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Mes fous, de Jean-Pierre Martin : en flagrant délire

ROMAN FRANCOPHONE – Depuis son autodissolution en 73, la Gauche prolétarienne, tel un Pôle Emploi révolutionnaire, a offert de belles reconversions. Il y eut Benny Levy (rabbin sartrien), Olivier Rolin (écrivain primé), André Glucksmann (père du fils), Gérard Miller (Grosse tête), Serge July (donneur d’avis), Alain Geismar (jospinien égaré) mais aussi : Jean-Pierre Martin, désormais universitaire et écrivain, qui sort un nouveau roman aux Éditions de l’Olivier (2020), intitulé Mes fous. Cours vite, camarade !

Le 27/10/2020 à 10:14 par Maxime DesGranges

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Publié le :

27/10/2020 à 10:14

Maxime DesGranges

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Tout compte fait, John Updike est un con. Dans ses 6 règles à suivre pour une critique constructive, la règle N°1 disait : « Essayez de comprendre ce que l’auteur a voulu faire, et ne l’accusez pas de ne pas avoir accompli ce qu’il n’a même pas voulu tenter. » Mais si, John, on peut accuser un auteur de tout un tas de choses, dont celle-ci. C’est d’ailleurs précisément la tâche que je m’apprête à exécuter sous tes yeux ébaubis, puisque je vais démontrer pourquoi, point par point, Jean-Pierre Martin (JPM) n’aurait pas dû écrire ce Mes fous-là, mais bien un tout autre Mes fous qui n’existera jamais.

Mais d’abord, la « 4 de couv’ ». Un quinquagénaire, Sandor Novick, est à la dérive : ses parents meurent après avoir sombré dans la démence, sa fille Constance est schizophrène, sa femme Ysé le quitte, ses trois fils, Adrien le geek autiste, Ambroise le militant écoradical, Alexandre le fils modèle que rien n’atteint, lui causent bien du souci. Victime de son empathie excessive et fasciné par la folie, Sandor se retrouve à côtoyer tous les fous qu’il croise dans les rues de la ville qu’il sillonne en tous sens, et en tire une galerie de portraits qu’il colle dans son « herbier psychotique ».

Un roman à l’essai

Point par point, disais-je. Pour commencer, JPM n’aurait pas dû adopter la forme romanesque mais plutôt celle de l’essai, à la manière de son remarquable Livre des hontes (2006, Seuil). C’est d’ailleurs un essai que je m’attendais à recevoir après avoir demandé Mes fous à l’auguste et vénérable rédaction d’ActuaLitté. « Quel toupet ! » penseront sans doute les lecteurs et les lectrices circonspects et circonspectes, et pourtant je parie que JPM lui-même est d’accord avec moi, au fond de son petit coeur, même s’il préfèrera probablement s’en tenir à la chronique pleine de sucre que Camille Laurens lui a consacré dans Le Monde.

Lisez-le vous-même : tout au long du roman la forme essayistique démange son auteur. Chassez le naturel universitaire il revient au galop académique. Le narrateur, Sandor, a beau travailler dans une entreprise où l’on parle de « challenge », de « soft skills », de « feed-back » et de « talent management », il profite de son récent chômage pour écumer les colloques universitaires sur la littérature (et un peu la folie, c’est vrai), et ne rêve que d’écriture (et de pouvoir jouer Schumann au piano).

En filigrane, ce sont bien les lectures de JPM qui, quand on connaît un peu le bougre, se retrouvent finalement au centre des recherches de Sandor, desquelles émergent des références de prestige : Wittgenstein, Fitzgerald, Foucault, Michaux, Ginsberg, Artaud, Burroughs, De Quincey, Althusser, Debord, Mandelstam, Cendrars, Hölderlin… Pourquoi ne pas leur avoir donné toute la place qu’ils méritaient en leur consacrant un bel essai dans le plus pur style Martinien, c’est-à-dire accessible, enlevé, érudit et pertinent, plutôt que de nous faire croire qu’un Manager de la France jusqu’à la Navarre aurait le temps et surtout la volonté de se plonger dans le Tractatus logico-philosophicus entre deux brainstormings ?

On devine notamment que l’essai le gratouille et le chatouille quand JPM, las de ses propres personnages, développe enfin l’histoire de Romain Gary et son grand amour schizophrène Ilona Gesmay, puis celle d’André Breton et sa fameuse Nadja, ou bien celle encore du trop peu connu Robert Walser qui, interné en psychiatrie, aurait prononcé cette belle phrase : « Je ne suis pas ici pour écrire, je suis ici pour être fou ». C’est ce que fait magnifiquement JPM dans son Livre des hontes et aussi, si mes souvenirs sont bons, dans son excellent Éloge de l’apostat (2010, Seuil), qui dessinent en creux le parcours tortueux de l’auteur, interrogent ses revirements (ou « l’aventure extraordinaire de se préférer autre », citant Robert Antelme), tout cela en convoquant les grands écrivains qui l’ont aidé à éclairer ses questionnements existentiels. Pourquoi n’avoir pas continué dans cette veine en nous livrant un texte passionnant sur « ses » fous littéraires, pour reprendre à sa façon le flambeau de Raymond Queneau ?

Certes, Sandor assure que « ce n’est pas sur Ilona, Hölderlin, Walser, Nadja, pas même sur les corps errants que je voudrais écrire. C’est sur Constance. Je voudrais écrire l’impossible roman de Constance. » Soit, très bien, mais dans ce cas : où est Constance ? Nulle part. Et c’est bien le problème.

Pas assez, c’est trop peu

Constance, censée être la figure centrale du roman, préoccupation principale de Sandor, n’est guère plus qu’un fantôme, son personnage est à peine esquissé, et le narrateur peut répéter autant qu’il veut que le souci de Constance le réveille la nuit, que Constance le hante, que Constance le fait pleurer chaque jour, ça ne suffit pas à rendre réel un personnage qui aurait pu être très beau, sa relation au père profonde et touchante, si précisément JPM avait été romancier, ce qu’il n’est pas, et ce n’est pas lui faire injure que de l’affirmer.

À y réfléchir, Jean-Pierre Martin est trop sain d’esprit pour écrire un roman sur la folie. De la même manière qu’aucun musicien amateur n’est jamais assez « creep » ni assez « weirdo » pour reprendre le morceau de Radiohead sans en trahir le sens. Les fous sont partout dans Mes fous, dans la rue, le métro, à la campagne et à la ville (une ville de fous que je connais bien puisque JPM et moi avons visiblement arpenté les mêmes rues des mêmes quartiers, Croix-Rousse, les Pentes, la Presqu’île, les quais) et pourtant à aucun moment la folie n’est palpable pour le lecteur sauf peut-être – c’est un comble – dans l’extrait d’un forum sur la schizophrénie recopié in extenso par le narrateur, mauvaise orthographe incluse. Mais c’est trop peu.

JPM n’a pas non plus jugé nécessaire d’explorer les possibilités narratives qui s’offraient à sa propre imagination. Au début du roman, Sandor emménage dans un appartement ayant été occupé avant lui par un psychiatre dont la plaque n’a pas été enlevée. Des patients se présentent à lui en pensant avoir affaire à un remplaçant. Intrigue potentielle prometteuse ! Elle ne sera pas exploitée.

Autre exemple, autre déception : Sandor, qui a « tendance à voir la folie partout » et qui s’inquiète lui-même de sombrer dans la folie (« Je me sens trop vulnérable. Je crains la contagion, la chute mentale imprévisible, le basculement psychique. Je dois faire partie des âmes faibles. »), nous donne l’impression, au fil des portraits de fous qui se succèdent, que le fou c’est peut-être bien lui. On s’attend alors à un basculement imminent qui nous ferait voir le monde de Sandor sous une perspective différente : qu’est-ce qu’être fou, qu’est-ce qu’être sain d’esprit ? Le fou était-il vraiment celui que l’on croyait ?

C’est ce qu’arrive à faire à la perfection Lázló Krasnahorkai dans Guerre et guerre : son fou à lui est tellement atteint, tellement convaincant, que le lecteur en vient à se demander s’il ne serait pas un prophète incompris par les idiots que nous serions. Dans Mes fous, rien de tout ça malheureusement, mais une simple galerie de portraits gentillets sans développement, sans fil conducteur, sans véritable ambition ni progression, et finalement sans profondeur.

Pas plus haut que le bord des choses

Les manquements au devoir romanesque sautent définitivement aux yeux quand on se penche sur la relation de Sandor avec sa femme Ysé, dont le départ a provoqué en partie sa détresse psychique. À un moment, oh joie, Sandor et Ysé doivent traverser le pays ensemble pour chercher Constance. Épisode expédié en quelques phrases laconiques : « Ysé m’a dit : "Il faut qu’on aille tous les deux la chercher, ça la rassurera." Mon cœur s’est soulevé de reconnaissance. Nous sommes partis en voiture la retrouver. Voyage étrangement tendre entre nous. Au retour, quand il a fallu ramener notre fille, ça a été une autre affaire. » Non seulement on ne saura rien sur la tendresse du voyage et son étrangeté, mais on n’en saura pas davantage sur l’ « autre affaire » du retour avec Constance. En fait, on ne sait jamais rien sur quoi que ce soit.

Cette impression de lire la déposition d’un rapport de police tapé à deux doigts se renouvelle dans le train du retour après une visite de Sandor et Ysé chez leur fils Alexandre : « Pendant le voyage, avec Ysé, nous avons parlé paisiblement, évoqué des souvenirs. À un moment, on s’est tenu la main. On a pleuré. » Que d’émotion ! Quelle écriture virtuose ! J’imagine, allons-y, Crime et châtiment réécrit par nos auteurs contemporains : « J’ai tué la vieille usurière et sa sœur. Puis j’ai jeté les bijoux dans la Volga. Ensuite, j’étais chez moi. À un moment, Sofia est arrivée. On a évoqué quelques sujets. J’avais de la fièvre. Puis la Sibérie. »

J’ai beau être Martinal, j’ai mal

Voilà encore un point pour lequel Jean-Pierre Martin aurait dû résister à l’appel du roman : le style. Tenez. J’ouvre au hasard le Livre des hontes que j’ai sous la main. Voilà des phrases qui, à mes yeux, ont une certaine tenue, un rythme, une consistance, une matière : « Regardez-les, ces grands dadais, ces grandes gigues, ces petits gros, ces visages rougissants, ces gamines mal dans leur peau. Ils, elles ne savent que faire de leurs bras, sont engoncés dans leurs vêtements, traînent les jambes, émettent des bredouillis. Un corps maladroit et gauche qui pousse de partout malgré soi, des seins qui surgissent, mal à l’aise d’être là, sous les regards indiscrets, l’apparition des règles qui se vit comme une souillure : c’est un âge boutonneux et mal dégrossi, bourgeonneux, turgescent et pubescent, tributaire comme jamais du langage des autres comme de leur regard, où le rougissement a gagné en gravité (l’enfant qui rougit est encore charmant, l’adolescent qui rougit commence à payer le prix de ses hontes puériles), où les mots des autres vous offensent et vous emprisonnent – la godiche, le puceau, la grande bringue, le pot, le boudin, le mal attifé, le binoclard, le gros, le racho… »

Ça ressemble à ce qu’on appelait, à une époque, un style. Or, dans Mes fous, Jean-Pierre Martin semble avoir été atteint lui aussi par la pandémie de ponctuation qui fait des ravages dans la littérature française depuis des années maintenant. Prenons quelques passages symptomatiques de la maladie : « Aujourd’hui, une carte de Rachel. Elle est au Bahamas. Avec Maginot, j’imagine. Carte très sobre, très conventionnelle. Où est sa drôlerie ? Où est son cynisme ? Elle est rentrée dans le rang. Son psychiatre l’a recadrée. » Je trouve ici que l’auteur a été trop prolixe, trop exubérant. Essayons de faire plus sobre : « Carte de Rachel. Bahamas. Avec Maginot. Sobre, conventionnelle. Drôlerie ? Cynisme ? Rentrée dans le rang. Recadrée. » Voilà qui est plus digeste pour le lecteur à l’estomac décidément trop sensible.

Le douanier de la Belle Prose que je suis peut encore laisser passer sous son radar des petites phrases de contrebande comme : « Il me l’a fait louper, putain de bordel de merde » ou bien : « Ça caillait ». Mais comment un pianiste de Jazz et lecteur averti de Céline comme JPM peut-il ne pas se rendre compte du manque d’élan, de variations, de musicalité, bref comment peut-il se satisfaire de ces phrases construites à la chaîne comme les barres d’immeubles d’une cité dortoir : « Un homme qui pleurait. C’était touchant. Il était dévasté. Il bafouillait dans ses larmes. Ses phrases étaient difficiles à comprendre. En fait, il était révulsé de colère. Une mousse sortait de sa bouche à chaque phrase. Il pleurait de rage. Je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il disait, la raison de son gros chagrin. Je lui ai posé des questions pour élucider un peu l’énigme. J’ai fini par comprendre. Il ne pouvait plus s’adresser aux petites filles comme il le voulait, maintenant. Il aimait tant parler aux petites filles. » Littérature de marteaux-piqueurs ! « Aaaaah c’est rare un style monsieur ! », disait Céline dans une célèbre interview télévisée. Comment lui donner tort.

Inconstance de Constance

J’ai bien compris que Sandor n’était pas destiné à sombrer lui-même dans la folie et qu’il ne cherchait à côtoyer la folie des autres que pour « tenter d’approcher l’énigme Constance ». Mais plutôt que de résoudre cette énigme, plutôt que de s’y plonger complètement, JPM démissionne de son propre sujet et l’abandonne en cours de route, délaissant le lecteur du même coup. Sandor : « Moi, j’aimerais pouvoir sauver Constance. Constance et tous mes fous. » Mais qui Sandor cherche-t-il à sauver sinon lui-même ? Si le sort de Constance ne l’intéresse pas, qu’il la confie au moins au lecteur !

Car survient notre dernière déception quand JPM évacue brutalement Constance en l’échangeant contre Ambroise le fils écoradical, sans autre justification qu’un besoin de trouver une cheville narrative pour passer de la folie des villes à la folie des champs. D’un coup : « Je suis prêt à tout pour plaire à Ambroise », « Ambroise, c’est un peu moi », « Ambroise serait fier de moi. Je pense souvent à lui. Le souci d’Ambroise me fait diversion. Il a pris le pas sur celui de Constance. Il est nettement moins désespéré. Je me dis : Au fond, j’ai un ami, c’est Ambroise. » Et le lecteur qui se demande ce que devient la pauvre Constance, dans tout ça ? Qu’il se rassure, elle est sauvée : « Un nouvel antipsychotique la stabilise. » Fin. Littéralement.

Jean-Pierre Martin - Mes fous - L'Olivier - 9782823616644 - 17 €

Dossier : Les romans de la rentrée littéraire : 2020, l'année inédite

 

DOSSIER - Prix littéraire Frontières-Léonora Miano 2022 : dignité humaine, acceptation de l’autre

Par Maxime DesGranges
Contact : contact@actualitte.com

1 Commentaire

 

Nicole Charlier

15/02/2021 à 01:18

Je ne suis pas du tout d’accord avec votre article critique : je viens de lire Mes Fous et j’en sors totalement bouleversée !!! Un parcours sur le fil du rasoir du monde de la folie , à travers ce personnage émouvant , complexe , trop empathique envers les désaxés , les perdus de la société - oui il veut comprendre la maladie de sa fille , qui même absente est bien le centre du livre , il lui court après avec l’amour du désespoir ! Un beau texte , et qui apprend au lecteur des anecdotes , des faiblesses de nos fous célèbres , écrivains ou musiciens ! Belle écriture vraiment !!!!!

Mes Fous

Jean-Pierre Martin

Paru le 27/08/2020

153 pages

Editions de l'Olivier

17,00 €

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Deux époques (1981 et 1992), deux séries de braquages, deux enquêtes. Le britannique John Harvey excelle dans la peinture sociale de l’Angleterre des années Thatcher et l’on retrouve ici avec plaisir l’inspecteur Resnick, grand amateur de jazz et de blues, même si ce n’est pas le meilleur épisode de la série.

22/01/2026, 07:00

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Chevaliers, vikings, samouraïs : une histoire globale de la guerre médiévale  

Il y a quelque chose d’assez réjouissant à voir Jean Lopez, si familier des poussières d’acier du XXᵉ siècle, quitter un instant les chenilles des panzers pour aller écouter grincer les hauberts, claquer les arbalètes et tonner les premières bombardes. Après avoir récemment publié la première biographie en français du « maître des panzers », il endosse ici un rôle différent : celui de chef d’orchestre. 

21/01/2026, 13:28

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Contrapaso, chroniques noires de l’Espagne franquiste

Contrapaso, une nouvelle série policière qui reconstitue pour nous l'Espagne des années cinquante, les années Franco. Une intrigue dense, digne d'un roman noir, étayée d’anecdotes véridiques, écrite par une dame (Teresa Valero) qui nous rappelle les basses oeuvres du régime franquiste.

21/01/2026, 12:34

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Bienvenue dans la “ville des solitudes cabossées”

Ici, les miracles ont un goût de ciel. Et tout se présente comme si le roman contenait une ville entière en ses pages. Pas seulement un décor, mais une respiration, une pulsation puissante, une manière d’habiter le monde. Avec Adeline Fleury pour guide.

21/01/2026, 10:38

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Mille millilitres de Ganymède : histoire d’un corps “poreux dans lequel le monde vient s’échouer”

Dans la mythologie grecque, Ganymède est enlevé par Zeus pour en faire son amant dans l’Olympe. Mythe de la jeunesse et de la beauté éternelle, l’image fantasmée de Ganymède hante la culture homosexuelle depuis fort longtemps. Chez Philippe Savet, Ganymède, jeune gay, disparait en sortant d’une soirée clubbing ivre de drogue et de sexe.

21/01/2026, 10:25

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Un téléphone échangé, une vie dévoilée : Delphine de Vigan explore l'intimité numérique

Je suis Romane Monnier intrigue par son point de départ d’une banalité trompeuse : un téléphone échangé par erreur à la fin d’une soirée ordinaire. Rien de spectaculaire, et pourtant tout bascule. Delphine de Vigan s’empare de ce minuscule incident pour ouvrir une faille, puis une brèche, dans le quotidien de son personnage principal. 

20/01/2026, 16:38

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Ce que savent les arbres : doute, science et survivance

Le roman Les vœux Flottants de Marie B.Levy s’ouvre sur une disparition brutale : celle de Myron, biologiste engagé dans des recherches sensibles, dont l’avion s’abîme en mer alors qu’il rentre d’un déplacement professionnel.

20/01/2026, 16:37

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Freida McFadden transforme le top des ventes en résidence secondaire permanente

On ne sait plus trop comment l’aborder, désormais : Freida Mcfadden reste en première place, avec 21.908 exemplaires écoulés sur cette semaine 5 (26 janvier - 1er février). Et le reste… devient presque lassant, parce qu’après La femme de ménage (trad. Karine Forestier), viennent évidemment les suites de ses aventures.

06/02/2026, 10:27

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Chroniques d’une période incertaine

Pendant environ quatre années, la pandémie due au Covid-19 m’ayant contraint de vivre dans l’intemporel, j’en ai profité pour regarder de plus près le temps passer. Dans la situation de l’homme dont les jours sont comptés au-delà du raisonnable, j’ai noté sur des papiers ce qui faisait que tous ces jours comptaient malgré tout pour moi. 

06/02/2026, 08:00

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Notes, compétition, échec : repenser la réussite scolaire

À force de considérer que la performance scolaire repose uniquement sur les notes, les devoirs et la compétition, l’école oublie une réalité essentielle : les élèves ne sont pas des machines à apprendre, mais des individus à accompagner et à éveiller. Dans cet ouvrage, Naïm Bououchma questionne les fondements d’un système éducatif qui montre aujourd’hui ses limites.

06/02/2026, 07:00

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Une vie structurée par la course à pied

En 1912, le Japon s'ouvre au monde. Shizo Kanakuri, un étudiant de 20 ans, rejoint la Suède en transsibérien afin de participer au marathon des Jeux olympiques de Stockholm. Le départ de la course est donné sous une chaleur accablante. Autour du trentième kilomètre, à bout de force, le coureur japonais vacille. Abandonne. Trouve un refuge. Avant de disparaître… 
 

05/02/2026, 08:00

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L’amour, version séquestration

Enlever Yosep leur semblait être la plus belle preuve d’amour. Pour quatre de ses admiratrices dévouées, un poster accroché au mur ne suffisait plus : elles le voulaient pour elles toutes seules. Et après tout, n’étaient-elles pas en train de lui rendre service, en le délivrant du fardeau de la célébrité ?

05/02/2026, 07:00

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Ce roman imagine le pire choc culturel possible : survivre à son siècle

Un récit qui transforme le voyage dans le temps en expérience intime, bureaucratique et profondément humaine : voilà la promesse, tenue, de ce récit singulier. D’emblée, la découverte du projet donne le ton, entre banalité administrative et vertige conceptuel : « Nous voyageons dans le temps, annonça-t-elle, comme si elle décrivait une cafetière. Bienvenue au ministère. »

04/02/2026, 15:44

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Un adolescent brisé devenu monstre moderne

Christophe Penalan happe par son intrigue aussi bien qu'un malaise diffus – avec une efficacité presque brutale. Dès les premières lignes, l’atmosphère se charge d’une tension froide, presque clinique, avec une promesse ambiguë qui sonne comme un piège. Derrière l’ironie macabre, tout est déjà là : la mise en scène, la solitude, la fracture psychique. À paraître le 4 mars.

04/02/2026, 13:48

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Rai Rai Rai : la comédie SF qui propulse l’invasion extraterrestre au cœur du corps humain

Dans un monde marqué par les séquelles d’une guerre dévastatrice entre l’humanité et des forces extraterrestres, certaines créatures alien subsistent encore sur Terre. Pour gérer cette menace résiduelle, des entreprises spécialisées interviennent afin d’éliminer les spécimens jugés les moins dangereux. Rairairai, signé Yoshiaki sortira chez Ki-Oon début mars.

04/02/2026, 07:00

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Entre fantômes familiaux et capitalisme global : voyage à Hong Kong avec Grace Ly

Ici, tout commence par une bascule — presque physique — quand la narratrice pose le pied sur un territoire qui n’est ni totalement étranger, ni réellement familier. Dès les premières pages, une tension s’installe : « À l’instant où tu foules le sol d’une terre neuve, tu ne peux plus vraiment savoir de quoi tes journées seront faites. » 

03/02/2026, 11:46

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Résidence Jean Monnet 2026 : un appel à candidatures tourné vers la Pologne

La Résidence Jean Monnet 2026 ouvre son appel à candidatures pour accueillir un ou une écrivaine européenne à Cognac d’octobre à novembre 2026. En lien avec la programmation du festival Littératures Européennes Cognac, consacré cette année à la Pologne, la résidence s’adresse prioritairement à un auteur ou une autrice polonaise déjà traduit en français. Le ou la résidente bénéficiera d’un hébergement, d’une bourse d’écriture et participera au festival du 18 au 22 novembre.

03/02/2026, 10:35

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Saint-Soleil, l’utopie rebelle de la peinture haïtienne

Haïti, 1975. André Malraux arpente les hauteurs d’un morne reculé en surplomb de la baie de Port-au-Prince pour y rencontrer une petite communauté de peintres constituée de paysans et d’artisans qui y a surgi. 

03/02/2026, 08:00

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Un bébé abandonné dans un quartier populaire

Alertés par un habitant ayant entendu des pleurs alors qu’il descendait les poubelles, les pompiers découvrent un nourrisson au fond d’un conteneur. 

03/02/2026, 07:00

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L'Ami secret

02/02/2026, 09:58

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Les Ensablés - Les hommes sont pressés, de Juliette Pary

Née Julia Gourfinkel en 1903 à Odessa, mais venue en France à la suite de la Révolution russe de 1917, Juliette Pary  (1903-1950) a été une journaliste de gauche pour divers périodiques (Marianne, Regards, Le Journal Juif, etc.) à l’époque du Front populaire, menant des reportages parmi les milieux populaires, traitant des questions sociales ; traductrice notamment de Stefan Zweig et d’Hermann Hesse, d’Agatha Christie et de romans populaires américains pour la revue hebdomadaire Confidences ; auteure elle-même de polars désopilants et d’un remarquable roman non moins burlesque, Les Hommes sont pressés, paru chez Gallimard au printemps 1934. Par François Ouellet.

31/01/2026, 13:29

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Tu n'auras pas de mal à la marier !

30/01/2026, 12:41

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La bascule de la Méditerranée : une enquête qui fait entendre la mer “respirer”

Méditerranée tropicale (trad. Eliane Patriarca) s’ouvre sur un geste d’écriture qui refuse la carte postale. Simenon sert de boussole, presque sèche : « La Méditerranée est… La Méditerranée est… La Méditerranée. » Stefano Liberti part de là, et choisit le récit de terrain, scène après scène, pour montrer une mer qui change de régime.

30/01/2026, 11:55

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Meilleures ventes : pour les livres, Lemaitre, étalon

Une semaine n'en suit vraiment pas une autre – ou alors une tendance globale : contrer la vague McFadden revient à vider la mer à la petite cuillère. La femme de menage reprend du poil du balai (ou le fil de l'aspirateur, au demeurant) et la tête des meilleures ventes de la semaine 4 (19-25 janvier) : 24.497 exemplaires écoulés pour le titre traduit par Karine Forestier.

30/01/2026, 10:23

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Neom

29/01/2026, 12:45

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Quand Héphaïstos meurt de faim : Chroniques d'un dieu boiteux

Un dieu qui meurt de faim. L’image frappe, dérange, intrigue. Et elle ouvre un roman qui prend la mythologie à rebours, la retourne comme un gant, la fait passer par le filtre d’une conscience fatiguée, lucide, presque contemporaine. Dès la première phrase, Héphaïstos impose sa voix : « Je suis affamé. C’est à ce moment précis que commence cette histoire. » Le ton est donné. Ce ne sera pas une épopée héroïque, mais une chronique de la disparition, un journal d’agonie divine. À paraître le 6 février.

28/01/2026, 12:26

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Les années bienheureuses du châtiment

28/01/2026, 11:49

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When devils sing

27/01/2026, 16:00

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Entre Mad Max et The Walking Dead : Derrière la chair, une enquête qui retourne le cerveau

Un braquage, une caméra mentale, un flic qui refuse le folklore : Derrière la chair démarre comme un direct d’info en mode halluciné. « Il a suffi de moins de cinq minutes pour un butin de plusieurs dizaines de milliers d’euros. » La phrase claque comme un flash, aussitôt suivie d’un mythe médiatique, “Le gang des 1 000 visages”. Le roman s’amuse de cette dramaturgie publique pour mieux la démonter, glissant dans les interstices du réel, là où la procédure devient obsession. À paraître le 12 février.

27/01/2026, 11:31

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L’Écriventure : disssection de la naissance d’un écrivain

On entre dans le livre de Charles Pennequin comme on ouvrirait une malle de carnets, de bribes, de voix attrapées au vol. Ici, le récit ne raconte pas seulement une vie : il scrute la naissance de l’écriture elle-même, comme si le texte cherchait son propre moteur. Dès les premières pages, une quête obsédante s’impose : « Je cherche quelque chose. C’est à l’intérieur. C’est quelqu’un, je veux le trouver. ». Voilà le point de départ : une enquête intime, presque policière, pour retrouver « l’homme du fond des mots ».

27/01/2026, 11:12

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Violences conjugales : les adolescents ne sont pas épargnés

Les violences conjugales ne concernent pas seulement les adultes. Elles touchent aussi les adolescents, souvent dans le silence et l’incrédulité générale. Dans cet essai à la fois percutant, intime et engagé, Capucine Coudrier revient sur sa première histoire d’amour, marquée par la violence psychologique, physique et sexuelle.

27/01/2026, 08:00

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Comment réchauffer un petit pingouin glacé ?

Sur la banquise, un petit pingouin grelotte. Son chapeau ne lui suffit pas pour affronter le froid polaire. Comment se réchauffer ? Jamais à court d’idées, notre héros se lance. Le voilà qui tricotte une belle écharpe rouge.

27/01/2026, 07:00

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1979 : le roman (bientôt) culte qui dissèque cet Occident en chute libre

1979 appartient à la catégorie  : un livre qui capte une époque dans sa matérialité, ses obsessions, ses contradictions, et les restitue avec une froide précision. Christian Kracht installe son récit dans l’Iran pré-révolutionnaire, à travers le regard d’un narrateur occidental, compagnon d’un certain Christopher, figure fascinante et toxique, autour duquel gravite un monde d’excès et de désenchantement.

26/01/2026, 11:18

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Le destin d’un tirailleur algérien engagé de force dans la Première Guerre mondiale

Avec Bachir, le brave tirailleur, Idir Tas fait revivre le destin d’un tirailleur algérien engagé de force dans la Première Guerre mondiale, arraché à son village kabyle pour combattre sur les fronts français. À travers le parcours de Bachir, membre de sa propre famille, l’auteur restitue une mémoire longtemps reléguée au second plan et rend hommage au courage des Poilus comme à celui des tirailleurs algériens. Un récit publié chez L’Harmattan, en librairie le 12 février.

24/01/2026, 07:19

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Arundhati Roy : le portrait bouleversant d’une mère entre amour et chaos

Mon refuge et mon orage (trad. Irène Margit) compte parmi ces texte qui ne racontent pas seulement une histoire : ils ouvrent un chantier intérieur, une excavation intime où le souvenir, la colère et la tendresse se disputent chaque phrase. Arundhati Roy livre un récit où la mémoire devient matière littéraire, et la mère, figure centrale, un personnage presque mythologique, entre abri et cataclysme. À paraître le 12 février.

23/01/2026, 17:18

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Meilleures ventes : Pierre Lemaitre marche sur l’Amérique

Un classement qui ne bouge pas, mais qui confirme une chose : l'un des romanciers préférés des Français tient ses promesses et ne faiblit pas face à l’Américaine Freida McFadden. Il est toujours premier pour cette nouvelle semaine, du 12 au 18 janvier.

 

23/01/2026, 12:16

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Maternité, science et colère : Le Théorême du flamant rose démonte les mythes de la grossesse

La maternité est souvent racontée comme une évidence intime, un horizon désiré. Le Théorème du flamant rose prend le contre-pied de cette narration lisse. Jennifer Kerner y propose une enquête hybride, mêlant autobiographie, anthropologie et histoire des sciences, pour démonter les illusions entourant la grossesse et la condition maternelle. Le livre frappe par son ambition encyclopédique, mais aussi par sa capacité à transformer l’expérience personnelle en objet de savoir. Sortie le 12 février.

23/01/2026, 11:23

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Paris 1917, la guerre jusque dans les rues

Avec Maudite soit la guerre, Gwenaël Bulteau signe un polar historique publié par La Manufacture de livres, attendu en librairie le 5 mars 2026. Situé dans le Paris éprouvé de 1917, le roman mêle enquête criminelle et drame intime sur fond de Première Guerre mondiale, en suivant des personnages pris entre élans patriotiques, secrets enfouis et choix impossibles dans une ville sous tension.

23/01/2026, 08:00

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Une certaine tristesse, récit d’une enfance bouleversée

Une certaine tristesse, de Mattis Savard-Verhoeven, paraît le 5 mars aux éditions La Peuplade et suit Noé, un enfant qui, après un exercice de simulation de fusillade dans son école, choisit de ne pas retourner en classe et de prendre la fuite pour écrire son histoire, celle d’un garçon marqué par la mort récente de sa grand-mère et hanté par une question simple et vertigineuse : comment faire pour ne pas disparaître.

23/01/2026, 07:00

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Le Parc national du Mercantour

22/01/2026, 17:25

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Apprendre à repérer les menteurs avec Alexis Laipsker

Avec Qui vous ment ?, Alexis Laipsker signe un ouvrage consacré au mensonge et à ses mécanismes, dans lequel il s’attache à démontrer que repérer un menteur est à la portée de tous, sans compétences techniques particulières, en s’appuyant sur l’observation, la compréhension des comportements humains et l’expérience du bluff.

22/01/2026, 08:06

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Un amour impossible sur l’île de Groix : le pari romanesque de Sophie Tal Men

Avec Malgré tout ce qui nous sépare, roman signé Sophie Tal Men et publié chez Albin Michel le 26 février, l’autrice bretonne plonge ses lecteurs au cœur de l’île de Groix en pleine Occupation, à travers le destin de Rose, une sage-femme confrontée à l’irruption de la guerre dans son intimité. Dans cette fresque romanesque, l’amour, le courage et la solidarité se heurtent à la violence des conflits et à l’épreuve de l’altérité, interrogeant la possibilité d’aimer quand tout semble condamner la rencontre.

22/01/2026, 07:03

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Le réel augmenté : Insula de Théo Casciani

21/01/2026, 11:48