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#AuteursEnColère : Le jour où la France s'arrêta, par Denis Bajram

Depuis plusieurs semaines, les auteurs haussent le ton : les rémunérations ne sont pas mirobolantes, et plusieurs réformes de leur sécurité sociale menacent encore leurs revenus. En face, éditeurs et pouvoirs publics se renvoient la balle. Denis Bajram, auteur, dessinateur et scénariste de bande dessinée, cocréateur des États généraux de la bande dessinée, décrit dans une tribune ce qui attend la création française si la situation ne change pas...

Le 28/06/2018 à 11:42 par Auteur invité

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28/06/2018 à 11:42

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Par Denis Bajram, auteur

Denis Bajram, en 2015 (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

Le jour où la France s’arrêta

Connaissez-vous la prospective ? Elle consiste non pas à prévoir précisément l’avenir, mais à réfléchir à des futurs possibles pour notre société. Elle est censée aider à prévoir les risques et à prendre des décisions stratégiques. Depuis des décennies, je pratique cet exercice de pensée en tant qu’auteur de science-fiction, mais aussi en tant que professionnel du livre qui pense l’avenir de l’édition.

Hier et aujourd’hui

Je me souviens qu’au début des années 2000, j’avais tenté d’alerter mes collègues auteurs, mais aussi les éditeurs que je connaissais, d’un gros risque de surproduction de livres. Chaque année, de plus en plus de titres paraissaient, de nouveaux éditeurs se lançaient dans l’aventure, de plus en plus d’auteurs pouvaient publier. Il paraissait évident que ce formidable dynamisme créatif et éditorial allait finir par saturer les librairies. Il paraissait tout aussi évident que la plupart des auteurs allaient voir leur part du gâteau se réduire avec tous ces confrères en plus : le gâteau, c’est-à-dire le porte-monnaie des lecteurs, n’est pas extensible à l’infini… Je me souviens que j’avais pourtant récolté, au mieux, de l’indifférence, mais le plus souvent des réactions assez goguenardes. On était en pleine euphorie dans la bande dessinée, et dans pas mal d’autres secteurs éditoriaux… 

Le temps m’a hélas donné raison. Le chiffre d’affaires de l’édition oscille depuis 30 ans entre 2,4 et 2,8 milliards (en euros constants). Quant au nombre de nouveautés publiées, il a doublé, en gros, tous les 20 ans pour atteindre les 80 000 titres aujourd’hui. En bande dessinée, le nombre de titres a plus que quadruplé depuis l’an 2000, passant de 1 100 à plus de 5 000 aujourd’hui. 

Cette croissance des titres s’est accompagnée, comme prévu, d’une paupérisation croissante des auteurs. Elle a, en échange, permis à plus d’auteurs de publier des travaux très variés. En bande dessinée, nous avons connu un véritable âge d’or créatif. Mais même cette explosion créative a atteint ses limites : la dégradation des conditions de vie de la très grande majorité des auteurs ne peut pas ne pas rester sans conséquence sur la qualité de leurs œuvres. Les auteurs acceptent de plus en plus de compromis créatifs, des commandes d’éditeurs inadaptées, ils acceptent de plus en plus souvent de faire des livres qui ne leur ressemblent pas. Beaucoup se perdent dans des petits boulots en parallèles, qui les éloignent de leur travail créatif. Et, avouons-le, beaucoup trop se retrouvent à devoir bâcler de plus en plus. Pourquoi ? Tout simplement pour produire plus, vu que chaque titre rapporte de moins en moins. Tout ça pour tenter de maintenir leur petit bateau juste au-dessus de la ligne de flottaison.

Et c’est précisément ce moment que choisit l’État pour charger la barque des auteurs. Au risque de la faire couler brusquement. Il faut dire qu’à la fin des années 70 ce même État leur avait fait un beau cadeau en créant l’AGESSA, un régime de sécurité sociale adapté à leurs difficultés. L’idée était simple : des prélèvements sociaux seraient perçus sur tous les droits d’auteurs pour que les créateurs qui n’avaient pas une sécurité sociale puissent s’affilier. Car la grande majorité des auteurs ont en fait déjà un travail, vu qu’ils ne veulent ou ne peuvent pas vivre de leurs seuls droits. Aujourd’hui, sur 55 000 auteurs de livres qui cotisent, seuls 2 500 sont réellement affiliés à l'AGESSA. Beaucoup ont sans doute une profession en parallèle. Mais beaucoup d’autres n’ont en fait pas du tout de sécurité sociale : pour être affiliés, leurs revenus d’auteur doivent dépasser un seuil assez modeste, en gros la moitié d’un SMIC brut annuel. Hélas, trop d’auteurs, pourtant à plein temps, n’arrivent plus à gagner cette faible somme aujourd’hui.

En 2014, déjà, une très importante hausse de la retraite complémentaire des auteurs, le RAAP, avait fait tanguer leur barque, et en avait noyé quelques-uns. C’est à ce moment que Benoit Peeters, Valérie Mangin et moi avions créé les États Généraux de la Bande Dessinée en parallèle à la mobilisation du SNAC BD. Nous avions lancé une grande enquête à laquelle près de 1500 auteurs avaient répondu. Elle avait révélé une situation encore plus détériorée que nous l’avions craint. Et une tendance très nette à la baisse des revenus.

Mais cette explosion des cotisations de retraite complémentaire n’était que le début. En 2017, nous découvrions que la hausse de la CSG n’était pas compensée pour les auteurs et artistes comme elle devait l’être pour tous les actifs de ce pays. Après des mois de luttes, nous avons obtenu une promesse de compensation, mais ses modalités techniques ne sont toujours pas définies… À croire qu’il n’y a aucune urgence à éviter une perte de presque 1 % de revenu à une population déjà très précaire…

Pour 2019, le pire reste à venir. Quid du prélèvement à la source ? Les auteurs ont des revenus très aléatoires, assez imprévisibles, et parfois versés une seule fois par an. Ils auraient besoin d’un système spécifique pour que le payement de l’impôt ne grève pas leur trésorerie déjà souvent en grande difficulté. Enfin, en 2019, c’est aussi les régimes spécifiques de sécurité sociale des auteurs et des artistes que l’État démantèle, en transférant le plus gros de l’activité à l’URSAFF.

Le plus effrayant est que l’État impose sa feuille de route comme si les auteurs n’étaient pas déjà en grande difficulté. Les organisations d’auteurs et d’artistes qui réclamaient une concertation sur le dossier de la sécurité sociale depuis 5 ans ont découvert un projet déjà tout ficelé. Il faut réaliser que les métiers d’auteurs et d’artistes sont multiples, spécialisés et chacun très particulier. Les équilibres sont, déjà à la base, extrêmement précaires. Avec une évidente méconnaissance des spécificités de nos métiers, les pouvoirs publics réforment à la hache sur des bateaux qui prennent déjà trop souvent l’eau…

Manifestation des artistes auteurs devant le ministère de la Culture (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

Toutes les organisations d’auteurs ont donc convoqué des États Généraux du Livre. Ils ont convié le Président de la République, le Premier ministre, la ministre de la Culture et celle des Affaires Sociales à venir expliquer pourquoi ils refusent toute concertation aux auteurs sur des reformes qui les concernent au premier chef, et sur lesquelles seuls les auteurs et artistes ont une expertise évidente. Le gouvernement a préféré répondre par la politique de la chaise vide. 

La pression médiatique et celle sur les réseaux sociaux ont tout de même abouti à une mission interministérielle. Mais il est très tard, tout semble avoir été décidé, et janvier 2019 est dans six petits mois… Il paraît très difficile de faire comprendre à l’État qu’il faut tout suspendre pour prendre le temps de construire une bonne réforme. 

Demain, si ce n’est aujourd’hui

Revenons à la prospective. Projetons-nous dans l’avenir. Suivons le chemin sur lequel nous sommes engagés. Écrivons un des scénarios probables en partant du fait que l’État impose donc des réformes inadaptées aux auteurs et aux artistes. 

Parmi tous ceux pour qui la hausse de la retraite complémentaire avait déjà été la voie d’eau de trop, beaucoup passent sous la ligne de flottaison : problèmes de trésorerie, recouvrements en augmentation… Certains arrêteront, s’ils en ont la possibilité. Ce sont en général les auteurs qui ont eu un petit succès et qui peuvent se recycler ailleurs. Il y a toujours des admirateurs pour leur confier du travail dans l’industrie culturelle du cinéma, du jeu vidéo. Ou bien ils deviennent directeurs de collection ou professeurs en école d’Art.

Mais il n’y aura pas de place pour tout le monde, surtout pour ceux pour qui le métier était déjà ingrat. Tous ceux qui font ça depuis 15 ou 20 ans n’ont d’autre choix que de continuer comme ils le peuvent. Ils s’accrochent à leur petit bateau devenu radeau. Ils travaillent encore plus, cassent encore plus leurs prix pour trouver des projets. C’est ça ou le chômage, à part que les auteurs n’y ont pas droit, au chômage. C’est donc ça ou le RSA. 

Tirées vers le bas par l’offre, les avances sur droits continuent donc à diminuer. Les jeunes auteurs qui arrivent acceptent ces conditions de plus en plus mauvaises. Il faut dire que pour pouvoir tenir son premier livre avec son nom sur la couverture, on est souvent prêt à tous les sacrifices. Pour pouvoir continuer aussi. C’est la métaphore de la file d’attente : quand on arrive, il y a une longue file, mais on se dit que ça vaut le coup. Plus on reste dans la file, plus on se dit qu’on ne va pas quand même pas avoir fait tout ça pour rien. Même si le but semble ne pas assez se rapprocher, on continue… Pour beaucoup d’auteurs, la file d’attente sera simplement sans fin : le succès, qu’il soit critique ou commercial, ne viendra jamais couronner leur investissement. Ils se sont fait coincer par l’illusion initiale que la file d’attente ne serait pas très longue, que s’ils se donnaient à fond, ils obtiendraient bien une récompense pour tous leurs efforts à un moment ou un autre. De plus en plus se payent même des écoles d’Art privées en espérant atteindre plus vite le succès, alors que de fait ils ont investi une petite fortune dans une loterie où très peu gagneront.

Les éditeurs n’ont à ce moment aucune raison de s’opposer à ce mouvement. Eux-mêmes, pour pouvoir publier de plus en plus, ont réduit tous les coûts.

Dessin de Morvandiau (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

Et soudainement, à un moment, pour les jeunes qui rêvaient de devenir auteurs, cela va devenir évident que c’est une loterie quasiment ingagnable, qu’il ne faut pas aller dans cette file d’attente, que c’est trop dur et que les résultats sont devenus trop aléatoires. 

Les plus « start-up nation » partiront prendre des postes dans l’industrie culturelle. L’édition y perdra sans doute les plus aptes à faire les best-sellers de demain. En plus, nul ne dit que les créateurs français, en particulier les dessinateurs, n’iront pas se réfugier dans les pays qui voudront bien leur offrir des perspectives. Les Français sont réputés pour leur créativité dans le monde entier : beaucoup préfèreront s’expatrier plutôt que de renoncer à leurs rêves. Enfin, la plupart de ceux qui resteront prendra un autre travail, et essayera de continuer à créer dans le cadre de ses loisirs, probablement sur Internet pour la plupart, et vers les plateformes de publication des géants américains. C’est ce qui se passe déjà en littérature, c’est ce qui attend les secteurs jeunesse et bande dessinée. En quelques années, on va passer d’un trop-plein de volontaires pour devenir auteurs professionnels à une pénurie.

Tous les secteurs de l’édition française qui sont aujourd’hui gavés à l’auteur pro pas cher vont devoir réapprendre à bricoler avec des créateurs peu disponibles. Il va quasiment devenir impossible de tenir des délais de parutions rapprochées pour un auteur, et de maintenir le système des séries qui a pourtant été si rentable dans la bande dessinée, par exemple, et auquel la série TV, le manga ou les auteurs young adults anglo-saxons ont habitué le public. De plus, la promotion reposant aujourd’hui déjà principalement sur les auteurs, il va aussi devenir de plus en plus en plus difficile de soutenir les lancements. Les best-sellers vont donc continuer à se faire de plus en plus rares. En plus, les maisons d’édition vont se retrouver à se battre pour les quelques auteurs qui trouveront le succès sur Internet comme elles se battent déjà aujourd’hui pour traduire les best-sellers étrangers. La rentabilité de la plupart des best-sellers en sera donc lourdement affectée.

Il est donc possible que l’édition entre à ce moment dans une crise digne de celle que les maisons de disques ont connue avec le piratage.

Il serait trop long de développer ici tous les scénarios possibles. Mais je n’en ai pas trouvé un seul qui ne soit pas au minimum pessimiste…

Après demain

Que se passera-t-il si les auteurs et l’édition française connaissent une crise majeure ? Il est à craindre qu’elle ne contamine toute l’industrie culturelle française, et même au-delà.

Il faut bien réaliser que dans le domaine des arts narratifs, le livre a un statut économique très particulier. Réaliser un film, une série TV, un jeu vidéo ou monter une pièce de théâtre, tout cela coûte la plupart du temps très cher. Le budget du moindre petit film indépendant est de 2 millions d’euros. Si on parle de plus en plus souvent en centaines de millions dans le cinéma, la série TV ou le jeu vidéo, dans l’édition, on parle modestement en dizaines de milliers d’euros. C’est normal, un livre, est réalisé par seulement quelques personnes et non par des centaines comme dans l’audiovisuel. Oui, l’économie du livre est très légère, cela explique qu’elle soit regardée avec un certain dédain parfois. Cette économie légère, voire low-cost aujourd’hui, a pourtant pour elle un énorme avantage : on peut y prendre des risques beaucoup plus facilement qu’ailleurs. On y laisse même encore souvent des auteurs faire un peu ce qui leur passe par la tête. Le livre est encore un grand lieu de liberté, d’invention et d’expérimentation. Il est devenu, de fait, le laboratoire de recherche et développement des grandes industries culturelles. Et on sait ce qui advient quand une société rogne sur la recherche et le développement : elle périclite rapidement.

Mais ce problème pourrait aller au-delà de l’audiovisuel. Les artistes sont autant menacés par les réformes que les auteurs. Quid de l’inventivité de notre industrie du luxe ? De l’automobile ? Et notre attractivité touristique ? Peut-elle survivre à un effondrement culturel du pays ? Bref, c’est toute la « french touch » économique qui vit des recherches menées à faible coût par les artistes et les auteurs. Nous sommes les premiers de cordée de toute cette réussite créative. Si nous tombons, tout le monde tombera avec nous.

Si aujourd’hui les éditeurs comme les pouvoirs publics ne comprennent pas le danger, s’ils continuent tous à agir comme si notre créativité pouvait résister à tous les coups, alors il y aura une catastrophe. 

C’est déjà arrivé à d’autres pays. L’Italie était, toujours, un des pays les plus créatifs au monde dans les années 70. Fellini valait Hitchcock, le western mangeait des spaghettis, on lisait partout Moravia, Buzzati, Calvino, la bande dessinée italienne était la plus productive d‘Europe, c’est même là qu’on réalisait les aventures de Mickey et Donald. Où est passée cette Italie aujourd’hui ? Comment un si grand pays a-t-il pu être sorti aussi rapidement de la culture mondiale ?

La France n’est pas à l’abri d’un tel destin. Il faut en avoir pleinement conscience. C’est le seul moyen d’éviter un tel avenir. Je consacrerai un prochain texte à parler de ce qu’il faudrait profondément repenser pour inverser la tendance.

Évidemment, tout cela est très simplifié, c’est le principe de la prospective comme de l’anticipation de mettre le focus sur quelques éléments et de regarder comment ils se comportent dans le temps. La réalité est toujours bien plus complexe et chaotique. Mais les grandes tensions que je dessine dans ce texte sont déjà à l’œuvre. J’espère que l’avenir me donnera tort. Ne serait-ce que parce que nous aurons fait ce qu’il faut pour échapper à ce destin.  Je ne voudrais surtout pas être celui qui aurait prédit le jour où la France s’arrêta.

#PayeTaCulture #PayeTonAuteur

12 Commentaires

 

Lanfouest

29/06/2018 à 01:03

Boujour Denis,
Je suis très touché par ce text et j’espère qu’un maximum de gens vont le lire et avoir le même sentiment que moi.
La France est un grand pays mais malheureusement gouverné par des gens qui font trop souvent la sourde oreille aux problèmes du peuple. Je lits beaucoup de bande dessinée je le doit à mon père car ils nous faisaient rêvé mes frères et moi avec sa collection. Je suis de tous cœur avec vous et je souhaite de tous mes veux que pour une fois ils vous écouteront.

Roland

29/06/2018 à 18:13

Denis Bajram a raison !!! Je suis un "fou" de BD et j'ai 57 ans et je suis atterré de voir la production croissante d'œuvres pas toujours de qualité et c'est ce qu'explique particulièrement bien Denis Bajram....n'y a t'il pas aussi une responsabilité de la part des éditeurs, pourquoi aller vers toujours plus en terme de parutions, ou il faut baisser les coûts mais pourquoi ne pas augmenter la qualité certes il y aura moins d'acheteurs mais peut être plus de bénéfices pour les auteurs retenus car et je suis désolé de voir la condition de vie des auteurs car ce métier doit être valorisé à sa juste valeur, quel bonheur d'ouvrir une BD de regarder la construction des planches d'imaginer les heures qu'a du passer le dessinateur, de regarder sa technique et de dérouler les cases dans sa tête..mais c'est ca le bonheur ( oui je suis un peu excessif mais c'est ma nature et j'aime la BD et les auteurs ) et Denis fait peur son exemple sur l'Italie est tout à fait avéré, j'aimerai bien M.Bajram que vous vous trompiez mais je carisn hélas que cela ne soit pas trop le cas...Allez gardez raison et courage et continuez à nous faire rêver avec vos œuvres...de qualité ! Bien à vous. Roland

f*Parme

30/06/2018 à 14:53

Un auteur est-il un travailleur ou un propriétaire ?

f*

Ours

03/07/2018 à 18:13

Un auteur débutant est un jeune qui se promène par la forêt, habitué à la chasse de lapins, a qui un marchand donne une somme d'argent en échange d'une peau d'ours. Dès que le garçon tue l'ours, il apprend combien la chiffre était insuffisante. Mais le contrat est signé, et la peau, vendue. Les auteurs habitués à la chasse de l'ours ne trouvent pas de marchands qui payent le vrai et juste prix d'une peau d'ours, car ils sont en train d'acheter des chasseurs de lapins pour la chasse de l'ours.

f*Parme

03/07/2018 à 19:07

À l'origine, le droit d'auteur est un droit de propriété, pas une rémunération pour un temps de travail et encore moins un permis de chasse.

Alors, par quel tour de passe-passe avons-nous pu confondre TRAVAIL avec PROPRIÉTÉ ?
L'AGESSA serait-elle une erreur historique ?

f*

Erreur

11/07/2018 à 20:07

Ce qui est un erreur historique c'est de considérer un avance sur droits d'auteur du 8% du prix du livre HT sur ventes la seule rémunération pour celui/celle qui a CREÉ le produit. Il faut d'abord payer le travail, et puis payer (pas offrir!) les royalties sur tirage (pas sur ventes!). Comment?! L'éditeur prend un risque économique?! Bon, c'est pour ça qu'il touche 40% du prix du livre vendu en librairie, et 100

BDphile

03/07/2018 à 19:36

Ce qui est un erreur historique est considérer le 8% du prix du livre HT la seule rémunération à un auteur en échange du droit d'exploiter son oeuvre sans limites, revendre les droits, en faire produits dérivés, etc, etc. On dirait que le but des éditeurs est de gagner de l'argent n'importe comment. On dirait qu'ils s'en foutent s'ils mettent en extinction les auteurs... ils pourront quand même commercer avec une autre marchandise.
Historiquement, les royalties étaient un plus, mais il y avait aussi un fixe pour la création.

bibamboum

10/07/2018 à 08:05

Si l'on veut préserver l'activité touristique de la France, cela passe d'abord par une politique de sécurité. Ensuite pour le culturel il s'agira d'empêcher que les églises soient détruites. Car les bus d'étrangers qui viennent encore, le font pour des monuments datant d'il y a deux siècles et bien plus. C'est factuel.

Lapot

03/08/2018 à 13:57

C'est un beau discours mais je ne comprends pas son sens. Il y a 65000 artistes déclarés en France dont la moitié sont des musiciens, un tiers des acteurs, un tiers des peintres, sculpteurs et écrivains. Il y a 3000 auteurs de bds. Et puis il y a 1,65 millions de smicards et près de 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. 6 millions de chomeurs.
J'ai l'impression qu'être un artiste aujourd'hui c'est exiger avant tout une reconnaissance sociale avec les avantages de n'importe quel travailleur. Je croyais que c'était un sacerdoce, une voie qu'on empruntait par nécessité intellectuelle ou émotionnelle, pour faire passer un message, pour s'exprimer quitte à en perdre la raison ou la vie. Passons directement au point godwin du genre : Van Gogh, Modigliani, Vermeer, Gauguin, Poe, Dickinson. Tous morts dans la pauvreté mais riches de ce qu'ils avaient à offrir. Qui sont les artistes d'aujourd'hui ? Des faiseurs pour la plupart, sans talent pour la grande majorité, sans technique pour certains et très médiocre pour d'autres. Combien d'artistes vivent aux dépends d'un conjoint, d'une famille ou de l'état dans l'espoir que la fortune viendra ? C'est tout le vice de l'économie d'un Art qui est mort depuis qu'il a rempli le compte en banque de quelques-uns. Il faudrait commencer à faire le ménage dans tout ça. Artiste ne peut pas être un métier, c'est une condition, un parcours intérieur avant d'être extérieur, un choix égoïste dont on doit assumer toutes les conséquences sauf à tomber dans les travers d'un télé-crochet qui vous assurera une si minable notoriété. Dans le fond l'Art n'a pas échappé à la décadence de nos sociétés pourries gâtées, et vous artistes n'êtes plus que des singes à se battre pour des cacahuètes, sans plus aucune âme ni aucun destin. :ohh:

@Lapot

06/08/2018 à 15:39

Vous avez raison: vous ne comprenez pas.
On parle de l'industrie la plus importante de France après le tourisme (et avant même l'automobile!). Pourtant, ceux qui créent le produit ne peuvent pas vivre de leur travail. Alors qu'ils sont aussi peu nombreux?!
Ne comparez pas avec les chômeurs. Les chômeurs ne travaillent pas et gagnent beaucoup plus que la majorité des auteurs, qui travaillent beaucoup! (et qui par ailleurs n'ont pas de droit au chômage!)
Si vous pensez qu'un vrai artiste doit être pauvre à mourir, peut être vous ne considérez Velazquez, Michelangelo, Leonardo, etc des vrais artistes...

Lapo

08/08/2018 à 11:06

Voilà le genre d'affirmations qui ne peut que faire reculer un débat de fond parce qu'il est erroné et partial.
Les principaux secteur d'activité en France sont : l'agriculture, le tourisme, la télécommunication et l'énergie. Et bien sûr "l'industrie". Dans l'industrie, les domaines les plus importants sont : l'aéronautique, l'électronique, le nucléaire, la pharmacie, la cosmétique et l'automobile. L'industrie du livre arrive bien après et représente la branche culturelle la plus importante. Évitons de raconter des histoires.
Affirmer également que "Les chômeurs ne travaillent pas et gagnent beaucoup plus que la majorité des auteurs" non seulement c'est faux mais c'est un argument grotesque. Et demeure une différence primordiale : un chômeur ne choisit pas sa condition, un auteur si.

Blutch blue

20/12/2018 à 12:35

Merci Denis pour le travail et l’analyse très juste.

C’est l’ensemble du système qui n’est plus cohérent.

Courage aux auteurs

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10/11/2020, 14:45

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Le livre et La Poste : 12 années de lutte pour des frais postaux décents

« Tarif postal pour le livre. Les petits éditeurs : premiers concernés, encore oubliés. » Le constat semble évident, alors que les libraires mêmes doutent désormais du bien-fondé de la mesure. Initiée par Roselyne Bachelot pour favoriser la vente à distance, la réduction des frais postaux n’intervient que sous la forme d'un remboursement — dont on ignore combien de temps il prendra. 

09/11/2020, 10:23

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“Eux qui n’avaient que les livres pour scier les barreaux de leurs cellules”

Alexandre Galien est auteur de polars. Comme d’autres, il ne comprend pas la fermeture imposée des librairies à l’occasion de ce nouveau confinement bien étrange. Il a opté pour une forme de non fiction, dans une lettre adressée à Emmanuel Macron. Peut-être parce que l’injonction « Lisez » s’applique à tous…

04/11/2020, 09:21

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“Abracadabra Librairies !”, lettre d'un poète à Emmanuel Macron

Un nouveau round dans la lutte anti-Covid est enclenché, avec le retour de chacun dans ses pénates. Ou une assignation à résidence plus ou moins totale, suivant les corps de métiers — ou la présence d’enfants scolarisés au sein de la cellule familiale. Dans un texte adressé au président de la République, un poète tente d’y voir plus clair. 

03/11/2020, 15:51

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Soutien aux libraires : “Nous, éditeurs indépendants, arrêtons la vente directe”

Depuis l'entrée dans le deuxième confinement, l'inquiétude est grande pour les librairies, en particulier les librairies indépendantes. Se contenter du système clique et collecte, accueillir le public dans les locaux ou reporter ses commandes à plus tard, les solutions ne sont pas vraiment satisfaisantes. Martin de Halleux, fondateur des éditions Martin de Halleux, appelle les éditeurs indépendants à manifester leur soutien aux libraires en s'engageant concrètement, dans un texte que nous publions ci-dessous.

03/11/2020, 14:41

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A l'heure du confinement-2, 7 mesures d'urgence pour les artistes-auteurs

Confinement ou non, les artistes auteurs ne cèdent rien sur le terrain administratif. Les errances sur les questions de sécurité sociale, les obstacles nombreux et le manque de réponses fatiguent… mais ne découragent pas.

02/11/2020, 12:46

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Monsieur le Président, je suis libraire et je m'en vais déserter : Lettre à Emmanuel Macron

Florence Kammermann a ouvert sa librairie à Cannes voilà quelques années. Comme ses consœurs et confrères, elle a pris connaissance des mesures sanitaires de ce Confinement-2. Et de la fermeture contrainte et forcée qui s’annonce. Dans un courrier au président de la République, elle explique comment et pourquoi, elle s’apprête à déserter…

02/11/2020, 09:03

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“Condamner les livres au silence, une bien mince et équivoque victoire" (Christian Thorel)

Le débat agite presse, réseaux sociaux et conversations à distance : après avoir sommé les librairies de fermer à l'annonce du confinement, et autorisé grandes surfaces et Fnac à rester ouverts, le gouvernement est revenu sur ses décisions : Fnac et grandes surfaces ont désormais obligation de fermer, pendant que les librairies sont cantonnées au "clique et collecte" et livraisons. Christian Thorel (Librairie Ombres blanches - Toulouse) lance un vibrant plaidoyer pour ce commerce unique en son genre, que nous publions dans son intégralité. 

01/11/2020, 10:45

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“Laissons les librairies ouvertes, c’est plus qu’essentiel !”

MANIFESTE – Ceci est un cri du cœur, lancé par des libraires de France, soutenu par des auteurs, des éditeurs, des lecteurs, des amoureux des livres. Un cri adressé à notre président, aux membres de notre gouvernement, aux parlementaires, au conseil scientifique, à nos concitoyens, et résumé en quelques mots. Nous espérons que vous l’entendrez : les librairies doivent survivre à cette pandémie.

31/10/2020, 09:29

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Le Chef de l'État et le gouvernement doivent faire le choix de la culture en rouvrant les librairies

Dans un communiqué, le Syndicat de la Librairie Française enjoint le chef de l'Etat et le gouvernement de reconsidérer les décisions prises hier, dont la fermeture des librairies, jugées commerces non essentiels. 

29/10/2020, 13:42

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Annulation du Marché de la Poésie : “une grave injustice, [un] véritable fait du prince”

Pour la première fois de son histoire, et malgré un report, le Marché de la Poésie n'aura finalement pas eu lieu en 2020. Une année exceptionnelle, bien sûr, bouleversée par la crise sanitaire liée au coronavirus. Mais les organisateurs de l'événement dénoncent, dans une lettre ouverte au Préfet de Paris reproduite ci-dessous, « une incohérence décisionnelle patente », qui dénote « un insupportable mépris pour nos activités ».

28/10/2020, 09:43

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Décapiter un homme sur la base de “messages de haine des réseaux”

Le PEN Club français a tenu à saluer la mémoire de Samuel Paty, professeur d’Histoire Géographie, assassiné, puis décapité pour avoir enseigné la liberté d’expression. Nous transmettons leur tribune dans son intégralité. 

22/10/2020, 15:00

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Verlaine et Rimbaud : “Pas de Panthéon aux ordres du Pouvoir”

L’affaire Rimbaud/Verlaine, et l’idée d’un accès au Panthéon des deux hommes, continue de faire couler de l’encre. Gérard Cherbonnier, des éditions du Petit Pavé, membre fondateur et président d’honneur de l’autre Livre, signe ici un texte engagé. Et engageant…

15/10/2020, 12:15

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Madame la ministre, “un Marché culturel présenterait-il des dangers particuliers ?”

La 38e édition du Marché de la Poésie, prévue du 21 au 25 octobre prochain, n'investira finalement pas la Place Saint-Sulpice, à Paris. L'organisation déplore des « décisions prises à la légère » par la préfecture de police de Paris, qui ont poussé à l'annulation. Dans une lettre ouverte à Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, Yves Boudier, président, et Vincent Gimeno-Pons, délégué général de la manifestation, sollicitent son intervention.

14/10/2020, 12:10

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Paul de Brancion : “La parole des écrivains de poésie a été comme absentée”

Paul de Brancion, président de l’Union des Poètes & Cie, et Directeur de la publication, vient de réagir à l’annulation du 38e Marché de la poésie. Si les événements de sa périphérie sont maintenus, afin de préserver une existence, cette année de Covid devient délétère. « Il faut soutenir la poésie », clame ainsi Paul de Brancion.

14/10/2020, 09:15

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Le syndrome totalitaire vietnamien : pire que le virus Covid-19 de Wu Han

Le Centre Pen Suisse Romand prend position suite à l'arrestation de Pham Doan Trang, dans une tribune que nous reproduisons dans son intégralité.

09/10/2020, 11:06

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URSSAF : l'insupportable légèreté de l'être

La promesse du gouvernement ? Améliorer la condition des artistes-auteurs ! Pourtant, nous vivons un enfer sur tous les fronts. L’un de nos nombreux problèmes actuels est notre régime de sécurité sociale. D’une part en raison des graves dysfonctionnements imputés à l’Agessa ces 40 dernières années, d’autre part dans un souci de simplification administrative, début 2020, le recouvrement des cotisations sociales des artistes-auteurs a basculé vers l’Urssaf Limousin. À cause de cette transition mal gérée, notre situation déjà difficile est devenue cauchemardesque. 

05/10/2020, 11:02

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Deux décennies de problèmes avec la Sécurité sociale des artistes-auteurs

Je suis autrice professionnelle de Bande Dessinée depuis vingt ans. Ce n’est un secret pour personne sauf pour l’Urssaf apparemment. En tout cas, elle m’a oubliée jusqu’ici. Heureusement, je vis bien de mon métier et je suis très informée sur les limites des réformes en cours. J’arrive donc à dormir tranquillement.Mais j’imagine l’inquiétude de tous les autres laissés-pour-compte de la bascule de l’Agessa vers l’Urssaf. C’est pour eux que j’écris cette tribune. Vous allez voir, mon parcours avec la Sécurité sociale des artistes-auteurs a été épique.

30/09/2020, 13:20

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Élections professionnelles : les auteurs jeunesse entrent dans le débat

Lancé par le ministère de la Culture dans la foulée de la publication du Rapport Racine, le cycle de concertations sur la représentativité des organisations d'artistes-auteur·rices a démarré jeudi 24 septembre. La Charte répond présent, dans une tribune publiée ici dans son intégralité, avec la volonté d'accompagner la mise en place d'élections professionnelles à court terme.

29/09/2020, 15:56

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Terry Goodkind : la cruauté au service d'une “efficacité dramatique extraordinaire”

C’est en tant que lecteur que j’ai découvert Terry Goodkind, bien avant de le publier chez Bragelonne. La lecture de Wizard’s First Rule (qui allait devenir La première leçon du sorcier en français) m’a passionné et ébloui. Je me souviens l’avoir refermé en me disant « c’est l’un des trois meilleurs romans de Fantasy que j’ai lus de ma vie ». Une éditrice britannique m’a raconté qu’aussitôt après en avoir fini la dernière page, elle l’avait recommencé et l’avait ainsi lu deux fois d’affilée, et je la comprends.

21/09/2020, 10:38

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“ Culture gratuite à portée de main ” : réponse des bibliothécaires à Stéphane Bern

Il faut imaginer Sisyphe heureux, mais les bibliothécaires contrariés. Leur association professionnelle vient de sortir une lettre ouverte adressée à Stephane Bern, le Monsieur Patrimoine. Cette réponse suit l’intervention de l’animateur et organisateur du Loto du Patrimoine, qui dans ses propos semblait opposer rénovation « d’églises qui tombent en ruine » et ouverture d’une « médiathèque où il n’y a personne ».

20/09/2020, 13:33

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Des femmes et de la force de vente dans l'industrie du livre

Dans un dossier paru au printemps dernier dans l’Express et signé Jérôme Dupuis et Marianne Payot, il y est question de la légitime place des femmes dans l’édition. Les métiers du livre, de tout temps, sont incarnés en grande majorité par la gent féminine, puisque 75 % des salarié(e)s de l’édition sont des femmes et 2/3 en librairies. Sans compter les forces de ventes, les représentant(e)s, qui opèrent sur le terrain.

10/09/2020, 12:07

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Le jeune poète Mohamed Tadjadit kidnappé dans la banlieue d'Alger

Le Pen Club français vient de diffuser un appel, attirant l’attention internationale sur le sort du poète Mohamed Tadjadit. Contestataire, il avait déjà écopé d’une peine de prison. Mais fin août, il a été enlevé dans la ville de Ain taya. ActuaLitté relaye cet appel, dans son intégralité.

01/09/2020, 18:16

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Et si se remettre à lire était aussi génial qu'arrêter de fumer ?

Personne n’a raté l’intervention du ministre de la Santé : avec l’arrivée du variant britannique – qui n’a rien d’un patient anglais – se profile un reconfinement. Ces mesures durcies, en regard d’un couvre-feu déjà plombant, résonnent avec les propos de décembre dernier : nous étions avertis. Alors, comment préparer cette prochaine période de disette, quand on a abandonné la lecture ? Aujourd’hui, petit traité d’optimisme.

22/01/2021, 17:26

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“Les romans épuisés, oubliés que je souhaite publier furent des histoires d’amour pour moi”

À la tête de la rubrique Les Ensablés, Hervé Bel s'efforce chaque semaine de redécouvrir un ouvrage injustement oublié et perdu dans le flot des années et des nouvelles parutions. Parfois, un éditeur se décide à rendre justice à ces livres, en leur offrant une nouvelle vie. Cette semaine, rencontre avec Philippe Guyot-Jeannin, libraire et éditeur dans le Jura. Il a créé les Éditions de la Belle étoile, qui ont récemment attiré l'oeil de notre chroniqueur.

21/01/2021, 11:45

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Conspiration des imbéciles ? Amazon, accusé à son tour : Apple s'esclaffe

Amazon paierait-il enfin sa position dominante sur le marché du livre – numérique, papier ou audio ? En tout cas, l’histoire semble vilainement se répéter alors que le vendeur et cinq groupes éditoriaux américains sont accusés d’entente. La même procédure que celle endurée en 2013 par Apple entraînera-t-elle les mêmes effets ? Ou dévoile-t-elle une vaste fumisterie en matière de droit ?

18/01/2021, 12:16

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Lisimachio, le PDG de Hachette Livre qui voulut racheter Amazon

Jean-Louis Lisimachio a laissé une profonde empreinte sur le groupe Hachette Livre, qu’il quitta brutalement en mai 2003. Depuis, il vit quelque part entre les massifs alpins et Nice, « désintéressé de ce qui concerne l’édition et au courant de tout ». Ses anciens collaborateurs décrivent une personnalité fascinante, admirée ou haïe. Incontestablement, l’ex-PDG de Hachette filiale de Lagardère, avant qu’elle ne soit renommée Lagardère Publishing, a marqué plus que son époque. Une figure d’autant plus intrigante qu’elle ne frayait pas avec le gotha littéraire, bien au contraire.

14/01/2021, 14:20

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Auteurs : “Si vous n’êtes pas à la table, c’est que vous êtes au menu.”

Début décembre, l’auteur et illustrateur Henri Fellner faisait parvenir à ActuaLitté et au CSPLA (ou inversement), un courrier passablement désabusé. Le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, organisme chargé d’éclairer le ministère de la Culture sur des points de droit, venait de renouveler la liste des membres de sa commission consultative. Et au grand dam de l’écrivain, les représentants directs des auteurs faisaient défaut. Voici donc une seconde missive, plus claire peut-être...

12/01/2021, 12:13

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Hélène Gaudy : une écriture, un abri

PORTRAIT – Chaque année, l’association de libraires Initiales édite un texte inédit d’un écrivain, dont le travail est suivi pas à pas. Avec le projet de mieux le ou la faire connaître à leurs lectrices et lecteurs. Hélène Gaudy a trouvé sa place naturellement et a offert le texte Névés. Née en 1979 à Paris, elle a étudié à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Autrice de divers articles et nouvelles parus dans des ouvrages et albums collectifs ou des revues, elle a également publié des romans et albums pour la jeunesse et des livres d’art. Elle est membre du collectif Inculte et vit à Paris. 

12/01/2021, 11:07

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La chaîne du livre face à la crise sanitaire, dans neuf régions françaises

Dès le début de la pandémie, les agences régionales du livre ont conseillé les acteurs concernés, mais se sont aussi lancées dans des consultations, pour rester au plus près des besoins. La Fédération interrégionale du livre et de la lecture propose une synthèse des actions et réactions du monde du livre, dans neuf régions françaises, au cours de la tumultueuse année 2020.

11/01/2021, 16:50

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Résonances de femmes : trilogie en poche du postféminisme

PORTRAIT – Pourquoi le post-féminisme en poche sous la forme d’une trilogie embrassant plusieurs décennies de combats ? Parce qu’une édition ramassée révèle la densité d’un déploiement, l’intensité d’un engagement indéfectible au fil des années, la concision d’un message doté de la force d’un mouvement : le MLF, mouvement de libération des femmes, dont Antoinette Fouque a été la cofondatrice en 1968.

11/01/2021, 09:58

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Pour 2021, on peut aussi croiser les doigts

« J’ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot… » Peut-être notre époque nécessite-t-elle un peu plus d’un mot unique pour accomplir de fantastiques périples. Parce que les sollicitations ne manquent pas, dès lors qu’internet propose un foisonnement d’œuvres, autant qu’une multitude de raisons de faire autre chose que lire. Pour autant, que cette année 2021 soit placée sous des augures de Balzac ne fera de mal à personne… Sauf qu'il n'est pas seul à prophétiser.

01/01/2021, 18:42

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Utopia, Mauvais Livres et FVE : trois éditeurs nés pendant la pandémie

Ouvrir une maison d’édition pendant la pandémie ? Ce qui pourrait sembler un pari complètement fou est devenu une réalité pour trois maisons d’édition italiennes. Et la surprise… c’est que ça marche. Utopia, Mauvais Livres et FVE : voici les noms de trois maisons d’édition, situées dans deux villes différentes — Milan et Rome — et qui, malgré des identités très spécifiques, ont beaucoup de choses en commun : toutes les trois indépendantes, elles ont débuté leur activité pendant le confinement, et, depuis leurs premières parutions, ont rencontré un bon succès auprès du public.

30/12/2020, 16:15

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Les voeux du Syndicat des éditeurs passent des chocolats à la soupe

L’année 2021 commencera avec la traditionnelle présentation des vœux du Syndicat national de l’édition. Mais, contraintes sanitaires obligent, ils se dérouleront par internet — et en visioconférence avec l’interview réorganisée de son président, Vincent Montagne. Pour nombre de librairies, subitement invitées à cette Grand-Messe, quelque chose cloche. Simple : un télescopage entre le syndicat patronal et le média le moins indépendant de la profession.

28/12/2020, 17:55

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Les Yeux qui pétillent : la jolie promesse d’une librairie valenciennoise

En septembre dernier, Céline Dereims a ouvert une librairie généraliste et indépendante, en plein cœur de Valenciennes. Baptisée Les Yeux qui pétillent, celle-ci a vu le jour dans le cadre d’une reconversion professionnelle, savamment conjuguée avec une passion de longue date pour la lecture.

28/12/2020, 10:04

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“S'emparer des jouets laissés par Lovecraft était très plaisant” (Alex Nikolavitch)

Arkham, 1941. Le corps déchiqueté du détective Mike Danjer est retrouvé au milieu d'un monceau de papiers. Il pourrait s'agir à première vue d'un banal meurtre en chambre close. L'examen des feuillets souillés, un dossier qu'il avait constitué au fil d'une très longue enquête, démontre qu'il avait mis au jour un indicible complot. Dans le Dossier Arkham, Alex Nikolavitch nous embarque dans une aventure lovecraftienne passionnante. Et nous en dévoile ici les arcanes.

28/12/2020, 09:41

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“Une petite page pour l’Homme, une grande page pour l’Humanité” : Joyeux Noël 

Au terme d’une année pas vraiment conciliante, les fêtes vécues sous contrainte, à l’image des mois passés, apportent un petit souffle. L’occasion pour toute la rédaction de vous les souhaiter excellentes – autant que faire se pourra. En tout cas, de partager avec chacune et chacun un moment pour remercier nos lecteurs de leur présence, à nos côtés.

24/12/2020, 23:59

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Book d’Oreille, une nouvelle voie pour le livre

PORTRAIT – Passionné par le son, par la voix et par la littérature, Olivier Carpentier poursuit depuis 2009 une entreprise de développement du livre audio. Le Lillois se considère comme un libraire indépendant. Sa société Book d’Oreille propose aujourd’hui une nouvelle solution pour le prêt numérique de livres audio, à destination des bibliothèques et médiathèques.

24/12/2020, 11:08

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L'Iconopop, pour plus de poésie : “Nous sommes l’allumette”

L’Iconopop est la nouvelle collection de L’Iconoclaste. Plus que de poésie, il y est question d’une parole qui vibre, qu’on lit et qui se vit à la scène, dans la rue, dans un pré, sur la toile... qu’importe ! Juste des mots sans tabou à déguster, à crier, à partager. Partout et surtout pas dans les sages cercles d’initiés. Un duo éditorial de choc se charge de coucher sur papier l’électricité contenue dans ces rumeurs éclatantes : Cécile Coulon, romancière, poète, et Alexandre Bord, ancien camarade libraire.

22/12/2020, 08:00

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Corona Papers : Écriture virale

Je m’appelle Corona Typewriters. Et je m’apprête à subir Noël. Un de plus dans la longue liste des années déjà encaissées sur ma tôle toute cabossée. Pour l’heure, mon maître-écrivain est sorti de sa quarantaine. Rassurons-nous. Il n’est pas question de virologie en l’espèce. Plutôt d’une léthargie éditoriale. D’une quarantaine littéraire. 

21/12/2020, 08:00

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Noël coquin : 4 BD érotiques à mettre sous le sapin

Cette année, beaucoup ne fêteront pas Noël en famille en raison du COVID-19. C’est l’occasion d’offrir une BD sexy à son amoureux ou son amoureuse ! Voici notre sélection des bandes dessinées pour adultes à mettre sous le sapin. Comics, mangas, romans graphiques, la BD érotique conjugue fantasmes et divertissement. A travers un dessin les auteurs et autrices font monter la température. Il y en a pour tous les goûts : BD historiques, de science-fiction, sadomasochistes ou sur l’intimité des couples.

18/12/2020, 09:55

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Marseille : Actes Sud cédera la librairie du MuCEM à Arteum, “une perspective adaptée”

En janvier 2013, le groupe Actes Sud remportait l’appel d’offres concernant le MuCEM — Musée des civilisations de l’Europe et de la méditerranée de Marseille. En juin de cette même année, la boutique-librairie allait être associée à la librairie Maupetit, propriété du groupe depuis 1998. Mais la concession changerait prochainement de mains, dans le cadre d’un AOT qui bénéficierait à la société Arteum, spécialisée dans les boutiques de musées. 

17/12/2020, 15:45

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Étude : les Français et la lecture pendant le premier confinement

Trois organismes du secteur du livre, la Sofia, le SNE et la SGDL, ont commandé à l'institut Médiamétrie une étude consacrée aux pratiques des Français en matière de lecture pendant le premier confinement, celui du printemps 2020. Il en ressort un attachement certain pour l'activité, avec une volonté de tester d'autres manières de lire.

14/12/2020, 16:43

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Les impôts contre les papillons : auteur, contribuable comme un autre

Récemment, Christophe Hardy, président de la Société des Gens de lettres, élu en mai dernier, a fait vrombir. Fin novembre, le ministère de la Culture exposait les conclusions de la mission Fiscalité, touchant aux revenus des artistes-auteurs. Pour les facturations qu’un auteur peut effectuer, une zone grise manifestement confortable existe — arrangeant certains, en dérangeant beaucoup d’autres. Frédéric Maupomé, écrivain et scénariste intervient ici en réponse à la tribune et aux étonnants propos du président de la SGDL dans Livres Hebdo.

12/12/2020, 10:33

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ActuaLitté, un nouveau média pour le livre

Penser/Classer. Inutile d’avoir lu Georges Perec pour imaginer les difficultés qu’implique une tentative pour ordonner le monde autour de soi. Ces derniers mois, du fait de la pandémie et malgré le cocooning à domicile, la rédaction n’a pas chômé. Dans une délicate exaltation, nous avons mené à bien un des projets qui nous tenait à cœur. 

11/12/2020, 07:12

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Elena Ferrante et les 40 coups de bâton pour 20 Minutes, Figaro, RTBF

Les cons d’Audiard avaient cela pour eux qu’on les reconnaissait à leur audace sans borne : il en apparaît une espèce plus sournoise, celle dont le sentiment d’impunité, — doublé d’un « on sait jamais sur un malentendu ça peut passer » — sévit sur la toile. On l’appelle également la race des « vas-y on s’en fout », au prétexte que sur internet, personne ne vous entend crier.

10/12/2020, 09:46

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Michèle Benbunan : avec Vivendi, Editis “est présent dans tous les univers médias”

« Voilà un an, Editis était place d’Italie, avec une fin d’année marquée en France par de nombreux évènements, très perturbants pour l’activité... » Michèle Benbunan, directrice générale du groupe aux 49 maisons d’édition, boucle une première année dense. Elle revient avec nous sur ces 12 mois passés.

07/12/2020, 11:27

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La lecture, loisir le plus pratiqué par les enfants de 9 ans durant le confinement

Dans quelques années, on se souviendra de cette étrange période avec quelques souvenirs flous : avions-nous réellement été enfermés, durant un confinement mondial ? Pour les enfants, dont 98 % restèrent chez eux, cette période eut des répercussions sur le travail et les loisirs. Le ministère de la Culture a procédé à une enquête, portant sur les jeunes de 9 ans.

07/12/2020, 09:38

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Olivier Tallec : c'est MON auteur !

PORTRAIT – Olivier Tallec est breton d’origine et, après l’École supérieure des arts appliqués Duperré, il a beaucoup voyagé, notamment en Asie, au Brésil ou au Chili.Si aujourd’hui, il agrémente de ses dessins la presse nationale (Libération, Elle, Les Inrockuptibles), il est également l’auteur de nombreux livres pour la jeunesse ainsi que de livres d’illustration pour adultes aux éditions Rue de Sèvres comme

04/12/2020, 15:35

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Dans quelle France empêche-t-on des enfants hospitalisés de lire ?

Lors de son allocution du 28 octobre, Emmanuel Macron indiquait que le pays replongeait : d’abord dans la pandémie, ensuite dans les contaminations, enfin dans le confinement. Triple peine. Une nouvelle salve douloureuse pour les citoyens, après l’accalmie estivale. Mais il fallait préserver le milieu hospitalier d’une crise approchant.

18/11/2020, 16:48

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Dropshipping : ces intermédiaires qui vendent les livres à des prix prohibitifs

Présenté par ses promoteurs comme le moyen simple de devenir riche grâce à internet, le dropshipping flirte de très près avec l'arnaque, et pose des questions morales évidentes. Un « dropshipper » s'impose comme un intermédiaire entre un fournisseur et un acheteur, et s'attache à collecter la plus importante commission possible pour assurer le lien entre les deux. Le livre et les libraires ne sont pas épargnés, loin de là.

18/11/2020, 12:35

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Les libraires des Pays de la Loire prennent le virage de la vente en ligne

ENTRETIEN – Les librairies des Pays de la Loire opèrent une transition numérique majeure, avec ce second confinement. L’association au service des librairies indépendantes des Pays de la Loire, ALIP, a observé un envol des chiffres de vente liés au click and collect.

17/11/2020, 16:32

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Pigeon Pigeon : plus drôle qu'un dîner de cons

JEU DE SOCIÉTÉ – Ça roucoule sec dans les chaumières : Pigeon Pigeon, jeu autoédité avec brio, propose d’exercer son imaginaire et de lui lâcher totalement la bride. Entre mises effrénées et bluff façon poker face, voici de quoi contenter votre penchant pour les fake news. Et les gros bobards, plus généralement.

14/11/2020, 14:20

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Librairie : Riad Sattouf, Houellebecq, stars des marchés parisiens

REPORTAGE – « Mettez m’en un kilo, si elles ont de belles feuilles. » Un maraîcher, un poissonnier, quelques fromages alléchants, cet enfant qui pleure dans les bras de son père, sans plus vraiment se souvenir pourquoi… et un libraire. Sur les marchés parisiens, on en attendait des dizaines, pour ce week-end des 7 et 8 novembre. Ils ne seront que cinq à prendre part à l’initiative de la mairie de Paris.

07/11/2020, 14:36

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“L'univers de Pagnol représente la vie normale, celle qu'on ne peut avoir en ce moment”

Après avoir adapté en bandes dessinées les quatre ouvrages du cycle des Souvenirs d’enfance, les éditions Grand Angle poursuivent leur entreprise : en tout, 15 bandes dessinées sont déjà sorties dans la collection. C'est à présent avec la pièce Marius que la maison poursuit son travail autour de l'oeuvre de l’écrivain provençal. À l’occasion de la sortie du second volume de la série, nous nous sommes entretenus avec Nicolas Pagnol, petit-fils de Marcel, et garant des ayants droit de l’œuvre familiale. 

05/11/2020, 16:02

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Livres et librairies : tout et son contraire, pourvu que l'on parle fort

Oui nous sommes confinés. Tentons de ne pas être des cons finis. Le débat a fait rage, le lobbying fut actif. Résultat des courses ? Tout le pays a la nette impression qu’en France on ne peut plus acheter de livres. Il n’y a rien de plus faux. En revanche, ô infortune, il nous faut fournir plus d’efforts pour les obtenir. Las ! n’est-ce donc que cela ?

05/11/2020, 10:04

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“Ce n'est pas eux qui sont mis en danger” : ces libraires inquiets d'une réouverture

ENQUÊTE – Depuis l'annonce du reconfinement et la fermeture des librairies, contraintes au système click and collecte (étrangement francisé en “clique et collecte”), les injonctions au gouvernement pour l'ouverture au public de ces points de vente se multiplient. Pourtant, des libraires se disent inquiets d'une telle réouverture. Ils déplorent même une campagne qui vient brouiller les messages quant au livre, au virus et même au maintien de l'activité des librairies. Et, derrière les discours, la lutte des classes et les inégalités face au coronavirus se révèlent à nouveau... 

03/11/2020, 12:13

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“Les prix littéraires sont des éléments-clés de la vie du livre” (Olivier Bessard-Banquy)

Des prix, pour tous, et presque tout. Les jurys des grandes récompenses d’automne ont décidé de reporter leurs annonces, pour soutenir la librairie. Derrière cette décision, une stratégie économique est à l’oeuvre. L’universitaire français, Olivier Bessard-Banquy, spécialiste des lettres et de l'édition contemporaine décrypte avec nous cette position.

31/10/2020, 09:11

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Portrait de l'écrivain en partenaire publicitaire : à vos marques...

Verra-t-on demain Marc Levy prêter son image à un lunetier ? Guillaume Musso promouvoir, avec modération, des crémants de la région d’Antibes ? Après tout le best-seller Cyril Lignac s’est bien engagé dans la valorisation du foie gras… Ce dernier n’est pas ouvertement écrivain, certes, mais néanmoins. L'auteur en homme sandwich, oui : faut bien gagner sa croute pour la casser !

22/10/2020, 15:35