#Librairie

Excédés, des libraires boycottent le prix Renaudot et son livre Amazon

Libraire durant 10 années, à Acheres dans les Yvelines (Librairie Neverland, aujourd'hui fermée), Mélanie Le Saux a découvert comme d'autres la liste du prix Renaudot. Son sang n'a fait qu'un tour. « Je ne suis peut-être pas la plus légitime, mais mon écœurement a pris le dessus et j’ai écrit une lettre ouverte au jury du Prix Renaudot », indique-t-elle.

Le 10/09/2018 à 11:09 par Auteur invité

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10/09/2018 à 11:09

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ActuaLitté

David, hilare, après avoir triomphé de Goliath - domaine public, d'après Caravage

Dans le même temps, l’association Lil – Libraires indépendantes de Lorraine –, qui regroupe les libraires du Grand Est, réfléchit à un boycot du prix Renaudot, par un retour massif des livres présentés dans la liste. Un autre mouvement d'agacement, qui rejoint celui de Mélanie Le Saux.

Dans une lettre ouverte, elle explique ce ras-le-bol, cette exaspération, face au choix des jurés de retenir un titre commercialisé en autopublication, via Amazon. Une injure ? Face à une situation impossible, les libraires protestent.  « Merci de faire suivre si vous la pensez digne de l’être... Et si des libraires voulaient me faire l’honneur de la soutenir, peut-être aurions-nous l’opportunité de la faire publier dans les médias. Seule je ne suis rien. »

Lettre ouverte à l’attention des membres du jury du prix Renaudot.

Madame, Messieurs, c’est avec stupéfaction, incrédulité d’abord, indignation ensuite que j’ai découvert que vous aviez choisi de sélectionner un livre auto-édité chez… Amazon.

Autant dire que si cet ouvrage gagne le prix, et même s’il ne l’emporte pas d’ailleurs, les libraires se verront contraints de le commander chez leur concurrent le plus féroce. Celui-là même qui se targue d’éradiquer toutes les librairies, puis les éditeurs, pour avoir le monopole du circuit du livre.

Merci, donc, à vous président Frédéric Beigbeder, à Patrick Besson en particulier, qui a amené et défendu le livre en question, et aux autres. Merci madame Bona, messieurs Giudicelli, Giesbert, Chateaureynaud, Le Clézio, Pancrazi, Gardel et Garcin d’avoir créé ce précédent, d’avoir ouvert la porte bien grande à la « bête »… 

Alors bien sûr une question se pose. Sous prétexte de défendre un (peut-être) bon livre, de soutenir un auteur rejeté par le même milieu de l’édition qui l’avait jadis publié, de montrer du doigt je cite « l’israélophobie délirante des éditeurs traditionnels »… Vous êtes prêt à abandonner les librairies ?

Je ne peux pas croire un instant que vous soyez inconscients de la portée de votre acte, que vous ne vous rendiez pas compte que les libraires vont devoir désormais acheter et donc rapporter de l’argent à celui-là même qui veut leur fin. Je ne peux pas croire non plus que vous pensiez sérieusement, tout comme l’auteur, qu’Amazon puisse être garant du pluralisme que nous chérissons tous (et ne nous trompons pas de bataille, en aucun cas il ne s’agit de se battre contre l’auto-édition mais bien contre le géant américain, dont la nocivité, n’a plus à être démontrée…)

Car enfin le message que vous envoyez signifie que la librairie serait désormais superflue, libraire une profession en voie de disparition, un métier qui prendra place demain entre le cocher de fiacre et le poinçonneur des Lilas.
Alors je veux être « bienveillante » et m’interdire de penser qu’il n’est ici question que d’un coup de buzz, mais dans ce cas pourquoi Amazon ? Pourquoi pas n’importe quel autre auto-éditeur ?

Je peux également être optimiste (après tout, ouvrir et tenir pendant 10 ans une librairie en banlieue sans me payer…) et continuer à travailler sur un nouveau projet, dans une autre banlieue qui m’accueille.

Mais je ne dois pas être naïve… Comment aborder aujourd’hui ce métier si passionnant autant que difficile, si désormais la trahison vient de ceux qui devraient être les premiers défenseurs des libraires, ces libraires qui depuis toujours œuvrent en faveur de la diffusion du livre.

Ceux-ci devront-ils à leur tour boycotter le livre auto-édité, le Prix, voir les auteurs composant le jury, pour se faire entendre ? Certains commencent déjà à le murmurer… Mais de ce fait Amazon aurait déjà gagné. Heureusement beaucoup d’auteurs nous ont fait part de leur soutien, et je me garderais bien de les mettre tous dans le même sac !

Libraire pendant 10 ans et désireuse de le redevenir, je refuse de baisser les bras, je veux continuer à me battre, mais pourrais-je le faire dans un monde où désormais Amazon peut remporter un prix et nous balayer sans que cela ne choque personne ? Dans un monde où, je viens à peine de l’apprendre, le ministère de la Culture proposerait un pass culture jeunesse de 500 euros, dont seulement 100 pour les livres, à dépenser y compris chez Amazon.

Madame, Messieurs, il ne me reste plus qu’à espérer que les autres membres des jurys littéraires ne suivront pas votre détestable exemple.

Mélanie Le Saux

Mise à jour 15 h 40 : 

Marie-Pierre Reibel, coordinatrice de l’association LIL, jointe par ActuaLitté, nous indique que, pour l’heure, « nous n’avons pas encore de position officielle. Plusieurs libraires adhérents ont, en signe de protestation, retourné les ouvrages de M. Besson, mais avant de mettre en place une action collective, nous attendons un peu ». 

De fait, l’ouvrage pointé par les libraires, commercialisé via Amazon, avait été largement soutenu par Patrick Besson, juré du prix Renaudot. « Les libraires attendent surtout la deuxième liste, pour tâter le terrain. Si ce fameux livre est toujours présent, alors il y a de fortes chances que ce ne soient pas que les livres de M. Besson qu’ils retourneront. »

Et d’indiquer, surtout, qu’il ne faut pas se méprendre sur la démarche. Le problème n’est certainement pas celui de l'auteur autopublié, mais « bien la plateforme sur laquelle elle est pratiquée. Les gens n’aiment pas l’entendre, quand ils sont clients d’Amazon, mais en achetant là, il cautionnent l’optimisation fiscale, autant que des pratiques qui ne sont pas propres, vis-à-vis des salariés ». 

Elle poursuit : « Nos emplois sont tous corrélés les uns aux autres, avec un impact sur les fournisseurs – les éditeurs en l’occurrence – qui sont significatifs. En achetant local, c’est leur propre emploi qu’ils préservent. » Dans le grand Est, plusieurs libraires ont rapidement réagi en choisissant le boycott pur et simple. Nous attendons désormais de plus amples informations.

60 Commentaires

 

Henri Mojon

10/09/2018 à 11:49

Enfin une réaction contre le rouleau compresseur Amazon qui veut tuer tous les acteurs de l'édition pour assoir son monopole. Et pourquoi donc les medias ne précisent jamais que les livres Amazon ne sont pas disponibles en librairie mais uniquement sur leur site.
Pour une autoédition en librairie, choisissez Les Editions du Net qui sont le leader français devant Amazon !!! (source BNF)
http://www.leseditionsdunet.com/authentication.php?back=steps.php

JC Heckers

10/09/2018 à 13:31

Sauf que chez Les Editions du Net, "L’auteur peut mettre à jour son livre à tout moment (frais : 80 €)."

Henri Mojon

10/09/2018 à 15:24

L'édition d'un livre étant totalement gratuite, nous avons dû mettre en place ces frais de mise à jour suite à de trop nombreuses demandes d'auteurs. Maintenant que la mise à jour est payante et que c'est clairement indiqué sur notre site, les auteurs portent plus d'attention à la finalisation de leur ouvrage.

Henri Mojon

10/09/2018 à 15:35

Et nous vous rappelons que les Éditions du Net publient des livres papier et que donc la moindre correction entraîne un nouveau dépôt légal à la BNF et la destruction du stock donc des frais.

AB

10/09/2018 à 22:02

C'est drôle, sur BOD, ils demandent seulement 19 euros ! ;) ( soit le coût d'un livre et ses frais postaux pour la BNF, effectivement... )

henri mojon

10/09/2018 à 23:12

Vous vous trompez, ça c'est le prix de la publication d'un livre qui est gratuite aux Editions du Net. Merci de comparer ce qui est comparable, Bod est un imprimeur en ligne qui ne finalise pas le livre.

AB

11/09/2018 à 23:05

Alors " finaliser " un livre .... hum ... Autoédition ou édition? Faut savoir hein. Et si, si, BOD " finalise " les livres, c'est pas encore au lecteur d'agrafer les pages ! :D BoD envoie bien les livres à la BNF, et en cas de "révision du livre", ça ne coûte que 19 euros, effectivement comparons ce qui est comparable ... :)

JS

13/09/2018 à 11:57

L'envoi à la BNF est franco de port... ;-)

Garenne

11/09/2018 à 12:33

Ah bon, il n'est pas - ou plus - sûr de ce qu'il publie ? :

Association LIL

10/09/2018 à 12:35

L'association des Libraires Indépendants de Lorraine regroupe les libraires du Grand Est. Bien que nous partagions le point de vue de Mme Le Saux, nous souhaitons préciser qu'elle n'est pas adhérente de notre association.

Team ActuaLitté

10/09/2018 à 12:36

Bonjour,
cela a en effet été modifié après coup.
Merci : pourriez-vous d'ailleurs nous joindre sur ng@actualitte.com je vous prie ?

Coolwriter

10/09/2018 à 16:03

:bug: Les Editions du Net, la nouvelle et vaste arnaque de l'auto-édition... quoi que s'en défende Henri Mojon. Le CALCRE saura bien mieux le dire...

JK

10/09/2018 à 17:52

Si les libraires étaient plus agréables avec les nouveaux auteurs, si le circuit des ME était plus ouvert, à l’écoute et respectueux, on en serait pas à trouver de meilleures solutions pour contrer cette condescendance, ce mépris dont vous nous faites part. Vous ne faites que récolter que ce que vous avez semé.
Si vous ne comprenez pas que c’est votre propre comportement qu’il faut modifier, alors mourrez.
C’est tout ce que vous méritez.

Lortal/VL

10/09/2018 à 19:06

Les librairies ne vendent quasiment que des best sellers. Les maisons d'éditions ne font plus leur travail qui consistent à lire et signer de nouveaux auteurs. Comment voulez-vous que les nouveaux créateurs atteignent leur public ?
Proposez de nouvelles solutions aux auteurs afin qu'ils existent et qu'on puisse les lire. Amazon vous fait de l'ombre ? Les réseaux sociaux vous dépassent ? A vous d'essayer de découvrir de nouveaux talents. Je serais ravie d'aller dans une bibliothèque ou dans une librairie qui me fassent découvrir de nouvelles plumes.

Melalivres

10/09/2018 à 20:48

Les maisons d'édition ne font plus leur travail de découverte ? "Le cru 2018 est marqué par une ouverture vers de nouveaux territoires et de nouvelles générations d'auteurs, avec un nombre de premiers romans record. 94 titres incarnent le renouveau, soit un quart de la production des romans français de la rentrée et le niveau le plus élevé depuis 2007. "
Source : http://www.livreshebdo.fr/article/567-romans-pour-la-rentree-litteraire-2018

S'il est si simple de publier sur Amazon, c'est qu'on peut tout y faire, quelle que soit la qualité de ce qu'on écrit. Les éditeurs, eux, sont garants du niveau des romans qu'ils nous proposent.

Quant aux libraires qui ne vendent plus que des best-sellers... contrairement aux algorithmes d'Amazon, les libraires proposent un vrai conseil à leurs clients et sont toujours à la recherche de nouveautés. Nombreuses sont les librairies qui proposent des vitrines sur le thème des premiers romans.

VL

12/09/2018 à 20:10

Je soutiens pour l'avoir vécu avec un proche que non seulement les maisons d'éditions ne lisent pas les nouveaux auteurs et en plus 1) ils perdent vos manuscrits 2) vous envoient des réponses standard prouvant bien qu'ils ne vous ont pas lu et qu'ils ne vous liront jamais 3) Changent de staffs tous les mois 4) préfèrent, comme les maisons de disques que vous ayez une base-fan énorme avant de signer (ahahaha !).
Quant aux libraires et, pour l'avoir aussi vécu 1) ils ne vous lisent pas car "ils n'ont pas le temps" x si vous êtes dans une petite maison d'édition ou auto-édité (Ils préfèrent sans doute lire Bernard Weber ???) 2) ne vous répondent jamais ou vous prennent de haut, genre "vous voyez bien que vous êtes inconnus au bataillon" 3) vous demandent de repasser mille fois et vous évitent si vous le faites.
Bref : au lieu de vous tirer sur les nouveaux auteurs, vous feriez mieux de les défendre et de les lire !

Clemso

10/09/2018 à 21:50

Mais LOL !

Tu es en train d'accuser toute la chaîne du livre de ton manque de curiosité... Je n'avais pas autant rit depuis il y a au moins dix minutes. Merci à toi.

PF

12/09/2018 à 10:07

"Les librairies ne vendent quasiment que des best sellers."si vous faites référence au rayon livres de votre supermarché, c'est vrai. Avez-vous essayé une véritable librairie ?
"Les maisons d'éditions ne font plus leur travail qui consistent à lire et signer de nouveaux auteurs." des nouveaux romans à la pelle en cette rentrée littéraire, comme chaque année. Demandez à un(e) libraire, il/elle vous renseignera.

Joseph Kochmann

12/09/2018 à 21:00

Oui, Melalivres, PF and cie, c'est bien gentil de citer des articles. Maintenant, sortez de votre petite chambre et d'Internet et confrontez-vous à la réalité.

Allez dialoguer avec des auteurs auto-édités, des libraires et des éditeurs. Regardez les démarches, rencontrez les gens qui en chient, malgré l'énorme boulot, l'expérience et le talent.

Sortez de votre bulle et confrontez-vous à ce que subit un auteur, même avec des années d'expérience et une grosse fanbase (et je ne parle pas de famille et d'amis ; je parle de vrais chroniqueurs et fans).

Si vous achetez des romans nouveaux et cool, c'est bien, tant mieux pour vous. Qu'on continue à vous faire avaler la belle pilule Disney du "tout le monde à sa chance, seuls les mauvais se cassent la gueule".

Sortez un peu de la Matrix.

Encore une fois, je parie qu'aucun d'entre vous n'a ouvert ne serait-ce qu'une page d'un livre auto-édité.

Merde. The Martian, qui est devenu un blockbuster au cinéma, était un roman auto-édité, premier livre de son auteur. Le mec a été refusé par toutes les ME possibles.

Ce ne sont pas les ME qui l'ont choisi, mais les lecteurs. C'est le lectorat qui compte, pas les profiteurs de talent.

Korkablor

10/09/2018 à 20:04

Je vous soutiens a 100% Amazone ne cherche qu à asseoir son pouvoir de detruire des libraires indépendants des librairies des editeurs et renforcer sa position afin d avoir le monopole

Mégahomme

10/09/2018 à 20:11

L' arrogance de cette commerçante ses menaces ainsi que la terreur qu' elle ose insinuer est une insulte non seulement à l' intelligence , au jury et au public. Je ne connais aucunement ce livre mais le choix d' un livre présent sur une plateforme de vente par internet est une avancé car il y a effectivement un problème avec le système des éditeurs et de facto avec les libraires qui soutiennent ce système inique et totalement dépassé et corrompu. Tout ce à quoi cette libraire pense ç' est son portefeuille ainsi que la remise en question d' un monopole oú seul la bourgeoisie écrit et pense.

Thierry Reboud

11/09/2018 à 00:12

Au risque de contrarier votre vision idyllique des choses, un.e commerçant.e (quel que soit le commerce) qui ne penserait pas à son chiffre d'affaire ne durerait pas assez longtemps pour satisfaire vos besoins ou vos envies (quel.le.s qu'ils ou elles soient).
Amazon est un outil de distribution : c'est de la logistique, rien de plus. Amazon ne discrimine rien et présente tout uniformément, et c'est précisément la raison pour laquelle Amazon peut se permettre de proposer à la vente n'importe quelle bouse que vous ou moi aurions écrite puisque c'est vous ou moi qui nous chargerons de la commercialisation et des (éventuels) frais de publicité. Dans ce coup-là, Amazon gagne à tous les coups et les auteur.e.s édité.e.s à leurs frais perdent à (presque) tous les coups.
Dans le cas particulier de Koskas, le coup ne peut marcher que parce que Koskas bénéficie du recours d'un compère (comme au bonneteau) qui fait croire à son indépendance et permet aux benêts et aux candides de croire que Koskas illustre la défense des auteur.e.s raté.e.s que les libraires (je l'ai été) voient défiler avec leurs piles de livres invendus et invendables sous le bras.
Quand il m'arrivait de prendre en dépôt (faut pas pousser le bouchon trop loin non plus) 3 exemplaires de ces improbables chefs-d'oeuvre et que, deux ou trois ans plus tard, ils n'avaient pas bougé, les mêmes auteur.e.s (qu'on ne revoyaient jamais entre-temps) ne se posaient toujours aucune question sur la "qualité" de leurs livres mais incriminaient systématiquement autrui. Et je vous promets qu'au début au moins j'ai essayé d'en lire, de ces trucs ni faits ni à faire !
Eh bien si Amazon débarrasse les libraires d'avoir à se taper ces génies incompris (sinon incompréhensibles), ce sera toujours un petit bénéfice.

JC Heckers

11/09/2018 à 09:20

"Quand il m'arrivait de prendre en dépôt (faut pas pousser le bouchon trop loin non plus) 3 exemplaires de ces improbables chefs-d'oeuvre et que, deux ou trois ans plus tard, ils n'avaient pas bougé, (...)"

Vous ne jetiez même pas un oeil avant d'accepter? Hum. Bref.

"l'auto-édition, la nouvelle litote à la mode pour parler du compte d'auteur."

Où l'on constate que vous savez de quoi vous parlez. Alors qu'il s'agit de deux choses très différentes.

"On sent vaguement derrière ces commentaires une cohorte d'auteur.e.s raté.e.s qui n'ont pas encore compris que dans l'immense majorité des cas le compte d'auteur publie des livres qui n'ont à peu près aucun intérêt (sinon pour leurs auteur.e.s)."

En gros, autoédition et compte d'auteurs mêlés, plus de 9 livres sur 10, mais c'est à peu près aussi le cas dans l'édition traditionnelle (différence: on publie alors des livres qui n'ont à peu près aucun intérêt, sinon pour leur éditeur). Vous pouvez toujours estimer que l'autoédition c'est de la merde sur du papier, vous n'empêcherez pas qu'il s'y publie d'excellents livres qui n'auraient pas trouvé éditeur moins en raison de leur absence de qualité que parce qu'ils ne seraient pas (assez) rentables. Le problème essentiel est que le volume de publications est devenu tel qu'il est impossible de dénicher par chance une perle que (malheureusement) le classement des plateformes de vente ne met pas en avant, ce qui explique sans doute qu'on ait le sentiment que l'autoédition s'assimile à une déchetterie. (Note: le compte d'auteur étant réservé désormais aux pigeons, il est vrai que la proportion de [très] mauvais livres publiés par ce biais semble supérieure, mais je me trompe peut-être).

Entre les éditeurs qui ne pensent pas qualité mais rentabilité assurée (rares sont ceux qui semblent daigner prendre des risques, désormais), les libraires qui leurs crachent dessus, et la perspective de se goinfrer avec les 70% du prix de vente concédés par Amazon (qui a vraiment bien joué son coup), pas mal d'autoédités qui n'écrivent pas d'immondes bouses ne se posent plus de questions et se dispensent d'états d'âmes. (Et les autres n'ont eux jamais hésité, certains sont dépourvus de toute décence dès qu'il s'agit de se faire du fric, quitte à mettre en ligne des pages dignes d'une rédaction de sixième - après tout puisque ça se vend, hein...)

Je ne vous convaincrai pas que vous avez tort de restreindre l'autoédition à une autosatisfaction du genre onaniste (le compte d'auteur pour sa part lui sert avant tout à alléger un compte en banque), mais qu'importe. Les libraires de votre trempe (imbibés de mépris) sont destinés à disparaître, reste à faire survivre les autres. Et, concernant l'autoédition, à tenter de la faire sortir du piège amazonien qui est d'abord un asservissement volontaire à un système pernicieux et fermé. Mais si on dit "gagner moins en publiant mieux", allez savoir pourquoi, on vous considère vite comme un taré... Mais le jour où Amazon fera ce qu'il veut avec les auteurs (comme il le fait déjà avec les éditeurs) et dictera ses conditions à tous, je sens qu'il y en a qui viendront chialer. Trop tard.

Thierry Reboud

10/09/2018 à 20:11

Très drôle, cet afflux de défenseur.e.s de l'auto-édition, la nouvelle litote à la mode pour parler du compte d'auteur. Très drôle aussi, la propension à flétrir les libraires (qui ne vendent que ce qui marche, et patati et patata, la preuve ils ont refusé mon sublime recueil de poésie publié à la Pensée universelle).
On sent vaguement derrière ces commentaires une cohorte d'auteur.e.s raté.e.s qui n'ont pas encore compris que dans l'immense majorité des cas le compte d'auteur publie des livres qui n'ont à peu près aucun intérêt (sinon pour leurs auteur.e.s).
Koskas est bien mignon, mais s'il ne s'était pas fait connaître par le biais de l'édition normale (celle à compte d'éditeur), et s'il ne bénéficiait pas du soutien d'un Besson tout à fait institutionnel et qui navigue parfaitement dans le marigot germano-pratin que ledit Koskas fait mine de dénoncer, eh bien le roman à compte d'auteur de Koskas ne serait connu que de sa mère et de ses ami.e.s.
La petite manip de Koskas autour de son compte d'auteur ne fonctionne que parce que ses précédents livres ont été lus et validés par des gens dont le métier est de lire (éditeur.rice.s, critiques ou libraires) et qui, tout compte fait, ne s'y entendent pas si mal.
Cela dit, il ne faut pas surestimer le tintouin fait autour de ce roman : il ne s'agit que d'orchestrer une campagne publicitaire gratuite à laquelle nous participons tou.te.s un peu. Ni plus ni moins.

Elodie Torrente

11/09/2018 à 08:43

Bravo Thierry Reboud. J’ai tenté de leur faire comprendre sous le premier article paru sur le sujet. Mais s’ils sont ratés à l’écriture, je crois qu’ils le sont aussi à la lecture. ? et comme dirait l’autre, « lisez, bordélique, lisez ! »

AB

10/09/2018 à 21:26

Franchement ridicule cette levée de bouclier contre l'autoédition et contre Amazon.

Sachez qu'Amazon permet à grand nombre d'auteurs de VIVRE de leur art, contrairement aux libraires qui vivent plutôt de l'art des autres ! Amazon est d'ailleurs une énorme vitrine pour les autoédités qui le sont par CHOIX, souvent après une mauvaise expérience avec une maison d'édition traditionnelle, tandis que les libraires " de quartier " refusent de vendre les auto-édités.

Messieurs les Libraires, si vous voulez boycotter Amazon et leurs auto-édités, dans ce cas, boycottez aussi TOUS les éditeurs qui vendent aussi sur cette plateforme, ça sera plus logique ... (c'est marrant, eux ne boycottent pas, c'est pourtant AUSSI des concurrents directs ... Ah mais non suis-je bête, les auto-édités c'est nul... Sauf que maintenant qu'ils sont sélecttionnés pour les prix prestigieux, ça gueule ... ;))

Roger Raynal

11/09/2018 à 01:45

Ils auront beau s'en défendre, les menaces, voire davantage, de boycott des libraires contre les nominés du Renaudot sont bien une attaque contre l'auto-édition.
Certes, le nominé ne l'a été que parce qu'il était connu du milieu, et dûment "parrainé"... comme les autres !
Mais, comme le souligne AB, s'il s'agit de lutter contre le grand méchant Amazon, alors il faut être crédible, et boycotter aussi tous les éditeurs qui vendent par ce biais, c'est à dire...tous! Tiens, dès lors, comme c'est étonnant, les criailleries des libraires se font moins véhémentes... C'est même un grand silence...
Un petit auteur, qui jamais ne sera en librairie et encore moins nominé dans un prix quelconque, pourrait en déduire, en tâcheron mal pendant de la chaine du livre qui emprisonne les auteurs et les contraint à la mendicité, ou pas loin, que ce qu'ils redoutent surtout c'est de voir leur échapper le juteux marché des lauréats des prix littéraires, qui font le gros volume de ventes sur lesquelles, rappelons le, ils prélèvent entre 33 et 39 % alors que l'auteur, ce pelé, ce galeux, qui ose sortir du carcan des Grandes Maisons, émarge royalement à 10% maximum (le grand méchant Amazon offrant quatre fois plus sur du livre papier, sans compter l'offre numérique auquel se rajoute celle de la location...).
Il n'y a rien de mal à défendre son commerce, encore faut il l'afficher clairement en assumer jusqu'au bout les conséquences : Amazon étant un acteur majeur de l'auto-édition, le combat d'arrière garde contre ce dernier est aussi un combat contre celle ci, qu'on le veuille ou non, qu'on le reconnaisse ou non.
Il est aussi étonnant que les libraires puissent avoir leur mot à dire que les nominés d'un prix parce que son "éditeur" ne leur plait pas, et de frapper de leur ire funeste les autres nominés, qui ne sont pour rien dans l'affaire. Cette réaction épidermique, donc l'excessivité porte en germe son insignifiance, peut se résumer en un cri : "que rien ne change !" . Zarathoustra lui même savait combien il est vain.

JK

11/09/2018 à 02:47

C'est bien, continuez à vivre dans votre tour d'ivoire.

J'ai personnellement eu de très bonnes ventes et des critiques excellentes quand je suis sorti du circuit classique, qui lisait deux pages et demi de mes romans avant de mettre six mois pour me répondre que c'était "trop bizarre" tout en m'insultant à moitié. Et après, on critique les auteurs de manquer d'originalité, de ne pas être polis ni ponctuels. (Un "bonjour monsieur", apparemment, c'est trop demandé de la part d'un pauvre puceron qu'est un auteur peu populaire.)
Plus de 40 maisons d'édition, allez ! Démarche chez les libraires... "Ah bon ? Vous n'êtes pas Fred Vargas ? Dehors !"

Continuez à gentiment vous satisfaire d'un système daté qui vous fait, chaque jour, croire qu'il est objectif et parfait. J'aurais fort à parier qu'aucun d'entre vous ne l'a ne serait-ce qu'une page d'un livre auto-édité.

Seulement voilà, à la fin, faut appeler un chat un chat : ce n'est pas une question de glorifier Amazon, qui a ses problèmes, mais d'attaquer cette pensée ridicule et encore une fois profondément élitiste.

En boycottant Amazon, ce n'est pas l'entreprise que vous ferez souffrir. Amazon ne va pas fermer ces portes parce qu'un livre n'est pas acheté par des librairies de France. Ce sont les auteurs que vous détruisez en poussant les festivals à ne plus récompenser ceux qui tentent de voler de leurs propres ailes.

"Oh, mais les pauvres petites libraires qui ne gagnent plus de sous..."

C'est ça, oui. Et moi, quand je mettais des années à retravailler mes livres depuis ma chambre, tout en alternant avec un boulot alimentaire, je pouvais tout aussi bien manger mes chaussures et sucer les parties génitales des "majestueuses maisons d'édition" tout en me roulant dans leurs déjections... C'est beaucoup moins grave.

Bienvenue dans la Matrix. Gardez bien les yeux fermés surtout. Et continuez à rire et à citer des sources "prestigieuses" qui vendent votre "si magnifique" monde littéraire. Du moment que vous restez dans vos bulles, moi, ça me va parfaitement.

Gueulez forts. De toute manière, nous, on garde la fenêtre fermée.

koinsky

11/09/2018 à 06:58

Pathétique ce pré-carré autoproclamé de petites baronnies aigües et fières (la chaîne du livre) arc-bouté sur son pactole qui veut chasser le grand méchant loup mangeur de libraires et d'éditeurs.
Si le bouquin est bon, il est bon nom de Dieu.
Vous vous occupez de littérature, de textes ou de droit moral ?
Le monde de l'édition crève de son embourgeoisement vertueux, de son embonpoint. Amazon a peut être tous les défauts du monde mais il est aveugle et chaque plume peut ainsi s'y déployer sans devoir courber l'échine devant un parterre de poudreux hautains, méprisants et sachants. C'est déjà ça et ça fait un bien fou. Amazon libère quelque chose cloisonné, opère une mue nécessaire, c'est pas si mal, non.
Aux libraires de proposer une alternative, mais y'a du boulot vu l'effet repoussoir qu'engendre l'entrée d'une librairie dans le subconscient des français, dont le mien (peu éduqué il est vrai). Désolé, je vous dis les choses. Pourquoi les gens qui osent pousser la porte d'une librairie se font de plus en plus rares. Vous remettre un peu en question, ça ne vous viendrait pas à l'idée...
Alors, plutôt que de désigner un bouc émissaire et de la charger de tous nos maux, débusquons la bête en nous et combattons-là mano a mano, c'est plus courageux.
Révolutionnez les librairies si vous voulez survivre en milieu hostile. Et y'a du boulot croyez-moi !
Dans l'édition comme ailleurs, le mal est invisible, il campe sur nos certitudes et se nourrit de nos petites lâchetés quotidiennes. Amen.

Max Heratz

11/09/2018 à 09:08

Estelas Editions est une petite ME. On se débrouille comme on peut pour être diffusé et ça marche plutôt pas mal. Il y a 3 ans, on a demandé à 1830 librairies si elles étaient intéressées pour qu'on fasse un dépôt-vente chez elles. Seules 2 nous on dit Oui, les autres refusant, arguant que ça leur ferait trop de travail.
Pour nous développer il a bien fallu trouver quelqu'un qui accepte de nous les commercialiser. Devinez qui. Les libraires se tirent une balle dans le pied et après ils viennent nous dire que ça fait mal.
Après cette expérience, nous avons chnagé notre façon de voir les choses et surtout les libraires. On a compris que ce ne sera pas eux qui commercialiseront nos titres. Et on a bien fait. Notre maison se porte comme un charme, pas 1€ de dette, de crédit, d'en-cours ou de je ne sais quoi. Une distribution de nos ouvrages en gandes surfaces et dans des chaînes spécialisées. Et c'est très bien comme ça puisque notre ligne éditoriale vise le grand public. On l'a trouvé là où il se trouve.

Lily

11/09/2018 à 09:25

Très chouette l'illustration!
Dans la chaîne du livre, le maillon faible c'est l'auteur. Payé ou non, par des éditeurs ( des vrais ) fâchés avec les chiffres, voué aux gémonies sitôt qu'il sort du moule éditorial ambiant, boycotté enfin par des libraires allergiques au principe de l'auto édition.
Madame Saux, en attaquant de front Amazon, grand méchant loup dévoreur de galette et de petit chaperon rouge, pensez-vous aider votre belle profession ?
Le bon libraire, et ils sont nombreux en France, est un amoureux du Livre. Son contenu passe avant son contenant. Belle couverture, foutaise! Prix à la clef, même pas un critère.
Le bon libraire a des coups de coeur et non des coups de sang; il ne devrait pas "sabrer", comme vous le faites, la tête pensante de la chaîne du livre... je veux parler de l'auteur, tout simplement.
Car sans auteur, plus de livres bien sûr et, in fine, plus de librairie non plus!
Et comme le disait si bien notre facétieux Voltaire: " Les Français n'ont pas la tête épique".

Tara

11/09/2018 à 09:30

Bonjour à tous et à toutes,
… Le moins que l’on puisse dire c’est que le sujet extra-sensible entraîne sans doute le plus gros score de réactions. Et il y a de quoi.

Si je puis me permettre, je dirais « Tout poison se transforme en élixir »… cette « affaire » car oui, c’est une affaire est à exploiter de manière positive. Il est grand temps que tout cela explose et qu’on rebatte les cartes.

Le monde a changé. Le monde du livre aussi.

La plupart des éditeurs d’ailleurs tous unis et réunis en grands groupes ne jouent plus le jeu. C’est indiscutable. Je peux témoigner : j’ai écrit 24 livres : 3 sont passés chez un éditeur. Pour 2 d’entre eux je n’ai jamais touché mes droits d’auteur. Le comble j’ai porté les cartons des 500 livres vendus le jour d’un salon et on m’a répondu que le livre ne se vendait pas…
Au final, j’ai fini par créer une petite structure et là… après le mépris des éditeurs, j’ai rencontré celui de libraires qui placent votre ouvrage au ras du sol derrière un panneau publicitaire et… s’étonnent de ne pas en vendre ! Quand le personnage principal est Sissi, il y a de quoi surprendre. Surtout lorsqu’en 2 h de dédicace ailleurs (hors librairie !!!) vous en vendez 52…

C’est tout un monde qui est à revoir et c’est urgent.

Bien sûr qu’Amazon est un monstre, une pieuvre dont les tentacules étouffent les libraires. Nous ne sommes pas coupables mais… tous responsables. Nous les écrivains dont les manuscrits n’ont pas encore été ouverts au bout de 6 mois et laissons faire, tellement nous espérons… Et pire, craignons les représailles car dans ce monde-là tout le monde, c’est la mafia « tous unis », je n’ose dire tous pourris… Certains se démarquent : ce sont souvent les éditeurs d’ouvrages professionnels. Je pense aux éditions Chronique sociale à Lyon qui font du bon travail et payent leurs auteurs.

Restent aussi que des éditeurs se sentent tout puissants se permettant de changer le titre ou la couverture que vous souhaitez. Pas le choix, tu dis OK… ou tu vas te faire voir ailleurs. Même si tu as proposé un titre de 3 mots que tout le monde retiendra et qu’il en fait un de… 12 mots !
Alors que la règle marketing insiste « pas plus de 6 mots » !

Je pourrais aussi vous parler d’un prix littéraire dont je fus jury et pour lequel on avait déjà préparé les bandes rouge destinées à un auteur très connu… C’est normal, ces livres sont de grande qualité. Sauf que celui présenté au jury n’était… qu’un quasi copié/collé d’un autre paru 20 ans plus tôt… Nous avons dû menacer de « balancer » pour que l’auteur choisi à 80

Éditions Piatnitsa

11/09/2018 à 09:32

Amazon, pas obligé, je pense qu'on peut publier, vivre et réussir sans Amazon. Les amis du livre trouvent et trouveront d'autres alternatives.
Il reste un public en France pour les bons livres , des lecteurs qui se fichent, voire fuient les prix littéraires convenus, des éditeurs et des auteurs qui ont du talent. Des petits malins qui voient qu'Amazon n'est pas toujours à jour et accessoirement massacre notre belle langue française. Des gens qui privilégient le contact humain et de vraies compétences continuent à se tourner vers les libraires qui peuvent retourner les offices qui les embêtent. Alors arrêtez de pleurnicher que l'ogre Amazon va tout avaler, la crise est générale et hélas en France il y a beaucoup de commerces, autre que librairies qui ont fermé ces deux dernières années. Lorsque l'on arrive à des fins de cycle, on boit la coupe jusqu'à la lie, créons du renouveau. Avec tout mon respect et mon amour envers les libraires physiques qui vont opter pour des dimensions humaines et culturelles qui vont leur permettent de renaître, j'en suis persuadée. Et laissons Amazon prospérer sur le lowcost.

TAEA

11/09/2018 à 09:34

... J'ai oublié le meilleur !
J'ai même reçu le refus d 'un éditeur à qui... je n'avais jamais envoyé de manuscrits !!! Qui dit mieux ? :lol: 8-/ :down:

Christine Belcikowski

11/09/2018 à 10:12

Même si Amazon vend un certain nombre de navets auto-édités, les éditeurs vendent aussi des navets. Reste la question de fond : faut-il défendre les textes, ou bien les éditeurs et les libraires ?

Nicolas

11/09/2018 à 15:32

Je lis tout le fiel de certains, essentiellement auteurs, contre la librairie et l'édition ("traditionnelles" ?). Il s'agit pourtant, dans le texte proposé, d'une libraire donnant son avis de professionnelle sur un livre que les libraires, s'il est bon, ne pourront pas vendre.

Le propos n'est pas ici de ne pas vouloir donner sa chance à un auteur, mais plutôt de pouvoir le mettre en avant si son travail est jugé bon.


Par ailleurs, il est question dans ce texte de défense des libraires contre Amazon... Vous trouvez tous les libraires pédants, incompétents, etc. (notamment parce qu'ils ne vous choisissent pas) ? Très bien. Mais les lecteurs qui vont acheter chez eux y vont pour quelles raisons ? Peut-être le libraire fait-il un choix personnel dans l'offre ? Qui plait aux lecteurs ? (Sans algorithme...) Vous avez le droit de ne pas aimer ces libraires qui ne vous choisissent pas, comme ils ont le droit de ne pas vous mettre en avant. Par contre, il me semble assez facile de considérer le gentil Amazon comme votre sauveur contre les méchants libraires ; Amazon n'est pas plus neutre dans l'offre proposée aux lecteurs que le libraire.
Questions subsidiaires (qui n'est pas une provocation, plutôt une boutade) : que répondent les grandes surfaces quand vous les démarchez pour acheter vos livres ? Que répond Amazon quand vous aimeriez faire une séance de dédicace pour vous mettre en avant ?


Contrairement à certains qui semblent ne pas savoir de quoi il retourne, je ne parlerai pas ici de rémunération, sachant bien les disparités qui existent entre l'auteur, un fiscaliste d'Amazon, l'éditeur qui prend les risques et le libraire sans cœur.

Belle rentrée littéraire à tous

Roger Raynal

11/09/2018 à 19:07

Qu'en termes délicats ces choses là sont dites.
Non, il ne s'agit pas, loin s'en faut du simple "avis de professionnelle sur un livre que les libraires, s'il est bon, ne pourront pas vendre.", Ou alors nous n'avons pas lu le même texte.
Il s'agit bel et bien de la pression d'une représentante des libraires contre un jury littéraire qui a eu l'outrecuidance de choisir un nominé qui n'a pas emprunté les voix canoniques de l'édition "traditionnelle", mais a osé s'allier au croquemitaine Amazon. D'un appel au boycott. A travers cela, il s 'agit s'une attaque directe contre 'auto-édition, comme l'ont très bien ressentis les "sous auteurs" qui y font appel, et ont osé, les gueux, faire état de leurs récriminations.

Amazon n'a rien de neutre, mais il est clair : il veut gagner de l'argent, un maximum d'argent. Les libraires aussi, les éditeurs itou. Et pour cela, il offre aux auteurs des conditions que pas un des éditeurs traditionnels et de leurs affidés libraires ne semble capable d'égaler.
Qui t'a fait roi, pourrait t'on demander au grand méchant. Qu'ont fait les libraires et les éditeurs lors de ascension d'Amazon ? Rien. Ils sont restés les bras ballants, à se gausser, entre gens de bien, du numérique et de ces idiots qui commandaient leurs livres via des modem 1200 bauds (ou presque). Ha, si, avec les éditeurs, ils ont obtenu une belle avancée : que les fichiers soient vendus au prix du papier, détruisant tout développement réel de la lecture électronique en France.

Alors, Questions subsidiaires (qui ne sont pas une provocation, plutôt une boutade) : que répondent les libraires quand vous les démarchez pour acheter des livres scientifiques d'occasion parus aux USA et non importés en France ? Que répondent-ils quand vous aimeriez publier votre livre et le mettre à disposition d'une bonne partie du monde ?

Jadis il y eut, dans ma bonne ville, une belle et grande librairie. Elle est morte. Amazon m'a tuer ? Certes pas. Il tétait encore sa mère. Ce qui l'a tuée, c'est la hausse continue du loyer de l'immobilier en centre villes. C'est aussi, en ayant chassé la voiture de la ville, la fin de la clientèle de la plèbe de banlieue qui a préféré se rabattre, si ce n'est que le grand méchant loup, sur des chaines de librairies, ou des grandes surfaces où l'on peut (encore) se garer.

Quand à la rémunération, oui, évitons d'en parler. "Par de semblables objets les âmes sont blessées, et cela fait venir de coupables pensées". Où irions nous si les gueux ne se contentaient plus de leurs 5 à 10

Thierry Reboud

12/09/2018 à 00:15

Parlons un peu de choses sérieuses, si vous voulez bien : de caillasse, de flouze, d'artiche, de blé, de picaillon, de braise, de thune et de fric.
Les prix littéraires ne sont pas une consécration artistique (il suffit, si vous voulez vous en convaincre, de parcourir la liste des titres qui ont été couronnés), ils sont un évènement économique du marché du livre. Pas de la littérature : du livre.
Si (par très loufoque hypothèse), les jurés du Renaudot couronnait l'indispensable chef-d'oeuvre du très méconnu Koskas, le prix Renaudot se tirerait une balle (que dis-je, une balle : une rafale) dans le pied parce que le jury Renaudot n'a qu'une chose à faire valoir : son influence commerciale. C'est vrai des autres jurys également, et si le Goncourt trône au sommet, c'est bien parce que c'est le prix qui (normalement) assure le nombre de ventes le plus conséquent. Le pouvoir du jury Renaudot est symbolique, mais il a une traduction économique. Couronner un livre publié à compte d'auteur et distribué en dehors des plus gros pourvoyeurs de produits éditoriaux serait une monumentale erreur qui, j'en suis certain, n'échappe à personne.
Tout ça pour dire que Koskas fera très probablement un petit tour dans la sélection et s'en fera éjecter avec les honneurs dus à son rang.
Même Patrick Besson risque d'en revenir lorsqu'il constatera avec un généreux effroi que son prochain et périssable monument littéraire (Le Milieu de terrain, à paraître le 10 octobre chez Grasset) sera absent des tables des libraires ou disponible seulement à la commande. Pour le coup, sa rémunération, il n'oubliera certainement pas d'en parler... et il est possible que son éditer lui rappelle le confortable à-valoir qu'il a touché pour des ventes qui risquent bien d'être des plus chétives.
Maintenant, sans vouloir me mêler du commerce d'ouvrages scientifiques étasuniens épuisés (commerce auquel je n'entends rien... mais je me demande ce que dirait votre concessionnaire Renault si vous vouliez lui commander une Cadillac 1967), j'ai une petite idée de ce qu'il pense par-devers lui (s'il est poli) quand vous lui faites part de votre désir de publier votre livre et de le mettre à disposition d'une bonne partie du monde.
Il pense probablement que, si vous voulez que votre livre soit édité, le mieux est que vous vous tourniez vers des éditeurs dont c'est le métier. Il y a assez d'éditeurs en France pour qu'un livre correct soit, tôt ou tard, édité parce qu'aucun éditeur ne refusera de gagner de l'argent avec un livre qui peut se vendre. Si un livre fait l'unanimité des éditeurs pour ne pas le publier, alors (dût votre modestie en souffrir) il est probable que c'est une daube de fort calibre.
Il (votre librairie) pensera probablement aussi que vous n'avez aucune idée de la bonne partie du monde qui est véritablement intéressée par (ce n'est qu'un exemple) une première étreinte ou des néoptères idéalement spleenétiques et qui serait disposée à claquer 8,99 € hors taxe au nom de cet intérêt, et que les 3 exemplaires qu'il acceptera peut-être de prendre en rayon vont moisir pendant quelques années avant que vous vous souciez de venir lui en demander des nouvelles : il le sait, parce que vous le 4478ème cette année à lui avoir fait le coup.
Votre libraire et moi penserons également que vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'est le commerce du livre pour de vrai, et pas dans vos fantasmes. Les conditions commerciales tellement avantageuses que vous offre Amazon, combien vous feront-elles de sous dans la poche avec vos 17 exemplaires vendus (en comptant votre famille et vos amis) ?
La réalité, c'est qu'un livre représente une certaine somme d'argent (plutôt moins qu'un nouveau téléphone ou une fringue à la mode, mais tout de même) et que le rôle des libraires est de vous aider à vous orienter, en fonction de vos goûts, au milieu d'une production dont vous n'avez manifestement pas la moindre idée.
C'est tout l'intérêt des éditeurs et des libraires : contrairement à Amazon, ils discriminent, c'est-à-dire qu'ils sont capables de distinguer les qualités de tel ou tel livre, ce qui est le dernier souci du site logistique Amazon.

Roger Raynal

12/09/2018 à 14:07

Lorsque l'on se pique d'écrire, il faut encore savoir lire, ce qui, me semble t'il, ne semble pas donné à tout le monde. Alors clarifions ce qui semble obscurcit par les lumières (post)modernes des adeptes des néologismes de l'extrême (gauche).
Ma boutade sur les libraires reprenait celle de Nicolas, plus haut. Encore fallait-il le lire, lui aussi.
Je ne parle nullement d'ouvrages "épuisés" (où donc ai-je dit cela?) mais bien au contraire, d'ouvrages si récents qu'ils n'ont pas encore été traduits alors qu'ils sont disponibles d'occasion dans leur pays d'origine.
Quand à ma seconde remarque vous semblez prendre au premier degré ce qui relève évidemment du second. Singulier manque de discernement, qui rend sans objet votre pénible discours sur les mérites des rôles respectifs des libraires et des éditeurs (à moins que je ne vous écrive depuis le 17e siècle).
Pour information, il se trouve que je suis édité à la fois comme traducteur et comme auteur.
Vous évitez soigneusement de répondre sur le fond : pour vous, auto-édition = merde. Fort heureusement, comme vous le dites, les éditeurs et les libraires "discriminent". Cette fois, c'est le mot juste. Bravo.
Pour le reste, je vous laisse à vos illusions, et à votre défense d'un système a bout de souffle, qui réponse que l'exploitation de la majorité des auteurs, s'en délecte et le revendique. Que ces gueux se taisent avec leurs 5 à 10 %, et laissent officier ceux qui ont la noblesse nécéssaire à jouer les arbitres des élégances et des qualités. Peut être, si vous y croyez très fort, cela deviendra réel.

Joseph Kochmann

12/09/2018 à 21:34

Oui, M. Reboud, surtout que vous parlez des plaintes répétées des auteurs ratés voués à disparaître face aux grands éditeurs "dont c'est le métier", mais, en attendant, ce sont ces mêmes auteurs qui percent et les autres qui se meurent.

La frustration, elle vient de vous, libraires. C'est vous qui appelez à ce boycott stupide parce que vous vous sentez menacés.

Et si vous agissez ainsi, c'est bien parce qu'il y a une menace conséquente.
Et cette menace, elle est née de cette attitude méprisante.

Intéressez-vous de plus près l'auto-édition. Nuancez les choses. Nombreux sont les livres publiés tout aussi lamentables et nombreux sont les livres auto-édités qui ont du succès.

The Martian ? Auto-édité, refusé par tout le monde. C'est les lecteurs qui l'ont choisi et après seulement il a été racheté. Harry Potter ? Publié sur un coup de tête par un éditeur minuscule qui l'a fait sans conviction parce que sa fille voulait savoir la suite. JK Rowling avait enchaîné les refus avant. Si l'auto-édition avait été plus conséquente à cette époque, il y aurait fort à parier qu'elle y serait allée.

On sent le pognon qu'après pour les ME. "Si un livre se vend, on l'achète." Faites pas l'âne : un livre se vend quand il est en vente. La qualité n'a jamais été le seul argument de vente. (Et des fois, il ne l'est même pas... Y a qu'à voir Werber par exemple.)

Je le répète, pour ma part, je n'ai jamais eu un refus qui critiquait la qualité de mes livres. On me disait juste qu'on avait peur de le faire ou qu'on avait pas envie ou que j'étais pas connu... et ça, c'est quand on me répondait encore. Et sans insulte. Parce que souvent mes "bonjour monsieur, merci de votre temps, cordialement" se répondaient par un "allez vous faire voir".

J'ai été publié un an dans une maison d'édition et c'était une catastrophe. Mauvaises corrections, pas de pubs, distribution mal menée... Je n'ai réussi qu'à rattraper les meubles qu'une fois les droits récupérés, seul. En somme, je m'en sors mille fois mieux et parvient à être bien plus professionnel à mon compte. Et, pour connaître le milieu, à voir mes collègues, je ne suis ni le premier ni le dernier.

A savoir que c'était lorsque j'étais publié que j'ai démarché auprès des libraires et qu'on m'a parlé exactement comme vous le faites aujourd'hui : avec mépris. Ma maison était trop petite donc j'étais forcément nul, hein. Mes années d'études, mon expérience dans les milieux de l'écriture depuis plus de dix ans, c'était secondaire. Et puis, ils n'allaient pas lire une page de mon livre non plus. Il suffisait de voir mon visage pour savoir que j'étais mauvais. Même ma couverture était bonne, dessinée par un pro, mais ça suffisait pas. Rien de ça ne suffisait.

Le refus n'est pas forcément lié à la qualité. Des fois, c'est la peur du risque ou le simple mépris et désintérêt... comme le vôtre.
"Je ne vais pas me fatiguer à découvrir quelque chose de nouveau."
Et là, d'un coup, merde... Ces mêmes trucs que j'ai méprisés commencent à prendre de l'importance.
Battons-nous les amis !

Si vous nous prenez de haut, soit, mais foutez-nous la paix.

C'est vous qui hurlez parce que les choses ne vont pas dans votre sens. C'est vous qui agissez de façon pitoyable.

Thierry Reboud

13/09/2018 à 07:33

Quoique je ne sois plus libraire aujourd'hui, je ne suis pas candide au point de croire que les efforts conjugués de professionnels suffiront à éradiquer le tsunami d'auteur.e.s diversement accompli.e.s (je sens bien que "raté.e.s" vous chagrine), et à vrai dire c'est très bien.
J'ai reconnu, dans un autre commentaire, un mérite à Amazon, celui de purger les librairies de ces livres invendus parce que bien souvent invendables et ni faits ni à faire.
Je n'ai pas lu The Martian (et peut-être n'avez-vous pas lu Du côté de chez Swann ou Au château d'Argol). Peut-être The Martian est-il un chef-d'oeuvre, il n'en restera pas moins qu'une exception demeurera longtemps encore une exception. Néanmoins, et quoique je sois assez porté sur la littérature et le cinéma de science-fiction, ni le roman de Weir, ni le film de Ridley Scott (Ridley Scott pourtant...) ne m'ont incité à m'y intéresser : c'est peut-être une erreur de ma part, soit, mais je crois fermement que ni le succès ni l'insuccès ne font le chef-d'oeuvre.
En outre, à m'en tenir à ce qu'en dit Wikipedia, Weir a commencé en proposant gratuitement son roman, puis (sur la demande de lecteurs) l'a proposé en édition numérique : je ne vois dans cette histoire édifiante rien qui mentionne les multiples refus d'éditeurs. Au contraire, il semble même que ce soit parce qu'il était devenu une des meilleures ventes sur Kindle qu'un agent a pris contact avec lui pour le faire éditer chez Crown : la consécration par les éditeurs professionnels, en somme !
La belle histoire de Rowling suggère les mêmes précautions : peut-être avez-vous raison et peut-être aurait-elle eu recours au compte d'auteur s'il avait été plus performant... Peut-être. Mais, outre que je ne vois pas bien que cela prouve quoi que ce soit, êtes-vous certain qu'elle aurait ainsi connu le même succès ?
Aussi, lorsque vous soutenez avec une candeur certaine que ce sont les auteurs auto-édités qui percent et les autres qui meurent, j'ai tendance à penser que vous ne livrez en fait qu'un seul scoop : c'est que vous n'avez pas une idée très précise de ce qui se lit et se vend en France.
Venons-en à d'autres histoires de muet, d'aveugle et de sourd...
Je comprends bien que vous visez une clientèle adolescente et que c'est donc à cette aune qu'il faudrait que je lise vos romans (ce que je ne ferai probablement pas). Me permettez-vous, en préambule, de vous faire remarquer que vous ne devriez peut-être pas tirer des conclusions définitives à partir de votre seule expérience avec une maison d'édition aussi éminente que Boz'Dodor ?
Autant que je vous avoue que je connais de votre muet que le (très bref) résumé qu'en donne le site marchand de Decitre et de votre aveugle que ce même résumé et ce que j'ai pu en lire sur votre page d'un réseau social bien connu (outre les couvertures qui offensent un tantinet mon sens de l'esthétique, mais le goût n'est certes pas une chose universelle).
Si vous rencontrez un certain succès avec ce genre d'histoires, j'en suis très heureux pour vous. Je ne vous cache pas que je n'ai quant à moi eu aucun mal à réfréner mon enthousiasme. A votre tour, vous devriez être très heureux pour les libraires qui n'auront pas à surmonter le sentiment d'accablement (plus que de mépris) lorsque quelqu'un (vous peut-être) viendra leur demander d'en accepter un nombre d'exemplaires qui reste à déterminer.
Vous avez parfaitement raison : des livres dispensables publiés à compte d'éditeur, les librairies en regorgent déjà. Quand ils se vendent, c'est moindre mal. Quand ils ne se vendent pas, c'est carrément la double peine. Raison de plus pour ne pas les laisser proliférer.

Joseph Kochmann

13/09/2018 à 09:30

Ha ha ! Cher Thierry ! Bravo ! Vous m'avez attaqué exactement là où je m'attendais que vous le fassiez. Vous ne m'avez pas déçu.

Et encore : je pensais qu'il aurait fallu que j'insiste un peu pour que vous fassiez des recherches sur moi. Sur ce point, donc, vous m'impressionnez.

Donc forcément, blessé et têtu comme vous l'êtes, vous êtes allé chercher sur mes pages la moindre information pouvant me descendre, pour confirmer votre point de vue.

Seulement voilà, je me connais et je connais mon travail. Face aux excellentes critiques et à mes résumés sans faute, vous n'avez rien trouvé à vous mettre sous la dent.

Donc vous y êtes allé au plus grossier : disons que les couvertures sont laides (mon illustrateur en aurait le sourire aux lèvres) et que c'est un livre pour adolescents... donc mauvais. J'imagine.

Parce que maintenant, on va souligner que la romance jeunesse, c'est du caca aussi. On va tout faire pour montrer que l'auto-édition, c'est de la merde.

Allez ! On va même dire que The Martian, ça a du succès, mais c'est pas bien en réalité. Et puis si, c'était mérité parce que ça a été signé à la fin... Trois ans plus tard, une fois que le gars avait bien ramé tout seul. Donc exactement ce que fait un auto-édité lambda.

Je vous invite à lire sinon. Après avoir lu la page Wikipédia, comme vous dites... Oui, les deux premières lignes en somme. Je cite : "Après un premier contact infructueux avec des éditeurs, le roman est mis en ligne par son auteur sur son site internet en 2011. Une version, commercialisée sur le site du marchand en ligne Amazon.com à un prix plancher (99 cents), rencontre un grand succès. Celui-ci attire l'attention des éditeurs et Andy Weir vend les droits à Crown Publishing Group (en)."

Mais c'est vrai que lire avant d'émettre un jugement, pour vous, c'est un peu difficile. On reste en surface.

C'est comme parler à un tourne-disque sur un mur. On ne fait rien avancer. L'important, c'est d'avoir raison.

Le fait que vous réagissiez comme tel, que vous ne prenez même pas la peine de lire mon travail ni mes chroniques prouvent, de ce fait, bien mon point. Vous êtes méprisant, hautain et incapable de dépasser vos propres préjugés. Surtout, vous ne lisez pas. Vous vous contentez d'imaginer.

"C'est mauvais, c'est tout. C'est impossible que ça ne soit pas mauvais. Ou alors c'est une exception. Oui, c'est ça. Les ME sont formidables (sauf celle que vous aviez, M. Kochmann : elle est scandaleuse). Le succès n'est pas un gage de qualité, l'insuccès, pas celui d'un manque de qualité... Ce qui va complètement à l'encontre de mon affirmation que les auto-édités sont tous très mauvais. Quoi qu'il arrive, j'ai raison. Allez-y, écoutez-moi. J'ai raison !"

Vous êtes l'exacte représentation de ce que je critiquais. Je n'ai même pas besoin d'en faire la démonstration. Vous êtes une caricature.

Après, en toute honnêteté, et j'insiste, on n'a pas besoin de gens comme vous. On s'en moque : on se débrouille très bien sans. Tant que vous ne marchez pas sur nos plates-bandes, vous pouvez continuer à râler et à prendre le monde de haut. Vous êtes dans vos bulles : qu'on vous y laisse.

Maintenant, quand vous commencez à appeler le boycott parce que vous vous sentez menacés, comme des petits animaux en danger, là ça nous embête. Voir votre propre incompétence vous revenir dessus comme un boomerang... C'est votre problème, pas le nôtre.

Et après, vous osez me dire que les libraires n'ont pas peur de mourir ? Qu'ils se portent au mieux ?

Alors pourquoi tout ce cinéma ?

Nous, on est très bien sans ça.

Et puis, qui dit boycott des librairies dit plus d'achats sur Amazon.

Donc, en somme, de quoi je me plains ? Merci beaucoup pour votre aide.

Pour une fois, votre ignorance aura du bon.

Thierry Reboud

13/09/2018 à 12:01

Mais où donc avez-vous vu que je vous attaque ?
Si j'ai pris la précaution de vous écrire que je ne vous ai pas lu, c'est précisément parce que ça me rend parfaitement incapable de porter le moindre jugement (dans un sens ou dans l'autre) sur vos livres ! J'ajoute que si j'ai précisé que je ne vous lirai probablement pas, c'est pour vous indiquer qu'il y a fort à parier que cette impossibilité de porter un jugement sur votre production dure encore un peu de temps.
Où avez-vous vu que j'ai porté un quelconque jugement sur le livre de Weir ? Je n'ai aucune opinion à son sujet, pas plus qu'au sujet du film qui en a été tiré.
Que vos livres ou celui de Weir (ou le film de Ridley Scott) ne m'attirent pas ne signifient pas qu'ils sont mauvais... mais ça ne signifie pas non plus qu'ils sont bons. En fait, ça ne signifie qu'une chose (et vous devriez vous en tenir à cela), c'est qu'ils ne m'attirent pas.
De même, sur les couvertures de vos livres : en quoi le fait qu'elles me piquent les yeux les rend-elles laides ou belles ? Aussi longtemps que votre illustrateur ne se mêlera pas de redécorer mon domicile, ça n'a aucune importance.
A titre indicatif, j'ai présenté et vendu aux libraires (pendant assez longtemps tout de même !) les livres des éditions Bragelonne dont la ligne esthétique n'est pas précisément ma tasse de thé. Et alors ? Ces couvertures étaient bien faites, et mon (peu de) goût pour elles n'avaient rigoureusement aucun intérêt. Les vôtres vous plaisent, fort bien ; elles plaisent à votre lectorat, c'est mieux encore.
Si vous alliez plus souvent en librairie, vous constateriez sans doute que le nombre de couvertures qui offensent votre esthétique est considérable et que, néanmoins, plusieurs d'entre elles rencontrent l'assentiment du lectorat qu'elles visent : sur ce point (comme sur le fait que vous jugiez le travail d'une maison d'édition à partir du seul exemple de Boz'Dodor), vous devriez essayer de sortir de votre tout petit sillon et considérer les choses dans leur ensemble. Votre clairvoyance ne s'en trouverait probablement pas amoindrie.
Je vous parle de commerce, pas de littérature ou de beaux-arts. Les prix littéraires sont du commerce, pas de la littérature. Vous avez trouvé un créneau commercial qui vous convient, c'est parfait.
Encore une fois, vous vous faites plaisir en publiant des livres sur lesquels je n'ai aucune opinion et vous faites plaisir à des lecteurs : la vie est belle. Si tous les livres publiés à compte d'auteur en faisaient autant en épargnant les libraires, ce n'en serait que mieux parce que le constat trop souvent vérifié, crûment commercial, c'est que les livres publiés à compte d'auteur(sauf exceptions, notamment dans le domaine de l'édition régionaliste) ne se vendent pas dans les librairies.
Pour le reste, vous ne m'ôterez pas de l'idée que, compte tenu du nombre très considérable de maisons d'éditions professionnelles et compétentes en France, j'ai du mal à croire qu'un livre bien foutu (je ne vous parle même pas de chef-d'oeuvre) et susceptible de rapporter un tantinet d'argent (je ne vous parle même pas de jackpot) échappe à toutes. Et si ça arrive une fois, cela ne fera que vérifier l'adage selon lequel l'exception confirme la règle.

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23/02/2021, 18:39

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Podcast Métiers du livre, avec Dlivrable : préparer un livre

Coraline Passet, fondatrice de Dlivrable, propose de mettre ses années de responsable commerciale à profit pour de petites structures. Dans une série de podcasts, à l’attention des professionnels, elle passe en revue les différentes étapes de la mise en vente, avec cette perspective : « Ne pas simplement sortir en librairie, mais exister le plus longtemps possible. » Ce premier épisode aborde la question de l’échelle et du temps dans le monde du livre.

23/02/2021, 09:55

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L'Amant de Duras n'est pas le prix Goncourt le plus vendu 

FACT CHECKING– La presse aurait-elle commis un impair, en suivant aveuglément l’Agence France Presse ? De son petit nom, l’AFP, qui alimente des milliers de rédactions partout dans le monde, diffusait sur les canaux francophones une intéressante dépêche. « L’Anomalie devient le deuxième Goncourt le plus vendu de l’histoire », pouvait-on lire. Message communiqué par les éditions Gallimard, pour saluer les ventes du roman d’Hervé Le Tellier. Mais avec une petite boulette à la clef.

22/02/2021, 16:34

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Pour une réglementation du prix de vente des livres au Québec

Voilà près de dix ans que le sujet n’avait pas montré le bout de son marque-page : un prix unique du livre au Québec, en 2013, tout le monde en parlait, mais le gouvernement de Philippe Couillard en juin 2014 décidait de balayer la mesure. Pourtant, la ministre de la Culture de l’époque, Hélène David, avait promis une réflexion : ce furent des mesures ciblées à la place… au grand désespoir des professionnels. Un nouvel espoir est-il permis ?

22/02/2021, 12:57

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La maison de disque Audiogram rachetée par Québecor

Premier groupe d’édition, incluant la diffusion et la distribution d’ouvrages en langue française au Canada, Québecor avance un peu plus encore dans l’industrie musicale. L’entreprise, via sa filiale Sports et divertissement, annonce l’acquisition de la maison de disques Audiogram. Une autre facette de la concentration et de la diversification de la société. 

11/02/2021, 10:23

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2021 représentera un “véritable défi logistique” pour la livraison de livres

Le diffuseur et distributeur Harmonia Mundi se prépare à une année difficile. Avec plus d’un milliard de colis livrés au cours de 2020, les transporteurs partenaires ont « connu des perturbations ». De ce fait, la structure choisit de « revoir et adapter » les usages, « afin de répondre à vos attentes légitimes », indique-t-elle dans un courrier aux librairies.

03/02/2021, 16:57

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Amazon : Jeff Bezos quitte le devant de la scène 

Fini, pour le milliardaire âgé de 57 ans : Jeff Bezos ne sera bientôt plus le CEO, laissant sa place à Andy Jassy, actuellement responsable de Amazon Web Service, ou AWS. Le fondateur de l’entreprise de cybercommerce a annoncé qu’il quitterait ses fonctions au troisième trimestre 2021. Il conservera toutefois un poste de président exécutif, au sein du conseil d’administration.

03/02/2021, 08:11

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Données bibliographiques : la BTLF s’associe à Booknet Canada

Désireuse d’offrir à ses abonnés un outil de recherche et de gestion de l’information répondant plus adéquatement aux besoins spécifiques de la chaîne du livre, la BTLF est heureuse d’annoncer son association avec BookNet Canada pour l’hébergement de Memento 3, qui sera lancé en janvier 2022.

02/02/2021, 09:38

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Nadine Perreault nommée directrice générale de Diffusion Dimedia

Le conseil d'administration de Diffusion Dimedia, société de distribution et de diffusion de livres en langue française au Québec et au Canada, annonce la nomination de Nadine Perreault au poste de directrice générale. Celle-ci fait suite au départ à la retraite de Serge Théroux le 31 décembre dernier, après 45 ans au service de Dimedia.

26/01/2021, 15:52

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Dilibel reste en Belgique pour “privilégier la qualité de service de proximité“

L’instauration du prix unique du livre en Belgique n’allait pas sans poser quelques interrogations aux libraires. Si la majorité des groupes français officiant outre-Quiévrain ont appliqué une tarification unique entre France et Belgique, le groupe Hachette Livre faisait de la résistance. Et le Syndicat des Libraires francophones de Belgique faisait les gros yeux, menaçant même de boycott, à demi-mot. 

21/01/2021, 18:35

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En 2019, Amazon France enregistrait près de 3 accidents du travail par jour

Depuis son ouvrage de 2013, En Amazonie. Infiltré dans le “meilleur des mondes”, le journaliste Jean-Baptiste Malet détaille le fonctionnement de la société de Jeff Bezos en France. Et ailleurs. Il vient de publier dans L’Humanité un nouvel article, faisant état de révélations sur les « données statistiques pourtant élémentaires concernant les conditions de travail dans les entrepôts français ». Un véritable choc. 

21/01/2021, 10:26

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En conflit avec Cyber Scribe, Dilicom renonce à facturer les éditeurs en 2021

La structure Dilicom, pointée par son partenaire CyberScribe, n’avait pas encore pris officiellement la parole. Pourtant mise en cause, la directrice générale, Véronique Backert vient d’adresser aux éditeurs un email apportant plusieurs précisions sur le conflit ouvert. Précisant par ailleurs que la rupture qui intervient entre les sociétés n’a « pas à être mise selon moi sur la place publique ».

20/01/2021, 13:14

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Interforum fournira les librairies belges depuis la France 

La semaine passée, les libraires de Belgique adressaient un message sans ménagement au groupe Hachette Livre, et sa filiale Dilibel. Cette dernière, accusée de maintenir une surtaxe sur le coût des livres importés de France, est menacée de boycott, tout bonnement. En effet, Hachette maintient un delta entre le prix France et le prix Belgique — alors que les ouvrages devraient être commercialisés à un prix unique. 

18/01/2021, 10:28

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France : libraires et éditeurs en première ligne d'une prise d'otage

Bisbille dans l’interprofession ? De toute évidence : la société Cyber Scribe, connue par ses services de référencements d’ouvrages pour les petites maisons et éditeurs autodistribués, fait les frais d’une colère de Dilicom. Dans un courrier émanant de la directrice générale, Véronique Backert, les clients découvrent un changement contractuel majeur : l’obligation de passer par Dilicom pour assurer « le référencement de vos titres dans le FEL et pour la transmission des commandes ». 

14/01/2021, 08:51

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Editis : “Toutes les branches d'Interforum n’ont pas une santé financière égale”

Les changements qui se profilent pour 2021 au sein de la filiale diffusion-distribution d’Editis ont provoqué de vives réactions. Certains, inéluctables, d’autres laissant les partenaires sociaux interrogatifs. D’un côté, le départ des maisons Le Seuil et La Martinière, qui ne devait intervenir qu’en 2024. De l'autre, la fermeture des trois salles de ventes, lieux d’accueil privilégiés pour les libraires.

06/01/2021, 15:02

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Interforum ferme trois salles de vente, MDS diffusera Seuil/ La Martinière en janvier 2022

L’année commence fort pour la filiale diffusion-distribution Interforum. Au terme d’une série de réunions survenues ce 5 janvier, plusieurs lignes de force se dégagent… à commencer par un Plan de Sauvegarde de l’Emploi. En cause, les mouvements qui sont à venir, avec le départ des fonds La Martinière groupe, incluant Le Seuil. Si les maisons d’édition avaient rejoint le giron de Média Participations en 2017, la diffusion-distribution restait chez Interforum, théoriquement jusqu’au terme du contrat de 2024. Mais plus pour longtemps.

05/01/2021, 18:06

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Des mangas érotiques, retirés de la vente chez Amazon ?

Apparemment, tous les mangas ne sont pas bons à vendre chez Amazon. Le géant en ligne a expulsé de ses étagères des titres avec un genre en commun, le ecchi. Autrement dit, tout ce qui a une connotation sexuelle. Cachez-moi ce sein que je ne saurais voir ? Pour le moment, personne ne se prononce officiellement.

18/12/2020, 12:40

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Des livres plus facilement pour les commerces de proximité

Le groupe de distribution NAP, qui anime le réseau Maison de la Presse, dispose de 1350 points de vente en France. Et revendique quelque 800.000 clients chaque jour. Il annonce avoir mis en place « une solution d’approvisionnement inédite » permettant aux commerçants de proximité de commander 38 000 références de livres, expédiées sous 24 à 48 heures partout en France.

11/12/2020, 17:22

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Les éditeurs demandent à Apple une meilleure remise sur les ebooks

Janvier 2021 marquera un grand tournant dans le monde de l’application : en effet, Apple va baisser le montant de la commission prise sur toutes les ventes réalisées via l’App Store. Passant de 30 % à 15 %, l’entreprise espère ainsi calmer la grogne ambiante, qui accuse la firme à la Pomme de croquer à trop grandes dents dans le business des développeurs. La remarque a été entendue… et suivie.

07/12/2020, 17:18

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20 millions € pour Relay@ADP, avec un prêt garanti par l'État

La société Relay@ADP, détenue à 49 % par Aéroports de Paris, à 49 % par Lagardère Travel Retail et à 2 % par Société de Distribution Aéroportuaire, responsable des activités de presse et de librairie dans les aéroports de Paris, contractera un prêt de 20 millions € auprès de BNP Paribas. La garantie de l'État est assurée, par un arrêté du 1er décembre dernier.

04/12/2020, 09:54

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Livr&co, la librairie en ligne qui assure une traçabilité des livres

S'il devient de plus en plus simple de s'informer pour consommer de manière écoresponsable, le lecteur se trouve parfois assez dépourvu. Les livres signalent généralement où leur impression a été réalisée, mais la librairie en ligne Livr&co souhaite faciliter les choix écoresponsables des lecteurs. Pour ce faire, la plateforme propose une traçabilité complète des livres...

02/12/2020, 12:36

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Black Friday : des employés d'Amazon en grève dans plusieurs pays

Derrière le slogan-hashtag #MakeAmazonPay, des travailleurs employés par Amazon dans plusieurs pays vont coordonner des actions de grève pour le Black Friday, jour de promotions organisé ce 27 novembre 2020 dans plusieurs pays et le 4 décembre prochain en France. Cette journée, traditionnellement très profitable pour Amazon, sera marquée par des actions aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Belgique, au Mexique ou encore au Bangladesh. Et peut-être en France...

27/11/2020, 10:23

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Liz et Grimm, des contes défaits, sous les voix de Féfé et Mélodie Orru

Destinée aux enfants à partir de 7 ans, portée par la petite Liz et son grand copain, le chat Grimm, la série les emmène dans le monde revisité des contes de fées, pour les aider à surmonter leurs grandes peurs et leurs petits tracas. Une collection inédite de livres audio jeunesse aux éditions Lizzie : les contes de fées remis au goût du jour.

25/11/2020, 17:03

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Les éditions Leduc rachètent la marque de papeterie Le Papier fait de la Résistance

Les éditions Leduc (groupe Albin Michel) annoncent l'acquisition de la marque de papeterie lyonnaise Le Papier fait de la Résistance, fondée en 2013 par Nicolas Guillemot. Calepins, cahiers, pochettes sont conçus par cette marque, qui s'est fait une spécialité des collaborations avec des maisons de haute couture comme Kenzo, Chanel ou le groupe LVMH.

24/11/2020, 11:50

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Anticiper les achats de livres pour Noël : la Belgique se mobilise

À compter du 30 octobre, la Belgique est entrée dans une nouvelle phase de confinement, déclarée par le Premier ministre, Alexander De Croo. Pour une durée de six semaines au moins, nos voisins d’outre-Quiévrain allaient vivre à domicile. Avec quelques aménagements toutefois en regard de la situation française.

23/11/2020, 13:55

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Macron : assouplir, ou la valse Covid en trois temps

Pas de déclarations fracassantes avant son allocution du 24 novembre : Emmanuel Macron prépare les Français à plusieurs scénarios. Mais un seul reste assuré : pas de déconfinement précipité, comme le confirme le ministre de la Santé, Olivier Véran. 

22/11/2020, 13:07

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Les Jeux olympiques de Paris 2024 recherchent des éditeurs, pour différents projets

Bon an mal an, les Jeux olympiques de Paris 2024 se préparent : un grand événement sportif, qui suppose aussi l'investissement de sommes démesurées, dans l'organisation et diverses opérations. Le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 lance un appel à manifestation d'intérêt auprès des éditeurs, pour l'exploitation de la licence Paris 2024 dans plusieurs catégories éditoriales.

20/11/2020, 09:51

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Des livres en Ehpad : Korian, partenaire trop particulier pour les libraires ?

Toutes les librairies se valent-elles ? À l’heure du second confinement français, où le conseil de libraire a laissé place au retrait en magasin, on s’interroge. Amazon, l’épouvantail habituel, reste brandi comme il se doit, et la France est parvenue à empêcher la vente de livres dans les supermarchés et autres Fnac, pour ne pas concurrencer le click and collect des établissements. Mais ensuite, quoi ?

19/11/2020, 16:08

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Un nouveau cadre légal pour accompagner l'industrie du livre en Italie

À l’occasion de la conférence de presse de #ioleggoperché — le principal événement de promotion de la lecture en Italie — le ministre de la Culture annonce qu’il travaille à une loi pour réglementer la filière italienne du livre. L’AIE (Association des éditeurs italiens) s’en réjouit et confirme son soutien. 

19/11/2020, 11:31

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La fronde française : Pour un Noël sans Amazon

Passera-t-on Noël au balcon, mais sans Amazon ? Par une pétition adressée au Père Noël, sous la forme d’une lettre assez classique, un collectif en appelle à boycotter la firme américaine. Initiée par Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire (ex-LREM), elle entend réaffirmer la nécessité d’un commerce de proximité, plus que d’un géant du net…

17/11/2020, 16:49

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Pour une littérature qui a la frite : “Lisez-vous le belge ?”

C’est inédit dans le monde du livre belge : des éditeurs et éditrices aux auteurs et autrices, en passant par les libraires et les bibliothécaires, l’ensemble du secteur se mobilise à l’occasion d’une campagne de promotion du livre belge francophone. Celle-ci s’étendra du 16 novembre au 25 décembre et posera à tous et toutes une question simple, mais primordiale : « Lisez-vous le belge ? ».

17/11/2020, 12:53

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Italie : faillite du plus ancien éditeur de dictionnaires et d'encyclopédies

UTET Grandi Opere (Grandes Œuvres) — la branche de la maison d’édition UTET, fondée en 1791 à Turin – spécialisée dans les dictionnaires, les encyclopédies et les beaux livres — a fait faillite. Une conséquence de la crise sanitaire et économique due à la pandémie de Covid-19 ?

17/11/2020, 11:07

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Amertume et inquiétude : l'occasion manquée pour les librairies

Après les annonces de Jean Castex, Premier ministre, le Syndicat de la librairie française fait état d'une déception non feinte. Quinze jours de lobbying intense n'auront abouti qu'à l'interdiction de vente de livres dans d'autres espaces – grandes surfaces et enseignes type Fnac. Mais pas à la réouverture des librairies ni l'accueil des clients. Leur message est ici proposé dans son intégralité.

13/11/2020, 21:09

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Travailleurs noirs et latinos “intentionnellement” mis en danger chez Amazon

Pour effarant que soit le terme de “minorités” il pointe dans une procédure contre le géant du commerce les victimes toutes désignées. Le recours collectif pour discrimination présumée, porté devant le tribunal fédéral de New York, ce 12 novembre en fait amplement état.

13/11/2020, 12:28

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Confinement : l'édition soutient la librairie, à bonne distance sanitaire

Dès l'hypothèse d'un deuxième confinement posée, accompagnée par la fermeture des commerces, le Syndicat national de l'édition s'est manifesté aux côtés du Syndicat de la librairie française pour réclamer une dérogation pour les libraires. Mais la mobilisation conjointe des deux syndicats patronaux n'aura pas suffi, et voilà les librairies fermées au public pour deux semaines supplémentaires, au moins.

13/11/2020, 12:07

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Centres commerciaux fermés : Furet du Nord et Decitre très concernés

Ce vendredi soir, ce sont près de 130 centres commerciaux supplémentaires qui fermeront — leur superficie excède les 10.000 m2, norme désormais imposée par le gouvernement. Nouvelle mesure sanitaire sévère, qui concernait déjà les espaces de plus de 20.000 m2. Soit désormais plus de 500 centres en France. Pour autant, le groupe Furet Decitre s’inquiète d’une essentialité des librairies, à géométrie variable.

05/03/2021, 16:14

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Traducteurs littéraires : aujourd’hui et demain

En s’appuyant sur La condition socio-économique des traducteurs littéraires, une enquête réalisée auprès des adhérents de l’ATLF en décembre 2019 dans le sillage des États généraux du livre et du rapport Racine, les intervenants parleront des conditions de travail des traducteurs littéraires, avant, pendant et après la crise sanitaire.

05/03/2021, 15:05

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Culture : les inégalités entre les femmes et les hommes persistent

À l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, le ministère de la Culture publie l'édition 2021 de l'Observatoire de l'égalité entre femmes et hommes dans le domaine de la culture et de la communication. « De l’entrée dans la vie active à la reconnaissance de leur talent, la déperdition reste forte », indique encore ce rapport annuel.

05/03/2021, 12:15

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Les livres du Dr. Seuss jugés racistes resteront disponibles dans des bibliothèques

En annonçant la fin de la vente de 6 ouvrages du Dr. Seuss, pour cause d'imagerie raciste, la société Dr. Seuss Enterprises, qui gère le patrimoine de l'auteur, a relancé le débat autour du poids de la représentation et de la mémoire littéraire. Plusieurs bibliothèques américaines, dont le réseau new-yorkais, ont assuré que les titres seront toujours disponibles au prêt.

05/03/2021, 11:26

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Lire des livres au téléphone : l’initiative d’une libraire pour combattre la solitude

Lire des livres au téléphone : voici comment peut évoluer la profession du libraire et instaurer une nouvelle relation avec les lecteurs. Plus proche, plus chaleureuse, même dans une période où la proximité ne semble pas être à l’ordre du jour… Une initiative mise en place par une libraire italienne de Trieste pendant la deuxième vague de la pandémie a suscité nombre d’adhésions. Et en France, avec L’école des loisirs, un projet similaire dans le secteur jeunesse a vu le jour. 

05/03/2021, 09:46

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Inde : une ancienne prison abrite des manuscrits sur feuilles de palmier

Une des plus anciennes prisons de l'État indien du Kerala, au Sud-Ouest du pays, accueillera bientôt les Archives centrales, et une collection inestimable de manuscrits sur ôles, les feuilles de palmier. Ces documents retracent l'histoire Travancore, ancien État princier des Indes britanniques.

05/03/2021, 09:11

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La complainte de Superman, un poème inédit de Nabokov

Quelques années avant la publication de son Lolita, Vladimir Nabokov s’était aventuré dans le monde de la poésie. Et pas n’importe comment : un texte, composé en juin 1942, vient d’être retrouvé. The Man of To-morrow’s Lament se présente comme un monologue, dont le personnage n’est autre que Superman. Une figure éminemment américaine, pour cet émigré arrivé le 28 mai 1940 à New York.  

04/03/2021, 16:13

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Accusé d'agression sexuelle, PPDA se défend : “Il ne s'est rien passé”

Invité sur TMC, chaîne du groupe TF1, qui l’avait dégagé, Patrick Poivre d’Arvor a officiellement pris la parole pour répondre aux accusations qui pèsent. Lancées par Florence Porcel, dans une plainte pour viol, elles mettent lourdement en cause l’ancien présentateur, dépeint comme un homme ayant eu une emprise sur elle. Le tout doublé par la parution en janvier dernier d’un ouvrage à clefs, Pandorini.

04/03/2021, 15:00

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L'année 2020 s'achève moins mal que redouté chez Editis

Les tractations entre les groupes Lagardère et Vivendi n’ont pas fait parler d’eux depuis près d’un mois. Pour autant, les entités affichent des résultats assez nuancés. Ceux de Vivendi, incluant la maison Editis, sont ensoleillés, avec 1,2 % de croissance, à 16,09 milliards €, et un résultat opérationnel de 1,468 milliard €, à 6,3 % de hausse. En somme, tout va plutôt bien, dans l’ensemble.

04/03/2021, 14:58

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200.000 € en trois jours pour le documentaire consacré à Mike Mignola, créateur d’Hellboy

Le documentaire Mike Mignola : Drawing Monsters reviendra sur la carrière de l’auteur et sur l’influence de son diable alcoolique au sein de la pop culture. Lancé le 2 mars dernier, le kick-starter finançant le projet a atteint son objectif de 50.000 $ en moins de 24 h, et continue depuis de grimper. Il faut dire que le film à venir a de quoi intéresser les fans : on y apprendrait notamment le rôle de Neil Gaiman sur le scénario du film HellBoy 2 de Guillermo Del Toro. 

04/03/2021, 13:08

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Bibliothèque Sainte-Barbe : “semi-victoire” pour les étudiants, mais la grève se poursuit

Mobilisés depuis la fin de l'année 2020 pour défendre leurs droits, les moniteurs-étudiants de la bibliothèque Sainte-Barbe se réjouissent de nouvelles garanties d'activité en cas de confinement et de fermeture de l'établissement. Pour autant, la mobilisation du personnel de la bibliothèque ne s'interrompt pas, après l'annonce de la suppression de deux postes de contractuels.

04/03/2021, 12:38

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Allemagne : les librairies du pays ouvertes à partir du 8 mars

La chancelière Angela Merkel a annoncé ce mercredi 3 mars un plan de sortie de confinement et d'allégement des contraintes sanitaires dans le pays. Celui-ci inclut une réouverture des librairies allemandes à partir du 8 mars. Les commerces du livre étaient fermés depuis le 16 décembre dernier, avec quelques exceptions au sein des Länder.

04/03/2021, 10:25

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Géorgie : la crise politique avive les craintes pour la liberté d'expression

Une crise politique de forte ampleur s'est déclarée en Géorgie, après l'arrestation, le 23 février, de l'opposant au pouvoir Nika Melia, député et président du Mouvement national uni. Des manifestations ont eu lieu dans la capitale Tbilissi, avant un fragile retour au calme provoqué par une rencontre entre la présidente, Salomé Zourabichvili, et le président du Conseil européen, Charles Michel.

04/03/2021, 09:55

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Niala, une BD érotique chez Glénat taxée de racisme 

Encore un coup de la Cinquième colonne ? Les éditions Glénat ont dû affronter une tornade, doublée — ô misère ! — d’une pétition, alors que s’avançait la publication de Niala. Cette bande dessinée érotique devait sortir le 10 mars. Mais, revirement, l’éditeur s'est retrouvé au milieu d'une vilaine polémique. Selon ses détracteurs, elle reprendrait « les principes des bandes dessinées racistes des années 50 ».

03/03/2021, 18:02

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MeFu : première association d'auteurs de BD professionnels en Italie

Né comme groupe de recherche au printemps dernier, MeFu – Mestieri del Fumetto – est aujourd’hui la première association de professionnels (scénaristes, illustrateurs, coloristes…) de la bande dessinée en Italie, dans une période où ce genre semble être de plus en plus apprécié par les lecteurs. 

03/03/2021, 16:21

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L'UNESCO recherche sa Capitale mondiale du livre pour 2023

L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a lancé un appel à candidatures pour désigner la Capitale mondiale du livre pour l'année 2023, qui succédera à Guadalajara (Mexique). Pour rappel, les villes candidates devront présenter un projet global pour la promotion du livre et de la lecture, avec des effets à long terme.

03/03/2021, 12:07

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Recherche : Google et Sci-Hub, plus pratiques que les accès des bibliothèques ?

Le consortium Couperin publie une étude consacrée aux pratiques de recherche documentaire des chercheurs français en 2020, réalisée auprès de 5600 répondants environ sur une période de plusieurs mois. L'objectif était de cerner au mieux les pratiques et les besoins des chercheurs en matière de documentation, dans la perspective du renouvellement des marchés d’outils bibliographiques et bibliométriques. Il semble en tout cas que les accès à la documentation via les bibliothèques restent problématiques...

03/03/2021, 10:55

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Joel Dicker quitte son éditeur et Hachette pour créer sa maison

Le plus grand vendeur de romans de l’année 2020, Joël Dicker, annonce un nouveau départ. Une nouvelle carrière, qui le pousse à quitter sa maison originelle, les éditions De Fallois, où il a publié ses précédents romans. L’aventure sera plus personnelle encore, puisqu’il envisage de monter sa propre structure, dont il confie la responsabilité au groupe Editis.

03/03/2021, 08:29

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Jacques Henri Lartigue : 100 photos pour la liberté de la presse

Depuis bientôt trente ans, Reporters sans frontières met à l’honneur les photographes les plus marquants du XXe siècle. C’est tout naturellement que Jacques Henri Lartigue et ses images iconiques et joyeuses trouvent aujourd’hui leur place aux côtés de celles de Cartier-Bresson, Doisneau et tous les autres. Une ode à la joie de vivre ! 

03/03/2021, 00:07

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La médiathèque de Verdun, L'Æncre, sort de terre... sur Minecraft

Ils partirent, ils étaient une vingtaine. Et par un prompt renfort, ils se virent des centaines quand la médiathèque surgit des entrailles de Minecraft. Pour concevoir la nouvelle médiathèque de Verdun, la ville a en effet sollicité l’aide de citoyens. Avec le concours de Michaël George, chef de projet, ils ont dessiné et modélisé L’Æncre, le futur bâtiment.

02/03/2021, 16:44

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Valèria Gaillard Francesch et Željka Somun accueillies au Chalet Mauriac

Ce lundi 1er mars a marqué l'ouverture d'une nouvelle saison au Chalet Mauriac, à Saint-Symphorien, en Gironde. Deux traductrices, l'une venant d'Espagne et l'autre de Croatie, sont accueillies, pour ouvrir l'année. Pour la première fois, les résidences cinéma du Chalet Mauriac seront dotées de bourses de création.

02/03/2021, 16:06

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“Pluralisme”, “neutralité du service public” : une loi pour les bibliothèques

Particulièrement attendue par la profession depuis son dépôt au Sénat le 3 février dernier, la proposition de loi de la sénatrice d'Ille-et-Vilaine Sylvie Robert, relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique, est désormais publique. Elle insiste notamment sur les notions de « pluralisme » et de « neutralité du service public » pour définir les principes fondamentaux des bibliothèques.

02/03/2021, 15:44

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Pour cause d'imagerie raciste, 6 titres du Dr. Seuss retirés des librairies

Aux États-Unis, le Dr. Seuss, Theodor Seuss Geisel (1904-1991) de son vrai nom, est une véritable institution de la littérature pour la jeunesse. Mais même les institutions évoluent : la société Dr. Seuss Enterprises, qui gère le patrimoine de l'écrivain décédé, annonce ainsi la fin des ventes de 6 ouvrages, dont And to Think That I Saw It on Mulberry Street (1937) et If I Ran the Zoo (1950), qui véhiculent une imagerie raciste.

02/03/2021, 13:22

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Malgré la pandémie, 426 livres traduits du français publiés aux États-Unis en 2021

Pour l'instant, les effets de la pandémie ne se font pas encore ressentir sur l'appétence des éditeurs américains pour des ouvrages français : 426 titres seront en effet traduits et publiés en 2021, aux États-Unis, selon le relevé des services culturels de l'ambassade française.

02/03/2021, 12:24

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Mort du poète jordanien Tayseer Al-Najjar, emprisonné aux Émirats arabes unis

Le poète et journaliste jordanien Tayseer Al-Najjar est décédé le jeudi 18 février dernier à l'âge de 46 ans d'une défaillance cardiaque. Selon sa famille et ses proches, la peine de prison qu'il avait effectuée entre 2016 et 2019 à Alwathba, non loin de la capitale des Émirats arabes unis, Abou Dabi, serait à l'origine des dégradations de ses conditions de santé.

02/03/2021, 11:25

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Au Bangladesh, la mort de l'écrivain Mushtaq Ahmed en prison enflamme la population

Emprisonné depuis le mois de mai 2020, reconnu coupable de « diffusion de fausses informations » sur les réseaux sociaux, l'écrivain bangladais Mushtaq Ahmed est décédé le jeudi 25 février dernier dans sa cellule, à l'âge de 53 ans. Depuis l'annonce de sa mort, une partie de la population est descendue dans la rue, pour critiquer la loi à l'origine de son emprisonnement, qui restreint considérablement les libertés sur internet.

02/03/2021, 10:50

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La poésie d'Amanda Gorman doit-elle être seulement traduite par une personne noire ?

Depuis ses interventions à l'investiture de Joe Biden, puis au Super Bowl, la poétesse afro-américaine Amanda Gorman jouit d'une popularité exceptionnelle, entraînant un intérêt de l'édition mondiale pour ses textes. Aux Pays-Bas, la traduction d'un recueil de ses poèmes a toutefois créé une polémique : l'éditeur a choisi de confier la traduction à une personne blanche, l'auteur·e Marieke Lucas Rijneveld, une décision critiquée.

02/03/2021, 10:00

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Ce 8 mars, que “le génie des femmes vous accompagne au quotidien” 

L’appel est moins formel que celui du 18 juin, mais tout aussi enthousiaste : « Transmettons la force et l’énergie créatrice des femmes en célébrant la Journée internationale des droits des femmes avec nos Box du 8 Mars ! » Les éditions des femmes — Antoinette Fouque ont concocté des box de livres, pour cette occasion toute particulière, déclinées à travers 7 thématiques à découvrir.

01/03/2021, 17:44

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Leïla Slimani, marraine de la 26e édition de la Semaine de la langue française

Rendez-vous de tous les amoureux de la langue française, en France et dans le monde, la Semaine de la langue française et de la Francophonie se tiendra du 13 au 21 mars 2021, prenant cette année un tournant résolument numérique. L’écrivaine et journaliste Leïla Slimani, prix Goncourt en 2016 pour son roman Chanson douce, sera la marraine de cette édition particulière, placée sous le thème d’« Un bol d’air ! »

01/03/2021, 17:42

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Jonathan Coe, Alessandro Baricco, Umberto Eco : La compagnie des géants

La Compagnie des Géants. Un nom prédestiné pour une nouvelle collection qui s’ouvre avec de tels auteurs. Les trois premiers titres de ces ouvrages, destinés aux 8/12 ans donnent le ton : faire appel à des auteurs d’aujourd’hui pour raconter aux enfants des histoires de leur choix. Dans ce volet jeunesse, l’éditeur revendique une qualité et une ouverture aux ailleurs…

01/03/2021, 17:06

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Afghanistan : des bibliothèques en mémoire des femmes victimes du terrorisme

En Afghanistan, alors que des négociations sont ouvertes depuis plusieurs mois entre le gouvernement et les talibans, les attentats et autres actes de violence revendiqués ou non par ces derniers, ainsi que les représailles des autorités, font de plus en plus de victimes au sein de la population. Si ces attaques laissent derrière elles des morts et des vies brisées, elles ont motivé l'ouverture de plusieurs bibliothèques, en hommage aux femmes victimes des attentats.

01/03/2021, 16:57

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Accessibilité des livres : quelles obligations pour les éditeurs ?

L'Acte législatif européen sur l'accessibilité, voté en mars 2019, rendra prochainement obligatoires un certain nombre de points garantissant l'accessibilité aux livres. Il doit entrer en vigueur en 2025, mais les acteurs de la chaine du livre se préparent déjà aux conséquences, dont les éditeurs.

01/03/2021, 15:54

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E.L. James (Cinquante nuances de Grey) chez Sourcebooks pour valoriser les autrices 

L'autrice E.L. James s'essaye (un peu) à l'édition, à travers un partenariat avec la société Sourcebooks. L'autrice de Cinquante nuances de Grey a confié l'exploitation de l'intégralité de son catalogue à la maison d'édition, qui ouvre à cette occasion une nouvelle filiale dédiée aux récits écrits par des femmes. James ne s'éloigne pas trop de Penguin Random House, puisque le groupe possède 45 % de Sourcebooks.

01/03/2021, 15:11

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Hachette acquiert un nouvel éditeur de jeux de société, Le Scorpion Masqué

Dans un communiqué, le groupe Hachette annonce l'acquisition de l’éditeur québécois de création de jeux de société Le Scorpion Masqué. Ce rachat intervient quelques semaines après celui de Sorry We Are French, autre studio de création de jeux de société, et Le Scorpion Masqué devient le 4e studio de création et de développement de jeux de société du groupe, avec Studio H et Funnyfox.

01/03/2021, 12:48

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Des araignées dans la bibliothèque, recluses et... lectrices ?

Plusieurs bâtiments du campus Ann Arbor de l'université du Michigan ont abrité des hôtes légèrement indésirables. Assez peu dangereux, en fin de compte, mais suffisamment pour fermer la bibliothèque, notamment, le temps de la rendre à nouveau sûre. En effet, plusieurs Loxosceles rufescens, ou araignées violonistes, s'étaient installées dans les lieux...

01/03/2021, 11:03

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L’intervention des bêta-lecteurs dans l’apprentissage de l’écriture créative en ligne

Sur le modèle anglo-saxon sont apparues des plateformes d’écriture en ligne françaises. À la fois outils numériques et réseaux sociaux, elles se sont particulièrement développées depuis les années 2010. Elles proposent un apprentissage de l’écriture créative en plaçant au cœur de leur fonctionnement les bêta-lecteurs. Quel est leur rôle ? Comment s'intègrent-ils dans la chaîne du livre ?

01/03/2021, 10:51