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Pourquoi Gaspard Koenig doit remporter le Prix Goncourt 2023  

#RentreeLitteraire23 - Finaliste du Goncourt et du Renaudot, toujours en lice pour l’Interallié et le Prix Jean Giono, Humus de Gaspard Kœnig est un des événements de cette rentrée littéraire. Quel étonnement de découvrir que l’essayiste, philosophe libéral et engagé politique, jusqu’à s’être présenté aux dernières présidentielles, n’est pas un moindre romancier. Le sosie de Ted Kennedy jeune réussit où la plupart échouent : surprendre l’époque qui s’échappe généralement quand on pense l’avoir cadré, tel Protée.

Le 01/11/2023 à 13:30 par Hocine Bouhadjera

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Publié le :

01/11/2023 à 13:30

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« Ça prend plus de temps que prévu, j’avoue. Mais on y arrivera. — Non, mais tu plaisantes ? Je m’en contrefous, de tes putains de vers de terre ! Je ne peux pas croire que je suis là, à vingt-cinq ans, en pleine nuit, dans le trou du cul de la Normandie, à ramasser des vers de terre pour un loser au RSA ! (...) Un rêve né à l’improviste, pour la séduire, elle la militante. Mais cela, elle n’aurait jamais besoin de le savoir. »

Après avoir traversé, avec sa jument Destinada, une certaine Europe, de Bordeaux à Rome en passant les pays germaniques, reprenant avec exactitude le voyage de Montaigne, aventure présidentielle ratée pour l’auteur de l’Enfer, faute d’avoir réuni ses 500 signatures, alors fini la politique pour le moment. Dans la ferme de l’Orne dont il s’est rendu propriétaire il y a peu, il s’attelle à un cinquième roman, celui de la révélation littéraire. Du ridicule au sublime, il n’y a qu’un pas comme disait Napoléon…

On compare ce dernier roman au Sérotonine de Houellebecq dans son acuité sur l’époque et le traitement de la ruralité, ou à Balzac : ces parallèles fonctionnent, car Gaspard Kœnig s’inscrit avec Humus dans la grande tradition du roman réaliste à la française, où la justesse côtoie la satire et le fatalisme. On peut par ailleurs établir une association entre le texte de Gaspard Koenig et le dernier et meilleur ouvrage de Louis-Henri de La Rochefoucauld, Les Petits Farceurs : deux oeuvres sous le haut-patronage de l’auteur de La Comédie humaine, saint patron du roman bourgeois, deux récits d’initiation de deux amis avalés par leur siècle.

Pipo et Bimbo

Deux étudiants se rencontrent dans la grande école, AgroParisTech, installée dans le prestigieux et fonctionnel campus Paris-Saclay, repère des vraies grosses têtes : zéro littérateur… Le duo se complète bien : Kévin et Arthur, beaucoup est déjà dit à travers leurs seuls prénoms. Le premier est taciturne, qui écoute le second, volubile, « avec la curiosité d’un enfant qui observe une mouche se cogner la tête contre une vitre ».

Kevin, le fils d’agriculteurs du Limousin, des simples dans d’éternels CDD. « Pour certains, c’était la précarité étudiante. Pour Kevin, la belle vie. » Arthur, père avocat dont il a hérité l’aisance rhétorique, « le goût des questions en points de suspension et un certain cynisme en matière politique qui lui faisait fuir le militantisme ». Lycée Henri-IV, mais pas de prépa lettres ni Normale Sup, « ce qui correspondait naturellement à son goût prononcé pour les auteurs morts depuis plus d’un siècle, dont l’ego ne gênait plus personne et dont la pensée vivait d’autant mieux », mais prépa agro, et ensuite les sciences et industries du vivant et de l’environnement.

Kevin le prolo, mais d’une beauté rare, à quoi s’ajoute une « aimable indolence, renforcée par un incurable manque d’imagination (qui) passait pour de la distinction », face à Arthur, « pauvre mâle errant de la génération Z, tout honteux de ses désirs, (qui) déployait sans grand succès des stratégies de séduction byzantines pour draguer sans importuner, insister sans harceler, caresser sans brusquer, jouir sans dominer ». Dans cet univers, tout sauf innocent, des grandes écoles, Kevin est un planeur anticonformiste congénital, et Arthur un intello maladroit de manière tout aussi subie. Superman d’un côté - tout dans le génome, « simplement lui-même » -, Batman de l’autre - un héritage, mais surtout une construction, et l’approche revancharde. Arthur est évidemment jaloux de Kevin.

L'ingénierie agricole et ses établissements d’enseignement supérieur, tout un monde connu comme la Papouasie Nouvelle-Guinée : on sait que ça existe, des images plus ou moins fantasmées peuvent apparaître, mais fondamentalement, c’est loin. On se souviendra de son irruption dans l’actualité : lors de leur cérémonie de remise des diplômes 2022, huit étudiants avaient appelé à « déserter » les métiers « destructeurs » suggérés par leur formation.

Après le coup d’éclat de 2022, quand huit étudiants avaient détourné la cérémonie, désormais, cet appel à la désertion avait été institutionnalisé. La direction de l’école consacrait un quart d’heure aux “autres futurs”. Une dizaine d’étudiants appelaient à renverser le capitalisme, les journalistes présents notaient les meilleures punchlines puis la cérémonie reprenait tranquillement son cours, enchaînant présentations sur le développement durable et témoignages d’alumni ayant fondé des start-up à succès dans la greentech. Admirable manière pour le système d’absorber sa propre contestation.

 

Sur X, le journaliste Arnaud Viviant a constaté qu’on est passé de la société du spectacle au spectacle de la société…

Le Sel de la Terre

Pour Kevin et Arthur, leur diplôme obtenu, chacun son chemin : le premier, sans attache, « ne veut dépendre de rien ni de personne – ni homme ni femme ; ni professeur ni patron ; ni idéal ni doctrine », ce sera donc l’entrepreunariat, avec un détour par la prestigieuse HEC grâce à son statut magique « CROUS échelon 7 ». Il est nécessaire de développer ses « soft skills »... Le bourgeois romantique Arthur, avec sa copine Anne, « une gentille deuxième année de Sciences Po prête à tout pour s’encanailler et qui professait un anticapitalisme proportionnel à la hauteur sous plafond », s’installe à la campagne avec un projet : expérimenter le repeuplement des vers de terre… Car malgré la séparation des deux camarades, un lien subsiste comme un fil qui relie deux boîtes de conserve vides, les lombrics.

En s’appuyant, entre autres, sur les travaux de Marcel Bouché, Marcel Combe dans le roman, Gaspard Kœnig met en évidence le rôle fondamental des vers de terre (« D’abord, ce n’est pas très gentil comme nom, c’est fait pour blesser ») : rendre la terre vivante. Comment ? « Ces lombrics représentent la première biomasse animale terrestre. Autrement dit, si on les met tous sur une balance, ils pèseront plus lourd, et de loin, que les Homo sapiens, les éléphants et les fourmis réunis. (...) La terre sur laquelle vous marchez, la terre qui nous donne à manger, c’est en bonne partie du lombrimix, c’est-à-dire du caca de ver de terre. Voilà pourquoi le grand Charles Darwin estimait que notre lombric est l’animal le plus important de l’évolution naturelle. Sans lui, tout s’écroule. (...) Qu’est-ce que l’Homme ? s’exclama Marcel Combe que plus rien ne pouvait arrêter. Étymologiquement, rien d’autre que de l’humus. Voilà pourquoi c’est l’humus qui sauvera l’Homme. » Cette science des vers de terre à laquelle nous initie Gaspard Kœnig, c’est la Géodrilologie.

De paysans, ils étaient devenus mécanos, chimistes, juristes, financiers et géopoliticiens. Leur échec était aussi celui de l’humanisme. 

Arthur entend devenir un authentique paysan, et grâce aux lombrics, régénérer les terres massacrées par l’équivalent du whisky et de la strychnine pour Malcolm Lowry. En attendant les premiers fruits de cette entreprise sur les terres du papi cané de basse Normandie, le RSA pour le couple de « néo-ruraux » (« Paradoxalement, alors même qu’il mettait son projet de régénération des sols à exécution, il ne s’était jamais aussi peu soucié du sort de la planète. »)… Kevin lui a pour plan de développer une offre de vermicompostage design pour les bobo… Sa rencontre à HEC avec Philipinne va transformer son destin… Le premier souhaite cultiver son jardin comme l’a préconisé Voltaire et les physiocrates du XVIIIe siècle, l’autre agir dans le monde par l’entrepreneuriat.

J’ai lu le bouquin de Marcel Combe  dont tu m’as parlé, dit-elle. C’est sensass, son truc. La lombripolytechnique. Ça digère quasiment tout !
Tu sais que dans deux ans, la loi va rendre obligatoire le tri des déchets organiques?
— Ah non, j’ignorais. C’est bien. Ça incitera les ménages à acheter mes vermicomposteurs…
— Pas seulement les ménages. Tout le monde. Les collectivités, les industriels. C’est un  marché gigantesque. 

Certains l’auront deviné, les deux vont galérer, chacun à leur manière, l’un chez les gagnes-petit, l’autre chez les gagne-trop : sauver un couple assis sur un malentendu non véniel, mais mortel, demander un appui à un « chargé d’affaires » de la BPI sans maîtriser la communication 2023 à base de « soutenables, innovants, solidaires, responsables, engagés, sobres, bienveillants, globaux, stratégiques, humains et performants »... Mais aussi l’administration à la française qui vient te rendre une petite visite de contrôle, le voisin qui n’est pas moins bien intentionné, les levées de fonds, la tromperie, le mensonge, les acouphènes, l’échec, la colère engendrée par l’humiliation…

Si Arthur avait choisi le militantisme, s’il s’était acoquiné avec les scientifiques d’Extinction Rébellion ou les bifurqueurs de sa promo, il aurait sans doute eu droit lui aussi aux honneurs. Mais ce qu’on ne lui pardonnait pas aujourd’hui, c’était d’avoir rejoint les autres, les petits, les complotistes, les citoyens qui votent mal, les vers de terre. Il avait trahi. 

Né poussière, tu mourras compost…

En passant de l’un à l’autre chapitre par chapitre, en deux lignes parallèles qui se croisent à l’occasion avant de s’éloigner, la plume de Christine Lagarde à Bercy entre 2007 et 2009  marche sur les deux jambes de la question environnementale : les paysans du bas et l’agri-tech du haut : Mathieu, Salim, Léa ou Maria d’un côté, la froide et cynique économie de l’autre, entre L’Oréal et le Next40 (« Le principe du capital est de mettre le monde en mouvement, en permettant à des nouvelles idées de trouver du vieil argent »). Gaspard Kœnig maîtrise avec grâce l’art de dépeindre les milieux qu’il a choisi de colorer : c’est mieux que la plupart, parce que c’est précis, donc méchant.

Deux problématiques dominent aujourd’hui toutes les autres dans l’Occident qui a largement perdu la faim : l’identité et l’environnement. Chacune possède un important potentiel eschatologique. Pour le second, la science est formelle : la fin du monde n’est pas impossible, du nôtre en tout cas. C’est l'un des deux nouveaux champs de bataille de la philosophie, du concret.

Et au pire, si on meurt tous, on deviendra du compost, on nourrira la terre… Si c’est interdit en France, « l'humusation » - « Processus contrôlé de transformation des corps par les humuseurs (micro-organismes présents uniquement dans les premiers cm du sol) dans un compost composé de broyats de bois d’élagage » -, est par exemple déjà pratiquée aux États-Unis. Selon la fondation Humusation qui porte fort cette approche « écologique » de la disparition dans notre hexagone, en 12 mois, on passe de dépouilles mortelles en Humus sain et fertile. On règle le problème des places dans les cimetières, comme la pollution engendrée par l’incinération : né poussière, tu mourras compost…

Quand le normalien créateur du parti politique Simple, Gaspard Kœnig, portraiture les coulisses des ministères, des grandes écoles, de la French-American foundation, de Paris, d’une certaine célébrité, il s’appuie entre autres sur sa propre expérience pour en dévoiler les codes et rites (« Assez simples mais peu explicites. Plus important : feindre qu’il n’y en a pas »). Il s’offre même le luxe de se mettre en scène lui-même, en « essayiste qui se piquait d’être médiatique mais dont Kevin n’avait jamais entendu parler ».

Deviens ce que tu es

Le roman atteint cette dimension houellebecquienne, balzacienne, dans cette capacité à embrasser autant la start-up nation que Mantes-la-Jolie et son Kebab près de la gare, les arbres qui parlent et les berges des rivières, ou l’internaute aux trente abonnés X, qui à force de visionner des entretiens-fleuves sur Thinkerview, a développé tout un vocabulaire savant et possède la solution à tous les problèmes. La place centrale, indépassable, de la communication dans nos sociétés de la féminisation et la tertiairisation, et comment on peut s’appuyer sur le mensonge de la méritocratie, grâce à des exceptions, pour façonner une image : le pansexuel condamné au célibat Kevin a de plus en plus de mal avec le simulacre du quotidien…

Passent la vedette Thomas Pesquet, dans le top 10 des meilleures ventes dès la première semaine de parution de son autobiographie, qui aura bien su fructifier ces quelques mois à dormir dans l’espace, ou un Oussama Ammar de la Silicon Valley, Bouddha du business, philosophe sans pitié. Humus est enfin le récit de deux mecs qui n’arrivent pas à accéder à la stabilité, la normalité. Mauvais alignement : « L’homme ivre d’une ombre qui passe porte toujours le châtiment d’avoir voulu changer de place. » (Baudelaire, Les hiboux) Ils sont des miroirs vrais d’une génération : analytiques, révoltés, raisonnables, pessimistes, et les victimes d'un appauvrissement général de la France, masqué par d'habiles montages économiques.

Il (Kévin) trouvait ce genre de relation hétérosexuelle incroyablement rébarbative. Tout était couru d’avance : le désir, le couple, les enfants, la fatigue, l’ennui, puis une seule alternative : le divorce ou la résignation, aussi appelée “amour de ma vie”. 

Avant tout penseur, Gaspard Kœnig aurait pu se borner à animer ses idées au travers de ses personnages, afin de convaincre sur le revenu universel ou à quel point il faudrait donner l’opportunité à chaque sujet de prendre en main son destin, il n’en est rien : il a su faire vivre les contradictions avec probité : que chacun s’amène avec ses meilleures armes. En vrai libéral, il juge peu : chacun ses raisons…

Humus est riche, formidablement construit, surprenant, instructif, drôle, intelligent, plaisant, original, romanesque, avec des personnages incarnés… Et prend à bras le corps le grand sujet de notre temps, comme Giuliano Da Empoli a raconté Vladimir Poutine avant l’invasion de l’Ukraine. Pour un ancien Prix de Flore, ce livre est même « parfait ».

Alors pourquoi Gaspard Kœnig doit-il remporter le Prix Goncourt 2023, malgré une coupe de cheveux Playmobil improbable ? Parce que Humus est le roman le plus ambitieux et réussi de la rentrée littéraire.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

DOSSIER - Rentrée littéraire 2023 : découvertes et coups de cœurs

Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com

20 Commentaires

 

Loinard Catherine

01/11/2023 à 17:33

Super critique qui donne envie de lire ce roman societal très intéressant et qui pose les questions fondamentales de notre époque.

martineprouveur@yahoo.com

01/11/2023 à 17:48

Votre critique est parfaite j ai lu ce livre...belle écriture.fourmillantes
D informations sur les lombrics certes mais aussi sur une jeunesse qui cherche qui se cherche et confrontée au principe de réalité de Nos sociétés matérialistes consuméristes.la réalité croise les idéaux magnifique livre oui pour le prix goncourt !

De Folleville

01/11/2023 à 21:11

J ai adoré ! Je me précipite demain pour acheter Humus dont j avais déjà lu plusieurs résumés depuis la sortie littéraire de septembre et les différents prix littéraires pour lesquels il était en lice avec 2 autres Veiller sur elle et Une façon d aimer...pour le Goncourt... 3 livres qui méritent le Goncourt.... Kafkaïen.... lequel ???

régis

02/11/2023 à 01:09

Formidable....colle à la réalité...un vent nouveau ...l'humour...un cocktail qui merite consécration

Marioniet

02/11/2023 à 08:04

Le risque est grand de jeter le pavé dans la mare, d'abord pourquoi un tel titre avant compétition ?Ensuite, paraphrasant Boris Vian : "Moi, quand j'entends parler de SOCIETAL, j'prends mon révolver". Enfin, la critique est bien faite, mais je ne lirai pas ce livre.

Ty

02/11/2023 à 18:23

Tant pis pour toi.

Dominique RICHARD

02/11/2023 à 08:46

Parfaitement d'accord, un vrai régal. N'y a-t-il pas un peu de Montaigne et La Boetie dans la rencontre des deux protagonistes ?

Chris F

02/11/2023 à 21:43

Je ne crois pas que Marcel Gauchet soit un spécialiste des vers de terre... je pense que vous voulez parler de Marcel Bouché ;-)

Goliathus

03/11/2023 à 07:32

Visiblement l’auteur de cette critique dithyrambique n’a pas lu le « Que notre joie demeure » de Kevin Lambert, ni « Veiller sur elle » de JB Andréa, ni les romans exceptionnels non sélectionnés par l’Académie Goncourt (voir la Sélection des Libraires). Ce roman de bonne facture n’est puissant ni par sa prose, ni par ses personnages, ni par ses thématiques. Je vous invite à lire mon commentaire sur Babelio https://www.babelio.com/livres/Koenig-Humus/1505574/critiques/3631928?fbclid=IwAR3btwrTnQBEgaNJ2h2nhy2UaPMRBo7Fu-DwFp0RNF26tnkX79WrQVgmyRs_aem_AXULeHvwsFmN_WGzSrLiQs-ix_txuZrrq6p9LECRPyn9WTv4L6pOlYvTQa3lXKNwoRw.

Bénard Serge

03/11/2023 à 10:31

Je suis allé lire votre critique comme proposé. J'adhère à 100%. Je viens de terminer ce livre que l'on m'a offert (sinon, je ne l'aurais pas acheté). Et je pense comme vous : plutôt décevant.

Team ActuaLitté

03/11/2023 à 13:11

Bonjour,
Nous nous permettons de vous partager un entretien réalisé avec Kévin Lambert autour de son dernier ouvrage (https://actualitte.com/article/113396/interviews/kevin-lambert-l-architecture-1er-art-et-miroir-de-l-epoque), et la chronique de l'ouvrage de Jean-Baptiste Andréa, Veiller sur elle (https://actualitte.com/article/112876/chroniques/veiller-sur-elle-quasimodo-et-esmeralda-au-pays-des-fascistes).
Merci de lire ActuaLitté.

Aurelien Terrassier

06/11/2023 à 11:52

Un intellectuel libéral qui s'intéresse de près à l'écologie en fustigeant le climatosceptique tout en critiquant le techno-solutionnisme, c'est très rare. Autant je ne suis pas d'accord avec les idées libérales de Gaspard Koneig, autant sur certains sujets comme celui de la lenteur précédemment et là la biodiversite, je le rejoins. Je pense que Gaspard Koneig mérite le Goncourt car il traite d'un sujet dont personne ne parle et même si je mets des réserves sur les futures actions des deux héros militants ecolos qui seraient prêts à la guerre civile, ce livre pointe l'urgence climatique.

Marioniet

06/11/2023 à 12:50

On aura tout lu . Un prix littéraire récompense le fond ET la forme. Comment se substituer à un jury pour décider, certain sans avoir lu, que l'unique "fond" justifie un prix. Une société de superlatifs (ves)n'est pas une société, a fortiori pas un jury. Quoiqu'il en soit, prix ou p

Marioniet

06/11/2023 à 12:52

je termine : prix ou pas prix, si l'envie me prend de lire ce Koenig (pas Koneig), je l'acquerrai, doutant que la médiathèque s'y intéresse.

Andreapaul25

06/11/2023 à 20:08

Humus est certes un bon roman qui permet de découvrir des informations passionnantes sur les vers de terre et sur l'arrière-plan politico-économique de la "mode" écologie, grâce à une intrigue bien ficelée autour de deux hommes sympathiques bien caractérisés que l'on suit avec plaisir - et avec des pointes d'humour fort plaisantes. Mais malheureusement - et pour nous ce devrait être rédhibitoire pour l'obtention du Goncourt - les personnages féminins sont très déficients, pour ne pas dire carrément ratés : leur épaisseur psychologique est trop ténue, ils paraissent souvent caricaturaux (cumulant un grand nombre de défauts qui les rendent assez détestables) et peu crédibles (nous ne connaissons aucune femme qui ressemble à Philippine, par exemple). C'est vraiment dommage mais, plus de la moitié des lecteurs étant des lectrices, il paraît difficile de ne pas prendre en compte cet aspect dans l'attribution d'un prix littéraire aussi prestigieux. Donc non, je ne pense pas que Gaspard Koenig devrait remporter le prix Goncourt, même si je le trouve sympathique, intelligent et cultivé : peut-être connaît-il mieux les lombrics que les femmes...

Aurelien Terrassier

07/11/2023 à 01:19

Je ne sais pas si Gaspard Koenig a des ambitions électorales pour 2027 comme il a pu en avoir pour 2022 mais en tout cas bien que je ne sois pas de son camp politique et si c'est le cas, je pense qu'avec son roman Goncourt ou pas il a une longueur d'avance là en abordant le thème de l'écologie.

Marioniet

07/11/2023 à 13:43

Ils ont eu sa peau, donc ,tous ceux qui goncourisaient G. Koenig , l'ayant lu ou pas, pour des raisons d'idéologie politique. A lire, sans rapport et sans modération, D. de Villepin le poète et Israël.

Bénard Serge

07/11/2023 à 14:53

Bon ça y est : il n’aura rien, ni Goncourt ni Renaudot. Mais il a du temps devant lui. Bonne chance… sur un autre sujet, moins politique (ou mal « politisé )».

Aurelien Terrassier

08/11/2023 à 11:52

Gaspard Koenig aura tenté néanmoins l'aventure du Goncourt. Pour un potentiel candidat de centre radical de 2027 c'est un atout mais est-ce suffisant? Je ne pense pas car son parti Simple n'a aucun élu mais tisse toutefois des liens avec l'UDI. Affaire à suivre donc.

Marie

08/11/2023 à 13:02

Après l'homo economicus, l'homo politicus ? Pourquoi pas, tant qu'on y est , l'homo " imbecile", plus proche de la réalité puisque "faible"?

Humus

Gaspard Koenig

Paru le 23/08/2023

379 pages

Editions de l'Observatoire

22,00 €

Notre vagabonde liberté

Gaspard Koenig

Paru le 19/01/2023

608 pages

Pocket

10,30 €

Contr'un

Gaspard Koenig

Paru le 05/10/2022

237 pages

Editions de l'Observatoire

20,00 €

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Cette semaine, la Booksletter explore cinq livres qui déplacent le regard sur l’histoire, la morale et nos sociétés : l’économie quotidienne de la Rome antique, les grandes expéditions britanniques en Antarctique, l’humour noir face à la mort, les marchés jugés moralement « répugnants » et le poids de l’époque dans les trajectoires criminelles. Cinq lectures pour éclairer autrement des questions anciennes et très contemporaines, sans simplifier.

03/10/2026, 11:13

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La fille aux huit vagins, et autres histoires postporno

Dans ce recueil de cinq nouvelles toutes plus originales les unes que les autres, Agnieszka Szpila, autrice du très remarqué Hexes, également traduit et publié par Notabilia, imagine de nouvelles manières de désirer pour repenser notre rapport au monde, à l’altérité et à la littérature, qu’elle soit lue ou écrite. Par Emma Tholozan.

03/10/2026, 09:00

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Une photo, deux visages, 70 ans de mystère

Un véritable polar photographique qui met en scène les journalistes mais aussi en filigrane les insurgés hongrois de 1956 : tous ont été les témoins d'événements historiques qui ont façonné notre monde. Mais cette enquête (trop) minutieuse finit par lasser.

01/10/2026, 17:30

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Cher Voltaire : quand Madame du Deffand ferraillait avec le philosophe

Deux vieillards s’écrivent comme d’autres croisent le fer. L’un règne depuis Ferney sur l’Europe des idées ; l’autre, aveugle, tient encore salon à Saint-Joseph et refuse de céder sur le goût, l’esprit ou l’art de s’ennuyer. Cher Voltaire restitue moins un échange sage entre deux monuments qu’un commerce vif, capricieux, traversé de silences, de susceptibilités, de nouvelles du monde et d’une commune hantise du vide. Dès 1764, Voltaire le constate : « Notre commerce à tâtons devient vif, Madame. » 

01/10/2026, 13:37

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Boire, aimer, écrire : transformer l’ivresse en poésie

Le titre promet la bouteille de trop, l’ivresse qui déborde, peut-être même la gueule de bois. Christophe Esnault cherche pourtant ailleurs. Dans Si le vin ne te rend pas génial, essaye une autre bouteille, le verre n’est ni décor ni prétexte à célébrer la cuite : il ouvre une brèche. Une bouteille, un millésime, un prix, puis la pensée part. Vers les amis, les femmes aimées, le père vieillissant, les écrivains, les chansons, les morts. Vers cette question surtout, ressassée jusqu’à l’obsession : comment demeurer vivant quand la tentation de disparaître rôde dans les marges ?

30/09/2026, 17:55

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Maboule : délicieux périple de transmission

Maboule est trobairitz. Elle collecte les rumeurs, les regards et les soupirs, puis les change en histoires. De villes en villages, elle sème ces récits récoltés ou entièrement inventés. Venant tout droit de Villedor, où elle a été élevée par ses deux  mamans – en fait elle en a quatre, longue histoire –, elle échange une fable contre un repas ou une couchette. 

30/09/2026, 13:04

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Malaise chez les plongeuses : reconstruire l’humanité, en apnée

Kuschko, Maâyana, Sawannah, Nashree, Karadjian, Djessica, Solongo. Ils et elles sont sept, avec une mission précise – différente dans les détails, quoique l’objectif premier reste le même : faire renaître l'humanité. Après des mois, des années d’entraînement, ces soldat·e·s  se glissent dans des rêves, voyagent vers d’autres mondes… or, rien ne se passe jamais comme prévu.

28/09/2026, 18:37

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L’art de la sieste : éloge du temps flottant

Reparu en août, pendant que les éditeurs fourbissent leurs armes pour la rentrée, les lecteurs, eux, se gardent encore quelques jours de répit avant le marathon de septembre. Quand l’ouvrage traite de la sieste, le calendrier tient du sur-mesure : l’occasion idéale de parcourir, avec Thierry Paquot, l’histoire et la phénoménologie du roupillon de la sixième heure.

 

28/09/2026, 17:30

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L'odyssée tragique du MC Ruby : Un groupe de migrants jetés par-dessus bord

Cet album reprend le reportage du journaliste Philippe Broussard, couronnée du Prix Albert Londres en 1993. L'enquête sur un groupe de migrants africains jetés par-dessus bord au large du Portugal par l'équipage d'un porte-conteneurs. 

 

28/09/2026, 14:00

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Une belle affaire ? Non, une grande cause ! : le droit contre la raison d’État

Une des caractéristiques d’une démocratie est que l’État se légitime par le Droit, mais peut-il outrepasser cette règle au nom de l’intérêt supérieur de la Nation ? 
Le livre de Jean-Pierre Spitzer prouve que le droit est au-dessus de tout et que rien ne saurait s’y soustraire. 

28/09/2026, 12:30

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Jean Clavreul : quand la médecine soigne la maladie, mais oublie le sujet

Publié en 1978 aux Éditions du Seuil, dans la collection « Le Champ freudien », L’Ordre médical de Jean Clavreul interroge la médecine comme discours, ses rapports au savoir, au désir, à la maladie et à la relation entre médecin et patient. Près d’un demi-siècle après sa parution, l’ouvrage continue d’alimenter la réflexion sur les liens entre pratique médicale et psychanalyse. Le psychanalyste Jean-Charles Bettan, revient sur cette oeuvre, essentielle à ses yeux. 

26/09/2026, 17:00

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Pérez-Reverte, Fukuyama : cinq livres pour regarder notre époque

La Booksletter revient cette semaine avec cinq lectures pour regarder le monde autrement : les souvenirs de guerre d’Arturo Pérez-Reverte, l’érosion de la lecture à l’ère du smartphone, le retour de Francis Fukuyama sur « la fin de l’Histoire », les habitants précaires de la baie de San Francisco et le gothique écologique de Giovanna Rivero. Cinq livres, cinq manières de déplacer le regard sur notre époque et ses lignes de fracture.

26/09/2026, 13:23

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L’homme d’en dessous : Dans les entrailles d’une conscience en "ruine"

Paul Leroux a tué ses voisins. De sa cellule, il entreprend de raconter comment il en est arrivé là. Mais très vite, le récit déborde. Les souvenirs se contaminent, les visages se brouillent, les certitudes s'effondrent. 

25/09/2026, 12:22

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Cette BD transforme une maison hantée en machine de guerre punk

Il faut une poignée de pages à Home Sick Pilots pour faire comprendre qu’il n’a aucune intention de rester sagement dans sa case. Californie, été 1994 : Ami, Buzz et Rip forment un groupe punk lycéen, bricolé avec de la colère, quelques amplis et cette certitude adolescente que le monde entier joue faux. Puis Ami entre dans une demeure abandonnée. Et celle-ci, manifestement, n’a pas davantage envie qu’elle de respecter les règles.

25/09/2026, 12:17

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Enfin oser raconter notre histoire À voix haute

Elle a grandi en France, mais ses racines sont en Russie. À vingt ans, elle prend une décision : elle sera actrice, coûte que coûte. Elle cherche donc à intégrer l'École du Théâtre National de Moscou, établissement prestigieux et exigeant qui devrait lui permettre de réaliser son rêve. En parallèle, la Russie est secouée par la réélection d’un certain Vladimir Poutine, qui mène à de nombreuses manifestations dans les rues face à une démocratie qui vacille….

24/09/2026, 17:35

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Un chien, un visage, et toutes les contradictions humaines

C’est un roman rare : audacieux, incarné, détonnant, aux multiples messages. Il raconte Yoda, un chien errant au visage devenu humain qui regarde autrement ce qui fait notre humanité. 

23/09/2026, 16:54

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Laisse folie courir : “Ici la vie va moins vite que la mort”

La magie du voyage n’est pas que dans le dépaysement géographique, la langue permet de se déplacer instantanément dans un autre pays et l‘imagination fait le reste. Le Français a un cousin qui vit dans les îles, il se nomme « créole », et en Haïti, le créole est la deuxième langue officielle du pays. Laisse folie courir est une saga sur plusieurs générations : d’une esclave achetée pour sa beauté à l’autrice Gerda Cadostin, ce roman raconte l’histoire d’une famille.

21/09/2026, 14:40

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Irvin Yalom face à la vieillesse : une dernière leçon d’humanité

À 92 ans, Irvin Yalom signe avec son fils Benjamin un livre d’une rare intensité. Dans L’Heure du cœur, le psychiatre et psychothérapeute revient à l’essentiel : la rencontre humaine, la présence, la parole juste. À travers des consultations uniques d’une heure, il explore le deuil, la solitude, la vieillesse et la transmission, avec une simplicité désarmante, une grande tendresse et une lucidité intacte face au temps qui passe. Jean-Charles Bettan, psychanalyste, nous en livre ici une lecture personnelle.

21/09/2026, 12:29

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C’était ça ou mourir : raconter l’exil avec une arme inattendue, le rire

Il y a des romans qui racontent une fuite. Celui-ci vous met des chaussures trouées aux pieds et vous pousse sur la route. Jonas Dorléon, professeur d’histoire-géographie à Carrefour-Feuilles, voit son quartier brûler, ramasse ce qu’une vie peut encore tenir dans un sac et part. Pas vers un avenir radieux : vers moins pire. C’est toute la force de C’était ça ou mourir. 

20/09/2026, 19:43

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Peste noire, Chine, Hitler : cinq livres pour relire l’Histoire

La Booksletter de cette semaine traverse l’histoire et les débats contemporains : la peste noire vue depuis l’Europe et le monde musulman, les héritages de la pensée politique chinoise, le rôle des grands hommes dans l’Histoire, un détournement oublié devenu matière romanesque et les limites de la puissance économique américaine. Cinq livres, cinq regards pour relire le passé, déplacer les certitudes et éclairer les tensions du monde contemporain.

19/09/2026, 13:00

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A Forbidden Alchemy : le vent de la révolte

Nina Harrow a douze ans. Un âge qui pourrait, pour elle comme pour bien d’autres enfants du royaume, indiquer le début d’un nouveau chapitre. Ces jeunes de tous les villages alentours, plus précisément de la Bordure, sont invités à se rendre à Belleville, capitale flamboyante, pour y passer un test. Une épreuve très simple : boire un précieux liquide, l'idium, qui déterminera quel sera leur pouvoir. Façonneur, Artisan, Alchimiste… quel destin les attend ? 

18/09/2026, 12:56

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L’Odyssée du savoir : renouer avec la vérité

Certains ouvrages font beaucoup trop de bruit, d’autres un peu moins, mais celui-là a son propre son, son diapason, et, tout comme son auteur, une identité : celle d'un arpenteur méticuleux, viscéralement attaché à démêler le mythe de la raison. On en a parlé, on en parle et on en parlera encore ; après tout, c’est logique quand le livre, lui, parle du monde. Jean-Jacques Bedu, L’Odyssée du savoir. Vraies sagesses et fausses croyances, tome 1 : Des origines à l’Antiquité tardive.

18/09/2026, 12:40

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Si près de la lumière : Cinéma, collaboration et coups de baïonnette

Un récit teinté d'amertume, où plane l'ombre de Goebbels, et qui nous ramène aux tout débuts de l'industrie du cinéma français quand on pouvait croiser dans les couloirs des studios parisiens, H-G. Clouzot, Suzy Delair, Simone Signoret, Gabin...

16/09/2026, 11:06

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Une réponse : Devenir lesbienne

Ni formules toutes faites ni slogans tapageurs. Dans Une réponse, Iris Brey livre une traversée émancipatrice, entre réflexion intime et critique sur la construction du désir. Faisant la part belle aux trajectoires obliques, elle esquisse les contours d’une éthique attentive aux violences que subissent les démunis et les minoritaires, le viol et l’inceste au premier chef.

15/09/2026, 15:20

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Ce que ma mère a laissé derrière elle : les secrets d’une mère révélés après sa mort

Après la mort de sa mère, Jade découvre une vieille photographie représentant une jeune femme souriante aux côtés d’un homme inconnu. À partir de ce cliché, elle se lance sur les traces d’un passé familial qu’elle pensait connaître, entre secrets enfouis et histoire contemporaine de la Corée. Traduit du coréen par Yeong-Hee Lim.

10/10/2026, 07:30

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Imago je suis : une voix poétique face aux désillusions du monde

Dans Imago je suis, Dan Yodwira donne voix à une narratrice confrontée à la perte de ses illusions et à ses propres contradictions. Entre colère et espoir, elle cherche un chemin vers la liberté et une possible renaissance.

10/10/2026, 06:30

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Timika

09/10/2026, 20:04

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Les morsures du silence

09/10/2026, 20:03

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Le grand voyage

09/10/2026, 20:02

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Juno et Legs

09/10/2026, 20:01

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Sarah Knafo reste en tête des ventes, Thélyson Orélien grimpe malgré la polémique

Pour la cinquième semaine consécutive, Sarah Knafo conserve la première place des meilleures ventes de livres en France. Du 28 septembre au 4 octobre 2026, Le Casse du siècle (Fayard) enregistre 37.294 ventes supplémentaires. Derrière l'eurodéputée, One Piece reste deuxième, tandis que Thélyson Orélien monte sur le podium.

09/10/2026, 12:22

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Vital : une psy face au deuil d’un patient

Dans une mansarde du 11e arrondissement de Paris, une psychologue reçoit des patients aux parcours singuliers. Jusqu’au jour où la mort de l’un d’eux, tué le 13 novembre 2015, bouleverse son rapport à son métier et la conduit à franchir certaines limites.

 

09/10/2026, 07:30

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À la grâce des fous : un meurtre au cœur des fantômes de la Gaspésie

À L’Anse-à-Beaufils, près de Percé, un homme est retrouvé mort en pleine saison touristique. Son passé sulfureux lui avait valu de nombreux ennemis. Tandis que l’enquête commence, les souvenirs des villages disparus de Gaspésie refont surface.

 

09/10/2026, 06:15

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L’oiseau qui boit des larmes T2 : une fantasy coréenne entre meurtre et lutte de pouvoir

Dans un monde partagé entre quatre peuples, la mort d’un jeune Naga lors d’un rituel va bouleverser un fragile équilibre. Accusé à tort, Ryun Pei fuit vers le nord, où il doit rejoindre une escorte composée de représentants de chacun des peuples. Traduit du coréen par Kette Amoruso.

08/10/2026, 07:30

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Quand le mari est auteur de polars, le crime parfait devient une possibilité

Une joggeuse disparaît sans laisser de trace. Son mari, écrivain de romans policiers, devient le principal suspect. Cinq ans plus tard, la découverte d’ossements humains relance une affaire que certains auraient préféré voir enterrée. Avec The Crime Writer, Diane Jeffrey mêle enquête, secrets de famille et fascination pour le crime parfait.

08/10/2026, 06:00

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Esquisse d’une serial killer : derrière la Diabolique, une enquête dérangeante

Le titre désigne déjà un piège. Esquisse d’une serial killer (trad. Pierre-Mong Lim) promet le monstre, la mécanique du crime, peut-être le frisson confortable du true crime. Hu Mu-ching fait exactement l’inverse. Elle revient vers Lin Yu-ju, condamnée à mort à Taïwan pour trois meurtres et très vite figée par les médias sous un surnom : la Diabolique. Ébauche prévue le 15 octobre.

06/10/2026, 17:59

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Lola Lafon enferme quatre amis dans un aéroport sous tension

Une valise, un mot, une fracture politique : voici la nouvelle pièce de Lola Lafon. Une valise dépasse de quelques centimètres et, avec elle, tout déborde. Dans une salle d’embarquement, quatre amis d’une quarantaine d’années devraient partir en vacances. Décollage (ou pas), le 15 octobre.

06/10/2026, 17:20

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Le Parfum des feuilles de thé : quitter Tokyo pour recommencer

Tokyo s’éloigne, la route monte, le béton cède aux pentes de Shizuoka. Mayumi et Akane ont trente-cinq ans, sont amoureuses et décident de reprendre la plantation de thé du grand-père d’Akane, affaibli par un AVC. Sur le papier, tout ressemble au fantasme contemporain du grand départ : quitter la ville, retrouver la terre, repartir de zéro. Infusion dès le 15 octobre.

06/10/2026, 14:06

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Voyage avec un âne : ce que Modestine change au récit de Stevenson

Il part à pied pour se remettre d’un chagrin, s’équipe beaucoup trop, achète une ânesse pour porter le tout et découvre presque aussitôt qu’elle n’a aucun goût pour les itinéraires bien tracés. Voyage avec un âne dans les Cévennes tient depuis 1879 sur ce délicieux désaccord entre un homme qui veut avancer et Modestine, qui préfère brouter. Parution le 15 octobre

06/10/2026, 13:32

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Toute la famille a eu de la chance : Auschwitz au bout du couloir

Philippe Schwartz commence par se méfier de sa propre mémoire. C’est une excellente manière d’entrer dans Toute la famille a eu de la chance. « Aujourd’hui, j’ai conscience d’enjoliver. J’en fais une légende. » Le narrateur ne promet donc ni archive pure ni reconstitution infaillible. Sortie le 15 octobre.

06/10/2026, 12:55

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Mom Alone : la maternité solo, sans filtre et sans mode d’emploi

Il y a les livres sur la parentalité, avec leurs principes, leurs méthodes, leurs lendemains mieux organisés. Et puis il y a 17 h 30. Le travail n’est pas fini, les enfants reviennent dans le cadre, le dîner se rapproche et quelqu’un pense soudain : « Purée... Il est déjà 17h30 ! » Quelques cases plus loin tombe le verdict : « J’ai rien foutu. » Mom Alone habite exactement cet espace-là : celui où les bonnes intentions se froissent au contact du réel.

05/10/2026, 17:30

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Phébus ressort La boîte en os, un roman gothique aussi fascinant que dérangeant

À l’occasion de son cinquantenaire, la maison Phébus publie une édition collector d’un de ses romans emblématiques : La boîte en os, d’Antoinette Peské. Un nouvel écrin pour un petit bijou de la littérature du XXe siècle. Par Emma Tholozan.

02/10/2026, 17:37

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Grandir comme la nuit

02/10/2026, 17:09

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La dislocation

02/10/2026, 13:48

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Soif d’idéal : Rocheteau raconte ce qui reste après les matchs

Dominique Rocheteau avance par souvenirs, visages, sensations et fidélités. Trente récits plutôt qu’une autobiographie chronologique : le dispositif lui va bien et forme cette Soif d’idéal. Il préfère le lien au palmarès, l’émotion au monument. Dès les premières pages, la ligne est donnée : « L’émotion avant tout. » Le ton ne variera guère, direct, pudique, sans désir de régler des comptes. Sortie le 8 octobre. 

02/10/2026, 13:13

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Malgré l’abordage de One Piece, Sarah Knafo règne sur les ventes de livres

Jamais deux sans trois… ou quatre ? Sarah Knafo refuse visiblement de rendre la médaille d’or : Le Casse du siècle (Fayard) reste numéro un avec 42.023 ventes sur la semaine et 201.985 exemplaires cumulés.

 

02/10/2026, 11:00

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Comment expliquer la liberté aux enfants ?

Être libre, est-ce faire tout ce que l’on veut ? Avec Vive la liberté !, Sybille Hein aborde cette grande question à hauteur d’enfant, en partant de situations concrètes pour aider les plus jeunes à comprendre ce que signifie être libre, mais aussi les limites et les responsabilités qui l’accompagnent. Traduit et adapté de l’allemand par Camille Logoz.

02/10/2026, 07:00

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Quand être "ami des Juifs" devient un phénomène à interroger

Alors que l’antisémitisme connaît une progression mondiale depuis le 7 octobre 2023, un autre phénomène attire l’attention : le philosémitisme. Dans Les Nouveaux philosémites, Edith Bruder réunit sociologues, politologues et théologiens pour enquêter sur celles et ceux qui se revendiquent « amis des Juifs », « compagnons de route d’Israël », voire « presque juifs ».

02/10/2026, 06:00

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De la gare du Nord aux hauteurs de Belleville, six voix pour un Paris vivant

Belleville n’est pas un décor dans Bellevilles. C’est une matière vivante : une pente qui coupe le souffle, une terrasse trop pleine, un café où les fidélités se renégocient, un escalier qui sépare deux vies, un trottoir où l’on peut croiser sa propre jeunesse. Samih Amar Tran construit son livre comme une promenade à six voix. Alma, Landrot, Marie, Omar, Jim et Romy prennent tour à tour possession du quartier, chacun avec son rythme, ses angles morts et sa manière de s’y accrocher. Tour du quartier, le 4 novembre.

 

01/10/2026, 14:00

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Alien Clay : sur une planète-prison, la science devient une arme de liberté

Il ne faut jamais commencer une histoire par un réveil. Adrian Tchaikovsky le sait, son narrateur aussi, et Alien Clay (trad. Gilles Goullet) commence donc exactement ainsi : après trente ans de sommeil interstellaire et quelques secondes avant une chute vers une planète carcérale. « Il ne faut jamais commencer une histoire par un réveil, à ce qu’il paraît », observe Arton Daghdev. Alien Clay sortiral le 4 novembre 2026. Science, catastrophe et sarcasme : le roman vient de trouver son carburant.

01/10/2026, 13:01

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Retrouvés après 45 ans, les cahiers d’une adolescente des années 70 ressurgissent

Entre 1974 et 1976, Martine Faustin tient un journal intime alors qu’elle est pensionnaire à l’Institution Saint Paul de Thiviers, en Dordogne. À quatorze ans, elle y consigne ses amitiés, ses premières histoires d’amour, ses colères et ses envies de liberté. En 2021, elle retrouve par hasard ces trois cahiers, dont elle avait oublié l’existence.

01/10/2026, 09:27

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Amitié entre femmes : quand les liens choisis connaissent aussi la tempête

Longtemps reléguée derrière l’amour et la famille, l’amitié est aujourd’hui célébrée comme un lien choisi, plus libre et plus durable. Mais est-elle vraiment plus simple ? 

01/10/2026, 08:58

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Monaco n’a pas toujours ressemblé à une carte postale

Palais princier, casino, yachts et palmiers : l’image de Monaco semble évidente. Avec Monaco, l’histoire inconnue, Pierre Abramovici entreprend de regarder derrière cette façade et de faire ressurgir 150 ans d’une histoire monégasque faite de luttes de pouvoir, de guerres, d’Occupation et d’épisodes restés dans l’ombre.

01/10/2026, 08:57

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Furia

30/09/2026, 16:15

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La Pleureuse : Camilla Läckberg rouvre un secret vieux de trente ans à Fjällbacka

La Pleureuse (trad. Susanne Juul - Andréas Saint Bonnet) s’ouvre dans l’étouffement. Une jeune fille lutte, perd le contrôle de son corps, tente de comprendre ce qui lui arrive. Une phrase suffit à installer la menace : « Elle ne voulait pas mourir. » Camilla Läckberg ne cherche pas encore l’énigme ; elle impose d’abord une sensation. Puis Fjällbacka retrouve son quotidien, ses restaurants, ses familles, ses plaisanteries, ses habitudes. Sous cette normalité, pourtant, quelque chose attend depuis trente ans. 

30/09/2026, 14:00

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Abdeljalil Lahjomri : les livres, ces compagnons qui refusent d’obéir

Abdeljalil Lahjomri n’empile pas des comptes rendus : il compose une autobiographie de lecteur. Les Compagnons indociles avance par rencontres, retours, désaccords et fidélités, comme si une bibliothèque pouvait devenir le journal d’une conscience. Dès l’introduction, une phrase donne la mesure du projet : « Les livres sont des compagnons d’éternité. » Le titre ajoute aussitôt ce qui empêche toute dévotion tranquille : ces compagnons résistent, irritent, déçoivent, obligent à relire. L’ouvrage se construit dans cet écart entre attachement et liberté critique. A paraître le 8 octobre.

30/09/2026, 13:00

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Chat Larme : Hélène Cixous ouvre la porte des absents

« Ceci est mon dernier livre » : chez Hélène Cixous, l’annonce d’une fin n’achève rien. Elle ouvre au contraire une chambre supplémentaire dans la mémoire. Chat Larme naît de cette contradiction : vouloir retenir ce qui s’éloigne tout en sachant que l’écriture ne ressuscite pas. Alors elle cherche autrement, dans les carnets, les photographies, les rêves, les voix, les animaux aimés. Sortie le 8 octobre

30/09/2026, 08:30

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Keith Jarrett au Japon : quand une musique disparaît après avoir été jouée

En 1976, Keith Jarrett donne au Japon huit récitals solo en seulement treize jours. De cette tournée naîtront les Sun Bear Concerts, dix vinyles et plusieurs heures d’improvisation. Dans Keith Jarrett, Japon 1976, Philippe Séclier part sur les traces de cette aventure musicale devenue mythique.

30/09/2026, 08:00

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Elles quittent Tokyo pour une plantation de thé au pied du Fuji

Avec Le parfum des feuilles de thé, Camille Monceaux prolonge l’univers du Secret des bonbons pamplemousse dans un nouveau récit au cœur du Japon. Akane et Mayumi quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale, et se lancent dans une nouvelle vie rythmée par le thé et les saisons.

Illustrations par Virginie Blancher.

30/09/2026, 07:00

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Une pie, une clé et un drôle de trésor tout bleu

Avec Trésor d’hiver, Gilles Baum et Csil proposent un imagier où les animaux et les objets se répondent page après page. Pensé pour les tout-petits, cet album joue sur les formes, les matières et les associations pour laisser l’imaginaire prendre le relais. Dès 2 ans.

30/09/2026, 06:00