferme, avec mandat d’arrêt La Grande Librairie retourne en enfance, pour le meilleur et pour le pire Monsieur Le Prof devant les tribunaux : Flammarion “m'a totalement abandonné"
44 Commentaires
Annie
30/04/2020 à 22:05
Bonjour, je suis d'accord avec vous, en tant que cliente d'amazon, je ne renouvellerai pas contrat Amazon prime et de toute façon, je ne commande plus rien depuis 4 mois chez amazon!
Fulcrum
01/05/2020 à 01:52
"Chez Amazon, le client a toujours raison, le "collaborateur" marketplace a donc toujours tort..."
Si on est honnête c'est quand même vachement pratique, un des très bons points d'Amazon
Yannick
02/05/2020 à 10:39
Bonjour Black Bullet, je suis curieuse et très intriguée par votre changement de pseudo, pensez-vous que nous ne reconnaissons pas votre prose toujours aussi dithyrambique pour Amatruc et avec toujours les mêmes arguments éculés ?
Fulcrum
03/05/2020 à 00:42
Black Bullet n'est pas mon premier pseudo...
Fulcrum
01/05/2020 à 06:39
https://www.cbr.com/watchmen-damon-lindelof-jeff-bezos-giant-clock/
...
Glaçant
01/05/2020 à 08:32
Donc je résume : quand vous étiez au bord du gouffre, vous avez été sauvés par Amazon et maintenant que ça va mieux, vous crachez dans la soupe ?
On ne peut pas dire que vous ayez la reconnaissance du ventre...
Je ne défends pas Amazon, mais votre attitude m'interroge.
et cætera
02/05/2020 à 11:02
Bonjour,
Pour répondre à votre interrogation, si j'étais au bord du gouffre, c'était plutôt parce qu'amazon avait provoqué la désertion d'une bonne partie des utilisateurs des autres plateformes et que nous n'y vendions plus grand chose.Cela a été un crève-coeur de quitter des petites structures qui nous respectaient et respectaient les livres pour arriver dans cette grosse usine à gaz. Une galère innommable pour réussir à avoir des fiches livres correctes, le système de fusion des articles similaires n'est vraiment pas au point et nous avons passé un temps incroyable à réparer les erreurs créées par le système. Pour résumer, j'ai juste l'impression qu'amazon nous a volé notre assiette de nourriture pour nous affamer et ensuite nous proposer de nous louer cette assiette... Bien cordialement, Sophie - Librairie et Caetera
Gisèle
01/05/2020 à 08:40
Bravo pour votre courage et votre éthique. J’ai aussi décidé depuis longtemps de ne plus jamais rien commander chez eux. Quand j’en parle autour de moi, je sens peu d’enthousiasme pour prendre cette décision. Ce n’est pourtant pas bien difficile à décider. Je vais essayer de partager cette article sur FB.
Sunchinese
01/05/2020 à 20:50
Il faut arrêter de dénigrer Amazon ...pourquoi ne le.feriez vous pas avec les autres sites qui vendent en ligne alors ..moi je commande Amazon et je trouve cela très bien
et cætera
02/05/2020 à 11:10
Bonjour,
Chacun est libre de ses choix... J'ai juste témoigné et invité à réfléchir à ce qui se cache derrière. Beaucoup d'autres sites de vente sont tout aussi efficaces, aussi bon marché, en tout cas en ce qui concerne le livre, pour le reste, je ne sais pas, je n'achète rien de neuf. Personnellement, nous vendons sur https://www.livre-rare-book.com/?l=fr nos livres moins cher que nous ne les vendions sur amazon car comme ils ne prélèvent pas de commission, nous faisons la remise au client (les frais amazon sont énormes (de l'ordre de 20%). Bien cordialement, Sophie - Librairie et Caetera
Antimanichėen91
01/05/2020 à 09:38
Bonjour, la question de la commande sur Amazon est plus compliquée qu'il n'y parait : pour avoir commandé sur d'autres sites et avoir traité avec des vendeurs en direct, je peux dire que le service Amazon est rassurant pour les acheteurs. Pourquoi les autres sites n'accordent-ils pas autant de garanties ? S'ils le faisaient, nul doute que j'aurais moins la crainte de payer un produit et de le recevoir cassé, ou de ne jamais le recevoir et de devoir traiter avec un vendeur qui ne répond pas. L'achat sur internet est un risque pour l'acheteur, la réussite d'Amazon c'est d'avoir blindé l'acte d'achat et d'assurer la satisfaction du client.
Il est très regrettable que cela se fasse sur le dos des employés et partenaires. Mais un client satisfait devrait être la priorité de tous les sites de vente à distance. Il y a des efforts à faire...qui pourraient être payants ! Il n'est pas suffisant de se plaindre et de boycotter. Il faut travailler sur les conditions et garanties offertes à l'acheteur. Et je ne parle pas des frais de port (payer 6,95 pour un produit à 5 euros qu'on ne trouve pas dans les magasins autour de soi...), à la fin de l'année le montant peut finir par être élevé.
Et cætera
02/05/2020 à 11:26
Bonjour,
Je suis tout à fait d'accord avec vous, la satisfaction du client est la priorité. Dans mon cas personnel, je n'ai jamais eu autant de clients insatisfaits que sur amazon et bien indépendamment de ma volonté. Parce qu'il n'avaient pas vu qu'ils achetaient un livre d'occasion, ou parce que la photo ne correspondait pas au livre. La logique de ce site n'est pas adapté à l'exercice de notre métier particulier qui propose des produits souvent uniques, non fusionnables avec d'autres offres qui semblent similaires mais ne le sont pas. Le problème est que sur amazon nous n'avons pas le droit de communiquer avec les clients et que nous n'avons souvent affaire à eux que lorsqu'ils sont en colère. Je ne compte plus les messages écrits en majuscule et truffés de point d'exclamation parce que le livre a quelques jours de retard... C'est très frustrant. Sur d'autres sites comme https://www.livre-rare-book.com/?l=fr, nous traitons en direct avec les clients et il est très rare qu'il y ait des incompréhensions et des mécontentements. Je pense que le contact direct est très important. Il y a peut-être des vendeurs malveillants, mais la plupart des professionnels ont pour seul intérêt que leurs clients soient satisfaits. Et nous savons très bien reconnaître et rembourser quand il y a problème. Pas besoin d'un protocole pour ça, juste d'une relation humaine. Bien cordialement, Sophie - Librairie ET Caetera
Bubudunord
01/05/2020 à 09:50
Par principe, je n'ai jamais acheté quoi que ce soit sur Amazon. Pour les livres (20 à 30 par mois), je préfère le contact avec un libraire, ou l'achat sur livre rare books, chez un libraire que je connais. Je crains qu'Amazon signifie à moyen terme la disparition du commerce réel.
fanny
01/05/2020 à 09:51
Le problème c'est qu'Amazone ment, prétend livrer tous les livres et c'est impossible. Les éditeurs qui passent par cyberscribe (branche de la base de sonnée des "petits" éditeurs DILICOM) devaient payer un forfait annue là Amazon pour y être répertoriés sérieusement. Si l'éditeur de payait pas (entre 200 et 300 euros)ils ne servaient pas en trouvant n'importe quelle raison..une indisponibilité sur amazon ça fait bondir les auteurs des livres...alors que c'est faux...Comment un éditeur peut-il expliquer cela à un auteur ?
AB69
03/05/2020 à 14:56
Ancienne éditrice, je confirme que pour les petits éditeurs, se faire une place sur Amazon relevait d'un impossible défi ; forfait mensuel coûteux en échange d'une invisibilité certaine.
N'ayant jamais participé à la montée d'Amazon, que ce soit sur le plan personnel ou professionnel, je ne remercie ni Amazon, ni les libraires qui n'ont que rarement donner la chance à nos auteurs (plus de 6 ans pour enfin atteindre un nombre satisfaisant de libraires, être en bonne place sur les étagères malgré un lectorat grandissant grâce aux auteurs et nos présences en salon).
Concernant le fonctionnement d'Amazon, il a été préjudiciable, affichant nos publications "hors stock" ; une aberration quand on sait que nous n'avions jamais ouvert de compte chez eux, ni référencé nos publications, et encore moins de problème de stock ; mention qui a interrogé et détourné nos auteurs et nos clients sans que l'on puisse agir.
je tiens à souligner : même si j'ai pu rencontrer des libraires passionnés durant ma carrière d'éditrice qui ont vraiment donné un coup de pouce à ma maison (auj fermée) et aux auteurs, ils ne représentaient qu'à peine 5% parmi tous ceux que nous avions contactés. La majorité s'est révélée de vrais business men or women qui n'ont rien à envier à Amazon.
JMK
01/05/2020 à 09:52
Bravo pour votre décision.Placer Amazon dans le rôle de sauveur me parait être au comble du cynisme!! (ou de l'ignorance) c'est en tant que prédateur que cette plate forme agit et s'engraisse. Pour ma part je l'ai boycotté depuis bien longtemps.
cpks
01/05/2020 à 11:22
Merci d'évoquer enfin (!) les libraires du net! et les libraires d'occasion sont aussi les grands oubliés sur ce site.
Emilie Magne
01/05/2020 à 15:48
Je vous invite à rechercher qq études fouillées sur le marché de l'occase, particulièrement du livre (qui avec 240 sorties par jour / 90 000 par an... / France / est un produit de grande consommation). Ensuite, il faut entendre par exemple qq propos genre celui du président du CNL.... décortiquer et tenter de (se) situer
Oui, le livre d'occasion gêne beaucoup (euphémisme) le secteur. Et il en est sans doute qq'uns (dont ce président) qui ébauchent des plans et font des suggestions diverses dans le fin fond d'officines obscures pour éradiquer la croissance du livre d'occasion.
C'est que
- la durée de vie d'un livre consommable est courte, très courte.
- Un livre neuf (dit rapidement) reste d'un coût non neutre.
- les us et coutumes vs lecture changent et les faits démontrent que lire, pour mille raisons, beaucoup ou moins, mais régulièrement, et plus souvent un propos 'semblant' qu'une action tangible (Voir études in fine et croiser avec CSP / Voir par ailleurs l'évolution avant/après 1989 par exemple en RDA : Démonstratif !!)
- le marché vit de la nouveauté (dixit plus haut) avec une masse d'occase qui s'accumule et se transmet d'autant plus facilement avec tous les outils et formes d'échanges (La toile).
- Le livre objet n'est plus culte (sauf en Russie ou la bibliothèque reste encore au centre de la pièce de vie... mais de moins en moins...). Il n'est plus culte, se pilonne, se fait désherber mais se jette assez peu chez les particuliers.
Et c'est là que vous faites le job, tout comme AMZ d'ailleurs et bien d'autres dont le rédacteur du mémo d'humeur plus haut qui a des gosses...
Dans le monde de la nouveauté ou du classique, du neuf ou de l'occase ou est la valeur ? Musso ? Bronté ? Hobbes ? BHL ? PPDA ? Arthur Londres ? Blondin ? Bern ? Le Goff ? Duby ? Bourdin ? Aron ?
Il en faut pour tous les goûts et ils se trouvent tous d'occase dans de multiples formats et versions, parfois avec des traductions et/ou éditions particulières. Estimer la valeur d'un produit ? Soit ! Mais quid d'un Lévy vs un Stendhal ? Hummm. Jeter la pierre au vendeur d'occase, au libraire, au distributeur ou ceci ou cela ? Bofff, cela ne fait pas avancer le débat.
Reste alors seulement un choix : Lsq la BNF ferme des liens de collaboration, est peu ouverte (plage), se met en grève, GoogleBook/ AMZ sont utiles. Lsq vos enfant lisent (les séquences d'écrans ne sont pas subies)... un Lamartine (que vous aviez) et en redemande... Ils (Nous) flânent (flânons) chez vous (Vous) et ailleurs comme chez le Mr affranchi aux gosses... et à la BN ou BM... et chez AMZ aussi... ou à la foire du coin. Et lsq le bouquin est dispo, hop dans la poche et merci à tous.
L'important c'est le fond. Un Picasso d'occase ? Je prend ;-)
Hisa
01/05/2020 à 13:57
Oui ces vrais Amazon comme leur garantie con vous promet de vous rembourser si l article n'est pa conforme comme sur la photo et après on fait poiroter pour la garantie et vous avez l article la ou je pense et après on vous dit si vous demander encore on supprime votre compte ces mieu le petit magasin on vois se con n achete
Fs
01/05/2020 à 16:07
Bonjour
Tout ce qu'on peut lire et entendre ce sont des critiques envers le géant américain mais posez vous la question de ce qu'Amazon fait pour ses clients.
Personnellement Amazon livre tout ce dont vous avez besoin et ça cest génial !! Avez vous pensez à la mère célibataire qui se tue à la tâche pour faire vivre son foyer et n'a nullement le temps ni la force en rentrant à 20h le soir de courir les magasins qui sont déjà tous fermés tout ça pour acheter un livre scolaire ou tout autre fourniture, des vêtements pour les enfants, du matériel pour la maison, des cadeaux d'anniversaire pas cher.Vous souciez vous de la grand-mère assez indépendante pour vivre seule mais pas pour se déplacer dans les magasins, de ceux qui n'ont pas de voiture. Bref pour toutes ces personnes à qui Amazon rend la vie plus facile je dis UN GRAND MERCI.La vie est difficile pourquoi critiquer le mode de vie que choisissent les gens en fonction de la vie qu'ils mènent. Oui c'est bien de faire vivre les petits commerçants mais avec quel argent ? Si vous pouvez trouver moins cher et avoir plus rapidement un article sur Amazon vous êtes en train de dire que vous préférez payer le double du prix, perdre du temps pour aller l'acheter à 10km de chez vous whaah..bravo
Personnellement ce n'est pas mon choix j'ai ma conscience pour moi je préfère commander sur Amazon qui donne des emplois aux chômeurs car les articles ne s'envoient pas tout seuls. Arrêtons là la guerre lancée contre Amazon et Uber. Idem je ne peux me payer un taxi quand j'ai de gros soucis de trains pour rentrer à mon domicile où m'attendent des enfants mineurs et là heureusement je peux prendre un Uber grâce au prix abordable. Alors réfléchissons un peu il y a toujours des avantages et des inconvénients partout. Trouvez moi l'entreprise parfaite avant de lancer toutes ces critiques. Lisez cet article sur la poste, ikea, mac donald qui peuvent être elles aussi autant critiquées que le géant Amazon. Bref arrêtons cette vendetta vous n'aimez pas ? n'achetez pas ou n'achetez plus mais laissez les autres faire ce qu'ils veulent.
CP
20/05/2020 à 18:01
"Donner un emploi aux chômeurs" : un emploi d'accord, mais lequel ? Tous les témoignages, les articles et les enquêtes sur le sujet montrent que les conditions de travail chez Amazon sont absolument désastreuses : un flicage permanent, un rythme insoutenable, aucune pause même pour aller aux toilettes - et à côté de ça, un employé mort d'une crise cardiaque, parce qu'il est resté 20min sans aide dans l'entrepôt, sous les regards des managers qui, habituellement, n'oublient pas de réagir dès qu'un employé ralenti un peu.
Aux États-Unis, les salaires sont tellement bas que des salariés plantent des tentes à côté des entrepôts, faute de pouvoir se payer des logements décents à proximité. Pendant ce temps, leur patron Jeff Bezos est en passe de devenir billionnaire - pas millionnaire, pas milliardaire, billionnaire. Une somme d'argent absolument ridicule, impossible à penser, impossible dépenser pendant toute une vie.
Donc au-delà du côté pratique, au-delà même du secteur du livre, c'est aussi une question du modèle de société dans lequel on veut vivre. Il vaudrait certainement mieux investir dans des plus petites structures, plus nombreuses, qui offrent aussi des emplois sans tuer leurs salariés et creuser les inégalités. Si cette crise a montré quelque chose, c'est que les petites structures sont aussi capables de livrer les parents célibataires et les grand-parents que vous preniez en exemple - et elles pourraient même embaucher pour ça, si Amazon ne tuait pas leur marché.
Fs
01/05/2020 à 16:12
Suite de mon message
https://www.businessinsider.fr/la-poste-ikea-mcdonalds-ces-entreprises-qui-mettraient-leurs-salaries-en-danger-face-au-covid-19-184423
Betty
01/05/2020 à 16:27
Amazon est un puit de voleurs, on m a piraté carte bancaire, mon compte et personne ne fait rien, même pas ma banque,j ai porté plainte,il n y a personne qui répond aux mails,au téléphone ils ne peuvent rien faire...une honte !!
Loli
01/05/2020 à 17:29
Ne pas commander chez Amazon c'est déjà penser aux commerces de proximité,et garantie que l'argent reste en France
Chabs
01/05/2020 à 18:18
Perso ça fait du biens voir que je suis pas le seul a ne pas aimer amazon j'ai jamais acheter chez eux et je ne compte pas le faire de sitôt . je préfère commander sur des sites plus traditionnel et être protéger par PayPal en cas de problème.
John
01/05/2020 à 19:12
Quand je vois ce type de bataille ridicule ça me fait doucement rire on fait chier Amazon pour X raison mais pas les autres il ont envoyer Amazon au tribunal pendant le confinement mais pas cdiscount ou autre je commande toujours Amazon et je continuerais encore ;-)
Fs
04/05/2020 à 00:09
Tout a fait d'accord ??
Lolo
01/05/2020 à 22:20
Bonsoir,
Je partage le commentaire de Glaçant
Kossmann Jmk67
02/05/2020 à 01:23
J'achète tout sur Amazon depuis 2007.Jamais déçu. ..pourquoi je devrais acheter ailleurs ? Je suis satisfait et si des gens veulent payer plus chère ailleurs juste pour sauver une boutique ça les regarde. Acheter sur le net c'est pratique de plus les centres villes sont interdits aux voitures alors le commerce en ligne à de beaux jours devant lui...de plus je peux choisir tranquillement devant mon écran et en ce qui concerne les livres. ...Les boutiques se trouvent toujours dans des coins ou on peut pas se garer....donc achat en ligne pour ma liseuse. On ne peut plus revenir en arrière vous pouvez pas avoir le beurre. ...etc.. ..et arrêtez de toujours critiquer Amazon juste parce que c'est pas français. Et oui Jeff besos avait une bonne idée le jour où il a commencé à vendre des livres en ligne et vous voudriez l'accusé de quoi ?
..
Kfran63
02/05/2020 à 02:24
Moi je me pose des questions. Pourquoi toujours Amazon ? Ha oui c'est le plus gros donc le plus méchant. Mais quand je vois actuellement depuis le début du confinement comment toutes les grosses enseignes de grande distribution et je dis bien toutes. Profitent du fait de vendre de l'alimentaire pour continuer à vous fourgez tout et n'importe quoi en faisant travailler leurs employés dans des conditions aussi limites que celles du grand méchant Amazon et même les 500 millions de masques qu'ils ont acheté pendant que nos soignants galeraient pour en avoir. Alors bon moi je veux bien cracher sur les GAFA mais c'est bien simpliste tout ça et surtout bien Français. C'est avant qu'il fallait faire quelque chose et comme le disait une autre personne faut pas cracher dans la soupe. Cdt
Fs
04/05/2020 à 00:13
Tres bonne réflexion ??