#Economie

Frais de port minimum des livres : pourra-t-on s'en affranchir ?

À partir du 7 octobre prochain, toute commande de livre inférieure à 35 € donnera lieu à la facturation des frais de port, à un tarif minimal de 3 €. Passés 35 €, l'expédition à 1 centime popularisée par Amazon pourra être appliquée. Les libraires, grandes surfaces culturelles et enseignes numériques se mettent en règle, chacune à leur manière...

Le 02/10/2023 à 12:28 par Antoine Oury

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02/10/2023 à 12:28

Antoine Oury

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La proposition de loi de Laure Darcos, devenue loi Darcos en fin d'année 2021 grâce à un large consensus parlementaire, verra l'une de ses principales mesures s'appliquer à compter du 7 octobre 2023.

À partir de cette date, les frais de port du livre seront obligatoirement facturés, à un minimum de 3 € pour une commande au montant inférieur à 35 €, à 1 centime au-delà (livre uniquement). Une formule conseillée au gouvernement par l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep), qui ne contentait au final ni Amazon ni le Syndicat de la Librairie française, lesquels se sont frontalement affrontés sur le sujet.

Un peu de pédagogie

L'augmentation attendue des frais de livraison a été largement médiatisée au moment du vote de la loi, mais les vendeurs de livres doivent néanmoins faire passer un message à leurs clients : dès le 7 octobre, commander des ouvrages en ligne coûtera plus cher.

Une grande surface culturelle a dégainé la première, à notre connaissance : la Fnac a diffusé, à un mois de la nouvelle facturation des frais d'envoi, une lettre d'information à ses adhérents. Cette dernière joue sur la fibre écologique et responsable, avec un discours tourné vers des préoccupations contemporaines.

La livraison de colis s’est fortement intensifiée ces dernières années, avec un impact écologique et sociétal non négligeable. Les livres neufs représentent un nombre de livraisons à domicile considérable. C’est pourquoi, à partir du 7 octobre 2023, la loi prévoit de fixer les frais de port de ces produits à 3 € minimum.

 

– La Fnac, le 7 septembre 2023

L'« agitateur culturel » détaille ensuite trois méthodes pour s'affranchir des frais de port : commander pour plus de 35 € de livres, et ainsi profiter de la livraison à 1 centime, payer en ligne et retirer en magasin, ou encore acheter d'occasion.

Nous avons sollicité des enseignes concurrentes de la Fnac, à savoir Cultura et le groupe Nosoli (Furet du Nord - Decitre), pour connaitre leur stratégie en la matière, sans succès.

La bonne occasion

Rappelons-le : la loi Darcos ne s'applique qu'aux livres neufs, et non à l'occasion. La Fnac a investi le marché de la seconde main depuis quelques années déjà, d'abord via des partenariats, puis en ouvrant une « marketplace » et en accueillant des vendeurs tiers, en complément de son offre propre. À ce sujet, si les résultats de l'enseigne étaient à la peine en 2022, l'occasion fait un carton, puisque la Fnac « affiche une croissance de +34 % des volumes de produits Seconde Vie vendus directement aux clients en 2022 par rapport à 2021. Sur la marketplace, près d’une vente sur 3 est un produit d’occasion, dynamique portée notamment par les livres. »

Sans surprise, les concurrents s'y sont mis : Cultura s'était lancé dans le segment fin 2021, avec une plateforme nommée Okazio. Elle aura fait long feu, avec une fermeture moins d'un an plus tard, en octobre 2022. À présent, depuis le 11 mars, l'autre enseigne au sourire travaille avec la société Lili, et a même installé des bornes de reprise dans certains magasins — qui proposent aussi une offre de livres d'occasion.

Quant à Amazon, occasion et marketplace sont deux éléments fondamentaux de son offre, et ce depuis plusieurs années déjà. Mais nous reviendrons sur le cas du géant un peu plus loin. 

Aux côtés des grandes enseignes, d'autres acteurs de l'occasion affichent des prix de livraison attractifs : Momox propose une livraison gratuite dès 19 € d'achat, tandis que des boutiques partenaires de Label Emmaüs l'offrent à partir 25 ou 30 €. Certains sont plus généreux : La Bourse aux Livres accorde gracieusement la livraison Mondial Relay dès 10 € d'achat, et Recyclivre fait de même sans minimum d'achat.

On l'aura compris, l'occasion devient, avec l'application de la loi Darcos, une nécessité pour certains vendeurs. Des lecteurs aux moyens restreints pourraient rapidement opter pour la seconde main, si cela allège la facture de quelques euros — avec les frais de port réduits ou supprimés, qui plus est.

La question de l'occasion ne se pose pas soudainement avec la loi Darcos : le Syndicat de la Librairie française (SLF), lors de ses Rencontres nationales de la librairie organisées tous les deux ans, incite ses adhérents à réfléchir à la mise en place de la seconde main. « La problématique, pour les librairies, est d’analyser la manière dont ils peuvent répondre à cette demande croissante du public sans basculer dans un métier au fonctionnement très différent », expliquait à ce titre Anne Martelle, présidente du SLF, en juillet 2022.

Concurrence et veille

Sollicité, le SLF nous indique qu'il n'envisage pas de campagne de communication en direction des lecteurs et lectrices : « Le sujet des frais de port a été largement relayé et commenté par la presse et paraît donc bien appréhendé par les lecteurs. Par ailleurs, les librairies expliquent d’ores et déjà, à leurs clients, sur le terrain, les raisons de cette disposition qui place les frais de livraison des livres au niveau des autres produits », détaille Guillaume Husson, délégué général du syndicat patronal.

À l'inverse, l'organisation professionnelle sera tout à fait attentive à la bonne facturation de ce tarif minimum des frais de port : « Le comité de suivi de la charte relative au prix du livre, qui se réunit régulièrement sous l’égide du Médiateur du livre et regroupe les représentants des détaillants physiques et en ligne, sont convenus d’exercer une veille sur l’application du rehaussement du minimum de frais de livraison des livres », ajoute-t-il.

L'un des vendeurs les plus scrutés sera sans nul doute Amazon, qui s'est vigoureusement opposé à l'instauration d'un tarif minimum des frais de livraison du livre. Fin juin 2023, la multinational a d'ailleurs saisi le Conseil d'État pour contester la légalité de la mesure, qualifiant celle-ci d'« excès de pouvoir ». Au moment de la publication de cet article, l'institution n'a toujours pas rendu ses conclusions sur le sujet...

Sollicité, le géant de la vente en ligne reste, comme toujours, laconique dans ses commentaires : « Amazon respecte les réglementations applicables dans les pays et régions où nous exerçons nos activités », déclare un porte-parole. Comprendre : le tarif minimum sera appliqué à compter du 7 octobre. Le firme indique encore qu'un accompagnement et des informations seront apportés aux clients et vendeurs partenaires, et que son recours auprès du Conseil d'État court toujours. Sans oublier le regard de la Commission européenne sur la législation, assez dubitatif, pourrait-on écrire...

À compter du 7 octobre 2023, une nouvelle réglementation sur les frais de livraison des livres neufs entre en vigueur en France. Elle s’applique à tous les vendeurs de livres en France et impose pour toute commande contenant moins de 35 € de livres neufs un minimum de 3 € de frais de livraison. Pour les commandes contenant 35 € de livres neufs ou plus, le montant minimum de frais de livraison sera de 0,01 €.

Cette réglementation s'applique à l'ensemble des clients en France, y compris ceux ayant souscrit à des abonnements comme Prime, et concerne l'ensemble des livraisons de livres neufs en France métropolitaine.

Les livres commandés ou précommandés avant le 7 octobre continueront de bénéficier de la livraison à 0,01 € (gratuite pour les membres Prime), même si la livraison est prévue à partir du 7 octobre 2023.

 

- Extrait d'un message d'Amazon.fr à ses clients

Le diable et les détails

Les débats, parlementaires ou non, ont été nombreux, mais certains points concernant l'application de la loi ou ses conséquences restent encore incertains.

Par exemple, le cas de l'impression à la demande, pour lequel nous a sollicité un lecteur : les prestataires incluent souvent les frais de livraison au coût de fabrication du livre. Selon un fin connaisseur des législations sur le prix unique du livre et sa tarification, la loi Darcos ne prévoit aucune exception, et ses acteurs seront, comme d'autres, contraints de s'adapter et de facturer, de manière distincte, les frais de livraison.

D'autre part, les conséquences de cette législation sur les ventes en ligne des libraires restent floues — la Commission européenne reproche d'ailleurs à la France de n'avoir réalisé aucune étude d'impact préalable. Le montant de 3 € retenu par le gouvernement avait en effet singulièrement déçu les libraires, et même le Syndicat de la Librairie française. 

Trop peu élevé pour couvrir les frais réels de livraison, notamment ceux des petits points de vente, il pourrait, en fin de compte, participer à brouiller le message autour du prix unique du livre, en favorisant... Amazon et les grandes enseignes qui pourront se payer le luxe de l'appliquer. Idem pour la possibilité de repasser à la livraison à 1 centime, au-delà du panier à 35 €.

Cela dit, la plupart des librairies ont d'ores et déjà habitué leurs clients à payer la livraison à prix coûtant, soit 8,5 € pour un envoi par Colissimo. Pour les fidèles de ces commerces, le tarif plancher de la Loi Darcos ne changera donc rien.

La Librairie Coiffard, à Nantes, nous indique qu'elle ne s'alignera pas, en effet sur ce tarif minimum de 3 €, mais facturera un montant plus important. Et ne mènera pas non plus de campagne d'information spécifique envers ses clients : « Nous appliquons les tarifs des libraires.fr via le site et les tarifs de la Poste auprès de nos clients quand cela est nécessaire », précise Stéphanie Hanet, adjointe de direction, chargée des rencontres et des animations. Quant à l'occasion, son arrivée au sein des rayons de la vénérable institution nantaise n'est pas non plus prévue.

Nous avons sollicité la librairie Mollat sur les mêmes sujets, mais l'enseigne bordelaise n'a « pas de commentaires » sur la question.

Des forfaits à déclarer

Tite Live, prestataire de logiciel de gestion auprès des libraires, a récemment invité ses clients à « vérifier les frais de port que vous proposez sur votre site ou sur la plateforme, notamment pour les librairies qui proposent des forfaits ». Ces « forfaits » permettent de réduire les frais du client, à partir d'un certain montant, le plus souvent avec des frais de port à 4 € dès 35 € d'achat.

« De notre côté, nous vérifions également les montants pour chaque librairie et nous reviendrons vers vous si nous constatons des tarifs pouvant occasionner un problème », complète la société dans son message.

L'Alire, Association des librairies informatisées et utilisatrices des réseaux électroniques, effectue le même rappel sur son site, incitant les libraires « à bien prendre en compte cette information sur vos sites de vente en ligne, surtout si vous aviez mis en place des forfaits ».

Le groupe Kamael, qui gère le site et la solution de vente Leslibraires.fr, utilisée par de nombreux libraires indépendants, a lui aussi rappelé l'échéance du 7 octobre aux professionnels, en les invitant à mettre à jour leurs tarifs, et surtout les forfaits. « Les forfaits qui ne sont pas dans les clous de la loi Darcos seront désactivés le 6 octobre au soir », nous certifie Thomas Le Bras, président de Kamael. 

« Mais très peu de libraires proposent aujourd'hui des conditions qui sont “hors” de la loi Darcos », complète-t-il. Quant au livre d'occasion, il ne ressent pas « un engouement extraordinaire » des libraires pour cette gamme de produits, « même si beaucoup de librairies “classiques” ont une petite offre en la matière, que l'on fait remonter sur la plateforme ». Selon lui, la ruée des commerçants vers la seconde main n'aura pas lieu dans l'immédiat.

Photographie : illustration, in0_m0x0, CC BY 2.0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Par Antoine Oury
Contact : ao@actualitte.com

41 Commentaires

 

Ledoc66

02/10/2023 à 23:09

Et que ce passera-t-il avec les livres expédiés depuis l’étranger ? Car c’est souvent le cas des livres imprimés à la demande par Amazon.

Necroko

03/10/2023 à 00:31

"Les livres commandés ou précommandés avant le 7 octobre continueront de bénéficier de la livraison à 0,01 € (gratuite pour les membres Prime), même si la livraison est prévue à partir du 7 octobre 2023."

Très bien je voulais savoir ça, bonne nouvelle pour toutes mes futures commandes.

J'espère que le Conseil d'Etat annulera cette loi inflationniste, incompatible avec les lois Européenne.

Necroko

03/10/2023 à 02:42

il y a cette astuce sur Internet :

"Avec le retour gratuit Amazon suffit juste de commander des livres en plus et de les renvoyer... la planète appréciera"

ça marche vraiment????

Lalloz Jacques

03/10/2023 à 04:33

Perso, étant expat ça ne m’en touche qu’une car je suis contraint d’acheter la plupart du temps de l’occasion ou du ebook, la Poste imposant soit Vendigo soit Colissimo et là c’est 80 pc à ajouter à la commande !!
Qu’on nous indique comment se faire expédier nos commandes par bateau !

Necroko

03/10/2023 à 04:50

Dommage tous les Trades sont pas disponible pour une précommande (ça va être galère de commander des Comics à l'avenir / merci Darcos / je voterais plus jamais et encore BRAVO et MERCI pour RIEN).

Manhir

03/10/2023 à 09:21

Il est regrettable que la loi Darcos n'ait pas pris en compte une revendication très ancienne des (petits) éditeurs: le plafonnement des frais de port pour les livres commandés à l'unité par les librairies pour leurs clients. Ces toutes petites commandes se multiplient et les frais postaux sont depuis plusieurs années supérieurs à la remise librairie (et ça s'aggrave chaque année, puisque la Poste augmente ses tarifs de manière déraisonnable). On va vers une disparition des petits éditeurs.

Oscar

03/10/2023 à 10:26

C'est horrible pour les livres auto-edités, nous les trouvons que sur la plate-forme au grand sourire...
Ce sont eux les premiers impactés c'est bien triste...
" La culture pour tous " nous nous en éloignons de plus en plus...

nathalie

02/12/2023 à 08:45

Bonjour,
Je suis d'accord avec vous, c'est une belle C...... ces frais de port. Je ne suis pas certaine que les librairies auront plus de client avec ça, perso, je vais attendre d'avoir 35€ de livre à acheter pour les commander sur amazon. Avant je commandais les édités chez ma libraire aujourd'hui ça sera sur amazon. Bonne journée

Al

03/10/2023 à 12:21

La tentation va être en effet forte d'acheter de l'occasion en ligne pour faire baisser la facture.

Selina

03/10/2023 à 14:42

Pourquoi punir les lecteurs ? Mes librairies aux alentours n'ont jamais les titres que je souhaite (domaines techniques), donc je perds du temps et de l'argent en carburant pour y aller 2 fois... Les commerçants oublient souvent de rappeler quand le fameux livre est arrivé et il faut compter bien souvent plus de temps qu'en ligne...

Quid des titres qui sont indisponibles, genre le collège qui réclame sous 1 semaine la méthode de grammaire édition 2021 alors que la 2023 est éditée. Je doute que la librairie du coin ait 150 exemplaires en stock pour tous les parents...

Quelle est la différence entre un livre et un autre article ? Si j'achète un objet de déco sur internet je fais du tort à un commerçant local. Le problème est le même, non ?

Quand Ali express ne facture pas de frais de port pour faire venir des articles de chine, notre état ne s'en mêle pas, c'est bizarre....

Déjà que les livres ne sont jamais en promo même quand ils sont datés, pourquoi continuer de charger la facture ?

Comme d'habitude, nivellement de la culture par le bas...

Les libraires continuent malgré tout de survivre et devront peut être trouver un nouveau business model comme dans d'autres activités.

La livraison crée des emplois aussi.

Bref encore une honte, et ça prône la culture pour tous !

Necroko

04/10/2023 à 02:54

la raison c'est que les pourritiques sont des auteurs et caressent donc les libraires dans le sens du poil pour vendre leurs livres.

Amazon représente que 10% des achats de livres
50% pour les supermarchés et Fnac
25% pour les libraires

voilà voilà qui est réellement la concurrence de ces petits boutiquiers.

Aurélie

07/10/2023 à 12:37

Oui, sans parler de l'augmentation du prix du papier, donc le tarif imprimé en 4e de couv ne correspond plus. Désormais les livres de poche sont presque 10 €.

je ne les ai pas à temps qd les profs le demandent…on achève la culture, faites des taxes sur des objets qui abrutissent nos enfants

16/10/2023 à 00:51

Totalement d’accord avec vous, avec la rentrée scolaire, j’avais 10 livres à acheter et ça faisait pas 35€, j’habite en réserve en campagne j’ai Amazon prime et bim pour l’éducation de mes enfants je suis taxée. Si je commande en librairie c’est plus cher et vive les aller retour je ne les ai pas à temps qd les profs le demandent…on achève la culture, faites des taxes sur des objets qui abrutissent nos enfants pas les livres!

Fantomette

29/11/2023 à 12:50

Entièrement d'accord : en période scolaire, c'est impossible d'avoir des ouvrages chez le libraire. Il faut commander, les délais sont longs. Au final, nous faisons 2 déplacements de 20 min, 20 min retour, + prix du stationnement.... A mon sens, c'est contre-productif pour les gens, qui finalement se retrouvent agacés d'être contraints d'aller chez le libraire pour éviter d'avoir des sur-coûts (on pense aux étudiants, aux personnes défavorisées, les séniors aux petites retraitres...).

En termes de mobilité : encore pire... souvent les libraires ne sont pas super méga accessibles : il y a souvent des marches, et parfois pas de rampe d'accès. Voilà un beau cadeau pour les personnes à mobilité réduites.... qui devront payer 3e mini pour acheter 1 livre.

Pour moi c'est un frein à la culture (pat'patrouille va se régaler au Cora du coin, adieu petits éditeurs), et non écologique (puisqu'au lieu de déplacer 1 livreur, tout le monde va prendre sa voiture...).

Je reste persuadée que l'on aurait pu au contraire aider les libraires à faire de VAD, avec des frais de ports cassés pour justement casser la concurrence amazon

Dark'Oz Ready

03/10/2023 à 15:29

Si Amazon.fr vend environ 300 millions d'euros de livres sur une année.

Si on prend une valeur moyenne de 15 euros par livre.

Ça fait environ 20 millions de livres envoyés par an.

Si on multiplie cela par 3 € de frais de port.

Cela donne 50 à 60 millions d'euros de marge supplémentaire pour Amazon.fr grâce à la loi Darcos.

Le coût pour ouvrir une librairie en France est d'environ 100 000 euros en moyenne.

Donc on peut en déduire que cette nouvelle loi va permettre à Amazon d'ouvrir au moins 500 librairies par an en France.

De quoi bien mailler le territoire afin de proposer du Click and collect à ses clients...

Carotag

04/10/2023 à 08:21

C'est vraiment n'importe. Déjà, que la lecture ne séduit pas les jeunes, avec les frais de ports en plus et bien cela va encore moins les motiver à poser le téléphone pour lire un livre. Par contre, pour la livraison de jeux vidéos, ou autre, pas de soucis, c'est toujours gratuit. Bravo, encore une super idée du gouvernement.

Hannah Montana

04/10/2023 à 08:25

Il nous faudra donc "regrouper" nos désirs et achats pour ce qui est du neuf : 2 livres grand format valent bien 35 e... quant aux presque 8 % de frais de port décrétés/imposés (vs ce montant).... Beennn c'est plutôt une mesure idéologique que stratégique et quoi qu'il en soit bien loin de la diffusion de la lecture (du livre, de la culture, au choix).
Amazon ne pouvait faire la remise légale de 5 % (Allez comprendre !!!), il lui est imposé (et aux autres acteurs de la VAD/VPC) 3 e de port si montant < 35 e - soit pour le prix moyen d'un bouquin neuf en France (soit 10e), 30%. Ce pourcentage étant plus ou moins écrasé lorsque le montant du panier augmente jusque 35 e.
Coût de ces mesures = 13 à 33 % !!!!!!!!!!!!**
Imaginons que la répartition entre achat brick and mortar et toile était 50/50 (nos pieds préfèrent les librairies, notre portefeuille suit mais il est bien des ouvrages ciblés ou la toile est essentielle).
Bref si 50/50, vers ou allons nous nous diriger s'il faut doubler le montant pour arriver à 35 e ???
Benn oui, en terme de part de marché entre libraire et toile, il n'y aura pas photo.
L'étude d'impact demandé par la CE aurait pu évaluer ce point.... aussi.
....
Les représentants de l'état et les divers lobbyistes qui se penchent sur le livre jouent aux apprentis sorciers depuis 4 décennies. Il réglemente à défaut de réguler. Il bacle le court terme a défaut de bâtir le long terme.
La loi Lang permettait de ne pas réduire le livre à un simple objet de consommation ou - notamment - les économies d'échelle et les stratégies commerciales auraient marginalisées bien des oeuvres.
Mais ensuite ?
Des opérateurs ont changé la donne (accès, offre, choix, logistique, service...)
Google numérise, ISNI autorise, Amazon alloue.... (et Europeana.eu vivote au grès des près carrés)
La Deutsche Post a des frais de port pour un livre 3 fois inférieur à la poste française (qui a explosé ses tarifs en quelques années) !!!
(Ns ns rappelons avoir choisi et acquis des livres que nous mettions sous emballage cadeau et que nous adressions un peu partout, mais déjà en intra-France, une carte ou un mot agréable l'accompagnant. La délectation était grande et le plaisir intense de tous côtés .... mais à quoi bon lorsque l'envoi d'un livre de 850 g (parfois de qq euros) coute 8.50 e !!!.... Beenn oui, vive prime et moins l'administration de l'état (la poste))
.... Là était un premier sabotage... si, si !!
Quelle est la finalité de ces lois, règles, normes, taxes ? Castrer les lecteurs ? Castrer les opérateurs VAD/VPC ? Miner les auteurs ? Rééquilibrer la concurrence sous prétexte que cliquer et moins bien que marcher ? Culpabiliser le lecteur ? Le punir de son choix ?
Nous ne marchons pas !! Nous lisons (6 at home), plutôt beaucoup mais pas que... Y'a pas de TV... donc ns n'avons pas profité de la suppression de la taxe... par contre nous lisons (bis)... Pas de chance ?? !!

Lsq'il est question de port, s'agit t'il de livre et de lecture ? D'une certaine façon, d'approcher les écrits, les ouvrages et de la diffuser au plus grand nombre ? L'ambition consiste t'elle à permettre un accès - à tous - à ce que sont les livres, à la richesse de leur contenu et à leur poids durable dans le temps ?
Hummm, Ce n'est pas en bidouillant avec quelques critères (pseudo) économiques et quelques (mauvais) chiffres que la qualité de la diffusion des Lettres s'en portera mieux.
Les (grands) lecteurs n'ont pas un pouvoir d'achat infini et extensible, ils ne sont pas plus vache à lait que gogo. Après s'être tourné vers les "occase", ils adapteront leurs comportements car sont assez rationnels et raisonnés pour continuer à s'alimenter (en lecture) sans qu'un bien pensant leur dicte leur conduite.
....
Ce qu'il faut craindre maintenant (psq le sujet fait débat régulièrement), c'est que d'autres mesures toutes aussi étranges soient prise avec les mêmes vues de court terme pour ce qui est du livre dit d'occasion. Ceci sans considération majeure pour l'auteur et le lecteur (ceux-ci n'étant dans l'esprit des décideurs/prescripteurs qu'une donnée à manipuler)
Car finalement c'est là que le bas blesse : quid de l'auteur ? quid du lecteur ?
Quant à nous imputer le port et nous amputer des biens des pages !!! C'est discriminant mais voilà l'impéritie d'un état très léger en économie (vive l'hyper-inflation), étant entendu que la culture, ca ne semble pas trop non plus son truc.

Al

04/10/2023 à 16:22

Quid de l'auteur ? L'auteur n'a rien à gagner dans l'histoire. Si les volumes baissent, il sera évidemment perdant.
Quid du lecteur ? Les gros lecteurs "s'alimentent" dans les bibliothèques, dans les librairies et peuvent faire de gros achats groupés sur le web. Le petit lecteur qui achète un livre par ci par là, lui peut être dissuadé de faire un achat ponctuel avec les 3 euros de frais de port.

Boem

05/10/2023 à 13:22

Personnellement je suis contre la livraison des livres pour 3€.

Cela va pénaliser la clientèle, notamment :
- les personnes en situation de précarité financière
- les personnes malades ou en situation de Handicap qui ont des difficultés à se déplacer et pour qui la livraison à domicile est un ÉNORME soutien
- les personnes isolées, qui n'ont pas accès à des librairies à proximité

Bref une loi qui entame bien l'accessibilité à la culture pour certain.e.s.

Je trouve que c'est un point ignoré par les personnes en situation de validité et privilège social, financier,...

Et que l'état doit au minimum permettre la livraison à 1 centimes pour ces personnes.

Lucie G M

06/10/2023 à 08:44

Quid des éditeurs ? A aucun moment dans l'article ils ne sont mentionnés, pourtant ils sont parmi les premiers impactés. Je pense notamment aux nombreuses maisons d'éditions qui n'ont pas de diffuseurs et font leur vente soit en salon soit directement leur site. Une telle mesure ne va-t-elle pas les impacter violemment en effrayant de potentiels acheteurs? Ont-ils seulement été pris en considération ?

Necroko

07/10/2023 à 00:16

vous avez raison cette loi débile empêche tous les achats impulsifs, hier j'ai commandé "Golden Guy T01" pour un total de 7,95€ today ça coute 10,95€ (et là c'est hors de question de payer ce montant).

Fab du 49

06/10/2023 à 13:26

La première librairie est à 17km de mon domicile, y aura-t-il des libraires qui vont s'installer au plus près des villages où tous les commerces ferment ?

Necroko

09/10/2023 à 02:20

C'est vraiment casse-pieds comme système pour dépasser les 35€ ; un nouveau livre s'ajoute il faut alors annuler une autre commande et rajouter le nouveau livre, c'est plus long plus chiant et ça sert a rien, vraiment merci aux pourritiques (si ils sont aussi incompétents pour un sujet facile on est vraiment dans la merde).

Lyra

10/10/2023 à 03:11

Je ne lis quasiment pas de livres français et je pensais naïvement que cette loi n'allait affecter que les livres publiés ou vendus en ligne en France.

Je viens de découvrir à ma plus grande horreur que ce n'était pas le cas. Je commande régulièrement sur le site internet d'une librairie indépendante anglo-saxonne (afin d'éviter de commander sur Amazon par conviction), j'ai reçu un message pour m'annoncer que chaque livre envoyé en France serait facturé 3€ en plus à cause de la nouvelle loi française sur les frais de port. Le site ne permettant pas le groupement des commandes, impossible d' éviter la note (les livres sont envoyés au compte-goutte même si on en commande plusieurs à la fois).
Ces livres ne sont pas disponibles dans les librairies françaises donc je n'ai pas d'autres choix que de commander en ligne. Cette loi est drôlement bienvenue dans un contexte d'inflation et d'augmentation du prix des livres !

Bon, il me reste donc plus qu'à grouper les commandes sur Amazon maintenant afin d'atteindre 35€ et d'éviter de me ruiner, ou de commander sur Momox, il y a pas mal de livres d'occasion en anglais. Et puisqu'il faut grouper les commandes, si je veux un livre français, il est fort à parier que je l'ajoute au panier, histoire d'atteindre le seuil plus facilement !

Ah cette loi fut drôlement bien réfléchie !

Didyousaybooks

10/10/2023 à 15:07

Je viens de faire la même découverte et ne suis super dégoûtée et frustrée!

Comme toi, lisant une bonne partie en anglais, j’avais enfin trouvé une alternative à Amazon mais si on utilise le même site et que les 35€ atteint pour les frais de livraison ne se cumule pas…c’est retour à Amazon du coup!
Quelle blague!!

J’habite près d’une grande ville qui a des libraires, dont des librairies anglophones mais qui vendent leur livres presque le double… pour dire que j’ai eu mal la fois ou j’ai acheté 3 livres pour contribuer à leur business et que j’en ai eu pour 75€…

Du coup, le prix unique des livres est censé ne pas concerner les livres en langues étrangères et pourtant ils sont quand même impacté par cette nouvelle loi? Ça me rends folle cette logique à l’envers.

Pour info du coup, tu utilisais quel site? Celui où les 35€ euros d’achats ne fonctionnent pas? Franchement c’est aussi triste qu’ils appliquent une partie de la nouvelle loi sans l’autre côté…

Manhir

10/10/2023 à 10:01

Le niveau des commentaires est désespérant d'ignorance, de mauvaise foi et d'égoïsme. Pour répondre aux trolls anti-système qui pullulent ici comme ailleurs, on ne peut pas comparer les livres à des chaussettes ou à des chargeurs, non pas parce que les livres seraient plus ceci ou moins cela, ni à cause des politiques qui ne comprennent rien (contrairement aux trolls qui comprennent toujours tout avant tout le monde), mais simplement parce qu'il existe une loi depuis plus de 40 ans qui impose un prix unique (fixé par l'éditeur). Lorsqu'on achète des chaussettes ou un chargeur sur Internet, le vendeur peut très bien annoncer que les frais de port sont offerts: dans tous les cas, le transport à un coût et dans tous les cas, le client les paie d'une manière ou d'une autre ! Le prix unique du livre (loi Lang de 1981) a permis à la France de conserver un réseau incomparable de librairies physiques, donc une chaîne du livre à peu près viable. Sans cela, les livres seraient vendus uniquement en grandes surfaces (avec beaucoup moins de choix) et sur Internet (avec des frais... de port).

Désillusionnée

10/10/2023 à 15:17

Du coup, vous pensez que la loi du prix unique devrait aussi s’adapter aux livres étrangers vendus en France et/ou en ligne?

Car cette partie, certes concernant peut être une minorité de lecteurs, a été totalement ignorée.
Les prix unique des livres ne s’applique pas aux livres en langues étrangères et pourtant, la livraison est également à 3€ par livre…quel désastre. Donc retour à Amazon. Super. Génial. Les libraires sont vraiment gagnants, c’est certain.

Lady Livre

11/10/2023 à 08:08

Le niveau des commentaires ? Que dire du vôtre, à comparer une loi qui a permis à chacun un même accès à la lecture au même prix, à une loi qui ne fera que creuser les écarts entre les personnes pouvant se permettre d'ajouter 3 euros à leurs achats de livres ou qui pourront se déplacer x fois par semaine/mois et les personnes qui n'ont d'autre choix que la livraison à domicile ?

Ah ! La bêtise des gens qui fustigent les autres en ne comprenant pas qu'ils sont encore bien plus bêtes...

CalamityJenn

10/10/2023 à 11:38

Cette loi ne préservera ni les librairies, ni les auteurs, ni les lecteurs.
Elle va inciter de plus en plus à basculer au dématérialisé afin de conserver un accès à la culture décent tout en préservant son porte monnaie.
Elle va inciter l'achat d'occasion ce qui réduira le nombre d'ouvrage imprimé et vendu et ainsi, réduira la rentabilité d'une édition. Effet direct néfaste pour les auteurs, les maisons d'éditions et les imprimeurs. Effet indirect probable, l'augmentation du prix du livre.
Elle va inciter les lecteurs à consommer différemment : retarder ses achats pour privilégier des achats groupés, emprunts en médiathèque, emprunt entre proches.

Les personnes qui, comme moi, commandaient sur Internet pour une livraison à domicile sont généralement celles qui n'ont pas accès facilement à une librairie de proximité ou qui ne sont pas en mesure de trouver la plupart des ouvrages souhaités dans les librairies physiques (catalogue restreint).

In fine, à qui vont bénéficier ces 3€ de frais de livraison imposés, surtout dans ce contexte inflationniste ?

Minannou

12/10/2023 à 13:11

Aujourd'hui j'ai cherché dans les 4 librairies à proximité de chez moi le tome 3 de la série que mon fils lit. Aucune ne l'avait mais ils avaient les tomes 4 et 5. Solution, commander le tome 3 sur la plate-forme au sourire... mais pour atteindre les 35€ pour la livraison à 1 cent j'ai du y commander les 3 livres alors qu'avec l'ancien système j'aurais commandé uniquement le 3 et acheté les 2 autres chez un libraire...
Ce nouveau système est totalement idiot...

Minannou

13/10/2023 à 19:29

Et surprise aujourd'hui, un des 3 livres me sera livré 2 jours après les 2 premiers donc 2 colis... très efficace cette loi...

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Bibliothèques : les censures de livres atteignent un record en 2025

L’American Library Association (ALA) publie son rapport annuel sur l’état des bibliothèques américaines en 2025, révélant une hostilité sans précédent envers la diversité éditoriale. Avec 4 235 titres uniques visés, la censure atteint des sommets historiques sous l’impulsion de groupes de pression organisés. Ce bilan, marqué par une politisation croissante des collections publiques, redéfinit les enjeux de la liberté d’expression pour l’industrie du livre mondiale.

20/04/2026, 17:13

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Edition : qui détient la légitimité à refuser une orientation idéologique ?

Le départ d’Olivier Nora de la maison Éditions Grasset, dans le sillage de la prise de contrôle du groupe Hachette Livre par Vincent Bolloré, agit comme un révélateur. Derrière la crise éditoriale, une question émerge : que deviennent les salariés, privés de tout outil juridique face à un basculement idéologique qu’ils ne maîtrisent pas ?

20/04/2026, 16:32

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Ian Watson, figure de la “SF intellectuelle”, est mort

Ian Watson, écrivain britannique de science-fiction parmi les plus singuliers de sa génération, est mort à Gijón, en Espagne, à l’âge de 82 ans. Né à St Albans, en Angleterre, il laisse derrière lui une œuvre abondante et exigeante, qui aura durablement marqué le genre par son ambition intellectuelle et sa liberté formelle.

20/04/2026, 11:58

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Clermont-Ferrand : une maison d'édition et une librairie pour les albums “tout en image”

La ville de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) gagnera bientôt une maison d'édition, mais aussi une librairie et un espace culturel artistique, sous l'impulsion de Lea Alves et Séléna Moulin. Ensemble, elles comptent investir un local sur deux étages pour en faire une vitrine dédiée aux livres jeunesse, et plus particulièrement à l’album « tout en image ».

20/04/2026, 11:33

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Des récits inédits attribués à Chaves Nogales refont surface en France

Près de quatre-vingt-dix ans après leur publication, onze récits liés à la guerre civile espagnole ressurgissent dans le sillage de Manuel Chaves Nogales. Retrouvés dans Madrid, une revue imprimée en France pour les exilés espagnols, ils nourrissent à la fois une controverse d’attribution et une relecture précieuse d’un écrivain majeur du reportage européen, longtemps resté dans l’ombre.

20/04/2026, 10:55

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Réponse à l'affaire Grasset-Nora : Vincent Bolloré impose sa version des faits

En répondant dans le Journal du Dimanche (média qui lui appartient) aux auteurs qui quittent Grasset après l’éviction d’Olivier Nora, Vincent Bolloré ne se contente pas de défendre une décision interne. Il impose sa lecture du conflit, mêlant calendrier éditorial, résultats économiques et dénonciation d’une élite littéraire. Une prise de parole qui éclaire, et aggrave, la crise ouverte au sein du monde du livre.

20/04/2026, 10:29

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Affaire Grasset : les salariés de Hachette dénoncent une liberté éditoriale menacée

Dans une tribune, des salariés du groupe Hachette alertent sur une menace directe pesant sur la liberté éditoriale. Après les auteurs, cette prise de parole interne, rare, dénonce une possible instrumentalisation du travail éditorial et appelle les pouvoirs publics à intervenir. Le conflit dépasse désormais une crise de direction pour devenir un enjeu structurel touchant l’ensemble du secteur du livre.

20/04/2026, 07:00

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Crise Nora-Grasset : les auteurs de Stock entrent en scène

La crise déclenchée par le départ d’Olivier Nora de Grasset s’étend désormais à l’ensemble du groupe Hachette. Dans une tribune, des auteurs publiés chez Stock dénoncent la « destruction » de leur maison sœur et se disent prêts à rompre à leur tour. Au-delà du cas Grasset, c’est l’équilibre entre indépendance éditoriale et contrôle actionnarial qui se retrouve ouvertement contesté.

20/04/2026, 06:30

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Pékin durcit les règles sur les livres pour enfants et impose ses valeurs

La Chine renforce son contrôle sur les livres destinés aux enfants imposant une surveillance accrue aux éditeurs , afin de garantir leur conformité aux orientations politiques nationales. Ce durcissement, qui concerne aussi bien la création locale que les traductions, redéfinit les pratiques éditoriales et confirme le rôle stratégique attribué à la littérature jeunesse dans la politique culturelle du pays.

18/04/2026, 11:01

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“Respectez la loi” : un député interpelle le ministère de la Culture sur la retraite des auteurs

La rue de Valois se moquerait-elle du monde, en général, et des institutions républicaines en particulier ? René Pilato, député de Charente, adresse à ActuaLitté un courrier dénonçant un décalage croissant entre les ambitions du législateur et les arbitrages administratifs, accusés de réintroduire des équilibres contestés.

 

18/04/2026, 09:48

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Derrière les festivals, une activité méconnue toute l’année

Les festivals littéraires ne se résument ni à trois jours de rencontres ni à une succession de signatures. L’étude que dévoile le réseau RELIEF mesure, pour la première fois à cette échelle, le travail de fond mené toute l’année : ateliers, résidences, actions scolaires, projets en prison, à l’hôpital ou en Ehpad. Un panorama qui documente enfin la face la moins visible, mais la plus structurante, de ces manifestations.

17/04/2026, 17:00

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“Ministre de la pègre” : en procès, Saviano l'emporte contre Salvini

Le tribunal de Rome a relaxé Roberto Saviano dans la procédure pour diffamation intentée par Matteo Salvini après une formule lancée en 2018. Le jugement, rendu le 17 avril, dépasse le face-à-face entre un écrivain et un responsable politique : il éclaire la frontière entre invective, référence historique et critique légitime dans l’espace public italien, sur fond de pressions anciennes autour de la protection policière de l’auteur.

17/04/2026, 15:32

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Conflit idéologique : comment quitter Fayard ou Grasset sans y laisser sa plume ?

Grasset a fait sauter un verrou : derrière le départ de plus de 170 auteurs se joue une question centrale, jusqu’ici quelque peu ignorée du droit : un écrivain peut-il reprendre ses œuvres lorsque sa maison change de cap ? Entre vide juridique, déséquilibre contractuel et offensive politique sur le livre, la crise actuelle impose un débat de fond sur une possible clause de conscience des auteurs.

17/04/2026, 15:15

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Contrats d’édition : pourquoi tant d’auteurs cèdent des droits jamais exploités ?

Un déséquilibre durable dans les contrats d’édition ressort d'une enquête menée par l’ADAGP, la SGDL et le Snac auprès de 475 autrices et auteurs. Sur 659 contrats analysés, les cessions de droits dérivés apparaissent très étendues, mais rarement suivies d’une exploitation effective ou d’une rémunération. Lisibilité des clauses, opacité des relevés et faiblesse des engagements promotionnels composent un tableau préoccupant.

17/04/2026, 13:35

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Au Festival du Livre de Paris, Emmanuel Macron défend le “pluralisme éditorial”

Emmanuel Macron a réagi à l’éviction d’Olivier Nora par le groupe Bolloré, en marge du Festival du livre de Paris. Il a défendu le « pluralisme éditorial » en France : « C’est très important », a-t-il déclaré ce vendredi 17 avril, d'après l'AFP.

17/04/2026, 13:35

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Après l'affaire Grasset, “le statu quo n'est plus possible” pour la sénatrice Sylvie Robert

Seule ou en binôme avec sa collègue Laure Darcos, la sénatrice Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine, groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) est devenue, en quelques années, une figure politique incontournable quant aux questions relatives à la culture et à l'information. Dans le tumulte qui suit la reprise en main de la maison d'édition Grasset par le milliardaire Vincent Bolloré, elle interpelle le gouvernement, pour une véritable réaction à la mainmise de quelques-uns sur l'édition, pour la défense du modèle culturel français.

17/04/2026, 13:14

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Hachette résiste malgré le recul du marché du livre en France

L'affaire Grasset-Olivier Nora agite le Landerneau de l'industrie culturelle, après l'éviction du patron de la maison, filiale du groupe Hachette. Lequel, fidèle aux exigences légales et réglementaires, publie ses résultats financiers. Et Lagardère Publishing ouvre 2026 sur une croissance limitée mais réelle en données comparables.

17/04/2026, 11:45