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L'art de la fiction, notes pratiques à l'intention des jeunes écrivains

Les règles élémentaires de l’écriture de fiction

Le 10/05/2019 à 15:24 par Maxime DesGranges

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10/05/2019 à 15:24

Maxime DesGranges

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ESSAI – Toujours non traduit à l’heure actuelle (si un éditeur passe par ici, sait-on jamais), l’essai de l’écrivain et universitaire américain John Gardner (1933-1982) délivre avec précision et pédagogie sa fine connaissance des techniques d’écriture de fiction qu’il a enseignées pendant de longues années lors de ses cours de creative writing, à Raymond Carver notamment, dont il a été l’un des maîtres.

Quand faire commencer un roman ? Quelle longueur accorder à la partie d'exposition (suivant la division aristotélicienne début – milieu – dénouement) ? Quelles informations doit-on y distiller ? Quand introduire ses climax ? Comment équilibrer ses parties ?… Autrement dit : « Existe-t-il des principes artistiques généraux à respecter si l'on veut écrire une œuvre de fiction ? » demande tout anxieux le jeune apprenti écrivain, qui rêve d’écrire enfin sa tétralogie d’Heroïc Fantasy mettant en scène des batailles épiques entre orques et elfes dans un monde fictif entièrement cartographié de sa main au crayon de papier sur ses quatre feuilles de Canson méticuleusement scotchées entre elles.

Pas de panique, jeune apprenti : John Gardner est là pour tout t’expliquer. Pour Gardner comme pour beaucoup d’anglo-saxons, la réponse est « oui » (rappel : la question était : existe-t-il des principes généraux etc.), en précisant néanmoins que ces principes se situent à un tel degré d'abstraction qu'ils n'offrent que peu d'aide au jeune écrivain. Ces principes ne sont d'ailleurs pas absolus mais relatifs, puisque chaque règle qui s’instaure est aussitôt dépassée par une nouvelle invention, ce qui donne au genre romanesque sa plasticité ayant conduit à son hégémonie sur les autres genres.

Et s'il existe des règles et des formules pour la littérature ordinaire, facilement publiable, il n'en existe pas pour la fiction de qualité. Par ailleurs, quand bien même existerait-il des règles définies pour la fiction de qualité, l'écrivain talentueux n'est pas celui qui s’y conformerait strictement, mais celui qui ferait confiance à sa sensibilité, son instinct et son goût.

Pour autant, comme pour toute discipline créative, il existe un certain nombre de fondamentaux, de bases à connaître pour arriver à la maîtrise de son art. Ce sont ces fondamentaux que Gardner se propose d’explorer. En effet, il est rare de trouver des écrivains qui n'aient pas fait l'apprentissage de l'écriture de fiction. Jack London est sans doute le meilleur exemple de l'autodidacte complet. Mais même Hemingway, qui réprouvait l'apprentissage universitaire (« Just go away and write », conseillait-il) a tout de même bénéficié du regard avisé de Sherwood Anderson et de Gertrude Stein.

Une chose est sûre : aucun de ces grands écrivains ne s'est assis derrière son bureau pour « s'exprimer ». Ils ont cherché à raconter telle histoire ou telle autre, ou pour mélanger telle forme avec telle autre, produisant un nouvel effet. L'expression personnelle, quel que soit le plaisir qu'on puisse en tirer, vient presque accidentellement, de façon inévitable, par surcroît.

« Comment apprendre à bien écrire ? En étudiant la littérature à la fac, pardi ! » se dit le jeune apprenti écrivain anxieux et désormais naïf. Naïf car pour Gardner, plutôt que de suivre des études qui ne sont pas faites pour améliorer son écriture, le plus important est tout simplement la pratique, qui se compose de deux impératifs simples : « lire largement et écrire continuellement ». C'est ce qui différencie l’écrivain professionnel de l'occasionnel : pour le premier, la technique et la pratique deviennent une seconde nature, comme pour un pianiste (d’ailleurs, pour en arriver là, Gardner donne en fin de livre toute une série d’exercices pratiques d’écriture pour permettre au jeune écrivain de faire ses gammes).

Au-delà de ces deux impératifs, Gardner énumère trois règles élémentaires à suivre : n'essaye pas d'écrire avant de maîtriser les fondamentaux, n'écris pas seulement sur « ce que tu sais », mais choisis un genre ; crée une sorte de « rêve fictionnel » dans l'esprit du lecteur et évite comme la peste tout ce qui pourrait l'en sortir et l'en distraire. Revenons plus en détail sur chacun de ces points.

1/ Maîtriser les fondamentaux

Selon Gardner, un lecteur d'aujourd'hui lit un livre avant tout pour y découvrir, pour le dire dans sa forme la plus simplifiée, un personnage en mouvement. L’intrigue se situe alors « dans l'actualisation du potentiel qui existe dans un personnage ou une situation » (Aristote). Partant de là, Gardner place le triptyque « personnage, intrigue, action » (dans cet ordre) au centre de l'écriture romanesque, avant le style (question qu’il développe plus loin). Il ne rejette pas pour autant ce qu’il appelle la « métafiction » (ou unconventional fiction), seulement, dans la métafiction, le discours prévaut sur l'action (exemple : le Nouveau roman). En cela, Gardner explore avant tout la mécanique de la fiction conventionnelle.

Gardner présente dans une liste non exhaustive les fautes courantes qui constituent selon lui les marques d'une écriture maladroite : sur-utilisation de la voix passive, phrases introductives comprenant systématiquement un infinitif au début, variation brutale ou inappropriée du registre de langue, manque de variété des phrases (longueur, sujet-verbe-complément), rythme des phrases (métrique, accentuation), rime accidentelle, explications superflues alors que l'action suffit (il ne faut pas céder à la tentation d'expliquer), et confusion focale (par exemple un personnage perçoit ce qu'il n'est pas censé pouvoir percevoir, à cause d'une intrusion inopinée du narrateur).

Ce que Gardner souligne en définitive est une des règles fondamentales bien connue des cours de creative writing : « Show, don't tell », ce qu'on peut traduire par : « Il faut montrer, non démontrer. » Gardner estime que toute information peut (doit) être transformée en action ou dialogue. En résumé, jeune apprenti, plutôt que d'expliquer que Bhaldùr est un vieil orque aigri parce qu'il souffre d'une sciatique, il vaut mieux montrer Bhaldùr donnant un coup de pied au chat qui dort sur son passage, puis se mettre à engueuler quelqu’un pour une broutille avant d'aller se plaindre à Gùndahl-le-vertueux que sa sciatique le fait toujours souffrir. De cette façon le lecteur a plus de chances de rester immergé dans le « rêve fictionnel ».

Gardner énumère ensuite rapidement trois fautes grossières (mais mineures) qu'on trouverait trop souvent dans la mauvaise littérature :

   - 1/ poser les actions d'un événement dans le désordre (exemple donné : « Tournant, dribblant près du sol pour se mettre en position de tir, il se retrouva bientôt étalé par terre, du fait qu'une cheerleader surexcitée s'était mise sur son chemin. » Les faits sont donnés dans le désordre. D'abord la cheerleader doit se mettre sur le chemin, ensuite il y a le choc, puis le joueur se retrouve par terre, cela permet au lecteur de faciliter la visualisation de la scène dans son esprit.)
 - 2/ insertion de détails bêtement exécutée (qui donne de nombreux clichés littéraires, par exemple le personnage qui s'aperçoit dans un miroir, ce qui donne l'opportunité bienvenue d'en faire la description physique, ou pire : il se voit dans le cadran d'une horloge pour symboliser le poids des années qui marque son visage).
 - 3/ et certaines bizarreries dans l'imitation de difficultés de prononciation et d'énonciation des personnages (hum, ugh, d-d-d-d-don't) dont l'objectif est d'ajouter une touche de vérité mais qui, utilisées excessivement, sonnent souvent faux.

Mais ces fautes-là, qui relèvent de la maladresse, ne sont rien comparées aux trois fautes majeures suivantes, que Gardner qualifie carrément de « fautes de l'âme » :

   - 1/ la sentimentalité, qu'il différencie des sentiments et de l'émotion en la définissant comme une tentative d'obtenir un effet sans fournir les causes appropriées. Exemple : faire mourir un chaton juste parce que tout le monde trouve ça triste, sans fournir les causes profondes de cet événement. Dans une bonne fiction, le lecteur doit être ému par les personnages et les événements, non par l'émotion falsifiée de celui qui nous raconte l'histoire et qui insiste pour que nous soyons émus ensemble.
 - 2/ la frigidité, qui consiste à un manque de sérieux et de profondeur dans le traitement d'un matériau qui lui, est profond et sérieux. C'est aussi la façon que l'auteur a de s'intéresser plus à lui-même qu'à ses personnages. Or l'auteur se doit d'entrer profondément dans les émotions de ses personnages pour les comprendre, autant qu'il doit le faire pour des personnes réelles. Pour résumer, il s'agit d'un manque de sensibilité et d'attention au sujet traité. Pour Gardner, la frigidité est l'une des pires fautes possibles en littérature, car souvent à la base d'autres fautes. C'est la frigidité qui fait que l'auteur se concentre davantage sur la forme que sur le fond, c'est aussi ce qui le conduit à la sentimentalité (fausses émotions).
 - 3/ le maniérisme, qui provoque une sortie du « rêve fictionnel » par des tics de style, par une intrusion intempestive de l'auteur par son style, lorsque l'auteur veut absolument nous montrer comme il est différent des autres, comme il manie la langue avec brio. Quand l'écrivain frigide manque de sentiments puissants, quand l'écrivain sentimental met du sentiment là où il ne faut pas, l'écrivain maniéré s'intéresse davantage à sa propre personnalité – et son ego – que celle de ses personnages.

Pour éviter toute tentation de maniérisme stylistique dont l'écrivain débutant est toujours la proie, on peut se souvenir ici d'une citation de David Hare : « Style is the art of getting yourself out of the way, not putting yourself in it. » (Le style, c’est l’art pour l’écrivain de savoir dégager le passage, pas de se mettre en plein milieu).

Voici pour les premières erreurs, petites et grandes, à éviter. Mais alors, comment atteindre la fameuse « maîtrise » ? Pour cela, il faut procéder par étapes, être régulier et rigoureux. Gardner conseille de commencer par plancher sur de petites unités. Écrire des nouvelles est déjà trop long, et le résultat sent trop souvent l'amateurisme. Il s'agit plutôt de s'exercer dans un premier temps à écrire un bon dialogue entre deux personnages, travailler les descriptions selon différentes contraintes, etc. Travailler successivement sur des petites unités aide peu à peu l'écrivain débutant à prendre confiance dans son écriture, car il n'a pour l'instant pas à se préoccuper du message qu'il veut faire passer, ni de la construction d'une intrigue trop complexe qui va souvent lui échapper. De cette façon, l'écrivain débutant prend aussi conscience qu'un roman se compose d'une succession d'unités plus ou moins longues. Unité description, suivie d'une unité dialogue, suivie d'une unité action, etc. En décomposant la structure de la fiction, il est plus facile ensuite de les articuler de façon cohérente. Ce n'est qu'un fois ces exercices bien intégrés qu'il peut se lancer dans l'écriture de nouvelles, puis d’œuvres de fiction plus longues sans avoir peur de s'y perdre.

En imaginant que le jeune écrivain maîtrise désormais les fondamentaux (grammaire et syntaxe, variation des phrases, structure des paragraphes, faire la différence entre émotion et sentimentalité, étudier la construction du personnage, discerner bonne et mauvaise action dramatique, etc., car c'est bien l'étude de la technique qui mène l'écrivain à la maîtrise littéraire – non pas les excursions en canoë ou les périples solitaires au fond des bois, pour répondre à ceux qui conseillent aux jeunes écrivains de vivre des expériences plutôt que de s'exercer à bien écrire), une question qui revient souvent est : de quoi doit-on parler ? On en vient donc à étudier la deuxième règle élémentaire de l’écriture de fiction.

2/ Choisir un genre plutôt qu’un sujet

Gardner répond que le premier sujet de la fiction est, et a toujours été, l'émotion humaine, les valeurs et les convictions / croyances (beliefs). Il évoque un vieil adage de professeur consistant également à dire : « Écris à propos de ce que tu connais ». Or, selon Gardner, rien ne peut limiter davantage l'imagination.

Une meilleure réponse, bien que toujours imparfaite, pourrait être : « Écris le genre d'histoire que tu connais et aime le plus – histoire de fantôme, science-fiction, histoire réaliste sur ton enfance, peu importe. » Gardner affirme que l'unité de pensée primitive, la base consciente ou inconsciente à partir de laquelle l'artiste organise et sélectionne les détails de son travail, est le genre. C'est évident en musique. On peut se tenir à un genre strictement, ou croiser les genres, etc., en gardant à l'esprit que le croisement des genres se trouve derrière la plupart des chefs-d’œuvres littéraires de la tradition anglo-saxonne, toujours selon Gardner.

Cela dit, connaître son sujet en profondeur est primordial, autant que l'acuité du regard que l'écrivain porte sur le monde, qualités indispensables à toute œuvre de fiction de qualité. Gardner s'appuie sur l'exemple de Steinbeck en se demandant pourquoi l'écrivain américain a « raté » Les Raisins de la colère. D'après lui, le livre aurait dû faire partie du panthéon littéraire américain. Mais alors que Steinbeck savait tout ce qu'il y avait à savoir sur les « Okies » et les peines qu'ils connurent lors de leur voyage en Californie pour trouver du travail, il ne connaissait rien aux ranchers californiens qui les employaient et les exploitaient, il ne s'est pas intéressé aux raisons qui les poussaient à agir comme ils le firent, et, selon l'avis de Gardner, le roman donne finalement un « mélodrame agaçant dans lequel la complexité du Bien s'oppose à un Mal pas crédible et caricatural ».

Après avoir révisé ses fondamentaux et choisis un genre dans lequel écrire son histoire, le jeune apprenti écrivain devra impérativement maîtriser la troisième règle élémentaire de l’écriture fictionnelle, l’une des plus importantes.

3/ Créer un « rêve fictionnel »

L'un des principes que John Gardner juge essentiel pour considérer une œuvre de fiction réussie est ce qu'il appelle, selon une formule de R.L. Stevenson, la « fiction en tant que rêve » (fiction as dream) qu'on appellera ici « rêve fictionnel ». Gardner estime que l'une des tâches premières de l'écrivain est de créer une sorte de rêve dans l'esprit du lecteur qui ne soit jamais interrompu. La moindre interruption de ce rêve, par un excès de style, par une syntaxe non maîtrisée ou par un manque de précision visuelle dans la description d'une scène, sont les erreurs à ne jamais commettre.

Dans une grande œuvre de fiction, le rêve nous engage corps et âme, car nous nous confrontons à des problèmes fictifs comme s'ils étaient vrais : nous sympathisons, pensons, et jugeons. Si l'effet du rêve se doit donc d'être puissant, le rêve doit être saisissant et continu ("vivid and continuous") – saisissant parce que si les choses ne sont pas claires dans notre esprit à propos de ce dont nous rêvons (qui et où sont les personnages, ce qu'ils font ou essaient de faire et pourquoi) nos émotions et notre jugement s'en trouveront désorientés, dissipés, ou bloqués ; et continu parce que le cours de l'action interrompu sans cesse aura nécessairement moins de force qu'une action conduite de façon fluide du début jusqu'à sa conclusion.

Pour Gardner, il faut faire en sorte que le rêve se déroule comme les images d'un film dans l'esprit du lecteur. L'auteur distrait le lecteur – met pause dans le film – quand, par un glissement technique ou par une « intrusion égoïste » dans le récit, il permet (ou force) le lecteur de s'arrêter de penser à l'histoire (il arrête de voir l'histoire) pour penser à quelque chose d'autre. Évidemment, certains auteurs jouent avec cet impératif, et font en sorte de ne pas laisser le lecteur entrer dans le rêve, mais il s'agit plutôt dans ce cas, selon Gardner, de métafiction.

La première et plus importante erreur de son point de vue est donc l'interruption du « rêve fictionnel ». Gardner juge que dès que le lecteur se met à penser à l'auteur ou au texte au lieu de l'histoire, le rêve est rompu, et c'est une faute. Il compare cette faute à un dramaturge qui interromprait sa pièce en plein milieu de la représentation pour rappeler au spectateur que c'est bien lui qui a écrit tout ça.

Pour cela, l'auteur doit utiliser une syntaxe claire et précise afin d'éviter au lecteur d'avoir à décoder les phrases. Ainsi, même si l'écriture passe toujours par une phase d'imitation, le meilleur moyen pour un écrivain amateur de faire fausse route, serait de chercher à imiter le style compliqué et sophistiqué du grand écrivain qu'il admire. Or le jeune écrivain devrait plutôt se concentrer dans un premier temps sur la continuité du « rêve fictionnel », exercice suffisamment périlleux en soi pour ne pas y ajouter la contrainte du style.

Mentir en disant la vérité, et inversement

Gardner s'interroge ensuite sur la relation entre vérité et fiction. L’œuvre de fiction doit-elle dire la vérité ? Quel genre de vérité la littérature nous révèle-t-elle ? La question est depuis toujours liée à la création romanesque. Quelle que soit la nature d'un texte, l'objectif de l'écrivain est de faire croire que l'histoire qu'il raconte est vraie, ou vraisemblable, en s'appuyant sur la célèbre formule de Coleridge qui définit le pacte auteur / lecteur autour de la « suspension momentanée et volontaire de l'incrédulité, qui constitue la foi poétique ». Pour parvenir à obtenir cet effet, l'auteur doit s'investir avec sérieux dans la précision du détail.

Car contrairement à l'auteur de contes qui, lui, profite naturellement de la « suspension de l'incrédulité » (la formule « Il était une fois » précise d'emblée au lecteur la nature fictive du récit qu'il découvre), le réaliste – au sens large – doit faire croire à la vérité. Quand le travail d'un écrivain « réaliste » est convaincant, tous les effets, même les plus subtils, ont des causes implicites et explicites. Par ailleurs les détails (ou preuves) authentifiant l'histoire à chaque étape du roman ne sont pas seulement l'élément central de la fiction réaliste, mais de toute fiction.

Le travail d'un écrivain réaliste ne peut se contenter du nom exact des rues et des boutiques ou des description des gens du voisinage, il doit nous présenter, moment par moment, des images concrètes tirées de son observation du comportement des gens, et il doit rendre compte des connections entre ces moments, les gestes exacts, les expressions faciales, ou les tournures de phrases qui, dans une scène, font aller les êtres humains d'une émotion à une autre, d'un instant précis au suivant. L'auteur doit continuellement présenter des « preuves » au lecteur, sous la forme de détails précis, confirmant la véracité prétendue des événements qu’il raconte.

Bien sûr, il faut garder à l'esprit la différence entre histoire vraie et vraisemblable. Le fait que l'histoire soit vraie ne déleste pas le romancier de la responsabilité de créer des personnages et des événements convaincants. En tant que lecteur, nous nous demandons sans arrêt : « Une mère dirait-elle vraiment cela ? » ou « Un enfant penserait-il vraiment de cette façon ? » et le romancier peut considérer avoir réussi son travail si nous répondons inévitablement « Oui » à ces questions. Si l’auteur a mal fait son travail, le lecteur n'est pas convaincu, quand bien même l'auteur lui présenterait des événements dont il a été réellement le témoin dans sa vie.

L'art subtil de la description fonctionne selon le même principe. Gardner estime qu'une bonne description ne peut se borner à indiquer au lecteur où l'action se déroule, dans quel cadre et quelle atmosphère, s'il fait beau, s'il pleut, etc. Une bonne description doit aller plus loin : elle constitue un moyen de descendre loin dans l'inconscient de l'écrivain, pour y trouver des indices à propos des questions que sa fiction doit poser, et, avec un peu de chance, le guider vers les réponses. Il ne s'agit pas simplement de décrire une ferme, il faut évoquer une ferme décrite par quelqu'un avec une humeur particulière, des sentiments particuliers, intriqués dans une façon de voir le monde à ce moment donné. Pour cela, il doit user de la force symbolique des images qu'il utilise dans sa description. Il lui faut découvrir le signifiant des choses et les communiquer, ce qui pour l'écrivain constitue un seul et même acte.

Les sept éléments de la maîtrise littéraire

Après une plongée dans les différentes formes de technique d'un point de vue théorique, Gardner énumère les éléments auxquels doit se confronter l'écrivain débutant pour atteindre enfin la maîtrise littéraire. Il en sélectionne sept, que nous simplifions ici à l'extrême :

1/ L'imitation : il y a deux façons de procéder par imitation pour améliorer sa technique ; soit utiliser une forme ancienne et non familière pour présenter et analyser un sujet moderne, soit se lancer dans l'imitation ligne par ligne d'un texte existant, pour comprendre de l'intérieur les subtilités et les mécanismes du style d'un grand auteur.

2/ Le vocabulaire : en avoir trop n'est pas forcément un avantage, car une utilisation mal maîtrisée peut mener à la pédanterie. À ce propos, Hemingway, connu pour son style épuré, disait : « Bien sûr que je connais moi aussi de grands mots, mais je m'efforce par tous les diables de ne pas les utiliser. »

3/ La phrase : leur longueur, leur texture, leur rythme déterminent le sentiment, l'émotion que l'auteur veut véhiculer. Une phrase courte ne provoque pas le même effet qu'une phrase longue.

4/ Le rythme poétique : Gardner se lance dans une longue et instructive démonstration sur la métrique et l'accentuation des phrases dans un texte en prose, avec de nombreux exemples.

5/ Le point de vue : il développe ensuite un argumentaire sur les avantages, inconvénients et dangers de l'utilisation de la 1ère personne, de la 3ème personne subjective, de la 3ème personne objective…

6/ Le délai : comment créer du suspense, tout en gardant à l'esprit le danger de sortir le lecteur du « rêve fictionnel » ou de le manipuler avec trop d'insistance, ce que le lecteur n'apprécie pas.

7/ Le style : il évoque le danger de la volonté du débutant de vouloir trouver sa propre voix à tout prix. Toutefois, il y aura toujours des auteurs qui persisteront avec insistance à vouloir créer un style nouveau ; dans ce cas, Gardner leur dit : Allez-y (Go for it).

Construire une intrigue

Gardner se penche enfin sur le problème de l''intrigue. En s'appuyant sur de nombreux exemples, il explore les risques, les pièges, les facilités, avantages et inconvénients de chaque méthode de construction d'intrigue. Selon lui, il existe trois façons différentes de dérouler une intrigue (dans son acception moderne) : en partant de l'emprunt d'une histoire traditionnelle ou d'une anecdote tirée de la vie, en travaillant à rebours de son climax, ou en travaillant à partir d'une situation initiale.

Dans tous les cas, le climax doit être à la fois inévitable et surprenant (pour être à la fois persuasif et intéressant). Prenons l'exemple d'une histoire typique de conflit entre deux personnages, disons un orque et un elfe. La valeur du récit dépendra de la capacité de l'auteur à créer deux personnages puissamment convaincants lancés dans un conflit irréconciliable, que chacun des deux présente des aspects dignes de notre sympathie, en d'autres termes que chacun suive des valeurs réelles mais mutuellement exclusives. Pour que le climax soit persuasif, on doit nous montrer dramatiquement pourquoi chaque personnage croit ce qu'il croit, et pourquoi l’elfe ne peut en aucun cas se réconcilier avec les valeurs que défend l’orque, son antagoniste. Et de la même façon, nous devons comprendre pourquoi les deux personnages en conflit ne peuvent simplement s'éviter, nous devons comprendre ce qui les mène l'un à l'autre et rend la guerre entre l’Orquanie et l’Elfédie inévitable. Les personnages, en conflit avec la situation même, doivent être forcés d'agir par les événements.

Dans le cas des romans « architectoniques » où plusieurs lignes d'intrigues s'entremêlent, chacune centrée sur un personnage fort ou un groupe de personnages (par exemple Anna Karenine), chaque ligne doit être philosophiquement en liaison avec les autres (ici la vie de Levine et celle d'Anna, l'un se dirigeant vers son salut, l'autre vers la damnation). Car le dénouement d'un roman n'en marque pas seulement la fin, il en marque l'accomplissement. Ici, enfin, le lecteur comprend tout, émotionnellement sinon intellectuellement, et tout pour lui devient symbolique. Or ceci est, bien entendu, un effet qui n'est pas prévisible par l'auteur dans la confection du roman. Et ceci ne peut être enseigné.

Mais en ayant déjà accompli tout ceci, l'écrivain débutant n'a franchi que la première étape de toute fiction se voulant sérieuse. Le plus important reste à faire s'il veut atteindre le niveau d'une grande œuvre. « Mine deeper », disait Melville, creuse plus profond, c'est-à-dire qu'il faut aller chercher le sens fondamental des événements, en organisant une imitation de la réalité, elle-même articulée autour d'une question ou d'un thème suggéré par le problème du personnage. Car le roman doit accepter sa corrélation naturelle avec les questions métaphysiques, rejoignant ici l'avis de George Steiner pour qui chaque grande œuvre d'art pose forcément la question de l'existence ou de la non existence de Dieu. Cela ne signifie pas que tout grand roman se doit de poser cette question-là à un moment ou à un autre, comme un passage obligé, mais que d'une certaine façon, le roman doit se hisser au-delà de lui-même, soulevant des questions qui le dépassent.

Surtout, la fiction ne doit pas se contenter de nous distraire de nos problèmes ou de nous amuser, elle ne se contente pas d'élargir nos connaissances sur les gens et les endroits du monde, mais elle doit nous aider à comprendre, ou à remettre en cause, ce que nous croyons, elle renforce nos qualités les plus nobles, et nous conduit à nous sentir perplexes par rapport à nos fautes et nos limites.

Il y aurait beaucoup à discuter sur la conception que se fait John Gardner de l’écriture de fiction, et plus largement sur les cours de creative writing tels qu’ils sont enseignés de plus en plus, notamment en France où la discipline fait doucement son entrée à l’Université. Mais il est malheureusement impossible ici de restituer les nombreuses nuances qu’apporte l’auteur aux principes que nous retranscrivons ici. Mais qu’on le rejoigne ou pas, tout auteur, apprenti comme confirmé, trouvera matière à réflexion sur sa pratique (censée être) quotidienne de l’écriture. Et dans tous les cas, c’est un livre qui mérite largement de connaître une traduction française.

John Gardner - The art of fiction - Vintage Books - 1983 - 224 p.

Par Maxime DesGranges
Contact : contact@actualitte.com

2 Commentaires

 

LesMotsPassants

23/05/2019 à 17:23

Très bon article, très complet. Je me tiens aux aguets pour ne pas louper sa sortie en version française ! Merci pour cette découverte très intéressante !

Roos Céline

31/05/2019 à 09:22

Son recueil de nouvelles The Art of Living and other stories n'est pas traduit non plus. Quel plaisir ce serait d'avoir le droit de les traduire! La seule façon de procéder possible est-elle qu'un éditeur achète les droits de traduction aux maisons d'édition l'ayant publié jusqu'à présent?

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Ce onzième livre de Marie-Hélène Lafon est exceptionnel (et nous l'avions déjà dit, mais cédons au plaisir de le répéter) : il est expérimental à l’image de son titre elliptique. Le livre, construit par ellipses, laisse la possibilité au lecteur de s’y mirer totalement, de se faire ses propres fictions. De laisser son imaginaire vagabonder sans jamais s’épuiser. 

13/04/2026, 07:00

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De la guerre à la science : les livres qui éclairent notre époque

Entre sciences, histoire, société et fiction, la Booksletter de la semaine compose un panorama intellectuel dense, où chaque ouvrage éclaire une tension contemporaine. Du planétarium d’Eise Eisinga aux bombardements de Tokyo, des couvents baroques aux conflits de garde d’enfants, ces lectures interrogent les structures politiques, culturelles et sociales qui façonnent nos représentations, nos savoirs et nos héritages collectifs.

11/04/2026, 09:56

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Dans les boîtes à gâteaux de Lucette Routaboul, surgit toute la mondialisation

À Sainte-Cécile-du-Cayrou, Lucette Routaboul n’a presque jamais quitté son territoire. Pourtant, sa vie traverse les guerres, l’exode rural, la modernisation agricole, l’Europe, le numérique et jusqu’à ChatGPT. Jean-Robert Jouanny tire de cette trajectoire une microhistoire ample et précise, où une femme, une ferme et une commune deviennent le miroir inattendu d’un siècle entier.

10/04/2026, 11:12

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“La littérature, c’est l’univers” : un livre dans la vie de Primo Levi

Le nouveau livre de Fabrice Gaignault est un chef-d’œuvre. Un livre raconte le livre de Roger Vercel Remorques qui a accompagné Primo Levi au camp d’Auschwitz. Chez Gaignault qui a un très bel itinéraire d’écrivian, on sent et on sait un amour intarissable des mots et de la littérature : et c’est ce que Un livre ne cesse de confirmer au travers du prisme des figures de Levi et de Vercel.   

10/04/2026, 09:54

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Vraiment le plus beau métier du monde ? Ce n’est pas rien d’être prof...

« Il y a deux genres de profs, les profs à sacoches à bout de bras et les profs à sacoches sous le bras, ce ne sont pas les mêmes. Et puis : une invasion de profs avec des sacs à dos. » Dominique Fabre brosse le portrait de l’Éducation nationale à travers des histoires de profs, d’élèves, de parents d’élèves, de proviseurs et d’inspecteurs d’académie comme on passerait des diapos au retour de vacances. 

09/04/2026, 17:19

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Hélène Vecchiali : faut-il vraiment “déconstruire” les hommes ?

Et si la « déconstruction des hommes » n'était pas la solution... mais le symptôme d'un immense malentendu ? Voici la thèse d'Hélène Vecchiali, dans un ouvrage paru aux éditions Trédaniel.

09/04/2026, 14:49

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Quand un carnage à Paris mène au coeur de mafia russe, en Sibérie

Jeff Pasques crée la surprise avec ce polar rythmé qui emmène le lecteur et le commandant Delestran au fin fond de la Sibérie, chez les eunuques scoptes !

07/04/2026, 16:35

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Amour et goulag : au cœur de la Kolyma

Antoine Sénanque raconte l’histoire d’une humanité. En pleine guerre froide, dans un désert de glace, voici la Kolyma, camp de travaux forcés. Pourquoi avoir choisi la Kolyma ? Il fallait tisser une grande histoire d’amour. Tous les protagonistes sont des personnages de combattants, c’est ce qu’il fallait pour retrouver ce souvenir de la Kolyma. C’est ce qu’il fallait pour tisser une grande histoire d’amour.

07/04/2026, 09:55

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Hitchcock, Afghanistan, Lamarck : les livres qui éclairent le monde

Du cinéma d’Hitchcock aux échecs stratégiques américains en Afghanistan, des débats sur l’héritage de Lamarck aux mystères persistants de la conscience, la Booksletter traverse disciplines et continents. À travers essais, récits et polars, elle met en lumière des ouvrages qui ne se contentent pas d’expliquer le monde : ils en révèlent les tensions, les angles morts et les récits concurrents.

04/04/2026, 06:00

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Le Petit Prince : un livre d’art pour comprendre la naissance du chef-d’œuvre

Pour les amoureux du Petit Prince et des beaux objets : Gallimard publie le fac-similé du manuscrit d’Antoine de Saint-Exupéry, à l’occasion du 80e anniversaire de la parution française de l’ouvrage. Un retour à la source, au tremblé du geste, à l’hésitation créatrice, à l’intelligence en mouvement.

03/04/2026, 18:33

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Java 1989-2006 : l’anthologie qui rappelle comment la poésie a dynamité les années 1990

Longtemps dispersée dans les numéros d’une revue devenue culte, l’aventure Java ressurgit en anthologie. Jean-Michel Espitallier, Vannina Maestri, Jacques Sivan et leurs complices y réinstallent une poésie de circulation, de collision et de bricolage. Un livre massif, inégal parfois, mais décisif pour comprendre comment une revue a déplacé durablement les lignes du poème contemporain.

03/04/2026, 07:00

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Minjung : direction les ténèbres de la Corée mafieuse avec Ian Manook

Second épisode des aventures coréennes de l'ex-inspecteur Gangnam au Pays des matins-gueule-de-bois, hérités du système mafieux des dictatures. Au menu touristique : de la violence, pas mal d'humour et une pincée de poésie.

02/04/2026, 15:22

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I'm not MM de Daniel Charneux : tout sauf une ravissante idiote

« À quoi sert la vie, sinon d’être soi-même ? » confie Marilyn Monroe à un journaliste qui la questionnait sur son installation à New York. Blonde platine comme Jean Harlow, elle connaitra comme elle la célébrité et une vie sentimentale chaotique, l’une mourra à 26 ans, l’autre à 36 ans après 3 mariages et une trentaine de films. 

02/04/2026, 09:00

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Le Folioscope de Magali Desclozeaux : on ne coupe pas la parole d’une muette

La poésie s’invite toujours là où ne l’attend pas : dans la grisaille du quotidien, dans la béatitude de l’esthétique ou les méandres de nos doutes. Dans la littérature, elle surgit dans l’interstice de l’absurde, espace lumineux entre la réalité et la projection de celle-ci.  

01/04/2026, 09:00

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Relire Graham Greene à l’heure des illusions politiques

Flammarion remet en circulation Un Américain très discret et Notre homme à La Havane, rien que ça, dans des éditions confiées à Claro en plus : le retour d’un écrivain qui n’a pas seulement raconté le XXe siècle, mais en a saisi la mécanique morale, politique et sentimentale.

31/03/2026, 18:08

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Kò Mawon, l’archipel des possibles

2074, Lanvil. Mégalopole caribéenne futuriste, qui ne cesse de grandir, de se développer, de strates en strates – cette créature urbaine et ultra-technologique est promesse d'opportunités et de libertés. Pourtant, au cœur de cette mégalopole utopique, des bombes explosent. La violence, qui jusqu’ici existait uniquement dans l’ombre, éclate en plein jour… 

31/03/2026, 17:04

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La Divine Comédie comme vous ne l’avez jamais vue : Dante illustré par Botticelli

Cette édition de La Divine Comédie de Dante, illustrée par Botticelli, traduite par Jacqueline Risset et publiée aux éditions Diane de Selliers, est, comme toujours avec cette maison d’édition, un petit chef-d’œuvre. Le travail éditorial est remarquable : qualité des reproductions, respect des formats, mise en page pensée pour faire dialoguer texte et image sans jamais sacrifier l’un à l’autre. Tout cela au service d’un texte que Dante lui-même qualifiait de « poème sacré ».

31/03/2026, 11:52

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Ombres chinoises d’Olivier Mas : quand la DGSE joue aux échecs à Abidjan

L'espionnage ordinaire raconté par un ancien de la DGSE. Pas d'effets spéciaux pyrotechniques, pas d'expédition commando, mais une partie d'échecs captivante pour tenter d'approcher un espion chinois.

31/03/2026, 10:06

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Sébastien Lapaque, au chevet d’une conversation perdue

Avec Échec et mat au paradis, Sébastien Lapaque ne signe ni une biographie, ni un essai universitaire. Il tente autre chose, de plus grand, de plus délicat, de plus risqué : approcher un instant dissous dans l’histoire, une rencontre dont il reste peu de traces. Au Brésil, en 1942, Stefan Zweig et Georges Bernanos se sont rencontrés. L’un allait bientôt mourir. L’autre poursuivrait son combat contre l’abominable lâcheté de son temps.

30/03/2026, 15:30

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Entre Écosse et Californie, une enquête en reflet

Voici sans doute le roman policier le plus original et le plus surprenant du moment sinon de l'année : deux enquêteurs que tout oppose - une cousine de Miss Marple et un clone de Harry Bosch - cherchent à élucider des crimes très semblables, en Écosse et en Californie. Du moins c'est comme ça que ça commence, ensuite… faudra vous débrouiller...

30/03/2026, 12:33

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Pourquoi Daredevil : La Main du Diable reste l’un des virages les plus noirs pour Matt Murdock

Matt Murdock fait partie de ces super-héros qui finissent par administrer les coups. Et regarde l’abîme avec la conviction d’y mettre de l’ordre – oubliant que l'abîme le regarde à son tour. Dans les ruelles saturées de peur, de suie et de justice malade, The Devil’s Hand saisit ce moment rare où un vigilante cesse de courir après le chaos et décide, erreur fatale, de le gouverner.

30/03/2026, 11:59

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Cyberpunk 2077 : la morsure de Night City

Night City ne promet rien, sinon une belle manière de pourrir debout sous les néons. Entre médecine privatisée, deuil sous implants et pannes qui mettent la ville à nu, Cyberpunk 2077 : L’intégrale T01 ausculte un futur qui ressemble furieusement à notre présent sous stéroïdes. Le chrome y brille moins qu’il ne saigne : assez pour rappeler qu’en cyberpunk, la modernité a souvent l’odeur d’un court-circuit. 

30/03/2026, 10:10

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Argent, religion, société : de Bernardo Valli au bouddhisme radical

Il y a des semaines où l’actualité avance en klaxon, en slogan, en poussière numérique. Et puis il y a ce contretemps salutaire : des livres qui ralentissent la cadence, remettent les faits à hauteur d’intelligence et forcent le regard à tenir. La Booksletter revient dans cet interstice, là où le bruit du monde cesse un instant d’être du bruit pour redevenir matière à penser, à douter, à lire.

28/03/2026, 09:32

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Fusillade, clans rivaux et vengeance : un polar nerveux dans les bas-fonds parisiens

Guerre des gangs à Paris entre le clan des Algériens de Montreuil et celui des Gitans de la banlieue sud. Au milieu, les flics, le lecteur et un toubib dévasté par le chagrin d’avoir perdu sa chérie dans un règlement de comptes. Une balle perdue qui réclame vengeance.

28/03/2026, 07:30

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Brèche : futurs hypothétiques et poésies temporelles

Voilà bientôt 10 ans que la fin de la Sixième République a sonné. Depuis, on tente de se reconstruire, autant mentalement qu’au sein de communautés parfois bancales. D’un côté, les riches – ces personnes-là n’ont pas à s’inquiéter de quoi que ce soit, pourrait-on penser. Ils et elles sont protégés, habitent de belles maisons, ont de quoi manger tous les jours, avec des implants de virtualité. 

27/03/2026, 14:18

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Octobre 1789 : quand les femmes font basculer la Révolution française

Qui n’a pas appris à l’école qu’au début du mois d’octobre 1789, des femmes allèrent chercher « le boulanger, la boulangère et le petit mitron » à Versailles ? L’histoire est connue, du moins le croit-on. Le docteur en histoire et écrivain Loris Chavanette s’applique, dans son nouveau livre Les femmes entrent en Révolution. 5-6 octobre 1789, publié chez Tallandier, à faire en sorte que « l’intime et l’exceptionnel de ces deux jours d’octobre » soient au cœur de ce récit.

26/03/2026, 16:15

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Charles Poitevin dissèque la dépression, en cognant fort

Charles Poitevin n’entre pas dans la dépression par la porte noble du grand roman psychologique. Il y entre en scooter, au guichet d’une poste, dans le crachin administratif, avec le sentiment très français d’être broyé par des procédures plus petites que lui et plus fortes que tout.

26/03/2026, 14:38

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Raharimanana revisite le mythe d’Ibonia dans Terre et ciel

Terre et ciel, de Jean-Luc Raharimanana, paraît aux Éditions Rivages le 6 mai 2026 et propose une réécriture contemporaine du mythe malgache d’Ibonia, en suivant le parcours d’un héros promis à une princesse qu’il devra reconquérir au terme d’un long voyage initiatique.

18/04/2026, 08:23

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Manon Apithy raconte les coulisses de son titre olympique

L'or de la vie - Dépasser mes peurs et mes limites, signé par Manon Apithy et publié chez Robert Laffont, paraît le 13 mai : la championne olympique de sabre y retrace son parcours et livre une réflexion personnelle sur la réussite, entre exigences sportives, fragilités et quête d’équilibre.

18/04/2026, 07:17

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La supérette du bord de mer

17/04/2026, 15:00

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Succès immédiat pour Fred Vargas : Adamsberg propulse les ventes

Le commissaire Adamsberg est de retour : Fred Vargas signe un come-back remarqué, comme d'habitude, avec Une unique lueur (Flammarion), qui s’installe directement en tête du classement dès sa sortie, avec 38.110 exemplaires vendus pour cette nouvelle semaine (06/04 au 12/04).

17/04/2026, 11:48

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Les Plus Jeunes Années du monde, ou la forêt devenue menace politique

Dans l’Utah, l’apparition d’arbres rouges luminescents fait vaciller l’ordre du monde. Marie-Lorna Vaconsin transforme ce surgissement végétal en roman d’anticipation politique, où se croisent traumatisme, emprise sectaire, enfance défigurée et espoir d’une riposte du vivant. Une fiction dense et âpre, qui fait de la forêt un révélateur de toutes les violences humaines.

17/04/2026, 11:43

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Changer sa manière d’enseigner pour faire réussir tous les élèves

Un livre qui offre une autre vision de l’École, débarrassée de ses fins utilitaristes et mise au service de la compréhension du monde. Un manuel qui offre des pistes aux enseignant·es pour maintenir une pratique d'exigence intellectuelle avec les élèves. Pour redonner du sens à l’École et au métier d'enseignant.

17/04/2026, 08:00

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Fuir la figure parentale... et revenir en courant

Un petit chien vit avec une lapine nommée Marsa qui le materne beaucoup et lui répète sans cesse ce qu’il doit faire et ne pas faire! Il décide de partir loin d’elle pour explorer le monde. 

17/04/2026, 07:00

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Ravagés de splendeur, ou Rome explosant de désir

Avec Ravagés de splendeur, Guillaume Lebrun ne ressuscite pas seulement Héliogabale : il fait de son règne une scène de confrontation entre les corps, les croyances et le pouvoir. Porté par trois voix qui s’entrecroisent, le roman transforme la Rome antique en territoire de désir, de violence et de bascule politique, avec une langue qui éblouit autant qu’elle déborde.

16/04/2026, 12:56

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Eau : le livre qui démonte le mythe de l’abondance

L’eau n’est plus, dans cet essai, une simple question d’environnement. Simon Porcher en fait le point de rencontre des crises contemporaines : climat, agriculture, santé, énergie, inégalités, démocratie. En retraçant la longue histoire de sa maîtrise et de ses conflits, il montre comment une ressource tenue pour acquise devient le révélateur brutal de nos impasses collectives.

16/04/2026, 12:55

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Marie-Lorna Vaconsin imagine un monde au bord de la rupture

Avec Les Plus Jeunes Années du monde, roman de Marie-Lorna Vaconsin à paraître chez Actes Sud le 13 mai, l’autrice imagine un monde troublé par un phénomène inexplicable où des chênes se mettent à émettre une lumière rouge, tandis que deux trajectoires solitaires cherchent à renouer avec les autres.

16/04/2026, 09:29

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Fantômes et giboulées : un manoir où les morts viennent dire adieu

Avec Fantômes et giboulées, Catherine Dufour signe un nouveau roman publié chez Robert Laffont, à paraître le 7 mai, où une femme transforme un refuge pour victimes de violences en lieu d’accueil pour les morts, mêlant humour, littérature et surnaturel autour d’une question simple : peut-on vraiment cohabiter avec les fantômes sans en payer le prix ?

16/04/2026, 08:04

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Tuer ceux qui nous posent problème : la solution ?

Lily est rédactrice de notices. Elle aime les modes d’emploi clairs, que les choses soient à leur place et les procédures efficaces. Un jour, elle découvre le développement personnel et un mantra : « Libérez-vous en éliminant les problèmes un à un ». 

16/04/2026, 07:00

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L'usure du sang

15/04/2026, 16:37

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Martin Schongauer. Le bel immortel

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Les arbres de Nagasaki : rendre hommage au vivant

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Comment une librairie bouleverse une vie entière

Une rupture, un été forcé en Cornouailles, une librairie au bord du désordre : Gracie Page fait d’un scénario de romance une histoire de déplacement social et intime. Avec Anna, brillante élève soudain déclassée, le roman observe comment un lieu, une communauté et le travail quotidien autour des livres déplacent les ambitions, réordonnent les affects et fissurent le mythe du parcours parfait, sans renoncer aux séductions du romanesque sentimental.
 
 

14/04/2026, 10:35

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Catherine Dufour : Fantômes et giboulées, ou le secret terrifiant derrière

Dans son dernier ouvrage, Fantômes et Giboulées, Catherine Dufour s'éloigne des sentiers battus pour livrer une chronique sociale mâtinée de fantastique. À travers le portrait de Camille, gérante d'un refuge pour femmes victimes de violences, l'autrice explore les thèmes de la précarité et de la mémoire hantée des lieux. Entre enquête policière et réflexion philosophique, ce livre décortique avec une ironie mordante les mécanismes de l'invisibilité.

14/04/2026, 10:33

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L’évangile sauvage de John Muir : un testament de roche et de glace

Longtemps resté inédit en France, Sentiers escarpés de John Muir paraît enfin aux éditions Arthaud. Véritable bible du nature writing, ce recueil retrace les pérégrinations du célèbre naturaliste à travers l’Ouest américain, de la Sierra Nevada au Grand Canyon. Entre observations scientifiques rigoureuses et envolées lyriques mystiques, Muir jette les bases de l’écologie moderne et de la protection des espaces sauvages dans un récit vibrant.

14/04/2026, 10:32

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Brioche et Tartine, tome 4 : le quotidien, version drôle

Pensiez-vous qu’après trois tomes, Brioche et Tartine seraient à court d’idées… ou de bêtises ? Détrompez-vous ! Les voilà de retour, plus en forme que jamais, capables même de se lancer dans une partie de tennis — quitte à envoyer la balle droit dans un commissariat et à troquer la raquette contre une paire de baskets. 

14/04/2026, 08:00

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Les Ensablés - Faux-passeports, de Charles Plisnier

« Le personnage qui dit “je” dans ce livre, souhaiterait garder quelque mystère. » La première phrase de cet vrai-faux roman Faux-passeports (1937), qui se compose en fait de cinq nouvelles reliées entre elles par un même narrateur, pose d’emblée la véritable nature de ce livre, un savant mélange d’autobiographie, de romanesque et d’essai sur ce qu’est l’engagement pour une cause. Par Carl Aderhold.

12/04/2026, 09:55

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Haute Provence : 24 Belles Balades, des itinéraires entre Verdon, Lure et Mercantour

Terre de lumière et de contrastes, la Haute Provence mêle les parfums du sud et la rudesse des montagnes. Ici, les lavandes se mêlent aux genêts, les aigles planent au-dessus des crêtes et les torrents creusent des gorges spectaculaires. À travers ce guide collectif à paraître le 16 avril, 24 balades invitent à explorer les paysages entre Verdon, Lure et Mercantour.

12/04/2026, 08:30

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Basse-Normandie : 25 Belles Balades, une immersion entre histoire et nature préservée

À travers ce guide collectif, à paraître le 16 avril, le lecteur est invité à parcourir 25 belles balades entre terre et mer. Des plages du Débarquement aux falaises du Cotentin, des marais du Bessin aux forêts de l’Orne, la Basse-Normandie révèle une nature d’une richesse insoupçonnée.

12/04/2026, 08:30

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Béarn : 20 Belles Balades, un guide illustré pour explorer les Pyrénées béarnaises

Des plaines du gave aux crêtes des Pyrénées, le Béarn déploie une nature aussi sauvage que généreuse. Ici, le promeneur n’est jamais bien loin d’un torrent, d’un sentier fleuri ou du vol d’un vautour. Il suffit de lever les yeux pour sentir la montagne respirer. À découvrir en librairie le 16 avril.

12/04/2026, 07:30

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Pays Cathare : 24 Belles Balades, un guide complet pour marcher entre châteaux et garrigue

Terre de vent, de pierre et de lumière, le Pays Cathare dévoile ici toute la splendeur de ses paysages. Des gorges de la Frau aux étangs de la Narbonnaise, des crêtes de Quéribus aux vignes de Tuchan, des forêts de la Montagne Noire aux falaises de Bugarach, chaque itinéraire est une plongée dans l’histoire et la nature. À travers ce guide collectif, à paraître le 16 avril, 24 belles balades invitent à explorer des paysages entre citadelles et garrigues.

12/04/2026, 07:00

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Gabrielle Filteau-Chiba : Hexa, la dystopie écologique sous haute tension

11/04/2026, 20:11

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Bretagne Sud : 25 Belles Balades, un guide pour découvrir les plus beaux sites du sud breton

La Bretagne Sud se dévoile comme un territoire mouvant, où les frontières s’effacent pour laisser place à une nature foisonnante et imprévisible. Dans ce guide collectif à paraître le 16 avril, 25 balades invitent à explorer des paysages entre ciel et mer.

11/04/2026, 09:00

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Marais Poitevin : 30 Belles Balades, une invitation à découvrir un territoire façonné par l’homme et la nature

À paraître le 16 avril, ce guide collectif réunit 23 belles balades entre terre et mer. Entre Niort, La Rochelle et la baie de l’Aiguillon, le Marais Poitevin déploie ses paysages miroitants : canaux bordés de frênes, prairies inondées, vasières salées et vastes horizons.

11/04/2026, 08:30

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Causses et Cévennes : 20 Belles Balades invite à explorer un territoire classé à l’UNESCO

Pays de lumière et de pierre, les Causses et Cévennes racontent depuis des millénaires l’histoire d’un dialogue unique entre l’homme et la nature. Inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour leurs paysages façonnés par l’agropastoralisme, ces hauts plateaux et vallées profondes sont un condensé de beauté brute, de traditions vivantes et de biodiversité exceptionnelle. À découvrir en librairie le 16 avril.

11/04/2026, 08:00

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Luberon : 20 Belles Balades, entre champs de lavande, falaises et panoramas grandioses

Le Luberon comme vous ne l’avez jamais vu. Entre Durance et monts de Vaucluse, entre lavandes et falaises, cet ouvrage collectif, à paraître le 16 avril, entraîne le lecteur au cœur d’un territoire d’exception, classé Réserve de biosphère par l’UNESCO.

11/04/2026, 07:30

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Massif du Jura : 30 Belles Balades, un voyage entre lacs miroitants et reliefs spectaculaires

Terre d’eau, de pierre et de forêts profondes, le Jura est un territoire d’une richesse naturelle inouïe. Ici, les torrents sculptent la roche, les lacs miroitent au creux des combes, les tourbières gardent la mémoire des glaciers, et les crêtes s’ouvrent sur les Alpes. Ce guide collectif, à paraître le 16 avril, invite à explorer ces paysages puissants et contrastés.

11/04/2026, 07:00

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Camargue : 20 Belles Balades, un voyage entre flamants roses, rizières et chevaux blancs

Entre le Rhône et la Méditerranée s’étend un monde à part : la Camargue, terre de contrastes et de lumière, façonnée par la rencontre du fleuve et de la mer. Dans ce guide collectif, à paraître le 16 avril, l’eau salée et l’eau douce s’affrontent et s’épousent, dessinant un paysage vivant où se mêlent lagunes, sansouires, marais et dunes mouvantes.

10/04/2026, 17:00

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Loire Anjou Touraine : 20 Belles Balades, un guide illustré pour découvrir la Loire pas à pas

Entre Tours, Saumur et Chinon, le Val de Loire dévoile ses plus beaux visages : coteaux baignés de lumière, villages troglodytiques, forêts profondes, prairies humides et châteaux majestueux. À travers ce guide collectif, à paraître le 16 avril, le lecteur est invité à explorer toute la richesse de ces paysages.

10/04/2026, 16:30

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Valérie Perrin numéro 1 des ventes : son roman Tata surclasse tout le monde

Personne ne demandera à Tata pourquoi elle tousse, parce que Tata ne tousse pas. En revanche, Valérie Perrin débarque à la toute première place avec 18.764 ventes de son roman (Livre de Poche) dans le classement Edistat. Sur cette semaine 14 (30 mars - 5 avril), les best-sellers poussent de leurs bras musclés l’Américaine Freida McFadden hors du top 10… mais l’Amérique n’a pas dit son dernier mot. 

10/04/2026, 15:43

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Vercors : 22 Belles Balades ouvre les portes d’un massif sauvage entre Drôme et Isère

Entre Drôme et Isère, le massif du Vercors se dresse comme une forteresse de calcaire, à la fois refuge sauvage et royaume des grands espaces. Ce guide collectif Belles Balades vous invite à explorer ce massif exceptionnel à travers 22 itinéraires soigneusement sélectionnés, accessibles à tous, où chaque pas devient une découverte. En librairie à partir du 16 avril.

10/04/2026, 13:00

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Calanques : 21 Belles Balades, une immersion dans un territoire sauvage et fragile

Entre mer et garrigue, le grand spectacle du vivant, ce guide collectif invite à arpenter 21 balades exceptionnelles, du sommet du mont Puget aux sentiers de Morgiou, de Sugiton ou d’En-Vau, pour découvrir un territoire à la beauté brute et fragile. À paraître le 16 avril.

10/04/2026, 12:30

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Bureau 26 : le thriller français qui frappe le Vatican au cœur

Un pape agressé, des élus morts dans des circonstances troubles, un service marginal d’Interpol lancé sur des pistes que personne ne veut vraiment relier : Bureau 26 d’Elie Maucourant combine thriller politique, noirceur sociale et faille intime. Porté par un narrateur cabossé, le roman tient par sa tension, son décor institutionnel et sa violence très concrète.

10/04/2026, 12:02