#Droit / Justice

Exception conservation : Vol de corbeau sur la numérisation en bibliothèque

La Hadopi a lancé en octobre 2011 un chantier piloté par Jacques Toubon, membre du collège de la Haute Autorité, sur l'exercice effectif des exceptions au droit d'auteur. Ces exceptions constituent des mécanismes essentiels d'équilibre du droit d'auteur en permettant aux particuliers (courtes citations, copie privée, représentation dans le cadre du cercle de famille, etc), mais aussi à certaines institutions comme les bibliothèques, d'effectuer des usages protégés, malgré le monopole dont bénéficient les titulaires de droit. La Hadopi s'est lancée dans une démarche de consultation, par le biais d'un questionnaire qui liste les exceptions existant en droit français et pose une série de questions pour cerner les usages et attentes les concernant.

Le 01/04/2012 à 16:07 par Clément Solym

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Publié le :

01/04/2012 à 16:07

Clément Solym

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Publié sur S.I.Lex, par Calimaq

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Jusque là fort bien…

Sauf que l'expert juridique Hadopi qui suit ce chantier, Christophe Alleaume (c_alleaume sur Twitter), agrégé de droit privé et professeur à la Faculté de Droit et des Sciences Politiques de Caen, s'est fendu cette semaine de plusieurs propos, concernant l'exception conservation bénéficiant aux services d'archives , de bibliothèques et de musées, qui en disent long sur l'esprit dans lequel cette problématique est abordée.

Cette charge s'inscrit dans un climat général de défiance vis-à-vis des exceptions en France, qui soulèvent de vives inquiétudes concernant l'évolution du droit d'auteur et son équilibre.

Et appelle réaction !

Ami bibliothécaire, entends-tu le vol noir des corbeaux sur tes exceptions ? (Crow. Par Smabs Sputzer. CC-BY-. Source : Flickr)

Alleaume hééééééneaurme (comme dirait Flaubert) !

C'est @BlankTextField qui a levé le lièvre cette semaine et relate le début de l'affaire sur son TumblR.

Le 20 mars 2012, à l'occasion d'une table ronde réunie par la commission des affaires culturelles du Sénat (Comment concilier liberté de l'Internet et rémunération des créateurs ?) où il était chargé de présenter le cadre juridique français, Christophe Alleaume, professeur de droit, mentionnait l'exception conservation, sans la nommer, dans les termes suivants :

 “L'exception en faveur des bibliothèques, musées et autres archives, qui peuvent dupliquer les oeuvres pour maintenir un certain nombre de copies et permettre à leurs usagers d'accéder plus facilement aux oeuvres sans renouveler leur stock, ce qui n'était pas une bonne nouvelle pour les libraires et les éditeurs”.

Cette attaque s'inscrivait dans un propos plus large de Christophe Alleaume, par lequel il dénonçait la multiplication des exceptions au droit d'auteur, qui “n'ont pas été compensées pour les auteurs“. 

Un volatile qui correspond peut-être mieux encore que le corbeau aux propos du sieur Alleaume sur l'exception conservation. Gonflé !

Il est vrai que l'exception conservation, introduite lors du vote de la loi DADVSI au bénéfice des services d'archives, de bibliothèques et de musées, permet en effet à ces institutions de reproduire et de diffuser des œuvres dont les supports sont en voie de dégradation, en vue de préserver les originaux pour communiquer à la place les versions numérisées. Pour faire ces reproductions, elles n'ont ni besoin de demander une autorisation aux titulaires de droits, ni de rémunération à verser. Elles sont toutefois limitées au niveau de leur diffusion, car les reproductions ne peuvent être communiquées que sur place à partir de postes dédiés, et non à distance, via un extranet ou sur Internet.

Réagissant à ces premiers propos de Christophe Alleaume, le site Actualitté a publié mardi 27 mars un article intitulé “Alleaume assimile l'exception conservation à une perte financière“, qui critiquait ce point de vue comme outrancier. Le sieur Alleaume n'ayant visiblement pas apprécié cette mise en perspective, il demanda à faire jouer son droit de réponse pour publier sur Actualitté une mise au point le vendredi 30 : “Droit de réponse : Sans livres, que prêteraient les bibliothèques ?“.

Et c'est là que les choses deviennent à proprement parler hééééneaurmes !

Christophe Alleaume revient en premier lieu sur le fait que cette exception n'ouvre pas droit à compensation financière pour les auteurs :

[...] l'exception de conservation autorise les reproductions publiques (papier ou numériques) sans aucune compensation pour les titulaires de droits. Alors que la copie privée est compensée, la copie publique ne l'est pas ici ! Les auteurs ou leurs ayants droit n'étant pas compensés/indemnisés, est-il interdit de soutenir que ce sont eux qui financent l'exception ?

En outre, en ne fixant pas le nombre maximum de copies autorisées, le texte laisse au pouvoir des bénéficiaires de l'exception le soin de décider de l'étendue de cette exception… [...] le texte permet parfaitement aux établissements visés de reproduire tout ou partie de leur collection y compris pour des ouvrages qui sont encore dans le commerce.

Et de terminer comme il se doit par un couplet apocalyptique sur la fin de la création :

Sans auteurs, sans livres, que prêteraient les bibliothèques ? Regretter l'absence de compensation d'une exception qui profite aux bibliothèques c'est prendre position pour les auteurs. Ce n'est pas prendre position contre les prêteurs.

Vous avez donc bien lu comme moi. A cause de l'exception conservation ouverte au profit des bibliothèques, les auteurs et la création tout entière seraient gravement menacés en France, au point que l'on peut s'attendre à une disparition du livre si l'on ne met pas rapidement en place une rémunération pour compenser ces reproductions !

Et le pire, c'est que le sieur Alleaume n'est visiblement pas le seul juriste distingué à trembler à cause de l'exception conservation, puisqu'il cite au soutien de ses propos une analyse de Pierre-Yves Gautier encore plus alarmiste :

Les bibliothèques et les musées sont en droit de reproduire les œuvres sur papier et par voie de numérisation, afin de faciliter leur conservation et leur « consultation sur place ». Entendu pour la conservation, encore qu'il ne soit pas interdit de racheter des supports matériels. En revanche, on ne voit pas pourquoi l'exception devrait aider à poursuivre la consultation sur place, acte de communication publique et de prêt intra-muros – sauf à ce que le droit de prêt soit dûment exercé à ce titre, lequel ne se trouve cependant pas réservé par le texte (…) Le texte est également muet sur le nombre d'exemplaires qui peuvent être reproduits (…) Bref, exception vague et assez dangereuse pour les titulaires de droits.

Hééééénaurme, vous dis-je !

Pierre-Yves Gautier souhaiterait que l'exception conservation permette uniquement de faire des reproductions et pas de communiquer les versions numériques sur place à nos usagers ! La belle affaire ! On pourrait alors sauver des ouvrages menacés de dégradation en les numérisant, mais à condition de cacher soigneusement ensuite les reproductions sur des serveurs. On croit rêver ! Je relève également cette fascinante notion inédite de “prêt intra-muros” qui impliquerait, si l'on pousse la logique sous-jacente jusqu'au bout, que les bibliothèques payent chaque fois qu'un lecteur va prendre un livre sur une étagère ! Notons au passage que parler de “prêt intra-muros” n'a juridiquement pas de sens, car la directive européenne de 1992 indique explicitement que le droit de prêt ne concerne pas la consultation sur place.

Mais la rigueur juridique ne semble de toutes façons pas la préoccupation principale de ces pourfendeurs de l'exception conservation. Christophe Alleaume dans son droit de réponse sur Actualitté se fend par exemple de cette phrase, qui vaudrait sans doute une bien mauvaise note à un étudiant en droit : “L'idéal serait quand même que la Loi fixe elle-même les limites aux monopoles qu'elle crée”. Comment peut-on parler de monopole à propos d'une exception au droit d'auteur ? Juridiquement, c'est exactement le monde à l'envers ! Zéro pointé, M. Alleaume, l'agrégé !

Tout cela pourrait être amusant, si ces propos ne visaient pas à travestir la réalité et à véhiculer une idéologie plus que douteuse.

L'exception conservation, fantasmes des juristes et réalité des bibliothèques

Dans les sous-sols des bibliothèques de France, c'est bien connu, des armées de bibliothécaires en train de scanner des livres protégés sur du matériel high-tech... (Interlock MCLS Digitization Tour. Par bert_m_b. CC-BY-NC. Source : Flickr)

Les propos de Christophe Alleaume sous-entendent que les bibliothèques pourraient utiliser l'exception conservation de manière dévoyée pour refaire leurs stocks  sans racheter de livres, voire même en reproduisant “tout ou partie de leurs collections“, le “tout” impliquant une réplication totale de l'ensemble des ouvrages d'un établissement (!). On peut comprendre sur la base de tels préjugés que ces éminents professeurs puissent nourrir quelques craintes concernant l'avenir de la création…

Sauf que ces propos sont sans lien avec la réalité de l'emploi de cette exception en bibliothèque. Ils méconnaissent d'abord un paramètre fondamental que tous les professionnels confirmeront : la numérisation est une opération complexe, qui coûte cher, aussi bien en termes de prestations que d'infrastructures, surtout lorsqu'on la pratique dans le but de préserver des documents sur le long terme.

Pour ces raisons, eu égard à l'état des budgets des bibliothèques françaises, il est complètement fantasmatique de croire que des établissements pourraient se mettre en tête de numériser l'intégralité de leurs collections, surtout si la diffusion reste limitée sur place et non sur Internet. Les bibliothèques françaises, dans leur immense majorité, numérisent avant tout des oeuvres du domaine public, afin de pouvoir les mettre en ligne.

Lorsque les bibliothèques, archives et musées utilisent l'exception conservation, c'est comme une mesure de dernier recours, pour sauver un document fragile dont l'état physique fait craindre qu'il ne se détruise ou ne puisse plus être communiqué.

Pour prendre un exemple dans le champ des archives (car les bibliothèques ne sont pas les seules concernées), les Archives nationales ont numérisé, à des fins de conservation, la collection d'affichesconstituée par le Comité d'histoire de la deuxième guerre mondiale, difficilement communicable en raison, notamment, du format de certains documents. Les images correspondant à des documents sous droit ne sont consultables que localement. Frédéric Blin, conservateur à la BNU de Strasbourg m'indiquait récemment que son établissement avait fait de même pour certains fonds d'affiches. Ces documents, souvent de grande taille et fragiles, sont difficiles à communiquer physiquement au lecteur, et cette opération finit rapidement par altérer les supports, d'où l'intérêt de pouvoir les numériser pour communiquer à la place une version numérique.

Christophe Alleaume semble également ignorer que beaucoup de supports physiques se dégradent rapidement, et en tout cas, beaucoup plus vite que les droits d'auteur ne s'éteignent (vie de l'auteur + 70 ans, 140 ans en moyenne !). C'est le cas pour beaucoup de papiers acides ou de mauvaise qualité, employés dans la première moitié du XXème siècle, qui s'autodétruisent. Ce fléau affecte tout particulièrement la presse, mais d'autres supports sont sujets à des phénomènes similaires, comme des photographies ou des bandes magnétiques, et même les CD ont une durée de vie très courte  (10 ans ?), qui justifie que des plans de sauvegarde doivent d'ores et déjà être mis en place !

La question sous-jacente et alors la suivante : eu égard aux coûts d'une opération de numérisation faite dans les règles de l'art, peut-on décemment penser qu'un auteur préférerait voir son oeuvre disparaître purement et simplement, plutôt que de percevoir quelques deniers pour cette opération, si tant est que le moindre centime lui parvienne au terme de la nouvelle usine à gaz de gestion collective qu'il faudrait mettre en place pour organiser ce type de rémunération ?

J'irais même plus loin. J'ai déjà écrit – et je persiste – que l'exception conservation est avant tout un “trompe-l'oeil juridique”, tout comme la plupart des exceptions votées lors de la loi DADVSI. Passée méthodiquement à la moulinette de la navette parlementaire, l'exception a été déjà été assortie de multiples restrictions, qui la rendent très difficile à mettre en oeuvre en bibliothèque. Tout ceci fait que cette exception reste d'un usage limité parmi les établissements français, bien loin de cette image de machine à détruire la création qu'en donne Christophe Alleaume. Et ce sont pourtant de nouvelles restrictions que cet expert Hadopi voudrait voir encore rajoutées dans la loi, avec en prime, une rémunération à verser ! Autant dire que si l'on fait cela, l'exception conservation ne sera plus du tout utilisée en France et que les oeuvres pourront pourrir doucement au fond de nos magasins !

Voilà la réalité de l'exception conservation en France, une fois mis de côté les fantasmes des juristes de salon !

Mais tout comme la rigueur juridique, le souci de la réalité n'est manifestement pas le but premier visé par ces attaques contre l'exception conservation. Leurs motivations sont essentiellement d'ordre symbolique et idéologique.

Dans le collimateur : la gratuité

Christophe Alleaume avoue lui-même qu'au fond, la réalité des faits lui importe peu. Dans son droit de réponse sur Actuallité, il dit bien :

Tant mieux si, comme l'affirme monsieur GARY – ce que nous ne remettons pas en cause –,  les établissements culturels n'abusent pas de leur pouvoir.

Son propos ne vise pas à dénoncer directement un usage abusif de l'exception par les bibliothèques, mais l'attaque vise le fait même, pour le principe, que l'exception conservation ne fasse pas l'objet d'une compensation financière. C'était d'ailleurs également le sens de son intervention au Sénat, où il avait mis en cause le fait que les exceptions auraient été multipliées “sans avoir été compensées pour les auteurs“.

Ce qui dérange, ce n'est donc pas en tant que tel le fait que des copies multiples puissent être faites, mais qu'un usage d'une oeuvre protégée puisse être opéré à titre gratuit, au nom de l'intérêt général. La charge vise donc la gratuité et elle s'appuie sur une idéologie du droit d'auteur qui ne tolère pas que des principes supérieurs à ce droit puissent justifier des usages gratuits.

Pan gratuité ! (Magnum. Par Zorin Denu. CC-BY-NC-ND. Source : Flickr)

Ces attaques contre la gratuité sont à vrai dire à la mode et tout à fait dans l'air du temps. Lors du vote de la loi sur les livres indisponibles, nous avons pu voir notamment Hervé Gaymard défendre exactement la même idéologie du droit d'auteur compris comme un droit absolu à ce que qu'aucun usage ne se fasse jamais à titre gratuit.

Le Sénat avait en effet introduit une disposition qui aurait permis aux bibliothèques de recevoir des autorisations d'usage, à titre gratuit, pour des oeuvres orphelines non-réclamées au bout de dix ans par leurs titulaires. Rapidement, cette disposition (dont l'effet pratique aurait sans doute été très limité) est devenu littéralement le chiffon rouge de ce texte et l'article à abattre pour la majorité. Il est d'ailleurs intéressant de constater que le mécanisme a rapidement été assimilé à une exception au droit d'auteur, pour le mieux le discréditer (et ce, en dépit une fois encore de la plus élémentaire rigueur juridique).

Au final, devenu point d'achoppement principal entre la majorité et l'opposition, il a fini lui-aussi laminé par la moulinette des amendements en Commission paritaire, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus, une fois encore, qu'un “trompe-l'oeil” vidé de sa substance et inutile.

Dominique Gillot, sénatrice à l'origine de ce mécanisme d'exploitation gratuite des orphelines, a tenté de défendre sa mesure par ces mots :

Nous défendons comme vous les droits d'auteur, mais considérons que le législateur doit valoriser les bibliothèques, outils de formation et d'accès à la lecture. Beaucoup craignent, avec le développement de l'Internet, de les voir disparaître. Nous devons leur témoigner notre soutien. C'est une question de symbole.

Ce à quoi, Hervé Gaymard a répondu :

Le symbole compte aussi pour le droit d'auteur.

Plus que la rigueur juridique, plus que la réalité économique, c'est le symbole avant tout que représente l'usage gratuit qui compte désormais et c'est la même idéologie du droit d'auteur que l'on retrouve à l'oeuvre, chez Gaymard et chez Alleaume. A ce propos, j'avais écrit ceci :

La vérité, c'est que nous sommes arrivés à un stade où toute forme d'accès gratuit à la culture dérange, fût-ce au nom de l'intérêt général, et que l'exploitation commerciale est conçue comme l'alpha et l'omega en matière de droit d'auteur. Le droit à la culture, à la connaissance et à l'information sont systématiquement balayés face à la toute puissance de la propriété intellectuelle, conçue comme un dogme que rien ne doit entamer.

Notons que cette chasse systématique à la gratuité (chasse Alleaume !) est typiquement française, pays de Beaumarchais et d'Hadopi. Aux Etats-Unis, le fair use (usage équitable), ainsi que d'autres exceptions bénéficient assez largement aux bibliothèques, sans faire l'objet d'une compensation financière. En 2008, une étude commandée par l'OMPI au professeur Kenneth Crews avait montré que loin d'être une anomalie française, l'exception conservation existait dans 72 pays dans le monde. Et elle n'est JAMAIS compensée. Nulle part ! Parce ce qu'on estime qu'il relève de l'intérêt général que les oeuvres menacées de destruction soient sauvegardées. Mais peut-être ne sait-on plus ce qu'est l'intérêt général en France, à force de prêter une oreille complaisante aux intérêts privés…

Voilà donc l'idéologie à l'oeuvre derrière les propos de Christophe Alleaume. Elle s'en prend ici aux bibliothèques pour le symbole qu'elles représentent encore au sein de la Culture, mais livrons-nous à un petit exercice de science-fiction juridique pour voir jusqu'où une telle logique pourrait nous entraîner…

Bienvenue sur la planète Alleaume

Cher lecteur, je te convie à un petit voyage en navette spatiale, jusqu'à la Planète Alleaume, où enfin tout usage gratuit d'une oeuvre protégée a été systématiquement éradiqué. Il s'agit d'un véritable paradis de la Création et de l'Esprit, avec cependant quelques menues différences par rapport à la terre.

Planète Alleaume en vue ! (Dark Planet. Par Dioboss. CC-BY-SA. Source : Flickr)

En premier lieu, sur la planète Alleaume, on a heureusement mis fin à ce scandale intolérable que constituait le fait de pouvoir faire de courtes citations sans payer les auteurs. Comment avait-on pu tolérer pendant si longtemps que les créateurs soient ainsi martyrisés dans leur chair et dans leur âme par cette insupportable débauche de gratuité ? Des barèmes très précis ont été mis en place suite à une – toujours – fructueuse collaboration entre le Gouvernement et les sociétés de gestion collective.

Une équation fort simple, prenant en compte le nombre de caractères au centimètres carré, pondérés par la racine cubique de la taille de la police et du support, permet de calculer les sommes légitimement prélevées sur chaque citation. Pour goûter tout l'intérêt de cette mesure, sachez par exemple que sur la planète Alleaume ce simple billet comportant 9 citations aurait permis de générer 6 euros et 13 centimes, dont une partie aurait pu bénéficier au sieur Alleaume lui-même, puisque j'emprunte quelques uns de ces propos fleuris d'expert Hadopi ! Par contre, en raison des mécanismes savants de gestion collective nécessaires pour accomplir ce bienfait de l'Humanité, les auteurs sont également obligés de payer pour se citer eux-mêmes, mais ils en sont très heureux, car ils donnent ainsi le bon exemple et cela évite de laisser le moindre interstice possible à la gratuité.

Une autre exception a pareillement été remaniée sur la planète Alleaume, qui constitue sur Terre une injure à l'Intelligence et cause la mort directe par famine de centaines de milliers de créateurs : il s'agit de la représentation dans le cadre du cercle de famille. Sur la planète Alleaume, l'achat d'un CD ou d'un DVD ne vous dispense pas de payer une somme d'argent chaque fois que vous en jouissez chez vous, avec vos proches. Quoi de plus normal, car comment pourrait-on tolérer que l'usage d'une oeuvre puisse avoir lieu gratuitement ? La gestion de cette exception est très simple. Il a suffit d'implanter une petite puce dans tous les appareils de lecture qui alerte immédiatement une société de gestion collective de votre usage, laquelle débite directement votre compte en banque. Les citoyens de la planète Alleaume ne se plaignent nullement de l'intrusion dans leur vie privé, ayant bien conscience que celle-ci est peu de chose comparé à l'objectif supérieur d'empêcher toute gratuité. Un système similaire est prochainement à l'étude pour les livres papier, mais pour l'instant, les lecteurs doivent envoyer un formulaire dûment rempli chaque fois qu'ils ouvrent un livre (ce qu'ils font d'ailleurs de moins en moins).

Enfin, même si cette mesure a semblé plus douloureuse à mettre en place sur un plan symbolique, il n'était pas tolérable sur la planète Alleaume de laisser persister la gratuité pour l'exception bénéficiant aux handicapés, qui leur permet d'obtenir des oeuvres adaptées. Afin que la réforme ne soit pas trop vexatoire pour des personnes déjà éprouvées cruellement par le destin, une élégante taxe sur les cannes blanches et les lunettes noires a été instaurée, sur le modèle de la taxe pour copie privée. Elle génère trois cacahuètes et demi par an, mais permet de clamer haut et fort que sur la planète Alleaume, la gratuité a bel et bien été éradiquée.

Les auteurs n'en sont pas plus riches, mais on vient de tous les coins de la galaxie pour visiter les somptueux palais de marbre et de jade des sociétés de gestion collective, avec leurs fontaines de champagne jaillissant, leurs plafonds d'or et leurs statues de crystal. La pyramide d'argent et de diamant des professeurs de droit de la propriété intellectuelle vaut également le détour. Pour leur charme romantique, on conseille également de visiter quelques ruines de bibliothèques, dont certaines sont encore joliment préservées, ce qui constitue d'ailleurs sur la planète Alleaume le métier des anciens conservateurs.

Les exceptions, la ©orde au cou

On me dira sans doute que j'exagère ! (Si peu pourtant ;-)

Pour autant, la sortie de Christophe Alleaume contre l'exception conservation s'inscrit bel et bien dans un climat général de franche hostilité envers les exceptions. Et vous me direz dans quelques paragraphes si j'exagère !

Les exceptions ont de plus en plus de mal à respirer dans ce pays (Hanging Rope. Ryan. J. Nicholson. Source : Flickr)

 Lors du dernier Salon du livre par exemple, le SNE a fait paraître (toujours sur Actualitté) un texte vibrant pour promouvoir la lecture. J'avais noté avec intérêt que le mot bibliothèque en est quasiment absent, sinon dans le paragraphe intitulé “Réaffirmer le droit d'auteur à l'ère du numérique”, lequel commence (tiens donc quelle surprise !) par une véritable communion avec les idées de M. Alleaume : une dénonciation du “mythe de la gratuité” !

Par un curieux retournement, le droit d'auteur, acquis révolutionnaire, droit de l'homme et liberté du créateur face au Prince, est désormais présenté par les nouveaux chantres de la gratuité comme liberticide et contraire à la liberté d'expression.

Plus loin on pourra apprécier des propos nuancés et fleuris concernant les exceptions au droit d'auteur (je vous invite à relire le passage en remplaçant “exception” par “plus grave fléau connu de l'humanité” et vous verrez que ça marche aussi) :

Lutter contre les atteintes au droit d'auteur au niveau européen et international

Pays du droit d'auteur, la France doit s'opposer fermement aux nouvelles exceptions mondiales au droit d'auteur.

[...] la France doit continuer de s'opposer fermement à toute demande de traité international sur les exceptions « bibliothèque» et « pédagogique », vu l'absence de carence du marché en la matière et le risque évident de porter atteinte à l'exploitation normale des œuvres.

A l'heure où l'édition a la lourde tâche de renouveler ses modèles économiques et de passer au numérique, il serait absurde de redéfinir le cadre juridique du droit d'auteur.

Mais oui, bien sûr ! Ce serait tellement absurde de vouloir changer le droit d'auteur si parfait que c'est sans doute pour cela qu'un nouveau traité est en préparation à l'OMPI en ce moment consacré aux exceptions et limitations du droit d'auteur en faveur des bibliothèques. Il comporte d'ailleurs de nombreuses dispositions qui entraîneraient des usages gratuits des oeuvres (dont l'exception conservation).

Mais nous pouvons visiblement compter sur le SNE pour éviter à tout prix que cette horreur ne parvienne jamais en France ! Nul doute qu'il y trouvera quelques alliés…

Et pour dire exactement où nous en sommes arrivés sur le sujet des exceptions, je noterai simplement que la semaine dernière, à l'occasion d'un vote important au sein d'une commission du Parlement européen, le résultat a été purement et simplement TRUQUÉ ! Oui, vous avez bien entendu, TRUQUÉ : alors que la commission comportait 23 membres votants, le texte a été repoussé par 14 voix contre 12, soit 26 (…). Or sur quoi portait ce vote ? Sur une exception en cours de négociation au niveau européen visant à instaurer une possibilité d'usage gratuit des oeuvres orphelines par les bibliothèques dans le cadre de leur mission d'intérêt public…

Alors ! Vous croyez toujours que j'exagère ? Réveillez-vous ! Voilà où nous en sommes !

L'objectif : “dégraisser” les exceptions ?

Mais revenons à ce cher Christophe Alleaume.

Le personnage possède un compte Twitter sur lequel il se prête volontiers à la discussion, ce qui est tout à son honneur et permet d'obtenir de très intéressantes informations sur sa vision des exceptions (je vous conseille d'essayer, ça marche à tous les coups).

Beurk ! Dégraissez-moi cet article L.122-5 ! (Ribeye. Par davidrdesing. CC-BY-NC. Source : Flickr)

Si l'on en croit ses propos, l'objectif de cet expert Hadopi semble d'arriver à “dégraisser” le code de propriété intellectuelle, belle expression ayant déjà opéré son charme dans d'autres domaines, et notamment son article L. 122-5 consacré aux exceptions.

Du muscle et pas du gras… sache donc, cher collègue bibliothécaire, que lorsque tu t'échines à numériser un ouvrage pour le sauver de la destruction et continuer à le communiquer à tes lecteurs, tu fais du gras. Et c'est bien logique, car dans l'optique Alleaume, le muscle, c'est celui qui active la pompe à fric pour rémunérer les ayants droit (nouvelle définition de l'intérêt général).

D'autres déclarations du sieur Alleaume sur son compte Twitter laissent quelque peu songeur :

Il y aurait donc de bonnes exceptions et de mauvaises exceptions, ce que je reconnaîtrais volontiers, sauf qu'à la différence de Christophe Alleaume, mon critère de distinction ne consiste pas dans la rémunération des titulaires, mais dans l'effectivité des usages qu'elles autorisent ! Et rappelons-nous encore qu'aux Etats-Unis, le fair use, parce qu'il est conçu comme la condition de possibilité de la liberté d'expression ne fait l'objet d'AUCUNE compensation !

Tout ceci ne serait pas si grave, après tout, si le sieur Alleaume n'était pas l'expert juridique retenu par Hadopi pour intervenir sur le chantier consacré aux exceptions au droit d'auteur. Or comme le fait remarquer @BlankTextField dans son billet l'un des objectifs de cette consultation consiste à :

 savoir si le développement des nouveaux usages numériques doit conduire à modifier la définition, la nature et la portée de certaines exceptions, en appréciant leur légitimité.

Apprécier la légitimité des exceptions ? Relisez ce billet et vous comprendrez qu'à la lumière des propos de Christophe Alleaume, on commence à voir plus clair concernant le sens de cette entreprise.

Laisserons-nous à Hadopi la question essentielle des exceptions ?

Test de mise en place du "DRM Alleaume", pour limiter par audestruction explosive les usages gratuits des livres en bibliothèque. La charge se déclenche notamment dès qu'on approche le livre d'un scanner. (Volume transpercé par un obus, provenant de la bibliothèque de Verdun. Domaine public. Source : Gallica/BnF)

Bien entendu, Christophe Alleaume, sentant sans doute qu'il avait été un peu trop loin dans sa réponse sur Actualitté a pris le soin d'apporter cette précision oratoire :

Sans doute, Alleaume parle-t-il en son nom, mais comment penser qu'une personne ayant des positions idéologiques si affirmées et n'hésitant pas à les semer aux quatre vents, alors même que la consultation dont il a la charge est en cours, puisse constituer un animateur équitable pour un débat portant sur un sujet aussi sensible que les exceptions au droit d'auteur en France ?

Ces faits ne font que confirmer des craintes plus générales qui portent sur la légitimité d'un organisme comme la Hadopi pour traiter le sujet des exceptions.

A vrai dire et je dois le porter au crédit de M. Alleaume, le texte même de la consultation constitue un travail remarquable. J'ai bien relevé quelques imprécisions (il est fait allusion à des photocopies dans la partie portant sur l'exception pédagogique, alors que la loi indique explicitement que l'exception ne s'applique pas à cette hypothèse). Mais passons…

Le texte pose de véritables questions, qu'il est très rare de voir abordées en France, comme par exemple l'opportunité d'introduire un fair use dans notre pays, la possibilité de créer un véritable “droit aux exceptions”, le fait de créer une exception pour le “prêt numérique”, et jusqu'à l'hypothèse d'une exception pour le partage non marchand des oeuvres en ligne !

D'autres que moi , comme Guillaume Champeau, qu'on ne peut soupçonner de connivences avec Hadopi, ont salué la parution de ce questionnaire qui “bouscule le droit d'auteur”, à un moment où nous avons besoin que les vraies questions soient posées (c'est-à-dire pas comme dans la campagne présidentielle, quoi…).

Mais je n'en ai été que plus déçu de lire ces propos de Christophe Alleaume sur l'exception conservation et tout l'arrière-plan idéologiques qu'ils charrient.

Toi aussi lecteur, tu as peut-être reçu comme moi un courrier de Jacques Toubon en personne, qui te dit combien il serait “iiiiiiiindispensaaaaable” que tu participes à cette consultation. Et tu as pensé que cela ferait sans doute plaisir à te mère que tu acceptes l'invitation.

Mais réfléchis bien à ce que tu vas faire… As-tu envie de participer à cette jolie opération d'Open Washing d'Hadopi, qui a l'instar des gros pollueurs pratiquant le Green Washing a sans doute trouvé là un excellent moyen de redorer son image, à un moment où sa survie est en jeu ?

Laisserons-nous réellement à Hadopi un sujet aussi essentiel que celui des exceptions au droit d'auteur ?

Vu le contexte démentiel de tensions autour des questions de propriété intellectuelle, le seul lieu où l'on pourrait espérer discuter du sujet des exceptions, c'est une commission parlementaire !

Les exceptions au droit d'auteur sont si importantes que les élus de la nation devraient s'en saisir, pour ouvrir un cadre équitable de débat.

Il se produit avec cette consultation sur les exceptions ce qu'on ne peut que déplorer à plus large échelle avec les Labs Hadopi. Voilà des lieux de haute “branchitude techno-juridique” où il devient de bon ton d'aller se montrer et où la société civile va se perdre. Mais c'est avant tout l'absence de cadre alternatif de débat qui créée cette opportunité pour Hadopi.

En cela, il faut sans doute remercier Christophe Alleaume d'avoir fait ainsi sortir le loup du bois et de nous laisser entrevoir la finalité de cette opération.

Cet éminent juriste (ou doit-on dire plutôt légiste, comme sous l'Ancien Régime ?) est bien entendu cordialement invité à venir exercer son droit de réponse sur S.I.Lex, si ça le chante.

En attendant, ami bibliothécaire, ne vient pas te plaindre ensuite, si tu laisses ainsi ce vol noir de corbeaux s'abattre sur tes exceptions #OuiJeSaisPointGodwin ;-)

PS : mille mercis à @BlankTextField pour sa vigilance, ses recherches et ses arguments sur le sujet. Merci aussi au boulot remarquable d'@ActuaLitte sur ces questions.

Retrouver tous les billets de Calimaq sur S.I.Lex

DOSSIER - Une loi pour entériner les missions des bibliothèques

Par Clément Solym
Contact : cs@actualitte.com

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Dans l’État indien du Karnataka, une expérience de « bibliothèque humaine » pourrait bientôt changer d’échelle. Après un pilote consacré à la santé mentale, le département de la Santé envisage d’étendre Manasa Samvaada, un dispositif où des personnes concernées par des troubles psychiques racontent leur parcours comme des « livres » vivants. 279 volontaires ont été formés et 2218 « lecteurs » ont pris part à ces échanges, entre médiation sociale, santé publique et lutte contre les préjugés.

08/07/2026, 17:24

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En octobre 2026, Biblis en folie revient pour une troisième édition

Le ministère de la Culture confirme l'organisation d'une troisième édition de l'événement Biblis en folie, du 2 au 4 octobre 2026. Ce temps fort national est l'occasion de redécouvrir sous un nouveau jour ces lieux de culture et de savoir à l'ère du numérique et des transformations sociétales.

08/07/2026, 15:28

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Un rapport européen pour rappeler le rôle et les apports sociaux des bibliothèques

Un rapport européen, conçu et rédigé dans le cadre d'une méthode ouverte de coordination (MOC) qui a réuni des représentants des 27 pays membres et de quelques pays amis, se consacre entièrement aux bibliothèques publiques et à leur rôle culturel, social, voire économique. Après deux années de travail, il sera présenté à Dublin en octobre prochain, et a pour objectif de peser sur les financeurs et décideurs publics.

08/07/2026, 14:07

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Marie Desplechin renouvelée à la présidence de Bibliocité

Marie Desplechin a été reconduite à la présidence de Bibliocité lors de l’assemblée générale de l’association, organisée le 2 juillet 2026. Depuis près de quarante ans, Bibliocité accompagne l’action culturelle des bibliothèques de la Ville de Paris, entre établissements de prêt, bibliothèques patrimoniales et programmation autour du livre et de la lecture.

07/07/2026, 13:08

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Ce passeport manga veut ramener les enfants en bibliothèque

À Shirakawa, dans la préfecture de Fukushima, la bibliothèque municipale et Shogakukan empruntent les codes du voyage pour reconquérir un public qui fréquente moins les équipements de lecture. À partir de la mi-juillet, près de 4 000 exemplaires d’un Comic Passport 2026-2027 seront remis aux élèves des écoles primaires et des collèges de la ville : 128 pages d’extraits de mangas, de recommandations et de défis dans les quatre bibliothèques du réseau.

04/07/2026, 11:26

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Les coûts de rénovation du site François-Mitterrand de la BnF estimés à 527,6 millions €

Rapporteur spécial des crédits de la mission « Médias, livres et audiovisuel », le sénateur Jean-Raymond Hugonet (Essonne, Les Républicains) s'est penché sur la politique immobilière de la Bibliothèque nationale de France. Il relève, une nouvelle fois, le « mur d'investissement » que constitue la rénovation du site François Mitterrand, mais s'interroge également sur l'avenir du site de l'Arsenal, dans le 4e arrondissement parisien.

01/07/2026, 12:28

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SILENCE, ON JOUE ! Comment la ludopédagogie transforme les bibliothèques ?

Les bibliothèques et médiathèques s'affirment aujourd'hui comme d'incontournables troisièmes lieux, véritables espaces de vie sociale, d'hospitalité et d'innovation culturelle.  Par Isham Fleury, Directeur Associé chez ACANT. 

30/06/2026, 17:20

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Muscler l'approvisionnement en livres pour les bibliothèques américaines

Aux États-Unis, deux annonces récentes rappellent que l’accès aux livres dépend aussi de la chaîne d’approvisionnement. Ingram Library Services et Penguin Random House lancent une offre d’impression à la demande pour les bibliothèques, tandis que ThriftBooks déploie LibraryAdvantage, un service mêlant nouveautés, occasion et titres épuisés.

30/06/2026, 12:27

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À Shanghai, 22 incunables européens entrent dans une bibliothèque chinoise

La Bibliothèque de Shanghai a reçu un ensemble de 79 titres imprimés, 109 volumes et 14 manuscrits, lettres ou certificats issus de la collection Chengding Hall. Parmi eux figurent 22 incunables, dont une Bible imprimée par Anton Koberger, un Décaméron allemand de 1473 et une édition illustrée de Vitruve publiée en 1497.

30/06/2026, 11:18

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En France, les bibliothèques résistent à la canicule autant qu'elles peuvent

De Toulouse à l’est parisien, les bibliothèques françaises ajustent leurs horaires et leurs espaces face à la canicule. Mais derrière le mot d’ordre des « îlots de fraîcheur », une réalité plus accidentée apparaît : un rez-de-chaussée reste accessible, un étage ferme ; un forum accueille le public, quand le reste du bâtiment demeure clos ; le prêt survit parfois, sans que les collections restent toutes immédiatement accessibles.

26/06/2026, 17:23

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Nouvelle-Aquitaine : l'agence culturelle délaisse la lecture publique, faute de budget

Dans une communication, l'agence culturelle de la région Nouvelle-Aquitaine (ALCA) fait part d'une « évolution » de son « engagement [...] en faveur de la lecture publique ». Dans les faits, la structure met fin à « certaines actions historiquement dédiées aux bibliothèques » et à sa mission centrée sur la lecture publique. Les professionnels de la région restent pour l'instant dans le flou.

26/06/2026, 12:10

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Manga : quand les bibliothèques américaines pensent en séries

Le manga serait l’une des catégories les plus actives des collections, assurent les bibliothécaires américains. Les lecteurs adolescents y entraînent des achats au long cours, des arbitrages de classement et un recours accru au numérique pour compléter les séries.

23/06/2026, 11:44

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Quelle confidentialité en bibliothèque pour les mineurs ?

Aux États-Unis, le débat sur les bibliothèques s’étend des livres contestés aux données de lecture des mineurs. Une chronique de Book Riot du 12 juin signale plusieurs initiatives législatives, dont une loi entrée en vigueur au New Hampshire et des textes déposés dans l’Iowa, face aux principes de confidentialité défendus par l’American Library Association.

20/06/2026, 17:49

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Une loi pour restituer le Codex Azcatitlan et le Codex Borbonicus au Mexique

Une proposition de loi, déposée au Sénat par Mathilde Ollivier, sénatrice représentant les Français établis hors de France (groupe Écologiste - Solidarité et Territoires) et vice-présidente de la commission des affaires européennes, suggère de restituer au Mexique deux manuscrits majeurs. Rendre le Codex Azcatitlan, conservé par la Bibliothèque nationale de France, et le Codex Borbonicus, qui se trouve dans les collections de la bibliothèque de l’Assemblée nationale, marquerait la reconnaissance « du droit des peuples à leur héritage culturel ».

19/06/2026, 10:31

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Contre la censure en bibliothèque, “l'inscription dans la loi ne suffit probablement pas”

Le congrès 2026 de l'Association des bibliothécaires de France s'est choisi comme thématique principale l'« hospitalité », mais la profession n'ignore rien des pressions qui pèsent, en 2026, sur les libertés d'acquisition, de création et de programmation. Si les établissements sont protégés de « toutes formes de censure » par la loi de 2021 relative aux bibliothèques, le combat est loin d'être gagné.

18/06/2026, 15:39

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Jean-Claude Meyer, l’ami des livres et de la BnF, est mort

La Bibliothèque nationale de France annonce la disparition de Jean-Claude Meyer, président du Cercle de la BnF, mort le 12 juin, à quelques jours de son 81e anniversaire. L’institution fait part de sa tristesse et de son émotion, saluant la mémoire d’un homme engagé de longue date à son service.

18/06/2026, 11:40

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Grandes ou petites bibliothèques, “ce qui nous lie, c'est l'accueil”

Le congrès annuel de l'Association des Bibliothécaires de France s'est ouvert, ce mercredi 17 juin, sur une série d'allocutions autour de la thématique choisie pour cette 71e édition, l'hospitalité. Dans une période « complexe », l'organisation entend « laisser la place au débat ».

17/06/2026, 14:43

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Clamart : “pour garantir son avenir”, la Petite Bibliothèque Ronde appelle aux dons

Bibliothèque associative située à Clamart, dans les Hauts-de-Seine, la Petite Bibliothèque Ronde espère collecter 40.000 € d'ici la fin du mois de septembre prochain, par un appel aux dons. L'établissement historique, ouvert en 1965, peine à s'acquitter du loyer de l'antenne temporaire où il est installé depuis 2018. 

16/06/2026, 12:04

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Le bibliothécaire de Toulouse à la tête d’une maison d’édition néonazie

La mairie de Toulouse a ouvert un examen déontologique concernant Bertrand Le Digabel, bibliothécaire municipal au sein du réseau des bibliothèques de la Ville, également fondateur et responsable des éditions Auda Isarn. Cette maison d’édition toulousaine publie ou republie des auteurs et des ouvrages liés aux mouvances nationaliste, identitaire, collaborationniste ou néonazie.

15/06/2026, 16:59

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Irma, Glinda ou The Bookinator : pourquoi des bibliothécaires baptisent leurs automates ?

Dans plusieurs bibliothèques nord-américaines, les automates de prêt, retour, tri ou retrait font littéralement partie de l'équipe. Des équipes les surnomment Glinda, Irma, Jean, James ou The Bookinator. Rapportée par Bibliotheca, l’anecdote amuse, mais elle dit aussi quelque chose du quotidien professionnel : l’automatisation s’apprivoise parfois par le langage et l’humour interne.

11/06/2026, 12:56

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À Brest, les médiathèques prises pour cible par le parti d'Éric Zemmour

À Brest, des animations organisées dans les médiathèques pour le mois des fiertés ont déclenché une polémique entre Reconquête, qui dénonce un supposé « endoctrinement », et leurs défenseurs, qui y voient une démarche de médiation culturelle et de lutte contre les discriminations. Entre manifestation, contre-mobilisation, réaction de la Ville et prise de position syndicale, l’affaire relance le débat sur la place des questions LGBTQ+ dans les équipements culturels publics.

09/06/2026, 17:15

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Marie Grégoire reconduite à la tête de la bibliothèque nationale du Québec

Le ministre québécois de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, a annoncé le renouvellement du mandat de Marie Grégoire comme présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). Cette décision suit la recommandation unanime du conseil d’administration de l’institution, qui lui réaffirme ainsi sa confiance.

08/06/2026, 17:36

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Désinformation : soigner le mal à la racine

Pourquoi certaines fausses informations prospèrent-elles quand d’autres s’éteignent aussitôt ? À l’occasion d’une conférence organisée à la bibliothèque Part-Dieu de Lyon, le chercheur Grégoire Darcy interrogera les mécanismes sociaux, psychologiques et politiques qui favorisent l’adhésion à la désinformation. Une rencontre proposée jeudi 4 juin de 18 h 30 à 20 h 30. Article tiré de TOPO, le magazine des bibliothèques de Lyon.

01/06/2026, 16:16

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Bibliothèque littéraire Jacques Doucet : après la crise, un nouveau chapitre

Placée en fermeture administrative à partir du 19 octobre 2022, la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet se trouvait alors entrainée dans une affaire de vols et de recels de documents, sur fond de conflit ouvert entre la direction et des employés de l'établissement. Rouverte aux chercheurs en septembre 2023, et au public depuis quelques mois, la bibliothèque a repris ses activités, avec une relocalisation en vue.

01/06/2026, 16:02

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La BnF confie ses collections à Jean-Charles Bédague

Jean-Charles Bédague est nommé directeur des Collections et directeur général adjoint de la Bibliothèque nationale de France. Il rejoindra, à compter du 1er juillet 2026, l’équipe de direction de l’établissement présidé par Gilles Pécout et dirigé par Philippe Lonné. 

01/06/2026, 15:45

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BiblioCLUB 2026 s'adresse aussi aux adolescents et mise sur les récits d’enquête

L’Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ) lance une nouvelle édition du BiblioCLUB sous le thème « Mystères et enquêtes ». Le programme est déployé cet été dans près de 200 bibliothèques publiques de la province et s’adresse aux jeunes de 3 à 17 ans. Cette édition 2026 marque notamment l’arrivée d’un volet conçu pour les adolescents.

25/05/2026, 09:01

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Pourquoi les bibliothécaires vérifient désormais les livres “fantômes”

Des lecteurs demandent en bibliothèque des titres qui n’existent pas, mais dont les outils conversationnels donnent l’apparence. À partir d’un webinaire du Book Industry Study Group, Jane Friedman décrit des professionnels placés au premier rang de la vérification documentaire. Pour l’édition, le sujet touche la confiance, les catalogues, la recommandation, l’accès fiable aux œuvres et la manière dont un livre devient visible.

23/05/2026, 11:54

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Bahreïn perd une librairie historique, sur fond de recul du livre

À Bahreïn, National Library ferme son espace de vente d’Isa Town après une liquidation massive. Fondée en 1929, l’enseigne incarne un pan ancien du commerce du livre dans le royaume. Sa fragilité rejoint celle du Salon international du livre, encore reporté faute de soutien privé. Et poursuit une tendance à la raréfaction des lieux d’accès aux nouveautés et aux auteurs locaux du pays.

15/05/2026, 11:17

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J'aime la lecture, savez vous comment ? comme une entrée dans l'art évidemment !

Ce mardi 19 mai, de 9h à 16h30, la bibliothèque Part-Dieu à Lyon accueillera une journée professionnelle consacrée à la lecture jeunesse, organisée avec l’association À livre ouvert. La participation à cette rencontre se fait sur inscription. Article tiré de TOPO, le magazine des bibliothèques de Lyon.

15/05/2026, 10:47

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Les dossiers Epstein deviennent une bibliothèque éphémère, 3,5 millions de pages

À New York, le dossier Epstein prend désormais la forme... d’une bibliothèque. Dans le quartier de Tribeca, une association américaine dédiée à la transparence de la vie publique a installé une salle de lecture éphémère rassemblant, sous forme imprimée, les quelque 3,5 millions de pages rendues publiques par le ministère américain de la Justice dans l’affaire Jeffrey Epstein. Baptisée « Donald J. Trump and Jeffrey Epstein Memorial Reading Room », l’installation réunit ces documents en milliers de volumes reliés et numérotés : 3437 selon l’AFP, plus de 3700 selon Wired, les décomptes variant selon le périmètre retenu. 

12/05/2026, 18:10

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Le Qlub célèbre les récits d’émancipation à Lyon

À la bibliothèque Part-Dieu à Lyon, le Qlub consacre un rendez-vous aux récits d’émancipation, samedi 16 mai, de 15h à 16h30. Romans, BD, essais, mangas ou albums y seront partagés pour interroger les chemins qui aident à se comprendre et à s’affirmer. Article tiré de TOPO, le magazine des bibliothèques de Lyon.

12/05/2026, 17:31

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En grève, les bibliothèques de Paris dénoncent des projets sans moyens

Après l’appel à la grève du 7 mai, les bibliothécaires parisiens maintiennent la pression sur la Ville, avec une nouvelle journée annoncée le 9 mai. Les syndicats dénoncent sous-effectifs, horaires élargis, équipements sous-dimensionnés et tensions dans les établissements. Le conflit prolonge une contestation déjà documentée par ActuaLitté autour du plan Lire à Paris (PLAP de son petit acronyme).

10/05/2026, 07:49

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Audiovisuel public : pour faire des économies, faut-il fusionner la BnF et l'INA ?

Le très polémique rapport du député d'extrême droite Charles Alloncle (Hérault, Union des droites pour la République), consacré à l'audiovisuel public, a été publié ce mardi 5 mai. Parmi les propositions du rapporteur, une fusion de la Bibliothèque nationale de France et de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), afin de réaliser des économies sur les budgets.

06/05/2026, 12:54

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La BnF numérise le fonds patrimonial de l’Alliance israélite universelle

La Bibliothèque nationale de France, l’Alliance israélite universelle et l’association Vaincre la Haine ont signé une convention tripartite de pôle associé, marquant une première collaboration entre les trois institutions. L’accord vise à numériser et à rendre accessibles, via Gallica, les collections patrimoniales conservées par la bibliothèque de l’Alliance israélite universelle.

17/04/2026, 11:31

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Serbie : l’écrivain Vladimir Arsenijević agressé avant un hommage à Srebrenica

Le romancier serbe Vladimir Arsenijević a été frappé et menacé, le 11 juillet à Belgrade, alors qu’il venait préparer une commémoration du génocide de Srebrenica. Quatre jours plus tard, son avocat annonce que deux participants ont reconnu les faits, mais que le parquet n’envisage pas de procédure pénale. PEN International réclame une enquête complète, sur fond de pressions récurrentes contre KROKODIL et les voix critiques en Serbie.

15/07/2026, 17:28

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Présidentielle : que proposent Les Écologistes pour la culture et le livre ?

Ce lundi 13 juillet, le parti Les Écologistes a présenté son programme pour l'élection présidentielle de 2027, un document fourni de plus de 200 pages qui passe en revue un grand nombre de sujets, pour atteindre la « prospérité écologique ». Dont la culture, à la fois « un droit, une source essentielle de liens et un vecteur d’émancipation », et le livre, évoqué à cette occasion.

15/07/2026, 15:47

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Gemini entraîné avec des livres piratés ? Google attaqué en justice à son tour

Les groupes d'édition Hachette Book Group, Cengage Learning et Elsevier, aux côtés de l'auteur Scott Turow et de S.C.R.I.B.E., service de production de livres numériques, ont porté plainte contre la multinationale Google. Ils accusent le géant du web d'avoir enfreint le droit d'auteur pour « entrainer son système d'IA générative qui pèse plusieurs milliards de dollars, baptisé Gemini ».

15/07/2026, 15:00

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Dominique Rocher, auteur de BD mayennais, est mort à 73 ans

Dominique Rocher est décédé vendredi 10 juillet 2026 à l’âge de 73 ans. Installé à Château-Gontier-sur-Mayenne, il avait travaillé pour la télévision, la presse satirique et l’édition de bandes dessinées. Son parcours comprend notamment Les Aventures de Bédé, deux albums consacrés à l’île d’Yeu, et la série Microclimat. La cérémonie doit se tenir dans l’intimité familiale.

15/07/2026, 12:01

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Cette librairie accueille les prêts de la bibliothèque — et affirme vendre davantage

À Machida, dans l’agglomération de Tokyo, la librairie Kumidō sert depuis 2023 de point de retrait et de retour pour les documents du réseau municipal. Remise en lumière par TV Asahi, l’expérience attire dans le magasin des habitants venus chercher un emprunt. L’enseigne assure que ses rayons jeunesse et parascolaire en ont bénéficié, avec des ventes en progression de 10 à 20 % — une estimation interne, qui n’a fait l’objet d’aucune évaluation indépendante.

15/07/2026, 11:59

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Scientific advisory board : comment le dire en français ?

Dans les entreprises ou les institutions diverses, l'anglais a acquis une place de choix pour désigner fonctions ou instances, du CEO à l'advisory board, comme si la langue étrangère y apportait un peu de prestige. La Commission d'enrichissement de la langue française se penche sur le cas du scientific advisory board.

15/07/2026, 11:51

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Elle croyait intégrer une académie de magie : en réalité, elle entrait dans une guerre vieille de plusieurs siècles

Valombre Academy est une trilogie de romantasy qui mêle magie, enquêtes, secrets de famille et romance slow burn au cœur d’une académie aussi fascinante que dangereuse. Asa Durel pensait être une humaine ordinaire jusqu’au jour où un portail magique l’entraîne à Valombre, une académie cachée au cœur du monde réel.

15/07/2026, 11:00

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Dinan : la longue histoire de la librairie Les Rouairies s'achève

À Dinan, la librairie Les Rouairies a été liquidée par le tribunal de commerce de Saint-Malo, par un jugement rendu le 7 juillet dernier. Le point de vente de livres était en difficulté depuis plusieurs années, selon les gérants, qui souhaitaient mettre fin à son activité.

15/07/2026, 10:48

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Légion d'honneur : ce 14 juillet, plusieurs éditeurs distingués

À l'occasion du 14 juillet, fête nationale, plusieurs décrets présidentiels nomment ou promeuvent des personnalités dans les ordres de la Légion d'honneur et du Mérite. Pour le premier, le président de la République a honoré un certain nombre d'éditeurs et d'éditrices, au sein de différentes maisons.

15/07/2026, 10:21

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Savoie : dans une ancien atelier de skis s'installe Le Parvis, la librairie-café-etc.

À Saint-Jean-de-Maurienne, Le Parvis a ouvert le 12 juin dans l’ancien atelier des skis Chaix-Vanoni. Cécile Masson et Guillaume Chaix ont consacré deux années à transformer ce morceau de mémoire artisanale en librairie-café, avec l’ambition d’y accueillir rencontres, musique et spectacle vivant. L’adresse arrive sur un territoire de 15.000 habitants où une autre librairie indépendante vient, presque simultanément, de doubler sa surface.

14/07/2026, 15:47

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Furet du Nord et Decitre : à Reims et Grenoble, une offre de reprise formulée

La Société des Grands Magasins (SGM), connue pour pour le rachat de la marque BHV en 2023, serait intéressée par les reprises de deux « corners » du groupe Nosoli, soit les librairies Le Furet du Nord à Reims et Decitre à Grenoble. Ces deux points de vente sont installés dans des enseignes BHV.

13/07/2026, 16:23

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Face à la baisse des ventes, les librairies réinventent la proximité

Pour la première fois depuis la création de son suivi, le Centre national du livre a recensé en 2025 davantage de fermetures que d’ouvertures de librairies. Derrière ce solde négatif de deux établissements, France Inter et la presse locale décrivent un réseau qui cherche des appuis très concrets : conseil, café, papeterie, itinérance, accessibilité ou programmation culturelle. De Héricourt à Marseille, revue de presse d’un métier qui élargit ses usages sans quitter le livre.

13/07/2026, 16:09

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La Librairie Albin Michel a affronté son ex-bailleur au tribunal

Fin 2023, le groupe Albin Michel déménageait son « vaisseau amiral », la librairie située au 229, boulevard Saint-Germain, dans le 7e arrondissement de Paris, pour l'installer au 137, boulevard Raspail, dans le 6e. Derrière ce déplacement, un bras de fer avec le bailleur du local, la SAS Bellechasse, qui s'est mené jusque devant le tribunal judiciaire de Paris...

13/07/2026, 15:47

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En Russie, les abonnements redessinent le marché du livre numérique

Le marché légal russe du livre numérique a atteint 23,36 milliards de roubles en 2025, en hausse de 18,5 % sur un an, selon J’son & Partners Consulting. L’élément saillant n’est pas seulement la croissance : la part de l’abonnement progresse rapidement, tandis que Yandex Books prend la tête de ce segment devant LitRes.

13/07/2026, 11:58

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En vacances, 73 % des Belges ouvrent au moins un livre

Près de trois Belges interrogés sur quatre déclarent lire au moins un ouvrage pendant leurs vacances, selon une enquête réalisée par iVOX pour Standaard Boekhandel Group. Le papier écrase les autres formats et la lecture sert volontiers à tenir le téléphone à distance, particulièrement chez les moins de 34 ans. Les résultats publics ne permettent toutefois pas d’établir que les francophones lisent davantage que les Flamands.

13/07/2026, 10:55

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Douai : la librairie Passion Bande Dessinée a fermé ses portes

Placée en redressement judiciaire en juillet 2025, la librairie Passion Bande Dessinée a fermé ses portes le 8 juillet dernier, date du jugement de conversion en liquidation judiciaire du tribunal de commerce de Douai. L'activité de la librairie Passion Manga, elle, se poursuit.

13/07/2026, 09:32

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Panem et circenses : une dystopie politique au cœur de la Belgique

Panem et circenses a pour sujet une Belgique dystopique. Il ne parle pas d’une révolution spectaculaire, mais d’un glissement lent. Un de ces moments où une société change… sans vraiment s’en rendre compte. On y suivra l’évolution dans plusieurs milieux : politiques, médias, forces de l’ordre. Mais aussi de gens ordinaires alors que le monde indubitablement, autour d’eux, change. Et de ce que la politique d’un homme, quand il est accepté et suivi, peut leur faire subir.

13/07/2026, 08:00

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Tables d’Automne — Recettes illustrées de petits plats réconfortants

Après les recettes de goûters d’automne et d’hiver, la collection des Recettes du Terrier s’agrandit avec un premier tome de recettes salées ! Entièrement illustré à l’aquarelle, Tables d’Automne est un recueil de recettes familiales, généreuses, et réconfortantes.

12/07/2026, 09:00

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Avant Instagram, les pâtissiers bâtissaient déjà des monuments en sucre

Du statut médiéval des « oublieurs » aux préparations instantanées du XXe siècle, la pâtisserie française raconte bien davantage qu’une succession de recettes. Dans un livre abondamment illustré, la BnF explore ses propres collections pour retracer l’histoire sociale, artistique et commerciale de cet art devenu spectacle.

11/07/2026, 16:59

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Cette librairie new-yorkaise ne vend que des livres de cuisine

Ouverte au printemps dans l’East Village, Wild Sorrel Cookbooks consacre l’essentiel de ses rayonnages aux recettes, aux techniques culinaires et aux traditions gastronomiques du monde entier. À l’origine de cette adresse indépendante, Troy Chatterton, ancien responsable de Three Lives & Company, entend créer un lieu pour les cuisiniers amateurs autant que pour les lecteurs.

11/07/2026, 16:23

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Quels livres font vraiment peur ? Les bibliothécaires japonais ont voté

Quels ouvrages donnent réellement la chair de poule aux jeunes lecteurs ? Pour la troisième édition du Kowai hon taishō, le « Grand Prix des livres effrayants », 851 professionnels des bibliothèques japonaises ont départagé 78 titres. Quatre formes de peur étaient récompensées : le frisson qui s’installe, le danger qui fait retenir son souffle, le sursaut et le malaise qui refuse de disparaître.

11/07/2026, 16:10

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Une formation mondiale ouvertes pour les femmes de l’édition

Le réseau international PublisHer lance PublisHer Studio, un programme gratuit de huit semaines, entièrement en ligne, destiné aux femmes travaillant dans l’édition. Vingt participantes seulement seront retenues pour cette première promotion 2026, attendue du 5 octobre au 29 novembre. Au programme : économie du livre, intelligence artificielle, marchés internationaux et compétences de management.

11/07/2026, 16:04

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La Petite Main Gauche, une histoire sur la paralysie cérébrale

Je m’appelle Charlotte, je suis la maman d’Arthur 8 ans et Faustine 4 ans. Faustine est née avec une paralysie cérébrale liée à un AVC in utero qui a été diagnostiqué à ses 7 mois. Malgré la difficulté à encaisser cette nouvelle, j’ai tout de suite souhaité m’impliquer en faveur de la paralysie cérébrale. C’est pourquoi j’ai écrit un livre jeunesse afin de permettre aux enfants et enseignants de mieux comprendre la paralysie cérébrale et le fonctionnement de Faustine.

11/07/2026, 09:00

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À Séoul, la librairie de la Nobel Han Kang ferme ses portes

Chaekbang Oneul, librairie indépendante fondée par l’écrivaine sud-coréenne Han Kang, a fermé le 7 juillet 2026 dans le quartier de Seochon, à Séoul. La vente de l’immeuble a contraint les locataires à partir. Faute d’avoir trouvé un autre local dans les délais, l’établissement suspend son activité pour une durée indéterminée.

10/07/2026, 17:08

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Inspirée par le Québec, une “bamboche” pour soutenir les librairies

Une « journée de mobilisation citoyenne » : ainsi l'illustratrice lyonnaise Céline dessine n'importe quoi présente-t-elle son initiative, « La Bamboche des libraires ». Elle invite tout simplement les lecteurs et lectrices à se rendre en librairie, partout en France, évoquant « un geste collectif, festif et à la portée de tous ».

10/07/2026, 16:45

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À Strasbourg, la librairie Dinali fermera ses deux boutiques d’ici à la fin août

Après 53 ans d’activité, la librairie Dinali cessera son activité à Strasbourg pendant l’été 2026. Le point de vente du passage de la Mésange fermera le 31 juillet, avant celui du 102, Grand’Rue, le 31 août. Les gérants Jennifer et Thierry Goepp ont pris cette décision après trois exercices déficitaires, dans un contexte de hausse des charges et de baisse des ventes de livres. Aucun repreneur n’a été trouvé pour les deux magasins.

10/07/2026, 13:55

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Lutte contre le racisme et l'antisémitisme : les livres négationnistes bientôt sanctionnés ?

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté, lors du Conseil des ministres de ce jeudi 9 juillet, un projet de loi de cohésion républicaine par la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Conçu en réponse à « une recrudescence sans précédent des actes de haine », notamment en ligne, le texte renforcerait la répression des écrits haineux et plus particulièrement les propos révisionnistes et négationnistes, qui échappent aujourd'hui aux sanctions jusqu’alors prévues par la loi du 29 juillet 1881.

10/07/2026, 13:07

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Yvon Le Men confie ses archives à la BnF

Yvon Le Men, Prix Goncourt de la poésie en 2019, fait don de ses archives à la Bibliothèque nationale de France. Conservé au département des Manuscrits, le fonds réunit 47 dossiers d’œuvres rédigées entre 1974 et 2025 ainsi que 26 carnets de voyage et de notes. Il retrace le travail d’écriture du poète breton, ses échanges avec plusieurs écrivains et la préparation de certains de ses livres.

10/07/2026, 11:11

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À Riom, la librairie Le Cadran Solaire est en redressement judiciaire

Librairie historique de Riom, Le Cadran Solaire prenait, en 2009, la suite de la Librairie Robin, installée depuis 50 ans dans le centre-ville. Frédérique Gillet-Jardat, propriétaire, a déposé, le 11 juin dernier, un dossier pour obtenir le placement en redressement judiciaire du commerce. Le tribunal de commerce de Clermont-Ferrand y a répondu favorablement.

10/07/2026, 09:38

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Depuis sa chambre Hugo.Draw sort son premier manga

Imaginez perdre votre père à 7 ans et vous retrouver seul quelques années plus tard dans un environnement inconnu avec de grandes responsabilités. C’est ce qu’Ayster a vécu... le personnage principal de mon manga « Ayster To Shinda Tsuki » (Ayster et la lune morte en français).

10/07/2026, 09:00

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Des salaires plus élevés chez cet éditeur : pourquoi les minimas sociaux sont revus à la hausse

Augmenter le salaire des personnes qui entrent dans l'entreprise, voilà de quoi séduire de futurs talents. de 51.000 à 55.000 $ par an aux États-Unis à partir du 3 août 2026. L’annonce intervient dans un secteur où les rémunérations, la syndicalisation et les conditions d’accès aux métiers du livre restent de constants sujets de tension.

09/07/2026, 16:47

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Photo du tournage d'À bout de souffle : la justice blanchit Flammarion

Le 26 juin dernier, le tribunal judiciaire de Paris a convoqué un monument du 7e art français, À bout de souffle (1960), de Jean-Luc Godard, et plus particulièrement un cliché de Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo, pris sur le tournage. Cette image, due au photographe Raymond Cauchetier (1920-2021), était au cœur d'une action en justice intentée par sa veuve, Kaoru Cauchetier, contre les éditions Flammarion.

09/07/2026, 16:18

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Quand Amazon se prend pour le facteur de l'Italie, La Poste attaque

L’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne estime que trois sociétés du groupe Amazon peuvent être regardées comme fournissant des services postaux en Italie. Derrière ce contentieux né d’une sanction de l’agence italienne de régulation des communications en 2018 se joue une question très concrète pour le commerce en ligne, donc aussi pour le livre : quand une plateforme trie, organise, sous-traite ou dépose des colis en casiers, n'est-elle qu'une simple chaîne logistique ?

09/07/2026, 14:28

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Les mots bannis de l’administration Trump deviennent une exposition

À Wakefield, dans le Rhode Island, la Hera Gallery présente jusqu’au 1er août 2026 « Unspeakable: Getting the Word(s) Out », une installation de Kathie Florsheim réalisée après la publication par PEN America d’une liste de plus de 350 mots et expressions retirés de sites ou de documents gouvernementaux, signalés pour examen ou déconseillés dans certaines agences fédérales. L’œuvre fait partie de « Threading Time and Place », une exposition organisée autour des 250 ans de la Révolution américaine.

09/07/2026, 13:44

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Droits d’auteur : Marie-Anne Ferry-Fall prend la tête du CFC

Marie-Anne Ferry-Fall a été désignée présidente du conseil d’administration du Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC) le 7 juillet 2026. Directrice générale de la Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques (ADAGP) et présidente du collège auteurs du CFC, elle succède à Hervé Rony, directeur général de la Société civile des auteurs multimédia (Scam), qui assurait la présidence après le départ de Guillaume Montégudet fin 2025.

09/07/2026, 12:20

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La justice contraint Trump à verser 5,8 millions $ à l'autrice E. Jean Carroll

Le président américain aura multiplié les procédures pour tenter de se soustraire au jugement rendu en mai 2023, puis confirmé en appel l'année suivante : il a bel et bien agressé sexuellement l'autrice et journaliste E. Jean Carroll, au milieu des années 1990. Après une énième manœuvre de Trump et de ses avocats pour rouvrir le dossier, la cour d'appel des États-Unis pour le deuxième circuit a ordonné le paiement d'une amende de 5,8 millions $.

09/07/2026, 12:03