Il est reconnu que la médiation animale diminue le rythme cardiaque, baisse le taux de cortisol et augmente l’ocytocine : le patient est moins stressé et la parole se libère avec plus de fluidité. L’animal permet l’expression émotionnelle plus facilement qu’un thérapeute, car un animal ne juge pas, n’interprète pas, n’attend rien de l’autre si ce n’est de l’attention ; on parle aujourd’hui de « levier thérapeutique » ou de « biocommunication ».
Les éditions Arléa proposent toujours de belles rencontres humaines, sensibles, émouvantes, intrigantes et très attachantes. Les relations humaines sont au cœur de nos vies, subies, voulues, involontaires, elles sont le liant de nos interactions avec les autres. Qu’en est-il avec les animaux ? Avons-nous les mêmes échanges, les mêmes émotions avec un animal qu’avec un être humain ?
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Ce livre, qui se lit comme un roman, l’assure et nous le prouve : journaliste reconverti en psychothérapeute, Valentin Spitz va être aidé dans sa nouvelle vie professionnelle par son chien, baptisé Google. Ce petit Cavalier King Charles va démontrer des qualités exceptionnelles pour accompagner les patients et être un compagnon de vie plutôt facile et agréable pour l’auteur qui fera l’objet de deux articles dans des magazines sur leur complicité.
Acteur efficace dans son cabinet, son chien a aidé des patients à se livrer grâce à sa seule présence : un animal révèle une vérité aussi simple que difficile à appréhender, on peut être aimé pour ce qu’on est.
Valentin Spitz raconte avec beaucoup de simplicité et énormément d’émotion, la relation qu’il a tissée pendant toutes ces années avec Google. Parfois pudique, mélancolique, l’auteur revient sur cette vie à deux qu’il ne soupçonnait pas aussi riche et intense au début. Il n’y a pas que Disney qui prête des qualités aux animaux, Google épaule avec discrétion et discernement son maître dans son cabinet comme à la maison.
On peut raisonnablement parler d’intelligence émotionnelle sans paraître idiot tant ce chien a une forme d’intuition d’aller vers celui ou celle qui va mal afin de le soulager. Alors, à la mort de Google, Valentin Spitz sombre dans la tristesse, souhaite écrire ses souvenirs non pas pour témoigner, mais pour prolonger la vie de son chien. Écrire pour apaiser le fardeau de l’absence, et tant pis pour ceux qui ne comprennent pas qu’on puisse pleurer la mort de son animal de compagnie.
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Car il s’agit bel et bien d’un deuil dont il est question dans ce roman, le deuil d’un animal qui fait partie de la famille au même titre que les enfants. Laissez vous charmer et séduire par cette « amitié » singulière, inattendue et lorsque qu’on vous dira à propos d’un animal de compagnie qu’il ne lui manque que la parole, vous pourrez répondre que c’est inutile, leur cœur parle pour eux.