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Pourquoi Taxi Girl est le groupe français le plus romantique  

À l’époque de Téléphone et Trust, un groupe de jeunes de 20 ans explose avec un tube, Cherchez le garçon, titre queer et non-binaire avant l’heure. Plus qu’une énième proposition new wave en ce début des années 80 post-punks, Taxi Girl ressemble à Rimbaud et Verlaine mêlés. Mirwais, le guitariste du groupe, raconte ces années chaotiques, celles de la naissance du « meilleur groupe du monde ». Et le pire, c’est qu’il a raison…

Le 01/04/2024 à 08:00 par Hocine Bouhadjera

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01/04/2024 à 08:00

Hocine Bouhadjera

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« En fait, je pense pas que les livres aient une grande importance sur ce que je fais. C’est les auteurs avant tout, je sais pas… je crois que Rimbaud est plus important parce qu'il était pédé que parce qu'il a écrit des poèmes. Je crois que Burroughs, c’est plus important parce que c’est un junk que parce que c’est un écrivain. Je crois que ça s’applique absolument à tout. Mishima aurait pu écrire tout ce qu'il a écrit, s’il ne s'était pas suicidé, ça serait juste un écrivain de merde comme un autre. Je crois que c'est ça, avant tout, qui change tout. Il y a ceux qui vivent, puis ceux qui écrivent, et ceux qui écrivent, j'en ai rien à foutre. »

Ces mots du chanteur de Taxi Girl, Daniel Darc, résument l’aventure du groupe, autant brillante musicalement - avec des titres qui résistent aisément au temps sans concession -, que fascinante dans la trajectoire de ses membres.

Cette citation est tirée d’une séquence des Enfants du rock d’avril 1984. Elle est dédiée au groupe dernière version, composé de ce dernier et de Mirwais. L’ange exterminateur, le poète maudit, le borderline, le punk sans concession d’un côté, le second couteau devenu premier, concentré sur le son, de l’autre. Le compositeur aussi, et à présent le biographe de cette aventure d’une intensité rare.

L'histoire vécue du taiseux. Il est le dernier survivant dans les visages du groupe. Un bonheur ce livre, pour les amoureux de l’aventure Taxi Girl, dont je fais partie. Le ton brut d’un curieux penseur, la construction savante, une histoire qui mériterait le traitement du Francis Ford Coppola de Rusty James, et un vrai travail sur le style, en fait un texte à lire pour tout un chacun.

Quatre forts caractères

Dans ce récit éclaté, argotique, à l’écriture expérimentale parfois, le musicien-écrivain raconte une faillite sublime, une désillusion héroïque et une époque antédiluvienne. Mais en quoi Taxi Girl s’est révélé différent des autres groupes punks de l’époque, et même dans le succès, des outsiders ? Le tragique de sa trajectoire, la personnalité de chacun de ses membres, surtout son chanteur, qui a ostensiblement montré qu’il était un vrai…

L’immigré afghan passionné, dans le cirage, mais concentré Mirwais Ahmadzai, le suicidaire romantique violent anarchiste taciturne « arsouille » Daniel Rozoum, le virtuose du clavier talentueux flamboyant arrogant Laurent Biehler, devenu Sinclair en référence au poète et militant politique américain John Sinclair ; le rouquin, fils de, au triste destin obsessionnel Pierre Wolfsohn, et le futur astrophysicien pisse-froid Stéphane Erard, se rencontrent à l’époque du lycée - plus un certain Pascal Geneix, rapidement écarté -.

Ils créent ensemble un groupe de rock. Daniel « Dark », avant « Darc » et « Marianne Vog qui tranche ses veines », proposa Ubik comme nom de groupe, sans succès. Gueules et looks impeccables, répétitions chez le père de David Guetta, premier fix d’héro en août 1978, et la défonce en continue pour la suite… Sauf Mirwais, qui a commencé tôt le LSD et autres psychos - 14 ans -, et arrêtait quand les autres commençaient. Un dernier bad-trip avec apparitions de reptiles, et dès qu’il retente, c’est l'hôpital avec des crises d’angoisse. « Pas longtemps la came, j’ai goûté à tout, recraché le tout, pas la santé pour, mais m’en foutais que les autres gobent des stupéfiants-médicaments tant qu’ils plaquaient des accords et jouaient des solos. »

À 12 ans, celui qui a dû quitter le pays jaune et rouge d’Ahmed Chah Massoud cinq ans plus tôt, se tourne vers le rock, la marginalité : « Rien à branler. Pas concerné du tout. Même à six ans pas concerné. Balek de ce qu’on nous disait. Incontrôlables. » Ne mange pas, pris dans une énergie d’autodestruction. Insulte l'entraîneur au foot. Les autres passent leur permis, se tapent des meufs, travaillent au guichet du Crédit Lyonnais… La guitare qui compense le sex, et une ambition partagée avec ses camarades, ne « jamais turbiner. Jamais faire la pute sous-payée. Jamais faire l'esclave soumis au petit patron. » Des problèmes de vue et pas de lunettes, à ne pas sous-estimer dans la séparation avec les autres qu'ils provoquent.

Les autres montent en puissance dans la défonce, lui croit à la rédemption par la musique. Ses camarades aussi, à leur manière. « J’avais une raison de vivre – enfin un groupe dans lequel insérer l’enfant errant ! Eux, pas de vie future. Quelle raison ? Pourquoi ? Pourquoi ? L’heure n’était pas aux questions. Action, ordre de guerre. Action, action ! La musique et les drogues c’était l’action. Était-ce l’unique réponse ? » Se mettre en situation du moins.

Ce récit exhale l’ambition dissimulée de son auteur, de celui qui a l'habitude de contenir ses émotions. « Parce que le groupe était tout. Voilà une raison. Je n'y pouvais rien. Je leur laissais la place pour leur faire plaisir. Pour ce qu’ils en faisaient de toute façon. La satisfaction des pulsions ne conduisait pas à la béatitude malheureusement, ça se saurait. Ils baisaient et buvaient et se défonçaient, mais tristes. Les dents noircies c’était pour bientôt. Moi groupe refuge-eux massacre psychique, effondrement vitales substances illicites. » L’alcool-drogue-ennui, un trio du temps qui s'étire.

Une musique de pédés

Premières prestations au Rose Bonbon, sous l’Olympia, ou au Gibus. Ils rencontrent le manager, Alexis Quinlin, qui va les aider et les escroquer, raconte Mirwais. Les autres groupes détestés, et réciproquement, parmi lesquels Artefact du futur auteur de SF Maurice Dantec, dépeint en anti-tout, manquant de simplicité, d’humilité. Le producteur génial et parolier de Kraftwerk Maxime Schmitt, fait signer Taxi Girl chez un éphémère Sonopress repris par Capitol. Le titre Mannequin… Le succès.

Daniel Darc s’ouvre les veines avec son cutter des bastons, sur la scène de l’Olympia, en première partie des stars mondiales Talking Heads. Balance son hémoglobine sur le public comme du vin, « soit ! Mais il le faisait aussi d'une manière privée, dans la baignoire sabot de l'appartement familial-dépression nerveuse du 3, rue Cauchois. » « Daniel s’ouvrait les veines à seize ans, mais avait-il le choix ? "Il est taré ! Ça ne se fait pas ! C’est malsain ! Il est bizarre, etc. !" Mais travailler au guichet du Crédit Lyonnais de la place de Clichy, ce n'était pas encore plus malsain? Ça se discutait en tout cas. »

Pas un death trip adolescent en tout cas pour Daniel « Dark », ou qui s’est allongé jusqu’au bout, la suite le montra. On en reparlera plus tard, comme le répète l’auteur tout au long de son texte. Le même concert, le Betar attrape Mirwais pour demander des comptes sur le portrait d’Hitler placé à l’arrière de la scène. Il a pu leur expliquer, c’est pas ce qu'il croyait, il avait les moustaches de Salvador Dali…

Les autres ont pensé à virer Mirwais un peu avant la signature, « celui qui se défonçait pas », qui force à répéter. Ni pardon, ni oubli pour le scorpion rancunier… Daniel Darc, lui, cherche la bagarre, tape les gens non pas pour vivre, mais dans la rue, provoque des bandes patibulaires. Il menaçait régulièrement de quitter le groupe, car pas assez « rock ». 

Mirwais est formel dans son récit : « Les autres, et ce n'est pas un reproche, s’aimaient eux-mêmes et n’en avaient rien à battre de notre entité musicale. » Daniel et Laurent l'avaient prouvé, au départ, en n’hésitant pas à quitter le navire avec Fred Chichin des futurs Rita Mitsouko, envoyé en taule entre-temps. Des affirmations corroborées par Daniel Darc dans l'émission Minuit dix de France Culture en 2008, qui avouait « détester cette musique (de Taxi Girl) », et avoir été obligé de « revenir la queue entre les jambes » après cette mésaventure. Laurent Sinclair, dans un entretien avec le journaliste biographe de Daniel Darc, Pierre Mikaïloff, confirme ce projet avorté.

Là où les deux déserteurs se sont trompés, c’était que Taxi Girl était le plus rock des groupes français, dans leur concert surtout, et le plus durable par sa musique. Méchant, sans concession par la radicalité violente de Daniel. « La frange dure de nos fans ne cessait de croître. Ils ne venaient pas à nous pour la musique (une musique de pédés) mais pour les provocations et les bagarres. Et aussi les promesses de défonce. » L’époque était violente, sans que tout soit constamment filmé, on y reviendra là-encore. Les concerts se passaient mal, dans le bon sens du terme. Pas assez de répétitions malgré tout, se souvient Mirwais, à l’inverse du groupe de Hélène et les garçons. Une attitude punk, malgré une musique plus léchée, et finalement plus solide que la majorité devenue inaudible.

Le bassiste Stéphane en offrande propitiatoire avant Cherchez le Garçon, l’énorme tube. Un plagiat sur un groupe de new wave, affirme le compositeur-auteur, sans entrer dans les détails. Au début, ça marche pas ouf, le père du Pierre Wolfsohn, Jacques Wolfsohn, « gars très-très connu de la variété » récupère 50 % de tous les droits du titre pour 3000 francs (457 €), et fait décoller le morceau.

Seppuku

Signent chez Virgin, montent le label Mankin, Pierre meurt d’une overdose à 20 ans de speedball (mélange d'héroïne et de cocaïne par injection), le groupe est en sursis. Ils travaillent à leur seul album au nom sans ambiguïté, Seppuku, pendant « que le Manager en possession des chéquiers et des comptes en banque de notre groupe (oui, nous l’avons laissé faire) préparait ses nouvelles arnaques et notre dépouillement financier complet ».

Un album produit par Jean Jacques Burnel des Stranglers, composé par Mirwais, et façonné par la fascination, à ce moment, de Daniel Darc, pour l’occultiste britannique Aleister Crowley. Le mage est aussi présent sur la pochette de l’album des Beatles, Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, ou dans les pages de Paris est une fête d’Hemingway. Un disque sombre, qui a très bien vieilli, avec des titres marquants : La Femme écarlate, Viviane Vog, Avenue du Crime, N’importe quel soir… Un album scellé, imagerie asiat’ signée Jean-Baptiste Mondino. Une femme porte le katana, hérésie, comme de mettre du Schweppes dans son verre de saké. Daniel Darc avait eu l'idée d'inclure une lame de rasoir dans l'emballage pour permettre son ouverture, proposition rejetée là-encore.

L’album précédent Cherchez le garçon, qui regroupe sept morceaux sortis les mois qui précédent, sur des EP et 45 tours, est lui simplement parfait.

L'ouvrage s’achève sur Laurent Sinclair viré à cause, surtout, d’une embrouille autour du titre Devant le miroir. Signé du claviériste, il serait le nouveau Cherchez le Garçon, il en était convaincu, Mirwais et Daniel un peu moins… Le compositeur a cru que le guitariste avait conspiré pour que ce titre ne soit pas dans l’album, l'accusé invoque le manque de place sur les formats d’album de l’époque, pour cette chanson de plus de 6 minutes.

Dans un entretien avec le journaliste Pierre Mikaïloff, avec la présence de Patrick Eudeline, Laurent Sinclair raconte le dîner de réveillon chez le manager du groupe, durant lequel on ne lui annonça pas qu’il était viré du groupe, mais que chacun partait de son côté : « Sauf que plus tard, en allant présenter mes maquettes d’artiste solo chez Virgin, je découvre qu'ils venaient de recevoir les maquettes de Quelqu'un comme toi », raconte-t-il… Taxi Girl continua effectivement en duo Mirwais-Daniel Darc jusqu’en 1986, avec des titres géniaux : Paris, Je rêve encore de toi (Stéphanie Says), Aussi belle qu'une balle, Je suis déjà parti, Cette fille est une erreur…

Autre anecdote symptomatique des relations entre Laurent Sinclair et Mirwais, et à l’intérieur de Taxi Girl : un concert de John Cale au Palace, le guitariste attend le claviériste à la sortie pour « le tuer », parce que le premier l’avait appelé l’après-midi au sujet des impôts qu’ils devraient se partager… Mirwais, en furie, l’attendait avec un nunchaku… On donne à l’autre une bombe lacrymo, et ils passèrent une heure, devant la boîte, le plus belliqueux à courser son camarade… « Il a fini par me laisser partir, et j’ai payé mes impôts 500 francs par 500 francs », conclut Laurent Sinclair, des décennies plus tard.

Malgré une suite féconde de Taxi Girl sur le plan artistique, « dix ans au bas mot pour moi (Mirwais) sur une pente descendante. Une chute vertigineuse. Et les autres ? Aussi dix ans a minima de punition. Pour Daniel, pardon d’insister sur lui, la chute fut insondable. Mais la lose magnifique, celle qui fascine tant, c’est de jaillir-jouir-détruire-gémir et devenir culte en très peu de temps. »

Pourquoi ce groupe était si bon ? 

En attendant, beaucoup considèrent - quand je dis beaucoup je parle de moi et au moins Mirwais -, que Taxi Girl mérite son statut de groupe culte du rock français. L’acteur-biographe tente d’expliquer pourquoi et comment : « Les autres groupes s’aimaient, nous pas, à part moi qui pensais les aimer, mais ne les aimais pas vraiment. Un groupe de rock original ne peut être qu’ainsi. C’est un rapport à la came, à l’addiction et aux rivalités. » 

L’image choisie pour la couverture de cette biographie éclatée et éclatante révèle des marques sur les visages de Daniel Darc et Pierre Wolfsohn, qui s’étaient battus la veille pour une petite Marie… Elle a même été élue pour ça (la photo). (D’ailleurs, histoire troublante, une certaine Marie Régnier, écrivaine du XIXe siècle, signait ses textes sous le nom de Daniel Darc).

Mais aussi un je m'enfoutisme fécond, cette capacité à s’ouvrir aux circonstances, qui a fait leur force et provoqué leur chute : « Voyez-vous, dans le monde avide du LSB (Le Show Business), chacun cherchait à gagner un peu d’argent ou de gloire, bref, à faire son petit bénéfice, mais ce groupe bizarro ne cherchait pas le "bénéfice" qui lui était servi sur un plateau. » « Ils s’injectaient chaque jour un antidote puissant : le dédain de leurs propres existences. Allez savoir pourquoi… Dommage en tout cas, ils auraient pu faire tellement de fric. »

Une vraie quête de la pulsion, « ce truc primitif en nous qui décide des guerres et des viols. Et de l’Art. » Et malgré ce nombre important de séances photos et de passages télé, dans le cadre de campagnes de promo massives - jusqu’à la couv du magazine Best -, un côté hors cadre. Plus prosaïquement enfin, le synthé Farfisa de Laurent Sinclair, les compositions de Mirwais, le petit coup de pouce de papa Wolfsohn et le charisme noir et poseur de Daniel Darc.

Comprenez bien ce que je cherchais : pas de blah blah ici. Juste des paroles minimales-essentielles et de très longues plages de musique. Pas de conneries comme : « La sooooo-ciété, la misère, les flics – nous gentils, eux méchants. » ou bien : « Aidez-moi à faire la révolution / Je deviens une star / Je vous roule tous dans la farine / Et puis je fais pote avec les keufs milliardaires-yacht-putes / Et vous vous prosternez devant moi. » on s’en foutait de tout ça. On voulait jouer de la moto-quantique, pas la révolution inversée. Et les drogues.

Anarchie à Paris

C’est aussi toute une époque dans laquelle ils ont été embarqués, avec un engagement en première ligne : la contre-culture existait encore en tant qu’objet médiatique unifié, et non dans une infinité de sous-tribus comme aujourd'hui : « Deux camps s’opposaient. On écoutait du rock – ou on n’en écoutait pas. On n’écoutait pas "de tout". On ne passait pas du Velvet Underground à Michel Sardou à partir d’un clic d’ordinateur. Certainement pas. » Pas de McDonald’s et de fast-foods aussi, des œufs durs sur les zincs des bistros, des flippers, « on fumait dans les bars, les hôpitaux, les avions, les trains, au cinéma. Pas de nostalgie, il faut tenir compte du contexte. » Les mabouls de la fin des seventies aussi.

Musicalement dans ces années 70-début 80, outre les mainstreams Téléphone, Trust, et un peu plus tard Indochine, des groupes comme Stinky Toys, puis Elie et Jacno, Modern Guy, Suicide Romeo, Métal Urbain, Artefact, Marquis de Sade, Starshooter, Edith Nylon, Asphalt Jungle de Patrick Eudeline, Gasoline d’Alain Kan et Fred Chichin… Un moment singulier et vibratoire dans le paysage culturel français. Un creuset d'expression, où le punk, la new wave, et le post-punk s'entremêlaient, d’abord en réaction au mouvement hippie, sur fond de désespérance vitaliste. Une époque nourrie des Doors, New York Dolls et autres Stooges, où la plupart ne voulait pas « réussir », au mieux survivre. « Et on aimait ça, parce que c’était à nous. Même si cela semblait sinistre vu de l’extérieur. »

Dans cet univers, quasi tout le monde était défoncé à quelque chose. Si l'héroïne a débarqué en France dans l’après Première Guerre mondiale, développée par le célèbre Bayer, c’est véritablement dans les années 60 et surtout 70, avec l'activité de la French Connection, que la Brown sugar venue du Moyen-Orient a inondé le marché français. C’était une découverte pour toute une génération. Beaucoup de casse dans l'aventure punk.

Une atmosphère à la Tchao Pantin avec Agnès Soral. Laurent Sinclair se tape Joëlle Aubron d’Action directe, qui sera arrêtée en 1987 pour les meurtres du général Audran et du PDG de Renault, Georges Besse, au cœur des années fric.

On entend aujourd'hui, à longueur de journée, « ensauvagement de la société », et autres annonces de la fin du monde, c’est oublier la violence de l’époque Taxi Girl, où les keupon, « biéreux amphétaminés », allaient se foutre sur la gueule « avec leurs cousins déficients », les rockers à banane, deux sous-prolétariats post-adolescents venus évacuer leur rage et leur désespoir. Ce type de concerts était dangereux. Pogos et crachats pour tout le monde au minimum. Mirwais raconte deux anecdotes : une première où « dix Reubeus à banane nous mirent le mauvais traitement », et un deuxième où il aurait pu y laisser la peau dans le RER un soir s’il n’avait pas été protégé. Pas de smartphone pour immortaliser ces moments, ni de réseaux sociaux, « il n’y avait que des réseaux pratiquement impénétrables de bourges ». 

Mirwais casse enfin un mythe et une posture de nos boomers anciens hipsters et types à la mode des clubs élitistes parisiens de cette époque. Il pointe leur influence microscopique sur le monde. Ils ne faisaient que suivre les tendances des mouvements sociaux majeurs. Une présence dans des cercles influents certes, mais rien à voir avec les véritables militants, dans les luttes réelles, des émeutes de Watts en 1965 à la guerre d'Afghanistan.

Minorité des minorités

Un conflit qui a laissé peu de traces dans les mémoires, bien plus pour l’auteur, enfant de cette terre aux guerres éternelles. Ce jeune introverti, avec du caractère, trop gentil se juge-t-il, « irascible » selon Laurent Sinclair, qui l’avait traité de « bougnoule » en plaisantant une fois, « mais peut-être qu’il ne plaisantait pas ? » « L'Afg » en lui, c’était d’être une ultra-minorité avec un nom étrange, Mirwais Ahmadzai. Une moitié d'italien néanmoins et un visage qui ne dénote pas réellement. Pierre Wolfsohn était un rouquin par exemple, autre minorité. 

Ce sentiment plus ou moins conscient d’être l’étranger ressemble à celui d’être dans la classe à laquelle on n’appartient pas. Tout ce texte exhale de cette conscience-ressentiment social, et profondément, cette opposition avec Laurent Sinclair était celle d’un immigré-musicos et d’un enfant de la bourgeoisie catho-Télérama. 

 Un « bourge ». Ce mot dans la bouche de Daniel avait une résonance que je n’ai jamais retrouvée chez personne d'autre. À la fois un mépris suprême avec l’intention non dissimulée d’en martyriser ses membres, et aussi paradoxalement, la trace presque indiscernable d’une fascination de domination soumission de classe de toute éternité. (...) Un monstre au milieu de mille beautés devient un supermonstre. Un pauvre au milieu de mille riches devient un superpauvre. Nous sommes condamnés à échouer.

Enfin, un tempérament, peut-être atavique, du « dégoût de vivre, et c’est pour cette raison que je me réfugiais dans la musique alternative qui, il faut le préciser, en 1972 lorsque je commençai à écouter du rock, était un obscur réduit enfumé où s’entassaient les marginaux tels que moi ».

Daniel la somme d'une époque

Il tente des explications à ce dégoût de vivre, dont une : « J’attendais naïvement des autres de l’empathie et de la mansuétude – j’étais effectivement très mal barré avec Daniel "Dark" en ce qui concernait la mansuétude. Mon dégoût provenait sans aucun doute du constat de la nature sauvage et féroce de l'humanité. » Évoquer Taxi Girl, c’est être forcé d’offrir une belle place à la figure rock par excellence, passée de jeune anarchiste à demi-clochard, avant la renaissance dans les années 2000.

Mirwais est dur, ou juste, avec Daniel Darc dans son texte, tout en exprimant en creux un ancien amour (platonique), d’un côté et de l’autre on le comprend : « Daniel, c'était comme mon frère... avant la dope. Il était très timide et doux. » « Les camés n’avaient plus de cœur. »

Figure christique, référencée - de Drieu la Rochelle à Malcolm Lowry, en passant par Elvis, Kerouac, Tom Verlaine ou Chet Baker -, romantique, sournoise selon le guitariste de Taxi Girl, un voleur... Lui aussi, l’atavisme a dû jouer à plein : famille de prolos, maman tondue à la libération, père alcoolique dont la mère a été gazée par les nazis. La mère a d'abord été mariée avec un certain Émile Dufour, ça ne s’invente pas... Des origines russes aussi, avec tout ce que ça implique de mysticisme, de destruction et d’autodestruction. Le chanteur de rock en soi, qui jouait sa vie, intransigeant, insolite, gênant, adolescent. Un gars à problèmes.

Son homosexualité refoulée a aussi fortement joué dans ses bagarres incessantes, et plus largement son comportement, analyse Mirwais, à partir de quelques épisodes parlants. « Il aurait mieux fait d’avouer mais cela n’arriverait que bien plus tard. Une fois de plus le service d’ordre nous éjecta sans ménagement, merci Daniel ! J’aurais bien aimé rester un peu plus longtemps et manger des petits fours ! »

L’auteur dépeint un manipulateur caché derrière un sourire. C’était aussi un phobique social, qui en guérissait avec la drogue. Daniel Darc suivra sa pente en la descendant, du glam du Palace aux shlags de Porte de la Chapelle : « Impossible de l’imaginer ailleurs que traînant dans une rue, ou avachi sur un siège de métro, ou marchant dans les rues de Pigalle, avec sa démarche loufoque de grand chien abandonné, dodelinant du cou avec une bière à la main. »

La drogue, bien souvent, est une ascèse, une hygiène morale. Une discipline pour resserrer sa concentration, évacuer toutes les tentations de la société moderne. Pour ignorer jusqu'au sens du mot compromis. Il y a un héroïsme à se droguer. La drogue à haut niveau - Artaud, Parker, Gilbert Lecomte, Fats Navarro -, appartient à la chevalerie. La poudre blanche, la magie noire des noirs contre la foule blanche. La drogue, ça se mérite. Celui qui se drogue par plaisir, le dilettante défoncé, baudelairien, est méprisable, se trompe. Vive la drogue ! 

 

Vive l'héroïne qui nous a donné les plus grands chefs-d'œuvre de l'humanité. Vive la sainte drogue. La drogue est la garantie de se désintéresser suffisamment de l'horrible vie pour accomplir de grandes choses. Roger Gilbert-Lecomte encore toujours. Pour un certain nombre d'individus, les drogues sont des nécessités inéluctables. Certains êtres ne peuvent survivre qu’en se détruisant eux-mêmes. Jamais les lois ne pourront rien contre. Enlevez leur alcool, ils boiront du pétrole. L'éther, il s'asphyxieront de benzène de tétrachlorure tue-mouche.


- Texte de Daniel Darc, lu par lui-même.

L’après Taxi Girl : des beaux titres comme La Ville ou Nijinsky, puis miraculeusement ressuscité, avec l'aide de Dieu, après un long séjour dans les enfers.

L'année 2004 marque son retour au premier plan, avec des tatouages spectaculaires et effrayants - des aplats noirs et des ouvertures -, grâce à l’nouvel album, Crèvecœur. Conçu en tandem, un autre, avec le musicien Frédéric Lo. Succès de vente et récompensé aux Victoires de la musique dans la catégorie « album révélation de l'année ». Ironique pour celui qui connut le succès début 80… Parmi les titres qui comptent grâce à leurs textes simples comme un graal, La pluie qui tombe, Inutile et hors d’usage, Je me souviens, je me rappelle, ou encore Psaume 23. Puis d’autres albums et des chansons comme J'irai au paradis ou C’est moi le printemps. « Un personnage de roman », résume Virginie Despentes.

Il est mort soudainement en 2013 d’un œdème pulmonaire, Laurent Sinclair en 2019 d’une pneumonie.

Il naviguait en des zones sombres de sa psyché et comme moi, ne croyait pas au succès ni à l’échec. (...) La mort ignorée nous offrait la possibilité de vivre au-delà des succès et des échecs. Cela n’avait plus d’importance, nous pouvions vivre sans crainte de ce qui avait été reçu dès le commencement comme parole de Dieu.

De l'échec au succès mondial

Cette biographie qui ne s'étale pas - à l'inverse de cette chronique -, est à l’image du groupe qui en est le sujet, comme de son musicien-compositeur-auteur : créative, stylisée et chargée. La forme est fragmentaire, le contenu dans le mauvais ordre, répétitif comme une chanson de Taxi Girl, philosophique par les sciences, et je dirais que tout est compréhensible si on ne connaît rien du groupe ou de l’époque dépeinte. Les sciences, car Mirwais se révèle moins littéraire, et cet aspect semble expliquer la vraie différence entre le musicien et ses deux acolytes Daniel Darc et Laurent Sinclair, « des dopés littéraires de la pire espèce ».

Ceux qu’il définit finalement comme « ces minables de Taxi-Girl » portaient une approche beat de la vie, Mirwais, c’était plus la littérature de genre, l’imaginaire, pour faire une métaphore (son premier roman Les Tout-puissants (Séguier), est d’ailleurs une dystopie expérimentale). Daniel Darc a commencé à écrire pour devenir romancier dès ses 19 ans, et ce fut son obsession jusqu’à sa mort, terminer un roman. Laurent Sinclair était un érudit. Pour filer la métaphore, les littérateurs méprisent les auteurs de genre, les auteurs de genre détestent les littérateurs.

C’était ça la vraie vie, et rien d’autre. Ils n’allaient quand même pas faire de la littérature ! Raconter des histoires à la con, à des cons qui lisaient des livres, et qui y croyaient. À la place, qu’ont-ils fait ? Ils se sont baisé la gueule entre eux, et surtout, ils ont fait des chansons aux paroles lugubres-lugubres après les deux premiers maxis jooky.

Daniel Darc a écrit de la poésie et des paroles sublimes, Mirwais se tourne finalement vers l'électro, et atteint au succès planétaire avec les Music et American Life de Madonna, dont il compose et produit une très grande partie des titres, et Confessions on a Dance Floor de la même, où il participe dans une moindre mesure.

Les deux derniers membres de Taxi Girl sont restés ce qu’ils étaient dans l’âme : Daniel Darc un rockeur, Mirwais un compositeur-producteur. Les chansons du groupe ont tenu dans le temps grâce aux textes du premier, mêlés aux géniales compositions du second.

Ce livre réjouissant et violent est le premier tome d’une « trilogie Le Show Business ». L’auteur racontera prochainement la suite de sa carrière, partageant la rare expérience de celui qui a connu la marginalité et un de ses titres, Naive Song, utilisé pour les publicités McDonald's et Apple.

Ce premier tome à lire impérativement était celui du romantisme adolescent, les prochains ceux des problèmes d’adultes ?

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com

4 Commentaires

 

Pierre la police

01/04/2024 à 17:47

Taxi girl était un groupe de branleurs passant leur temps à faire la tronche en se prenant pour des samouraïs. On réécoute à présent avec une certaine gêne leur musique et à côté, Indochine ont vraiment l'air de génies mozartiens'. L'arnaque des années 80.

Jax

02/04/2024 à 11:46

Jaloux?

bo

02/04/2024 à 18:13

Quelle boursouflure ce papier ! Tout ces noms propres, ces citations, ces clichés, pour arriver.... à rien. C'est quasi fascinant. :-)

Chris0706

05/01/2025 à 20:00

Article très dense, merci.
Le bouquin de Mirwais, tout "brut de coffre" qu'il soit, donne un éclairage complémentaire à ceux, un peu hagiographiques, de P.Mikailoff (tout excellents que soient ceux-ci).
Une époque révolue, exhumée via une prose spéciale mais qui réveille bien des choses chez le lecteur quinqua.
En 1980 j'étais lycéen, mais cette année rock restera illuminée par trois météores: "Fade to Grey", "Echo Beach", et bien sûr "Cherchez le Garçon".

Taxi-Girl

Mirwais Ahmadzai

Paru le 21/03/2024

256 pages

Séguier Editions

21,00 €

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Ned Beauman est un auteur britannique connu pour ses romans satiriques et teintés d’humour noir. Il a été salué pour son style unique à de nombreuses reprises. Parmi ses œuvres notables, on peut citer L’accident de téléportation (trad. Catherine Richard) sélectionné pour le Booker Prize en 2015. C’est une oeuvre typiquement beaumanienne : innovante, drôle et saturée d’humour noir, dans lequel la science-fiction et la comédie entrent en collision pour créer un récit à l’humour pinçant. 

13/01/2025, 08:58

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Simple visite en Barbarie, sur fond d'hypocrisie européenne

L’itinéraire d’un « cocu de l’Histoire » visitant le paradis socialiste et qui passera vingt ans au goulag avant de retrouver une France où il ne se retrouve plus lui-même.

13/01/2025, 08:51

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De l’ombre à La Pléiade : l’oeuvre intemporelle de D.H. Lawrence

La NRF fait entrer dans sa bibliothèque de la Pléiade D.H. Lawrence, sous la direction de l’écrivain et professeur de littérature anglaise Marc Porée, avec la collaboration de Laurent Bury, également professeur de littérature anglaise et traducteur. Ce volume contient le roman Femmes amoureuses, les nouvelles La Coccinelle, Le Renard et La Poupée du Capitaine, ainsi que le plus connu de ses romans, L’Amant de Lady Chatterley.

10/01/2025, 15:35

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1Q84, d’Haruki Murakami : le labeur ou les fées

Dans 1Q84 (éditions Belfond, 2011, traduction d’Hélène Morita avec la collaboration de Yôko Miyamoto), dès le second chapitre du livre, Tengo, un jeune écrivain, s’entretient avec Komatsu, brillant éditeur antipathique. À travers les propos tenus par ce dernier, Haruki Murakami nous livre une vision schématique de ce que serait le pouvoir romanesque, les facteurs qui le déterminent en profondeur.

10/01/2025, 10:52

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L’art oublié de la correspondance

Les Éditions des Instants ont publié la correspondance entre le moraliste, essayiste, grand ami de Chateaubriand et probablement hypocondriaque, Joseph Joubert, et la femme de lettres, maîtresse du même Chateaubriand, Pauline de Beaumont, qui, elle, est atteinte « d’un mal nullement imaginaire que ni elle ni son entourage n’appellent jamais la tubercule ».

07/01/2025, 11:01

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Italo Calvino dans la Pléiade : se réinventer toujours !

2025 marque les quarante ans de la disparition d’un écrivain de génie et inclassable : Italo Calvino. À cette occasion, la NRF publie, dans sa toujours sublime Bibliothèque de la Pléiade, ses romans dans une édition présentée par l’historien, critique littéraire et traducteur Yves Hersant.

07/01/2025, 10:54

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Al Pacino, l’incroyable destin d’un gamin du Bronx  

Al Pacino est un des comédiens les plus importants de sa génération. Toute une carrière un pied dans le théâtre et l’autre dans le cinéma. L’élève de l’Actors studio a brillé dans la tragédie, de Shakespeare à Francis Ford Coppola. Ce regard qui transperce, cette folie rentrée, ces mémoires les remontent aux jeunes années de « Sonny Boy ». Le passif est lourd chez le rital du South Bronx.

03/01/2025, 16:33

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Le dessin satirique, une voix fragile en Turquie

Les éditions Dargaud frappent fort en cette rentrée littéraire, avec la sortie du tome 2 de Journal inquiet d’Istanbul, d’Ersin Karabulut, traduit par Yigit Bener. Deux ans après le premier opus, l’auteur reprend ses pinceaux pour brosser un portrait franc et sans concession d’une Turquie opprimée par le régime d’Erdoğan. Située entre 2007 et 2017, la décennie prend vie sous le trait caricatural de l’auteur, qui croque sans filtre un pays en proie à l’autoritarisme, offrant une œuvre aussi politique qu’essentielle.

03/01/2025, 15:53

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Être mère pour devenir femme

Au seuil de la quarantaine, Catherine Gauthier, sous les questions incessantes de ses proches, pose le constat suivant : « je pense que je n’aurai pas d’enfant ». Ce n’est pas un dégoût ou un écœurement vis-à-vis de la maternité. Plutôt une observation. Qui ne laisse personne indifférent, à commencer par elle-même. 

03/01/2025, 10:59

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Où en est le Rapport Meadows et l'effondrement mondial ?

En 1972, quatre jeunes universitaires prédisaient, modélisation à l'appui, l'effondrement de notre croissance exponentielle. Abel Quentin nous rappelle le message plus que jamais pertinent de ces lanceurs d'alertes, des collapsologues avant l'heure.

02/01/2025, 17:24

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Kalmann, l’idiot malin, réveille la montagne endormie

En 2023, on avait découvert Kalmann et cet auteur suisse installé en Islande, Joachim B. Schmidt, au parcours pour le moins atypique ! Voici le second épisode traduit en français par Barbara Fontaine : Kalmann et la montagne endormie (Gallimard).

02/01/2025, 10:48

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Dans le jardin de l’hôtel Dean’s, de Céline Debayle : dans la serre d’une fleur du Mal

Tout le monde ne réchappe pas des plans funestes d’un tueur en série au Pakistan. Tout le monde ne jouxte pas l’éden pour connaître l’enfer. Dans les années 1970, à vingt ans, Céline Debayle le fit, et elle raconte cette expérience traumatisante dans son dernier livre, Dans le jardin de l’hôtel Dean’s, publié le 2 janvier 2025, aux éditions Arléa.

01/01/2025, 19:55

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Aliénor d'Aquitaine, l'insaisissable femme derrière l'Histoire

Il y a un point commun à toutes les femmes ayant marqué l’Histoire : elles ont toutes été qualifiées, à un moment ou à un autre, de sorcières, de femmes de petite vertu, de folles, d’empoisonneuses, de monstres, etc. Que l’on pense à Théodora ou Cléopâtre, à Catherine de Médicis ou Marie-Antoinette – et j’en oublie évidemment beaucoup –, pourquoi voulez-vous qu’Aliénor d’Aquitaine fasse exception ?

30/12/2024, 14:36

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Najwan Darwish : un poème sur la muraille d'Acre

Poète universel de Palestine et acteur majeur de la scène culturelle arabe, Najwan Darwish vient de remporter le Grand Prix de Poésie étrangère pour Tu n’es pas un poète à Grenade (Castor Astral), une sélection de poèmes traduits par la puissante plume d’Abdellatif Laâbi. Cette distinction offre au lecteur l’occasion de jeter un nouveau regard sur une poésie dont le souffle et la force d’évocation ne se contentent d’aucune frontière.

27/12/2024, 15:48

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Arthur Rimbaud à travers les manuscrits

La poésie est-elle encore dans la poésie ? Elle ne dégoûte plus personne, et c'est bien ça le problème... Arthur Rimbaud, lui, savait faire horreur, scandaliser, répugner, révolter. Il savait donc aussi soulever les cœurs, faire vibrer. Celui de Verlaine par exemple, qui en savait un rayon sur la grande Beauté.

20/12/2024, 13:12

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3 ouvrages jeunesse pour voyager, rêver et trembler

Un livre à feuilleter à l’infini, qui transporte dans la magie des mythes et de légendes ! Une fable écologique et féministe qui prône le respect de la nature, contre la folie des hommes. Un collège où monstres et démons attendent au tournant… voici trois ouvrages jeunesse pour accompagner les fêtes.

19/12/2024, 10:51

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Ginseng Roots : Craig Thompson cultive ses racines dans le Wisconsin

Ginseng Roots est un roman familial en images, qui embrasse la planète entière, depuis les champs de ginseng du Wisconsin jusqu'aux mégalopoles asiatiques, en passant par les ports de marchandises et les salles de conférence d'Europe. Avec cette nouvelle brique rouge et noire, Craig Thompson confirme qu'il est l'un des auteurs les plus intéressants de sa génération. Explorer cette somme — de travail, de connaissances, de maturité — c'est voyager non seulement d'un continent à l'autre, mais aussi à travers le temps et les âges de la vie.

18/12/2024, 22:43

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De l’action, de l’humour et du silence avec Stanislas Moussé

Avec Pleine lune de Stanislas Moussé (Tripode), nous suivons les aventures burlesques d’un grand costaud un peu nigaud et d’un petit malin un peu vilain. Ce duo de malfrats est à la tête d’une bande sanguinaire qui met la région à feu et à sang et qu’un officier du roi à pour charge d’éliminer.

 

17/12/2024, 12:42

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"Un album sur l’adoption, mais peut-être plus encore sur l’amour"

Dans Une place pour moi de Matthieu Chiara et Maguy Lulu (La joie de lire), un enfant observe le monde. Du haut de ces centimètres, il voit les ventres des adultes. Ils sont de toutes sortes ces ventres : certains sont ronds, et même que parfois, des enfants grandissent dedans. Le narrateur de cette histoire n’a pourtant pas grandi dans le ventre de sa maman, mais s’est blotti dessus des heures durant.

 

17/12/2024, 12:42

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Haruki Murakami : l’emprise du désir

Ode à l’amour fou, Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, d’Haruki Murakami (Belfond, 2002, traduction de Corinne Atlan), est un roman féerique et bouleversant. Troublante et fascinante, l’impression de rêve qu’il sécrète regarde la vie, la mort, la réalité qu’elles engendrent.

16/12/2024, 12:19

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Un immeuble infréquentable, au voisinage démoniaque...

Bienvenue dans l’univers viscéral et intransigeant du Mythe de l'OssuaireLes Résidents, nouvelle pierre angulaire de l’édifice macabre qu'ont bâti Jeff Lemire et Andrea Sorrentino. Si l’horreur contemporaine emprunte souvent des chemins balisés, ce récit explose les conventions pour une expérience immersive, suffocante et délicieusement perturbante.

15/12/2024, 12:07

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Un ballon sur la banquise, la célèbre expédition

En 1897, une expédition en ballon vers le pôle tourne au drame. Ce roman de Harris MacDonald, librement inspiré de cette odyssée tragique, fusionne avec ironie l'ambiance de Jules Verne et celle d'une romance délicieusement old-school. Dans une traduction de Bernard Sigaud (Ed. Phébus).

13/12/2024, 14:18

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À table avec Jean Dutourd !

Quel beau cadeau nous font les éditions Gallimard, par ces temps moroses, en rééditant Le Déjeuner du lundi de Jean Dutourd ! Rien de plus revigorant que ce premier roman dans lequel l’auteur — qui avait vingt-sept ans, en 1947, quand le livre parut — nous relate par le menu l’un des déjeuners qu’il partageait à l’époque avec son oncle et son père. Par Lise Erman.

11/12/2024, 17:33

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Danse, danse, danse, d’Haruki Murakami : la musique de la vie

Danse, danse, danse, d’Haruki Murakami (éditions Belfond, 2019, traduit par Corinne Atlan) est un roman patchwork aux redites obsédantes, recousu à la fin, quand la vérité tombe. Vague et désinvolte, onirique, il s’aiguise à propos, sondant les forces contraires de l’amour et de la mort à partir de personnages en marge, en butte à leur destin compulsif.

10/12/2024, 14:45

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Dernier meurtre au bout du monde : quatre jours pour sauver l'humanité  

Un brouillard destructeur, composé de milliards d'insectes, a envahi la planète il y a près de 100 ans et a « dévoré » les êtres humains. Nul ne sait d’où il provient, ni pourquoi une telle catastrophe a pu se produire. Mais ceci n’est pas l’histoire qui nous importe – pas vraiment. Protégée du brouillard, une île est devenue un Éden inespéré. Le dernier coin de terre épargné. Ici, l’humanité subsiste. Une petite communauté s’est créée autour d’un système pacifique d’entraide et de partage. Cent vingt-cinq habitants et habitantes… jusqu’à ce meurtre. Le tout premier. 

10/12/2024, 12:23

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La propagandiste : Cécile Desprairies, entre occupation et collaboration

Pendant l’Occupation, voici le monde des collabos antisémites décrypté de l’intérieur : dans ce roman autobiographique, l’historienne Cécile Desprairies dresse un portrait intime de son passé familial. Pour mieux s’en libérer.

07/12/2024, 18:51

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Avant que la mémoire s'efface, “testament marin” d'Olivier de Kersauson

On connait tous « l’Amiral » pour ses coups de gueules ou son humour dans les émissions radio. Pourtant, derrière l’image de ce breton au long court, se cache un passeur d’histoire maritime et un humaniste. Par Christian Dorsan.

07/12/2024, 08:41

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Les Éphémères d'Andrew O'Hagan : “Une magnifique illustration de l'amitié”

PODCAST – À travers Les Éphémères, Andrew O'Hagan, romancier originaire de Glasgow (Ecosse) offre une réflexion profonde sur la fragilité de l'existence. Seule ressource pour affronter la vie qui nous est donnée : la force des liens amicaux, souvent mise à l'épreuve de choix difficiles.

06/12/2024, 13:33

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Joann Sfar ou la psychanalyse du dessin par le dessin

Après l’album La synagogue, Joann Sfar poursuit son récit autobiographique en abordant cette fois son rapport au dessin et au décès de sa mère. Ce sont Les idolâtres (Dargaud). Disons-le tout de go : il est difficile de parler de cet ouvrage, car le décortiquer ne pourra jamais rendre justice à la magie qui l’habite. 

05/12/2024, 13:01

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L’escalade horizontale avec Xavier Courteix

C’est plat, mais quand même, c’est joli ! (Editions Flblb) Xavier Couteix nous présente Aster, qui fait de l’escalade à un haut niveau sportif. C’est une passion qui l’habite. Aster est aussi en dernière année d’une école de design à Amsterdam. Il aimerait faire son projet de fin d’études sur l’escalade, et se pose dès lors la question de pratiquer ce sport en pleine ville, de passer des hautes montagnes à un pays bas.

05/12/2024, 11:58

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Crime et Colère simple : l'enquête de Davide Longo continue

Dans Une colère simple (trad. Marianne Faurobert, Éditions du Masque), voici la troisième enquête de l’équipe de choc montée à Turin par Davide Longo, dont la réputation de « nouvelle star du polar italien » est décidément bien méritée. L'auteur était en début d’année la coqueluche des médias transalpins qui l’annonçaient comme la star du nouveau polar italien.

04/12/2024, 15:29

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Les dieux et héros antiques revivent grâce à Édith Hamilton

L'helléniste Édith Hamilton voit son ouvrage majeur, La mythologie - ses dieux, ses héros, ses légendes, rééditée chez Dervy, dans une belle édition illustrée. Dans cette sorte de manuel d’histoire à l'usage de tous les publics, elle revient sur les grands mythes et légendes qui « constituent le fondement même de notre culture et continuent d’inspirer profondément notre époque ». 

03/12/2024, 16:10

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Omega men : faut pas prendre les vessies pour des Lanterns

Tom King et Barnaby Bagenda ont produit, avec Omega Men, un album d’une audace rare. Relecture brillante des codes du space opera, cette aventure s’empare d’un des plus emblématiques héros du corps de Lantern – White Lantern, celui qui réunit toutes les couleurs, parce que non, le blanc n’est pas une couleur, ce sont toutes les couleurs ensemble.

02/12/2024, 17:06

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Le prêtre et le braconnier : traque lugubre pour décor vénéneux

La campagne britannique n'est pas toujours riante : la voici qui sert de décor à un conte noir aux accents gothiques, une scène de chasse où le gibier est une jeune femme et le chasseur un prêtre diabolique. Mais ce sera un tableau plus proche de Jérôme Bosch que de John Constable.

02/12/2024, 16:28

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Le monde contemporain, façonné par les multinationales ?

BONNES FEUILLES — Les multinationales façonnent notre quotidien, qu’il s’agisse de consommer leurs produits, d’admirer leurs marques ou de critiquer leurs pratiques. Mais que sait-on réellement d’elles ? Comment ont-elles acquis leur puissance et leur influence ? Cette œuvre ambitieuse, fruit de la collaboration entre chercheurs et journalistes, propose une fresque mondiale inédite et une analyse critique de leur évolution.

15/01/2025, 18:00

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Les voix des femmes ukrainiennes face à l’invasion russe

Dans un mélange saisissant de poésie et de douleur, Yuliia Iliukha rassemble les voix anonymes de femmes ukrainiennes pour explorer l’impact intime et multiforme de l’invasion russe. À travers des instantanés d’une grande intensité, leurs drames personnels deviennent universels, révélant toute la complexité de l’âme humaine face à la guerre. Traduit par Iryna Dmytrychyn et Agathe Bonin.
 

15/01/2025, 08:30

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Gandahar, édition intégrale

14/01/2025, 18:11

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Barbe blanche et poignard : Le Noël explosif de SANDA

L’attente est bientôt terminée pour les fans de Paru Itagaki, la célèbre mangaka derrière le phénomène Beastars. Dès le 23 janvier 2025, les éditions Ki-oon publieront en France le premier tome de sa nouvelle série, SANDA, traduit par Jürgen Seebeck. Ce manga mêle dystopie, action et comédie décalée, tout en continuant à explorer des thématiques chères à l’autrice, comme le vivre-ensemble et les relations sociales.

14/01/2025, 15:40

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Face à la perfection, qu'est-ce que l'humanité ?

Justin Cronin, auteur du célèbre triptyque Le Passage, revient avec Le Passeur (trad. Sébastien Guillot), un roman dystopique qui interroge notre rapport à l'identité, à la société, et au temps. Cette fois, Cronin explore un monde où l’utopie cache des fêlures profondes : l’individu se confronte à la mécanique implacable d’un système en apparence parfait. Voire, se brise...

14/01/2025, 11:48

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La madeleine de Proust supplantée par des nouilles de sarrasin

Avec Le Restaurant des recettes oubliées – À la carte (trad. Alice Hureau), Hisashi Kashiwai poursuit ses festins littéraires : les saveurs culinaires se mêlent aux arômes de l’âme humaine. Direction le cœur de Kyoto. Un restaurant mystérieux et discret promet de retrouver les plats enfouis dans les souvenirs de ses clients.

14/01/2025, 11:29

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Thriller historique à Boston pendant la Seconde Guerre mondiale

Dans le Boston de la Seconde Guerre mondiale, une journaliste tenace et un agent du FBI réticent s’unissent pour affronter la montée de forces fascistes dans ce thriller historique captivant. Le jeu de la rumeur de Thomas Mullen raduit de l’anglais (États-Unis) par Pierre Bondil.

14/01/2025, 09:00

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L’important, c’est de bien terminer

Vingt ans après ses premières aventures, l’oncle, désormais sexagénaire, traverse une série de crises : la mort de sa mère, un père en Ehpad, l’annonce de son expulsion de son appartement parisien, l’épuisement lié à son métier de professeur, et un corps qui commence à flancher. À cela s’ajoutent des déboires sentimentaux et érotiques qu’il accumule sans relâche.

14/01/2025, 08:00

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Les 5 Terres : rebelles, traque et vengeance à Arnor

La Pointe de Drun revient à Arnor avec une mission claire : éliminer les rebelles et libérer le fils du roi. 

Ce tome marque une nouvelle étape palpitante dans le troisième cycle de la grande série animalière du moment.

 

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Capturé par le GSIM, un groupe terroriste lié à Al-Qaida, Olivier Dubois a passé 711 jours en captivité dans le désert malien. Correspondant pour Libération, Le Point et Jeune Afrique, il travaillait au Mali depuis six ans lorsqu’il a été enlevé. 

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Quand on se retrouve dans une situation de séparation, il n’est pas toujours facile d'y voir très clair. Si les professionnels du droit sont là pour nous aiguiller, il est aussi important de connaître le cadre légal qui entoure toute procédure de garde des enfants, avec le principe de pension alimentaire qui va avec.

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BONNES FEUILLES – Une relecture de la sexualité éclairée par Deleuze, Foucault, le féminisme matérialiste (Wittig) et les théories du genre (J. Butler). Cet essai, traduit de l’anglais par Vanasay Khamphommala,

dans une démarche de philosophie radicale lesbienne, explore notamment le godemiché et ses multiples significations au sein du système patriarcal.

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BONNES FEUILLES – En février 2000, Augusto Pinochet termine 17 mois de détention à Londres. Le juge espagnol Baltasar Garzón semble avoir accompli l'impensable : poursuivre l'ancien dictateur en justice pour génocide, terrorisme et violations massives des droits de l'homme. 

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Autour de Freida McFadden, la fièvre littéraire ne redescend pas

Les semaines se suivent et se ressemblent. Freida McFadden continue ainsi de dominer les librairies et les points de vente. Mais, cette fois, ce n’est pas seulement un doublé : c’est un triplé ! La Femme de Ménage, toujours en tête (37.532), est suivie par son fidèle dauphin Les Secrets de la Femme de Ménage (28.576), tandis qu’un troisième opus, La Femme de Ménage Voit Tout (7593), fait une entrée remarquée dans le top 10 de cette nouvelle semaine (du 30/12 au 5/01), en 8e position. Les trois ouvrages sont des traductions de Karine Forestier.

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BONNES FEUILLES – Pourquoi les filles ne pourraient-elles pas jouer au football, et pourquoi les garçons devraient-ils obligatoirement y jouer ? Qui veut jouer au foot ? de Myriam Gallot est un petit roman inclusif, adapté en version DYS, pour que chacun puisse y trouver son bonheur.

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Aatea, une épopée suspendue entre ciel et mer

Dans un univers où la Nuée domine et où les îles sont des êtres vivants, Anouck Faure nous offre avec Aatea une aventure palpitante et profondément introspective. On y retrouve avec plaisir sa plume poétique et l’originalité de son univers, comme déjà dans La cité Diaphane paru aux éditions Argyll en 2023. L’autrice nous embarque avec Aatea dans un fabuleux récit d’aventure et de fantasy qui explore la quête d’identité et la recherche de ses racines. Par Anne-Charlotte Mariette.

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La critique d’art selon Gustave Roud

Si Gustave Roud était mort à trente ans, il serait resté dans les mémoires comme un critique d’art. Fasciné par les images depuis son enfance, il publie dès les années 1920 des articles sur des sujets aussi divers que les fresques religieuses de Masolino en Lombardie ou les œuvres controversées du peintre suisse René Auberjonois. 

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La neige dans tous ses états

Un voyage mémorable, empreint de riches références culturelles, au cœur de l’univers captivant de la neige. Du poudroiement délicat sur les villes aux sommets immaculés des neiges éternelles, en passant par glaciers, séracs, névés et congères, il explore les multiples facettes de ce phénomène où rêve et réalité s’entrelacent harmonieusement.

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Enquête au coeur du business de la santé féminine

BONNES FEUILLES – « At the end of the day, it’s all about money », disait Gary Kasparov. L'argent dirige tout, et le domaine de la santé n'y échappe pas. La santé des femmes en particulier.

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Arnaldur Indridason croit aux Lendemains qui chantent

Sixième volet des enquêtes de Konrad : les agissements de l’espionnage soviétique en Islande pendant la guerre froide. Traduit de l’islandais par Éric Boury. 

 

Prix Valérien de la Résistance : les sélections 2024

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Voyage au centre d'un dictionnaire Yamana

BONNES FEUILLES — Patagonie. XIXe siècle. Le missionnaire Thomas Bridge rédige un dictionnaire yamana-anglais. Qui fera de nombreux voyages, à travers le monde et les cultures. Michael Hugentobler écrit Terres de feu, une biographie de cet ouvrage. Avec la traduction de Delphine Meylan, l’œuvre paraîtra aux éditions Hélice Hélas. 

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L'ombre portée : Gotham City, version préfecture provinciale du nord-est

Hugues Pagan occupe une place à part, un peu déphasée, au rayon polars. Et son flic fétiche, l'inspecteur Schneider, également. Une fois de plus, voici un roman d'une noirceur désespérée dans une ambiance très seventies. Sans doute pas l'épisode le plus accessible de la série.

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Marie-Caroline d’Autriche, soeur de Marie-Antoinette, racontée

BONNES FEUILLES — Marie-Caroline d’Autriche, Reine de Naples et de Sicile, est sans doute l’une des souveraines du XVIIIe siècle les moins appréciées, tant de ses contemporains que des historiens. Elle est désormais racontée par Alain Blondy aux éditions Perrin. 

07/01/2025, 08:00