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Excédés, des libraires boycottent le prix Renaudot et son livre Amazon

Libraire durant 10 années, à Acheres dans les Yvelines (Librairie Neverland, aujourd'hui fermée), Mélanie Le Saux a découvert comme d'autres la liste du prix Renaudot. Son sang n'a fait qu'un tour. « Je ne suis peut-être pas la plus légitime, mais mon écœurement a pris le dessus et j’ai écrit une lettre ouverte au jury du Prix Renaudot », indique-t-elle.

Le 10/09/2018 à 11:09 par Auteur invité

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10/09/2018 à 11:09

Auteur invité

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ActuaLitté

David, hilare, après avoir triomphé de Goliath - domaine public, d'après Caravage

Dans le même temps, l’association Lil – Libraires indépendantes de Lorraine –, qui regroupe les libraires du Grand Est, réfléchit à un boycot du prix Renaudot, par un retour massif des livres présentés dans la liste. Un autre mouvement d'agacement, qui rejoint celui de Mélanie Le Saux.

Dans une lettre ouverte, elle explique ce ras-le-bol, cette exaspération, face au choix des jurés de retenir un titre commercialisé en autopublication, via Amazon. Une injure ? Face à une situation impossible, les libraires protestent.  « Merci de faire suivre si vous la pensez digne de l’être... Et si des libraires voulaient me faire l’honneur de la soutenir, peut-être aurions-nous l’opportunité de la faire publier dans les médias. Seule je ne suis rien. »

Lettre ouverte à l’attention des membres du jury du prix Renaudot.

Madame, Messieurs, c’est avec stupéfaction, incrédulité d’abord, indignation ensuite que j’ai découvert que vous aviez choisi de sélectionner un livre auto-édité chez… Amazon.

Autant dire que si cet ouvrage gagne le prix, et même s’il ne l’emporte pas d’ailleurs, les libraires se verront contraints de le commander chez leur concurrent le plus féroce. Celui-là même qui se targue d’éradiquer toutes les librairies, puis les éditeurs, pour avoir le monopole du circuit du livre.

Merci, donc, à vous président Frédéric Beigbeder, à Patrick Besson en particulier, qui a amené et défendu le livre en question, et aux autres. Merci madame Bona, messieurs Giudicelli, Giesbert, Chateaureynaud, Le Clézio, Pancrazi, Gardel et Garcin d’avoir créé ce précédent, d’avoir ouvert la porte bien grande à la « bête »… 

Alors bien sûr une question se pose. Sous prétexte de défendre un (peut-être) bon livre, de soutenir un auteur rejeté par le même milieu de l’édition qui l’avait jadis publié, de montrer du doigt je cite « l’israélophobie délirante des éditeurs traditionnels »… Vous êtes prêt à abandonner les librairies ?

Je ne peux pas croire un instant que vous soyez inconscients de la portée de votre acte, que vous ne vous rendiez pas compte que les libraires vont devoir désormais acheter et donc rapporter de l’argent à celui-là même qui veut leur fin. Je ne peux pas croire non plus que vous pensiez sérieusement, tout comme l’auteur, qu’Amazon puisse être garant du pluralisme que nous chérissons tous (et ne nous trompons pas de bataille, en aucun cas il ne s’agit de se battre contre l’auto-édition mais bien contre le géant américain, dont la nocivité, n’a plus à être démontrée…)

Car enfin le message que vous envoyez signifie que la librairie serait désormais superflue, libraire une profession en voie de disparition, un métier qui prendra place demain entre le cocher de fiacre et le poinçonneur des Lilas.
Alors je veux être « bienveillante » et m’interdire de penser qu’il n’est ici question que d’un coup de buzz, mais dans ce cas pourquoi Amazon ? Pourquoi pas n’importe quel autre auto-éditeur ?

Je peux également être optimiste (après tout, ouvrir et tenir pendant 10 ans une librairie en banlieue sans me payer…) et continuer à travailler sur un nouveau projet, dans une autre banlieue qui m’accueille.

Mais je ne dois pas être naïve… Comment aborder aujourd’hui ce métier si passionnant autant que difficile, si désormais la trahison vient de ceux qui devraient être les premiers défenseurs des libraires, ces libraires qui depuis toujours œuvrent en faveur de la diffusion du livre.

Ceux-ci devront-ils à leur tour boycotter le livre auto-édité, le Prix, voir les auteurs composant le jury, pour se faire entendre ? Certains commencent déjà à le murmurer… Mais de ce fait Amazon aurait déjà gagné. Heureusement beaucoup d’auteurs nous ont fait part de leur soutien, et je me garderais bien de les mettre tous dans le même sac !

Libraire pendant 10 ans et désireuse de le redevenir, je refuse de baisser les bras, je veux continuer à me battre, mais pourrais-je le faire dans un monde où désormais Amazon peut remporter un prix et nous balayer sans que cela ne choque personne ? Dans un monde où, je viens à peine de l’apprendre, le ministère de la Culture proposerait un pass culture jeunesse de 500 euros, dont seulement 100 pour les livres, à dépenser y compris chez Amazon.

Madame, Messieurs, il ne me reste plus qu’à espérer que les autres membres des jurys littéraires ne suivront pas votre détestable exemple.

Mélanie Le Saux

Mise à jour 15 h 40 : 

Marie-Pierre Reibel, coordinatrice de l’association LIL, jointe par ActuaLitté, nous indique que, pour l’heure, « nous n’avons pas encore de position officielle. Plusieurs libraires adhérents ont, en signe de protestation, retourné les ouvrages de M. Besson, mais avant de mettre en place une action collective, nous attendons un peu ». 

De fait, l’ouvrage pointé par les libraires, commercialisé via Amazon, avait été largement soutenu par Patrick Besson, juré du prix Renaudot. « Les libraires attendent surtout la deuxième liste, pour tâter le terrain. Si ce fameux livre est toujours présent, alors il y a de fortes chances que ce ne soient pas que les livres de M. Besson qu’ils retourneront. »

Et d’indiquer, surtout, qu’il ne faut pas se méprendre sur la démarche. Le problème n’est certainement pas celui de l'auteur autopublié, mais « bien la plateforme sur laquelle elle est pratiquée. Les gens n’aiment pas l’entendre, quand ils sont clients d’Amazon, mais en achetant là, il cautionnent l’optimisation fiscale, autant que des pratiques qui ne sont pas propres, vis-à-vis des salariés ». 

Elle poursuit : « Nos emplois sont tous corrélés les uns aux autres, avec un impact sur les fournisseurs – les éditeurs en l’occurrence – qui sont significatifs. En achetant local, c’est leur propre emploi qu’ils préservent. » Dans le grand Est, plusieurs libraires ont rapidement réagi en choisissant le boycott pur et simple. Nous attendons désormais de plus amples informations.

60 Commentaires

 

Henri Mojon

10/09/2018 à 11:49

Enfin une réaction contre le rouleau compresseur Amazon qui veut tuer tous les acteurs de l'édition pour assoir son monopole. Et pourquoi donc les medias ne précisent jamais que les livres Amazon ne sont pas disponibles en librairie mais uniquement sur leur site.
Pour une autoédition en librairie, choisissez Les Editions du Net qui sont le leader français devant Amazon !!! (source BNF)
http://www.leseditionsdunet.com/authentication.php?back=steps.php

JC Heckers

10/09/2018 à 13:31

Sauf que chez Les Editions du Net, "L’auteur peut mettre à jour son livre à tout moment (frais : 80 €)."

Henri Mojon

10/09/2018 à 15:24

L'édition d'un livre étant totalement gratuite, nous avons dû mettre en place ces frais de mise à jour suite à de trop nombreuses demandes d'auteurs. Maintenant que la mise à jour est payante et que c'est clairement indiqué sur notre site, les auteurs portent plus d'attention à la finalisation de leur ouvrage.

Henri Mojon

10/09/2018 à 15:35

Et nous vous rappelons que les Éditions du Net publient des livres papier et que donc la moindre correction entraîne un nouveau dépôt légal à la BNF et la destruction du stock donc des frais.

AB

10/09/2018 à 22:02

C'est drôle, sur BOD, ils demandent seulement 19 euros ! ;) ( soit le coût d'un livre et ses frais postaux pour la BNF, effectivement... )

henri mojon

10/09/2018 à 23:12

Vous vous trompez, ça c'est le prix de la publication d'un livre qui est gratuite aux Editions du Net. Merci de comparer ce qui est comparable, Bod est un imprimeur en ligne qui ne finalise pas le livre.

AB

11/09/2018 à 23:05

Alors " finaliser " un livre .... hum ... Autoédition ou édition? Faut savoir hein. Et si, si, BOD " finalise " les livres, c'est pas encore au lecteur d'agrafer les pages ! :D BoD envoie bien les livres à la BNF, et en cas de "révision du livre", ça ne coûte que 19 euros, effectivement comparons ce qui est comparable ... :)

JS

13/09/2018 à 11:57

L'envoi à la BNF est franco de port... ;-)

Garenne

11/09/2018 à 12:33

Ah bon, il n'est pas - ou plus - sûr de ce qu'il publie ? :

Association LIL

10/09/2018 à 12:35

L'association des Libraires Indépendants de Lorraine regroupe les libraires du Grand Est. Bien que nous partagions le point de vue de Mme Le Saux, nous souhaitons préciser qu'elle n'est pas adhérente de notre association.

Team ActuaLitté

10/09/2018 à 12:36

Bonjour,
cela a en effet été modifié après coup.
Merci : pourriez-vous d'ailleurs nous joindre sur ng@actualitte.com je vous prie ?

Coolwriter

10/09/2018 à 16:03

:bug: Les Editions du Net, la nouvelle et vaste arnaque de l'auto-édition... quoi que s'en défende Henri Mojon. Le CALCRE saura bien mieux le dire...

JK

10/09/2018 à 17:52

Si les libraires étaient plus agréables avec les nouveaux auteurs, si le circuit des ME était plus ouvert, à l’écoute et respectueux, on en serait pas à trouver de meilleures solutions pour contrer cette condescendance, ce mépris dont vous nous faites part. Vous ne faites que récolter que ce que vous avez semé.
Si vous ne comprenez pas que c’est votre propre comportement qu’il faut modifier, alors mourrez.
C’est tout ce que vous méritez.

Lortal/VL

10/09/2018 à 19:06

Les librairies ne vendent quasiment que des best sellers. Les maisons d'éditions ne font plus leur travail qui consistent à lire et signer de nouveaux auteurs. Comment voulez-vous que les nouveaux créateurs atteignent leur public ?
Proposez de nouvelles solutions aux auteurs afin qu'ils existent et qu'on puisse les lire. Amazon vous fait de l'ombre ? Les réseaux sociaux vous dépassent ? A vous d'essayer de découvrir de nouveaux talents. Je serais ravie d'aller dans une bibliothèque ou dans une librairie qui me fassent découvrir de nouvelles plumes.

Melalivres

10/09/2018 à 20:48

Les maisons d'édition ne font plus leur travail de découverte ? "Le cru 2018 est marqué par une ouverture vers de nouveaux territoires et de nouvelles générations d'auteurs, avec un nombre de premiers romans record. 94 titres incarnent le renouveau, soit un quart de la production des romans français de la rentrée et le niveau le plus élevé depuis 2007. "
Source : http://www.livreshebdo.fr/article/567-romans-pour-la-rentree-litteraire-2018

S'il est si simple de publier sur Amazon, c'est qu'on peut tout y faire, quelle que soit la qualité de ce qu'on écrit. Les éditeurs, eux, sont garants du niveau des romans qu'ils nous proposent.

Quant aux libraires qui ne vendent plus que des best-sellers... contrairement aux algorithmes d'Amazon, les libraires proposent un vrai conseil à leurs clients et sont toujours à la recherche de nouveautés. Nombreuses sont les librairies qui proposent des vitrines sur le thème des premiers romans.

VL

12/09/2018 à 20:10

Je soutiens pour l'avoir vécu avec un proche que non seulement les maisons d'éditions ne lisent pas les nouveaux auteurs et en plus 1) ils perdent vos manuscrits 2) vous envoient des réponses standard prouvant bien qu'ils ne vous ont pas lu et qu'ils ne vous liront jamais 3) Changent de staffs tous les mois 4) préfèrent, comme les maisons de disques que vous ayez une base-fan énorme avant de signer (ahahaha !).
Quant aux libraires et, pour l'avoir aussi vécu 1) ils ne vous lisent pas car "ils n'ont pas le temps" x si vous êtes dans une petite maison d'édition ou auto-édité (Ils préfèrent sans doute lire Bernard Weber ???) 2) ne vous répondent jamais ou vous prennent de haut, genre "vous voyez bien que vous êtes inconnus au bataillon" 3) vous demandent de repasser mille fois et vous évitent si vous le faites.
Bref : au lieu de vous tirer sur les nouveaux auteurs, vous feriez mieux de les défendre et de les lire !

Clemso

10/09/2018 à 21:50

Mais LOL !

Tu es en train d'accuser toute la chaîne du livre de ton manque de curiosité... Je n'avais pas autant rit depuis il y a au moins dix minutes. Merci à toi.

PF

12/09/2018 à 10:07

"Les librairies ne vendent quasiment que des best sellers."si vous faites référence au rayon livres de votre supermarché, c'est vrai. Avez-vous essayé une véritable librairie ?
"Les maisons d'éditions ne font plus leur travail qui consistent à lire et signer de nouveaux auteurs." des nouveaux romans à la pelle en cette rentrée littéraire, comme chaque année. Demandez à un(e) libraire, il/elle vous renseignera.

Joseph Kochmann

12/09/2018 à 21:00

Oui, Melalivres, PF and cie, c'est bien gentil de citer des articles. Maintenant, sortez de votre petite chambre et d'Internet et confrontez-vous à la réalité.

Allez dialoguer avec des auteurs auto-édités, des libraires et des éditeurs. Regardez les démarches, rencontrez les gens qui en chient, malgré l'énorme boulot, l'expérience et le talent.

Sortez de votre bulle et confrontez-vous à ce que subit un auteur, même avec des années d'expérience et une grosse fanbase (et je ne parle pas de famille et d'amis ; je parle de vrais chroniqueurs et fans).

Si vous achetez des romans nouveaux et cool, c'est bien, tant mieux pour vous. Qu'on continue à vous faire avaler la belle pilule Disney du "tout le monde à sa chance, seuls les mauvais se cassent la gueule".

Sortez un peu de la Matrix.

Encore une fois, je parie qu'aucun d'entre vous n'a ouvert ne serait-ce qu'une page d'un livre auto-édité.

Merde. The Martian, qui est devenu un blockbuster au cinéma, était un roman auto-édité, premier livre de son auteur. Le mec a été refusé par toutes les ME possibles.

Ce ne sont pas les ME qui l'ont choisi, mais les lecteurs. C'est le lectorat qui compte, pas les profiteurs de talent.

Korkablor

10/09/2018 à 20:04

Je vous soutiens a 100% Amazone ne cherche qu à asseoir son pouvoir de detruire des libraires indépendants des librairies des editeurs et renforcer sa position afin d avoir le monopole

Mégahomme

10/09/2018 à 20:11

L' arrogance de cette commerçante ses menaces ainsi que la terreur qu' elle ose insinuer est une insulte non seulement à l' intelligence , au jury et au public. Je ne connais aucunement ce livre mais le choix d' un livre présent sur une plateforme de vente par internet est une avancé car il y a effectivement un problème avec le système des éditeurs et de facto avec les libraires qui soutiennent ce système inique et totalement dépassé et corrompu. Tout ce à quoi cette libraire pense ç' est son portefeuille ainsi que la remise en question d' un monopole oú seul la bourgeoisie écrit et pense.

Thierry Reboud

11/09/2018 à 00:12

Au risque de contrarier votre vision idyllique des choses, un.e commerçant.e (quel que soit le commerce) qui ne penserait pas à son chiffre d'affaire ne durerait pas assez longtemps pour satisfaire vos besoins ou vos envies (quel.le.s qu'ils ou elles soient).
Amazon est un outil de distribution : c'est de la logistique, rien de plus. Amazon ne discrimine rien et présente tout uniformément, et c'est précisément la raison pour laquelle Amazon peut se permettre de proposer à la vente n'importe quelle bouse que vous ou moi aurions écrite puisque c'est vous ou moi qui nous chargerons de la commercialisation et des (éventuels) frais de publicité. Dans ce coup-là, Amazon gagne à tous les coups et les auteur.e.s édité.e.s à leurs frais perdent à (presque) tous les coups.
Dans le cas particulier de Koskas, le coup ne peut marcher que parce que Koskas bénéficie du recours d'un compère (comme au bonneteau) qui fait croire à son indépendance et permet aux benêts et aux candides de croire que Koskas illustre la défense des auteur.e.s raté.e.s que les libraires (je l'ai été) voient défiler avec leurs piles de livres invendus et invendables sous le bras.
Quand il m'arrivait de prendre en dépôt (faut pas pousser le bouchon trop loin non plus) 3 exemplaires de ces improbables chefs-d'oeuvre et que, deux ou trois ans plus tard, ils n'avaient pas bougé, les mêmes auteur.e.s (qu'on ne revoyaient jamais entre-temps) ne se posaient toujours aucune question sur la "qualité" de leurs livres mais incriminaient systématiquement autrui. Et je vous promets qu'au début au moins j'ai essayé d'en lire, de ces trucs ni faits ni à faire !
Eh bien si Amazon débarrasse les libraires d'avoir à se taper ces génies incompris (sinon incompréhensibles), ce sera toujours un petit bénéfice.

JC Heckers

11/09/2018 à 09:20

"Quand il m'arrivait de prendre en dépôt (faut pas pousser le bouchon trop loin non plus) 3 exemplaires de ces improbables chefs-d'oeuvre et que, deux ou trois ans plus tard, ils n'avaient pas bougé, (...)"

Vous ne jetiez même pas un oeil avant d'accepter? Hum. Bref.

"l'auto-édition, la nouvelle litote à la mode pour parler du compte d'auteur."

Où l'on constate que vous savez de quoi vous parlez. Alors qu'il s'agit de deux choses très différentes.

"On sent vaguement derrière ces commentaires une cohorte d'auteur.e.s raté.e.s qui n'ont pas encore compris que dans l'immense majorité des cas le compte d'auteur publie des livres qui n'ont à peu près aucun intérêt (sinon pour leurs auteur.e.s)."

En gros, autoédition et compte d'auteurs mêlés, plus de 9 livres sur 10, mais c'est à peu près aussi le cas dans l'édition traditionnelle (différence: on publie alors des livres qui n'ont à peu près aucun intérêt, sinon pour leur éditeur). Vous pouvez toujours estimer que l'autoédition c'est de la merde sur du papier, vous n'empêcherez pas qu'il s'y publie d'excellents livres qui n'auraient pas trouvé éditeur moins en raison de leur absence de qualité que parce qu'ils ne seraient pas (assez) rentables. Le problème essentiel est que le volume de publications est devenu tel qu'il est impossible de dénicher par chance une perle que (malheureusement) le classement des plateformes de vente ne met pas en avant, ce qui explique sans doute qu'on ait le sentiment que l'autoédition s'assimile à une déchetterie. (Note: le compte d'auteur étant réservé désormais aux pigeons, il est vrai que la proportion de [très] mauvais livres publiés par ce biais semble supérieure, mais je me trompe peut-être).

Entre les éditeurs qui ne pensent pas qualité mais rentabilité assurée (rares sont ceux qui semblent daigner prendre des risques, désormais), les libraires qui leurs crachent dessus, et la perspective de se goinfrer avec les 70% du prix de vente concédés par Amazon (qui a vraiment bien joué son coup), pas mal d'autoédités qui n'écrivent pas d'immondes bouses ne se posent plus de questions et se dispensent d'états d'âmes. (Et les autres n'ont eux jamais hésité, certains sont dépourvus de toute décence dès qu'il s'agit de se faire du fric, quitte à mettre en ligne des pages dignes d'une rédaction de sixième - après tout puisque ça se vend, hein...)

Je ne vous convaincrai pas que vous avez tort de restreindre l'autoédition à une autosatisfaction du genre onaniste (le compte d'auteur pour sa part lui sert avant tout à alléger un compte en banque), mais qu'importe. Les libraires de votre trempe (imbibés de mépris) sont destinés à disparaître, reste à faire survivre les autres. Et, concernant l'autoédition, à tenter de la faire sortir du piège amazonien qui est d'abord un asservissement volontaire à un système pernicieux et fermé. Mais si on dit "gagner moins en publiant mieux", allez savoir pourquoi, on vous considère vite comme un taré... Mais le jour où Amazon fera ce qu'il veut avec les auteurs (comme il le fait déjà avec les éditeurs) et dictera ses conditions à tous, je sens qu'il y en a qui viendront chialer. Trop tard.

Thierry Reboud

10/09/2018 à 20:11

Très drôle, cet afflux de défenseur.e.s de l'auto-édition, la nouvelle litote à la mode pour parler du compte d'auteur. Très drôle aussi, la propension à flétrir les libraires (qui ne vendent que ce qui marche, et patati et patata, la preuve ils ont refusé mon sublime recueil de poésie publié à la Pensée universelle).
On sent vaguement derrière ces commentaires une cohorte d'auteur.e.s raté.e.s qui n'ont pas encore compris que dans l'immense majorité des cas le compte d'auteur publie des livres qui n'ont à peu près aucun intérêt (sinon pour leurs auteur.e.s).
Koskas est bien mignon, mais s'il ne s'était pas fait connaître par le biais de l'édition normale (celle à compte d'éditeur), et s'il ne bénéficiait pas du soutien d'un Besson tout à fait institutionnel et qui navigue parfaitement dans le marigot germano-pratin que ledit Koskas fait mine de dénoncer, eh bien le roman à compte d'auteur de Koskas ne serait connu que de sa mère et de ses ami.e.s.
La petite manip de Koskas autour de son compte d'auteur ne fonctionne que parce que ses précédents livres ont été lus et validés par des gens dont le métier est de lire (éditeur.rice.s, critiques ou libraires) et qui, tout compte fait, ne s'y entendent pas si mal.
Cela dit, il ne faut pas surestimer le tintouin fait autour de ce roman : il ne s'agit que d'orchestrer une campagne publicitaire gratuite à laquelle nous participons tou.te.s un peu. Ni plus ni moins.

Elodie Torrente

11/09/2018 à 08:43

Bravo Thierry Reboud. J’ai tenté de leur faire comprendre sous le premier article paru sur le sujet. Mais s’ils sont ratés à l’écriture, je crois qu’ils le sont aussi à la lecture. ? et comme dirait l’autre, « lisez, bordélique, lisez ! »

AB

10/09/2018 à 21:26

Franchement ridicule cette levée de bouclier contre l'autoédition et contre Amazon.

Sachez qu'Amazon permet à grand nombre d'auteurs de VIVRE de leur art, contrairement aux libraires qui vivent plutôt de l'art des autres ! Amazon est d'ailleurs une énorme vitrine pour les autoédités qui le sont par CHOIX, souvent après une mauvaise expérience avec une maison d'édition traditionnelle, tandis que les libraires " de quartier " refusent de vendre les auto-édités.

Messieurs les Libraires, si vous voulez boycotter Amazon et leurs auto-édités, dans ce cas, boycottez aussi TOUS les éditeurs qui vendent aussi sur cette plateforme, ça sera plus logique ... (c'est marrant, eux ne boycottent pas, c'est pourtant AUSSI des concurrents directs ... Ah mais non suis-je bête, les auto-édités c'est nul... Sauf que maintenant qu'ils sont sélecttionnés pour les prix prestigieux, ça gueule ... ;))

Roger Raynal

11/09/2018 à 01:45

Ils auront beau s'en défendre, les menaces, voire davantage, de boycott des libraires contre les nominés du Renaudot sont bien une attaque contre l'auto-édition.
Certes, le nominé ne l'a été que parce qu'il était connu du milieu, et dûment "parrainé"... comme les autres !
Mais, comme le souligne AB, s'il s'agit de lutter contre le grand méchant Amazon, alors il faut être crédible, et boycotter aussi tous les éditeurs qui vendent par ce biais, c'est à dire...tous! Tiens, dès lors, comme c'est étonnant, les criailleries des libraires se font moins véhémentes... C'est même un grand silence...
Un petit auteur, qui jamais ne sera en librairie et encore moins nominé dans un prix quelconque, pourrait en déduire, en tâcheron mal pendant de la chaine du livre qui emprisonne les auteurs et les contraint à la mendicité, ou pas loin, que ce qu'ils redoutent surtout c'est de voir leur échapper le juteux marché des lauréats des prix littéraires, qui font le gros volume de ventes sur lesquelles, rappelons le, ils prélèvent entre 33 et 39 % alors que l'auteur, ce pelé, ce galeux, qui ose sortir du carcan des Grandes Maisons, émarge royalement à 10% maximum (le grand méchant Amazon offrant quatre fois plus sur du livre papier, sans compter l'offre numérique auquel se rajoute celle de la location...).
Il n'y a rien de mal à défendre son commerce, encore faut il l'afficher clairement en assumer jusqu'au bout les conséquences : Amazon étant un acteur majeur de l'auto-édition, le combat d'arrière garde contre ce dernier est aussi un combat contre celle ci, qu'on le veuille ou non, qu'on le reconnaisse ou non.
Il est aussi étonnant que les libraires puissent avoir leur mot à dire que les nominés d'un prix parce que son "éditeur" ne leur plait pas, et de frapper de leur ire funeste les autres nominés, qui ne sont pour rien dans l'affaire. Cette réaction épidermique, donc l'excessivité porte en germe son insignifiance, peut se résumer en un cri : "que rien ne change !" . Zarathoustra lui même savait combien il est vain.

JK

11/09/2018 à 02:47

C'est bien, continuez à vivre dans votre tour d'ivoire.

J'ai personnellement eu de très bonnes ventes et des critiques excellentes quand je suis sorti du circuit classique, qui lisait deux pages et demi de mes romans avant de mettre six mois pour me répondre que c'était "trop bizarre" tout en m'insultant à moitié. Et après, on critique les auteurs de manquer d'originalité, de ne pas être polis ni ponctuels. (Un "bonjour monsieur", apparemment, c'est trop demandé de la part d'un pauvre puceron qu'est un auteur peu populaire.)
Plus de 40 maisons d'édition, allez ! Démarche chez les libraires... "Ah bon ? Vous n'êtes pas Fred Vargas ? Dehors !"

Continuez à gentiment vous satisfaire d'un système daté qui vous fait, chaque jour, croire qu'il est objectif et parfait. J'aurais fort à parier qu'aucun d'entre vous ne l'a ne serait-ce qu'une page d'un livre auto-édité.

Seulement voilà, à la fin, faut appeler un chat un chat : ce n'est pas une question de glorifier Amazon, qui a ses problèmes, mais d'attaquer cette pensée ridicule et encore une fois profondément élitiste.

En boycottant Amazon, ce n'est pas l'entreprise que vous ferez souffrir. Amazon ne va pas fermer ces portes parce qu'un livre n'est pas acheté par des librairies de France. Ce sont les auteurs que vous détruisez en poussant les festivals à ne plus récompenser ceux qui tentent de voler de leurs propres ailes.

"Oh, mais les pauvres petites libraires qui ne gagnent plus de sous..."

C'est ça, oui. Et moi, quand je mettais des années à retravailler mes livres depuis ma chambre, tout en alternant avec un boulot alimentaire, je pouvais tout aussi bien manger mes chaussures et sucer les parties génitales des "majestueuses maisons d'édition" tout en me roulant dans leurs déjections... C'est beaucoup moins grave.

Bienvenue dans la Matrix. Gardez bien les yeux fermés surtout. Et continuez à rire et à citer des sources "prestigieuses" qui vendent votre "si magnifique" monde littéraire. Du moment que vous restez dans vos bulles, moi, ça me va parfaitement.

Gueulez forts. De toute manière, nous, on garde la fenêtre fermée.

koinsky

11/09/2018 à 06:58

Pathétique ce pré-carré autoproclamé de petites baronnies aigües et fières (la chaîne du livre) arc-bouté sur son pactole qui veut chasser le grand méchant loup mangeur de libraires et d'éditeurs.
Si le bouquin est bon, il est bon nom de Dieu.
Vous vous occupez de littérature, de textes ou de droit moral ?
Le monde de l'édition crève de son embourgeoisement vertueux, de son embonpoint. Amazon a peut être tous les défauts du monde mais il est aveugle et chaque plume peut ainsi s'y déployer sans devoir courber l'échine devant un parterre de poudreux hautains, méprisants et sachants. C'est déjà ça et ça fait un bien fou. Amazon libère quelque chose cloisonné, opère une mue nécessaire, c'est pas si mal, non.
Aux libraires de proposer une alternative, mais y'a du boulot vu l'effet repoussoir qu'engendre l'entrée d'une librairie dans le subconscient des français, dont le mien (peu éduqué il est vrai). Désolé, je vous dis les choses. Pourquoi les gens qui osent pousser la porte d'une librairie se font de plus en plus rares. Vous remettre un peu en question, ça ne vous viendrait pas à l'idée...
Alors, plutôt que de désigner un bouc émissaire et de la charger de tous nos maux, débusquons la bête en nous et combattons-là mano a mano, c'est plus courageux.
Révolutionnez les librairies si vous voulez survivre en milieu hostile. Et y'a du boulot croyez-moi !
Dans l'édition comme ailleurs, le mal est invisible, il campe sur nos certitudes et se nourrit de nos petites lâchetés quotidiennes. Amen.

Max Heratz

11/09/2018 à 09:08

Estelas Editions est une petite ME. On se débrouille comme on peut pour être diffusé et ça marche plutôt pas mal. Il y a 3 ans, on a demandé à 1830 librairies si elles étaient intéressées pour qu'on fasse un dépôt-vente chez elles. Seules 2 nous on dit Oui, les autres refusant, arguant que ça leur ferait trop de travail.
Pour nous développer il a bien fallu trouver quelqu'un qui accepte de nous les commercialiser. Devinez qui. Les libraires se tirent une balle dans le pied et après ils viennent nous dire que ça fait mal.
Après cette expérience, nous avons chnagé notre façon de voir les choses et surtout les libraires. On a compris que ce ne sera pas eux qui commercialiseront nos titres. Et on a bien fait. Notre maison se porte comme un charme, pas 1€ de dette, de crédit, d'en-cours ou de je ne sais quoi. Une distribution de nos ouvrages en gandes surfaces et dans des chaînes spécialisées. Et c'est très bien comme ça puisque notre ligne éditoriale vise le grand public. On l'a trouvé là où il se trouve.

Lily

11/09/2018 à 09:25

Très chouette l'illustration!
Dans la chaîne du livre, le maillon faible c'est l'auteur. Payé ou non, par des éditeurs ( des vrais ) fâchés avec les chiffres, voué aux gémonies sitôt qu'il sort du moule éditorial ambiant, boycotté enfin par des libraires allergiques au principe de l'auto édition.
Madame Saux, en attaquant de front Amazon, grand méchant loup dévoreur de galette et de petit chaperon rouge, pensez-vous aider votre belle profession ?
Le bon libraire, et ils sont nombreux en France, est un amoureux du Livre. Son contenu passe avant son contenant. Belle couverture, foutaise! Prix à la clef, même pas un critère.
Le bon libraire a des coups de coeur et non des coups de sang; il ne devrait pas "sabrer", comme vous le faites, la tête pensante de la chaîne du livre... je veux parler de l'auteur, tout simplement.
Car sans auteur, plus de livres bien sûr et, in fine, plus de librairie non plus!
Et comme le disait si bien notre facétieux Voltaire: " Les Français n'ont pas la tête épique".

Tara

11/09/2018 à 09:30

Bonjour à tous et à toutes,
… Le moins que l’on puisse dire c’est que le sujet extra-sensible entraîne sans doute le plus gros score de réactions. Et il y a de quoi.

Si je puis me permettre, je dirais « Tout poison se transforme en élixir »… cette « affaire » car oui, c’est une affaire est à exploiter de manière positive. Il est grand temps que tout cela explose et qu’on rebatte les cartes.

Le monde a changé. Le monde du livre aussi.

La plupart des éditeurs d’ailleurs tous unis et réunis en grands groupes ne jouent plus le jeu. C’est indiscutable. Je peux témoigner : j’ai écrit 24 livres : 3 sont passés chez un éditeur. Pour 2 d’entre eux je n’ai jamais touché mes droits d’auteur. Le comble j’ai porté les cartons des 500 livres vendus le jour d’un salon et on m’a répondu que le livre ne se vendait pas…
Au final, j’ai fini par créer une petite structure et là… après le mépris des éditeurs, j’ai rencontré celui de libraires qui placent votre ouvrage au ras du sol derrière un panneau publicitaire et… s’étonnent de ne pas en vendre ! Quand le personnage principal est Sissi, il y a de quoi surprendre. Surtout lorsqu’en 2 h de dédicace ailleurs (hors librairie !!!) vous en vendez 52…

C’est tout un monde qui est à revoir et c’est urgent.

Bien sûr qu’Amazon est un monstre, une pieuvre dont les tentacules étouffent les libraires. Nous ne sommes pas coupables mais… tous responsables. Nous les écrivains dont les manuscrits n’ont pas encore été ouverts au bout de 6 mois et laissons faire, tellement nous espérons… Et pire, craignons les représailles car dans ce monde-là tout le monde, c’est la mafia « tous unis », je n’ose dire tous pourris… Certains se démarquent : ce sont souvent les éditeurs d’ouvrages professionnels. Je pense aux éditions Chronique sociale à Lyon qui font du bon travail et payent leurs auteurs.

Restent aussi que des éditeurs se sentent tout puissants se permettant de changer le titre ou la couverture que vous souhaitez. Pas le choix, tu dis OK… ou tu vas te faire voir ailleurs. Même si tu as proposé un titre de 3 mots que tout le monde retiendra et qu’il en fait un de… 12 mots !
Alors que la règle marketing insiste « pas plus de 6 mots » !

Je pourrais aussi vous parler d’un prix littéraire dont je fus jury et pour lequel on avait déjà préparé les bandes rouge destinées à un auteur très connu… C’est normal, ces livres sont de grande qualité. Sauf que celui présenté au jury n’était… qu’un quasi copié/collé d’un autre paru 20 ans plus tôt… Nous avons dû menacer de « balancer » pour que l’auteur choisi à 80

Éditions Piatnitsa

11/09/2018 à 09:32

Amazon, pas obligé, je pense qu'on peut publier, vivre et réussir sans Amazon. Les amis du livre trouvent et trouveront d'autres alternatives.
Il reste un public en France pour les bons livres , des lecteurs qui se fichent, voire fuient les prix littéraires convenus, des éditeurs et des auteurs qui ont du talent. Des petits malins qui voient qu'Amazon n'est pas toujours à jour et accessoirement massacre notre belle langue française. Des gens qui privilégient le contact humain et de vraies compétences continuent à se tourner vers les libraires qui peuvent retourner les offices qui les embêtent. Alors arrêtez de pleurnicher que l'ogre Amazon va tout avaler, la crise est générale et hélas en France il y a beaucoup de commerces, autre que librairies qui ont fermé ces deux dernières années. Lorsque l'on arrive à des fins de cycle, on boit la coupe jusqu'à la lie, créons du renouveau. Avec tout mon respect et mon amour envers les libraires physiques qui vont opter pour des dimensions humaines et culturelles qui vont leur permettent de renaître, j'en suis persuadée. Et laissons Amazon prospérer sur le lowcost.

TAEA

11/09/2018 à 09:34

... J'ai oublié le meilleur !
J'ai même reçu le refus d 'un éditeur à qui... je n'avais jamais envoyé de manuscrits !!! Qui dit mieux ? :lol: 8-/ :down:

Christine Belcikowski

11/09/2018 à 10:12

Même si Amazon vend un certain nombre de navets auto-édités, les éditeurs vendent aussi des navets. Reste la question de fond : faut-il défendre les textes, ou bien les éditeurs et les libraires ?

Nicolas

11/09/2018 à 15:32

Je lis tout le fiel de certains, essentiellement auteurs, contre la librairie et l'édition ("traditionnelles" ?). Il s'agit pourtant, dans le texte proposé, d'une libraire donnant son avis de professionnelle sur un livre que les libraires, s'il est bon, ne pourront pas vendre.

Le propos n'est pas ici de ne pas vouloir donner sa chance à un auteur, mais plutôt de pouvoir le mettre en avant si son travail est jugé bon.


Par ailleurs, il est question dans ce texte de défense des libraires contre Amazon... Vous trouvez tous les libraires pédants, incompétents, etc. (notamment parce qu'ils ne vous choisissent pas) ? Très bien. Mais les lecteurs qui vont acheter chez eux y vont pour quelles raisons ? Peut-être le libraire fait-il un choix personnel dans l'offre ? Qui plait aux lecteurs ? (Sans algorithme...) Vous avez le droit de ne pas aimer ces libraires qui ne vous choisissent pas, comme ils ont le droit de ne pas vous mettre en avant. Par contre, il me semble assez facile de considérer le gentil Amazon comme votre sauveur contre les méchants libraires ; Amazon n'est pas plus neutre dans l'offre proposée aux lecteurs que le libraire.
Questions subsidiaires (qui n'est pas une provocation, plutôt une boutade) : que répondent les grandes surfaces quand vous les démarchez pour acheter vos livres ? Que répond Amazon quand vous aimeriez faire une séance de dédicace pour vous mettre en avant ?


Contrairement à certains qui semblent ne pas savoir de quoi il retourne, je ne parlerai pas ici de rémunération, sachant bien les disparités qui existent entre l'auteur, un fiscaliste d'Amazon, l'éditeur qui prend les risques et le libraire sans cœur.

Belle rentrée littéraire à tous

Roger Raynal

11/09/2018 à 19:07

Qu'en termes délicats ces choses là sont dites.
Non, il ne s'agit pas, loin s'en faut du simple "avis de professionnelle sur un livre que les libraires, s'il est bon, ne pourront pas vendre.", Ou alors nous n'avons pas lu le même texte.
Il s'agit bel et bien de la pression d'une représentante des libraires contre un jury littéraire qui a eu l'outrecuidance de choisir un nominé qui n'a pas emprunté les voix canoniques de l'édition "traditionnelle", mais a osé s'allier au croquemitaine Amazon. D'un appel au boycott. A travers cela, il s 'agit s'une attaque directe contre 'auto-édition, comme l'ont très bien ressentis les "sous auteurs" qui y font appel, et ont osé, les gueux, faire état de leurs récriminations.

Amazon n'a rien de neutre, mais il est clair : il veut gagner de l'argent, un maximum d'argent. Les libraires aussi, les éditeurs itou. Et pour cela, il offre aux auteurs des conditions que pas un des éditeurs traditionnels et de leurs affidés libraires ne semble capable d'égaler.
Qui t'a fait roi, pourrait t'on demander au grand méchant. Qu'ont fait les libraires et les éditeurs lors de ascension d'Amazon ? Rien. Ils sont restés les bras ballants, à se gausser, entre gens de bien, du numérique et de ces idiots qui commandaient leurs livres via des modem 1200 bauds (ou presque). Ha, si, avec les éditeurs, ils ont obtenu une belle avancée : que les fichiers soient vendus au prix du papier, détruisant tout développement réel de la lecture électronique en France.

Alors, Questions subsidiaires (qui ne sont pas une provocation, plutôt une boutade) : que répondent les libraires quand vous les démarchez pour acheter des livres scientifiques d'occasion parus aux USA et non importés en France ? Que répondent-ils quand vous aimeriez publier votre livre et le mettre à disposition d'une bonne partie du monde ?

Jadis il y eut, dans ma bonne ville, une belle et grande librairie. Elle est morte. Amazon m'a tuer ? Certes pas. Il tétait encore sa mère. Ce qui l'a tuée, c'est la hausse continue du loyer de l'immobilier en centre villes. C'est aussi, en ayant chassé la voiture de la ville, la fin de la clientèle de la plèbe de banlieue qui a préféré se rabattre, si ce n'est que le grand méchant loup, sur des chaines de librairies, ou des grandes surfaces où l'on peut (encore) se garer.

Quand à la rémunération, oui, évitons d'en parler. "Par de semblables objets les âmes sont blessées, et cela fait venir de coupables pensées". Où irions nous si les gueux ne se contentaient plus de leurs 5 à 10

Thierry Reboud

12/09/2018 à 00:15

Parlons un peu de choses sérieuses, si vous voulez bien : de caillasse, de flouze, d'artiche, de blé, de picaillon, de braise, de thune et de fric.
Les prix littéraires ne sont pas une consécration artistique (il suffit, si vous voulez vous en convaincre, de parcourir la liste des titres qui ont été couronnés), ils sont un évènement économique du marché du livre. Pas de la littérature : du livre.
Si (par très loufoque hypothèse), les jurés du Renaudot couronnait l'indispensable chef-d'oeuvre du très méconnu Koskas, le prix Renaudot se tirerait une balle (que dis-je, une balle : une rafale) dans le pied parce que le jury Renaudot n'a qu'une chose à faire valoir : son influence commerciale. C'est vrai des autres jurys également, et si le Goncourt trône au sommet, c'est bien parce que c'est le prix qui (normalement) assure le nombre de ventes le plus conséquent. Le pouvoir du jury Renaudot est symbolique, mais il a une traduction économique. Couronner un livre publié à compte d'auteur et distribué en dehors des plus gros pourvoyeurs de produits éditoriaux serait une monumentale erreur qui, j'en suis certain, n'échappe à personne.
Tout ça pour dire que Koskas fera très probablement un petit tour dans la sélection et s'en fera éjecter avec les honneurs dus à son rang.
Même Patrick Besson risque d'en revenir lorsqu'il constatera avec un généreux effroi que son prochain et périssable monument littéraire (Le Milieu de terrain, à paraître le 10 octobre chez Grasset) sera absent des tables des libraires ou disponible seulement à la commande. Pour le coup, sa rémunération, il n'oubliera certainement pas d'en parler... et il est possible que son éditer lui rappelle le confortable à-valoir qu'il a touché pour des ventes qui risquent bien d'être des plus chétives.
Maintenant, sans vouloir me mêler du commerce d'ouvrages scientifiques étasuniens épuisés (commerce auquel je n'entends rien... mais je me demande ce que dirait votre concessionnaire Renault si vous vouliez lui commander une Cadillac 1967), j'ai une petite idée de ce qu'il pense par-devers lui (s'il est poli) quand vous lui faites part de votre désir de publier votre livre et de le mettre à disposition d'une bonne partie du monde.
Il pense probablement que, si vous voulez que votre livre soit édité, le mieux est que vous vous tourniez vers des éditeurs dont c'est le métier. Il y a assez d'éditeurs en France pour qu'un livre correct soit, tôt ou tard, édité parce qu'aucun éditeur ne refusera de gagner de l'argent avec un livre qui peut se vendre. Si un livre fait l'unanimité des éditeurs pour ne pas le publier, alors (dût votre modestie en souffrir) il est probable que c'est une daube de fort calibre.
Il (votre librairie) pensera probablement aussi que vous n'avez aucune idée de la bonne partie du monde qui est véritablement intéressée par (ce n'est qu'un exemple) une première étreinte ou des néoptères idéalement spleenétiques et qui serait disposée à claquer 8,99 € hors taxe au nom de cet intérêt, et que les 3 exemplaires qu'il acceptera peut-être de prendre en rayon vont moisir pendant quelques années avant que vous vous souciez de venir lui en demander des nouvelles : il le sait, parce que vous le 4478ème cette année à lui avoir fait le coup.
Votre libraire et moi penserons également que vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'est le commerce du livre pour de vrai, et pas dans vos fantasmes. Les conditions commerciales tellement avantageuses que vous offre Amazon, combien vous feront-elles de sous dans la poche avec vos 17 exemplaires vendus (en comptant votre famille et vos amis) ?
La réalité, c'est qu'un livre représente une certaine somme d'argent (plutôt moins qu'un nouveau téléphone ou une fringue à la mode, mais tout de même) et que le rôle des libraires est de vous aider à vous orienter, en fonction de vos goûts, au milieu d'une production dont vous n'avez manifestement pas la moindre idée.
C'est tout l'intérêt des éditeurs et des libraires : contrairement à Amazon, ils discriminent, c'est-à-dire qu'ils sont capables de distinguer les qualités de tel ou tel livre, ce qui est le dernier souci du site logistique Amazon.

Roger Raynal

12/09/2018 à 14:07

Lorsque l'on se pique d'écrire, il faut encore savoir lire, ce qui, me semble t'il, ne semble pas donné à tout le monde. Alors clarifions ce qui semble obscurcit par les lumières (post)modernes des adeptes des néologismes de l'extrême (gauche).
Ma boutade sur les libraires reprenait celle de Nicolas, plus haut. Encore fallait-il le lire, lui aussi.
Je ne parle nullement d'ouvrages "épuisés" (où donc ai-je dit cela?) mais bien au contraire, d'ouvrages si récents qu'ils n'ont pas encore été traduits alors qu'ils sont disponibles d'occasion dans leur pays d'origine.
Quand à ma seconde remarque vous semblez prendre au premier degré ce qui relève évidemment du second. Singulier manque de discernement, qui rend sans objet votre pénible discours sur les mérites des rôles respectifs des libraires et des éditeurs (à moins que je ne vous écrive depuis le 17e siècle).
Pour information, il se trouve que je suis édité à la fois comme traducteur et comme auteur.
Vous évitez soigneusement de répondre sur le fond : pour vous, auto-édition = merde. Fort heureusement, comme vous le dites, les éditeurs et les libraires "discriminent". Cette fois, c'est le mot juste. Bravo.
Pour le reste, je vous laisse à vos illusions, et à votre défense d'un système a bout de souffle, qui réponse que l'exploitation de la majorité des auteurs, s'en délecte et le revendique. Que ces gueux se taisent avec leurs 5 à 10 %, et laissent officier ceux qui ont la noblesse nécéssaire à jouer les arbitres des élégances et des qualités. Peut être, si vous y croyez très fort, cela deviendra réel.

Joseph Kochmann

12/09/2018 à 21:34

Oui, M. Reboud, surtout que vous parlez des plaintes répétées des auteurs ratés voués à disparaître face aux grands éditeurs "dont c'est le métier", mais, en attendant, ce sont ces mêmes auteurs qui percent et les autres qui se meurent.

La frustration, elle vient de vous, libraires. C'est vous qui appelez à ce boycott stupide parce que vous vous sentez menacés.

Et si vous agissez ainsi, c'est bien parce qu'il y a une menace conséquente.
Et cette menace, elle est née de cette attitude méprisante.

Intéressez-vous de plus près l'auto-édition. Nuancez les choses. Nombreux sont les livres publiés tout aussi lamentables et nombreux sont les livres auto-édités qui ont du succès.

The Martian ? Auto-édité, refusé par tout le monde. C'est les lecteurs qui l'ont choisi et après seulement il a été racheté. Harry Potter ? Publié sur un coup de tête par un éditeur minuscule qui l'a fait sans conviction parce que sa fille voulait savoir la suite. JK Rowling avait enchaîné les refus avant. Si l'auto-édition avait été plus conséquente à cette époque, il y aurait fort à parier qu'elle y serait allée.

On sent le pognon qu'après pour les ME. "Si un livre se vend, on l'achète." Faites pas l'âne : un livre se vend quand il est en vente. La qualité n'a jamais été le seul argument de vente. (Et des fois, il ne l'est même pas... Y a qu'à voir Werber par exemple.)

Je le répète, pour ma part, je n'ai jamais eu un refus qui critiquait la qualité de mes livres. On me disait juste qu'on avait peur de le faire ou qu'on avait pas envie ou que j'étais pas connu... et ça, c'est quand on me répondait encore. Et sans insulte. Parce que souvent mes "bonjour monsieur, merci de votre temps, cordialement" se répondaient par un "allez vous faire voir".

J'ai été publié un an dans une maison d'édition et c'était une catastrophe. Mauvaises corrections, pas de pubs, distribution mal menée... Je n'ai réussi qu'à rattraper les meubles qu'une fois les droits récupérés, seul. En somme, je m'en sors mille fois mieux et parvient à être bien plus professionnel à mon compte. Et, pour connaître le milieu, à voir mes collègues, je ne suis ni le premier ni le dernier.

A savoir que c'était lorsque j'étais publié que j'ai démarché auprès des libraires et qu'on m'a parlé exactement comme vous le faites aujourd'hui : avec mépris. Ma maison était trop petite donc j'étais forcément nul, hein. Mes années d'études, mon expérience dans les milieux de l'écriture depuis plus de dix ans, c'était secondaire. Et puis, ils n'allaient pas lire une page de mon livre non plus. Il suffisait de voir mon visage pour savoir que j'étais mauvais. Même ma couverture était bonne, dessinée par un pro, mais ça suffisait pas. Rien de ça ne suffisait.

Le refus n'est pas forcément lié à la qualité. Des fois, c'est la peur du risque ou le simple mépris et désintérêt... comme le vôtre.
"Je ne vais pas me fatiguer à découvrir quelque chose de nouveau."
Et là, d'un coup, merde... Ces mêmes trucs que j'ai méprisés commencent à prendre de l'importance.
Battons-nous les amis !

Si vous nous prenez de haut, soit, mais foutez-nous la paix.

C'est vous qui hurlez parce que les choses ne vont pas dans votre sens. C'est vous qui agissez de façon pitoyable.

Thierry Reboud

13/09/2018 à 07:33

Quoique je ne sois plus libraire aujourd'hui, je ne suis pas candide au point de croire que les efforts conjugués de professionnels suffiront à éradiquer le tsunami d'auteur.e.s diversement accompli.e.s (je sens bien que "raté.e.s" vous chagrine), et à vrai dire c'est très bien.
J'ai reconnu, dans un autre commentaire, un mérite à Amazon, celui de purger les librairies de ces livres invendus parce que bien souvent invendables et ni faits ni à faire.
Je n'ai pas lu The Martian (et peut-être n'avez-vous pas lu Du côté de chez Swann ou Au château d'Argol). Peut-être The Martian est-il un chef-d'oeuvre, il n'en restera pas moins qu'une exception demeurera longtemps encore une exception. Néanmoins, et quoique je sois assez porté sur la littérature et le cinéma de science-fiction, ni le roman de Weir, ni le film de Ridley Scott (Ridley Scott pourtant...) ne m'ont incité à m'y intéresser : c'est peut-être une erreur de ma part, soit, mais je crois fermement que ni le succès ni l'insuccès ne font le chef-d'oeuvre.
En outre, à m'en tenir à ce qu'en dit Wikipedia, Weir a commencé en proposant gratuitement son roman, puis (sur la demande de lecteurs) l'a proposé en édition numérique : je ne vois dans cette histoire édifiante rien qui mentionne les multiples refus d'éditeurs. Au contraire, il semble même que ce soit parce qu'il était devenu une des meilleures ventes sur Kindle qu'un agent a pris contact avec lui pour le faire éditer chez Crown : la consécration par les éditeurs professionnels, en somme !
La belle histoire de Rowling suggère les mêmes précautions : peut-être avez-vous raison et peut-être aurait-elle eu recours au compte d'auteur s'il avait été plus performant... Peut-être. Mais, outre que je ne vois pas bien que cela prouve quoi que ce soit, êtes-vous certain qu'elle aurait ainsi connu le même succès ?
Aussi, lorsque vous soutenez avec une candeur certaine que ce sont les auteurs auto-édités qui percent et les autres qui meurent, j'ai tendance à penser que vous ne livrez en fait qu'un seul scoop : c'est que vous n'avez pas une idée très précise de ce qui se lit et se vend en France.
Venons-en à d'autres histoires de muet, d'aveugle et de sourd...
Je comprends bien que vous visez une clientèle adolescente et que c'est donc à cette aune qu'il faudrait que je lise vos romans (ce que je ne ferai probablement pas). Me permettez-vous, en préambule, de vous faire remarquer que vous ne devriez peut-être pas tirer des conclusions définitives à partir de votre seule expérience avec une maison d'édition aussi éminente que Boz'Dodor ?
Autant que je vous avoue que je connais de votre muet que le (très bref) résumé qu'en donne le site marchand de Decitre et de votre aveugle que ce même résumé et ce que j'ai pu en lire sur votre page d'un réseau social bien connu (outre les couvertures qui offensent un tantinet mon sens de l'esthétique, mais le goût n'est certes pas une chose universelle).
Si vous rencontrez un certain succès avec ce genre d'histoires, j'en suis très heureux pour vous. Je ne vous cache pas que je n'ai quant à moi eu aucun mal à réfréner mon enthousiasme. A votre tour, vous devriez être très heureux pour les libraires qui n'auront pas à surmonter le sentiment d'accablement (plus que de mépris) lorsque quelqu'un (vous peut-être) viendra leur demander d'en accepter un nombre d'exemplaires qui reste à déterminer.
Vous avez parfaitement raison : des livres dispensables publiés à compte d'éditeur, les librairies en regorgent déjà. Quand ils se vendent, c'est moindre mal. Quand ils ne se vendent pas, c'est carrément la double peine. Raison de plus pour ne pas les laisser proliférer.

Joseph Kochmann

13/09/2018 à 09:30

Ha ha ! Cher Thierry ! Bravo ! Vous m'avez attaqué exactement là où je m'attendais que vous le fassiez. Vous ne m'avez pas déçu.

Et encore : je pensais qu'il aurait fallu que j'insiste un peu pour que vous fassiez des recherches sur moi. Sur ce point, donc, vous m'impressionnez.

Donc forcément, blessé et têtu comme vous l'êtes, vous êtes allé chercher sur mes pages la moindre information pouvant me descendre, pour confirmer votre point de vue.

Seulement voilà, je me connais et je connais mon travail. Face aux excellentes critiques et à mes résumés sans faute, vous n'avez rien trouvé à vous mettre sous la dent.

Donc vous y êtes allé au plus grossier : disons que les couvertures sont laides (mon illustrateur en aurait le sourire aux lèvres) et que c'est un livre pour adolescents... donc mauvais. J'imagine.

Parce que maintenant, on va souligner que la romance jeunesse, c'est du caca aussi. On va tout faire pour montrer que l'auto-édition, c'est de la merde.

Allez ! On va même dire que The Martian, ça a du succès, mais c'est pas bien en réalité. Et puis si, c'était mérité parce que ça a été signé à la fin... Trois ans plus tard, une fois que le gars avait bien ramé tout seul. Donc exactement ce que fait un auto-édité lambda.

Je vous invite à lire sinon. Après avoir lu la page Wikipédia, comme vous dites... Oui, les deux premières lignes en somme. Je cite : "Après un premier contact infructueux avec des éditeurs, le roman est mis en ligne par son auteur sur son site internet en 2011. Une version, commercialisée sur le site du marchand en ligne Amazon.com à un prix plancher (99 cents), rencontre un grand succès. Celui-ci attire l'attention des éditeurs et Andy Weir vend les droits à Crown Publishing Group (en)."

Mais c'est vrai que lire avant d'émettre un jugement, pour vous, c'est un peu difficile. On reste en surface.

C'est comme parler à un tourne-disque sur un mur. On ne fait rien avancer. L'important, c'est d'avoir raison.

Le fait que vous réagissiez comme tel, que vous ne prenez même pas la peine de lire mon travail ni mes chroniques prouvent, de ce fait, bien mon point. Vous êtes méprisant, hautain et incapable de dépasser vos propres préjugés. Surtout, vous ne lisez pas. Vous vous contentez d'imaginer.

"C'est mauvais, c'est tout. C'est impossible que ça ne soit pas mauvais. Ou alors c'est une exception. Oui, c'est ça. Les ME sont formidables (sauf celle que vous aviez, M. Kochmann : elle est scandaleuse). Le succès n'est pas un gage de qualité, l'insuccès, pas celui d'un manque de qualité... Ce qui va complètement à l'encontre de mon affirmation que les auto-édités sont tous très mauvais. Quoi qu'il arrive, j'ai raison. Allez-y, écoutez-moi. J'ai raison !"

Vous êtes l'exacte représentation de ce que je critiquais. Je n'ai même pas besoin d'en faire la démonstration. Vous êtes une caricature.

Après, en toute honnêteté, et j'insiste, on n'a pas besoin de gens comme vous. On s'en moque : on se débrouille très bien sans. Tant que vous ne marchez pas sur nos plates-bandes, vous pouvez continuer à râler et à prendre le monde de haut. Vous êtes dans vos bulles : qu'on vous y laisse.

Maintenant, quand vous commencez à appeler le boycott parce que vous vous sentez menacés, comme des petits animaux en danger, là ça nous embête. Voir votre propre incompétence vous revenir dessus comme un boomerang... C'est votre problème, pas le nôtre.

Et après, vous osez me dire que les libraires n'ont pas peur de mourir ? Qu'ils se portent au mieux ?

Alors pourquoi tout ce cinéma ?

Nous, on est très bien sans ça.

Et puis, qui dit boycott des librairies dit plus d'achats sur Amazon.

Donc, en somme, de quoi je me plains ? Merci beaucoup pour votre aide.

Pour une fois, votre ignorance aura du bon.

Thierry Reboud

13/09/2018 à 12:01

Mais où donc avez-vous vu que je vous attaque ?
Si j'ai pris la précaution de vous écrire que je ne vous ai pas lu, c'est précisément parce que ça me rend parfaitement incapable de porter le moindre jugement (dans un sens ou dans l'autre) sur vos livres ! J'ajoute que si j'ai précisé que je ne vous lirai probablement pas, c'est pour vous indiquer qu'il y a fort à parier que cette impossibilité de porter un jugement sur votre production dure encore un peu de temps.
Où avez-vous vu que j'ai porté un quelconque jugement sur le livre de Weir ? Je n'ai aucune opinion à son sujet, pas plus qu'au sujet du film qui en a été tiré.
Que vos livres ou celui de Weir (ou le film de Ridley Scott) ne m'attirent pas ne signifient pas qu'ils sont mauvais... mais ça ne signifie pas non plus qu'ils sont bons. En fait, ça ne signifie qu'une chose (et vous devriez vous en tenir à cela), c'est qu'ils ne m'attirent pas.
De même, sur les couvertures de vos livres : en quoi le fait qu'elles me piquent les yeux les rend-elles laides ou belles ? Aussi longtemps que votre illustrateur ne se mêlera pas de redécorer mon domicile, ça n'a aucune importance.
A titre indicatif, j'ai présenté et vendu aux libraires (pendant assez longtemps tout de même !) les livres des éditions Bragelonne dont la ligne esthétique n'est pas précisément ma tasse de thé. Et alors ? Ces couvertures étaient bien faites, et mon (peu de) goût pour elles n'avaient rigoureusement aucun intérêt. Les vôtres vous plaisent, fort bien ; elles plaisent à votre lectorat, c'est mieux encore.
Si vous alliez plus souvent en librairie, vous constateriez sans doute que le nombre de couvertures qui offensent votre esthétique est considérable et que, néanmoins, plusieurs d'entre elles rencontrent l'assentiment du lectorat qu'elles visent : sur ce point (comme sur le fait que vous jugiez le travail d'une maison d'édition à partir du seul exemple de Boz'Dodor), vous devriez essayer de sortir de votre tout petit sillon et considérer les choses dans leur ensemble. Votre clairvoyance ne s'en trouverait probablement pas amoindrie.
Je vous parle de commerce, pas de littérature ou de beaux-arts. Les prix littéraires sont du commerce, pas de la littérature. Vous avez trouvé un créneau commercial qui vous convient, c'est parfait.
Encore une fois, vous vous faites plaisir en publiant des livres sur lesquels je n'ai aucune opinion et vous faites plaisir à des lecteurs : la vie est belle. Si tous les livres publiés à compte d'auteur en faisaient autant en épargnant les libraires, ce n'en serait que mieux parce que le constat trop souvent vérifié, crûment commercial, c'est que les livres publiés à compte d'auteur(sauf exceptions, notamment dans le domaine de l'édition régionaliste) ne se vendent pas dans les librairies.
Pour le reste, vous ne m'ôterez pas de l'idée que, compte tenu du nombre très considérable de maisons d'éditions professionnelles et compétentes en France, j'ai du mal à croire qu'un livre bien foutu (je ne vous parle même pas de chef-d'oeuvre) et susceptible de rapporter un tantinet d'argent (je ne vous parle même pas de jackpot) échappe à toutes. Et si ça arrive une fois, cela ne fera que vérifier l'adage selon lequel l'exception confirme la règle.

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Le développement durable au coeur des Rencontres professionnelles du livre en Grand Est

Prévues pour le 11 octobre 2021, les prochaines Rencontres professionnelles du livre en Grand Est se tiendront à Mulhouse. Un préprogramme a été communiqué alors que ces Rencontres sont largement dédiées à la question du développement durable au sein de la chaîne du livre.

03/09/2021, 16:51

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IN8 et les éditions d'Autils rejoignent la Diffusion Cairn

Deux nouvelles maisons d’édition ont intégré le catalogue de diffusion des éditions Cairn, souligne la société dans un communiqué. Toutes deux sont désormais prises en charge depuis le 1er septembre. Deux arrivées qui complètent un catalogue d’une soixantaine d’éditeurs partenaires.

03/09/2021, 16:02

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Quatre nouvelles maisons rejoignent la distribution Harmonia Mundi Livres

Chandeigne, La Mer salée, Sphères ainsi que Les Monts métallifères, une toute nouvelle maison d’édition : ils seront quatre à rejoindre la distribution de Harmonia Mundi Livre, à compter du 1er septembre. Un travail opéré bien en amont et officialisé désormais par l’entreprise.

28/08/2021, 11:20

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Lefebvre Dalloz quitte Hachette pour la diffusion Nathan

Le président du directoire de Lefebvre Sarrut, Olivier Campenon, présentait en début d’année une nouvelle identité pour son groupe. Ainsi, la maison éponyme, ainsi que Dalloz, Éditions Législatives et les identités associées seraient regroupées sous une même bannière. Un changement formel qui s’accompagne d’un mouvement structurel : le départ de chez Hachette, au bénéfice du groupe Editis.

26/08/2021, 10:02

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Perrier Pre-Press & Print, alias 4P, partenaire des éditeurs pour l'impression

Précédemment directeur de fabrication aux éditions Eyrolles, Nicolas Perrier a choisi la voie de l’indépendance. Celui qui avait notamment mis en place les outils d’impression à la demande pour la maison d’édition vient de créer une SAS nommée 4 P. Perrier Pre-Press & Print. 

14/08/2021, 10:53

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Déplacer 230 000 livres en une fois : Trois de Valérie Perrin, défi logistique

Valérie Perrin est l'une des autrices les plus populaires en Italie. Son livre Cambiare l'acqua ai fiori (Changer l'eau des fleurs, sorti en 2018 en France) a été un vrai succès. Ce 28 juin Edizioni E/O a publié Tre, son nouveau roman, sorti en France toujours chez Albin Michel. Le tirage initial : 230.000 exemplaires. Distribuer autant d'exemplaires d'un livre de 624 pages est une prouesse logistique à laquelle les maisons d'édition ne sont confrontées que dans de rares cas. 

27/07/2021, 10:22

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Fnac récupère vos livres d'occasion, sans vraiment les racheter

L’agitateur culturel ouvre plus grand la porte au commerce d’occasion de livres : dans un accord passé avec La Bourse aux Livres, solution de vente entre particuliers, Fnac disposera d’une solution de reprise des ouvrages. Il faudra se déplacer en magasin, pour faire estimer la valeur de ses titres, mis en vente par la suite. Un modèle qui prolonge les « engagements pour une consommation durable », assure le distributeur.

19/07/2021, 15:29

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Média Participations prend la diffusion d'Edilarge (Ouest-France Editions)

Depuis 2017, Edilarge, maison d’édition de Ouest-France, avait confié la distribution de ses livres à Média Participations. Cette structure, derrière laquelle se cache Ouest-France Éditions, décide d’approfondir son partenariat. Mais loin d’une logique de développement, nous assistons plus là à un resserrement de l’activité.

08/07/2021, 08:19

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Portail international des éditeurs français, Books From France ouvrira en septembre

Nous évoquions hier l’initiative du BIEF, Books From France, projet de portail regroupant des ouvrages français, en vue d’une promotion internationale. Décliné en anglais, et en français, il sera ouvert en septembre. S’il s’inspire de l’outil italien, New Italian Books, autant que son équivalent espagnol, le directeur du BIEF, Nicolas Roche, nous en présente les spécificités. 

23/06/2021, 15:42

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Grève dans le plus grand entrepôt de livres d'Italie

Une grève a éclaté début juin dans ce que l’on appelle la « Cité du livre » à Stradella, dans le nord de l’Italie : il s'agit du plus grand centre de la logistique du livre italienne géré par C&M Books Logistics. Les travailleurs revendiquent de meilleures et plus équitables conditions de travail, alors qu’un auteur, Gabriele Dadati, se joint à eux. 

22/06/2021, 16:13

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Dilisco : un apéro-visio nocturne avec les libraires pour parler d'ésotérisme

Une bière du sorcier, une potion relaxante, un délice poivron mascarpone, accompagnés d’un paquet de crackers Résurrection au blé ancien… Les présentations aux libraires ont bien changé. La société Dilisco (filiale de Albin Michel) offre aux libraires de renouer avec les apéro-visios qui ont fleuri durant le confinement, mais autour d’une note bien plus légère. Mais non sans sérieux : on va parler de littérature ésotérique.

16/06/2021, 17:39

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Clarivate acquiert ProQuest pour 5,3 milliards $

Plateforme américaine dédiée à la création de bases de données, ProQuest vient de changer de propriétaire. On apprend dans un communiqué que Clarivate vient d’investir quelque 5,3 milliards $ (4,34 milliards €) pour s’offrir l’entreprise. L’opération devrait se conclure, après approbation des autorités compétentes, dans le courant du 3e trimestre 2021.

18/05/2021, 11:06

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L'avenir incertain de l'entrepôt Hachette à Maurepas 

Dès octobre 2020, les rumeurs de déménagements ont commencé à prendre de l’ampleur : le groupe Hachette, installé à Maurepas/Coignières (Yvelines), souhaitait moderniser son espace. Et l’une des possibilités, pas écartée, était tout bonnement de s’installer ailleurs. Selon La Gazette SQY, les rumeurs se confirment avec un nouvel espace logistique prévu pour 2026. 

12/05/2021, 11:39

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Diffuseurs indépendants : un outil technique commun pour “sécuriser l'avenir”

Distributeurs, diffuseurs…. souvent des gros mots, rarement invoqués sans quelques récriminations. Pourtant, ils incarnent les passerelles indispensables entre les éditeurs et les librairies. On l’oublierait presque, mais sans eux, les milliers d’auteurs défendus ne rencontreraient que difficilement les tables et les lecteurs. Pourtant, loin des grosses machines, les structures indépendantes existent, travaillent dur — et rencontrent souvent les mêmes difficultés que les majors. Raison pour laquelle certaines ont décidé de faire cause commune.

05/05/2021, 10:13

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Six Citrons acides rejoint en mai la diffusion/distribution d’Harmonia Mundi livre

Un zeste de fantaisie et deux doigts d’acidité : Six citrons acides, c’est plus que de l’agrume. Cette maison d’édition basée dans les Pays de la Loire verse dans la jeunesse une note claquante, bien jaune. Et garantie sans phosphates. À compter du mois de mai, elle basculera donc chez Harmonia Mundi livre pour assurer diffusion et distribution.

03/05/2021, 16:29

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Diffuseurs et distributeurs indépendants, grands oubliés de la pandémie

Diffusion et distribution, nerfs de la guerre dans l'économie du livre, de la promotion des ouvrages auprès des points de vente, à la logistique de l’acheminement. Ces deux volets, plutôt méconnus, impactent pourtant toute la chaîne du livre : sans eux, ni informations sur les sorties ni assortiment. Ainsi, le Centre national du Livre lance une étude visant « la situation économique des diffuseurs/distributeurs du secteur du livre, en particulier sur la manière dont ils font face à la crise ».

27/04/2021, 11:56

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Editis : An 2 de l'ère Vivendi

Depuis la reprise d’activité par la société de Vincent Bolloré, Vivendi, le groupe semble marcher sur l’eau, comme le confirment les derniers résultats financiers. Une croissance affichée sur le premier trimestre 2021, en regard de 2020, de 5 % pour le groupe Vivendi, quand Editis enregistre 40,1 % de mieux. Et 20 % malgré tout si l’on se réfère à 2019. Entre les réorganisations, les intégrations et les rachats, l’avenue de France jouit d’une attention toute particulière.  

23/04/2021, 15:26

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Impression à la commande : le site EPAC et Copernics à l'arrêt

Depuis plusieurs jours, les machines ne tournent plus sur le site EPAC Systèmes du Malesherbois (Loiret). Et, de fait, l'activité d'impression à la commande d'Interforum/Editis se trouve elle aussi à l'arrêt. La vingtaine de salariés du site a été placée au chômage technique, sans information sur la reprise du travail.

20/04/2021, 11:57

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Harmonia Mundi signe trois nouveaux éditeurs

Un Mook féministe, une maison BD des plus outre-tombiennes et un éditeur d’imaginaire : trois structures viennent de rejoindre la diffusion/distribution d’Harmonia Mundi Livre, apprend ActuaLitté. Un nouvel exemple de la diversification que l’entreprise a mise en place.

08/04/2021, 09:31

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Pause pipi : Amazon admet que ses employés urinent dans des bouteilles

En avril 2018, scandale chez Amazon : le leader occidental de la vente en ligne était envoyé au coin. Au petit coin auquel ses salariés n’ont pas accès… Les employés des entrepôts manquaient tellement de pause pipi, qu’ils étaient contraints d’utiliser des bouteilles en plastique. Et après avoir nié de toutes ses forces, la firme avoue. Un calice bien amer à avaler, assurément.

03/04/2021, 20:48

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Comics et romans graphiques : un grand bouleversement aux États-Unis

Les bombes pleuvent : fin mars, un accord entre l’éditeur Marvel, premier groupe comics au monde et Penguin Random House, premier groupe littéraire au monde, s’avance. Il portera sur la distribution des titres du premier, par les services du second. Les périodiques hebdomadaires de Marvel parviendront donc aux lecteurs par l’intermédiaire de PRH, qui ouvre de nouveaux espaces de stockage pour l'occasion.

02/04/2021, 11:26

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Tourner la page Covid pour l'industrie du papier...

Dans un monde de papier, la matière première reste cruciale. L’industrie papetière française dresse à ce titre un bilan 2020, évidemment frappé par l’épidémie Covid-19. Elle souligne les pressions inflationnistes qui sont à l’œuvre, mais 2021 serait porteuse d’espoirs pour les professionnels.

31/03/2021, 15:24

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Arnaud Nourry remplacé par Pierre Leroy à la tête du groupe Hachette

Occupant jusqu’à présent les fonctions de co-Gérant et Secrétaire général du groupe Lagardère, Pierre Leroy vient d’être nommé Président Directeur général par Arnaud Lagardère, avec l’aval du conseil d’administration d’Hachette Livre, en remplacement d’Arnaud Nourry. 

29/03/2021, 18:23

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Podcast Métiers du livre : savoir prendre les décisions

En partenariat avec Dlivrable, ActuaLitté vous propose de retrouver une série de podcasts autour des métiers du livre.  Ce troisième épisode du podcast propose deux pistes de réflexion pour continuer d’agir dans l’industrie du livre quand tout est incertain : piloter d’abord, tester ensuite. Pour le pilotage, des outils et des Hommes sont nécessaires. Piloter nécessite de définir un cap, d’utiliser les données et de les contextualiser.

09/03/2021, 09:03

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L'imprimeur italien Grafica Veneta se développe sur le territoire américain

Une nouveauté dans le panorama des acteurs de la fabrication et impression des livres : l’Italienne Grafica Veneta S.p.A a acheté l’entreprise américaine Lake Book Manufacturing, Inc. et s’apprête à plusieurs développements sur le marché américain. 

08/03/2021, 16:56

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La vente de livres en recul chez Fnac sur l'année 2020

Les résultats finaux du groupe Fnac/Darty rejoignent les projections avancées fin janvier : avec 7,491 milliards € de chiffre d’affaires en 2021, les enseignes rosissent. 1,9 % de croissance en données publiées et 0,6 en données comparables. Le tout avec un 4e trimestre qui enregistre 9,6 % de mieux, en données comparables. 

23/02/2021, 18:39

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L'Amant de Duras n'est pas le prix Goncourt le plus vendu 

FACT CHECKING– La presse aurait-elle commis un impair, en suivant aveuglément l’Agence France Presse ? De son petit nom, l’AFP, qui alimente des milliers de rédactions partout dans le monde, diffusait sur les canaux francophones une intéressante dépêche. « L’Anomalie devient le deuxième Goncourt le plus vendu de l’histoire », pouvait-on lire. Message communiqué par les éditions Gallimard, pour saluer les ventes du roman d’Hervé Le Tellier. Mais avec une petite boulette à la clef.

22/02/2021, 16:34

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Pour une réglementation du prix de vente des livres au Québec

Voilà près de dix ans que le sujet n’avait pas montré le bout de son marque-page : un prix unique du livre au Québec, en 2013, tout le monde en parlait, mais le gouvernement de Philippe Couillard en juin 2014 décidait de balayer la mesure. Pourtant, la ministre de la Culture de l’époque, Hélène David, avait promis une réflexion : ce furent des mesures ciblées à la place… au grand désespoir des professionnels. Un nouvel espoir est-il permis ?

22/02/2021, 12:57

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La maison de disque Audiogram rachetée par Québecor

Premier groupe d’édition, incluant la diffusion et la distribution d’ouvrages en langue française au Canada, Québecor avance un peu plus encore dans l’industrie musicale. L’entreprise, via sa filiale Sports et divertissement, annonce l’acquisition de la maison de disques Audiogram. Une autre facette de la concentration et de la diversification de la société. 

11/02/2021, 10:23

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2021 représentera un “véritable défi logistique” pour la livraison de livres

Le diffuseur et distributeur Harmonia Mundi se prépare à une année difficile. Avec plus d’un milliard de colis livrés au cours de 2020, les transporteurs partenaires ont « connu des perturbations ». De ce fait, la structure choisit de « revoir et adapter » les usages, « afin de répondre à vos attentes légitimes », indique-t-elle dans un courrier aux librairies.

03/02/2021, 16:57

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Amazon : Jeff Bezos quitte le devant de la scène 

Fini, pour le milliardaire âgé de 57 ans : Jeff Bezos ne sera bientôt plus le CEO, laissant sa place à Andy Jassy, actuellement responsable de Amazon Web Service, ou AWS. Le fondateur de l’entreprise de cybercommerce a annoncé qu’il quitterait ses fonctions au troisième trimestre 2021. Il conservera toutefois un poste de président exécutif, au sein du conseil d’administration.

03/02/2021, 08:11

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Données bibliographiques : la BTLF s’associe à Booknet Canada

Désireuse d’offrir à ses abonnés un outil de recherche et de gestion de l’information répondant plus adéquatement aux besoins spécifiques de la chaîne du livre, la BTLF est heureuse d’annoncer son association avec BookNet Canada pour l’hébergement de Memento 3, qui sera lancé en janvier 2022.

02/02/2021, 09:38

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Nadine Perreault nommée directrice générale de Diffusion Dimedia

Le conseil d'administration de Diffusion Dimedia, société de distribution et de diffusion de livres en langue française au Québec et au Canada, annonce la nomination de Nadine Perreault au poste de directrice générale. Celle-ci fait suite au départ à la retraite de Serge Théroux le 31 décembre dernier, après 45 ans au service de Dimedia.

26/01/2021, 15:52

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Dilibel reste en Belgique pour “privilégier la qualité de service de proximité“

L’instauration du prix unique du livre en Belgique n’allait pas sans poser quelques interrogations aux libraires. Si la majorité des groupes français officiant outre-Quiévrain ont appliqué une tarification unique entre France et Belgique, le groupe Hachette Livre faisait de la résistance. Et le Syndicat des Libraires francophones de Belgique faisait les gros yeux, menaçant même de boycott, à demi-mot. 

21/01/2021, 18:35

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ALCA Nouvelle-Aquitaine met en place un incubateur de l'édition

Pour mener à bien le rôle de valorisation et de soutien des professionnels que s'est donné ALCA, l'agence culturelle souhaite proposer un « incubateur des éditeurs et des éditrices ». Cet accompagnement à la structuration des entreprises qui se veut nouveau, est dédié aux porteurs de projets dans la phase de création de leur structure éditoriale. 

17/09/2021, 16:08

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Un éditeur d'Ardèche accusé de liens avec le djihadisme : Darmanin intervient

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a lancé la procédure de dissolution de « Nawa », une maison d’édition basée en Ariège. Motif : la diffusion de « plusieurs ouvrages légitimant le djihad ». « Sa ligne éditoriale est clairement anti-universaliste et en contestation directe des valeurs occidentales. Elle a diffusé plusieurs ouvrages légitimant le jihad », précise l’AFP qui a interrogé l’entourage du ministre.

17/09/2021, 16:06

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Sorbonne Université inaugure sa bibliothèque numérique en accès libre

Après la Jubilothèque qui avait été mise en place en 2006, une nouvelle bibliothèque numérique patrimoniale de Sorbonne Université prend la relève, SorbonNum. Cette bibliothèque est dédiée aux sciences dite dures, à la medecine et aux aux sciences humaines. déjà 1 800 documents disponibles pour les étudiants, les chercheurs, mais également le grand public.

17/09/2021, 15:42

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Cannabis : “La prohibition a lamentablement échoué” 

Amplement critiqué pour ses positions sur la dépénalisation de drogues – au point d’être déchu de la citoyenneté d’honneur accordée par la ville de Vérone – Roberto Saviano en appelle une fois de plus à la réflexion. Dans les colonnes du Corriere della Sera, il demande un référendum, toujours avec les mêmes arguments : soustraire aux organisations mafieuses des millions d’euros issus de ce commerce…

17/09/2021, 11:29

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Brésil : un atelier pour permettre aux autochtones de publier leurs histoires

Dans l’atelier KMÃNÃÑ HÊSUKA (« Fabriquer des livres »), les Xakriabá, peuple amérindien du centre du Brésil, ont appris les étapes du processus de publication afin de créer leurs propres publications. L’objectif : transmettre à travers l’écrit et diffuser à travers le livre, une voix autochtone. Cinq livres sortiront cette année à la suite du projet. Les sujets comprennent des chants de cérémonie, l’histoire orale, les techniques de travail du bois, et une biographie de l'un des principaux dirigeants de Xakriabá.

 

17/09/2021, 11:06

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Frais de port : les librairies appelées en renfort contre le lobbying d'Amazon

Déposée le 15 juin à l’Assemblée nationale et renvoyée à la Commission des Affaires culturelles et de l’Éducation, la proposition de loi adoptée au Sénat concernant les frais de port — entre autres — est portée par Aurore Bergé. Les premiers échanges interviendront à la Chambre d'ici une dizaine de jours. Or, ce texte, 4253, qui vise « à améliorer l’économie du livre et à renforcer l’équité et la confiance entre ses acteurs », fait l’objet de vives négociations en coulisses.

17/09/2021, 10:14

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Pass sanitaire : “Le rôle social des bibliothèques est désavoué”

L’enquête auprès des personnels de bibliothèques qu’a initiée l’ABF a rencontré un certain succès. Si l’on compte près 20.000 agents publics dans les établissements, ils étaient plus de 1445 à avoir répondu en moins de 24 heures. Les données collectées confortent les premières analyses que nous communiquions hier. La présidente de l’Association des bibliothécaires de France, Alice Bernard, en tire elle-même quelques conclusions.

17/09/2021, 10:02

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HarperCollins lance une intitiative pour soutenir les librairies indépendantes

La maison d’édition HarperCollins lance « Indie Initiative » (Initiative indépendante), pour soutenir les librairies indépendantes du Royaume-Uni. Cette campagne, qui comprendra quatre volets, est conçue pour aider les libraires nouveaux et indépendants dans l’industrie. Des avantages supplémentaires pour renforcer les ventes dans le secteur indépendant seront également offerts par la filiale anglo-saxonne.

 

 

16/09/2021, 16:38

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Marie Fradette, directrice littéraire de la collection Romans aux éditions D'eux

Les éditions D’Eux (Québec) annoncent la venue de Marie Fradette comme directrice littéraire de leur nouvelle collection Romans. « Marie étudie, lit, analyse, critique et enseigne la littérature jeunesse à l’université Laval et à l’UQTR depuis une vingtaine d’années. Du roman au théâtre en passant par la poésie, elle s’intéresse à toutes les formes, fouille les nouveautés comme les classiques, reste à l’affût de ce milieu qui bouge vite et continuellement », indique la maison avec malice.

16/09/2021, 15:31

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Boxeur, éditeur d'Easton Ellis, Carver ou DeLillo : Naples pleure une légende

Tullio Pironti n’est certainement pas l’éditeur italien le plus réputé en dehors des frontières. Originaire de Naples, issu d’une famille de libraires, il fut boxeur dans son jeune âge — 50 matches dans la catégorie des poids welters et sélectionné en équipe nationale. Il devint par la suite éditeur et propriétaire de la librairie historique Piazza Dante à Naples : un symbole de la vie culturelle dans le centre de la cité…

16/09/2021, 15:19

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Un Webinaire sur l'histoire des bibliothèques en prison

Normandie Livre & Lecture organise le jeudi 25 novembre à 10h un webinaire autour de l’histoire des bibliothèques de prisons, de la Libération au début des années 80. 

16/09/2021, 15:09

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Éditeurs et auteurs se partageront 26,7 millions € de photocopies

26,742 millions €, c’est le montant de la cagnotte que le Centre français d’exploitation du droit de copie va répartir entre éditeurs et auteurs. Il s’agit là des montants perçus auprès des établissements d’enseignement, entreprises ou administrations autorisées à photocopier des œuvres. En tout, 76.285 œuvres sont concernées.

16/09/2021, 14:04

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Un prix spécial pour “la bibliothécaire favorite des États-Unis”

La National Book Foundation a annoncé le 8 septembre un prix spécial décerné à Nancy Pearl, pour service exceptionnel à la communauté littéraire américaine. Bibliothécaire de renom et ancienne directrice exécutive du Washington Center for the Book de Seattle, elle recevra son prix honorifique lors de la 72e cérémonie des National Book Awards, ce 17 novembre. C’est Ron Charles du Washington Post qui lui remettra son prix.

 

16/09/2021, 11:56

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Rassemblement de l'édition indépendante internationale à Pampelune

Les Assises internationales de l’édition indépendante auront lieu cette année du 23 au 26 novembre. Organisées par l’Alliance internationale des éditeurs indépendants et l’Association des éditeurs indépendants de Navarre (EDITARGI), elles sont un des rassemblements importants de l’édition indépendante annuelle. Réunissant des actrices et acteurs de tous les continents, elles permettent notamment chaque année d’établir collectivement un portrait de l’édition indépendante mondiale.

16/09/2021, 11:03

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Baisse de fréquentation, incivilités : l'opposition des bibliothécaires au Pass sanitaire 

Un sondage mis en ligne ce 15 septembre par l’Association des bibliothécaires de France visait à répondre aux sollicitations, nombreuses et diverses. En l’espace de quelques heures, plus de 700 réponses sont parvenues. Évidemment, le sujet central est celui du Pass sanitaire et du contrôle des usagers à l’entrée des établissements. Épineux et plutôt intéressant, pour dépasser le clivage pour ou contre : un véritable instantané des ressentis terrains…

16/09/2021, 10:15

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OPA : Vivendi lancé dans l'absorption complète de Lagardère

Amber Capital et Vivendi ont décidé de s’entendre sur les actions du premier, que le second a manifesté l'envie de racheter. En somme, Vivendi, selon le communiqué diffusé ce jour, reprendrait les 25,3 millions d’actions d’Amber, soit 17,93 % du capital, sur la base de 24,10 € par action. Ce qui, avec un bref calcul mental, permet de mesurer la somme qu’il faudrait demander à son banquier. Lequel pourrait sourire, quand on ne s’appelle pas Vincent Bolloré…

15/09/2021, 20:09

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Directrice générale de Points : Cécile Boyer-Runge d'Editis à Seuil, destin connu 

ActuaLitté avait appris en avril dernier que Cécile Boyer-Runge avait quitté le groupe Editis : ancienne présidente de Robert Laffont, nommé en 2020, elle était passée secrétaire générale du groupe. Mais des projets personnels l’appelaient vers d’autres horizons. Il s’agit d’intégrer le groupe Média Participations, propriétaire de Seuil-La Martinière.

15/09/2021, 17:11

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Les Immortels : une librairie située Quai de Conti pour l'Institut de France

Elle est installée à l’adresse du Quai de Conti où se trouve l’Académie française, et rejoint donc la bibliothèque Mazarine : en hommage à ses prestigieux voisins, elle est baptisée Les Immortels. Car elle partage avec eux des origines anciennes : une époque où les échoppes de libraires siégeaient en majesté. L’institut de France a désormais sa librairie, et son chancelier, Xavier Darcos, ne peut que s’en féliciter…

15/09/2021, 15:49

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Une nouvelle histoire de Tennessee Williams publiée pour la première fois

Une œuvre de 1952 de l’auteur d’Un Tramway nommé désir (traduit par Pierre Laville aux éditions Robert Laffont), Tennessee Williams, a été retrouvée dans les archives de l’Université de Yale. Publié pour la première fois cette semaine dans le Strand Magazine, The Summer Woman se déroule en Italie, pays d’adoption du grand dramaturge tourmenté. Un universitaire américain revient à Rome régulièrement poursuivre une relation avec une Italienne et vit la montée de l’hostilité envers les Américains.

 

 

15/09/2021, 15:34

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Le Costa Rica instaure la lecture comme un droit essentiel dans la loi

Le président Carlos Alvarado vient de ratifier un texte visant la promotion de la lecture, des livres et des bibliothèques pour le Costa Rica. Une nouvelle démonstration du chef de l’État, convaincu d’un nécessaire engagement des pouvoirs publics dans la vie des citoyens. Et puis, celui qui revendiquait Ernest Hemingway dans ses influences (avec Pink Floyd !) devait bien intervenir pour favoriser la lecture.

15/09/2021, 11:47

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Croissance du livre audio en Turquie : l'éditeur ABP Publishing en croissance

Éditeur de livres audio et numériques, ABP Publishing propose des ouvrages dans le monde entier, avec une centaine d’audiolivres édités chaque année. La structure diffuse également ses résultats intermédiaires du premier semestre 2021. Une tendance ? La croissance.

15/09/2021, 11:24

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Manuels scolaires : une entreprise “massive et stupéfiante” de contrefaçon

Ô cruelle virevolte du sort taquin : en mars 2017, plusieurs gros éditeurs scolaires d’Amérique décidaient d’une union sacrée avec les distributeurs, pour lutter contre le piratage et la contrefaçon. Parmi ces acteurs, Pearson, côté édition, Chegg, côté distribution. Quatre ans plus tard, l’éditeur se retourne contre le distributeur, accusé de violation « massive » du droit d’auteur. Vous avez dit ironie ? 

15/09/2021, 10:53

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Premier prix Goncourt, orignaire de Martinique, pas de bibliothèque pour René Maran

Mort en mai 1960, René Maran avait obtenu le prix Goncourt en 1921 avec Batouala, sous-titré alors « véritable roman nègre ». Un scandale alors, un succès pour Albin Michel son éditeur — qui a choisi de rééditer l’ouvrage, préfacé par Amin Maalouf. Mais la presse, vindicative et peu en phase, y voit la victoire d’un noir qui pour la première fois était en lice pour le Goncourt. Étonnamment, l’hommage prévu à Bacalan (Gironde), a lui aussi pris le large…

15/09/2021, 10:17

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L'écrivain Édouard Limonov vengé par la Cour européenne des Droits de l'Homme 

Edouard Limonov, de son véritable nom Edouard Veniaminovitch Savenko, était un auteur russe, et membre fondateur du Parti national bolchevik. Dirigeant d’une coalition faîtière rassemblant l’opposition, il est décédé en mars 2020. La Cour européenne des Droits de l’Homme vient de lui rendre justice, en condamnant la Russie. En 2005, le pays avait décidé de dissoudre l’organisation de Savenko, et de faire taire l’opposition par conséquent…

14/09/2021, 16:15

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Le poète et dramaturge Michel Garneau décédé à 82 ans

Le poète et dramaturge Michel Garneau est décédé ce lundi à l’âge de 82 ans dans la ville de Magog au Québec, a annoncé son éditeur, L’Oie de Cravan. Poète d’abord, puis dramaturge auteur d’une vingtaine de pièces, mais également homme de radio, il aura notamment inscrit l’art de l’improvisation au cœur de son œuvre théâtrale.

14/09/2021, 16:06

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Le SNE se dote d'une société pour organiser le Festival du Livre de Paris

Maintenant que le futur projet événementiel du Syndicat national de l’édition a un directeur, il lui fallait bien une structure. Ainsi, une assemblée générale est prévue ce 30 septembre pour adopter la constitution de ladite société. Une Société anonyme, à Directoire et Conseil de Surveillance, pour l’heure baptisée FL Paris. F...L, F...L, F...L, comme la tour ?

14/09/2021, 15:39

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Certificat Covid : le pass vaccinal obligatoire dans les bibliothèque de Suisse

Dès le 13 septembre 2021, suite à la décision des autorités fédérales, un certificat Covid (vaccination, maladie Covid-19 guérie ou test PCR ou antigénique négatif) et une pièce d'identité sont demandés à l'entrée des établissements du pays. Les quatre sites de la Bibliothèque de Genève diffusent un message commun pour alerter leurs usagers. 

14/09/2021, 15:03

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Une correctrice aux Prud'Hommes pour obtenir la requalification de son emploi

Ce 16 septembre, le Conseil des Prud’Hommes devra trancher dans une affaire qui oppose les éditions Robert Laffont à une correctrice. Selon les informations communiquées par la CGT Livre, cette dernière aurait travaillé de nombreuses années sous le statut d’autoentrepreneur. Or, la convention collective dans sa célèbre Annexe IV impose un salariat.

14/09/2021, 14:45

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Amazon : nouvelle politique salariale au Canada et embauches massives

Amazon continue son expansion et souhaite se rendre attractive. La preuve au Canada : le géant du commerce électronique annonce augmenter le salaire des travailleurs « de la première ligne » jusqu’à 21,65 $ l’heure, et prévoit d’embaucher 15.000 personnes supplémentaires. L’entreprise dirigée par Andy Jassy a besoin de main-d’œuvre pour soutenir son développement et profiter à plein de l’essor des achats en ligne.

14/09/2021, 12:11

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De l'italien au monde : le Salon de Turin pour la traduction

Le Salon international du livre de Turin consacre un événement numérique aux traducteurs de l’italien. Il se tiendra le 24 septembre 2021 de 16 h à 20 h en ligne sur la plateforme numérique SalTo +. « La traduction est le système circulatoire de la littérature mondiale », affirme Susan Sontag. Et son importance est bien reconnue par le Salon international du livre de Turin, comme le rappelle le communiqué de presse.

14/09/2021, 10:25

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Le manga représente 5,1 % des ventes de livres en librairies, sur 2021

Nous évoquions hier les ventes de mangas qui connaissent depuis le début de l’année des poussées de fièvre fulgurante. Évidemment, l’incidence du Pass culture destiné aux jeunes de 18 ans n’y est pas étranger. Mais la tendance en librairies mérite un coup d’œil prolongé.

14/09/2021, 10:21

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À nous la terre ! Les auteurs engagés “pour demain” avec le WWF

Neuf plumes contemporaines, françaises et étrangères joignent leurs voix pour témoigner de leur amour de la nature. Les bénéfices de ce livre caritatif au contenu inédit en poche seront intégralement reversés à WWF France. Catherine Cusset, Erri De Luca, Jean-Baptiste Del Amo, Sonja Delzongle, Luc Lang, Carole Martinez, Ron Rash, Jean-Christophe Rufin, Monica Sabolo, le tout préfacé par Isabelle Autissier : À nous la Terre marque l’engagement de ces auteurs « pour demain ».

13/09/2021, 17:35

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Des Moomins au Hobbit : Tove Jansson, illustratrice de génie

Décrit avec force de détails comme savait si bien le faire l’auteur du Seigneur des Anneaux, et avant Peter Jackson, les Hobbits de la Comté ont été représentés par la dessinatrice, Tove Jansson, entre 1962 et 1973. La dessinatrice qui fut avant tout réputée pour ses Moomins – personnages pour enfants connus internationalement – eut l'envie de basculer du côté de l'Anneau de pouvoir...

13/09/2021, 17:19

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Librairies : vendre plutôt des mangas pour la rentrée littéraire ?

Rentrée littéraire rime avec abondance de biens à proposer en librairie. Mais cette année, les libraires ne trouvent pas spécialement de gros moteurs de vente pour accompagner la disparition automnale de chlorophylle. Mais si les feuilles passent donc du vert au rouge, les résultats de vente demeurent bons. Et même en belle progression en regard de l’année Covid 2020 ou 2019. 

13/09/2021, 16:10

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Les Presses de la Renaissance deviennent une collection de Plon

Créé en 1997, Les Presses de la Renaissance se sont attelés à proposer des livres « pour construire l’homme », répondant aux questionnements humains et à la quête de sens. La maison d'édition se transforme et devient une collection au sein des éditions Plon. C'est Valérie Rossellini qui prend la tête de cette nouvelle aventure qui offrira un premier catalogue de 11 auteurs, dont Valérie Rossellini elle-même.

13/09/2021, 16:02

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Roselyne Bachelot : le syndicalisme à géométrie variable 

« Ça ne compte pas, pour les artistes, les syndicats. » Cette sortie de piste option dérapage incontrôlé de la ministre de la Culture n’était pas passée inaperçue. À l’antenne de France Culture, Roselyne Bachelot indiquait passer son « temps à recevoir des gens ». Des gens. Pas des syndicats, parce que… probablement qu’elle préférerait des voyages en mer de Chine ?

13/09/2021, 15:07