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#AuteursEnColère : Le jour où la France s'arrêta, par Denis Bajram

Depuis plusieurs semaines, les auteurs haussent le ton : les rémunérations ne sont pas mirobolantes, et plusieurs réformes de leur sécurité sociale menacent encore leurs revenus. En face, éditeurs et pouvoirs publics se renvoient la balle. Denis Bajram, auteur, dessinateur et scénariste de bande dessinée, cocréateur des États généraux de la bande dessinée, décrit dans une tribune ce qui attend la création française si la situation ne change pas...

Le 28/06/2018 à 11:42 par Auteur invité

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28/06/2018 à 11:42

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Par Denis Bajram, auteur

Denis Bajram, en 2015 (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

Le jour où la France s’arrêta

Connaissez-vous la prospective ? Elle consiste non pas à prévoir précisément l’avenir, mais à réfléchir à des futurs possibles pour notre société. Elle est censée aider à prévoir les risques et à prendre des décisions stratégiques. Depuis des décennies, je pratique cet exercice de pensée en tant qu’auteur de science-fiction, mais aussi en tant que professionnel du livre qui pense l’avenir de l’édition.

Hier et aujourd’hui

Je me souviens qu’au début des années 2000, j’avais tenté d’alerter mes collègues auteurs, mais aussi les éditeurs que je connaissais, d’un gros risque de surproduction de livres. Chaque année, de plus en plus de titres paraissaient, de nouveaux éditeurs se lançaient dans l’aventure, de plus en plus d’auteurs pouvaient publier. Il paraissait évident que ce formidable dynamisme créatif et éditorial allait finir par saturer les librairies. Il paraissait tout aussi évident que la plupart des auteurs allaient voir leur part du gâteau se réduire avec tous ces confrères en plus : le gâteau, c’est-à-dire le porte-monnaie des lecteurs, n’est pas extensible à l’infini… Je me souviens que j’avais pourtant récolté, au mieux, de l’indifférence, mais le plus souvent des réactions assez goguenardes. On était en pleine euphorie dans la bande dessinée, et dans pas mal d’autres secteurs éditoriaux… 

Le temps m’a hélas donné raison. Le chiffre d’affaires de l’édition oscille depuis 30 ans entre 2,4 et 2,8 milliards (en euros constants). Quant au nombre de nouveautés publiées, il a doublé, en gros, tous les 20 ans pour atteindre les 80 000 titres aujourd’hui. En bande dessinée, le nombre de titres a plus que quadruplé depuis l’an 2000, passant de 1 100 à plus de 5 000 aujourd’hui. 

Cette croissance des titres s’est accompagnée, comme prévu, d’une paupérisation croissante des auteurs. Elle a, en échange, permis à plus d’auteurs de publier des travaux très variés. En bande dessinée, nous avons connu un véritable âge d’or créatif. Mais même cette explosion créative a atteint ses limites : la dégradation des conditions de vie de la très grande majorité des auteurs ne peut pas ne pas rester sans conséquence sur la qualité de leurs œuvres. Les auteurs acceptent de plus en plus de compromis créatifs, des commandes d’éditeurs inadaptées, ils acceptent de plus en plus souvent de faire des livres qui ne leur ressemblent pas. Beaucoup se perdent dans des petits boulots en parallèles, qui les éloignent de leur travail créatif. Et, avouons-le, beaucoup trop se retrouvent à devoir bâcler de plus en plus. Pourquoi ? Tout simplement pour produire plus, vu que chaque titre rapporte de moins en moins. Tout ça pour tenter de maintenir leur petit bateau juste au-dessus de la ligne de flottaison.

Et c’est précisément ce moment que choisit l’État pour charger la barque des auteurs. Au risque de la faire couler brusquement. Il faut dire qu’à la fin des années 70 ce même État leur avait fait un beau cadeau en créant l’AGESSA, un régime de sécurité sociale adapté à leurs difficultés. L’idée était simple : des prélèvements sociaux seraient perçus sur tous les droits d’auteurs pour que les créateurs qui n’avaient pas une sécurité sociale puissent s’affilier. Car la grande majorité des auteurs ont en fait déjà un travail, vu qu’ils ne veulent ou ne peuvent pas vivre de leurs seuls droits. Aujourd’hui, sur 55 000 auteurs de livres qui cotisent, seuls 2 500 sont réellement affiliés à l'AGESSA. Beaucoup ont sans doute une profession en parallèle. Mais beaucoup d’autres n’ont en fait pas du tout de sécurité sociale : pour être affiliés, leurs revenus d’auteur doivent dépasser un seuil assez modeste, en gros la moitié d’un SMIC brut annuel. Hélas, trop d’auteurs, pourtant à plein temps, n’arrivent plus à gagner cette faible somme aujourd’hui.

En 2014, déjà, une très importante hausse de la retraite complémentaire des auteurs, le RAAP, avait fait tanguer leur barque, et en avait noyé quelques-uns. C’est à ce moment que Benoit Peeters, Valérie Mangin et moi avions créé les États Généraux de la Bande Dessinée en parallèle à la mobilisation du SNAC BD. Nous avions lancé une grande enquête à laquelle près de 1500 auteurs avaient répondu. Elle avait révélé une situation encore plus détériorée que nous l’avions craint. Et une tendance très nette à la baisse des revenus.

Mais cette explosion des cotisations de retraite complémentaire n’était que le début. En 2017, nous découvrions que la hausse de la CSG n’était pas compensée pour les auteurs et artistes comme elle devait l’être pour tous les actifs de ce pays. Après des mois de luttes, nous avons obtenu une promesse de compensation, mais ses modalités techniques ne sont toujours pas définies… À croire qu’il n’y a aucune urgence à éviter une perte de presque 1 % de revenu à une population déjà très précaire…

Pour 2019, le pire reste à venir. Quid du prélèvement à la source ? Les auteurs ont des revenus très aléatoires, assez imprévisibles, et parfois versés une seule fois par an. Ils auraient besoin d’un système spécifique pour que le payement de l’impôt ne grève pas leur trésorerie déjà souvent en grande difficulté. Enfin, en 2019, c’est aussi les régimes spécifiques de sécurité sociale des auteurs et des artistes que l’État démantèle, en transférant le plus gros de l’activité à l’URSAFF.

Le plus effrayant est que l’État impose sa feuille de route comme si les auteurs n’étaient pas déjà en grande difficulté. Les organisations d’auteurs et d’artistes qui réclamaient une concertation sur le dossier de la sécurité sociale depuis 5 ans ont découvert un projet déjà tout ficelé. Il faut réaliser que les métiers d’auteurs et d’artistes sont multiples, spécialisés et chacun très particulier. Les équilibres sont, déjà à la base, extrêmement précaires. Avec une évidente méconnaissance des spécificités de nos métiers, les pouvoirs publics réforment à la hache sur des bateaux qui prennent déjà trop souvent l’eau…

Manifestation des artistes auteurs devant le ministère de la Culture (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

Toutes les organisations d’auteurs ont donc convoqué des États Généraux du Livre. Ils ont convié le Président de la République, le Premier ministre, la ministre de la Culture et celle des Affaires Sociales à venir expliquer pourquoi ils refusent toute concertation aux auteurs sur des reformes qui les concernent au premier chef, et sur lesquelles seuls les auteurs et artistes ont une expertise évidente. Le gouvernement a préféré répondre par la politique de la chaise vide. 

La pression médiatique et celle sur les réseaux sociaux ont tout de même abouti à une mission interministérielle. Mais il est très tard, tout semble avoir été décidé, et janvier 2019 est dans six petits mois… Il paraît très difficile de faire comprendre à l’État qu’il faut tout suspendre pour prendre le temps de construire une bonne réforme. 

Demain, si ce n’est aujourd’hui

Revenons à la prospective. Projetons-nous dans l’avenir. Suivons le chemin sur lequel nous sommes engagés. Écrivons un des scénarios probables en partant du fait que l’État impose donc des réformes inadaptées aux auteurs et aux artistes. 

Parmi tous ceux pour qui la hausse de la retraite complémentaire avait déjà été la voie d’eau de trop, beaucoup passent sous la ligne de flottaison : problèmes de trésorerie, recouvrements en augmentation… Certains arrêteront, s’ils en ont la possibilité. Ce sont en général les auteurs qui ont eu un petit succès et qui peuvent se recycler ailleurs. Il y a toujours des admirateurs pour leur confier du travail dans l’industrie culturelle du cinéma, du jeu vidéo. Ou bien ils deviennent directeurs de collection ou professeurs en école d’Art.

Mais il n’y aura pas de place pour tout le monde, surtout pour ceux pour qui le métier était déjà ingrat. Tous ceux qui font ça depuis 15 ou 20 ans n’ont d’autre choix que de continuer comme ils le peuvent. Ils s’accrochent à leur petit bateau devenu radeau. Ils travaillent encore plus, cassent encore plus leurs prix pour trouver des projets. C’est ça ou le chômage, à part que les auteurs n’y ont pas droit, au chômage. C’est donc ça ou le RSA. 

Tirées vers le bas par l’offre, les avances sur droits continuent donc à diminuer. Les jeunes auteurs qui arrivent acceptent ces conditions de plus en plus mauvaises. Il faut dire que pour pouvoir tenir son premier livre avec son nom sur la couverture, on est souvent prêt à tous les sacrifices. Pour pouvoir continuer aussi. C’est la métaphore de la file d’attente : quand on arrive, il y a une longue file, mais on se dit que ça vaut le coup. Plus on reste dans la file, plus on se dit qu’on ne va pas quand même pas avoir fait tout ça pour rien. Même si le but semble ne pas assez se rapprocher, on continue… Pour beaucoup d’auteurs, la file d’attente sera simplement sans fin : le succès, qu’il soit critique ou commercial, ne viendra jamais couronner leur investissement. Ils se sont fait coincer par l’illusion initiale que la file d’attente ne serait pas très longue, que s’ils se donnaient à fond, ils obtiendraient bien une récompense pour tous leurs efforts à un moment ou un autre. De plus en plus se payent même des écoles d’Art privées en espérant atteindre plus vite le succès, alors que de fait ils ont investi une petite fortune dans une loterie où très peu gagneront.

Les éditeurs n’ont à ce moment aucune raison de s’opposer à ce mouvement. Eux-mêmes, pour pouvoir publier de plus en plus, ont réduit tous les coûts.

Dessin de Morvandiau (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

Et soudainement, à un moment, pour les jeunes qui rêvaient de devenir auteurs, cela va devenir évident que c’est une loterie quasiment ingagnable, qu’il ne faut pas aller dans cette file d’attente, que c’est trop dur et que les résultats sont devenus trop aléatoires. 

Les plus « start-up nation » partiront prendre des postes dans l’industrie culturelle. L’édition y perdra sans doute les plus aptes à faire les best-sellers de demain. En plus, nul ne dit que les créateurs français, en particulier les dessinateurs, n’iront pas se réfugier dans les pays qui voudront bien leur offrir des perspectives. Les Français sont réputés pour leur créativité dans le monde entier : beaucoup préfèreront s’expatrier plutôt que de renoncer à leurs rêves. Enfin, la plupart de ceux qui resteront prendra un autre travail, et essayera de continuer à créer dans le cadre de ses loisirs, probablement sur Internet pour la plupart, et vers les plateformes de publication des géants américains. C’est ce qui se passe déjà en littérature, c’est ce qui attend les secteurs jeunesse et bande dessinée. En quelques années, on va passer d’un trop-plein de volontaires pour devenir auteurs professionnels à une pénurie.

Tous les secteurs de l’édition française qui sont aujourd’hui gavés à l’auteur pro pas cher vont devoir réapprendre à bricoler avec des créateurs peu disponibles. Il va quasiment devenir impossible de tenir des délais de parutions rapprochées pour un auteur, et de maintenir le système des séries qui a pourtant été si rentable dans la bande dessinée, par exemple, et auquel la série TV, le manga ou les auteurs young adults anglo-saxons ont habitué le public. De plus, la promotion reposant aujourd’hui déjà principalement sur les auteurs, il va aussi devenir de plus en plus en plus difficile de soutenir les lancements. Les best-sellers vont donc continuer à se faire de plus en plus rares. En plus, les maisons d’édition vont se retrouver à se battre pour les quelques auteurs qui trouveront le succès sur Internet comme elles se battent déjà aujourd’hui pour traduire les best-sellers étrangers. La rentabilité de la plupart des best-sellers en sera donc lourdement affectée.

Il est donc possible que l’édition entre à ce moment dans une crise digne de celle que les maisons de disques ont connue avec le piratage.

Il serait trop long de développer ici tous les scénarios possibles. Mais je n’en ai pas trouvé un seul qui ne soit pas au minimum pessimiste…

Après demain

Que se passera-t-il si les auteurs et l’édition française connaissent une crise majeure ? Il est à craindre qu’elle ne contamine toute l’industrie culturelle française, et même au-delà.

Il faut bien réaliser que dans le domaine des arts narratifs, le livre a un statut économique très particulier. Réaliser un film, une série TV, un jeu vidéo ou monter une pièce de théâtre, tout cela coûte la plupart du temps très cher. Le budget du moindre petit film indépendant est de 2 millions d’euros. Si on parle de plus en plus souvent en centaines de millions dans le cinéma, la série TV ou le jeu vidéo, dans l’édition, on parle modestement en dizaines de milliers d’euros. C’est normal, un livre, est réalisé par seulement quelques personnes et non par des centaines comme dans l’audiovisuel. Oui, l’économie du livre est très légère, cela explique qu’elle soit regardée avec un certain dédain parfois. Cette économie légère, voire low-cost aujourd’hui, a pourtant pour elle un énorme avantage : on peut y prendre des risques beaucoup plus facilement qu’ailleurs. On y laisse même encore souvent des auteurs faire un peu ce qui leur passe par la tête. Le livre est encore un grand lieu de liberté, d’invention et d’expérimentation. Il est devenu, de fait, le laboratoire de recherche et développement des grandes industries culturelles. Et on sait ce qui advient quand une société rogne sur la recherche et le développement : elle périclite rapidement.

Mais ce problème pourrait aller au-delà de l’audiovisuel. Les artistes sont autant menacés par les réformes que les auteurs. Quid de l’inventivité de notre industrie du luxe ? De l’automobile ? Et notre attractivité touristique ? Peut-elle survivre à un effondrement culturel du pays ? Bref, c’est toute la « french touch » économique qui vit des recherches menées à faible coût par les artistes et les auteurs. Nous sommes les premiers de cordée de toute cette réussite créative. Si nous tombons, tout le monde tombera avec nous.

Si aujourd’hui les éditeurs comme les pouvoirs publics ne comprennent pas le danger, s’ils continuent tous à agir comme si notre créativité pouvait résister à tous les coups, alors il y aura une catastrophe. 

C’est déjà arrivé à d’autres pays. L’Italie était, toujours, un des pays les plus créatifs au monde dans les années 70. Fellini valait Hitchcock, le western mangeait des spaghettis, on lisait partout Moravia, Buzzati, Calvino, la bande dessinée italienne était la plus productive d‘Europe, c’est même là qu’on réalisait les aventures de Mickey et Donald. Où est passée cette Italie aujourd’hui ? Comment un si grand pays a-t-il pu être sorti aussi rapidement de la culture mondiale ?

La France n’est pas à l’abri d’un tel destin. Il faut en avoir pleinement conscience. C’est le seul moyen d’éviter un tel avenir. Je consacrerai un prochain texte à parler de ce qu’il faudrait profondément repenser pour inverser la tendance.

Évidemment, tout cela est très simplifié, c’est le principe de la prospective comme de l’anticipation de mettre le focus sur quelques éléments et de regarder comment ils se comportent dans le temps. La réalité est toujours bien plus complexe et chaotique. Mais les grandes tensions que je dessine dans ce texte sont déjà à l’œuvre. J’espère que l’avenir me donnera tort. Ne serait-ce que parce que nous aurons fait ce qu’il faut pour échapper à ce destin.  Je ne voudrais surtout pas être celui qui aurait prédit le jour où la France s’arrêta.

#PayeTaCulture #PayeTonAuteur

Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com

12 Commentaires

 

Lanfouest

29/06/2018 à 01:03

Boujour Denis,
Je suis très touché par ce text et j’espère qu’un maximum de gens vont le lire et avoir le même sentiment que moi.
La France est un grand pays mais malheureusement gouverné par des gens qui font trop souvent la sourde oreille aux problèmes du peuple. Je lits beaucoup de bande dessinée je le doit à mon père car ils nous faisaient rêvé mes frères et moi avec sa collection. Je suis de tous cœur avec vous et je souhaite de tous mes veux que pour une fois ils vous écouteront.

Roland

29/06/2018 à 18:13

Denis Bajram a raison !!! Je suis un "fou" de BD et j'ai 57 ans et je suis atterré de voir la production croissante d'œuvres pas toujours de qualité et c'est ce qu'explique particulièrement bien Denis Bajram....n'y a t'il pas aussi une responsabilité de la part des éditeurs, pourquoi aller vers toujours plus en terme de parutions, ou il faut baisser les coûts mais pourquoi ne pas augmenter la qualité certes il y aura moins d'acheteurs mais peut être plus de bénéfices pour les auteurs retenus car et je suis désolé de voir la condition de vie des auteurs car ce métier doit être valorisé à sa juste valeur, quel bonheur d'ouvrir une BD de regarder la construction des planches d'imaginer les heures qu'a du passer le dessinateur, de regarder sa technique et de dérouler les cases dans sa tête..mais c'est ca le bonheur ( oui je suis un peu excessif mais c'est ma nature et j'aime la BD et les auteurs ) et Denis fait peur son exemple sur l'Italie est tout à fait avéré, j'aimerai bien M.Bajram que vous vous trompiez mais je carisn hélas que cela ne soit pas trop le cas...Allez gardez raison et courage et continuez à nous faire rêver avec vos œuvres...de qualité ! Bien à vous. Roland

f*Parme

30/06/2018 à 14:53

Un auteur est-il un travailleur ou un propriétaire ?

f*

Ours

03/07/2018 à 18:13

Un auteur débutant est un jeune qui se promène par la forêt, habitué à la chasse de lapins, a qui un marchand donne une somme d'argent en échange d'une peau d'ours. Dès que le garçon tue l'ours, il apprend combien la chiffre était insuffisante. Mais le contrat est signé, et la peau, vendue. Les auteurs habitués à la chasse de l'ours ne trouvent pas de marchands qui payent le vrai et juste prix d'une peau d'ours, car ils sont en train d'acheter des chasseurs de lapins pour la chasse de l'ours.

f*Parme

03/07/2018 à 19:07

À l'origine, le droit d'auteur est un droit de propriété, pas une rémunération pour un temps de travail et encore moins un permis de chasse.

Alors, par quel tour de passe-passe avons-nous pu confondre TRAVAIL avec PROPRIÉTÉ ?
L'AGESSA serait-elle une erreur historique ?

f*

Erreur

11/07/2018 à 20:07

Ce qui est un erreur historique c'est de considérer un avance sur droits d'auteur du 8% du prix du livre HT sur ventes la seule rémunération pour celui/celle qui a CREÉ le produit. Il faut d'abord payer le travail, et puis payer (pas offrir!) les royalties sur tirage (pas sur ventes!). Comment?! L'éditeur prend un risque économique?! Bon, c'est pour ça qu'il touche 40% du prix du livre vendu en librairie, et 100

BDphile

03/07/2018 à 19:36

Ce qui est un erreur historique est considérer le 8% du prix du livre HT la seule rémunération à un auteur en échange du droit d'exploiter son oeuvre sans limites, revendre les droits, en faire produits dérivés, etc, etc. On dirait que le but des éditeurs est de gagner de l'argent n'importe comment. On dirait qu'ils s'en foutent s'ils mettent en extinction les auteurs... ils pourront quand même commercer avec une autre marchandise.
Historiquement, les royalties étaient un plus, mais il y avait aussi un fixe pour la création.

bibamboum

10/07/2018 à 08:05

Si l'on veut préserver l'activité touristique de la France, cela passe d'abord par une politique de sécurité. Ensuite pour le culturel il s'agira d'empêcher que les églises soient détruites. Car les bus d'étrangers qui viennent encore, le font pour des monuments datant d'il y a deux siècles et bien plus. C'est factuel.

Lapot

03/08/2018 à 13:57

C'est un beau discours mais je ne comprends pas son sens. Il y a 65000 artistes déclarés en France dont la moitié sont des musiciens, un tiers des acteurs, un tiers des peintres, sculpteurs et écrivains. Il y a 3000 auteurs de bds. Et puis il y a 1,65 millions de smicards et près de 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. 6 millions de chomeurs.
J'ai l'impression qu'être un artiste aujourd'hui c'est exiger avant tout une reconnaissance sociale avec les avantages de n'importe quel travailleur. Je croyais que c'était un sacerdoce, une voie qu'on empruntait par nécessité intellectuelle ou émotionnelle, pour faire passer un message, pour s'exprimer quitte à en perdre la raison ou la vie. Passons directement au point godwin du genre : Van Gogh, Modigliani, Vermeer, Gauguin, Poe, Dickinson. Tous morts dans la pauvreté mais riches de ce qu'ils avaient à offrir. Qui sont les artistes d'aujourd'hui ? Des faiseurs pour la plupart, sans talent pour la grande majorité, sans technique pour certains et très médiocre pour d'autres. Combien d'artistes vivent aux dépends d'un conjoint, d'une famille ou de l'état dans l'espoir que la fortune viendra ? C'est tout le vice de l'économie d'un Art qui est mort depuis qu'il a rempli le compte en banque de quelques-uns. Il faudrait commencer à faire le ménage dans tout ça. Artiste ne peut pas être un métier, c'est une condition, un parcours intérieur avant d'être extérieur, un choix égoïste dont on doit assumer toutes les conséquences sauf à tomber dans les travers d'un télé-crochet qui vous assurera une si minable notoriété. Dans le fond l'Art n'a pas échappé à la décadence de nos sociétés pourries gâtées, et vous artistes n'êtes plus que des singes à se battre pour des cacahuètes, sans plus aucune âme ni aucun destin. :ohh:

@Lapot

06/08/2018 à 15:39

Vous avez raison: vous ne comprenez pas.
On parle de l'industrie la plus importante de France après le tourisme (et avant même l'automobile!). Pourtant, ceux qui créent le produit ne peuvent pas vivre de leur travail. Alors qu'ils sont aussi peu nombreux?!
Ne comparez pas avec les chômeurs. Les chômeurs ne travaillent pas et gagnent beaucoup plus que la majorité des auteurs, qui travaillent beaucoup! (et qui par ailleurs n'ont pas de droit au chômage!)
Si vous pensez qu'un vrai artiste doit être pauvre à mourir, peut être vous ne considérez Velazquez, Michelangelo, Leonardo, etc des vrais artistes...

Lapo

08/08/2018 à 11:06

Voilà le genre d'affirmations qui ne peut que faire reculer un débat de fond parce qu'il est erroné et partial.
Les principaux secteur d'activité en France sont : l'agriculture, le tourisme, la télécommunication et l'énergie. Et bien sûr "l'industrie". Dans l'industrie, les domaines les plus importants sont : l'aéronautique, l'électronique, le nucléaire, la pharmacie, la cosmétique et l'automobile. L'industrie du livre arrive bien après et représente la branche culturelle la plus importante. Évitons de raconter des histoires.
Affirmer également que "Les chômeurs ne travaillent pas et gagnent beaucoup plus que la majorité des auteurs" non seulement c'est faux mais c'est un argument grotesque. Et demeure une différence primordiale : un chômeur ne choisit pas sa condition, un auteur si.

Blutch blue

20/12/2018 à 12:35

Merci Denis pour le travail et l’analyse très juste.

C’est l’ensemble du système qui n’est plus cohérent.

Courage aux auteurs

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Ce jeudi 18 décembre, à l'occasion d'une niche parlementaire du groupe Écologiste au Sénat, une proposition de loi de Monique de Marco (Gironde, Écologiste - Solidarité et Territoires) sur la continuité de revenus des artistes-auteurs sera examinée. Une opportunité d'amélioration de la condition des artistes auteurs, souligne le Syndicat des éditeurs alternatifs (S.E.A) dans un communiqué, reproduit ci-dessous.

17/12/2025, 11:40

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“Petit” éditeur un peu fâché...

À l’heure où l’édition connaît de profondes mutations économiques et techniques, les pratiques d’impression cristallisent de nombreuses tensions entre acteurs de la chaîne du livre. L’essor de l’impression à la demande, longtemps perçue comme marginale, interroge désormais les modèles de diffusion, le rôle des libraires et la place des éditeurs indépendants dans un paysage dominé par la surproduction et la concentration.

16/12/2025, 16:39

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“Notre pays, c’est la poésie“ : pourquoi il faut préserver les lieux de Boris Vian et Jacques Prévert

Hélène Pince, une des représentantes du groupement pour les musiques actuelles au sein du Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs (SNAC), lance un appel vibrant pour la préservation des appartements de Boris Vian et de Jacques Prévert. Selon elle, plus que des murs, ces espaces incarnent une histoire poétique, humaniste et profondément vivante, dont la transmission aux générations futures demeure essentielle.

16/12/2025, 11:58

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Lecture sacrifiée en France ? La filière s’alarme d’un désengagement inédit de l’État

La perspective d’une diminution des crédits destinés au développement de la lecture dans le projet de budget 2026 suscite une profonde inquiétude au sein du monde du livre. Cette orientation budgétaire intervient pourtant dans un contexte de mobilisation forte, illustrée notamment par les États généraux de la lecture jeunesse, qui ont mis en lumière l’urgence et l’ampleur des enjeux liés à la pratique de la lecture.

15/12/2025, 16:48

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“Garantir sa sécurité” : l’appel urgent après l’arrestation de Narges Mohammadi

Militante iranienne des droits humains, vice-présidente du Defenders of Human Rights Center, Narges Mohammadi est engagée depuis plus de vingt ans contre la répression, la peine de mort et les discriminations, notamment à l’égard des femmes en Iran. Son combat s’inscrit dans un contexte marqué par l’autoritarisme de la République islamique, qui réprime violemment toute dissidence, restreint les libertés fondamentales et impose des lois strictes telles que le port obligatoire du hijab.

14/12/2025, 11:14

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La SAIF réaffirme son soutien à la continuité de revenus pour les artistes-auteurs

La Société des Auteurs des arts visuels et de l'Image Fixe (SAIF) salue les conclusions de la mission flash sur la continuité de revenus des artistes-auteur·rices et réaffirme son soutien à la proposition de projet de loi visant à leur accorder le droit à l’assurance chômage. 

11/12/2025, 13:14

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“Que deviendraient les œuvres si les IA devenaient les seules créatrices ?”

Alors que l’essor fulgurant de l’IA recompose les pratiques de création et fragilise les modèles de diffusion, les éditeurs s’organisent pour protéger l’originalité des œuvres et les droits des auteurs. Entre exigences éthiques, enjeux juridiques et lutte contre le piratage, la profession cherche à établir un cadre capable de préserver la valeur du livre et la diversité culturelle.

10/12/2025, 10:46

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Épuisement, précarité, sacrifices : l’envers du décor de la création jeunesse

« Je vis à peu près de mon métier, car je pédale sans m’arrêter. » Comme de nombreuses autrices, Amandine Laprun fait face à une réalité implacable : produire, encore et encore, sous peine de n’avoir plus de ressources. Pour cela et bien plus encore, la perspective de la loi Continuité de revenus représente la possibilité d’une respiration. Elle le raconte dans une tribune confiée à ActuaLitté.

09/12/2025, 15:00

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“Nous sommes sans voix” : pourquoi la France a expulsé l’autrice italienne Elena Mistrello ?

Invitée au festival BD Colomiers pour présenter Syndrome Italie, l’autrice italienne Elena Mistrello a été expulsée dès son arrivée à l’aéroport de Toulouse, le 21 novembre 2025. Agnès Tricoire, Présidente de l'Observatoire de la liberté de création, a fait parvenir à ActuaLitté un courrier adressé au préfet de la Haute-Garonne, interpellant sur cette situation des plus incongrues. 

08/12/2025, 12:46

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Trois ans de travail envolés : la réalité du métier d'autrice en 2025

Autrice-dessinatrice depuis 2003, reconnue en France et à l’étranger, Élodie Durand a vu en 2025 deux contrats annulés et trois années de travail disparaître, révélant la précarité structurelle des artistes-auteur·ices. Son témoignage rappelle combien le projet de loi sur la continuité de revenus est essentiel pour garantir des conditions de création dignes et durables.

08/12/2025, 10:19

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Frais de port à 3 € : la mesure qui fait chuter la lecture en France ?

Depuis l’entrée en vigueur de la loi Darcos fin 2021, les commandes en ligne de livres neufs de moins de 35 € sont systématiquement assorties d’un minimum de 3 € de frais de port — un surcoût désormais inscrit dans l’acte d’achat. Deux ans plus tard, cette mesure destinée à « rééquilibrer la concurrence » entre plateformes numériques et librairies physiques apparaît comme une taxe invisible sur la lecture.

08/12/2025, 05:00

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“On meurt de faim en écrivant” : pourquoi la France abandonne ses créateurs

La question de la continuité de revenus pour les artistes-auteurs s’impose aujourd’hui comme l’un des enjeux majeurs de la politique culturelle. Malgré l’existence d’un statut juridique spécifique, confirmé notamment par les constats du Rapport Racine en 2020 sur la fragilité économique du secteur, les créateurs restent soumis à des rémunérations irrégulières, dépendantes des avances, des droits perçus ou des résidences obtenues. 
 

05/12/2025, 12:13

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Pierre Drachline : dix ans après, le souvenir intact d’un éditeur hors normes

Dix ans après la disparition de Pierre Drachline, ses collègues du Cherche midi lui rendent un hommage vibrant, à la mesure de son exigence littéraire et de sa liberté d’esprit. Éditeur entier, intransigeant et profondément humain, il a marqué ceux qu’il accompagnait par son regard acéré et son sens de la vérité des mots. Un héritage vivant selon eux, qui continue d’éclairer celles et ceux qui font la littérature aujourd’hui.

04/12/2025, 12:14

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Droit de réponse : “Le Groupe Nosoli a engagé une transformation profonde de son modèle”

ActuaLitté a fait état, le 21 novembre dernier, de plusieurs opérations sur le capital de la société Decitre par le groupe Nosoli, également propriétaire du Furet du Nord. Malgré nos efforts, nous n'avions pas pu obtenir de commentaires de la part de Nosoli avant la parution de l'article. Christophe Desbonnet, président de Nosoli, a demandé un droit de réponse, que nous lui accordons ci-dessous.

02/12/2025, 09:50

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Les librairies indépendantes “sont, et doivent rester libres de leurs prises de position”

Dégradations de vitrines, menaces, sanctions économiques... Depuis quelques semaines, les librairies indépendantes françaises sont visées en raison de leurs prises de position ou des ouvrages qu'elles proposent. L'Association Librairies Indépendantes en Nouvelle-Aquitaine (LINA) s'inquiète de ce climat délétère et appelle les pouvoirs publics à agir pour soutenir la profession.

01/12/2025, 10:49

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“Nous ne transigerons pas” : des voix s’élèvent contre les attaques en librairie

Le 27 novembre au soir, plus de 250 personnes se sont rassemblées place de la République, à Paris, pour dénoncer la multiplication d’attaques, d’intimidations et de campagnes de harcèlement visant des librairies indépendantes. 

28/11/2025, 14:21

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“J’ai gagné à la loterie de l’édition… mais rien n’a changé”

Incroyable. Voilà ce que je me suis dit en voyant les premières mentions de ce projet de loi sur la continuité de revenus pour les artistes-auteurs. Incroyable au sens premier : je ne pouvais pas y croire. Par Benjamin Adam.

28/11/2025, 10:00

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Illustrateurs et auteurs : une précarité qui use le corps et l’esprit

« Et puis un autre danger, c’est un danger d’une nature plus psychologique, c’est le dérèglement que peut entraîner la solitude, que peut entraîner la fatigue nerveuse qui résulte de cette vie au jour le jour, où vous n’êtes jamais sûr du lendemain. Vous passez constamment par des états extrêmes… d’extrême enthousiasme, d’extrême soucis, d’extrême fatigue. Il y a une fatigue nerveuse très forte. » Nicolas Bouvier, à propos de son premier voyage. Tribune signée par Henri Fellner.

26/11/2025, 11:00

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Sécuriser la création : un enjeu vital pour les artistes-auteurs

Dans un paysage culturel où les créateurs cumulent souvent les activités pour survivre, les obstacles administratifs et financiers freinent l’émergence de nouvelles voix. Une réforme ambitieuse pourrait enfin garantir des conditions de travail permettant de créer sans s’épuiser. Par Thomas Fouchault, auteur, éditeur, et président de la Ligue des Auteurs Professionnels depuis 2023.

26/11/2025, 10:31

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Subvention bloquée par la droite : Paris Librairies dénonce une manœuvre politique

L’association Paris Librairies dénonce le rejet, au Conseil de Paris, du dispositif de 500.000 € destiné à soutenir quarante librairies indépendantes de la capitale. Elle pointe une manœuvre politique qui fragilise un secteur déjà en grande difficulté et cible une librairie pour sa ligne éditoriale. Dans un contexte de pressions, de vandalisme et d’intimidations, elle appelle à réinscrire la mesure à l’ordre du jour de décembre et à défendre le pluralisme démocratique.

24/11/2025, 15:19

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285 autrices et auteurs de BD renoncent à Angoulême

Une tribune collective lancée par des autrices, créatrices et professionnel·le·s de la bande dessinée vient secouer l’Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (FIBD). Elle dénonce avec force la « crise » que traverse le festival, tant sur le plan des conditions de travail que de la gouvernance de l’organisateur 9e Art+ — et revendique un changement radical, à la fois culturel et institutionnel.

22/11/2025, 15:32

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FIBD d’Angoulême : les équipes appellent à un dialogue apaisé

Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême traverse une crise sans précédent, nourrie par l’affaire dite “Chloé” et par une série de prises de position mettant en cause sa gouvernance et sa gestion des violences sexistes et sexuelles. Alors que la profession exprime une colère profonde, les équipes du FIBD appellent à la nuance, au respect des faits et à la préservation d’un événement qu’elles considèrent comme un bien commun. Nous reproduisons leur texte ci-dessous.

21/11/2025, 08:38

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Sans artistes, pas de livres : pourquoi nous laisser dans la précarité ?

Je suis illustratrice en jeunesse et en presse depuis 2009, en bande dessinée depuis peu. Je n'ai jamais eu d'autre MÉTIER. Métier en majuscule, car créer est un métier, pas un hobby. Mon métier créatif permet à d'autres métiers d'exister : éditeurs-rices, directeurs-rices artistiques, graphistes, représentants, commerciaux et j'en passe. Par Bérengère Delaporte.

19/11/2025, 16:20

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Prix Les Visionnaires 2026 : des romans pour éclairer le présent et interroger l’avenir

Bibliothécaire à la médiathèque Jean Rousselot, à Guyancourt (Yvelines), Grégory Launay est membre du jury du Prix Les Visionnaires 2026. À travers ce prix littéraire et territorial, il défend une vision de la lecture comme outil de médiation, de réflexion sur le monde contemporain et de dialogue avec les différents publics.

17/02/2026, 15:54

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Luciana Peker : “Aimer mieux, c’est aimer sans hiérarchie ni soumission”

La Saint-Valentin déborde de cœurs rouges, mais sous le vernis sucré, Luciana Peker tranche dans la chair du mythe romantique. Son enquête dissèque l’amour comme un champ de bataille intime, saturé d’héritages politiques, de domination feutrée et de déséquilibres affectifs. Entre désir sincère et architecture sociale, elle dévoile une cartographie du sentiment où le pouvoir circule, s’infiltre et modèle les corps, les choix et les silences, loin du conte amoureux vendu comme universel.

17/02/2026, 09:35

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Agents littéraires : la mutation silencieuse qui transforme la carrière des écrivains

C’est un petit séisme auquel a assisté l’édition voilà une semaine : après la publication d’une quinzaine d’ouvrages et près d’un million de livres vendus, Patricia Darré décidait de collaborer avec Mickaël Palvin fondateur de l’agence littéraire Héraklès. Pourquoi ce choix, quand la notoriété et la réussite sont avérées ? Et que dit cette relation nouvelle de l’époque ?

13/02/2026, 17:01

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Les Passantes : des vies effacées qui éclairent l’Histoire

Comme les éditions Anacharsis misent sur les vies effacées, l’historien Philippe Braunstein ouvre le bal de cette collection si brassensienne. Et l’intéressé (Philippe, pas Georges) d’attaquer d’emblée un détail éditorial : « Donc je peux dire tout de suite que je suis furieux de la couverture qui a été faite, parce que ça n’a aucun rapport avec Venise, ni avec un noble vénitien, ni avec un ambassadeur, et ils ont inventé un portrait qui n’existe pas. »

09/02/2026, 17:19

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Witold Gombrowicz, l’ennemi radical des identités figées

Dans cet article, Charles Garatynski relit l’œuvre de Witold Gombrowicz comme une entreprise radicale de déstabilisation des identités, des rôles et des formes sociales. De Ferdydurke à Cosmos, l’écrivain polonais apparaît comme un penseur de l’inauthenticité, pour qui la littérature devient un espace de résistance contre les assignations culturelles, nationales et symboliques.  

09/02/2026, 16:33

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Bernard Werber : “L'imagination est un artisanat qui réclame une certaine rigueur”

Depuis quelques semaines, Bernard Werber s’installe comme un horloger mystique prêt à disséquer l’imaginaire humain et la littérature, à travers un podcast qu'il a monté. Ici, pas de nostalgie confortable : place au moteur brut, à l’idée nue, au monde qui naît sous le scalpel narratif. Entre méthode d’atelier et pulsion de création, il démonte la fiction pièce par pièce, puis la relance comme une machine vivante prête à happer l’auditeur.

06/02/2026, 14:11

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L’Amérique au bord du précipice : pourquoi la culture renversera Donald Trump

L’Amérique tangue, ivre de sa propre légende, coincée entre les néons sales du pouvoir brut et les fantômes électriques de Ginsberg qui hurlent encore sur l’asphalte. Dans le cockpit, un milliardaire enragé joue avec les boutons rouges comme un enfant trop riche dans un magasin d’armes. Pourtant, sous la tôle froissée, le moteur démocratique gronde. Les poètes, les musiciens, les libraires, les profs, les types fatigués qui votent sans illusions tiennent encore la ligne. Ce texte parle d’une chute possible. Mais surtout d’une résistance culturelle qui mord, qui encaisse, qui refuse de plier. Par Mathias de Breyne.

06/02/2026, 14:08

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“Norma Jeane Baker était une femme. Marilyn Monroe était un mythe”

De la découverte sidérante de la mort de Marilyn Monroe à l’enquête intime sur Norma Jeane Baker, ce Daniel Charneux retrace ici une fascination née dans l’enfance et devenue projet littéraire. Entre mémoire personnelle, immersion dans les archives, films et biographies, et réflexion sur l’identité, l’auteur traque la femme derrière l’icône. Une plongée sensible dans la fracture entre mythe hollywoodien, violence médiatique et destin humain brisé. Il publie ce 5 février I'm not M.M. chez Arléa.

04/02/2026, 09:00

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Beyrouth Paradise de David Hury : “Tout le monde a quelque chose à cacher à Beyrouth“

Beyrouth s’accroche aux branches du cèdre du Liban comme par miracle, ce pays reste un mystère pour Marwan Khalil, désormais à la retraite. Sa pension de flic n’étant pas suffisante, il a ouvert dans son quartier, un cabinet de détective privé. Pas de quoi vivre dans le luxe, mais bien assez pour s’acheter de quoi fumer et mettre de l’essence dans sa bonne vieille Alfa dans laquelle, dans ce nouvel opus, il écoute les cassettes de Chris de Burgh en boucle. 

02/02/2026, 10:53

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“Proposer des livres à petit prix, c’est une belle mission”

Un livre à petit prix posé entre des chargeurs de téléphone, des timbres et des chariots de supermarché : la scène a quelque chose de trivial et de politique à la fois. Avec le rachat d’Expodif et de Temps Livre, Maxilivres revendique une vision industrielle de la lecture : faire circuler des millions d’ouvrages hors des circuits consacrés, capter l’achat d’impulsion, épouser les contraintes budgétaires et transformer l’économie circulaire en moteur culturel.

29/01/2026, 10:00

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Hitler contre Artaud : comprendre une confrontation imaginaire

Entre 1930 et 1932, Antonin Artaud séjourne à plusieurs reprises à Berlin, au moment même où la République de Weimar s’effondre. À partir d’archives, de lettres, de manuscrits et d’une relecture attentive des textes asilaires, Ilios Chailly retrace ces séjours berlinois et interroge l’une des affirmations les plus troublantes d’Artaud : sa rencontre supposée avec Adolf Hitler.

27/01/2026, 13:06

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“Les poètes inconnus majoritaires, le public les conspue”

La poésie se joue souvent sous néon blafard, entre un verre tiède et une rage froide. Ici, on dégoupille la grenade avec un sourire carnassier : la Maison de la poésie, ses VIP, ses têtes d’affiche, son petit théâtre bourgeois. Le texte grince, éructe, ricane. Un pamphlet en roue libre, entre PMU, Johnny imaginaire et satire sociale, où la littérature se cogne au star-system comme un poète contre une vitrine.

27/01/2026, 11:33

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Heated Rivalry : comment une romance entre hockeyeurs a déclenché une folie mondiale

Il y eut After, Calendar Girl et bien d'autres : un autre phénomène se profile, sur fond de patinoire. Heated Rivalry, romance sportive homosexuelle d'après l'oeuvre de Rachel Reid, connaît un engouement fulgurant depuis son adaptation télévisée – avec un raz de marée sur les livres en bibliothèques et librairies américaines. Parue sans faire de bruit en France dès 2021 (avant de disparaître des rayons), la saga reviendra dans une nouvelle traduction. 

24/01/2026, 10:38

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Radiographie du Brésil : “On vit encore aujourd’hui les résultats de chaque mauvais choix”

Plonger dans Eldorado, c’est embarquer à l’arrière d’un camion brinquebalant, quelque part entre une saga familiale, une radiographie politique et un western tropical sans héros. Marcello Quintanilha raconte le Brésil comme on raconte une cicatrice : sans pathos, avec précision, en laissant affleurer la colère, la tendresse et les regrets. Un roman graphique comme une confession à ciel ouvert, où l’histoire intime devient un procès-verbal du siècle.

23/01/2026, 16:00

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Diffusion du livre photo : résoudre “l’impossible équation économique“ des éditeurs

« La réalité d’un livre photo, c’est qu’on le conservera durant une année entière. Et au moment où l’on se décide à le renvoyer, un client le sauvera du retour pour l’acheter. » Cette théorie, qu’une libraire présente dans la salle du Musée de Picardie expose comme amplement vérifiée, concluait les échanges avec humour et délicatesse. Pour autant, l’anecdote dit quelque chose de cette difficulté de diffusion…

22/01/2026, 18:24

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Les livres de photos “nous arment contre la violence de notre monde d’images”

À l’occasion de la journée de sensibilisation au livre de photographie organisée à Amiens, ce 22 janvier par France Photobook, Éric Cez a ouvert les échanges en proposant un autre regard. Cofondateur de la maison d’édition Loco et président de l’association, il invite à « nous armer contre la violence de notre monde d’images », par la photographie.

22/01/2026, 11:00

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Lire les images : le pari du livre de photographie en bibliothèque

Bibliothécaire à la médiathèque L’Odyssée de Lomme, Mario Alonso retrace, dans cet entretien, la création d’un rayon consacré au livre de photographie, les choix de médiation qui l’accompagnent et l’évolution du regard du public sur ce type d’ouvrages. Il revient sur sa manière d’aborder la photographie comme un langage narratif, sur l’importance de l’éducation à l’image et les raisons qui le conduisent à intervenir lors de la prochaine journée professionnelle dédiée au livre photo, organisée à Amiens.

22/01/2026, 10:14

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Toujours vient la nuit : l'art poétique de Robert E. Howard, créateur de Conan le Barbare

Ce 22 janvier parait la première édition intégrale bilingue des poèmes de Robert E. Howard (1906-1936), intitulée Toujours vient la nuit/Always Comes Evening. Imaginée par Mecanic Books, cette publication jette une nouvelle lumière — assez noire — sur l'œuvre du créateur de Conan le Barbare et de Solomon Kane, en présentant ses poèmes traduits par François Truchaud et Patrice Louinet. Les éditeurs reviennent sur cet ouvrage insolite, au façonnage audacieux, sublimé par les illustrations d'Antoine Leisure.

22/01/2026, 09:57

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Format, papier, rythme : le travail invisible derrière les livres photo

Dans l’édition photographique, le livre n’est jamais un simple contenant. Format, papier, rythme des pages, respiration des images : tout concourt à transformer une série de photographies en un objet lisible, manipulable, partageable. Ce travail de mise en forme, souvent invisible pour le lecteur, est pourtant au cœur de la création éditoriale. Designer graphique spécialisée en identité visuelle et typographie, autrice et enseignante, Lucie Baratte en a fait son terrain de pratique et de réflexion, notamment à travers sa collaboration de longue date avec les éditions Light Motiv.

22/01/2026, 07:16

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Congo-Brazzaville : “Nos histoires méritent d’être imprimées, lues et transmises”

Au Congo, Jevic Josué Otiléon, fondateur de Centrale Comics, est le lauréat du Prix Lili 2025, mais c’est aussi un auteur, dessinateur, entrepreneur, acteur engagé, rêveur, passeur et bâtisseur. Une belle personnalité, calme et attentive aux autres, qui construit un catalogue ambitieux en accompagnant patiemment ses auteurs de BD. Propos recueillis par Agnès Debiage (ADCF Africa).

19/01/2026, 12:34

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“Il faut s’organiser collectivement pour se défendre concrètement”

La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires a tenu, vendredi 16 janvier 2026, une conférence de presse à l’annexe de la Bourse du travail de Paris. Ses membres, aux côtés d’autres acteurs engagés du monde du livre, y ont dénoncé la multiplication des attaques d’extrême droite contre les librairies et le climat politique, policier et médiatique qui les rend possibles. Un fait jugé inédit depuis des décennies a été particulièrement souligné : la perquisition, le 7 janvier dernier, de la librairie féministe Violette and Co.

16/01/2026, 18:22

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L’industrie du livre, ou l’art délicat de se concentrer en feignant de s’en foutre

Il y a dans l’industrie du livre quelque chose d’un ballet étrange : une danse de bilans déficitaires, de discours vertueux, de concentrations “raisonnables” et de communiqués qui jurent, la main sur le cœur, que tout cela se fait au nom de la diversité. On fusionne pour mieux défendre la pluralité, on rationalise pour préserver la création, on licencie pour sauver la chaîne du livre — cette créature mythologique que tout le monde invoque mais que plus personne ne nourrit vraiment.

16/01/2026, 12:22

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Feryane, 34 ans de grands caractères : “Une belle aventure“ qui s’achève

Créée en 1991 et basée à Viroflay dans les Yvelines, la maison d’édition Feryane, spécialiste des rééditions en grands caractères, a annoncé sur son site sa cessation d’activité au 31 décembre 2025. L’entreprise familiale laisse derrière elle plusieurs centaines de titres, et une histoire de lecture partagée, portée dès l’origine par une femme convaincue qu’un lecteur malvoyant devait pouvoir lire « la même chose que sa cousine ».

15/01/2026, 17:10

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Ô Mères d’Iran de Massoumeh Raouf : le cri d’une mère courage

« L’Histoire ne se répète pas, elle bégaie » avait déclaré Mendès-France à la tribune de l’Assemblée Nationale. L’Iran, pour son grand malheur, se prête parfaitement à cette maxime. Massoumeh Raouf, journaliste iranienne, a fui son pays à la suite de sa condamnation à 20 ans de réclusion. Elle réussit à s’évader de prison et a raconté sa détention ainsi que son évasion en 2022 aux éditions Balland dans Évasion de la prison d’Iran

15/01/2026, 16:46

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Et si le webtoon sauvait la BD sur smartphone ? L’expérience inattendue de Bang !!

À l’origine de Bang!, il n’y a ni pitch de start-up calibré ni fascination naïve pour la technologie. Il y a d’abord un constat, presque évident que pose Clément Cousin : l'offre de BD numérique actuelle, ne fonctionne pas. Ou plutôt, « la façon de consommer de la BD en digital est cassée », résume-t-il sans détour. Trop souvent, l’adaptation numérique se contente de transposer la page papier sur un écran qui n’a jamais été pensé pour elle (ni peut-être à elle). Résultat : une expérience inconfortable, peu fluide, parfois décourageante.

15/01/2026, 16:09

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“La mémoire des Européens semble figée et anesthésiée“ : entretien avec François-Michel Durazzo

Première moitié du XIXème siècle… Fils d’une tenancière de bordel, l’aventurier viennois Redo Hauptsammer débarque dans l’austère commune de Szonden, bourgade imaginaire située dans le détroit de l’Oder, en Prusse orientale. Par Étienne Ruhaud.

14/01/2026, 11:48

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Laâyoune, en attendant : entre football et Maroc, le Sahara face au réel

“Les sources“. En arabe, cela se dit Laâyoune, aujourd’hui la plus importante ville du Sahara occidental. Riche en nappes phréatiques dans une zone de désert, la ville a toujours représenté un lieu de repos. Et d’approvisionnement. En eau. Donc en vie. Et c’est là que Nicolas Rouillé installe son nouveau livre, Laâyoune, en attendant. Et malgré le silence du désert, de nombreux échos se font entendre. 

14/01/2026, 11:15

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Simon de Jocas : “Être éditeur, c’est aller à la rencontre de l’autre”

Il y a des transmissions qui ressemblent à des bilans. Or celle de Simon de Jocas, ancien président des Éditions Les 400 coups, tient plutôt du déplacement : quitter la barre sans quitter la route. Au moment où l’on voudrait l’installer dans une « après-vie » paisible, il rectifie le récit, d’un ton ferme et souriant. « Quand on me demande si je prends ma retraite, je dis non, ce n’est pas prendre ma retraite. »

14/01/2026, 09:33

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À Marseille, des livres de montagne et de nature pensés pour les enfants

À Marseille, les Éditions du Chemin des Crêtes ont longtemps raconté l’aventure aux adultes, sacs au dos, baudriers serrés et récits plein la tête. Randonnée, escalade, parapente, course à pied : la maison a bâti son identité autour du plein air et de celles et ceux qui l’arpentent. Aujourd’hui, le regard se décale, à hauteur d’enfant.

 

13/01/2026, 10:00

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Livre jeunesse : ”Les enfants aiment rêver, mais ils aiment aussi comprendre”

Les Éditions Quanto ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire éditoriale avec le lancement d’une collection jeunesse, conçue comme une extension naturelle de leur travail autour de la transmission des savoirs. Portée par une approche exigeante, attentive au langage et à la narration, cette collection entend s’adresser aux enfants sans les infantiliser, tout en créant un espace de lecture partagé entre générations.

12/01/2026, 14:26

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“L’édition n’est pas épuisée. Elle est saturée”

TÉMOIGNAGE - « OnlyFans ou le Bois de Boulogne. Ce sont là mes dernières options. Je suis éditrice. Voici mon histoire. Elle est authentique. » Épisode 8. Il fallait marquer une pause, pour vous autant que pour moi. J'ai partagé pas mal de choses dans ces colonnes, mais les confiseurs n'ont pas le monopole de la trêve. Je m'appelle Victoire. J'ai eu la révélation que je cherchais.

10/01/2026, 10:38

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“Connaisseur averti du temps incertain” : Michel Jeury, une longueur d’avance sur notre époque

Figure majeure et pourtant trop discrète de la science-fiction française, Michel Jeury aura profondément marqué la littérature de l’imaginaire en bouleversant notre rapport au temps, au langage et à la conscience. À l’heure où sa Trilogie chronolytique s’apprête à renaître en librairie, cet article propose une traversée mémorielle et critique de l’œuvre d’un écrivain essentiel, à la croisée du romanesque terrien et des audaces conceptuelles de la SF, dont l’héritage continue d’irriguer silencieusement notre présent.

09/01/2026, 10:51

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Lettre à nous, les hyper-délirants : “Vivre est bien souvent devenu une pathologie qui réclame la molécule idoine”

Particulièrement sensible aux commentaires survenus suite à la publication de sa Lettre à Nicolas Demorand, l’auteur Christophe Esnault a voulu revenir sur le sujet. « J’y ai vu beaucoup de personnes en souffrance psychique, aussi je me pose en hyper-délirant et ai écrit ce texte sous neuroleptique, comme tout ce que j'ai écrit depuis à peu près quinze ans. » En découle le texte qui suit.

08/01/2026, 12:33

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Un nouveau bilan dans votre boîte mail : de belles découvertes

2026 pointe le bout de son nez et Elsa l'accompagne avec quelques dernières recommandations, un bilan personnel et de bonnes résolutions. En avant la musique !

07/01/2026, 17:15

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ActuaLitté a réuni 1,7 million de lecteurs en décembre 2025 : et vous ?

Allez savoir pour quelle raison les débuts d’année sont propices aux bilans des mois passés : un côté bicéphale janusien, probablement. Pas encore détachés de ce qui s’achève, on peine à se projeter dans l’avenir. Ou bien, puiser des forces dans les réussites qui insuffleront l’énergie indispensable. En ce mois de janvier, c’est bien le cas : notre média a explosé les compteurs.

07/01/2026, 16:53

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Grand bal parlementaire : quand les artistes-auteurs et autrices imposent leur musique

Il faut forcément un événement d’importance pour m’arracher à mon Angleterre chérie et m’éloigner de mes cottages humides et de mes thés parfaitement infusés. Mais les réjouissances de décembre et l'organisation de grands bals constituent une excuse parfaitement recevable. Plus encore lorsque ces festivités se tiennent à Paris… Tenez-vous le pour dit, moi, Lady en Passant revient en cette nouvelle année. Avec mes meilleurs voeux...

07/01/2026, 10:51