Marie Pavlenko est romancière, adhérente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et de la Ligue des auteurs professionnels. Un jour, elle se retrouve avec la main cassée. Comment travaille un auteur sans main ? Elle partage son histoire avec la sécurité sociale : l’impossibilité de faire valoir ses droits depuis un an et demi.
Le 27/05/2019 à 08:54 par Auteur invité
12 Réactions | 0 Partages
Publié le :
27/05/2019 à 08:54
12
Commentaires
0
Partages
Les réformes du régime social des artistes auteurs étaient supposées améliorer leurs conditions d’accès à leurs droits... les témoignages se multiplient sur la complexité vertigineuse des démarches, et surtout, leur échec.
Marie Pavlenko
Le 27 septembre 2017, un policier m’a jetée au sol et m’a cassé la main. L’unité médico-judiciaire de l’Hôtel-Dieu, à Paris, m’a prescrit 21 jours d’ITT — je suis écrivaine, je ne peux pas écrire avec la main cassée. Vingt mois plus tard, je ne suis toujours pas indemnisée de cet arrêt de travail. Je cotise à la sécurité sociale depuis vingt ans, mais mon statut m’interdit de facto la protection sociale à laquelle j’ai droit.
Après plusieurs mois sans nouvelles de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Seine–Saint-Denis, j’ai demandé des explications sur ce délai. On m’a répondu que c’était normal : je ne suis pas salariée. Il me fallait prendre l’initiative d’envoyer une batterie de documents pour faire valoir mes droits.
Et d’en renvoyer, encore et encore, à cause des oublis (« ah, et aussi, pouvez-vous nous faire parvenir... ») : preuves complémentaires de l’agression et de ses conséquences, justificatifs de revenus sur trois ans, déclaration sur l’honneur que je ne pouvais pas écrire pendant cet arrêt de travail. Pourquoi me faudrait-il déclarer sur l’honneur qu’il m’est impossible d’écrire avec la main cassée ? À quel salarié demande-t-on ce genre de choses ? De justifier ce qu’un médecin a constaté et prescrit ?
Rien ne venait. On a promis de me rappeler. J’ai attendu. J’ai attendu encore. La CPAM m’a informée qu’elle avait demandé des documents complémentaires à l’Agessa, l’organisme chargé de la gestion de la sécurité sociale des auteurs, et qu’elle attendait la réponse depuis plus d’un mois. Information prise directement auprès de l’Agessa, celle-ci avait répondu le jour même.
J’ai ensuite envoyé un email à la CPAM pour savoir s’il y avait du nouveau : mon dossier était perdu. Au diable le courrier électronique, j’ai appelé pour éclaircir la situation. C’était simple, l’Agessa n’avait pas répondu ! Problème : j’avais en main un courrier de l’Agessa m’affirmant le contraire. « Ah bon ? Ah oui, vous avez raison, mais nous avons envoyé depuis un autre courrier et cette fois, l’Agessa n’a vraiment pas répondu. »
Erreur du logiciel en votre défaveur
Je relance donc l’Agessa : la seconde réponse a été envoyée il y a plus d’un mois. Je rappelle la CPAM. « On va vous rappeler. » Je suis chez Kafka, je suis chez Ubu. Au lieu d’un appel téléphonique, je reçois un email m’invitant à contacter l’Agessa par moi-même pour obtenir « le document » que l’Agessa n’a, selon la CPAM, pas correctement rempli. Je pourrai ensuite le faire suivre par mail à une adresse spécifiée dans le corps du message.

Michael Roper, CC BY SA 2.0
Hélas : j’ignore de quel « document » il s’agit, n’étant jamais mise en copie des courriers échangés entre la CPAM et l’Agessa. Je réponds donc au mail. Mail delivery subsystem. Qu’à cela ne tienne, je lance un appel au secours sur l’adresse jointe pour faire suivre le « document » dont je ne connais pas la nature. Réponse automatique : Mail delivery subsystem. De guerre lasse, je décroche mon téléphone.
On me demande de lire le fameux email où figure une mauvaise adresse. On me coupe la parole en m’affirmant que l’Agessa « sait de quel document il s’agit », j’aimerais continuer la lecture de mon mail, mais mon interlocutrice me dit que j’emploie un ton désagréable et me raccroche au nez. Cela fait alors plus d’un an et demi que je démarche la CPAM, au prix de nombreuses heures perdues sur mon travail, mes loisirs, en bref, ma vie. En pure perte.
Banalité des rapports avec l’administration ? Non. C’est mon statut qui en cause, qui fait que le 27 mai 2019, je n’ai toujours pas réussi à faire valoir mes droits auprès de la Caisse primaire d’assurance maladie. Celle-ci ne daigne pas me considérer comme les autres assurés. Les autrices et auteurs savent tous de quoi je parle. Nous ne sommes pas intermittents du spectacle, n’avons pas le droit au chômage, nous n’avons aucun filet de sécurité.
Au moment où j’écris ces lignes, je réalise que, comme tout le monde, il m’arrive de tomber malade et de ne pas pouvoir travailler. Jamais il ne m’est venu à l’idée de demander la protection sociale à laquelle j’ai droit. Quand le médecin me demande si j’ai besoin d’un arrêt de travail, je réponds par la négative : à quoi bon ?
Trouver une crèche : parcours impossible
En réalité, nous autres auteurs avons renoncé à être traités comme les autres assurés sociaux. Au-delà d’une anecdote personnelle, mon témoignage montre à quel point l’abandon des auteurs, en France, est pernicieux et indigne.
Notre travail fait vivre des milliers de gens — éditeurs, distributeurs, libraires, imprimeurs, bibliothécaires —, autour de cet objet magique qu’est le livre. Mais en 2019, un auteur français n’est pas remboursé quand il est malade. À moins de se battre des mois, voire des années. Est-ce tolérable ? Est-ce juste ?
À l’heure où le gouvernement affirme vouloir s’occuper du statut des auteurs, serait-il possible de simplement commencer à nous permettre d’accéder à des droits qui nous sont théoriquement acquis ?
Marie Pavlenko
Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com
Plus d'articles sur le même thème
Guilhem Méric, auteur de romans de l’imaginaire, analyse les difficultés croissantes du monde du livre. Entre baisse des ventes, concurrence des écrans et transformation des usages culturels, il alerte sur une crise de l’attention qui touche aujourd’hui toute la chaîne de l’édition.
05/06/2026, 16:57
La vente en ligne a changé d’échelle. Pour rester visibles, les librairies indépendantes doivent-
elles construire une puissance collective ? Renny Aupetit, propriétaire de la librairie Le Comptoir des Lettres (Paris, 5e), pose la question.
04/06/2026, 11:47
Tout le secteur du livre s'interroge aujourd'hui sur la place des librairies indépendantes face à la montée de l’extrême droite, le poids du groupe Bolloré dans l’édition et la responsabilité des libraires dans la défense du pluralisme démocratique. Dans ce texte proposé par Christophe Marie, co-gérant de la librairie Au saut du livre, à Joigny, dans l’Yonne, tout un pan de l'industrie du livre est questionné. Et ses clients avec lui.
21/05/2026, 10:21
Les auteurs Grasset ont initié ce 13 mai les Etats généraux de l'édition, devenus Etats généreux – s'inscrivant dans le sillage des actions menées par les auteurs de Fayard pour la récupération de leurs droits. A ce titre, l'universitaire Jean-Yves Mollier intervenait au théâtre de la Concorde où nom de 87 autres écrivains de la maison, mais également pour présenter son propre combat.
14/05/2026, 09:03
Après l’« affaire Nora » et le placement en redressement judiciaire de Gibert Joseph, Francis Kapétanovic, fondateur des éditions Abak, interroge l’effet ciseaux qui frappe les librairies indépendantes — baisse des ventes de livres neufs, hausse des coûts fixes — et les pistes possibles pour sortir de l’ornière. ActuaLitté lui donne la parole.
13/05/2026, 17:18
Le sociologue Mustapha Saha et l'archéologue Youssef Bokbot alertent sur le devenir de Sijilmassa, ancienne cité caravanière du Tafilalet et haut lieu de la mémoire maghrébine. Face à un projet d’aménagement touristique et muséal jugé destructeur, ils dénoncent une atteinte irréversible aux vestiges encore enfouis. Le texte plaide pour l’arrêt du chantier, la poursuite des fouilles archéologiques et une approche respectueuse des équilibres historiques, écologiques et humains du site.
11/05/2026, 14:44
La fronde des auteurs et autrices des éditions Grasset choqués par le limogeage du PDG Olivier Nora, ordonné par l'actionnaire Vincent Bolloré, a ouvert tout un champ de réflexion et d'interrogations quant au manque de protections des écrivains face aux maisons d'édition et leurs propriétaires. Les membres de la Scam et les lauréats et lauréates du Prix Albert Londres affirment leur solidarité, dans un texte reproduit ci-dessous.
07/05/2026, 13:13
Le limogeage d'Olivier Nora, ex-PDG de Grasset, par Vincent Bolloré a mis en lumière la puissance de l'actionnaire, mais aussi la faiblesse de l'auteur dans la relation contractuelle avec une maison ou un groupe d'édition. Dans un texte reproduit ci-dessous, le Conseil Permanent des Écrivains (CPE) appelle les pouvoirs publics à agir pour renforcer le droit d'auteur, via plusieurs mesures.
05/05/2026, 12:14
Après l’adoption unanime, le 8 avril, d’une proposition de loi instaurant une présomption d’utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d’IA, 81 organisations de la culture, de la presse et de la création interpellent les députés. Elles défendent un marché de licences volontaires, fondé sur l’autorisation, la transparence et la rémunération, face à ce qu’elles décrivent comme un pillage généralisé des œuvres protégées.
05/05/2026, 10:38
Une proposition de loi visant à instaurer une présomption d’utilisation des œuvres par les systèmes d’intelligence artificielle, dans un contexte de débats sur l’entraînement des IA à partir de contenus culturels protégés, doit encore être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Le Syndicat national de l’édition (SNE) souscrit à une tribune collective appelant les députés à examiner sans délai ce texte, déjà adopté par le Sénat.
28/04/2026, 10:27
Au cœur d'une époque particulièrement anxiogène, la fermeture d'une librairie pourrait passer inaperçue. L'événement n'est toutefois pas anodin, parce que la librairie n'est pas un commerce comme les autres. À l'heure où les difficultés s'accumulent pour le secteur, le témoignage publié ci-dessous vient rappeler ce que ces commerces ont de si spécial, et ce que l'on perd, collectivement, avec l'abaissement définitif du rideau.
28/04/2026, 09:39
La crise ouverte chez Éditions Grasset, après l’éviction d’Olivier Nora dans un contexte de reprise par Vincent Bolloré, suscite une riposte politique et intellectuelle. Trois acteurs liés aux Éditions Syllepse et au Réseau Bastille avancent une hypothèse radicale : transformer l’éditeur en coopérative pour préserver le pluralisme.
27/04/2026, 16:41
Le licenciement d'Olivier Nora par Vincent Bolloré et le mouvement de départ de plusieurs centaines d'auteurs de la maison d'édition Grasset, en guise de protestation, a jeté la lumière sur la fragilité de l'indépendance éditoriale. La Ligue des auteurs professionnels et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse rappellent, dans un texte publié ci-dessous, que les créateurs restent bien peu protégés face à la puissance des groupes éditoriaux.
27/04/2026, 16:02
L'industrie du livre deviendra-t-elle enfin un échosystème ? Un espace collectif, commun, en mesure de faire corps pour assurer sa pérennité. Jérôme Sion, président de L'Agence Unique, Occitanie Culture adresse à ActuaLitté une tribune exhortant les professionnels à « garantir leur liberté collective ». Une adresse autant qu'un espoir.
24/04/2026, 20:32
Ce 23 avril marque la journée mondiale du livre, l'occasion d'en ouvrir un et de profiter des bienfaits de la lecture. Mais cette activité reste très limitée pour les personnes atteintes d'une déficience visuelle, qui ne peuvent pas lire des ouvrages imprimés d'une manière standardisée. La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France rappelle, dans un texte reproduit ci-dessous, les obstacles auxquels ils font face, ainsi que le manque de volonté politique pour lever ces barrières.
23/04/2026, 15:56
Partir, oui, mais où ? La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) annonce son soutien aux nombreux auteurs et autrices souhaitant quitter leur maison pour rejoindre les « 4000 maisons d’édition indépendantes » et faire vivre autrement le livre et la création. Quitter les grandes maisons pour une édition plus indépendante : tel est le pari de la Fill.
22/04/2026, 12:08
En janvier, l’intersyndicale réunissant une trentaine d’organisations réagissait déjà à un courrier de l’URSSAF : « Artistes-auteurs : ce qui change pour votre protection sociale en 2026 ! ». Quelques mois plus tard, le ministère de la Culture présente un projet de décret d’application de la réforme, vivement contesté par les organisations, qui y voient un détournement du vote des députés. Le texte de l'organisation est reproduit en intégralité ci-dessous.
22/04/2026, 11:06
Le Conseil permanent des écrivains (CPE) alerte sur les effets de la concentration croissante dans l’édition, relancée par l’éviction d’Olivier Nora chez Grasset. Dans une tribune reproduite ci-dessous, l’organisation appelle à adapter le cadre légal et à rouvrir les discussions avec les éditeurs, notamment sur les contrats d’auteur, la durée des cessions de droits et le respect du droit moral.
21/04/2026, 16:03
Un collectif d'auteurs des éditions Grasset Jeunesses se mobilise à travers une tribune pour soutenir « la liberté de création [qui] est indispensable aux bons livres ». Alors que la maison fait l'objet d'une attention médiatique à la hauteur de ce qu'elle traverse, ActuaLitté publie leur texte en intégralité.
21/04/2026, 15:31
Exclusif – Vice-présidente du Sénat, membre de la commission culture, éducation et communication, la sénatrice Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine, groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) appelle aussi de ses vœux, après les événements au sein du groupe Hachette, à la création d'une clause de conscience pour les auteurs. Mais cet ajout au contrat d'édition ne pourra se faire rapidement qu'avec le soutien du gouvernement, qu'elle interpelle par un courrier à Catherine Pégard, ministre de la Culture. Il est reproduit ci-dessous, en intégralité.
21/04/2026, 08:35
Les responsables de festivals et manifestations littéraires réunis au sein du réseau RELIEF prennent la parole après l’éviction d’Olivier Nora. Dans un texte collectif, ils expriment leur attachement au rôle des éditeurs dans la chaîne du livre et leur inquiétude face aux conséquences pour les équipes. Ils rappellent l’importance du lien construit avec les auteurs et le public, dans un contexte de fragilisation de la lecture. Une prise de position qui souligne aussi les équilibres du monde éditorial contemporain.
20/04/2026, 16:12
L'interventionnisme de Vincent Bolloré dans les entreprises dont il est le propriétaire n'est pas une nouveauté. Mais, en limogeant le PDG des éditions Grasset, le milliardaire réactionnaire a rendu plus visibles les risques que fait courir la financiarisation de l'édition sur l'organisation des maisons et leur production. Dans un texte reproduit ci-dessous, la CFDT Livre-Édition appelle le Syndicat national de l'Édition et les pouvoirs publics à agir, sans tarder.
20/04/2026, 11:52
Après l’éviction d’Olivier Nora de la tête de Grasset, la Société des Gens de Lettres dénonce une emprise croissante des actionnaires sur les orientations éditoriales. Dans un communiqué offensif, l’organisation alerte sur un risque systémique pour la liberté de création et appelle à des mesures d’urgence, de la clause de conscience à une régulation accrue du secteur.
18/04/2026, 10:26
Après Fayard, Grasset : le limogeage d’Olivier Nora cristallise les inquiétudes d’une profession confrontée à une transformation brutale du groupe Hachette. Dans cette tribune, le syndicat des libraires dénoncent une reprise en main idéologique et ses effets sur l’équilibre du secteur. Au-delà d’un départ, c’est toute la chaîne du livre qui se dit fragilisée.
16/04/2026, 18:13
La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires publie une tribune offensive dans le contexte de la crise chez Grasset. Le syndicat y dénonce une concentration accrue du secteur, qu’il associe à un « tournant politique et économique » depuis la prise de contrôle d’Hachette par Vincent Bolloré. Évoquant une dégradation des conditions de travail et une évolution des lignes éditoriales, il appelle l’ensemble des professionnels du livre à se mobiliser collectivement.
16/04/2026, 18:05
Alors que les réactions d’auteurs et d’éditeurs se multiplient dans le secteur après l'éviction d'Olivier Nora par le groupe Bolloré, Étienne Galliand, éditeur indépendant, prend la plume. Il revient sur sa rencontre avec André Schiffrin, figure majeure de la critique de la financiarisation de l’édition, et livre un texte à la fois personnel et engagé en faveur de l’édition indépendante. L'éditeur alerte sur les dérives actuelles et invite les auteurs à soutenir concrètement le monde de l'édition.
16/04/2026, 15:48
La francophonie affiche une croissance soutenue à l’échelle mondiale, mais se confronte à un défi majeur : garantir un accès réel à la lecture et à l’écriture pour tous. Portée par des initiatives internationales autour du braille et de l’inclusion, une nouvelle dynamique s’organise. Institutions, enseignants et réseaux émergents redéfinissent les conditions d’une langue véritablement accessible.
14/04/2026, 09:43
Face à la précarité structurelle des auteurs, revient l'idée de créer un statut d’« intermittents de l’écrit », inspiré de celui du spectacle, afin de garantir un revenu stable et une reconnaissance professionnelle. Cette tribune met en lumière une économie fragilisée où les écrivains, pourtant au cœur de la chaîne du livre, peinent à vivre de leur activité. Par Mathias de Breyne.
11/04/2026, 09:47
Après la modification d'un entretien sans l'accord du principal intéressé, l’historien Jean-Yves Mollier, la revue Livres Hebdo refuse à présent la publication d'un droit de réponse, selon l'avocat du professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay/Versailles-Saint-Quentin.
13/03/2026, 16:35
Le domaine du jeu, qu'il soit de société ou vidéo, accueille aujourd'hui de nouveaux publics, et se trouve de plus en plus légitimé au sein des pratiques culturelles. Ludothèques et médiathèques le rendent plus accessible, tandis que les professionnels assurent une indispensable médiation. L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et l'Association des Ludothèques Françaises (ALF) appellent, dans un texte reproduit ci-dessous, à une politique publique ambitieuse pour affirmer la place du jeu dans les lieux culturels.
11/03/2026, 11:29
L'enseigne de produits culturels et créatifs Cultura pourrait s'inviter prochainement à Forbach, en Moselle, après la cession d'une parcelle à Valimmo, la société foncière du groupe. La Librairie-Pâtisserie Autonome, installée dans la ville depuis juillet 2025, interpelle les candidats à la mairie sur les conséquences d'une telle installation pour le tissu commercial du centre-ville. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, la tribune adressée par les libraires aux six candidats et candidates.
10/03/2026, 16:20
Nous publions ci-dessous le texte d’un droit de réponse adressé le 2 mars 2026 au directeur de la publication du magazine Livres Hebdo par l’historien Jean-Yves Mollier, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay / Versailles-Saint-Quentin. Ce document a été transmis par l’intermédiaire de son conseil, Me Stephan Alamowitch, avocat à la Cour.
09/03/2026, 14:06
L'épisode polémique autour du partenariat noué entre Amazon et le Festival du Livre de Paris, avec l'assentiment du Syndicat national de l'édition, laissera des traces dans la chaine du livre. Il témoigne d'une présence de plus en plus banalisée de la multinationale américaine au sein de cette dernière, un constat contre lequel le collectif lyonnais TENIR ! appelle à se mobiliser, dans une tribune.
06/03/2026, 10:50
Suite à la polémique qu'a déclenchée la présence d'Amazon au Festival du livre de Paris, édition 2026, l’association internationale des libraires francophone (AILF) a fait parvenir à ActuaLitté un communiqué. Par ce texte, l'organisation se tient solidaire du Syndicat de la Librairie française dans la dénonciation du partenariat entre le Festival du Livre de Paris et Amazon. Leur texte est proposé dans son intégralité.
04/03/2026, 10:38
L’Association des bibliothécaires de France réaffirme que la censure n’a pas sa place en bibliothèque, à la suite de l’intervention d’un maire auprès d’une professionnelle pour empêcher l’acquisition d’un roman. S’appuyant sur le cadre légal, l’ABF rappelle que les collections doivent être pluralistes et exemptes de toute pression idéologique, politique ou religieuse.
03/03/2026, 13:20
À l’approche des élections municipales de mars 2026, l’Association des archivistes français (AAF) intensifie son plaidoyer. L’organisation lance un appel national aux maires sortants candidats à leur réélection ainsi qu’à l’ensemble des futur·es candidat·es, les invitant à s’engager formellement en faveur d’une gestion rigoureuse des archives communales et intercommunales.
24/02/2026, 14:48
Autres articles de la rubrique À la loupe
Aux Rendez-vous de la BD d’Amiens, Les Monstres d’Emil Ferris fait dialoguer Moi, ce que j’aime, c’est les monstres avec la collection du Frac Picardie. Le parcours explore le journal intime, le polar, le gothique, Chicago, la Shoah ou encore la puissance féministe d’une œuvre où les monstres deviennent une façon de lire le monde.
06/06/2026, 19:46
Deux anciens détenus témoignent qu’une autre vie reste possible, même après les foyers, les braquages, les centrales, les années de prison et les retours presque impossibles. Au festival Passeurs de Livres, à Alès, Richard Sebag et Patrick Aurignac présentent chacun un récit autobiographique : Quelques lumières sur le chemin pour le premier, Mes chemins de travers pour le second, tous deux publiés par la maison nîmoise Nombre7. Ils parlent sans fard de leurs parcours, de leurs erreurs, de la violence, mais aussi des mains tendues qui ont permis la sortie.
06/06/2026, 13:00
À la bibliothèque Louis Aragon, dans le cadre des RDVBD 2026, La Revanche des bibliothécaires déploie l’univers de Tom Gauld avec une élégance rare. Le dessinateur écossais y confirme ce talent singulier : faire rire avec trois traits, un sens parfait du décalage et une culture graphique qui ne pèse jamais. Une exposition vive, malicieuse et profondément réjouissante.
05/06/2026, 18:41
À la Maison de la Culture d’Amiens, les 30es Rendez-Vous de la Bande Dessinée accueillent « Mickey, tout a commencé par une souris ». L’exposition du Fonds Glénat, visible du 5 juin au 14 septembre 2026, remonte le fil d’une icône née au cinéma, passée par la presse et devenue, vitrine après vitrine, une petite machine à souvenirs.
05/06/2026, 15:32
Il y a des parcours qui avancent par bifurcations successives, mais toujours dans la même direction. Chez Fanny Destenay, l’énergie frappe d’abord : ancienne professionnelle de l’hôtellerie, passée, entre autres, par les pompiers volontaires, puis par la politique, l’écriture, les réseaux sociaux, les livres jeunesse et désormais l’édition, elle donne l’impression de transformer chaque expérience en terrain d’action.
05/06/2026, 15:10
Marraine de la 5e édition de Passeurs de Livres, à Alès, Laure de Chantal y revient avec un attachement particulier. Normalienne, agrégée de lettres classiques, directrice de plusieurs collections aux Belles Lettres, autrice de nombreux ouvrages sur l’Antiquité, la mythologie et la langue française, elle voit dans ce festival un lieu où se rejoignent deux fidélités : les livres et les Cévennes.
04/06/2026, 18:11
En 2024, David Piovesan proposait une analyse des Rencontres nationales de la librairie, qui s'étaient déroulées à Strasbourg : désormais, le marché de la librairie se relit sous un jour plus politique. Les libraires ont bâti un récit collectif puissant face aux plateformes. Reste une épreuve plus rude : convertir cette identité professionnelle en modèle économique durable.
04/06/2026, 16:55
Jeudi 4 juin au matin, avenue Carnot, le festival n’a pas encore ouvert officiellement au public. Les stands achèvent de se monter, certains exposants prennent leurs marques, l’équipe règle les derniers détails techniques - jusqu’à ce compteur de visiteurs qu’il faut encore retrouver pour suivre au plus juste la fréquentation du salon. Malgré l’effervescence des derniers préparatifs, Franck Belloir, directeur du festival Passeurs de Livres, a pris le temps de nous répondre.
04/06/2026, 16:30
La réponse de l’édition indépendante à la concentration doit passer par le collectif. Car, pour ne rien arranger, le plus important parmi ces groupes la double d’une offensive idéologique délétère. La coopérative OPlibris nous adresse un texte, affirmant ses valeurs, autant que ses objectifs.
02/06/2026, 17:37
Voici un petit texte, rafraîchissant – ce qui ne manque déjà pas d'à-propos quand il pleut. Il est extrait d'une suite théâtrale que Christophe Esnault est en train de constituer. Et qui s'autorise pensée critique et humour. « Comme toujours je suis très mignon avec ce microcosme éditorial et simili culturel », nous explique-t-il. Et on le croit sur parole, bien entendu. Jugez sur pièce.
02/06/2026, 12:24
Les petites poupées, collées sur des morceaux de carton, sont si minuscules, si délicates, qu’elles semblent n’exister que par la fantaisie d’un enfant : des nuages soufflés par le rêve, fragiles comme les bateaux des pêcheurs bretons qui naviguaient pendant des mois dans la brume, autour de l’Islande.
02/06/2026, 11:10
Il affirme être Tommaso Debenedetti, faussaire médiatique passé des fausses interviews littéraires aux fausses annonces de décès d’écrivains. Dans cet entretien (réalisé par email), où l’identité même de l’interlocuteur impose une prudente réserve, il revendique ses canulars comme une enquête permanente sur la crédulité des médias, l’autorité des institutions et la puissance émotionnelle de la mort à l’ère des réseaux sociaux.
02/06/2026, 10:39
Malgré une meilleure visibilité sur les réseaux sociaux ou dans les médias, le sujet de la voyance reste encore tabou. Toutefois, je peux accorder aux sceptiques que leur méfiance n’est pas toujours sans objet, car tout dépend de quel type de voyance on parle. Il règne effectivement une grande confusion dans ce monde mystérieux et inquiétant, mais, cependant, très attirant de la voyance. Alors vous êtes en droit de vous demander : illusion, arnaque ou don réel ? Par Sabrina Depraz, autrice de La voyance : mode d'emploi.
02/06/2026, 06:25
Directeur artistique des Imaginales depuis quatre ans, et acteur de l'événement depuis toujours, Gilles Francescano dresse un premier bilan de cette édition consacrée au thème « Alter ego ». Entre affluence, chaleur exceptionnelle, place de l’autre, relation gémellaire, accessibilité et avenir du festival, il défend une ambition claire : faire des Imaginales un lieu de pensée libre, d’accueil et de circulation entre les auteurs, les publics et la ville.
01/06/2026, 16:07
Aux Imaginales, la Tchèque Lenka Elbe présentait Uranova, son premier roman, publié en français aux Forges de Vulcain dans une traduction d’Eurydice Antolin. Un livre ambitieux, impressionnant, difficile à ranger dans une seule case : enquête, roman d’amour endeuillé, récit politique, horreur, fantastique, humour noir, mémoire familiale et histoire tchèque s’y contaminent sans cesse. Au centre, une ville réelle : Jáchymov.
31/05/2026, 18:45
Coup de cœur des Imaginales 2026, Christopher Bouix arrive à Épinal avec une œuvre déjà multiple : un triptyque d’anticipation sur l’intelligence artificielle et les futurs déshumanisés, un roman d’horreur où les enfants massacrent les adultes, un passé d’auteur jeunesse repéré par Netflix, mais aussi un détour plus ancien par l’Antiquité, les textes grecs et latins, Socrate, la démocratie et les sorcières. Rencontre avec un écrivain qui aime les livres noirs, drôles, mordants, et les questions que le futur pose au présent.
31/05/2026, 14:00
Au début de l'année 2005, j'avais posté sur biblio-fr un vœu que le BBF reprit en ouverture de son numéro consacré à la "Mort et transfiguration des catalogues" : "Le catalogage et l'indexation prennent leur place au musée de la bibliothéconomie." Anne-Marie Bertrand y voyait une transfiguration en marche. Vingt ans plus tard, je rouvre le dossier, cette fois avec l'IA générative comme pièce à conviction.
31/05/2026, 10:48
La France ne connaît pas une canicule généralisée, mais certains départements restent concernés par une vigilance canicule, après un épisode de chaleur inédit pour un mois de mai. Derrière le dôme anticyclonique, la masse d’air subtropicale et le réchauffement climatique, la question météorologique se déplace : non plus seulement combien de degrés, mais quelles vies deviennent plus fragiles sur une planète moins habitable ?
30/05/2026, 16:10
C’est une épiphanie littéraire. François Richard fait paraître aux éditions du Grand Souffle Division Eidola, le troisième tome de son cycle V I E, qui peut se lire indépendamment des deux précédents bien qu’il en tire les fils narratifs jusqu’au bout de la nuit. Une épiphanie dans laquelle l’auteur manifeste la réalité cachée comme fin de la quête de ses personnages. Exacerbation, comme une bombe à fragmentation, du précepte proustien dans Le Temps retrouvé : « La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c’est la littérature. » Par Olivier Stroh.
29/05/2026, 11:12
Du 29 au 31 mai 2026, le Grand Narbonne donne rendez-vous aux passionnés de lecture, aux familles et aux jeunes lecteurs pour la 12e édition de son Salon du livre. Pendant trois jours, la ville de Narbonne devient un espace de circulation des textes et des idées, entre rencontres, lectures et propositions artistiques, attirant chaque année un public toujours plus nombreux.
26/05/2026, 17:16
La nouveauté domine-t-elle désormais trop fortement l’économie de la librairie ? Dans cette analyse, Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, analyse le ralentissement du réassort du fonds, moins comme un désintérêt des libraires que comme le symptôme d’un marché sous tension, pris entre trésoreries fragilisées, rotation ralentie, surproduction et pression permanente de l’actualité éditoriale.
22/05/2026, 09:06
En Corée du Sud, le livre ne se défend plus seulement contre l’IA : il devient une donnée qualifiée, négociable, rémunérée. En France, le législateur avance par un autre chemin, plus contentieux mais décisif : rendre prouvable l’usage des œuvres par les modèles. Entre opt-out, AI Act et présomption d’utilisation, l’industrie du livre quitte l’indignation pure pour entrer dans le dur du rapport de force.
21/05/2026, 13:00
Après une carrière dans l’industrie du jeu vidéo, Didier Flipo a choisi le maraîchage bio, le sol vivant et la transmission. Avec Le Potager résilient, il propose bien plus qu’un guide de jardinage : une réflexion concrète sur l’autonomie, la résilience et notre rapport au vivant. Entre écologie pratique, production de semences, soin des sols et critique des faux conseils circulant en ligne, il défend une approche patiente, pédagogique et profondément ancrée dans le réel. Un entretien où le potager devient aussi une manière de penser le monde contemporain.
20/05/2026, 14:48
Avec Le Cercle ouvert, Mathieu Larnaudie et Bertrand Py défendent une maison à la production resserrée, attentive aux auteurs, aux libraires et aux lecteurs. Adossée à Terre Neuve et donc au groupe Albin Michel, elle publiera ses premiers titres le 20 août 2026 autour d’une idée presque révolutionnaire : moins publier pour mieux accompagner les livres et refaire communauté, sans céder sur le catalogue.
19/05/2026, 17:29
À Limoges, la librairie jeunesse Rêv’en Pages, ouverte depuis plus de quarante ans, est en redressement judiciaire. Confrontée à la hausse de ses charges et à la baisse du panier moyen, sa gérante, Rachel Faure-Lencroz, cherche à adapter son fonctionnement : changement de transporteur, projet de librairie mobile, développement de la romance, du young adult et de l’occasion.
19/05/2026, 12:13
À Palaiseau, les planches de Xavier Coste autour de 1984 et du Journal de 1985 dévoilent les coulisses d’une obsession graphique née à l’adolescence. Dans le cadre du salon Dimension, croquis, originaux et reproductions éclairent la construction d’un univers dystopique où l’adaptation devient affaire d’émotion, de fidélité intérieure et de vision.
18/05/2026, 17:15
Canal+ a donné un nom à la peur qui traverse désormais l’édition : la liste noire. L'intervention de Maxime Saada, président du directoire de Canal+, qui refuse désormais de travailler avec les 600 personnes ayant signé une petition contre son patron, Vincent Bolloré, introduit une singulière logique de groupe.
18/05/2026, 13:09
Originaire de Compiègne, très active dans le milieu littéraire, Murielle Compère-Demarcy, qui signe parfois MCDem, dirige depuis 2022 la collection « Présences d’écriture » aux éditions Douro, et rédige de nombreuses chroniques pour diverses revues. Auteure d’une vingtaine de livres, Murielle Compère-Demarcy semble, entre autres, très marquée par Antonin Artaud, auquel elle consacre Alchimiste du soleil pulvérisé en 2019, recueil publié chez Z4. Par Étienne Ruhaud.
18/05/2026, 10:30
Encyclopaedia Britannica et Merriam-Webster poursuivent OpenAI, accusé d’avoir utilisé leurs contenus pour entraîner ChatGPT et de capter leurs lecteurs par des réponses proches de leurs textes. Au-delà du droit d’auteur, l’affaire pose une question qu’Umberto Eco avait placée au cœur du Nom de la rose (trad. Jean-Noël Schifano) : qui garde la bibliothèque, qui classe le savoir, qui vérifie la réponse quand la source disparaît ?
16/05/2026, 11:17
La crise Grasset dépasse le tumulte médiatique : elle interroge le lien intime entre auteurs, éditeurs et contrats. Dans un texte qu'elle adresse à ActuaLitté, Liliane de Carvalho appelle au discernement juridique. Rapporteure de la réforme du contrat d’édition numérique 2013 et spécialiste de la propriété intellectuelle, elle invite à examiner les situations au cas par cas et refuse les réponses automatiques.
15/05/2026, 17:33
Entre ville et campagne, enfance et parentalité, Alexandra MacCorvus interroge notre rapport aux saisons. À travers les gestes simples d’une vie de famille — récolter des pommes, sentir l’air changer, attendre les fêtes — il rappelle que le temps ne se mesure pas seulement au calendrier : il se ressent, se partage et se transmet dans l’émerveillement quotidien. Elle vient de publier Beltane, chez Piktos jeunesse.
15/05/2026, 15:19
Un visuel diffusé sur Facebook associe un article d’ActuaLitté consacré au scandale Agessa au logo de La France insoumise. L’exercice entend sans doute servir la cause des artistes-auteurs. Il réussit surtout une (contre)performance graphique plus douteuse : transformer un travail journalistique indépendant en élément de communication politique.
15/05/2026, 13:01
Le Salon international de l’édition indépendante de L’Autre Livre avance à son rythme pour l'édition de mai 2026 — calme, posé, propice aux échanges, bien que chahutée. Dans les allées, on circule sans heurt, on s’arrête facilement, on engage la conversation. Ici, le temps ne se mesure pas seulement au nombre de visiteurs.
14/05/2026, 09:19
Était-ce un jour historique ? Ce 13 mai avait des accents d’appel du 18 juin : une volonté de résistance, de libération, quand tout un pan de l’industrie du livre mesure « à quel point c’est un rapport de force ». Ces États généraux de l'édition, conséquence du licenciement d’Olivier Nora ont en effet engendré un mouvement hors norme : des centaines auteurs décidés à quitter leur maison, contre la figure du croque-mitaine, Vincent Bolloré.
13/05/2026, 17:43
Top Articles
Erri De Luca : “Je suis sioniste”, “pas de génocide à Gaza”, parole contraire et géométrie variable ? Partir à l'aventure en suivant l'itinéraire du livre de la première femme prix Nobel de littérature Sauramps : un déménagement relance l’avenir du Triangle Que lire cet été ? Les choix des académiciens Goncourt
12 Commentaires
Nathalie Bagadey
27/05/2019 à 09:25
Merci pour ce témoignage qui est absolument consternant et effrayant.
Je vais le partager sur les réseaux en espérant que notre situation sera enfin entendue.
Ne lâchez rien !
Marie
27/05/2019 à 14:12
Je vous rassure, elle n'aime pas non plus les expatriées enceinte. J'ai des droits ouverts mais sans une aide juridique (comprise dans mon as sur) je pense que je n'y arriverais pas. Si je dois aller jusqu'au CRA,j'irais car parler et se déplacer et bien souvent une pure perte de temps.
Ally
27/05/2019 à 14:48
je vous rassure (ou pas d'ailleurs), elle n'aime pas plus les intermittents du spectacle... (des mois de lutte pour chaque arrêt, chaque congé mat etc...)
Messie
27/05/2019 à 17:29
Bonjour,
Pitoyable...mais comment imaginer que ces dossiers puissent les intéresser ?
Il suffit de voir, dans un contexte général, que la réponse aux gilets jaunes est de supprimer l' ENA !
Bon courage à toutes et tous dans les méandres de vos démarches, ne lâchez rien !
Alphonse
27/05/2019 à 18:10
C'est à la fois scandaleux et assez courant. Pas seulement pour les écrivains. Mais on ne peut pas faire abstraction de l'absurdité totale du parcours, des pièces demandées inutiles et des délais invraisemblables. Une amie étudiante a eu affaire à la CAF qui a également perdu des dossiers contenant des documents originaux, traité l'administré comme un gueux tendant sa gamelle et laissant les démarches pourrir pendant des années. Tout s'est débloqué quand il a été question de tribunal administratif. J'ignore si cela fonctionne toujours ou même souvent. Mais pour faire valoir ses droits face à une administration qui ne semble plus comprendre qu'elle est au service des citoyens, il faut parfois davantage que de la patience. NB Il faut néanmoins commencer par tenter la conciliation.
Grizli2
28/05/2019 à 04:36
Rassurez vous même Même ton déplaisant et Suspicieux Auprès de mon amie qui a la sclérose en plaques et qui se retrouve dans des démarches kafkaïenne tout tout tout au plus absurdes et inutiles entre des changements de statut allocation handicapé et allocation sécurité sociale !
koinsky
28/05/2019 à 07:04
Ils ont cassé votre doigt d'honneur mais ils n'ont pas entamé votre capacité de résistance.
Pour moi, c'est ça un écrivain, quelqu'un qui se relève et qui résiste à l'injustice. Bravo.
kiki
28/05/2019 à 09:56
C'est inadmissible !!!
Adorna
28/05/2019 à 16:59
De tout coeur avec vous...
L'AGESSA, si parcimonieuse quand il s'agit de nos droits, se montre par contre très efficace pour exercer un racket légal sur nos revenus d'auteur...
JB
31/05/2019 à 13:33
En tant qu'auteur professionnel, je confirme que nous sommes totalement inexistants pour l'administration. Traités comme de la merde. Mais ne vous inquiétez pas, on nous promet un statut. Bientôt. Depuis des années. Ca va venir. :zip:
J'ai eu mon lot de situations ubuesques, la dernière avec l'IRCEC qui me devait de l'argent et refusait de me le rendre, en me disant qu'elle me le "gardait comme crédit" sur mes prochaines cotisations, alors que j'en avais besoin pour payer mon AGESSA. Dans un moment d'énervement j'ai écris au Ministre des Affaires Sociales via le site. Surprise, un mois plus tard le Médiateur de la Sécurité Sociale s'était emparé du dossier et m'a fait rembourser. C'est en fait à ce dernier que vous devriez vous adresser, Marie, vos démarches vis-à-vis de l'assurance-maladie resteront vaines sans cela.
Fletan-perdu
02/06/2019 à 22:38
Accessoirement c'est aussi le boulot des médiateurs de la république qui interviennent quand on peut etablir les elements d'un dysfonctionnement avec les services publics. D'expérience les dits services sont sommés de s'expliquer et de donner réponse. Bon courage.
Olivier Le Discot
13/06/2019 à 09:16
Bonjour Marie,
Je vous soutiens de tout mon coeur d'artiste auteur...
Cela fait 1 an et demie que je me bats avec l'administration Française afin de changer mon STATUT. J'étais artiste libéral ( maison des artistes ) équivalent à l'Agessa. Je suis donc passé au régime des micro-entrepreneurs. Adieu donc ce STATUT infernal qui se justifie d'avantage dans la pérennisation de l'appétit d'ogre de l'état... Sans aucune contrepartie pour nous ! 90% c'est ce que me volait l'état, et 10% c'était ce qu'il me laissait pour survivre pendant deux ans ! Je vous note ceci parce que je me suis réveillé ! Et que j'ai décidé que cela devait suffire ! J'ai donc viré sans ménagement ce boulet qui me tirait vers le fond depuis plus de 25 ans ! Et tant pis pour la retraite à taux plein, je n'ai pas envie de crever dans la misère sociale avant !Ce ne sont que des STATUTS odieux et pas du tout adaptés à nos situations socio-professionnelles ! L'administration c'est un fait n"en a rien à faire de nous !
Ce que j'ai compris, c'est que c'est l'état qui génère la misère ! Que penser de l'IRCEC et de sa majoration de 15% en sus de ce que l'on gagne ?! C'est sacandaleux ! Je suis content que les autres artistes commencent à ouvrir les yeux sur une très dure et injuste réalité fiscale et surtout STATUTAIRE... Bien à vous. Olivier