#Droit / Justice

Exception conservation : Vol de corbeau sur la numérisation en bibliothèque

La Hadopi a lancé en octobre 2011 un chantier piloté par Jacques Toubon, membre du collège de la Haute Autorité, sur l'exercice effectif des exceptions au droit d'auteur. Ces exceptions constituent des mécanismes essentiels d'équilibre du droit d'auteur en permettant aux particuliers (courtes citations, copie privée, représentation dans le cadre du cercle de famille, etc), mais aussi à certaines institutions comme les bibliothèques, d'effectuer des usages protégés, malgré le monopole dont bénéficient les titulaires de droit. La Hadopi s'est lancée dans une démarche de consultation, par le biais d'un questionnaire qui liste les exceptions existant en droit français et pose une série de questions pour cerner les usages et attentes les concernant.

Le 01/04/2012 à 16:07 par Clément Solym

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01/04/2012 à 16:07

Clément Solym

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Jusque là fort bien…

Sauf que l'expert juridique Hadopi qui suit ce chantier, Christophe Alleaume (c_alleaume sur Twitter), agrégé de droit privé et professeur à la Faculté de Droit et des Sciences Politiques de Caen, s'est fendu cette semaine de plusieurs propos, concernant l'exception conservation bénéficiant aux services d'archives , de bibliothèques et de musées, qui en disent long sur l'esprit dans lequel cette problématique est abordée.

Cette charge s'inscrit dans un climat général de défiance vis-à-vis des exceptions en France, qui soulèvent de vives inquiétudes concernant l'évolution du droit d'auteur et son équilibre.

Et appelle réaction !

Ami bibliothécaire, entends-tu le vol noir des corbeaux sur tes exceptions ? (Crow. Par Smabs Sputzer. CC-BY-. Source : Flickr)

Alleaume hééééééneaurme (comme dirait Flaubert) !

C'est @BlankTextField qui a levé le lièvre cette semaine et relate le début de l'affaire sur son TumblR.

Le 20 mars 2012, à l'occasion d'une table ronde réunie par la commission des affaires culturelles du Sénat (Comment concilier liberté de l'Internet et rémunération des créateurs ?) où il était chargé de présenter le cadre juridique français, Christophe Alleaume, professeur de droit, mentionnait l'exception conservation, sans la nommer, dans les termes suivants :

 “L'exception en faveur des bibliothèques, musées et autres archives, qui peuvent dupliquer les oeuvres pour maintenir un certain nombre de copies et permettre à leurs usagers d'accéder plus facilement aux oeuvres sans renouveler leur stock, ce qui n'était pas une bonne nouvelle pour les libraires et les éditeurs”.

Cette attaque s'inscrivait dans un propos plus large de Christophe Alleaume, par lequel il dénonçait la multiplication des exceptions au droit d'auteur, qui “n'ont pas été compensées pour les auteurs“. 

Un volatile qui correspond peut-être mieux encore que le corbeau aux propos du sieur Alleaume sur l'exception conservation. Gonflé !

Il est vrai que l'exception conservation, introduite lors du vote de la loi DADVSI au bénéfice des services d'archives, de bibliothèques et de musées, permet en effet à ces institutions de reproduire et de diffuser des œuvres dont les supports sont en voie de dégradation, en vue de préserver les originaux pour communiquer à la place les versions numérisées. Pour faire ces reproductions, elles n'ont ni besoin de demander une autorisation aux titulaires de droits, ni de rémunération à verser. Elles sont toutefois limitées au niveau de leur diffusion, car les reproductions ne peuvent être communiquées que sur place à partir de postes dédiés, et non à distance, via un extranet ou sur Internet.

Réagissant à ces premiers propos de Christophe Alleaume, le site Actualitté a publié mardi 27 mars un article intitulé “Alleaume assimile l'exception conservation à une perte financière“, qui critiquait ce point de vue comme outrancier. Le sieur Alleaume n'ayant visiblement pas apprécié cette mise en perspective, il demanda à faire jouer son droit de réponse pour publier sur Actualitté une mise au point le vendredi 30 : “Droit de réponse : Sans livres, que prêteraient les bibliothèques ?“.

Et c'est là que les choses deviennent à proprement parler hééééneaurmes !

Christophe Alleaume revient en premier lieu sur le fait que cette exception n'ouvre pas droit à compensation financière pour les auteurs :

[...] l'exception de conservation autorise les reproductions publiques (papier ou numériques) sans aucune compensation pour les titulaires de droits. Alors que la copie privée est compensée, la copie publique ne l'est pas ici ! Les auteurs ou leurs ayants droit n'étant pas compensés/indemnisés, est-il interdit de soutenir que ce sont eux qui financent l'exception ?

En outre, en ne fixant pas le nombre maximum de copies autorisées, le texte laisse au pouvoir des bénéficiaires de l'exception le soin de décider de l'étendue de cette exception… [...] le texte permet parfaitement aux établissements visés de reproduire tout ou partie de leur collection y compris pour des ouvrages qui sont encore dans le commerce.

Et de terminer comme il se doit par un couplet apocalyptique sur la fin de la création :

Sans auteurs, sans livres, que prêteraient les bibliothèques ? Regretter l'absence de compensation d'une exception qui profite aux bibliothèques c'est prendre position pour les auteurs. Ce n'est pas prendre position contre les prêteurs.

Vous avez donc bien lu comme moi. A cause de l'exception conservation ouverte au profit des bibliothèques, les auteurs et la création tout entière seraient gravement menacés en France, au point que l'on peut s'attendre à une disparition du livre si l'on ne met pas rapidement en place une rémunération pour compenser ces reproductions !

Et le pire, c'est que le sieur Alleaume n'est visiblement pas le seul juriste distingué à trembler à cause de l'exception conservation, puisqu'il cite au soutien de ses propos une analyse de Pierre-Yves Gautier encore plus alarmiste :

Les bibliothèques et les musées sont en droit de reproduire les œuvres sur papier et par voie de numérisation, afin de faciliter leur conservation et leur « consultation sur place ». Entendu pour la conservation, encore qu'il ne soit pas interdit de racheter des supports matériels. En revanche, on ne voit pas pourquoi l'exception devrait aider à poursuivre la consultation sur place, acte de communication publique et de prêt intra-muros – sauf à ce que le droit de prêt soit dûment exercé à ce titre, lequel ne se trouve cependant pas réservé par le texte (…) Le texte est également muet sur le nombre d'exemplaires qui peuvent être reproduits (…) Bref, exception vague et assez dangereuse pour les titulaires de droits.

Hééééénaurme, vous dis-je !

Pierre-Yves Gautier souhaiterait que l'exception conservation permette uniquement de faire des reproductions et pas de communiquer les versions numériques sur place à nos usagers ! La belle affaire ! On pourrait alors sauver des ouvrages menacés de dégradation en les numérisant, mais à condition de cacher soigneusement ensuite les reproductions sur des serveurs. On croit rêver ! Je relève également cette fascinante notion inédite de “prêt intra-muros” qui impliquerait, si l'on pousse la logique sous-jacente jusqu'au bout, que les bibliothèques payent chaque fois qu'un lecteur va prendre un livre sur une étagère ! Notons au passage que parler de “prêt intra-muros” n'a juridiquement pas de sens, car la directive européenne de 1992 indique explicitement que le droit de prêt ne concerne pas la consultation sur place.

Mais la rigueur juridique ne semble de toutes façons pas la préoccupation principale de ces pourfendeurs de l'exception conservation. Christophe Alleaume dans son droit de réponse sur Actualitté se fend par exemple de cette phrase, qui vaudrait sans doute une bien mauvaise note à un étudiant en droit : “L'idéal serait quand même que la Loi fixe elle-même les limites aux monopoles qu'elle crée”. Comment peut-on parler de monopole à propos d'une exception au droit d'auteur ? Juridiquement, c'est exactement le monde à l'envers ! Zéro pointé, M. Alleaume, l'agrégé !

Tout cela pourrait être amusant, si ces propos ne visaient pas à travestir la réalité et à véhiculer une idéologie plus que douteuse.

L'exception conservation, fantasmes des juristes et réalité des bibliothèques

Dans les sous-sols des bibliothèques de France, c'est bien connu, des armées de bibliothécaires en train de scanner des livres protégés sur du matériel high-tech... (Interlock MCLS Digitization Tour. Par bert_m_b. CC-BY-NC. Source : Flickr)

Les propos de Christophe Alleaume sous-entendent que les bibliothèques pourraient utiliser l'exception conservation de manière dévoyée pour refaire leurs stocks  sans racheter de livres, voire même en reproduisant “tout ou partie de leurs collections“, le “tout” impliquant une réplication totale de l'ensemble des ouvrages d'un établissement (!). On peut comprendre sur la base de tels préjugés que ces éminents professeurs puissent nourrir quelques craintes concernant l'avenir de la création…

Sauf que ces propos sont sans lien avec la réalité de l'emploi de cette exception en bibliothèque. Ils méconnaissent d'abord un paramètre fondamental que tous les professionnels confirmeront : la numérisation est une opération complexe, qui coûte cher, aussi bien en termes de prestations que d'infrastructures, surtout lorsqu'on la pratique dans le but de préserver des documents sur le long terme.

Pour ces raisons, eu égard à l'état des budgets des bibliothèques françaises, il est complètement fantasmatique de croire que des établissements pourraient se mettre en tête de numériser l'intégralité de leurs collections, surtout si la diffusion reste limitée sur place et non sur Internet. Les bibliothèques françaises, dans leur immense majorité, numérisent avant tout des oeuvres du domaine public, afin de pouvoir les mettre en ligne.

Lorsque les bibliothèques, archives et musées utilisent l'exception conservation, c'est comme une mesure de dernier recours, pour sauver un document fragile dont l'état physique fait craindre qu'il ne se détruise ou ne puisse plus être communiqué.

Pour prendre un exemple dans le champ des archives (car les bibliothèques ne sont pas les seules concernées), les Archives nationales ont numérisé, à des fins de conservation, la collection d'affichesconstituée par le Comité d'histoire de la deuxième guerre mondiale, difficilement communicable en raison, notamment, du format de certains documents. Les images correspondant à des documents sous droit ne sont consultables que localement. Frédéric Blin, conservateur à la BNU de Strasbourg m'indiquait récemment que son établissement avait fait de même pour certains fonds d'affiches. Ces documents, souvent de grande taille et fragiles, sont difficiles à communiquer physiquement au lecteur, et cette opération finit rapidement par altérer les supports, d'où l'intérêt de pouvoir les numériser pour communiquer à la place une version numérique.

Christophe Alleaume semble également ignorer que beaucoup de supports physiques se dégradent rapidement, et en tout cas, beaucoup plus vite que les droits d'auteur ne s'éteignent (vie de l'auteur + 70 ans, 140 ans en moyenne !). C'est le cas pour beaucoup de papiers acides ou de mauvaise qualité, employés dans la première moitié du XXème siècle, qui s'autodétruisent. Ce fléau affecte tout particulièrement la presse, mais d'autres supports sont sujets à des phénomènes similaires, comme des photographies ou des bandes magnétiques, et même les CD ont une durée de vie très courte  (10 ans ?), qui justifie que des plans de sauvegarde doivent d'ores et déjà être mis en place !

La question sous-jacente et alors la suivante : eu égard aux coûts d'une opération de numérisation faite dans les règles de l'art, peut-on décemment penser qu'un auteur préférerait voir son oeuvre disparaître purement et simplement, plutôt que de percevoir quelques deniers pour cette opération, si tant est que le moindre centime lui parvienne au terme de la nouvelle usine à gaz de gestion collective qu'il faudrait mettre en place pour organiser ce type de rémunération ?

J'irais même plus loin. J'ai déjà écrit – et je persiste – que l'exception conservation est avant tout un “trompe-l'oeil juridique”, tout comme la plupart des exceptions votées lors de la loi DADVSI. Passée méthodiquement à la moulinette de la navette parlementaire, l'exception a été déjà été assortie de multiples restrictions, qui la rendent très difficile à mettre en oeuvre en bibliothèque. Tout ceci fait que cette exception reste d'un usage limité parmi les établissements français, bien loin de cette image de machine à détruire la création qu'en donne Christophe Alleaume. Et ce sont pourtant de nouvelles restrictions que cet expert Hadopi voudrait voir encore rajoutées dans la loi, avec en prime, une rémunération à verser ! Autant dire que si l'on fait cela, l'exception conservation ne sera plus du tout utilisée en France et que les oeuvres pourront pourrir doucement au fond de nos magasins !

Voilà la réalité de l'exception conservation en France, une fois mis de côté les fantasmes des juristes de salon !

Mais tout comme la rigueur juridique, le souci de la réalité n'est manifestement pas le but premier visé par ces attaques contre l'exception conservation. Leurs motivations sont essentiellement d'ordre symbolique et idéologique.

Dans le collimateur : la gratuité

Christophe Alleaume avoue lui-même qu'au fond, la réalité des faits lui importe peu. Dans son droit de réponse sur Actuallité, il dit bien :

Tant mieux si, comme l'affirme monsieur GARY – ce que nous ne remettons pas en cause –,  les établissements culturels n'abusent pas de leur pouvoir.

Son propos ne vise pas à dénoncer directement un usage abusif de l'exception par les bibliothèques, mais l'attaque vise le fait même, pour le principe, que l'exception conservation ne fasse pas l'objet d'une compensation financière. C'était d'ailleurs également le sens de son intervention au Sénat, où il avait mis en cause le fait que les exceptions auraient été multipliées “sans avoir été compensées pour les auteurs“.

Ce qui dérange, ce n'est donc pas en tant que tel le fait que des copies multiples puissent être faites, mais qu'un usage d'une oeuvre protégée puisse être opéré à titre gratuit, au nom de l'intérêt général. La charge vise donc la gratuité et elle s'appuie sur une idéologie du droit d'auteur qui ne tolère pas que des principes supérieurs à ce droit puissent justifier des usages gratuits.

Pan gratuité ! (Magnum. Par Zorin Denu. CC-BY-NC-ND. Source : Flickr)

Ces attaques contre la gratuité sont à vrai dire à la mode et tout à fait dans l'air du temps. Lors du vote de la loi sur les livres indisponibles, nous avons pu voir notamment Hervé Gaymard défendre exactement la même idéologie du droit d'auteur compris comme un droit absolu à ce que qu'aucun usage ne se fasse jamais à titre gratuit.

Le Sénat avait en effet introduit une disposition qui aurait permis aux bibliothèques de recevoir des autorisations d'usage, à titre gratuit, pour des oeuvres orphelines non-réclamées au bout de dix ans par leurs titulaires. Rapidement, cette disposition (dont l'effet pratique aurait sans doute été très limité) est devenu littéralement le chiffon rouge de ce texte et l'article à abattre pour la majorité. Il est d'ailleurs intéressant de constater que le mécanisme a rapidement été assimilé à une exception au droit d'auteur, pour le mieux le discréditer (et ce, en dépit une fois encore de la plus élémentaire rigueur juridique).

Au final, devenu point d'achoppement principal entre la majorité et l'opposition, il a fini lui-aussi laminé par la moulinette des amendements en Commission paritaire, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus, une fois encore, qu'un “trompe-l'oeil” vidé de sa substance et inutile.

Dominique Gillot, sénatrice à l'origine de ce mécanisme d'exploitation gratuite des orphelines, a tenté de défendre sa mesure par ces mots :

Nous défendons comme vous les droits d'auteur, mais considérons que le législateur doit valoriser les bibliothèques, outils de formation et d'accès à la lecture. Beaucoup craignent, avec le développement de l'Internet, de les voir disparaître. Nous devons leur témoigner notre soutien. C'est une question de symbole.

Ce à quoi, Hervé Gaymard a répondu :

Le symbole compte aussi pour le droit d'auteur.

Plus que la rigueur juridique, plus que la réalité économique, c'est le symbole avant tout que représente l'usage gratuit qui compte désormais et c'est la même idéologie du droit d'auteur que l'on retrouve à l'oeuvre, chez Gaymard et chez Alleaume. A ce propos, j'avais écrit ceci :

La vérité, c'est que nous sommes arrivés à un stade où toute forme d'accès gratuit à la culture dérange, fût-ce au nom de l'intérêt général, et que l'exploitation commerciale est conçue comme l'alpha et l'omega en matière de droit d'auteur. Le droit à la culture, à la connaissance et à l'information sont systématiquement balayés face à la toute puissance de la propriété intellectuelle, conçue comme un dogme que rien ne doit entamer.

Notons que cette chasse systématique à la gratuité (chasse Alleaume !) est typiquement française, pays de Beaumarchais et d'Hadopi. Aux Etats-Unis, le fair use (usage équitable), ainsi que d'autres exceptions bénéficient assez largement aux bibliothèques, sans faire l'objet d'une compensation financière. En 2008, une étude commandée par l'OMPI au professeur Kenneth Crews avait montré que loin d'être une anomalie française, l'exception conservation existait dans 72 pays dans le monde. Et elle n'est JAMAIS compensée. Nulle part ! Parce ce qu'on estime qu'il relève de l'intérêt général que les oeuvres menacées de destruction soient sauvegardées. Mais peut-être ne sait-on plus ce qu'est l'intérêt général en France, à force de prêter une oreille complaisante aux intérêts privés…

Voilà donc l'idéologie à l'oeuvre derrière les propos de Christophe Alleaume. Elle s'en prend ici aux bibliothèques pour le symbole qu'elles représentent encore au sein de la Culture, mais livrons-nous à un petit exercice de science-fiction juridique pour voir jusqu'où une telle logique pourrait nous entraîner…

Bienvenue sur la planète Alleaume

Cher lecteur, je te convie à un petit voyage en navette spatiale, jusqu'à la Planète Alleaume, où enfin tout usage gratuit d'une oeuvre protégée a été systématiquement éradiqué. Il s'agit d'un véritable paradis de la Création et de l'Esprit, avec cependant quelques menues différences par rapport à la terre.

Planète Alleaume en vue ! (Dark Planet. Par Dioboss. CC-BY-SA. Source : Flickr)

En premier lieu, sur la planète Alleaume, on a heureusement mis fin à ce scandale intolérable que constituait le fait de pouvoir faire de courtes citations sans payer les auteurs. Comment avait-on pu tolérer pendant si longtemps que les créateurs soient ainsi martyrisés dans leur chair et dans leur âme par cette insupportable débauche de gratuité ? Des barèmes très précis ont été mis en place suite à une – toujours – fructueuse collaboration entre le Gouvernement et les sociétés de gestion collective.

Une équation fort simple, prenant en compte le nombre de caractères au centimètres carré, pondérés par la racine cubique de la taille de la police et du support, permet de calculer les sommes légitimement prélevées sur chaque citation. Pour goûter tout l'intérêt de cette mesure, sachez par exemple que sur la planète Alleaume ce simple billet comportant 9 citations aurait permis de générer 6 euros et 13 centimes, dont une partie aurait pu bénéficier au sieur Alleaume lui-même, puisque j'emprunte quelques uns de ces propos fleuris d'expert Hadopi ! Par contre, en raison des mécanismes savants de gestion collective nécessaires pour accomplir ce bienfait de l'Humanité, les auteurs sont également obligés de payer pour se citer eux-mêmes, mais ils en sont très heureux, car ils donnent ainsi le bon exemple et cela évite de laisser le moindre interstice possible à la gratuité.

Une autre exception a pareillement été remaniée sur la planète Alleaume, qui constitue sur Terre une injure à l'Intelligence et cause la mort directe par famine de centaines de milliers de créateurs : il s'agit de la représentation dans le cadre du cercle de famille. Sur la planète Alleaume, l'achat d'un CD ou d'un DVD ne vous dispense pas de payer une somme d'argent chaque fois que vous en jouissez chez vous, avec vos proches. Quoi de plus normal, car comment pourrait-on tolérer que l'usage d'une oeuvre puisse avoir lieu gratuitement ? La gestion de cette exception est très simple. Il a suffit d'implanter une petite puce dans tous les appareils de lecture qui alerte immédiatement une société de gestion collective de votre usage, laquelle débite directement votre compte en banque. Les citoyens de la planète Alleaume ne se plaignent nullement de l'intrusion dans leur vie privé, ayant bien conscience que celle-ci est peu de chose comparé à l'objectif supérieur d'empêcher toute gratuité. Un système similaire est prochainement à l'étude pour les livres papier, mais pour l'instant, les lecteurs doivent envoyer un formulaire dûment rempli chaque fois qu'ils ouvrent un livre (ce qu'ils font d'ailleurs de moins en moins).

Enfin, même si cette mesure a semblé plus douloureuse à mettre en place sur un plan symbolique, il n'était pas tolérable sur la planète Alleaume de laisser persister la gratuité pour l'exception bénéficiant aux handicapés, qui leur permet d'obtenir des oeuvres adaptées. Afin que la réforme ne soit pas trop vexatoire pour des personnes déjà éprouvées cruellement par le destin, une élégante taxe sur les cannes blanches et les lunettes noires a été instaurée, sur le modèle de la taxe pour copie privée. Elle génère trois cacahuètes et demi par an, mais permet de clamer haut et fort que sur la planète Alleaume, la gratuité a bel et bien été éradiquée.

Les auteurs n'en sont pas plus riches, mais on vient de tous les coins de la galaxie pour visiter les somptueux palais de marbre et de jade des sociétés de gestion collective, avec leurs fontaines de champagne jaillissant, leurs plafonds d'or et leurs statues de crystal. La pyramide d'argent et de diamant des professeurs de droit de la propriété intellectuelle vaut également le détour. Pour leur charme romantique, on conseille également de visiter quelques ruines de bibliothèques, dont certaines sont encore joliment préservées, ce qui constitue d'ailleurs sur la planète Alleaume le métier des anciens conservateurs.

Les exceptions, la ©orde au cou

On me dira sans doute que j'exagère ! (Si peu pourtant ;-)

Pour autant, la sortie de Christophe Alleaume contre l'exception conservation s'inscrit bel et bien dans un climat général de franche hostilité envers les exceptions. Et vous me direz dans quelques paragraphes si j'exagère !

Les exceptions ont de plus en plus de mal à respirer dans ce pays (Hanging Rope. Ryan. J. Nicholson. Source : Flickr)

 Lors du dernier Salon du livre par exemple, le SNE a fait paraître (toujours sur Actualitté) un texte vibrant pour promouvoir la lecture. J'avais noté avec intérêt que le mot bibliothèque en est quasiment absent, sinon dans le paragraphe intitulé “Réaffirmer le droit d'auteur à l'ère du numérique”, lequel commence (tiens donc quelle surprise !) par une véritable communion avec les idées de M. Alleaume : une dénonciation du “mythe de la gratuité” !

Par un curieux retournement, le droit d'auteur, acquis révolutionnaire, droit de l'homme et liberté du créateur face au Prince, est désormais présenté par les nouveaux chantres de la gratuité comme liberticide et contraire à la liberté d'expression.

Plus loin on pourra apprécier des propos nuancés et fleuris concernant les exceptions au droit d'auteur (je vous invite à relire le passage en remplaçant “exception” par “plus grave fléau connu de l'humanité” et vous verrez que ça marche aussi) :

Lutter contre les atteintes au droit d'auteur au niveau européen et international

Pays du droit d'auteur, la France doit s'opposer fermement aux nouvelles exceptions mondiales au droit d'auteur.

[...] la France doit continuer de s'opposer fermement à toute demande de traité international sur les exceptions « bibliothèque» et « pédagogique », vu l'absence de carence du marché en la matière et le risque évident de porter atteinte à l'exploitation normale des œuvres.

A l'heure où l'édition a la lourde tâche de renouveler ses modèles économiques et de passer au numérique, il serait absurde de redéfinir le cadre juridique du droit d'auteur.

Mais oui, bien sûr ! Ce serait tellement absurde de vouloir changer le droit d'auteur si parfait que c'est sans doute pour cela qu'un nouveau traité est en préparation à l'OMPI en ce moment consacré aux exceptions et limitations du droit d'auteur en faveur des bibliothèques. Il comporte d'ailleurs de nombreuses dispositions qui entraîneraient des usages gratuits des oeuvres (dont l'exception conservation).

Mais nous pouvons visiblement compter sur le SNE pour éviter à tout prix que cette horreur ne parvienne jamais en France ! Nul doute qu'il y trouvera quelques alliés…

Et pour dire exactement où nous en sommes arrivés sur le sujet des exceptions, je noterai simplement que la semaine dernière, à l'occasion d'un vote important au sein d'une commission du Parlement européen, le résultat a été purement et simplement TRUQUÉ ! Oui, vous avez bien entendu, TRUQUÉ : alors que la commission comportait 23 membres votants, le texte a été repoussé par 14 voix contre 12, soit 26 (…). Or sur quoi portait ce vote ? Sur une exception en cours de négociation au niveau européen visant à instaurer une possibilité d'usage gratuit des oeuvres orphelines par les bibliothèques dans le cadre de leur mission d'intérêt public…

Alors ! Vous croyez toujours que j'exagère ? Réveillez-vous ! Voilà où nous en sommes !

L'objectif : “dégraisser” les exceptions ?

Mais revenons à ce cher Christophe Alleaume.

Le personnage possède un compte Twitter sur lequel il se prête volontiers à la discussion, ce qui est tout à son honneur et permet d'obtenir de très intéressantes informations sur sa vision des exceptions (je vous conseille d'essayer, ça marche à tous les coups).

Beurk ! Dégraissez-moi cet article L.122-5 ! (Ribeye. Par davidrdesing. CC-BY-NC. Source : Flickr)

Si l'on en croit ses propos, l'objectif de cet expert Hadopi semble d'arriver à “dégraisser” le code de propriété intellectuelle, belle expression ayant déjà opéré son charme dans d'autres domaines, et notamment son article L. 122-5 consacré aux exceptions.

Du muscle et pas du gras… sache donc, cher collègue bibliothécaire, que lorsque tu t'échines à numériser un ouvrage pour le sauver de la destruction et continuer à le communiquer à tes lecteurs, tu fais du gras. Et c'est bien logique, car dans l'optique Alleaume, le muscle, c'est celui qui active la pompe à fric pour rémunérer les ayants droit (nouvelle définition de l'intérêt général).

D'autres déclarations du sieur Alleaume sur son compte Twitter laissent quelque peu songeur :

Il y aurait donc de bonnes exceptions et de mauvaises exceptions, ce que je reconnaîtrais volontiers, sauf qu'à la différence de Christophe Alleaume, mon critère de distinction ne consiste pas dans la rémunération des titulaires, mais dans l'effectivité des usages qu'elles autorisent ! Et rappelons-nous encore qu'aux Etats-Unis, le fair use, parce qu'il est conçu comme la condition de possibilité de la liberté d'expression ne fait l'objet d'AUCUNE compensation !

Tout ceci ne serait pas si grave, après tout, si le sieur Alleaume n'était pas l'expert juridique retenu par Hadopi pour intervenir sur le chantier consacré aux exceptions au droit d'auteur. Or comme le fait remarquer @BlankTextField dans son billet l'un des objectifs de cette consultation consiste à :

 savoir si le développement des nouveaux usages numériques doit conduire à modifier la définition, la nature et la portée de certaines exceptions, en appréciant leur légitimité.

Apprécier la légitimité des exceptions ? Relisez ce billet et vous comprendrez qu'à la lumière des propos de Christophe Alleaume, on commence à voir plus clair concernant le sens de cette entreprise.

Laisserons-nous à Hadopi la question essentielle des exceptions ?

Test de mise en place du "DRM Alleaume", pour limiter par audestruction explosive les usages gratuits des livres en bibliothèque. La charge se déclenche notamment dès qu'on approche le livre d'un scanner. (Volume transpercé par un obus, provenant de la bibliothèque de Verdun. Domaine public. Source : Gallica/BnF)

Bien entendu, Christophe Alleaume, sentant sans doute qu'il avait été un peu trop loin dans sa réponse sur Actualitté a pris le soin d'apporter cette précision oratoire :

Sans doute, Alleaume parle-t-il en son nom, mais comment penser qu'une personne ayant des positions idéologiques si affirmées et n'hésitant pas à les semer aux quatre vents, alors même que la consultation dont il a la charge est en cours, puisse constituer un animateur équitable pour un débat portant sur un sujet aussi sensible que les exceptions au droit d'auteur en France ?

Ces faits ne font que confirmer des craintes plus générales qui portent sur la légitimité d'un organisme comme la Hadopi pour traiter le sujet des exceptions.

A vrai dire et je dois le porter au crédit de M. Alleaume, le texte même de la consultation constitue un travail remarquable. J'ai bien relevé quelques imprécisions (il est fait allusion à des photocopies dans la partie portant sur l'exception pédagogique, alors que la loi indique explicitement que l'exception ne s'applique pas à cette hypothèse). Mais passons…

Le texte pose de véritables questions, qu'il est très rare de voir abordées en France, comme par exemple l'opportunité d'introduire un fair use dans notre pays, la possibilité de créer un véritable “droit aux exceptions”, le fait de créer une exception pour le “prêt numérique”, et jusqu'à l'hypothèse d'une exception pour le partage non marchand des oeuvres en ligne !

D'autres que moi , comme Guillaume Champeau, qu'on ne peut soupçonner de connivences avec Hadopi, ont salué la parution de ce questionnaire qui “bouscule le droit d'auteur”, à un moment où nous avons besoin que les vraies questions soient posées (c'est-à-dire pas comme dans la campagne présidentielle, quoi…).

Mais je n'en ai été que plus déçu de lire ces propos de Christophe Alleaume sur l'exception conservation et tout l'arrière-plan idéologiques qu'ils charrient.

Toi aussi lecteur, tu as peut-être reçu comme moi un courrier de Jacques Toubon en personne, qui te dit combien il serait “iiiiiiiindispensaaaaable” que tu participes à cette consultation. Et tu as pensé que cela ferait sans doute plaisir à te mère que tu acceptes l'invitation.

Mais réfléchis bien à ce que tu vas faire… As-tu envie de participer à cette jolie opération d'Open Washing d'Hadopi, qui a l'instar des gros pollueurs pratiquant le Green Washing a sans doute trouvé là un excellent moyen de redorer son image, à un moment où sa survie est en jeu ?

Laisserons-nous réellement à Hadopi un sujet aussi essentiel que celui des exceptions au droit d'auteur ?

Vu le contexte démentiel de tensions autour des questions de propriété intellectuelle, le seul lieu où l'on pourrait espérer discuter du sujet des exceptions, c'est une commission parlementaire !

Les exceptions au droit d'auteur sont si importantes que les élus de la nation devraient s'en saisir, pour ouvrir un cadre équitable de débat.

Il se produit avec cette consultation sur les exceptions ce qu'on ne peut que déplorer à plus large échelle avec les Labs Hadopi. Voilà des lieux de haute “branchitude techno-juridique” où il devient de bon ton d'aller se montrer et où la société civile va se perdre. Mais c'est avant tout l'absence de cadre alternatif de débat qui créée cette opportunité pour Hadopi.

En cela, il faut sans doute remercier Christophe Alleaume d'avoir fait ainsi sortir le loup du bois et de nous laisser entrevoir la finalité de cette opération.

Cet éminent juriste (ou doit-on dire plutôt légiste, comme sous l'Ancien Régime ?) est bien entendu cordialement invité à venir exercer son droit de réponse sur S.I.Lex, si ça le chante.

En attendant, ami bibliothécaire, ne vient pas te plaindre ensuite, si tu laisses ainsi ce vol noir de corbeaux s'abattre sur tes exceptions #OuiJeSaisPointGodwin ;-)

PS : mille mercis à @BlankTextField pour sa vigilance, ses recherches et ses arguments sur le sujet. Merci aussi au boulot remarquable d'@ActuaLitte sur ces questions.

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Henrik Ibsen (1828-1906), dramaturge norvégien publié chez Actes Sud, a fini par inspirer la création d’une bibliothèque très spécifique. De forme incurvée, elle évoque l’esprit d’une salle de théâtre, avec une note antique peut-être. Baptisée Bibliothèque Ibsen, tout simplement, elle deviendra un centre culturel exposant toute la littérature de l’auteur. C’est d’ailleurs dans sa ville de naissance, Skien, qu’elle s’implante.

01/04/2021, 10:11

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Trois ans après le rapport Orsenna, quels effets pour les bibliothèques ?

Voyage au pays des bibliothèques, rapport signé par Erik Orsenna et Noël Corbin, a été remis à la ministre de la Culture de l'époque, Françoise Nyssen, en février 2018. Parmi les principales conclusions de ce document, une attente forte se dégageait : celle d'« ouvrir plus et offrir plus » les établissements de lecture publique. Après le rapport de sénatrices, l'année dernière, deux députées se penchent sur les effets du fameux rapport Orsenna.

31/03/2021, 12:29

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Du 17 au 19 août 2021, un congrès de l'IFLA entièrement virtuel

La Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèques (ou IFLA, International Federation of Library Associations and Institutions, en version originale) a confirmé l'organisation d'un congrès annuel totalement virtuel, en 2021. La fédération assure qu'il s'agira de l'événement « le plus accessible » de son histoire.

30/03/2021, 10:55

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Vol de livres en bibliothèque et autodafé dans un parc de Belgique

Incident et incendie se sont conjugués ce 28 mars dans la ville germanophone belge d’Eupen (province de Liège). En effet, trois personnes ont été surprises en plein autodafé d’ouvrages, dans un parc de la ville basse. La police de Weser-Göhl a été contactée vers 22h pour intervenir.

29/03/2021, 14:31

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Crise sanitaire : inquiètes, des bibliothèques fermées à Paris

En début de semaine, ils étaient une cinquantaine sur les soixante établissements de la Ville à lancer un « cri d’alerte ». Les directrices et directeurs de bibliothèques, peu coutumiers de ces méthodes, expédiaient à la Direction des Affaires culturelles un courrier commun. Étrangement, quelques jours plus tard, certains lieux de prêt ferment, toujours sur les mêmes bases. « Les injonctions paradoxales qui touchent la société, les bibliothèques n’en sont pas exemptes », nous assurait-on…

27/03/2021, 11:30

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Tradition et innovation, rendez-vous des bibliothèques québécoises

L’Association des bibliothèques publiques du Québec, en partenariat avec les Bibliothèques de Montréal, présente les Matinées du Rendez-vous des bibliothèques publiques du Québec. Cet événement de formation se tiendra les 9, 10 et 11 juin prochains, en direct du Créalab de Repentigny.

24/03/2021, 10:45

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COVID : Le “cri d'alerte” des bibliothèques de Paris

Les responsables des établissements de prêts de la ville de Paris viennent de recevoir de nouvelles instructions. Irène Basilis, partie de Lille où elle était responsable du pôle culture pour Martine Aubry, a pris ses fonctions de Directrice des Affaires culturelles en janvier. Et les consignes qu’elle communique laissent manifestement quelques professionnels sans voix.

23/03/2021, 17:16

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Urgence Toilettes : les bibliothécaires rejoignent le mouvement

« Si la France accusait déjà un certain retard en matière de mise à disposition de sanisettes, la situation s’est considérablement aggravée avec les confinements et la fermeture des commerces et restaurants. » Hélas : même le petit coin figure sur la liste des dommages collatéraux de la Covid. Mais cette année, les bibliothécaires retroussent leurs manches et alarment sur une situation sanitaire non moins préoccupante.

23/03/2021, 10:26

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Ouvertes ou fermées, l'attestation de déplacement dérogatoire permet d'aller en bibliothèques

Voilà maintenant quatre jours que Jean Castex a posé les bases d’un nouveau confinement dans les Hauts-de-France et en Île-de-France. À scruter les publications du Journal officiel, les bibliothécaires commencent à s’user les yeux : ouvertes, ou non ? Tout reste très mystérieux et plein d’incertitudes. Une ébauche de solution provient, étonnamment, de l’attestation de déplacement dérogatoire.

22/03/2021, 15:32

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Défense et illustration de la déontologie des bibliothécaires

Suite à un article de Marianne, l’Association des Bibliothécaires de France se voit contrainte de faire œuvre de pédagogie. L’hebdomadaire titrait Quand les identitaires s’attaquent aux bibliothèques et « remettait en question l’éthique professionnelle des bibliothécaires », estime l’ABF. Selon elle, cet article ne reflète pas la réalité du métier, et « fait également un procès d’intention à toute une profession ». Leur réponse est ici proposée dans son intégralité.

17/03/2021, 09:15

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Jeanne Brun, directrice du développement culturel et du musée à la BnF

La Bibliothèque nationale de France annonce l'arrivée de Jeanne Brun au sein de l'établissement, ce 15 mars 2021, en tant que directrice du développement culturel et du musée. 

16/03/2021, 11:06

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Ressources numériques des bibliothèques départementales : pourquoi ce désamour ?

L'Association des Bibliothécaires Départementaux (ABD) a consacré une étude complète aux ressources numériques des bibliothèques départementales, particulièrement pertinente en ces temps de crise sanitaire. L'enquête dresse un état des lieux des contenus, publics et moyens, avant d'analyser les freins au développement et de proposer des pistes d'amélioration.

15/03/2021, 15:55

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Combien rapporte une bibliothèque ?

Régulièrement évoquée, et justement critiquée pour ses limites, l'approche économique des bibliothèques constitue cependant un moyen de défendre leurs apports et leur place dans la société. Si elle n'est pas un établissement public, la London Library s'est risquée à chiffrer son impact économique et social pour le Royaume-Uni, aboutissant à un total de 21,3 millions £ annuels.

15/03/2021, 14:52

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À la bibliothèque, conservatrices et conservateurs : qui sont-ils? 

Une grande fête des adolescents à la médiathèque ? Un réaménagement de ses espaces de convivialité ? Une automatisation du prêt et du retour des documents ? Si vous habitez dans une collectivité de plus de 40 000 habitants, il est bien probable qu’une conservatrice territoriale ou un conservateur territorial de bibliothèques ait piloté ces projets. Mais connaissez-vous ces professionnels, à la fois encadrants stratégiques et proches du public et de ses attentes ? 

12/03/2021, 12:46

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Suisse : les bibliothèques se mettent en quatre pour le public

Les établissements de prêts en Suisse restent ouverts, et maintiennent leurs missions, en s’adaptant aux mesures de protection que la Confédération a instaurées. Ainsi, pour sa 10e édition, le Samedi des Bibliothèques s’est adapté aux mesures sanitaires actuelles et devient à l’emporter, les bibliothèques de lecture publique de cinq cantons romands proposent donc ce jour-là d’ouvrir leurs portes.

12/03/2021, 11:20

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LiberClick : “Chaque lecteur supplémentaire est une victoire pour la société”

Créer une bibliothèque virtuelle accessible grâce à des simples QR code : voici LiberClick, le projet de l’association Liber Liber dans le but de rendre la lecture accessible au plus grand nombre. En février 2021, la première application concrète de cette initiative : le projet e-LOV à Tor Bella Monaca, Rome, celui d'une bibliothèque numérique urbaine à Rome.

11/03/2021, 11:58

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Stéphanie Meissonnier à la direction de Bibliocité

Le conseil d’administration de Bibliocité, sous la présidence de Marie Desplechin, a désigné Stéphanie Meissonnier comme nouvelle directrice de l’association. Elle a succédé le 18 janvier dernier à Carole Médrinal, partie à la retraite après avoir dirigé Paris bibliothèques puis Bibliocité depuis 2008. 

10/03/2021, 15:32

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La bibliothèque de Harvard délaisse l'expression “immigrant illégal” pour ses collections

La bibliothèque de l'université Harvard, un des plus anciens et plus importants établissements universitaires des États-Unis, annonce une évolution dans la gestion et les dénominations de ses collections. Les expressions « illegal alien » (« immigrant illégal ») et « alien » (« étranger ») sont ainsi remplacées par « noncitizen » (littéralement, « non-citoyen ») et « undocumented immigrant » (« immigrant sans papiers »).

10/03/2021, 10:05

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Bibliothèque Sainte-Barbe : “semi-victoire” pour les étudiants, mais la grève se poursuit

Mobilisés depuis la fin de l'année 2020 pour défendre leurs droits, les moniteurs-étudiants de la bibliothèque Sainte-Barbe se réjouissent de nouvelles garanties d'activité en cas de confinement et de fermeture de l'établissement. Pour autant, la mobilisation du personnel de la bibliothèque ne s'interrompt pas, après l'annonce de la suppression de deux postes de contractuels.

04/03/2021, 12:38

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La médiathèque de Verdun, L'Æncre, sort de terre... sur Minecraft

Ils partirent, ils étaient une vingtaine. Et par un prompt renfort, ils se virent des centaines quand la médiathèque surgit des entrailles de Minecraft. Pour concevoir la nouvelle médiathèque de Verdun, la ville a en effet sollicité l’aide de citoyens. Avec le concours de Michaël George, chef de projet, ils ont dessiné et modélisé L’Æncre, le futur bâtiment.

02/03/2021, 16:44

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“Pluralisme”, “neutralité du service public” : une loi pour les bibliothèques

Particulièrement attendue par la profession depuis son dépôt au Sénat le 3 février dernier, la proposition de loi de la sénatrice d'Ille-et-Vilaine Sylvie Robert, relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique, est désormais publique. Elle insiste notamment sur les notions de « pluralisme » et de « neutralité du service public » pour définir les principes fondamentaux des bibliothèques.

02/03/2021, 15:44

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Des araignées dans la bibliothèque, recluses et... lectrices ?

Plusieurs bâtiments du campus Ann Arbor de l'université du Michigan ont abrité des hôtes légèrement indésirables. Assez peu dangereux, en fin de compte, mais suffisamment pour fermer la bibliothèque, notamment, le temps de la rendre à nouveau sûre. En effet, plusieurs Loxosceles rufescens, ou araignées violonistes, s'étaient installées dans les lieux...

01/03/2021, 11:03

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Chantier Richelieu de la BnF : des “surcoûts” confirmés, ouverture en 2022

Le 23 février dernier, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot-Narquin a visité le chantier de rénovation du site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France. Démarrée en 2010, cette vaste entreprise aurait dû prendre fin en 2017, puis 2021. Avec la crise sanitaire et le premier confinement, l'ouverture du site au public est désormais attendue pour l'été 2022...

01/03/2021, 10:32

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Lutter contre le racisme et pour l'égalité dans les bibliothèques

Des établissements plus inclusifs, des politiques d’acquisitions ouvertes sur de larges champs éditoriaux. Et un refus de la discrimination… pour les bibliothèques l’objectif est limpide, mais sera plus réalisable encore avec une feuille de route précisant les contours de ces mesures et enjeux. La Library Publishing Coalition vient de rendre publics sa déclaration et ses engagements.

27/02/2021, 10:06

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La Bibliothèque nationale d’Australie confrontée à des problèmes de stockage    

Un récent rapport sur l’organisation de la bibliothèque a mis en lumière plusieurs problèmes au sein de l’établissement. Faute de financement, la Bibliothèque nationale d’Australie risque notamment de faire face à de sérieuses difficultés de stockage. Les services numériques qui pourraient venir répondre à ces soucis sont également pointés du doigt.

25/02/2021, 12:39

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Protéger les Droits de l'Homme, lutter contre les fake news...

Fléau moderne, souvent associé aux réseaux sociaux, la désinformation et les fake news représentent un sujet dont les Nations Unies s’emparent. Tant en matière électorale, que sur un volet sanitaire toujours brûlant, ces questions ont amené l’IFLA à répondre aux demandes du Rapporteur spécial de l’ONU. Entre liberté d’expression, d’opinion et infox, comment séparer le bon grain de l’ivraie ?

24/02/2021, 09:52

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Le Blanc-Mesnil : la mairie accusée de faire virer les bibliothèques à droite

Des bibliothécaires de la ville du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) ainsi que le syndicat CGT de la ville s'inquiètent d'une « vile opération de marketing politique repeinte aux couleurs défraîchies de la culture pour tous ». La mairie versera 20.000 € à la plateforme de recommandation de livres Alexandre & Aristote, pour déterminer des acquisitions des bibliothèques de la ville. Mais les suggestions du site semblent très orientées à droite, dénoncent les opposants au projet.

23/02/2021, 11:48

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Bibliothèque : la presse gratuite, “concurrence déloyale aux buralistes”

Le Volatile réduit au silence ? Ce serait une première, dont l’explication tient en quelques lignes cocasses : la médiathèque de la ville de Sassenage s’est retrouvée, un peu malgré elle, en délicate position. Pour avoir indiqué à ses usagers qu’elle cesserait de proposer l’hebdomadaire Canard enchaîné, certains ont crié au scandale. Mais plus encore, le petit mot d’accompagnement, qui lui fait tourner les regards vers la mairie. 

20/02/2021, 10:16

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Supprimer le rabais sur les achats des collectivités, “double peine” pour les bibliothèques ?

Le 10 février dernier, à l'invitation de la Commission de la culture, de l'éducation et de la communication du Sénat, différents représentants des métiers du secteur du livre ont fait part des difficultés du secteur en cette période de crise, et des attentes. Le Syndicat de la Librairie française a ainsi proposé une suppression du rabais de 9 % pour les achats de livres destinés aux bibliothèques par les collectivités...

19/02/2021, 15:17

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Sciences Po Nancy : conflit ouvert entre la direction et des vacataires de la bibliothèque

À Nancy, une partie des étudiants vacataires de la bibliothèque universitaire de Sciences Po dénonce une « décision brutale » de la direction, qui a réduit les horaires d'ouverture de l'établissement en raison du couvre-feu. Ils demandent le maintien de l'intégralité de leur rémunération, ou au moins « un arrangement », tandis que la direction estime que Sciences Po a été « extrêmement généreux lors des deux premiers confinements ».

17/02/2021, 15:55

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Québec : les bibliothèques élargissent leurs services

Depuis ce 16 février, les rayons et collections de la Grande Bibliothèque sont à nouveau accessibles au public ! On peut retrouver le plaisir de cueillir soi-même des livres, des films et des CD. Un nombre accru de places assises et de postes informatiques sont également disponibles. 400 personnes peuvent se trouver à la fois dans l’édifice.

17/02/2021, 09:56

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Rendre un livre emprunté dans une autre BU : "Prêt de chez moi"

Si les bibliothèques d'enseignement supérieur et de recherche ont rouvert leurs portes depuis plusieurs mois, les étudiants se trouvent parfois loin de leur lieu d'étude initial, avec le passage des cours en distanciel. Pour faciliter le retour des documents empruntés, les bibliothèques universitaires proposent un nouveau service, pour rapporter ses emprunts à l'établissement universitaire le plus proche, même sans inscription.

11/02/2021, 11:42

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Goutte d'or : la bibliothèque réouverte, avec policiers et vigiles

Voilà des mois — pour ne pas dire des années — que la bibliothèque de la Goutte d’or (Paris, XVIIIe) exerce sa mission dans une ambiance pesante. Encore en décembre dernier, les personnels décidaient de maintenir une fermeture, suite aux dégradations du bâtiment. Et ce, alors que l’équipe avait, un temps, envisagé de pouvoir reprendre l’activité. Insécurité, violences, vente de drogue, pas vraiment l’atmosphère la plus propice cependant.

09/02/2021, 15:13

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Aux États-Unis, réduire la place de la police dans les bibliothèques

Profiter en toute sécurité des services de sa bibliothèque de proximité est un droit, mais certains activistes, aux États-Unis, déplorent le fait que les moyens mis en œuvre pour défendre celui-ci sont légèrement disproportionnés. À Los Angeles, Saint Louis ou encore New York, ils demandent un réexamen des contrats passés avec la police locale, voire avec des sociétés de sécurité privées.

08/02/2021, 12:05

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Refusé pour ses “dessins hideux”, L'Attaque des titans a conquis le monde

Les fans le savent, L’Attaque des Titans achèvera son histoire en 2022. Pourtant, Hajime Isayama a diffusé tout fraîchement le dernier chapitre de son aventure. De quoi provoquer les réactions les plus extrêmes, les spoilers les plus insidieux et, bien sûr, des crises de larmes. Ce chapitre 139 bouleverse, chamboule… mais aurait pu ne jamais voir le jour. De fait, les premiers éditeurs avaient rejeté le mangaka, considérant que ses dessins « étaient hideux ». Depuis, plus de 100 millions d'exemplaires ont été vendus... 

10/04/2021, 13:12

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Alabama : Amazon débarrassé d'une menace syndicale historique

Au terme d’une élection très surveillée, les travailleurs d’Amazon ont donc rejeté la création d’un syndicat. Une victoire définitive pour l’entreprise, qui coupe court à toutes les possibilités de revendications portées. Le géant du commerce en ligne sort de plusieurs mois d’une campagne agressive, menée des deux côtés, avec une large expression défavorable à la syndicalisation.

10/04/2021, 12:20

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Une collection jeunesse bilingue, langue des signes et français

La palette de couleurs est le premier tome de la collection Arthur et Zazou. Des histoires bilingues en français et langue des signes française, imaginées par Marina Guittois et illustrées par Lucie Gautier. Elles mettent en scène Arthur, un jeune garçon sourd et Zazou, sa sœur jumelle qui entend. Complices et pleins de malice, les jumeaux communiquent en LSF. Ces histoires abordent la relation entre un frère et sa sœur, différents et complémentaires. La langue des signes étant la clé du ”vivre ensemble“. 

10/04/2021, 10:22

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Une journée pour cerner les enjeux de l'écologie du livre

Depuis bientôt un an, Normandie Livre et Lecture travaille, en lien avec de nombreux professionnels du livre de la région, à imaginer un écosystème du livre plus écologique, c’est-à-dire plus social, plus durable et plus solidaire. Fin mars l'association mettait en place un questionnaire pour cerner les préoccupations des lecteurs à cet égard. Aujourd'hui, c'est une journée professionnelle sur l’écologie du livre qui est proposée le 20 mai prochain. 

09/04/2021, 17:54

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5 auteurs pour des résidences d’écritures cinématographiques

Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image ont créé ensemble une résidence inédite, tournée vers les auteurs de bande dessinée. Consacrée à l'écriture cinématographique, elle se donne pour vocation de favoriser le dialogue de la bande dessinée avec d'autres expressions artistiques.

09/04/2021, 16:58

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39,8 millions € d'aides distribuées par le CNL en 2020, annus horribilis

Fidèle au poste, le Centre national du Livre présente ses données 2020, dans un rapport d’activité. Les occasions de se réjouir sont finalement plus nombreuses qu’on ne le redoutait un an plus tôt. Si l’industrie a, plus que jamais, vécu à l’ère numérique, le Centre rappelle quelques chiffres : plus de 21 millions € distribués à travers le Plan de relance, outre les 18,5 millions alloués par ses habituels dispositifs.

09/04/2021, 16:53

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Malgré Amazon et la Covid, Paris compte encore 643 librairies en 2020

L’année Covid, implacable, laisse actuellement les traces de son passage : les devantures placardées d’affiches proposant un bail commercial ou la mise en vente de locaux ponctuent les rues. De fait, le nouveau recensement des commerces parisiens fait état de 61.541 commerces et services commerciaux, recensés par l’APUR. Forte densité, certes, mais légère diminution — en recul de 1,9 % entre 2017 et 2020…

09/04/2021, 16:26

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“Comment peut-on dire que jouer n’est pas essentiel pour un enfant ?”

Devenues administrativement essentielles, les librairies ont l'autorisation d’accueillir du public. Or, si l’on vient avant tout y chercher des livres, nombre d’établissements ont opté pour la vente de jouets — produits dont les marges sont plus intéressantes. Avec le troisième confinement, les commerces de jouets sont de nouveau fermés. Qu’en est-il de ce qui apparaîtrait comme une concurrence opérée par les librairies ? 

09/04/2021, 16:02

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L'écrivain Emmanuel Ruben entre au conseil d'administration de l'Institut français

Par un arrêté en date du 23 mars 2021, l'écrivain Emmanuel Ruben, auteur, entre autres, de Sabre (éditions Stock), est nommé membre du conseil d'administration de l'Institut français au titre des personnalités choisies en raison de leurs compétences ou de leurs fonctions.

09/04/2021, 10:49

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Turquie : l'écrivain et opposant Selahattin Demirtaş risque 142 ans de prison

Arrêté en novembre 2016 dans un contexte répressif intense mené par le président de la République Recep Tayyip Erdoğan, l'opposant et écrivain Selahattin Demirtaş est maintenu en détention depuis cette date. Alors que son procès doit s'ouvrir à nouveau le 14 avril prochain, l'organisation PEN International exige sa libération et le respect par la Turquie des mesures ordonnées par la Cour européenne des droits de l'homme.

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Mike Pence signe un contrat à 3 voire 4 millions de dollars pour ses Mémoires

L’ex-vice-président vient de conclure un contrat entre 3 et 4 millions de dollars avec la maison d’édition Simon & Schuster. Pence fait partie des premiers proches de Trump à écrire ses Mémoires. L’ouvrage, qui promet de secouer le jeu politique, devrait être publié en 2023, un an avant la présidentielle américaine.

08/04/2021, 16:05

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Frais postaux : les éditeurs, ingrats, ont pourtant bénéficié des aides aux librairies

En décembre dernier, le député Fabien Lainé (MoDem, Landes) a dû recevoir un livre par La Poste qu’il avait soigneusement acheté auprès d’un éditeur indépendant. Et il s’est rendu compte du montant colossal de frais de port appliqués à l’envoi dudit ouvrage. Saisi au cœur, il a interpellé le ministère de la Culture, ne comprenant pas comment la rue de Valois permettait une telle sanction économique…

08/04/2021, 13:12

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Boris Johnson, un “bouffon qui dérange”, dans le livre d'un ancien collaborateur

Ces derniers jours, le cabinet de Boris Johnson est secoué par la publication des Mémoires politiques d’un ancien député conservateur. Écrit par un proche de Boris Johnson, le livre couvre les 4 années politiques mouvementées qui ont conduit au Brexit. Faisant grand cas des bruits de couloirs, l’ouvrage n’épargne personne et enfonce tout particulièrement l’actuel Premier ministre, dépeint comme un opportuniste ignorant.

08/04/2021, 12:53

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Jeunes Pousses, une librairie en ligne réservée aux livres autoédités

Depuis juin 2020, il existe une librairie en ligne dédiée aux publications autoéditées par leurs auteurs. Jeunes Pousses, dirigée par Lou Ledrut, souhaite faciliter la découverte des textes « qui le méritent » par les lecteurs. Un financement participatif permettra également à certains auteurs de se rendre dans des salons, mais aussi de créer des librairies éphémères, pour faciliter les rencontres.

08/04/2021, 11:37

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Un important don en cryptomonnaie pour Internet Archive

La Filecoin Foundation se présente comme un « réseau décentralisé pour le stockage en ligne des informations les plus précieuses de la planète ». Lancée en août 2017, l'organisation indépendante dispose de sa propre cryptomonnaie, le Filecoin, qui permet de louer des espaces de stockage pour créer ce réseau décentralisé. La plateforme Internet Archive accepte un don de l'association, à hauteur de 50.000 Filecoins (FIL).

08/04/2021, 09:46

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Harmonia Mundi signe trois nouveaux éditeurs

Un Mook féministe, une maison BD des plus outre-tombiennes et un éditeur d’imaginaire : trois structures viennent de rejoindre la diffusion/distribution d’Harmonia Mundi Livre, apprend ActuaLitté. Un nouvel exemple de la diversification que l’entreprise a mise en place.

08/04/2021, 09:31

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Avant de mourir de la Covid, il donne tous ses livres à une librairie communautaire

Durant toute sa vie, Tom Burgess a collectionné livres et disques, presque compulsivement. Il avait également VHS, DVD, K7, disques et bandes dessinées, ainsi que des revues académiques. Son idée était qu’un jour, tout ce qu’il avait amassé intéresserait quelqu’un, un curieux, un marginal, un poète : qu’importe. Il fallait garder, dans l’espoir de mettre en relation ces objets avec celui qui les demanderait…

07/04/2021, 18:16

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Appel à candidatures : à Vitrolles, une librairie vide attend son repreneur    

En septembre dernier, l’unique libraire de la commune de Vitrolles, située dans les Bouches-du-Rhône, fermait ses portes. La boutique de 170 mètres carrés avait accompagné les habitants depuis 2014. Pour faire renaître ce symbole culturel de la ville, la mairie a lancé fin mars un appel à candidatures pour reprendre le local.

 

07/04/2021, 11:36

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Luxembourg : Amazon, loyer, Covid... La Librairie française ferme

Elle était pourtant confortablement installée dans le Duché, dans le centre-ville de Luxembourg. Mais elle n’aura pas résisté à la crise sanitaire, et la gérante se retrouve donc à brader son stock. L’établissement aligne les promotions, avec une résolution inéluctable : la fermeture des portes pour la Librairie française

07/04/2021, 11:35

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Une édition inédite du Seigneur des Anneaux, illustrée par Tolkien

Le groupe éditorial Houghton Mifflin Harcourt changera prochainement de propriétaire, tout en préservant ses forces. Pour preuve, la publication d’un titre attendu : Le Seigneur des Anneaux, certes, mais enrichi des illustrations que le romancier avait produites. Et qui accompagneront pour la première fois l’ensemble du texte. De quoi piaffer d’impatience.

07/04/2021, 11:08

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Matt Kindt a vendu aux enchères une “suite” de Mind MGMT

L'auteur américain Matt Kindt, connu pour Mind MGMT, série récemment traduite en français par Thomas de Chateaubourg pour les éditions Toussaint Louverture, s'est essayé à une opération caritative d'un nouveau genre. Il a vendu un épisode inédit de Mind MGMT aux enchères grâce à la chaîne de blocs, technologie d'échange sécurisée, pour en reverser une partie des bénéfices à une association.

07/04/2021, 11:03

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Un album de Dav Pilkey, jugé raciste, retiré des librairies par son auteur

L'auteur américain Dav Pilkey, créateur du Capitaine Slip, et son éditeur, Scholastic, ont annoncé le retrait de la vente d'une bande dessinée The Adventures of Ook and Gluk: Kung-Fu Cavemen from the Future, parue en 2010. « D'un commun accord, nous reconnaissons que cette bande dessinée perpétue une forme de racisme passif », indique un communiqué de l'éditeur.

07/04/2021, 10:24

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France : Le Monte-Charge culturel, l'agence littéraire de Brigitte Bouchard

On l’a rencontrée quand elle dirigeait Les Allusifs, extension française de la maison québécoise. Puis, on l’a retrouvée avec la collection Notabilia : depuis une vingtaine d’années, Brigitte Bouchard traverse l’édition en France « dans un rôle de passeur exaltant, les littératures étrangères », assure-t-elle. Aujourd’hui centrée sur la littérature française, elle poursuit sur sa lancée, comme elle le dit.

06/04/2021, 18:00

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Amazon reconnu coupable de licenciement illégal

Il ne suffisait pas d’avoir quelques problèmes de toilettes avec ses employés : encore faut-il les renvoyer dès lors qu’ils expriment des positions que la firme réprouve. Les autorités du travail aux États-Unis accusent Amazon d’avoir renvoyé illégalement deux salariés. Ces derniers critiquaient ouvertement les positions sur le climat et les pratiques managériales d’Amazon.

06/04/2021, 17:26

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Tennessee : une loi pour bannir les contenus LGBTQIA+ des écoles

Membre de la Chambre des Représentants de l'État du Tennessee, le républicain Bruce Griffey y défend une proposition visant à interdire les contenus qui « promeuvent, normalisent, défendent ou évoquent des sujets lesbiens, gays, bisexuels ou transgenres » dans les écoles publiques.

06/04/2021, 16:35

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Les robots romanciers, capables de produire “une nouvelle littérature”

Kazuo Ishiguro est connu en France par les traductions d’Anne Rabinovitch, parues chez Gallimard. Son dernier ouvrage, tout juste publié, Klara and the Sun, fait la part belle à l’humanité. Pourtant, redoute le romancier, si le monde humain, celui de la créativité et de l’imaginaire, demeure un objet de fascination, il n’en a plus pour bien longtemps. L’intelligence artificielle sera bientôt à l’œuvre, y compris sur ce pan de l’activité humaine…

06/04/2021, 15:57

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États-Unis : des étudiants dénoncent la censure d'une rencontre avec Angela Davis

Des étudiants de l'université privée Butler, dans l'Indiana, ont dénoncé l'annulation « sans avertissement ni débat » d'une rencontre avec l'auteure et militante Angela Davis, prévue le 1er avril dernier. L'administration de l'université assure qu'il ne s'agit que d'un report, mais les étudiants ne sont les seuls à s'inquiéter de la décision et de ses circonstances.

06/04/2021, 12:57

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Plus de lecteurs, plus de ventes : la reprise du livre italien

Les ventes ont augmenté de 25 % au début de l’année 2021 en Italie. De plus, une recherche réalisée par l’AIE (Association des éditeurs italiens) à la demande du Cepell (Centre pour le livre et la lecture) révèle une augmentation du lectorat pendant la pandémie. S’agit-il d’une tendance structurelle ou du résultat d’une conjoncture économique et sociale particulière ?

06/04/2021, 12:43

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Sexualités et racisme, des thématiques censurées aux États-Unis

L'American Library Association, qui réunit les bibliothécaires outre-Atlantique, rend chaque année publique la liste des ouvrages les plus souvent contestés, voire censurés, dans les établissements de lecture publique. En 2020, plus de 270 titres sont concernés, qui évoquent, pour la majorité, les sexualités, mais aussi le racisme.

06/04/2021, 11:29

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80 années après son écriture, un roman sulfureux de Richard Wright publié

Avec Un enfant du pays (1940) et son autobiographie, Black Boy (1945), notamment, Richard Wright a obligé les États-Unis à regarder en face les conséquences de la ségrégation et des lois racistes en vigueur. Mais un de ses romans, The Man Who Lived Underground, écrit en 1941, n'a jamais été publié à l'époque. D'après son petit-fils, la description crue des violences policières à l'encontre des Afro-Américains expliquerait la timidité des éditeurs.

06/04/2021, 10:35

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Houellebecq et l'euthanasie, une vieille histoire

Il est loin, le temps de Socrate acceptant la ciguë, ou les réflexions stoïciennes évoquant le suicide comme une forme de noblesse. Il s’est en effet passé quelque 2000 années de christianisme — mais pas que — pour que la mort choisie se change en débat de société. Alors que la France discute d'une possible législation, Michel Houellebecq apporte sa pierre à l’édifice, dans Le Figaro.

06/04/2021, 09:59

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Tunis : Les auteurs, le livre, et la langue française en partage

Annoncés dans le Plan pour la langue française et le plurilinguisme présenté par le président de la République française en mars 2018, mis en œuvre à l’initiative du ministère de la Culture, les États généraux du livre en langue française dans le monde se tiendront à Tunis, les 23 et 24 septembre 2021. 

06/04/2021, 08:28

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Pause pipi : Amazon admet que ses employés urinent dans des bouteilles

En avril 2018, scandale chez Amazon : le leader occidental de la vente en ligne était envoyé au coin. Au petit coin auquel ses salariés n’ont pas accès… Les employés des entrepôts manquaient tellement de pause pipi, qu’ils étaient contraints d’utiliser des bouteilles en plastique. Et après avoir nié de toutes ses forces, la firme avoue. Un calice bien amer à avaler, assurément.

03/04/2021, 20:48

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Droit d'auteur : la justice condamne la diffusion de spoilers de mangas

Après les résultats de 2020, l’industrie japonaise du manga va assurément resserrer la corde pour tout ce qui touche aux diffusions numériques. En effet, le volet digital a amplement dépassé les revenus du segment imprimé l’an passé. De quoi inciter les éditeurs à se montrer plus sévères encore contre tout ce qui ressemble à une éventuelle perte de chiffre d’affaires. D’ailleurs, la maison Shogakukan ouvre le bal, avec une victoire devant les tribunaux.

03/04/2021, 12:29

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Quatre soeurs découvrent un Harry Potter à 30.000 £

Et un de plus : cette fameuse édition fautive d’Harry Potter, qui fut imprimée à 500 exemplaires en 1997 continue de faire des miracles. Pour leur rareté et les quelques coquilles qui les rendent reconnaissables entre mille millions d’autres exemplaires, ces livres s’arrachent dans les ventes aux enchères. Cette fois, quatre sœurs ont découvert que leur défunte mère, pour 1 £, avait acheté l’un de ces livres. Estimé aujourd’hui à 30.000 £. 

03/04/2021, 10:41

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Louis Vuitton change sa boutique en librairie, le temps d'un confinement

Coutumière des librairies éphémères, la marque de maroquinerie Louis Vuitton, diversifiée dans la mode, ne se fait pas la malle. La boutique de Saint-Germain-des-Prés, plutôt que de rester fermée – en qualité de commerce non-essentiel – se métamorphose. Habile : désormais, il est possible de découvrir l’ensemble des parutions des Éditions LV, avec sélection d’ouvrages pour « un voyage à travers les livres ».

03/04/2021, 09:58